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Frappe de Deir ez-Zor: Damas dit avoir l'enregistrement des négociations Daech/USA

Publié le par Felli Bernard

Frappe de Deir ez-Zor: Damas dit avoir l'enregistrement des négociations Daech/USA

Frappe de Deir ez-Zor: Damas dit avoir l'enregistrement des négociations Daech/USA

Le renseignement syrien dispose d'un enregistrement audio de la conversation entre les terroristes de Daech et un commandant américain qui a dirigé les frappes de la coalition internationale contre les troupes gouvernementales syriennes à Deir ez-Zor.

La présidente de l'Assemblée du peuple (parlement) Hadiya Abbas a annoncé que le renseignement syrien avait un enregistrement des pourparlers des terroristes de Daech et des militaires américains avant la frappe aérienne qui avait fait plus de 80 victimes parmi les militaires. « L'armée syrienne a intercepté une conversation entre les Américains et Daech avant le raid américain à Deir ez-Zor », a déclaré Mme Abbas lors d'un point de presse à Téhéran

. Les USA ont présenté leurs excuses à Assad Après avoir réalisé les frappes, les militaires américains ont pressé les terroristes d'attaquer les positions de l'armée syrienne, a poursuivi la présidente du parlement syrien, citée par la chaîne Al Mayadeen.

Le parlement syrien va rendre publiques plus de précisions par la suite, a-t-elle également promis

. Samedi dernier, une semaine après la conclusion de l'accord Lavrov-Kerry sur la Syrie, plusieurs chasseurs de la coalition internationale anti-Daech ont frappé des positions de l'armée gouvernementale près de Deir ez-Zor, faisant au moins 83 victimes.

Or, la partie américaine a vite qualifié ce raid de « bavure », précisant qu'elle ignorait que ses frappes visaient les troupes gouvernementales.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201609261027922599-frappe-syrie-negociations-daech-usa/

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RT @LigueDuMidi: Manifestation contre l'invasion...

Publié le par bernard felli

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L'ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini en garde à vue

Publié le par Felli Bernard

L'ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcin
L'ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcin

18:53 à Paris, 26 septembre 2016

RT francais

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Actualité France International Economie Opinions Entretiens Enquêtes spéciales Vidéos RT360

L'ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini en garde à vue

26 sept. 2016, 18:05

- Avec AFP

© MARTIN BUREAUSource: AFP

L'ex-patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini.

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L'ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini a été placé le 26 septembre en garde à vue par les enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale, dans le cadre d'une instruction parisienne.

Les motifs de sa garde à vue n'ont pas été précisés par les sources proches de l'enquête, selon l'agence AFP. L'ancien directeur central du renseignement intérieur (DCRI, actuelle DGSI), surnommé «le Squale», est un proche de Nicolas Sarkozy. Un autre grand flic et ancien patron de la police judiciaire parisienne, Christian Flaesch, a également été interpellé et placé en garde à vue lundi 26 septembre dans ce dossier.

Lire aussi

Ces deux auditions interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour violation du secret de l’instruction, entraves aux investigations, compromission et trafic d’influence, entre autres. En avril dernier, l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales avait saisi de nombreux documents lors de perquisitions réalisées au domicile et au bureau de Bernard Squarcini. Ces documents avaient soulevé des questions concernant la manière dont l'ex-patron du renseignement intérieur utilise ses relations avec des fonctionnaires afin de servir les intérêts d'entreprises privées pours lesquelles il travaille.

En outre, «le Squale» avait été condamné en avril 2014 à 8 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris, pour avoir réquisitionné illégalement les factures téléphoniques détaillées d'un journaliste du Monde (les fameuses «fadettes», dans le jargon policier).

Christian Flaesch aurait quant à lui été placé en garde à vue, selon le journal Le Monde, afin d'être entendu au sujet de soupçons de violation du secret de l'enquête, au moment où il était en poste à la direction de la police judiciaire parisienne.

Détails à suivre...

France

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L'ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini en garde à vue

Publié le par Felli Bernard

L'ex-patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini.
L'ex-patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini.

L'ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini en garde à vue

26 sept. 2016, 18:05

- Avec AFP

© MARTIN BUREAUSource: AFP

L'ex-patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini.

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L'ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini a été placé le 26 septembre en garde à vue par les enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale, dans le cadre d'une instruction parisienne.

Les motifs de sa garde à vue n'ont pas été précisés par les sources proches de l'enquête, selon l'agence AFP. L'ancien directeur central du renseignement intérieur (DCRI, actuelle DGSI), surnommé «le Squale», est un proche de Nicolas Sarkozy, qui avait été écarté de ses fonctions en mai 2012 après l'accès au pouvoir de la gauche. Un autre grand flic et ancien patron de la police judiciaire parisienne, Christian Flaesch, a également été interpellé et placé en garde à vue lundi 26 septembre dans ce dossier.

Lire aussi

Ces deux auditions interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour violation du secret de l’instruction, entraves aux investigations, compromission et trafic d’influence, entre autres. En avril dernier, l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales avait saisi de nombreux documents lors de perquisitions réalisées au domicile et au bureau de Bernard Squarcini. Ces documents avaient soulevé des questions concernant la manière dont l'ex-patron du renseignement intérieur utilise ses relations avec des fonctionnaires afin de servir les intérêts d'entreprises privées pours lesquelles il travaille.

Reconnu comme spécialiste du terrorisme – islamiste, basque ou corse –, «le Squale» avait par ailleurs été condamné en avril 2014 à 8 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris, pour avoir réquisitionné illégalement les factures téléphoniques détaillées d'un journaliste du Monde (les fameuses «fadettes», dans le jargon policier).

Christian Flaesch aurait quant à lui été placé en garde à vue, selon le journal Le Monde, afin d'être entendu au sujet de soupçons de violation du secret de l'enquête, au moment où il était en poste à la direction de la police judiciaire parisienne.

Il avait été limogé fin décembre 2013 du 36 quai des Orfèvres, après une mise en garde du parquet général au sujet d’un appel à son ancien ministre de tutelle, Brice Hortefeux, durant lequel il semblait lui expliquer comment préparer une audition dans l'un des dossiers judiciaires mettant en cause l'ex-président Nicolas Sarkozy. Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, avait dénoncé une «faute de déontologie». «Les faits pour lesquels [Christian Flaesch] est aujourd’hui en garde à vue sont distincts de l’affaire Hortefeux », a toutefois indiqué une source proche de l’enquête citée par l'agence AFP.

Détails à suivre...

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Manuel Valls a-t-il refusé la liste des djihadistes français proposée par la Syrie ?

Publié le par Felli Bernard

https://francais.rt.com/france/10682-manuel-valls-refus-liste-djihadistes-squarcini
https://francais.rt.com/france/10682-manuel-valls-refus-liste-djihadistes-squarcini

Manuel Valls a-t-il refusé la liste des djihadistes français proposée par la Syrie ?

19 nov. 2015, 12:30

© Philippe WojazerSource: Reuters

Bernard Squarcini

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C'est en tout cas ce qu'affirme Bernard Squarcini, ancien directeur de la DCRI, Direction Centrale du Renseignement Intérieur, dans une interview publiée dans Valeurs Actuelles.

«Il y a deux ans, les services syriens m'avaient effectivement proposé une liste des Français combattant en Syrie», a révélé Bernard Squarcini dans son interview publiée dans Valeurs Actuelles ce 19 novembre.

Le Premier ministre Manuel Valls aurait alors répondu, toujours selon l'ancien directeur de la DCRI : «Pas question, nous n’échangeons pas d’informations avec un régime tel que la Syrie». Un refus motivé par «des raisons idéologiques», affirme Bernard Squarcini.

Ainsi aujourd’hui, la France «paie les conséquences de certaines décisions politiques», a regretté l’ex-responsable. «Comme M. Hollande traite Bachar el-Assad de tous les objectifs, les services syriens ne veulent plus coopérer avec les services français», a encore commenté Squarcini.

En savoir plus : Pour François Hollande, la crise humanitaire en Europe ne justifie aucune alliance avec el-Assad

Ces révélations interviennent aprs les attentats du 13 novembre qui ont ensanglanté Paris. Plusieurs des personnes soupçonnées de ces attentats seraient passées par la Syrie, dont notamment Salah Abdeslam et Abdelhamid Abaaoud qui sont toujours recherchés par la police.

En savoir plus : comment Salah Abdeslam a échappé à la police trois fois après la tragédie

En Octobre 2014, le magazine Marianne faisait état de l'inquiétude des services français qui estimaient que la lutte contre le terrorisme nécessitait une collaboration extérieure avec la Syrie. Bernard Squarcini, cité par l'hebdomadaire, estimait: «Depuis l’arrivée de Laurent Fabius au Quai d’Orsay, tous les ponts ont été coupés avec Damas parce que Paris mise sur la chute du régime (...). Tous les djihadistes français partent là-bas. Comment les arrêter s’il n’y a plus de contacts, plus de négociations ?».

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Suicide du FMI en Ukraine : une décision mémorable

Publié le par Felli Bernard

Suicide du FMI en Ukraine : une décision mémorable

Suicide du FMI en Ukraine :
une décision mémorabl
e

Par Valentin Katasonov – Le 21 septembre 2016 – Source Strategic-Culture

Le Fonds monétaire international était perché sur une branche précaire qu’il a coupée. Le Conseil d’administration du FMI s’est réuni à Washington le soir du 14 septembre 2016. La grosse question dans leur agenda était de savoir s’il fallait faire un chèque de $1 milliard à l’Ukraine. Et ils l’ont fait. Sauf l’administrateur représentant la Russie, qui a voté contre le paie
ment.

Ce ne fut pas un événement ordinaire, mais il aura un impact, d’abord et avant tout, sur le sort du Fonds monétaire international.

L’argent en question fait partie d’un accord avec le FMI pour fournir à l’Ukraine $17,5 milliards de dollars en prêts, en vertu d’un programme de quatre ans pour soutenir l’économie ukrainienne, qui a été étudié avec la participation active du FMI. Le financement étranger pour ce programme, y compris le prêt du FMI, totalise $40 milliards de dollars. Dans le cadre de ce programme Kiev a reçu sa première tranche de $5 milliards de dollars, suivie par une seconde de $1,7 milliard, et attend de nouveaux décaissements. Cependant, le troisième versement, prévu fin 2015, n’est jamais arrivé. Le processus s’est arrêté.

L’explication officielle était centrée autour du fait que l’Ukraine a été incapable de respecter ses engagements. C’était particulièrement vrai surtout quand il s’est agi de diverses réformes promises dans le système d’imposition, la sécurité sociale, les tarifs des services fournis par des entreprises commerciales du secteur, et ainsi de suite. Le FMI a également cité le manque de progrès dans la privatisation, la lutte contre la corruption, etc. Cette liste de griefs a été mise à jour et modifiée presque tous les mois.

Pour mémoire, l’Ukraine a jusqu’à présent réussi à tirer un total d’environ $20 milliards du FMI depuis 1994. Un coup d’œil sur la documentation de ces années montre que l’Ukraine n’a jamais respecté ses obligations dans leur intégralité, mais l’argent du FMI n’a cessé de couler. Donc, quelque chose d’autre a dû se passer.

Lorsque l’Ukraine devint un sujet mondial brûlant au début de 2014, les États-Unis ont commencé à utiliser Kiev pour faire pression sur la Russie – et des changements radicaux ont commencé à prendre place dans la vie du FMI. Oncle Sam est le plus gros actionnaire du fonds – il a une majorité de blocage dans le capital et les droits de vote de cette institution financière internationale – et avec une impudeur totale, il a commencé à instrumentaliser le FMI comme outil pour faire avancer sa propre politique ukrainienne. La décision du FMI d’émettre le dernier emprunt remonte au début de l’année dernière, suite à une pression sans précédent de son plus gros actionnaire. Mais cette décision a été prise contre la loi, et tous les membres du Conseil d’administration du Fonds, y compris la directrice générale Christine Lagarde, le savaient.

Tout d’abord, l’offre précédente du FMI d’étendre son crédit à l’Ukraine en 2014 n’était plus en vigueur. La raison en est très simple : l’emprunteur n’est pas solvable. On pouvait penser que cela aurait fermé le chapitre des relations du FMI avec son client. Cela avait été la réponse du FMI à de nombreux pays depuis des décennies. Mais quelque chose sans précédent s’est produit : ce client insolvable s’est vu offrir un nouveau contrat de prêt au printemps 2015, à des conditions beaucoup plus favorables que le précédent.

La deuxième difficulté, encore plus significative, est le fait que le fonds n’est pas autorisé à émettre des emprunts pour des raisons politiques. Les règles de cette organisation sont clairement écrites, noir sur blanc : les prêts ne sont pas octroyés à des pays en guerre. Il faudrait être aveugle pour nier le fait qu’une guerre sanglante faisait rage en Ukraine au printemps 2014. Toutefois, Mme Lagarde et d’autres fonctionnaires du FMI ont reçu l’ordre du plus gros actionnaire du fonds d’obéir aveuglément. Voilà l’environnement dans lequel ils ont pris leur décision au sujet d’un accord de prêt à l’Ukraine.

Le FMI a toujours été une institution politisée et un outil important de la politique étrangère américaine. Cependant, Washington et le fonds ont, tous deux, observé des normes minimales de bienséance, agissant selon les règles qui avaient été formellement approuvées par tous les membres de l’organisation. Parfois, ils ont essayé de changer ces règles pour mieux répondre à leurs besoins, mais ils l’ont fait dans le cadre des procédures existantes.

Aujourd’hui, aucun sens des convenances n’a prévalu. Un accord de prêt de $3 milliards, signé en décembre 2013, entre la Russie et l’Ukraine a expiré en fin d’année dernière. Selon les termes du prêt, la Russie utilisait l’actif de son propre Fonds national de santé pour acheter des obligations en euros émises par le Trésor de l’État ukrainien. Bien avant la date d’échéance, le gouvernement ukrainien – aiguillonné par Washington – a commencé à annoncer que le prêt ne serait pas remboursé, exigeant que Moscou restructure la dette de la même manière que Kiev avait réussi à restructurer d’autres dettes étrangères en Euro Bonds au cours de l’été 2015.

Mais cette restructuration de la dette en Euro Bonds concernait des titres achetés par des investisseurs privés. La Russie est dans une catégorie différente. La dette de Kiev à Moscou, pour $3 milliards, est un exemple classique de dette souveraine. Kiev répugne à l’admettre, en essayant d’assimiler celle-ci à une dette due aux détenteurs privés d’obligations en euros. Le FMI prétendait que le différend entre Moscou et Kiev ne le concernait pas.

Mais en même temps, Christine Lagarde et d’autres responsables du fonds étaient bien conscients que ce problème de la dette pourrait avoir un impact sérieux sur l’avenir de l’institution financière internationale. Après tout, un refus catégorique de remboursement, de la part de Kiev, pour une dette à Moscou signifierait un défaut complet. Arrivé à ce point, le programme entier pour ressusciter l’économie ukrainienne, grâce à l’accord sur le prêt le plus récent, serait sorti des rails. Et ce serait inacceptable, puisque le plus gros actionnaire insiste pour que le FMI soutienne le régime de Kiev sans condition.

Mais l’an dernier, le fonds a été obligé d’ admettre que un plus un font deux, c’est à dire que la dette de l’Ukraine à la Russie est une dette souveraine. Sous la pression de Washington, le FMI a simultanément fait un pas supplémentaire. Il a apporté des changements révolutionnaires à ses règles de prêt, «juste pour l’Ukraine». Les nouvelles règles assurent qu’il est possible de continuer à étendre le crédit à un pays, même s’il fait complètement défaut sur sa dette souveraine. Cependant, une provision a été incluse disant que le prêt ne pourrait continuer que si le pays débiteur démontrait un «effort de bonne foi» pour parvenir à un accord avec son pays créancier.

Après cela, tout s’est déroulé sans accroc. En décembre 2015, Kiev a officiellement déclaré qu’il ne paierait pas sa dette à la Russie. Cela signifie un défaut complet sur sa dette souveraine. Mais personne au FMI n’a noté que cela était arrivé ! Même les agences de notation mondiales – qui ajustent généralement leurs évaluations chaque fois qu’un pays débiteur éternue – «n’ont pas remarqué».

Et Kiev a commencé à se comporter avec une audace sans précédent une fois qu’elle se sentait en toute sécurité sous l’aile de l’Oncle Sam, en clamant que la dette à la Russie ne serait jamais remboursée. Il n’y eut même aucune tentative de fabriquer l’apparence que la nation débitrice agissait de «bonne foi» pour résoudre ses problèmes de dette avec le pays créancier. Moscou a porté la question de la dette de l’Ukraine devant un tribunal international, mais il semble que ce dernier va prendre tout son temps pour se prononcer sur la question.

Il ne serait pas exagéré de dire qu’il y a eu une révolution dans la finance mondiale à la fin de 2015. Au fil du temps, elle va envoyer une puissante vague de chaos dans le système financier mondial. Ce système a été privé des règles et des lignes directrices les plus rudimentaires qui avaient auparavant sauvegardé les marchés mondiaux en évitant l’entropie des finances.

La vie n’a pas été facile l’année dernière pour Christine Lagarde, la directrice général du fonds. Elle est bien consciente que le nihilisme qui prospère actuellement au FMI pourrait mal finir pour cette institution. Elle a résisté à la pression de son plus gros actionnaire comme elle le pouvait, mais l’Oncle Sam a eu recours à des moyens de pression éprouvés sur les fonctionnaires publics.

L’an dernier, un tribunal français a commencé à enquêter de façon inattendue sur Mme Lagarde pour d’éventuels abus de pouvoir alors qu’elle était ministre française des Finances. Cependant la poussière est vite retombée sur cet épisode juridique, signalant que la directrice générale du FMI a succombé aux «arguments» avancés par son plus gros actionnaire.

Pendant quelques mois, Lagarde a traîné les pieds comme elle pouvait, en essayant d’éviter le cauchemar qui s’est néanmoins produit le 14 septembre à la réunion du conseil d’administration du FMI. La raison pour laquelle la décision de fournir à l’Ukraine le prochain versement du prêt était reportée continuellement n’est pas parce que Kiev «ne remplit pas» quelques conditions – ce pays n’est pas en mesure de remplir quoi que ce soit – il s’agissait seulement d’un peu de théâtre chorégraphié par Mme Lagarde. Mais finalement le metteur en scène – Oncle Sam – est intervenu et a dit à la bureaucrate d’arrêter de foutre la merde. Oncle Sam se moque de la «reprise économique» de l’Ukraine, mais les États-Unis ont besoin de ce pays – sous son régime actuel – comme un outil pour continuer à mettre la pression sur la Russie. Donc, la contrainte politique et militaire n’est pas suffisante, il faut y ajouter la financière. Le FMI est essentiel pour arriver à ces fins.

Le récent comportement irresponsable de Washington envers le FMI rappelle Érostrate – le pyromane légendaire de la Grèce antique – mettant le feu au temple d’Artémis. Pendant sept décennies, le fonds a été un outil utile de politique étrangère pour les États-Unis, mais maintenant ces jours heureux s’achèvent pour Washington. La grande majorité des membres du FMI en a marre de la mainmise de l’Amérique. Et finalement le mécontentement a conduit au début du processus de réforme du fonds, surtout en ce qui concerne la révision des quotas de parts de capital et des voix attribuées à ses pays membres. Dans un proche avenir cela pourrait entraîner une perte de la participation majoritaire des États-Unis dans le capital et le pouvoir de vote du FMI. Ce n’est pas ce genre de FMI dont Oncle Sam a besoin.

Ce n’est pas la Russie qui a pris le plus gros coup lors de la session de vote du 14 septembre au conseil d’administration du FMI. La principale victime est le fonds lui-même. Ainsi que le système financier global qui a évolué au cours des sept décennies depuis la Seconde Guerre mondiale.

Valentin Katasonov

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ALERTE : Les contrats d’assurance-vie peuvent être légalement bloqués (Ph. Herlin)

Publié le par Felli Bernard

← Le Grand TRANSFERT : Le bilan de la BCE atteint des niveaux records – l’échec des banques centrales entériné (Zerohedge avec commentaire de Bruno Bertez)

Brexit : Les Britanniques ont dit NON au naufrage bruxellois →

ALERTE : Les contrats d’assurance-vie peuvent être légalement bloqués (Ph. Herlin)

Publié le 23 juin 2016 par Olivier Demeulenaere

« Dans notre texte du 28 avril intitulé « Le piège de l’assurance-vie va bientôt se refermer » (à cause des taux négatifs qui laminent leurs rendements), nous expliquions que l’Allemagne avait promulgué une loi permettant de modifier les clauses des contrats de façon unilatérale au cas où les assureurs se trouveraient en difficulté. « Ce sera sans doute bientôt le cas en France… » écrivions-nous. Eh bien c’est fait !

Au détour d’un amendement à la loi Sapin 2, l’article 21 bis envisage une situation de crise sévère pour les assureurs, qui proviendrait soit d’une prolongation des taux négatifs, soit au contraire d’une forte remontée qui ferait chuter la valeur des obligations existantes (« prévenir l’apparition de mouvements de hausses excessives sur le prix des actifs de toute nature ou d’un endettement excessif des agents économiques »). Que devrait alors faire le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), qui dépend du ministère de l’économie ? Tout simplement bloquer les contrats d’assurance-vie :

  • « Limiter temporairement l’exercice de certaines opérations ou activités, y compris l’acceptation de primes ou versements ;
  • Suspendre ou restreindre temporairement la libre disposition de tout ou partie des actifs ;
  • Suspendre, retarder ou limiter, pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat, la faculté d’arbitrages ou le versement d’avances sur contrat. »

Concrètement, les clients de l’assurance-vie verraient le versement de leurs primes s’arrêter net, et ils ne pourraient plus sortir de leurs contrats pour récupérer leur argent. Tout cela « temporairement » bien sûr, le temps que la crise soit réglée… à moins, plus sûrement, qu’ils ne subissent une coupe sombre afin d’éviter la faillite des assureurs. Voici la « BRRD de l’assurance- vie », l’équivalent de la ponction des comptes bancaires pour les banques en situation de faillite.

Lors des débats en commission des finances, des députés ont dénoncé la précipitation avec laquelle cet article était inclus dans la loi :

– « Pourquoi cette affaire compliquée est-elle traitée par le biais d’un amendement du rapporteur ? »
– « Cette proposition a un impact potentiel considérable, mais comment l’analyser sérieusement alors qu’à seize heures dix, les amendements ne nous étaient pas encore accessibles ? » [il est 16h45]
D’autres ont eu des sueurs froides :
– « Cet amendement me terrorise. A-t-on le droit de restreindre aussi fortement le droit des contrats ? »
– « La rédaction de l’amendement ne serait pas différente si vous aviez décidé la fin de cette forme d’épargne que sont les contrats d’assurance vie. »
Le rapporteur a clairement annoncé la couleur dès le début des débats :
– « L’amendement, élaboré en concertation avec le Gouvernement, tend à renforcer les pouvoirs du Haut Conseil de Stabilité Financière en lui donnant la faculté juridique de soumettre le secteur de l’assurance à un régime macroprudentiel contraignant, inspiré du régime macroprudentiel applicable au secteur bancaire [BRRD], en cas de risque systémi
que avéré. »

Mais finalement l’article 21 bis sera adopté sans problème lors de cette commission et, deux semaines plus tard, en séance publique.

Les assureurs ont suivi les banquiers, les détenteurs de contrats d’assurance-vie sont désormais soumis au même régime que les clients des banques : « C’est ton argent… sauf si j’en ai besoin. » Et ce besoin risque bientôt de se manifester : les taux négatifs font plonger les revenus des assureurs et écrasent les marges bancaires. On ignore quand le « grand reset » aura lieu, mais on sait désormais, sans l’ombre d’un doute, qu’il se fera sur le dos des épargnants ».

Philippe Herlin, Goldbroker.fr, le 23 juin 2016

Rappels :

Natacha Valla (ex-Goldman Sachs) sur l’assurance-vie : « Moi je n’en ai plus ! »

Risque systémique sur l’assurance-vie : Christian Noyer demande une « baisse significative » du taux de rémunération

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Les contrats d’assurance-vie peuvent être légalement bloqués (Ph. Herlin)

Publié le par Felli Bernard

ALERTE : Les contrats d’assurance-vie peuvent être légalement bloqués (Ph. Herlin)

Publié le 23 juin 2016 par Olivier Demeulenaere

« Dans notre texte du 28 avril intitulé « Le piège de l’assurance-vie va bientôt se refermer » (à cause des taux négatifs qui laminent leurs rendements), nous expliquions que l’Allemagne avait promulgué une loi permettant de modifier les clauses des contrats de façon unilatérale au cas où les assureurs se trouveraient en difficulté. « Ce sera sans doute bientôt le cas en France… » écrivions-nous. Eh bien c’est fait !

Au détour d’un amendement à la loi Sapin 2, l’article 21 bis envisage une situation de crise sévère pour les assureurs, qui proviendrait soit d’une prolongation des taux négatifs, soit au contraire d’une forte remontée qui ferait chuter la valeur des obligations existantes (« prévenir l’apparition de mouvements de hausses excessives sur le prix des actifs de toute nature ou d’un endettement excessif des agents économiques »). Que devrait alors faire le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), qui dépend du ministère de l’économie ? Tout simplement bloquer les contrats d’assurance-vie :

  • « Limiter temporairement l’exercice de certaines opérations ou activités, y compris l’acceptation de primes ou versements ;
  • Suspendre ou restreindre temporairement la libre disposition de tout ou partie des actifs ;
  • Suspendre, retarder ou limiter, pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat, la faculté d’arbitrages ou le versement d’avances sur contrat. »

Concrètement, les clients de l’assurance-vie verraient le versement de leurs primes s’arrêter net, et ils ne pourraient plus sortir de leurs contrats pour récupérer leur argent. Tout cela « temporairement » bien sûr, le temps que la crise soit réglée… à moins, plus sûrement, qu’ils ne subissent une coupe sombre afin d’éviter la faillite des assureurs. Voici la « BRRD de l’assurance- vie », l’équivalent de la ponction des comptes bancaires pour les banques en situation de faillite.

Lors des débats en commission des finances, des députés ont dénoncé la précipitation avec laquelle cet article était inclus dans la loi :

– « Pourquoi cette affaire compliquée est-elle traitée par le biais d’un amendement du rapporteur ? »
– « Cette proposition a un impact potentiel considérable, mais comment l’analyser sérieusement alors qu’à seize heures dix, les amendements ne nous étaient pas encore accessibles ? » [il est 16h45]
D’autres ont eu des sueurs froides :
– « Cet amendement me terrorise. A-t-on le droit de restreindre aussi fortement le droit des contrats ? »
– « La rédaction de l’amendement ne serait pas différente si vous aviez décidé la fin de cette forme d’épargne que sont les contrats d’assurance vie. »
Le rapporteur a clairement annoncé la couleur dès le début des débats :
– « L’amendement, élaboré en concertation avec le Gouvernement, tend à renforcer les pouvoirs du Haut Conseil de Stabilité Financière en lui donnant la faculté juridique de soumettre le secteur de l’assurance à un régime macroprudentiel contraignant, inspiré du régime macroprudentiel applicable au secteur bancaire [BRRD], en cas de risque systémi
que avéré. »

Mais finalement l’article 21 bis sera adopté sans problème lors de cette commission et, deux semaines plus tard, en séance publique.

Les assureurs ont suivi les banquiers, les détenteurs de contrats d’assurance-vie sont désormais soumis au même régime que les clients des banques : « C’est ton argent… sauf si j’en ai besoin. » Et ce besoin risque bientôt de se manifester : les taux négatifs font plonger les revenus des assureurs et écrasent les marges bancaires. On ignore quand le « grand reset » aura lieu, mais on sait désormais, sans l’ombre d’un doute, qu’il se fera sur le dos des épargnants ».

Philippe Herlin, Goldbroker.fr, le 23 juin 2016

Rappels :

Natacha Valla (ex-Goldman Sachs) sur l’assurance-vie : « Moi je n’en ai plus ! »

Risque systémique sur l’assurance-vie : Christian Noyer demande une « baisse significative » du taux de rémunération

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Les USA souhaitent se retirer de l’accord sur la Syrie? Pour Lavrov, c’est non!

Publié le par Felli Bernard

Les USA souhaitent se retirer de l’accord sur la Syrie? Pour Lavrov, c’est non!

Les USA souhaitent se retirer de l’accord sur la Syrie? Pour Lavrov, c’est non!

Washington n'a pas l'intention de faire une croix sur l'accord russo-américain sur la Syrie, estime le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Sortir de l'accord entre Washington et Moscou, sur le règlement du conflit en Syrie, n'est pas dans les plans du gouvernement américain, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la chaîne russe NTV. « Je crois qu'ils n'entendent pas le faire », a affirmé le ministre ajoutant que les États-Unis s'employaient plutôt actuellement à distraire l'attention publique des frappes aériennes de la coalition internationale contre l'armée syrienne le 17 septembre

.

Les militaires US obéissent-ils à Obama? Moscou a des doutes La Russie de son côté est résolue à respecter ses arrangements avec les États-Unis, et il est encore trop tôt pour y renoncer. « Je pense que les États-Unis ne le pensent pas », a répondu M. Lavrov à la question de savoir si l'on pouvait abandonner l'accord sur la Syrie entre Moscou et Washington. « Au moins, nous sommes déterminés à observer les arrangements auxquels on est parvenu ces derniers mois et où l'on a mis un point final après que toutes les pierres d'achoppement ont été surmontées lors de la rencontre des présidents Poutine et Obama le 6 septembre », a-t-il poursuivi

Les USA ont présenté leurs excuses à Assad Le 17 septembre, le ministère russe de la Défense a annoncé que l'aviation de la coalition internationale dirigée par les États-Unis avait effectué quatre frappes sur les positions des militaires syriens près de la ville de Deir ez-Zor, ces raids ayant fait 62 morts et environ 100 blessés parmi les militaires.

Par la suite, les États-Unis ont confirmé avoir effectué les raids. Selon des porte-parole du Pentagone, les militaires étaient convaincus de bombarder des positions de Daech et ont cessé l'opération immédiatement après avoir découvert l'erreur.

L'attaque est survenue une semaine après l'accord Lavrov-Kerry sur la Syrie. ..

. 111 Dossier: Situation en Syrie (1135) Lire aussi:

Le commandement central US admet avoir frappé l'armée syrienne

Le raid US, une "agression" qui atteste le soutien de Daech par les Etats-Unis

Moscou: la bavure US en Syrie «à la limite de la complicité avec Daech»

Daech passe à l'attaque en Syrie, la Russie le frappe depuis les airs .

Tags: armée, victimes, frappe aérienne, crise syrienne, accord, Sergueï Lavrov, Deir ez-Zor, Syrie, Washington, Etats-Unis, Moscou, Russie

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Sarkozy veut «réintégrer la Russie dans la grande coalition» contre Daech .

Publié le par Felli Bernard

N. SARKOSY
N. SARKOSY

Nicolas Sarkozy

Sarkozy veut «réintégrer la Russie dans la grande coalition» contre Daech Le candidat à la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy, a exposé ses projets pour la Syrie s’il est réélu président.

S'il est à nouveau élu président en 2017, Nicolas Sarkozy entend « demander au président russe Vladimir Poutine de réintégrer la grande coalition » pour combattre le groupe terroriste État islamique (EI ou Daech). « Je demanderai à Poutine de réintégrer la grande coalition.

Je suspendrai les sanctions d'un côté comme de l'autre et j'organiserai les conditions, après que nous ayons vaincu militairement Daech, d'une grande conférence internationale sur la paix et la stabilité en Méditerranée », a déclaré l’ex-président français dans une interview accordée à Europe 1. ​

Cependant, la réintégration de la Russie n’est pas le seul souhait que M. Sarkozy. Pour combattre Daech, il propose également d’organiser une intervention au sol. « Deuxième chose, on demande à nos alliés arabes d'envoyer des troupes au sol. Je ne pense pas qu'on puisse gagner la guerre contre Daech sans soldat arabe au sol », a-t-il déclaré

. Le fait que le groupe terroriste n’ait pas encore vaincu étonne le chef du parti Les Républicains. « Ça fait cinq ans que la Syrie est martyrisée.

Cinq ans! En cinq ans, qui peut croire que le monde démocratique ne peut pas venir à bout de cette bande de fous dangereux de l’État islamique », estime Nicolas Sarkozy

. Nicolas Sarkozy © AP Photo/ Francois Mori Sarkozy: «Nous avons besoin des Russes pour résoudre le problème syrien» Ce n’est pas la première fois que M. Sarkozy exhorte à concerter les efforts avec la Russie en Syrie.

Le 16 septembre, il a déclaré que la communauté internationale avait besoin d'une seule coalition et des Russes pour « régler l'imbroglio en Syrie ». Il a également précisé que « c'était une grave erreur des diplomaties internationales de ne pas discuter avec M. Poutine » de la situation après le rattachement de la Crimée, car cela a provoqué des pertes considérables dans le domaine économique.

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