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Consigny : l’intégrisme islamique, les « soumis » et « les nouveaux collaborateurs »

Publié le par Felli Bernard

Consigny : l’intégrisme islamique, les « soumis » et « les nouveaux collaborateurs »

29 août 2016

Consigny : l’intégrisme islamique, les « soumis » et « les nouveaux collaborateurs »

L’interdiction des arrêtés anti-burkinis ne siffle pas la fin du match pour Charles Consigny, chroniqueur au Point, qui estime que les politiques ne peuvent pas rester « les bras ballants ». Il demande une « réponse politique »

[...] Le Conseil d’État a fait ce qu’il fallait en droit. Il reste que nul ne peut nier que l’intégrisme islamique a pris des proportions extrêmement inquiétantes ces dernières années. Dans sa version barbare, avec les attentats. Mais aussi dans l’hostilité que les fondamentalistes manifestent à l’endroit de tout ce qui leur est étranger, c’est-à-dire notamment à la France, en France, l’une des grandes patries de l’égalité entre hommes et femmes, un lieu où les femmes sont sublimées par des œuvres littéraires rivalisant de tendresse à leur égard depuis plusieurs siècles. [...]

Doit-on vraiment rester les bras ballants devant des comportements qui remettent en cause les fondements de l’identité française, qui atteignent ce qui fait la beauté et la douceur de notre pays ? [...]

Ne pas interdire le burqini ne doit pas avoir pour conséquence de ne rien faire pour lutter contre le phénomène de la radicalisation religieuse. [...]

La France n’est pas qu’un territoire hexagonal administré par une compagnie d’assurance qui s’appelle l’État. C’est autre chose et beaucoup plus que cela. [...] Que l’on soit musulman ou catholique, noir ou blanc, de gauche ou de droite, on ne peut pas rester inerte devant l’avancée d’un nouveau fascisme, qui fera peu de cas, lui, des grandes libertés que certains prétendent aujourd’hui défendre.

Le Point

via http://www.fdesouche.com/760173-consigny-lintegrisme-islamique-les-soumis-et-les-nouveaux-collaborateurs

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Poutine : feu vert pour les nationalistes économiques en Russie

Publié le par Felli Bernard

Glazyev, ici avec Poutine, veut rendre la Russie indépendante du contrôle financier des États-Unis
Glazyev, ici avec Poutine, veut rendre la Russie indépendante du contrôle financier des États-Unis

Poutine : feu vert pour les nationalistes économiques en Russie

De nouveaux signes indiquant que la Russie envisage de se découpler du système économico-financier centré sur les États-Unis

Par F. William Engdahl – Le 18 août 2016 – Source Russia Insider

Après plus de deux ans d’aggravation de la croissance économique et une économie en difficulté, avec un taux d’intérêt de la Banque centrale à 10,5%, qui rend pratiquement impossible la stimulation de la croissance, le président russe Vladimir Poutine a finalement brisé le bras de fer entre factions internes.

Le 25 juillet, Poutine a exigé que le groupe économique appelé le Club Stolypine prépare des propositions pour stimuler la reprise de la croissance. Celles-ci seront présentées au gouvernement au quatrième trimestre de cette année. Ce faisant, Poutine a rejeté deux factions économiques libérales ou néolibérales influentes qui avaient entraîné la Russie dans une récession politiquement et économiquement dangereuse avec leur idéologie occidentale libérale du marché libre.

C’est un développement majeur, celui que j’attendais depuis que j’avais eu la possibilité d’échanger des vues en juin à Saint-Pétersbourg au Forum économique international annuel. Avec très peu de fanfare, la presse russe, il y a quelques jours a diffusé une note qui pourrait avoir une signification positive la plus profonde pour l’avenir de l’économie nationale russe. Le blog russe en ligne, Katehon a publié le court préavis suivant: « Le président russe Vladimir Poutine a demandé au groupe d’économistes du club Stolypine de finaliser son rapport et, sur cette base, préparer un nouveau programme de développement économique, comme alternative au plan économique Koudrine. Le programme lui-même doit être remis au Bureau du Conseil économique au quatrième trimestre 2016. »

Dans son commentaire, Katehon note l’importance capitale de la décision d’abandonner l’approche néolibérale du marché libre − promue par l’ancien ministre des Finances, Alexeï Koudrine − qui est clairement destructrice : « Le rapport du club Stolypine conseille d’augmenter l’investissement, d’alimenter l’économie avec de l’argent provenant du budget de l’État et de la Banque centrale russe. À contrario, le concept du Centre pour la recherche stratégique d’Alexeï Koudrine suggérait que les investissements devaient être privés et que l’État devait assurer la stabilité macroéconomique, une faible inflation et un déficit budgétaire réduit. »

Koudrine a échoué

Dans la situation actuelle des sanctions économiques et financières occidentales sévères contre la Russie, le flux de tels investissements privés dans l’économie, préconisé par les partisans du camp Koudrine sont rares, et c’est un euphémisme. Tailler dans ce qui est un déficit budgétaire très minime ne fait qu’augmenter le chômage et aggraver la situation. Le président Poutine a clairement réalisé que cette expérience néolibérale a échoué. Il est assez probable qu’il a été forcé de laisser se développer la réalité économique, sous la domination des libéraux, jusqu’au point où il est apparu clairement, à toutes les factions internes, qu’une autre route devait être empruntée de toute urgence. La Russie, comme tous les pays, a des intérêts opposés, et maintenant les intérêts néolibéraux sont suffisamment discrédités par la mauvaise performance du groupe Koudrine pour que le président puisse réagir de manière décisive. En tout cas, le développement autour du groupe Stolypine est très positif pour la Russie.

En convoquant la nouvelle réunion du Présidium du Conseil économique le 25 mai, après une interruption de deux ans, le président Poutine, notant que le groupe est délibérément constitué de points de vue opposés, a déclaré à ce moment-là : « Je propose aujourd’hui que nous commencions par les sources de croissance pour l’économie de la Russie au cours de la prochaine décennie […] la dynamique actuelle nous montre que les réserves et les ressources qui ont servi de forces motrices pour notre économie au début des années 2000 ne produisent plus les effets escomptés. Je l’ai dit dans le passé, et je veux insister sur ce point à nouveau maintenant, la croissance économique ne reviendra pas toute seule. Si nous ne trouvons pas de nouvelles sources de croissance, notre PIB va stagner, et alors nos possibilités dans le secteur social, la défense et la sécurité nationale, et dans d’autres domaines, seront considérablement inférieures à ce qui est nécessaire pour développer vraiment le pays et progresser. »

Maintenant, à peine deux mois plus tard, Poutine s’est manifestement décidé. Il a aussi clairement un œil sur les prochaines élections présidentielles de mars 2018 en Russie. Ce faisant, il a choisi celui des trois groupes du Conseil économique qui croit que l’État a un rôle positif à jouer dans le développement de l’économie nationale.

Le groupe Stolypine, à bien des égards, nous ramène au génie expliquant le miracle économique allemand après 1871, dont les idées ont créé la croissance économique la plus impressionnante, dans toute l’Europe, d’un pays attardé en à peine plus de trois décennies. Les seuls autres pays à approcher cette réussite économique allemande ont été les États-Unis après 1865, et la République populaire de Chine après 1979, avec Deng Xiaoping et son socialisme aux caractéristiques chinoises. Le modèle de développement économique national est basé sur le travail de l’économiste allemand du XIXe siècle, maintenant presque inconnu, Friederich List, le concepteur du modèle de base du développement économique national.

Trois camps

Pendant les années 1990 de thérapie de choc de Boris Eltsine, des économistes de Harvard comme Jeffrey Sachs − financés par le méga-pilleur George Soros − ont conseillé Eltsine. Les politiques désastreuses de l’équipe économique d’Eltsine, alors dirigée par Egor Gaïdar, ont mis en œuvre une privatisation massive des biens de l’État, à des prix bradés, entre les mains d’investisseurs occidentaux comme Soros. Ils ont réduit drastiquement le budget de l’État, affaibli le niveau de vie, éliminé les pensions de vieillesse de la population. Tout a été fait au nom de la réforme du marché libre. Après le traumatisme, lors de la première présidence de Poutine en 1999, la Russie a commencé lentement une reprise douloureuse, non pas à cause de la thérapie de choc de Gaïdar-Harvard, mais malgré cela, grâce à la détermination du peuple russe.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces idéologues du libre marché, les adeptes de Gaïdar, ont jusqu’à présent joui d’un quasi-monopole sur les politiques des ministères de l’Économie et des Finances en Russie.

Ils ont été aidés par la dirigeante du camp monétariste, légèrement différente, mais tout aussi destructrice, la gouverneure de la Banque centrale russe, Elvira Nabiullina – qui semble obsédée par le contrôle de l’inflation et la stabilisation du rouble.

En mai dernier, Poutine a donné le premier signe qu’il commençait à s’ouvrir à l’idée que les rapports toujours rassurants de ses ministres des Finances et de l’Économie, annonçant « la reprise au coin de la rue » – comme disait Herbert Hoover au début de la Grande Dépression américaine en 1930 – étaient faux. Le président russe a convoqué le Présidium du Conseil économique – un groupe qui avait somnolé pendant deux ans – lui demandant de venir avec un plan pour résoudre les problèmes économiques de la Russie. Le présidium se composait de trente-cinq membres représentant chacun l’un des trois principaux camps économiques.

L’ancien ministre néolibéral des Finances, Alexeï Koudrine, dirigeait un camp, soutenu par le ministre des Finances Anton Siluanov et le ministre de l’Économie Alexey Ilyukayev. Ce groupe demande le recours au laissez-faire occidental habituel tel que la réduction drastique du rôle de l’État dans l’économie via la privatisation massive des chemins de fer, des compagnies d’énergie comme Gazprom et d’autres biens de valeur. Koudrine a également été nommé par Poutine à la présidence du groupe de stratégie économique de vingt-cinq membres, nouvellement réorganisé en mai. De nombreux économistes nationaux craignaient le pire de cette nomination, à savoir une reprise de la thérapie de choc Gaidar en mode turbocompressé. Il est maintenant évident que ce ne sera pas le cas. Koudrine et son approche ont été rejetés pour leur inefficacité.

Le deuxième groupe était représenté par la dirigeante de la Banque centrale, Elvira Nabiullina. Ils étaient les plus conservateurs, affirmant qu’aucune réforme n’était nécessaire et qu’un stimulus économique ne l’était pas non plus. Il suffit de tenir le cap avec un taux d’intérêt de la Banque centrale à deux chiffres ce qui va, en quelque sorte, tuer l’inflation et stabiliser le rouble, comme si c’était la clé pour débloquer le potentiel de croissance économique de la Russie. Cela a plutôt été la clé pour tuer lentement l’économie et augmenter l’inflation.

Le club Stolypine

Le troisième groupe représenté était celui que la majorité des observateurs occidentaux a le plus ridiculisé et rejeté ; Stratfor, le think-tank du Pentagone l’a qualifié de « collectif étrange ». Je les ai personnellement rencontrés, j’ai parlé avec eux et ils ne paraissent guère étranges à toute personne ayant une claire morale de l’esprit.

C’est ce groupe qui, après deux mois, a reçu le mandat de Vladimir Poutine d’exposer ses plans pour stimuler à nouveau la croissance en Russie.

Le groupe rassemble essentiellement des disciples de ce que le grand économiste allemand du XIXe siècle presque oublié, Friedrich List, appellerait une stratégie de « l’économie nationale ». L’approche historique de l’économie nationale, fondée par List, s’opposait directement à celle d’Adam Smith qui représentait l’école britannique, alors dominante, du libre-échange.

Les vues de List ont été de plus en plus intégrées dans la stratégie économique du Reich allemand en commençant par le Zollverein – ou union douanière – en 1834, qui a unifié le marché intérieur allemand. Il a créé la base pour l’émergence, dans les années 1870, d’une Allemagne colossale, rivale économique de la Grande-Bretagne, dépassant celle-ci dans tous les domaines en 1914.

Lors de la réunion de mai 2016, ce troisième groupe, le club Stolypine, incluait Sergei Glazyev et Boris Titov, co-président de l’association Business Russia, et médiateur d’affaires russe depuis la création de ce poste en 2012. Les deux, Titov et Glazyev – un conseiller de Poutine sur l’Ukraine et d’autres questions – sont membres fondateurs du club Stolypine. En 2012, Glazyev a été nommé par Poutine, alors Premier ministre, pour coordonner les travaux des organismes fédéraux dans le développement de l’Union douanière de la Biélorussie, du Kazakhstan et de la Russie, devenue aujourd’hui l’Union économique eurasienne. Titov, également leader du parti Juste Cause, est un entrepreneur russe à succès qui, ces dernières années, a travaillé à l’avancement de diverses politiques économiques au sein de l’État, souvent en opposition aux idéaux libéraux du libre-marché de Koudrine. Notamment, Titov est également co-président du Russian-Chinese Business Council.

Une indication générale du genre de propositions que le groupe Stolypine proposera pour relancer une croissance économique substantielle en Russie et faire face à d’importants déficits en infrastructures de base, qui entravent grandement l’entreprise productive, est contenue dans une série de propositions que Glazyev a faites en septembre 2015 pour le Conseil de sécurité russe, organe consultatif essentiel du Président.

Là, Glazyev a proposé une feuille de route de cinq ans pour la souveraineté économique et à long terme de la croissance de la Russie. Il avait pour but l’immunité aux chocs économiques extérieurs et à l’influence étrangère [les sanctions par exemple, NdT], et en fin de compte, sortir la Russie de la périphérie du système et l’intégrer au cœur du système économique mondial. Les objectifs incluent une augmentation de la production industrielle de 30 % à 35 % sur une période de cinq ans, la création d’une orientation sociale vers l’économie du savoir par le biais du transfert de ressources économiques considérables à l’enseignement, aux soins de santé et au domaine social, la création d’instruments visant à accroître l’épargne jusqu’à un certain pourcentage du PIB, et d’autres initiatives, y compris la transition vers une politique monétaire souveraine.

En 1990, la première priorité de Washington et du FMI était de faire pression sur Eltsine et la Douma pour privatiser la Banque d’État russe, en vertu d’un amendement constitutionnel qui a mandaté la nouvelle Banque centrale de Russie, comme la Réserve fédérale ou la Banque centrale européenne, pour être une entité purement monétariste dont le mandat est seulement de contrôler l’inflation et stabiliser le rouble. En effet, la création monétaire en Russie a été retirée de la souveraineté de l’État et liée au dollar américain.

Le plan Glazyev de 2015 a également proposé d’utiliser les ressources de la Banque centrale pour fournir des prêts ciblés aux entreprises et aux industries en leur fournissant des taux d’intérêt faibles bonifiés, entre 1 % et 4 %, rendus possibles par l’assouplissement quantitatif à hauteur de 20 mille milliards de roubles sur une période de cinq ans. Le programme a également suggéré le soutien de l’État aux entreprises privées par la création d’obligations réciproques pour l’achat de produits et de services à des prix convenus.

De même, Glazyev propose que le rouble retrouve sa force comme alternative au dollar, de facto en faillite, par l’achat d’or pour garantir la monnaie. Il a proposé que la Banque centrale soit mandatée pour acheter toute la production d’or des mines russes à un prix donné, afin d’augmenter le soutien au rouble d’or. La Russie est aujourd’hui le deuxième plus grand producteur d’or du monde.

Il est évident que le président de la Russie a réalisé que le progrès impressionnant obtenu par la Russie dans le domaine de la politique étrangère peut être fatalement affaibli par une économie défaillante, talon d’Achille de la Russie, comme je l’ai noté dans un article précédent. L’annonce faite le 25 juillet par Poutine a le potentiel d’inverser cette situation si elle est mise en œuvre avec résolution à tous les niveaux. Là, le président a la responsabilité d’établir clairement la stratégie sur cinq ans, un laps de temps très utile pour juger les résultats, et n’ayant rien à voir avec les vieux plans quinquennaux soviétiques, comme De Gaulle l’avait bien compris en France.

En donnant à la population une vision claire de son avenir, il peut puiser dans les remarquables ressources humaines russes pour accomplir littéralement l’impossible et transformer l’économie en une véritable prospérité fondée sur des bases plus solides que celles du monétariste laissez-faire de l’Ouest qui est aujourd’hui, de facto, en faillite.

Bravo Russie !

F.William Engdhal

Article original paru dans New Eastern Outlook

F.William Engdhal  Article original paru dans New Eastern Outlook

F.William Engdhal Article original paru dans New Eastern Outlook

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Lettre d’Europe : l’honneur du peuple français en Corse

Publié le par Felli Bernard

Natacha Polony
Natacha Polony

Lettre d’Europe : l’honneur du peuple français en Corse

28 août 2016 | Polémia

Natacha Polony, journaliste

♦ Il y a quelques jours, Polémia présentait sur son site un commentaire signé Michel Geoffroy traitant des incidents survenus sur la plage corse de Sisco et lancés par la « communauté » musulmane locale afin d’obtenir la privatisation de ladite plage. Tout en reconnaissant la légitime réaction de jeunes Corses, à cette occasion notre auteur déplore la passivité généralisée des Français eu égard à leur comportement face à la radicalisation d’une certaine population telle qu’on nous l’impose.

Aujourd’hui, Polémia relève sur le journal belge Le Soir un article sous la plume de Natacha Polony qui rend hommage à l’honneur du peuple français en Corse, rejoignant ainsi notre chroniqueur. Nous livrons cet article à nos lecteurs, en signalant in fine deux autres papiers, le tout pouvant ainsi constituer une amorce de dossier consacré à ce grave sujet identitaire.
Polémia

Le voile s’est posé sur nos mots, bien avant que de s’inviter sur nos plages. L’altercation qui, depuis une petite crique de Corse, est venue mêler ses remous à ceux d’un été déjà tempétueux est plus intéressante encore par les mots employés pour la relater. Ainsi, la très grande majorité des commentateurs, reprenant tout simplement une dépêche de l’Agence France Presse, a d’abord parlé de « tensions en Corse après une rixe entre communautés corse et maghrébine ».

N’importe quel jeune journaliste sait – ou devrait savoir – ceci : les faits n’existent pas. Il n’existe que le récit de ces faits, et les mots pour le dire valent en eux-mêmes interprétation. Encore faut-il percevoir les nuances du vocabulaire français et comprendre qu’elles sont parfois porteuses d’idéologie. Mais non. Aucun commentateur n’a semblé gêné par cette phrase reprise comme une évidence. Si ladite rixe avait eu lieu à Saint-Raphaël ou au Lavandou, aurait-on parlé de heurts entre « communautés provençale et maghrébine » ; à La Baule ou à Paimpol, de heurts entre « communautés bretonne et maghrébine » ?

Le mot « communauté » envahit la parole médiatique

Ce mot de « communauté » employé le plus souvent comme une facilité de langage, pour s’épargner une phrase plus précise, envahit la parole médiatique jusqu’à l’absurde. Et, ce faisant, s’impose ce que justement l’Islam politique cherchait à nous faire accepter : l’idée que la France serait composée d’entités diverses pouvant faire valoir leur égale légitimité à suivre leurs coutumes propres et à revendiquer des droits. Il n’y a plus de citoyens de confession musulmane, mais une « communauté musulmane » (forcément solidaire ?). Il n’y a plus de citoyens de confession catholique, mais une « communauté catholique ». Plus de Maghrébins ou de Français d’origine maghrébine mais une « communauté maghrébine ». Plus de peuple corse, partie intégrante du peuple Français, mais une « communauté corse ». Et bientôt plus de peuple français mais une « communauté française ». Toutes, donc, à égalité sur un territoire neutre régi par le droit réduit à la seule expression des libertés individuelles.

C’est précisément contre cela que se sont élevés des Corses sans doute moins complexés que les Français de métropole, parce que moins oublieux de ce qu’ils sont. Déjà, l’hiver dernier, des habitants d’Ajaccio avaient manifesté dans le quartier d’origine de jeunes gens ayant monté un guet-apens contre des pompiers. Parce qu’en Corse, on ne tolère pas que les pompiers, qui risquent leur vie pour autrui, se fassent caillasser (comme cela arrive très régulièrement dans toute la France, dans l’indifférence du pouvoir et l’impuissance des citoyens). Pas plus qu’on ne tolère que des petits caïds prétendent interdire l’accès d’une plage pour que leurs femmes puissent se baigner sans risquer le regard forcément concupiscent d’un « infidèle » extérieur à la tribu.

Et c’est d’ailleurs bien le sens de cette privatisation, comme du fameux burkini, comme de ces longues abayas noires ou brunes qui fleurissent dans certains quartiers : les femmes appartiennent au clan, et le regard des autres hommes les salit parce qu’il ne saurait y avoir de mélange. Et plus ces signes visibles seront nombreux et banalisés, plus l’espace public appartiendra à la « communauté ». Curieux que cela ne choque pas les habituels adeptes du « métissage » et du « mélange ». On en a même vu, comme Edwy Plenel, proclamer le droit au burkini en ressortant les photos des baigneuses des années 1910, comme si tout à coup, le contrôle patriarcal du corps des femmes façon Léon Daudet leur semblait un modèle.

Les mots sont politiques

Certes, il y eut parmi les manifestants corses quelques excités adeptes des vociférations racistes, et quelle belle occasion pour certains de prétendre que cette manifestation dans son ensemble était de caractère « islamophobe » et de poser la question d’un « racisme corse » quasi congénital (puisque dans ce sens-là, tous les amalgames sont permis). On est moins pressé de s’interroger sur ce qui pousse des délinquants d’origine Nord-Africaine à cibler systématiquement des victimes d’origine chinoise pour les agresser et les voler, et dernièrement tuer, à Paris et dans sa proche banlieue. Les victimes et les coupables, cette fois, n’ont pas le bon profil.

Oui, les mots sont politiques, et de ne plus connaître leur sens, on impose sans même y penser un modèle politique. Ainsi de la Une du Monde daté du 19 août, où l’on peut lire ce titre : « Burkini : les musulmanes doivent-elles devenir invisibles ? » Un titre qui induit – et l’on craint que ce ne soit parfaitement volontaire – que « les musulmanes » dans leur ensemble ont besoin d’un burkini ou de la version de ville, le hidjab, pour être « visibles ». Une « visibilité » qui apparaît dès lors comme légitime en elle-même, puisque c’est la supposée invisibilité qui doit être débattue. En un titre, c’est la logique même de l’Islam politique et de sa conquête de l’espace public par l’instrumentalisation des droits individuels si chers au libéralisme anglo-saxon qui est avalisée sans le moindre recul.

Natacha Polony
22/08/2016

Source : Le Soir du 22/08/2016
http://plus.lesoir.be/55744/article/2016-08-22/lettre-deurope-lhonneur-du-peuple-francais-en-corse

Voir aussi :
En Corse c’est la population qui a désormais l’initiative contre les racailles et les islamistes
Burkini : comment sortir de la dictature des juges

Correspondance Polémia – 28/08/2016

Image : Natacha Polony

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Un expert de Wall Street Ça finira mal pour beaucoup de gens

Publié le par Felli Bernard

James Grant : pour la première fois depuis plus de 3000 ans les taux d’intérêt sont négatifs (image Chris Goodney/Bloomberg)
James Grant : pour la première fois depuis plus de 3000 ans les taux d’intérêt sont négatifs (image Chris Goodney/Bloomberg)

Un expert de Wall Street
Ça finira mal pour beaucoup de gen
s

«...L'or est loin d'être le meilleur investissement. L'or et l'argent sont stériles, comme Aristote nous le rappellerait. Il ne paie pas de dividendes ni de revenu. Donc, gardez à l'esprit que l'or est un placement non conventionnel. Voilà pourquoi je ne veux pas dire que c'est la seule et unique chose dans laquelle les gens devraient placer leurs avoirs. Mais pour moi, l'or est un moyen très rapide d'investir dans le désordre monétaire James Grant

Par Tyler Durden – Le 22 août 2016 – Source Zero Hedge

James Grant est expert de Wall Street et rédacteur en chef du bulletin d’investissement Interest Rate Observer Grant, il met en garde contre un accident sur la dette souveraine, il est également perplexe au sujet des actions de la Banque nationale suisse et a un point de vue original concernant les paris sur l’or.

Depuis les programmes d’achat d’obligations de plusieurs milliards jusqu’aux taux d’intérêt négatifs, et probablement bientôt l’argent par hélicoptère, partout dans le monde, les banques centrales font des expériences avec des mesures de plus en plus extrêmes pour stimuler une économie atone. Cela finira en larmes, croit James Grant. L’éditeur de la pensée forte de l’emblématique bulletin de Wall Street Interest Rate Observer Grant est l’un des critiques les plus ardents en ce qui concerne la politique monétaire super facile. Hautement compétent dans l’histoire financière, M. Grant met en garde contre la course imprudente au rendement aujourd’hui et voit l’un des plus grands risques à venir dans la dette publique. Il a également des doutes sur les investissements massifs que la Banque nationale suisse engage sur le marché boursier américain.

Interview

− Jim, pendant plus de trois décennies Grant a observé les taux d’intérêt. Y a-t-il encore quelque chose à observer avec des taux aussi faibles ?

− Les taux d'intérêt peuvent être presque invisibles mais il y a encore beaucoup de choses à observer. Je constate qu'ils sont en diminution et que ce recul est à l'origine d'un grand nombre de troubles parce que les gens qui ont besoin de revenus sont à la poursuite effrénée du peu de rendement qui reste. 

− Quelles sont les conséquences de cela ?

− Cela me rappelle le grand journaliste anglais de l'époque victorienne Walter Bagehot. Il a dit que «John Law peut tout supporter, mais il ne supporte pas 2%, ce qui signifie que les taux d'intérêt très bas induisent la spéculation et l'investissement irresponsable et une mauvaise répartition du capital.» Je pense donc que l'épigraphe de Bagehot est très opportune aujourd'hui.

− John Law a été le principal responsable de la grande bulle du Mississippi qui a provoqué un effondrement économique chaotique en France au début du XVIIIe siècle. Comment l’histoire va-t-elle se terminer cette fois-ci ?

− La fin se révélera très mauvaise pour beaucoup de gens. Si les cadres de l'assurance et de la réassurance suisse lisent ceci maintenant, ils pourraient rouler les yeux et être frustrés d'entendre une réprimande américaine à partir d'une distance de 3 000 miles sur le risque de courir après le rendement. Après tout, si vous êtes dans les affaires d'appariement du passif à long terme avec des actifs à long terme, vous n'avez pas d'autre choix que de souhaiter un monde meilleur et plus sensible. Mais vous devez prendre le monde tel qu'il est et le monde d'aujourd'hui est stérile en revenus d'intérêts. Le fait est que les temps sont très risqués.

− Où voyez-vous les plus grands risques ?

− Pour moi, la dette souveraine est en tête des marchés surévalués dans le monde entier. Vous ne gagnez rien, ou moins que rien, pour le privilège de prêter votre argent à un gouvernement qui a promis de déprécier la monnaie dans laquelle vous investissez. Les Banques centrales du monde entier cherchent à atteindre un taux d'inflation de 2% ou plus et vous prêtez certainement à beaucoup moins de 2% et dans de nombreux cas, à moins de 0% nominal. L'expérience de perdre de l'argent est commune lorsque l'on investit. Mais où est l'intérêt si la certitude de la perte est là avant même que votre chèque soit encaissé ? Voilà la situation avec la dette souveraine en ce moment.

− Sur une base mondiale, plus d’un tiers de la dette souveraine est déjà à un rendement inférieur à zéro.

− Ce n'est pas tout à fait un best-seller, mais un livre très important intitulé L'Histoire des taux d'intérêt. Il a été écrit par Sidney Homer et Richard Sylla. Sidney Homer n'est plus avec nous, mais Richard Sylla est vivant et bien portant à l'Université de New York. Donc, je l'ai appelé et lui ai dit : «Richard, j'ai lu beaucoup de pages, mais pas toutes, dans votre livre qui retrace l'histoire des taux d'intérêt à partir de 3 000 avant JC jusqu'à nos jours. Avez-vous jamais rencontré des rendements d'obligations négatifs ?» .Il a dit non et j'ai pensé que ce serait une sorte de nouveau scoop important. Pour la première fois depuis au moins 3000 ans, nous avons poussé les taux d'intérêt au-dessous du marqueur zéro. Je pensais que c'était une remarque exceptionnellement intelligente. Mais je constate que personne ne semble s'y intéresser. 

− D’ores et déjà, cela fait deux ans que la BCE a été la première grande banque centrale à introduire des taux négatifs.

−I l y a quelques autres paramètres historiques : en Europe, Monte dei Paschi di Siena, cette ancienne banque de plus de 500 ans en Italie, est en difficulté et délabrée autant qu'elle peut l'être sans se trouver légalement en faillite. Monte dei Paschi a survécu pendant un demi-millénaire et maintenant elle est dans les cordes. Pendant ce temps, la Banque d'Angleterre est en train de faire des choses aujourd'hui qu'elle n'a jamais faites dans son histoire, qui est vieille de plus de 300 ans. Je suggère donc que les temps sont à tout le moins intéressants et à bien des égards sans précédent.

− Alors, quel est le vrai sens de tout cela?

− Dans la finance, la plupart du temps rien n'est jamais nouveau. Le comportement humain ne change pas et l'argent est une institution très ancienne, comme nos marchés. Bien sûr, les techniques évoluent, mais la plupart du temps rien n'est vraiment nouveau. Toutefois, en ce qui concerne les taux d'intérêt et la politique monétaire, nous sommes vraiment en train d'innover.

− Maintenant, les banquiers centraux parlent même ouvertement de l’argent de l’hélicoptère. Vont-ils vraiment le faire ?

− J'entends déjà le bruit des pales du rotor de l'hélicoptère dans le ciel. J'entends aussi le fracas des tam-tams de la politique budgétaire. Il semble y avoir une sorte de consensus croissant disant que la politique monétaire a fait ce qu'elle pouvait faire et que ce qui doit être fait maintenant − ainsi parlent les sages - est de taxer puis dépenser, dépenser et dépenser. Cela semble être la nouvelle grande idée en politique. Dans tous les cas, ce n'est pas bon pour les détenteurs d'obligations.

− Fait intéressant, personne ne semble parler de la dette publique croissante. En outre, la politique budgétaire est juste un à côté dans la campagne des élections présidentielles en cours.

− Le problème avec cette élection est que quelqu'un doit gagner. Je n'ai aucun attrait pour Donald Trump, ni pour Hillary Clinton. Le fait est que l'un des deux va gagner. Telle est la tragédie ! Nous chez Grant sommes au regret de constater que l'un d'entre eux va gagner.

− La crise financière et la faiblesse de la reprise économique ont probablement favorisé la montée de Donald Trump. Pourquoi l’économie américaine n’est-elle pas en meilleure forme après tous ces programmes monétaires ?

− Je me demande ce qui se serait passé en 2008 si les marchés avaient été autorisés à effacer [leurs pertes] et si les prix avaient été autorisés à trouver leur propre niveau dans l'immobilier. Les banques centrales sont intervenues pour réprimer les paniques financières depuis au moins 200 ans. Par exemple, en 1825 la banque d'Angleterre a prêté sans barguigner et n'a pas été - comme on dit - trop regardante sur le type de garantie. Ce fut une intervention très dramatique. Ce n'est donc pas comme si nous n'avions jamais vu le prêteur de dernier recours au travail. Mais ce qui est nouveau est le traitement des marchés avec l'opium de l'assouplissement quantitatif, année après année, suite à la crise financière. Je pense que ce genre d'intervention non seulement n'a pas fonctionné, mais a été très préjudiciable. Partout dans le monde, les économies ne répondent plus, en dépit des mesures monétaires radicales. Dans une certaine mesure, je crois qu'elles ne se rétablissent pas à cause des mesures monétaires radicales.

− Quel est exactement le problème avec l’économie américaine ?

−Il y a un autre côté à ce que nous voyons maintenant : il est certain qu'en Amérique la Réserve fédérale et les régulateurs bancaires ont généralement la main très lourde dans leurs interventions. Je suis sûr qu'ils sont pleins de bonnes intentions. Mais, avec leurs charges de régulation, ils suppriment la reprise du crédit qui se déroule dans une reprise économique normale et, dans ce cas particulier, après une dépression ou après une liquidation.

− Là encore, un retour de la crise financière serait catastrophique.

− Les nouvelles règles en matière de réforme financière ont absorbé non seulement des forêts en terme de paperasse, mais aussi le temps et l'attention de légions d'avocats. Si vous parlez à un cadre bancaire ce que vous entendez est que les banques ont été submergées par la nécessité d'embaucher des gens pour la réglementation et le contrôle. Ceci a particulièrement pesé sur les petites banques. Je pense que cela fait partie de l'histoire de cette reprise terne : la politique monétaire a été radicalement ouverte à la création de nouveaux crédits. Mais elle a été radicalement restrictive en ce qui concerne la prise de risque dans le domaine privé.

− Donc, que faire pour remettre l’économie sur la bonne voie ?

− Il existe des leçons de l'histoire sur la façon de le faire. Depuis plus de cent ans en Grande-Bretagne, aux États-Unis et probablement aussi en Suisse, les propriétaires des capitaux propres d'une banque étaient eux-mêmes responsables de la solvabilité de la banque. Si la banque est devenue bancale ou insolvable ils devaient remettre du capital pour rembourser les créanciers, y compris les déposants. Mais au cours des cent dernières années la responsabilité collective dans le secteur bancaire a progressivement remplacé la responsabilité individuelle. Le gouvernement, avec l'introduction de l'assurance-dépôts, les nouvelles réglementations et interventions ont remplacé la vieille doctrine de la responsabilité des actionnaires. Voilà pourquoi je pense que nous devons nous éloigner de l'intervention du gouvernement et aller plutôt vers des solutions axées sur le marché, comme la vieille doctrine de la responsabilité des propriétaires des banques.

− Au moins aux États-Unis, la Fed tente de revenir à une politique monétaire plus normale. Pensez-vous que la dirigeante de la Fed Janet Yellen accordera une autre hausse de taux lors de la réunion de Jackson Hole la semaine prochaine ?

– Janet Yellen n'est en aucun cas une personne impulsive. Selon le Wall Street Journal, elle arrive à l'aéroport des heures avant le vol ! Donc, c'est est une personne réfléchie qui a une aversion au risque. En outre, en tant qu'économiste du travail, elle est une personne empathique. Elle croit ce que les économistes les plus interventionnistes croient : ils ont très peu de foi dans l'institution des marchés et ils ne croient pas que le mécanisme des prix est quelque chose de particulier. Ils veulent normaliser les taux et pourtant ils peuvent toujours trouver une excuse pour ne pas le faire. Nous avons entendu depuis des années maintenant que la prochaine fois, le prochain trimestre, le prochain exercice, ils agiront. Donc je crois ce que je vois : ce n'est pas avant longtemps que les taux des fonds fédéraux seront supérieurs à 0,5%. Je ne vois pas cela se produire.

− Wall Street semble penser dans le même sens. Jusqu’à présent, de nombreux investisseurs ne prennent plus le bavardage renouvelé sur une hausse des taux trop au sérieux.

− La Fed est maintenant otage de Wall Street. Si le marché boursier recule de quelques pour cent, la Fed prend peur. Dans un sens, je suppose que la Fed est justifiée dans cette croyance, car elle est responsable dans une large mesure de l'élévation de la valeur des actifs financiers. Les taux de capitalisation de l'immobilier sont très bas, le PER des actions est très élevé et les taux d'intérêt sont extrêmement bas. On ne peut pas être certain des cause et des effets. Mais il me semble que les Banques centrales du monde sont responsables d'une grande partie de cette lévitation des valeurs. Alors qu'ils se sentent parfois une certaine responsabilité de laisser le monde à la traîne dans un marché baissier. On est arrivé à un point où la Fed est pratiquement otage des marchés financiers. Quand ils toussent, sans parler de tomber, la Fed s'inquiète et intervient.

− De toute évidence, les marchés financiers aiment cet état d’esprit prudent de la Fed. Plus tôt cette semaine, les actions américaines ont atteint un nouveau record.

− N'est-ce pas étrange ? Le marché boursier est à des niveaux records et le marché obligataire agit comme si on était dans la Grande Dépression. Pendant ce temps, la Banque nationale suisse achète beaucoup d'actions américaines.

− En effet, selon les derniers documents déposés auprès de la SEC, le portefeuille de la Banque nationale suisse en actions américaines a augmenté de plus de $60 milliards.

− Oui, ils possèdent beaucoup de tout. Voyons comment ils obtiennent l'argent pour cela : ils créent des francs suisses à partir de l'air pur alpin, là ou l'argent suisse se développe. Puis ils achètent des euros et les transforment en dollars. Jusque là, personne n'a rien fait. Tout cela se réalise avec une touche sur un clavier d'ordinateur. Et puis la BNS appelle son courtier préféré - UBS, je suppose - qui ratiboise la bourse américaine. Tout cela avec de l'argent qui n'a jamais existé. Cela aussi, c'est quelque chose d'un peu nouveau.

− D’autres banques centrales, aussi, sont devenues de gros acheteurs sur les marchés mondiaux des valeurs mobilières. Fondamentalement, tout a commencé avec les programmes d’assouplissement quantitatif – QE – de la Réserve fédérale.

− C'est un truisme de dire que les banques centrales font ça. Elles le font bien sûr depuis des générations. Mais il y a quelque chose de particulièrement éclatant dans les achats de milliards de dollars d'actions américaines par la Banque nationale suisse. Ce sont des actions de sociétés importantes du S & P 500 qui font des profits réels. Ainsi, la BNS accumule d'importantes positions dans ces sociétés avec de l'argent qui vient vraiment de nulle part. Voilà un peu de quoi se gratter la tête avec des questions existentielles, non ?

− Qu’est-ce-que les investisseurs sont censés faire sur ces marchés financiers bizarres ?

− Je suis très optimiste sur l'or et je suis très optimiste sur les actions de mines d'or. C'est parce que je pense que le monde va perdre la foi dans la valeur du doctorat de gestion monétaire. L'or est loin d'être le meilleur investissement. L'or et l'argent sont stériles, comme Aristote nous le rappellerait. Il ne paie pas de dividende ni de revenu. Donc, gardez à l'esprit que l'or est un placement non conventionnel. Voilà pourquoi je ne veux pas dire que c'est la seule et unique chose dans laquelle les gens devraient placer leurs avoirs. Mais pour moi, l'or est un moyen très rapide d'investir dans le désordre monétaire.

Traduit et édité par jj, relu par Catherine pour le Saker Francophone

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Inédit : ouverture du premier bureau représentant la DNR en Union européenne !

Publié le par Felli Bernard

Inédit : ouverture du premier bureau représentant la DNR en Union européenne !

Inédit : ouverture du premier bureau représentant la DNR en Union européenne !

on: août 28, 2016

C’est inédit et une avancée politique. Le 1 septembre 2016 le premier Centre politique représentant la DNR à l’étranger sera inauguré en République tchèque. Le 13 juin 2016, le Centre de Représentation de la République du Donetsk a été officiellement enregistré en tant qu’association à but non lucratif, en République tchèque. Le 24 juin 2016, la ministre des Affaires étrangères de la DNR, Natalya Nikonorova, et Nela Liskova, vice-présidente de l’association des patriotes de la République tchèque «Narodni Domobrana» ont tenu une conférence de presse pour parler du lancement d’une réprésentation de la DNR en Union européenne.

L’ouverture de ce premier bureau de la DNR en Union européenne montre le soutien des patriotes de l’Union européenne pour la DNR et lance une étape importante pour la reconnaissance internationale des républiques du Donbass qui, déjà de fait, sont des républiques légales par le référendum qui a eu lieu lors de la volonté de sécession de ces 2 républiques en 2014 mais que les instances dites internationales comme l’ONU ou l’OTAN refusent de reconnaître comme étant la volonté du peuple !

Le pont et le soutien entre les peuples européens et les républiques du Donbass se construisent.

L’événement aura lieu le 1er septembre 2016 à 13 heures dans la salle de conférence Hlubina, 1er étage, hôtel Mercure, Českobratrská 18/1742, 702 00 Ostrava, République Tchèque.

Olivier Renault

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Selon le ministre allemand de l'Economie, les négociations pour le TAFTA ont échoué

Publié le par Felli Bernard

Sigmar Gabriel, ministre de l'Economie et vice-chancelier outre-Rhin
Sigmar Gabriel, ministre de l'Economie et vice-chancelier outre-Rhin

Selon le ministre allemand de l'Economie, les négociations pour le TAFTA ont échoué

28 août 2016, 14:09

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Selon Sigmar Gabriel, ministre de l'Economie et vice-chancelier outre-Rhin, les négociations pour la mise en place d'une large zone de libre échange entre l'Union Européenne et les Etats-Unis ont échoué.

«A mon avis, les négociations avec les Etats-Unis ont de facto échoué, même si personne ne veut encore ouvertement l'admettre» a déclaré le ministre de l'Economie allemand. Les négociations pour la mise en place du traité de libre-échange transatlantique, le TAFTA, stagnaient depuis plusieurs mois.

Interrogé sur les avancées du projet, Sigmar Gabriel a expliqué que malgré 14 rencontres et réunions de pourparlers, les deux parties n'avaient réussi à se mettre d'accord que sur un seul des 27 chapitres en cours de discussion.

Washington souhaitait ardemment que l'accord de libre-échange soit signé avant la fin de l'année 2016, mais le traité a rencontré une forte opposition dans bon nombre de pays européens, en France ou en Allemagne notamment. Ainsi, en mai 2016, le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur français, Matthias Fekl déclarait : «Au vu de l'état d'esprit aujourd'hui des Etats-Unis, elle semble l'option la plus probable»

Pour ses détracteurs, le traité risque de placer les intérêts des multinationales au dessus des intérêts des Etats où elles opèrent, menaçant au passage les normes sociales ou environnementales.

Economie

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Les groupes de réflexion américains concentrent leurs analyses sur la Chine

Publié le par Felli Bernard

Les groupes de réflexion américains concentrent leurs analyses sur la Chine

Les groupes de réflexion américains concentrent leurs analyses sur la Chine

Par Vladimir Terehov – Le 15 août 2016 – Source New Eastern Outlook

New Eastern Outlook a relevé que les principaux groupes de réflexion américains se sont de plus en plus focalisés ces dernières années sur l’étude de différents aspects des politiques intérieure et étrangère de la Chine.

La Chine est d’ores et déjà un adversaire géopolitique majeur des États-Unis, ce qui signifie que les évolutions dans la politique de défense nationale chinoise sont soigneusement étudiées, tout comme l’évolution de sa stratégie militaire dans les zones où les possibilités de conflit militaire et politique entre les deux grandes puissances de ce monde sont susceptibles d’augmenter.


Une des zones où l’inquiétude sur la possibilité d’un conflit augmente est l’étroit bras de mer le long de la côte chinoise qui comprend la péninsule coréenne, Taïwan, la mer de Chine orientale et la mer de Chine méridionale.

Le caractère pratique de ces travaux de recherche est un fait particulièrement intéressant. Ils comparent les capacités militaires des forces armées des deux protagonistes en général, ainsi que celles des groupes qui sont concentrés dans les zones où la confrontation est à son paroxysme. Faisant suite à ces études viennent toute une série de recommandations préliminaires aux dirigeants américains. Elles incluent des propositions de réajustement de la défense américaine, et de sa stratégie militaire dans un contexte hypothétique de conflit armé avec la Chine.

Par exemple, en octobre 2015, la célèbre RAND Corporation a publié les conclusions de son étude approfondie (430 pages) intitulée Feuille de match des forces militaires chinoises et américaines : état des troupes, topologie et évolution de l’équilibre des forces, 1997-2017. L’étude présente l’évolution des forces armées chinoises et fournit une évaluation de l’évolution de l’équilibre des forces entre les États-Unis et la Chine. La principale conclusion de cette étude est limpide dans sa conclusion, à savoir que dans les vingt dernières années, l’écart qualitatif entre les forces armées américaines et chinoises a été considérablement réduit.

D’autres groupes de réflexion américains ont déjà publié en 2016 leur propre rapport, tout aussi volumineux que celui de la Rand Corporation. Deux d’entre eux sont particulièrement intéressants. La Rand Corporation a publié à la fin du mois de juillet 2016 une autre étude au titre sans équivoque de Guerre avec la Chine : Penser à l’impensable.

L’autre étude a été publiée il y a six mois, par le non moins influent Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS), et intitulée Rééquilibrage en Asie-Pacifique à l’horizon 2025 : Capacité, présence et partenariats militaires.

Les auteurs de la seconde étude (qui inclut une section de recommandations au Président et au Congrès des États-Unis) nous rappellent que le CSIS travaillait déjà en 2012 sur le même sujet, c’est à dire immédiatement après l’annonce du recalibrage de la politique étrangère américaine qualifiée de pivot vers l’Asie, décidé à la fin 2011 par Barack Obama et sa ministre des Affaires étrangères, Hillary Clinton.

La dernière publication du CSIS ne comporte pas le mot Chine dans son titre. Cependant, il convient que tous se rappellent que ce pivot de la politique américaine vers l’Asie-Pacifique a été décidé en réaction à l’accession de la Chine au rang de seconde puissance mondiale. L’accent mis sur la Chine transparait tout au long de cette récente publication du CSIS. En particulier, la Chine occupe une place centrale dans le chapitre intitulé Intérêts américains et dangers en Asie.

La longue liste des pays dont il est question dans le chapitre intitulé Le rôle de nos alliés, de nos partenaires et des organisations régionales est particulièrement révélatrice. Cette liste inclut non seulement le Japon, l’Australie, la Corée du Sud, les Philippines, Singapour, avec qui Washington entretient déjà des alliances militaires, mais également l’Inde, le Vietnam, l’Indonésie et la Malaisie. Ces derniers devraient être classés, pour le moment, dans la catégorie des partenaires des États-Unis, mais comme l’a fait remarquer à plusieurs reprises New Eastern Outlook, le développement de relations plus globales entre ces États (en particulier l’Inde et le Vietnam) et les États-Unis est en voix d’accélération.

L’amplitude géographique choisie par les experts du CSIS dans leurs analyses du pivot de la diplomatie américaine est tout aussi révélatrice. L’interprétation large de ce qu’inclut la région Asie-Pacifique, qui comprend aujourd’hui les zones côtières et marines de l’océan Indien, n’est plus une nouveauté. Dans la même étude du CSIS apparaît un chapitre entier dédié à la région arctique.

Les résultats du travail des quatre groupes sont résumés dans le chapitre intitulé Recommandations pour assurer la pérennité du pivot vers l’Asie. Leur titre est évocateur :
– Coordonner la stratégie asiatique au sein du gouvernement des États-Unis, ainsi qu’avec nos alliés et partenaires ;
– Renforcer les aptitudes et compétences de nos alliés et partenaires, leur ténacité et leur inter-opérabilité ;
– Maintenir et étendre la présence militaire américaine ;
– Accélérer le développement des aptitudes et concepts in
novants.

En regardant de plus près la dernière étude de la RAND Corporation, on constate que son auteur considère qu’elle serait (comme l’étude de l’année dernière) utile aux experts militaires qui modélisent les processus d’amorçage et de progression des conflits militaires modernes. Par ce terme on entend les conflits internationaux classiques (et pas de mystérieux conflits de nature non conventionnelle).

Les principaux soucis dans la modélisation des processus politiques (dont le conflit armé représente la manifestation la plus extrême) proviennent des difficultés qui apparaissent au cours de la nécessaire formalisation des problèmes, acquise en choisissant le système de contraintes et d’hypothèses, la recherche de la donnée brute et une méthodologie pour l’analyser, ainsi que l’interprétation plus ou moins fine des résultats de l’analyse.

Malgré le fait que la dernière (et également, la précédente) publication de la RAND Corporation ait été, avec raison, reçue très négativement par les dirigeants politiques chinois, il semble qu’elle sera tout de même sujette à une étude approfondie de la part des experts militaires chinois afin d’en extraire des informations pratiques. L’absence de liens officiels entre la RAND Corporation, le Pentagone ou la CIA ne sera cependant pas prise en compte par les analystes chinois.

Ainsi, la matière utilisable du rapport américain Feuille de match des forces militaires chinoises et américaines : état des troupes, topologie et évolution de l’équilibre des forces, 1997-2017, a été publiée juste avant une série de changements radicaux dans la stratégie de développement de l’armée chinoise, à la fin de l’année dernière.

Enfin, gageons que les observateurs du développement des relations internationales en Asie-Pacifique s’inquièteront probablement du fait que le problème que représente un conflit armé entre deux grandes puissances soit passé dans ces différents rapports du stade d’impensable au nouveau statut actuel d’envisageable.

À ce sujet, il est important de souligner que les auteurs des rapports du CSIS et de la RAND Corporation n’ont tout simplement pas pu avoir pris en compte le facteur du conflit armé pendant qu’ils compilaient leur étude. Ce n’est qu’au cours des derniers mois que l’équilibre des priorités aux États-Unis s’est déplacé des questions de politique intérieure vers des questions de politiques étrangère, pour atteindre son paroxysme aujourd’hui.

Ces questions de conflit armé à l’étranger représente la colonne vertébrale de la campagne présidentielle américaine, et nous ne pouvons exclure la possibilité que les nouveaux dirigeants américains devront revenir à la réalité et s’efforcer de résoudre des problèmes envisageables de politique intérieure plutôt que de s’aventurer dans des entreprises de politique étrangère qualifiées d’impensables.

Vladimir Terehov est expert sur les questions relatives à la région Asie-Pacifique. Il publie exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook

Article original paru sur New Eastern Outlook

Traduit par Laurent Schiaparelli, édité par Wayan, Cat par xxx pour Le Saker Francophone

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मसाला alépin

Publié le par Felli Bernard

मसाला alépin

मसाला alépin

28 Août 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient

Dans la cuisine indienne, le masala est un mélange détonnant d'épices diverses et variées. Aucun mot n'est plus indiqué pour qualifier la situation autour d'Alep. Et d'abord, une carte pour comprendre l'invraisemblable imbrication des forces en présence - les YPG kurdes en jaune, l'EI en marron, les djihadistes non-Daech en vert, les loyalistes en rouge et enfin, derniers venus, les Turcs en bleu :

Tout ce joli monde se bombarde joyeusement et mutuellement à deux exceptions près : d'une part, l'alliance de facto entre l'armée syrienne et les Kurdes est ici réelle, contrairement à ce qui s'est passé à Hassaké ; d'autre part, les Turcs sont alliés aux djihadistes non-Daech. Sinon, c'est la foire d'empoigne.

A Alep même (l'escargot rouge s'enroulant sur lui-même), les djihadistes sont saignés à blanc pour garder l'étroit corridor (vert) encore ouvert vers la ville mais où le ravitaillement de masse ne peut plus passer. L'armée a en effet pris plusieurs collines surplombant la route qui se trouve ainsi sous le feu constant de l'artillerie. Jour après jour, les barbus se lancent à l'assaut de ces collines et jour après jour, ils échouent en subissant de lourdes pertes. Hier, un énième commandant d'Ahrar al-Cham y a rejoint ses 99 vierges :

Quand au corridor lui-même, les loyalistes avancent doucement mais sûrement, bénéficiant de l'arrivée de renforts à mesure que les autres fronts deviennent plus calmes. Ainsi, la libération de Daraya, dans la banlieue de Damas, au terme d'un accord d'évacuation, permettra aux milliers de soldats qui entouraient cette entêtée enclave de rejoindre le front du nord.

Et entre les Kurdes et les Turcs me direz-vous... La situation est tout sauf claire. Sur la foi de sources crédibles, nous annoncions dans le dernier billet que les YPG avaient quitté Manbij en y laissant leurs alliés arabes des SDF, mais nous avertissions aussi que les rapports étaient quelque peu contradictoires. De fait, c'est le flou le plus total.

Les milices arabes alliés des Kurdes au sein de ces SDF affirment avoir été bombardées par des avions turcs, ce qui tendrait à prouver que les Kurdes eux-mêmes ont bien quitté les lieux. Incidemment, on ne peut que sourire à cette nouvelle facétie du destin : les soldats d'Ankara soutenus par Washington canonnent des rebelles soutenus par Washington qui promettent d'ailleurs maintenant de repousser les Turcs. Il paraît que Barrack à frites est parti jouer au golf...

Mais dans le même temps, des unités kurdes continuent leur avance vers Al Bab, bien à l'ouest de l'Euphrate, à la grande rage d'Erdogan qui est précisément intervenu pour empêcher cela. Par ailleurs, des combats directs entre YPG et soldats sultanesques ont eu lieu près de Jarablous, entraînant les premières pertes turques (ça n'a pas traîné...) Un carton que ne renierait pas James Bond :

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Anneau de Jeanne d’Arc restera en France après une lettre à Elizabeth II

Publié le par Felli Bernard

 Premières images du retour de l'anneau de Jeanne d'Arc en France (EXCLUSIF)
Premières images du retour de l'anneau de Jeanne d'Arc en France (EXCLUSIF)

Anneau de Jeanne d’Arc restera en France après une lettre à Elizabeth II

28 août 2016, 10:26

Source: AFP

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L'intervention de la reine britannique a permis aux nouveaux propriétaires de l’anneau de Jeanne d’Arc de le garder en France, après que le gouvernement britannique a demandé de le retourner.

Le Puy du Fou, un parc de loisirs à thématique historique a acheté la bague du XV siècle pour 300 000 livres (plus de 350 000 euros) aux enchères à Londres en février dernier. Mais après que l’anneau est arrivé en France, le gouvernement anglais a demandé de retourner la relique en Grande-Bretagne, le Conseil national des arts ayant considéré que cet objet faisait partie des objets à haute valeur symbolique nationale et qu’à ce titre, il devait être soumis à une législation particulière.

Lire aussi

Le président du Puy du Fou, Nicolas de Villiers, a écrit une lettre à Elizabeth II en lui demandant de régler les choses. Après l'intervention de la reine britannique, le parc a pu garder la bague.

«C’est un symbole, une relique qui a été tenue prisonnière en Angleterre pendant 600 ans. C’est un petit anneau qui ne semble pas avoir une grande valeur mais a une importance extraordinaire pour les Français et nous avons dû le retourner», a expliqué Nicolas de Villiers au journal britannique The Guardian.

Le parc Le Puy du Fou entend même construire une chapelle spéciale où les visiteurs pourront voir l’anneau gratuitement. «C’est une relique et faire de l’argent avec cela est hors de question», a déclaré Nicolas de Villiers.

Lire aussi : Les Anglais ne débarqueront pas : les Britanniques renoncent à l’anneau de Jeanne d’Arc

France

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Grand Israël et légende des deux Temples

Publié le par Felli Bernard

Grand Israël et légende des deux Temples

Grand Israël et légende des deux Temples

6741 vues 27 août 2016 33 commentaires Moyen-Orient Petrus Lombard

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/08/greater-israel-1728x800_c.png

Le temple de Aïn Dara et le lien avec la Syrie

Les États-Unis d’Amérique furent fondés sous la forme d’une organisation fédérée autour d’un petit gouvernement central, dans laquelle chaque État disposait d’un haut degré d’autonomie et de maîtrise quant aux lois qu’il décidait de décréter ou de refuser chez lui. Les USA furent le pays des opportunités où, arrivant d’Europe, des millions gens pauvres, usés, agglutinés en masse, dotés d’assez de détermination et avec un travail acharné, vécurent dignement avec leurs familles.

Au cours des 70 années passées, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de Washington s’est tant boursoufflé que les Pères Fondateurs ne le reconnaîtraient pas. Le pouvoir est devenu centralisé et, par étapes progressives, les États ont perdu, et perdent toujours plus, la maîtrise de leur processus décisionnel.

La même chose peut être dite de l’Europe, qui a vu le pouvoir se centraliser dans les institutions de l’Union européenne. Dans les deux cas, au cours des 20 dernières années, le niveau de vie de la classe moyenne a chuté considérablement, les multinationales monopolistes ont englouti toutes les petites, moyennes et grandes entreprises du privé, et un grand bruit de succion aurait pu être entendu quand les richesses ont été aspirées vers le haut et dans les poches des élites, tandis que les travailleurs ont tous été laissés plus pauvres.

Les USA et l’UE présentent tous les signes d’évoluer en dictatures, en États policiers fascistes où les aspirations et les préoccupations des électeurs ne comptent guère. Ainsi, voici ce que Martin Shultz de l’UE a déclaré dernièrement, après le référendum du Brexit : « Que la foule puisse décider de son destin, n’est pas dans la philosophie de l’UE. » Aux USA, tout en minant la volonté des gens, le truquage des élections assure que l’élite de la société reste au pouvoir.

D’autre part, à l’époque de l’Union soviétique, la Russie avait un contrôle centralisé intégral et illimité. Mais après son écroulement, et surtout depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir en 1999, la Fédération de Russie a été décentralisée, et les régions bénéficient d’une autonomie de plus en plus grande. Parallèlement à cela, le gouvernement soutient les petites, moyennes et grandes entreprises du privé, et prend des mesures pour limiter le monopole des multinationales.

Exemple le plus patent de cela en Russie, l’interdiction des produits alimentaires brevetés de l’ingénierie génétique. Le pays a investi dans la production d’aliments biologiques et dispense son aide à tout agriculteur. Il en résulte qu’en l’espace de deux ans, le pays est passé d’importateur à exportateur de denrées alimentaires. Là-bas, le bruit d’aspiration n’allait pas vers la poignée de multinationales monopolistes, se diffusant et bénéficiant à la grande majorité, il a globalement favorisé le PIB du pays.

Mais qu’a à voir tout ceci avec le Grand Israël et les deux temples ? Tout. C’est le prototype, le modèle fractal qui jouant tout au long des siècles, eut en Occident une influence et un impact majeurs sur le religieux, le social, l’économique et la politique.

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/08/aqsa_1.jpg

Des colons sionistes attaquent la mosquée Al-Aqsa

Jusqu’à récemment, le monde a été conditionné à croire qu’Israël est un État juif, judaïque, comme celui promis par la Bible, et que le gouvernement religieux, social, politique et économique centralisé doit résider à Jérusalem, avec un nouveau temple symbolisant cette institution et un Messie juif qui régnera sur le monde (à mettre en parallèle avec le deuxième et le troisième paragraphe de cet article).

Voyez cet article récent de Press TV :

Les institutions et les organisations israéliennes seraient en attente du feu vert du régime pour lancer la construction du fameux « troisième temple » en lieu et place de la mosquée Al-Aqsa et du Dôme du Rocher, dans la Jérusalem occupée (Al-Qods)… Les sionistes israéliens prétendent avoir le droit de construire un troisième temple conforme aux « prophéties scripturaires », afin de suivre la tradition du premier et du second construits dans les temps anciens.

Au-delà des implications politiques de cette affaire, historiens et archéologues ont un problème avec l’entièreté de cette idée, d’abord et avant tout parce qu’il apparaît qu’il n’y eut jamais ni premier temple, ni de puissant souverain que le « roi David » prétendit être. Après 70 ans, guère ou aucun indice de l’édifice du premier temple n’a été découvert, que ce soit à l’intérieur de Jérusalem ou en des lieux y faisant allusions dans les pays voisins.

Par exemple, dans les lettres d’Armana, la correspondance diplomatique d’Akhenaton, ce dernier s’adresse à des chefs de tribus à Sichem et en Judée ; de même dans la correspondance avec Tushratta au royaume de Mittani, à l’époque où Joseph et sa famille étaient en Égypte et quand Canaan était un protectorat égyptien. En raison des mariages mixtes et du commerce, le royaume de Mittani était en alliance avec l’Égypte.

Historiquement, le concept de « Grand Israël » ne s’applique pas à la Judée, mais à l’Égypte qui régnait du Nil à l’Euphrate. À l’intérieur de ces frontières, tous les peuples vouaient obéissance au Pharaon, qui était considéré à l’égal d’un « dieu », avec le droit divin de gouverner.

Grâce à l’héritage, par la bénédiction du premier-né qui était intronisé chef de toute la famille, toutes les terres promises en droit de pacage à Abraham par « dieu » – le Pharaon d’Égypte, selon toute vraisemblance – furent transmises d’Isaac à Jacob, Éphraïm, Noun, puis Josué qui créa alors les douze tribus d’Israël.

Ce droit de pacage n’aurait pas été la propriété exclusive de la tribu de Juda. L’accord fut scellé en raison du mariage de Joseph avec la princesse égyptienne Aseneth et de son statut élevé d’intendant du roi et chef de la cavalerie dans la maison de « dieu ». Du fait de la liaison familiale qui exista dès lors entre la maison royale d’Égypte et Joseph, les droits de pacage légués à Abraham prirent cours légal et devinrent des droits sur les terres que Josué, l’arrière-petit-fils de Joseph, répartit entre chacune des douze tribus.

Lors du « printemps arabe », il ne m’a guère étonné que l’un des buts du pillage dont a été l’objet le musée du Caire à l’époque, était les momies de Yuya et Tuya, que de nombreux spécialistes assimilent au Joseph biblique et sa femme Aseneth. Il est bien possible que la discutable « Exode », qui décrit les Égyptiens sous un jour négatif, n’eut jamais cours. Le temps passé dans le désert [par les Hébreux] coïncide avec celui des batailles que se livrèrent Égyptiens et Hittites dans l’intervalle du règne du Généralissime Horemheb et de Ramsès II.

Il apparaît que les Hébreux s’enfuirent dans le désert pour échapper aux batailles qui firent rage du Nil à l’Euphrate, et qui se terminèrent par la bataille de Qadesh, au cours de laquelle Moïse et Josué convertirent les Hébreux au monothéisme qu’ils avaient adopté d’Akhenaton. Il est bien possible que les batailles de Josué décrites dans la Bible, furent en réalité des batailles livrées par les Égyptiens aux Hittites sur les terres de Palestine.

Les objets manquants ont été rendus au musée égyptien. Le Dr Tarek El-Awady, directeur du musée égyptien, a déclaré :

Le deuxième objet rendu est l’une des 10 figurines [shabtis] manquantes de Yuya et Tuya (JE 68982). Elle est encore en très bon état ; n’ayant pas besoin d’être restaurée, elle sera de nouveau immédiatement exposée.

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/08/Mittani-Kingdom-Near_East_1400_BCE.png

Royaume de Mittani

Jusqu’à présent, à part la correspondance d’Armana entre le royaume de Judée et les empires qui l’entouraient, rien de similaire de l’époque du roi David et de Salomon, n’a été découvert.

De nombreux spécialistes débattent à présent pour savoir avant tout si ces rois existèrent tels que les décrit la Bible, ou s’il s’agit d’affaires de rois d’autres nations qui furent mêlées à la trame biblique. Les comparaisons avec les textes égyptiens suggèrent que bon nombre de passages des Psaumes et des Proverbes furent copiés de poèmes égyptiens similaires à propos de la liaison [amoureuse] d’Amenhotep III.

Jusqu’ici, tous les indices montrent que le premier temple ne fut jamais construit et que les rois de Judée étaient des chefs mineurs, dont la loyauté était soumise aux pays qui les entouraient. Après sa scission en royaume du nord d’Israël et royaume du sud de Judée, durant les invasions du royaume de Mittani et plus tard du royaume du nord d’Israël, la Judée se rangea du côté des Assyriens. Historiquement, le concept de « Grand Israël » ne s’applique pas à la Judée, mais à l’Égypte, et même si Abraham et Joseph reçurent des droits fonciers, ils demeurèrent toujours des sujets du Pharaon.

En ce qui concerne le second temple, comme nous allons le voir en détail ci-dessous, loin d’être conforme à la Torah et à la foi israélite, c’était un temple « païen ». Une abomination que la grande majorité des religieux hébraïques rejetèrent au cours des deux siècles avant et après JC. Ils priaient plutôt pour sa démolition. Trouvés à Qumram au 20e siècle, 2000 ans plus tard, les manuscrits de la mer Morte racontent l’histoire du Maître de Justice (essénien) qui fut assassiné par le « mauvais prêtre », le grand prêtre du temple.

Comme l’ont fait apparaître très clairement les Rouleaux de la mer Morte, il existe une autre histoire qui est ignorée, décriée, balayée sous le tapis et effacée de la mémoire de l’Histoire à chaque occasion. L’histoire de Juda et de Lévi ne représente que deux douzièmes de l’affaire. Qu’en est-il des dix autres ? Selon le point de vue judaïque, dix tribus d’Israël ont été opportunément perdues et n’existent plus, ce qui est faux.

Il existe, au Moyen-Orient et dans le monde, des Hébreux non sionistes, ne se conformant pas au Talmud babylonien et restés fidèles à la Torah. Au Moyen-Orient et dans le monde, il existe aussi des Chrétiens et des Musulmans capables de retracer leur généalogie jusqu’à ces 10 tribus. Comme promis à Abraham, ils font tous partie du « Grand Israël » moyen-oriental, et ils sont désormais répartis au niveau international. Ils appartiennent tous à la doctrine religieuse monothéiste établie par Moïse et Josué, à laquelle Josué consacra les douze tribus originelles à l’Alliance, sur le mont Garizim, en Samarie.

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Israël se composait d’une fédération d’États, chacun avec sa propre autonomie. Le ciment de la nation était l’Alliance.

Dans chacune des douze tribus, le premier-né de chaque famille – homme ou femme, Deborah fut l’un des premiers juges d’Israël –, était consacré à Dieu. Devenant étudiants de la loi, ils appartenaient à leur propre tribu et relevaient du pouvoir judiciaire national.

Au lieu de devenir roi d’Israël, Josué fut intronisé juge. Ce fut le premier, mais il était considéré comme le meilleur au sein de ses pairs. Sa lignée et son héritage lui donnèrent le pouvoir de gouverner Israël. Grâce à la bénédiction du premier-né, l’héritage passa d’Abraham à Isaac, Jacob, Éphraïm, Noun et Josué. En recevant la bénédiction de Jacob, Éphraïm hérita du titre de « premier-né de dieu », car Aseneth, la mère d’Éphraïm, appartenait à la maison royale d’Égypte et était vénérée à l’égal d’une enfant des « dieux », tandis qu’en héritant de Joseph la bénédiction de Jacob, il devint la pierre angulaire, le Berger d’Israël, la vigne et la couronne au sein de ses frères.

Selon l’Alliance qui incluait les lois de Dieu, il n’y avait d’autre roi que Dieu. Les plus fondamentales lois étant d’honorer père et mère, de ne point mentir, tricher, voler, tuer, interférer dans la relation d’autrui et de jalouser son bien. Josué et les douze tribus furent le prototype de ce qui devint la légende d’Arthur et des chevaliers de la Table ronde. Toutes les religions monothéistes reposent sur l’Alliance et le premier commandement : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu plus que tout et n’adoreras personne avant lui. Ce commandement interdit tout grand prêtre, roi et dictateur, qui, du point de vue conceptuel, appartiennent à la catégorie des idoles, qu’elles soient animées ou inanimées.

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L’Alliance, les lois d’Israël, furent abritées dans l’Arche gardée à Silo, dans le pays d’Éphraïm, au sein du Tabernacle qui était la tente d’assignation.

La prophétie de Jacob, selon laquelle le sceptre passerait de Juda à celui à qui il appartient quand il viendrait, était désormais accomplie. Le tabernacle fut ensuite reproduit dans tout Israël, soit sous forme de tentes, soit en pierre avec des copies de la loi gardées dans ce qui devint connu sous le nom d’« autel » sous le Christianisme. Le jour du sabbat, les juges, aussi connus sous le nom de rabbins, liraient ces manuscrits aux gens rassemblés dans les tentes d’assignation, qui devinrent plus tard les synagogues.

La seule forme de contrôle centralisé avait cours lors de la Fête des Tabernacles, quand le peuple d’Israël gravissait le mont Garizim en souvenir de ses pérégrinations dans le désert, de sa consécration aux lois de Moïse par Josué sur cette montagne, et de l’établissement du royaume sous le pouvoir judiciaire fédérant les douze tribus. Le sabbat était célébré chez soi, avec des prières et des bénédictions récitées au coucher du soleil par la maîtresse de maison, et le lendemain, dans le Tabernacle local, dans lequel la loi était lue à l’assemblée par les rabbins.

De même, la pâque était célébrée chez soi et dans le Tabernacle. L’agneau sacrifié et grillé sur l’autel, avec toute la communauté rassemblée autour, est l’équivalent aujourd’hui du barbecue, le dimanche avec famille et amis. C’était et c’est toujours une religion basée sur la famille avec la lecture de la Torah dans un édifice précis de la communauté.

Par suite de corruption, manque d’autorité et irresponsabilité générale de la part de tout le peuple, les institutions commencèrent à s’effriter. La solution qu’ils adoptèrent fut frappante. Au lieu de se prendre en charge et d’observer l’Alliance, ils renoncèrent à leur indépendance, exigèrent un roi et confièrent l’autorité à un organisme centralisé.

Au lieu de se prendre en main, les Hébreux demandèrent qu’un sauveur vienne les sauver. Ils enfreignirent l’Alliance, et elle est rompue depuis lors. Ce fut à partir de ce moment de l’histoire que la tribu de Juda, la famille de David, réclama l’exclusivité des droits fonciers sur la totalité du « Grand Israël » qui, selon la Bible et tel que Josué répartit les terres, ne s’étendait pas du Nil à l’Euphrate, mais occupaient ce que montre la carte de l’époque des rois d’Israël, plus loin dans cet article.

Le sentiment d’être « juif » a toujours cours aujourd’hui, sauf dans les dix tribus qui, comme les Palestiniens, sont aujourd’hui ordinairement regroupées, bien qu’elles aient aussi des descendants dans beaucoup d’autres nations : Samaritains, Juifs de la Torah, Chrétiens et Musulmans que l’on trouve à Gaza, au Liban, en Égypte, Cisjordanie, Syrie, Iran, Irak, Turquie et en Grèce, ainsi que ceux qui se sont dispersés dans le monde entier durant la période de 2700 ans.

Samuel, le dernier juge d’Israël, avait des choses à dire sur le concept de gouvernement centralisé.

[1 Samuel 8:7 à 8:20] : L’Éternel dit à Samuel : Obéis à la voix du peuple en tout ce qu’ils te diront : car ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est moi qu’ils ont rejeté, afin que je ne règne point sur eux.

Comme ils ont constamment agi depuis le jour où je les ai fait sortir d’Égypte jusqu’à ce jour, et comme ils m’ont abandonné, et ont servi des dieux étrangers, ils agissent aussi de même à ton égard.

Maintenant donc obéis à leur voix ; toutefois ne manque point de les prendre à témoin contre eux-mêmes, et de leur déclarer comment le Roi qui régnera sur eux les traitera.

Samuel rapporta toutes les paroles de l’Éternel au peuple et leur dit : Voici comment vous traitera le roi qui régnera sur vous : il prendra vos fils, et les attachera au service de ses chariots et de ses chevaux, et ils courront devant son char. …

… Il prendra aussi vos filles pour en faire des cuisinières et des boulangères. …

… Toutefois le peuple ne voulut point écouter les discours de Samuel : Non, dirent-ils, très certainement il y aura un roi sur nous, et nous serons aussi comme toutes les nations ; notre roi nous jugera, il marchera à notre tête, et nous commandera dans nos guerres.

(Encore une fois, comparez les paragraphes deux et trois de cet article et la situation économique actuelle dans l’UE, avec les mesures d’austérité et l’argent des contribuables allant remplir les poches du système bancaire, et aux USA, avec les banques « trop grosses pour couler » qui ont dérobé au peuple l’argent des impôts qui auraient dû être dépensé pour que l’éducation soit abordable jusqu’à l’université, pour des soins de santé abordables, une police dotée d’un QI supérieur à 60 et des réseaux de transport abordables, avec des trains à grande vitesse et pas de route à péage.)

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Carte d’Israël à l’époque des Rois

Le royaume centralisé à Jérusalem sous l’autorité des grands prêtres formant le pouvoir judiciaire, dès lors uniquement réservé aux premiers-nés de la tribu de Lévi, et non plus aux premiers-nés de chacune des douze tribus, ne dura guère que deux générations.

Les dix tribus de la partie nord du pays se révoltèrent vite et, se séparant, elles formèrent le royaume du nord d’Israël et rompirent avec le royaume du sud de Judée, désormais gouverné par la lignée de David et la haute prêtrise lévite. Le culte fut installé dans le temple de Jérusalem, à la place du Tabernacle, avec une prêtrise particulière, indépendante, et le Saint des Saints à l’accès exclusivement réservé aux prêtres dans le secret, sans ouverture ni transparence devant la communauté entière.

Lors de la Réforme protestante, la séparation similaire peut être assimilée à une rupture avec l’autorité centralisée du Vatican et le grand prêtre, considéré être « infaillible » et sa propre loi. Il en est de même pour les pays européens qui s’acheminèrent vers l’indépendance nationale en destituant les familles royales du poste qu’elles occupaient auparavant dans le régime autocratique et absolu, sous la maxime « droit divin de gouverner ».

Au 21e siècle, cela peut être comparé à l’affaire du Brexit, dans laquelle la Grande-Bretagne quitte l’UE, de même que le désir d’opter pour l’indépendance de beaucoup d’autres pays de l’UE, à cause de la corruption politique et économique dans l’organisme central, et des lois imposées qui s’opposent à leur identité nationale, notamment à leurs habitudes culturelles. Une taille unique ne convient pas à tous. Dans « L’Europe a deux options : Révolution ou Élections », Charles Gave écrit :

Mervyn King, l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, a écrit dans son dernier livre, The End of Alchemy, que les dirigeants européens ont fait pression pour adopter l’euro en tant que monnaie unique, en sachant que cela créerait un désastre économique dans le sud de l’Europe. L’idée était que l’impact des économies affaiblies forcerait les élus nationaux à accepter les « réformes » imposées par Bruxelles. Dit simplement, Lord King révèle que, dans l’espoir que cela porterait atteinte à la légitimité des élus locaux, ces élites ont organisé sciemment une énorme chute du niveau de vie. Le problème est que la plupart des gens ordinaires pensent (et à juste titre) que l’État, qui est le contrat de base liant une nation, est le meilleur garant du « vivre ensemble » en société.

À l’époque où les Assyriens envahirent le royaume d’Israël, restant assis sur ses lauriers et n’aidant pas à le défendre, le royaume de Juda se rendit complice de génocide, car cela convenait à ses objectifs à long terme. Juda et la prêtrise lévite prévoyaient d’annexer Israël entier et de s’approprier tous les titres de propriété. Quand les Hébreux s’enfuirent en Judée, ils furent traités en esclaves et persécutés. (Voir Jérémie 31-36.)

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Île Éléphantine

Beaucoup de ces Hébreux s’enfuirent ensuite vers l’Égypte, comme le fit Jérémie après l’invasion de la Judée par les Babyloniens. Parmi eux, un groupe s’installa finalement sur l’île Éléphantine, dans le sud de l’Égypte, où ils construisirent un Tabernacle de pierre.

Ils se firent mercenaires au service des Égyptiens contre les Assyriens qui envahissaient, et plus tard aidèrent à protéger les frontières sud de la région appelée Assouan aujourd’hui. Ils habitèrent l’île à partir de l’époque de l’invasion assyrienne, vers environ 600 avant JC, jusqu’à ce que les Perses quittent l’Égypte, en 399 avant JC.

Dans l’ensemble, il n’y avait pas d’inimitié entre les Hébreux et les Égyptiens qui vouaient un culte à Khnoum, le potier de « dieu » à tête de bélier qui créait des personnages d’argile sur un tour de potier. Après tout, le monothéisme était un concept égyptien, conçu par Akhenaton et adopté par Moïse et Josué, tout comme les dix commandements qui furent copiés du « Livre des Morts égyptien » et dupliqués. Leur « dieu » était similaire au Amon-Ra égyptien. Et les prières hébraïques se terminaient par le mot amen. En outre, leur ancêtre Joseph avait autrefois fait partie de la maison royale.

Venant du royaume du nord d’Israël, ces Hébreux s’étaient enfuis avec l’Arche d’Alliance. Ils l’installèrent dans leur temple nouvellement construit sur l’île Éléphantine. Encore une fois, ce ne fut pas cause de mésentente entre les Égyptiens et eux. L’Égypte possédait depuis de nombreux siècles des statues des « dieux Akhenaton transportées dans des arches similaires lors de leur transfert d’un lieu à l’autre. Ainsi, une fois par an, Horus descendait le Nil à la voile pour rejoindre la déesse Hathor, et les statues des « dieux » étaient amenées devant l’armée lors des batailles. Découvertes aussi dans des tombes égyptiennes abritant leurs « dieux », des arches accompagnaient le roi défunt vers la renaissance, lors de son voyage à travers le ciel nocturne.

Le fait que les Hébreux missent leur « dieu » dans une arche et installassent celle-ci dans le temple, était tout à fait compatible avec la coutume religieuse égyptienne. Là où il y eut finalement conflit, des années plus tard, ce fut pendant la fête de pâque. Les Égyptiens protestèrent contre le sacrifice d’un agneau sur l’autel du Tabernacle, car ils le considéraient comme une représentation de Khnoum, leur « dieu » à tête de bélier, et parce qu’il symbolisait l’âge astrologique du Bélier.

Mais que cela occasionna la querelle ou qu’elle fut due à l’expansion du temple de Khnoum, qui coûta la démolition d’une partie du Tabernacle, demeure une énigme. Quand les Égyptiens leur permirent de reconstruire le Tabernacle, ce fut à condition qu’ils ne sacrifient plus d’animaux sur leur autel, mais offrent uniquement de l’encens, du blé et des fruits des premières récoltes. Tout au long de l’histoire, les Égyptiens, à la différence des Cananéens à Géhenne ou des Babyloniens, ne sont pas connus pour leurs sacrifices sanglants d’humains ou d’animaux. Selon toute vraisemblance, ce fut un grand prêtre égyptien (le Seigneur) qui convainquit Abraham de ne point sacrifier son propre fils à « dieu » (Moloch). Voici un exemple de la grande influence égyptienne. Les archéologues déterrent un artefact égyptien vieux de 3000 ans dans une cave israélienne :

Travaillant dans une grotte au sud d’Israël, des archéologues ont découvert des artefacts égyptiens vieux de 3000 ans abandonnés par des voleurs… Selon le Jerusalem post, « Les autorité égyptienne se révélèrent non seulement dans la maîtrise politique et militaire, mais ils eurent aussi une forte influence culturelle qui contribua à façonner la société, » a déclaré le Dr Amir Golani de l’IAA. Il a ajouté : « Avec en Israël une administration de fonctionnaires égyptiens, se développa dans le pays un groupe d’élite local qui adopta de nombreuses coutumes égyptiennes et leur art.

Les fouilles dans la grotte et les trouvailles n’en sont encore qu’à leurs débuts, et après avoir achevé le traitement des centaines d’objets qui seront exposés, il sera possible de compléter d’informations importantes l’influence de l’Égypte sur la population de la terre d’Israël à l’époque biblique, » a dit Golani.

Nous voyons encore une fois l’influence égyptienne sur la foi et les coutumes religieuses hébraïques. Les sacrifices sanglants sur l’autel furent abandonnés et, à leur place, l’encens et les premiers fruits furent choisis, tout comme furent adoptés le monothéisme et les dix commandements à l’époque de Moïse et Josué. Aux 1er siècles avant et après JC, les Esséniens et les premiers Chrétiens abandonnèrent également les sacrifices sanglants. Cela occasionna de l’animosité entre eux et les grands prêtres du temple de Jérusalem. Les prêtres du temple se rendaient la vie lucrative par la vente d’animaux pour leur autel, et ils obtenaient de cela des repas gratuits. Abandonner les sacrifices d’animaux aurait été un coup dur pour les coffres du temple.

Jérusalem à son tour a une longue tradition de sacrifices sanglants, datant d’il y a longtemps, avant l’époque d’Abraham. Géhenne, située dans la « Vallée de la mort », la Vallée du Fils de Hinnom, est communément connue sous le nom d’« enfer ». Ce serait là que les Cananéens sacrifiaient à Moloch leurs fils et leurs filles en les brûlant. Juda épousa la Cananéenne Tamar, et il est surprenant de constater que, sous le règne des rois de Juda, à l’époque de Jérémie, ils sacrifiaient toujours leurs enfants dans le feu. (Jérémie 07:31, 19:2-6).

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Agencement du Tabernacle sur l’île Éléphantine

Mais la partie la plus importante de cette histoire tourne autour de la reconstruction du Tabernacle sur l’île Éléphantine, après la destruction d’une partie de celui-ci par les Égyptiens afin d’agrandir le temple de Khnoum.

Découvert sur l’île, un papyrus est des plus instructifs. D’après Wikipedia :

La « Pétition à Bagoas » (collection Sayce-Cowley), est une lettre écrite en 407 avant notre ère à Bagoas, gouverneur perse de Judée. Elle demandait qu’il aide à reconstruire le temple juif de l’île Éléphantine, gravement endommagée récemment… par une partie de la communauté de l’île.

Dans le cadre de cette demande, les habitants de l’île Éléphantine parlent de l’ancienneté du temple endommagé :

Nos ancêtres bâtirent ce temple à l’intérieur de la forteresse d’Éléphantine, à l’époque du royaume d’Égypte. Et quand Cambyse se rendit en Egypte, il le découvrit tout construit. Ils (les Perses) abattirent tous les temples des divinités d’Égypte, mais nul n’endommagea ce temple.

La communauté demanda aussi de l’aide à Sanballat I, un potentat Samaritain, et à ses fils Delaja et Schemaeja, ainsi qu’à Johanan ben Eliaschib. Sanballat et Johanan sont tous deux mentionnés dans le livre de Néhémie, 2:19, 12:23.

Écrite sous la forme d’un mémorandum, il y eut une réponse positive des deux gouverneurs (Bagoas et Delaja) : « Mémorandum de ce que m’ont dit Bagohi Delaja : Vous pouvez dire en Égypte… de le reconstruire sur son site tel qu’il était autrefois… ».

Ils requirent l’aide du potentat Samaritain, pas de Jérusalem, et la reconstruction ne suivit pas le plan du temple de Jérusalem, mais plutôt celui du Tabernacle – installé par Josué à Silo, sur le terrain attribué à la tribu d’Ephraïm – et du centre spirituel de l’ensemble d’Israël qui abritait l’Arche d’Alliance jadis. Voici ce qu’écrit Steven G. Rosenberg :

Comme dans les descriptions du Tabernacle du Désert et du Temple de Salomon, il y avait probablement des récipients servant au lavage rituel (Exode 30:18) et de la place pour les animaux attachés. Il était situé si près du quartier résidentiel, qu’il est possible que les laïques aient participé au rituel sur le site du temple, comme ils le firent au sanctuaire de Silo (1 Samuel 1:12), et pour cela, il y avait plusieurs portes donnant sur la cour. Cela n’était bien sûr pas le cas du Temple de Jérusalem, dont l’enceinte intérieure était exclusivement réservée aux prêtres et aux lévites.

Les implications sont profondes. Tout d’abord l’administration du royaume du nord, alors entre les mains de Sanballat I, un potentat Samaritain, lui fut conféré par antagonisme envers Jérusalem et les prêtres lévites ; ensuite, la construction s’apparentait au Tabernacle, pas au temple de Jérusalem ; et enfin, de par sa conception, tout le monde participait et personne n’était exclu – comme s’était le cas au temple de Jérusalem, où l’enceinte interne était exclusivement réservée à la prêtrise lévite. Cela conformément aux directives de Josué, avec le premier-né de toutes les tribus consacrées au Seigneur pour devenir juges et rabbins, à l’opposé de la loi centralisée et contrôlée par les grands prêtres de la tribu de Lévi.

Mais, et le temple de Jérusalem ? Après le retour des Juifs de Babylone, l’hostilité entre les tribus du nord d’Israël et les tribus du sud de Judée et Lévi perdura. Selon Wikipedia :

Sanballat est mieux connu grâce au livre de Néhémie, qui lui attribut le rôle d’un des principaux adversaires du gouverneur juif Néhémie à l’époque où ce dernier s’efforçait de reconstruire les murs de Jérusalem et de faire passer ses réformes chez les Juifs. Dans la tradition juive, il fut appelé « le Horonite », et fut associé à Tobija l’Ammonite et à Guéschem l’Arabe. Sa maison se trouvait évidemment à Samarie.

Selon Yitzakh Magen (2007), il semble qu’il ait descendu d’une famille samaritaine d’ancien combattant des derniers Israélites originaires de Horon, qui est peut-être le village de Hawara, au pied du mont Garizim.

D’après la reconstitution faite par Yitzakh Magen, ce commandant de garnison grimpa les échelons jusqu’à être promu gouverneur de Samarie. Il fut le premier Israélite à acquérir ce titre peu de temps avant le retour de l’exil et l’arrivée de Néhémie en Judée, en 444 avant notre ère. Afin d’unir la Samarie et ses peuples, il pensa qu’un site sacré serait nécessaire.

Composé de prêtres de Baal idolâtres, le clergé lévite émigra en Judée et choisit la tradition du mont Garizim, à laquelle, il donna pour présider un grand prêtre issu d’une famille noble de Jérusalem, un petit-fils d’Éliashib à qui il offrit sa propre fille en mariage. Sur le mont Garizim, il érigea un temple à YHWH, dans lequel ses descendants, nés de sang de prêtre, pourraient assurer leur ministère. Flavius Josèphe rapporte que les nombreux Israélites époux de Samaritaines qui déménagèrent en Samarie, furent à l’origine de beaucoup de perplexité à Jérusalem.

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Reconstitution du second temple de Jérusalem

Autre possibilité à considérer dans tout ceci : Les « Juifs » qui revinrent à Jérusalem n’étaient pas du tout des Juifs », mais plutôt des Babyloniens convertis, à qui l’on avait promis des terres en Judée et la ville de Jérusalem. Les Babyloniens, afin de contourner la loi et de se préserver du châtiment perse, prirent l’identité « juive » et amenèrent avec eux le culte du temple « païen » avec la pratique de l’usure, à laquelle s’opposaient les lois de la Torah.

Ils ramenèrent aussi avec eux l’histoire d’Esther, une version judaïque du culte d’Ishtar. Le livre d’Esther n’a pas été trouvé dans les Rouleaux de la mer Morte et il n’est pas non plus dans les textes samaritains. Dans ces conditions, il ne surprendra guère que les Israélites mariés à des Samaritaines s’établirent en Samarie et abandonnèrent Jérusalem où une forme corrompue de leur religion commençait à prendre forme.

Selon Almonitor :

Les deux temples – celui de Jérusalem et celui du mont Garizim – furent construits selon les standards [structurels] des traditions païennes qui furent choisies à cette époque. Il s’agissait d’un espace ouvert à tous, à l’intérieur duquel se trouvait une partie exclusivement réservée aux prêtres, avec un troisième « saint des saints » à l’intérieur de cette partie. Seul le grand prêtre avait le droit d’entrer dans le sanctuaire, et seulement une fois par an. Bien qu’il ne reste aucun vestige des structures, les portes d’entrée et le mur ouest du site sacré de Jérusalem existent toujours. Il semble donc que les Samaritains aient leur propre « mur occidental ». Douze grandes pierres du mur ont subsisté, et ils croient que ce sont les douze pierres sur lesquelles se tenaient les Israélites quand ils traversèrent le Jourdain pour aller en Terre Sainte, après les 40 ans d’errance dans le désert. Ce grand mur de pierres est le site le plus sacré des Samaritains.

Nous avons donc : 1. Les temples païens. 2. Le sanctuaire interne réservé au grand prêtre. 3. Douze grandes pierres sur lesquelles se tenaient les Israélites quand Josué les consacra à l’Alliance. De par leur conception, les temples sont considérés païens car ils ne ressemblent en rien au temple du Tabernacle de l’île d’Eléphantine. Ils ressemblent plutôt au Temple de Salomon, qui, par déduction, est « païen ». Le second temple introduisit un dessein païen, tant à Jérusalem que sur le mont Garizim.

Est-ce que le premier temple de Jérusalem fut dès l’origine païen ? Il fut apparemment construit à l’époque où, devenant centralisé, Israël abandonna l’Alliance et installa un roi et la haute prêtrise de la tribu de Lévi. Ces deux temples furent construits selon le modèle du « Temple de Salomon », tel que le décrivent les textes bibliques. Nous en déduisons donc qu’il était « païen ».

Nous sommes encore confrontés à une énigme. Aucun indice archéologique de l’édifice du premier temple de Jérusalem [donc, de Salomon] n’a encore été trouvé. Cela s’explique peut-être par l’une de ces deux raisons : Soit il n’a jamais existé, les textes parlant de lui et de Salomon ayant été copiés de textes égyptiens, ce qui nous amène à Amenhotep III ; soit il fut entièrement détruit, fondations incluses, et il n’en reste rien. Pas d’indice, pas de preuve, signifie qu’aucune revendication de temple du Mont n’est légitime.

Ce qui nous amène à l’autre piste évidente. S‘il fut entièrement détruit, tous ses trésors, l’or, la Menorah et l’Arche d’Alliance ne furent ni abandonnés, ni détruits, mais plutôt amenés par les Babyloniens. Ce qui nous amène en Irak aux 20e et 21e siècles, à la guerre en cours et au pillage des antiquités durant plus de 26 ans, depuis que George Bush père a déclaré la guerre à ce pays en 1991. Si depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale aucun indice du premier temple n’a été trouvé à Jérusalem pour justifier la reconstruction, alors il faut trouver une autre preuve de son existence, et l’endroit évident pour la chercher serait l’Irak.

Mais rien n’a été trouvé. Aucun texte, aucun artefact et certainement pas l’Arche d’Alliance, puisque le monde entier en auraient entendu parler maintenant. Rien se rapportant à elle n’a été exhumé des sables irakiens.

Est-ce que depuis environ cinq ans, la guerre en Syrie concerne autre chose que la revendication des terres du « Grand Israël » et la sécurisation des hauteurs du Golan, en violation de la résolution 242 de l’ONU ? Non seulement Assad fait obstacle à ces objectifs, mais il en va aussi d’autre chose.

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Damas

Isaïe 17 montre clairement que le pays d’Éphraïm et Damas étaient des parties d’Israël, et qu’une destruction totale guette ceux qui ont attaqué non seulement Israël, mais aussi leur capitale, qui hébergea les tribus d’Israël, les premiers Chrétiens et Musulmans. Mais au-delà de cela, la Syrie et Damas furent intégrées au royaume de Mittani, un royaume qui couvrait jadis la Syrie et l’Arménie, et qui était en alliance avec l’Égypte au cours d’une période critique de l’histoire, du temps d’Abraham jusqu’à l’invasion de l’ensemble d’Israël par les Assyriens.

Du fait de leur alliance, l’influence religieuse, sociale et politique de l’Égypte s’étendait du Nil à l’Euphrate, et cette influence s’appliquait à la prose, à la poésie, aux textes, aux objets et aux œuvres d’art.

Jacob épousa la syrienne Rachel et leur fils Joseph se maria avec une princesse égyptienne. Leur petit-fils Josué fonda Israël. Les Égyptiens avaient une influence majeure, tant à Mittani que sur les Hébreux, sur le bâtiment du Temple, le temple du Tabernacle qui abritait « dieu » et protégeait l’Arche d’Alliance, et les temples syriens « païens » construits par les habitants de Mittani.

Mais revenons au 21e siècle. Voici un extrait de l’article récent de Steven Sahiounie, « La vraie histoire de la façon dont la guerre a éclaté en Syrie » :

Dirigeant l’opération Deraa depuis leur bureau en Jordanie, des agents de la CIA avaient déjà fourni les armes et l’argent nécessaires pour attiser les flammes de la révolution en Syrie. Avec suffisamment d’argent et d’armes, il est possible de déclencher la révolution partout dans le monde. En réalité, le soulèvement de Deraa, en mars 2011, ne s’est pas embrasé à cause de graffitis écrits par des adolescents, et il n’y avait pas de parents mécontents exigeant la libération de leurs enfants. Cela faisait partie du scénario de style hollywoodien écrit par d’habiles agents de la CIA, qui avaient reçu une mission : détruire la Syrie afin de changer le régime.

Parmi ces agents, combien étaient et sont du Mosaad ? Combien de soi-disant rebelles syriens ont été aidés par Israël sur les hauteurs du Golan et soignés dans les hôpitaux israéliens ? Il y a autre chose à Deraa : Un temple. Un temple qui ressemble à la description biblique du « Temple de Salomon ».

Le temple de Aïn Dara est une construction unique d’un seul étage, fondamentalement syrienne, située sur un territoire qui fit partie du royaume du nord d’Israël et du royaume de Mittani. Jusqu’à présent, aucun temple de ce genre n’a été trouvé dans le sud, et à ce jour, aucun temple n’a été trouvé dans les environs de Géhenne/Jérusalem. Selon John Moson :

Un analogue stupéfiant au Temple de Salomon a été découvert dans le nord de la Syrie. Le temple de Aïn Dara ressemble bien plus à la description du temple de Jérusalem dans le Livre des Rois, que tout autre édifice connu.

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Plan du temple de Aïn Dara

Comme le Temple de Salomon, le temple de Aïn Dara était entouré d’une cour pavée de dalles. Servant à des fins cérémonielles, un grand bassin de pierre calcaire siégeait dans cette cour. (Il y avait aussi un grand bassin dans la cour du temple de Jérusalem [1 Rois 7:23-26].) Au bout de la cour ouverte, le temple se dressait sur une plate-forme de 76 centimètres de haut, faite de gravats et de calcaire, et bordée de blocs de basalte gravés de lions, de sphinx et d’autres créatures mythiques. Flanqué de chaque côté d’un sphinx et de deux lions, un escalier monumental conduisait au portique du temple. Quatre marches de basalte, dont trois seulement ont subsisté, étaient ornées d’un guillochis sculpté, fait de lignes courbes entrelacées. Le bâtiment lui-même était couvert de rangées de basalte en reliefs montrant des sphinx, des lions, les dieux de la montagne et de grandes créatures griffues, dont seuls les pieds sont conservés.

Encore une fois, en dépit de la guerre en Syrie, de la destruction de ses antiquités, des dommages causés à ses temples anciens, aucune documentation n’a été trouvée, aucune correspondance entre les rois de Judée et les nations environnantes, aucun artefact et aucune indice de temple construit à Jérusalem aux dimensions indiquées dans la Bible, ni sur le lieu où se cachent les trésors de ce temple et l’Arche d’alliance en particulier. Nombreux sont ceux qui pensent qu’on ne trouvera jamais rien. Pour chaque civilisation ancienne autre que la Judée, des preuves archéologiques, des allusions écrites et des vestiges de temples étayent les archives historiques et religieuses. Jusqu’ici, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de Jérusalem, rien de tout cela n’a été trouvé pour confirmer l’existence du [premier] temple de Jérusalem.

Sauf si l’avenir nous réserve quelque chose, nous devons conclure que la Bible reprend un texte d’Égypte qui décrivait l’un de ses temples situé dans le nord de la Syrie à l’époque d’Amenhotep III, comme le suggèrent la poésie et la prose des Proverbes et des Psaumes, ou bien que le temple fût syrien, construit par les habitants de Mittani, considéré « païen » par les Hébreux et, par rapport au Tabernacle érigé à Silo, non conforme aux dispositions de l’Alliance.

Il y a de très fortes chances que l’Arche d’Alliance n’ait jamais été installée à l’intérieur du temple de Jérusalem. Et s’il y avait une arche d’un quelconque type, il s’agissait du réceptacle du « dieu » adoré dans le temple syrien, semblable à ceux qui contenaient les dieux égyptiens, et il n’abritait ni les dix commandements, ni le dieu monothéiste de Moïse et Josué. Jusqu’ici, tout bien considéré, l’Arche d’Alliance ne fut jamais abritée dans le temple de Jérusalem. Elle était gardée dans le temple du Tabernacle, sur les collines d’Éphraïm, et après l’invasion assyrienne, fut amenée sur l’île Éléphantine. Jamais l’Arche ne revint en Israël. Jamais elle ne fut installée dans le « second temple » construit à Jérusalem. Cela aurait été considéré comme un sacrilège.

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Jésus chassant les usuriers du temple

Au cours du premier siècle, un homme appelé Josué-Jésus, fils de Joseph, le « fils de dieu », vint de la Nazareth du royaume du nord d’Israël. Disant de lui qu’il était la pierre angulaire, le Berger, la vigne et la couronne au milieu des douze disciples, il entra à Jérusalem et maudit les usuriers et le temple.

Il dit qu’ils avaient fait un repaire de voleurs de la « maison de son père », et que le temple serait détruit jusque dans ses fondations. Chose qui se produisit en 70 après JC. Comme les Esséniens et les Samaritains, il était opposé au culte dans le temple « païen », aux prêteurs d’argent et aux sacrifices sanglants d’animaux qui avaient cours partout dans l’enceinte du temple. Neuf points sont à noter.

  1. Jésus n’enseigna jamais dans le temple. Il enseigna dans la synagogue et sur la montagne, selon toute vraisemblance, le mont Garizim.
  2. Il ne sacrifia ni ne versa jamais le sang des animaux.
  3. Il avait douze apôtres qui représentaient les douze tribus d’Israël, et fut trahi par Juda.
  4. Il enseigna comme un rabbin et fut persécuté par la prêtrise lévite qui pensait que seule la tribu de Lévi avait le droit d’exercer ce ministère dans le sanctuaire du temple.
  5. Il accusa les prêtres lévites d’avoir les clés du royaume, mais de n’y laisser entrer personne. En d’autres termes, la prêtrise de la tribu de Lévi qui restreignait l’accès au Saint des Saints qui est la Torah et la loi et des prophètes, et le contrôle des âmes à l’appréciation du Grand Prêtre, contrevenaient au rassemblement dans le Tabernacle.
  6. Jamais il ne se fit appeler « roi des Juifs », ou « roi d’Israël ». Au contraire, comme Josué avant lui, il s’enfuyait dans les collines quand les gens voulaient le faire roi et il repoussa le démon dans le désert lorsqu’il lui offrit tous les royaumes du monde. Ne pas le faire aurait rompu l’Alliance.
  7. Il fut mis à mort par une institution centralisée et contrôlée par le grand prêtre du Temple appelé Caïphe, un roi appelé Hérode et un général appelé Pilate. La loi n’ayant pas été observée, ce fut une erreur judiciaire. Il fut détenu sans procès, accusé à tort, n’eut pas de procès équitable et personne ne témoigna pour lui. Il fut torturé et mis à mort. Selon la Torah, il avait droit à un procès régulier et à des témoins pour le défendre. Ses droits légaux lui furent refusés par le Sanhédrin.
  8. Les premiers chrétiens, y compris Jésus, étaient des Hébreux qui observaient l’Alliance, ne versaient pas le sang des animaux et prêchaient que tous sont faits à l’image de Dieu, comme le dit Genèse 1. Les premières chrétiennes étaient des apôtres. Elles bénissaient le pain et le vin, tout comme elles le faisaient une fois par semaine à chaque repas du sabbat.
  9. Le premier évêque de l’Église chrétienne primitive était Jacques le Juste, le frère de Jésus. Dans les premiers paragraphes de son épître, il ne parle pas du « roi des Juifs », mais dit plutôt : «Salutations de Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dispersées.»

Au cours des 2000 dernières années, les implications religieuses, sociales et politiques à la suite de l’incompatibilité entre la structure architecturale d’une communauté fédérée autour du Tabernacle, où la loi et le pouvoir judiciaire constituent la plus haute autorité, et une communauté centralisée autour du Temple du grand prêtre et du roi, eurent des répercussions de grande portée dans les trois religions monothéistes, Judaïsme, Christianisme et Islam, mais jamais autant que dans les premières années du 21ème siècle.

Le régime politique actuel de l’État sioniste d’Israël est un État policier fasciste, raciste, n’ayant rien à voir avec celui des pères fondateurs, Moïse et Josué. Bon nombre de « Juifs » revenus en Judée il y a 2400 ans, étaient des Babyloniens « convertis » ayant survécu à la conquête perse. Ils rajoutèrent leurs propres textes sumériens particuliers dans la Bible que nous connaissons aujourd’hui. Après la destruction du temple de Jérusalem en 69 après JC, ils retournèrent à Babylone et rédigèrent le Talmud babylonien qui réunit la Torah et le Talmud palestinien, qui est plus ancien. Ils ne sont pas Israélites.

Après la Seconde Guerre Mondiale et au 21e siècle, de nombreux « Juifs » revenus en Judée ne sont pas Israélites. Venant d’Europe orientale et de la Russie, ce sont des Khazars convertis au judaïsme talmudique de Babylone. La persécution des Palestiniens et le vol de leurs terres afin de faire renaître le « Grand Israël » sous un collège juif judaïque avec la reconstruction d’un autre temple païen, va à l’encontre de la véritable histoire d’Israël et est une invasion secrète comme il y a 2400 ans.

Le titre de propriété de la terre d’Israël fut hérité par Josué, pas par Juda, et aujourd’hui les descendants des tribus de Joseph, Éphraïm et Manassé sont les Palestiniens qui sont Samaritains, Juifs de la Torah, Chrétiens et Musulmans. Comme l’on pouvait s’y attendre, partout au Moyen-Orient durant le printemps arabe, depuis 2011, les communautés chrétiennes, qui sont parmi les plus anciennes du monde, beaucoup de leurs familles remontant au 1er siècle après JC, sont l’une des principales cibles de l’activité de tous les « terroristes ». Au centre de leur foi il y a Josué/Jésus, fils de Joseph, le « fils de dieu », qui vint de la Nazareth du royaume du nord d’Israël. Disant de lui qu’il était la pierre angulaire, le Berger, la vigne et la couronne au milieu des douze disciples.

Il n’est donc pas surprenant que le Talmud de Babylone condamne Jésus à bouillir à jamais dans des excréments.

À cause du Talmud, voulant faire disparaître toute preuve pouvant montrer que leurs propres préjugés religieux sont peut-être invalides, des fanatiques juifs, chrétiens et musulmans continuent à détruire toutes les anciennes archives historiques du Moyen-Orient. Les universitaires et les archéologues se battent pour sauver les artefacts syriens :

En 2011, après trente ans de travail en Syrie, l’archéologue Glenn M. Schwartz a été incapable de retourner à sa fouille à Umm el-Marra, une cité de l’Âge du Bronze. En s’intensifiant, la guerre a rendu le travail impossible dans le pays.

Comme beaucoup d’archéologues travaillant au Moyen-Orient, M. Schwartz, professeur à l’université Johns Hopkins, observe les nouvelles de la région avec une profonde inquiétude et un sentiment d’impuissance. Il s’est exprimé ainsi :

Il est déchirant de voir ce qui est arrivé au patrimoine culturel en Syrie, et bien pire encore, pour le pays en général.

Les bouleversements et les conflits qui balayent le Moyen-Orient ces dernières années, sont cause de souffrances humaines indicibles et provoquent de graves pertes de patrimoine dans la région.

Et voyez ce passage tiré de « La propagande occidentale est payé dans le sang syrien – Le Dr Bouthaina Shaaban parle à Vanessa Beeley » :

Khaled al-Assad est le seul archéologue du monde qui a écrit au sujet de qu’il y avait jadis à Palmyre. Il a prouvé que les sionistes n’y ont jamais demeuré. Ils l’ont tué, ils ont brûlé sa bibliothèque, ses livres, et ainsi il ne nous reste rien de son travail. Du point de vue d’un observateur, les sionistes se focalisent sur l’histoire, l’histoire matérielle, l’histoire culturelle, l’identité, l’armée. Tout pouvoir permettant de maintenir l’intégrité d’un État, tout homme d’État représentant la force ou l’unité, sera diabolisé et éliminé.

Même Ramadan al Bouti, un savant sunnite qui parlait raison, a été assassiné parce que les sionistes veulent faire disparaître tous ceux qui disent la vérité ou qui sont influents et capable de rassembler le peuple autour d’eux.

Ce témoignage est essentiel pour la race humaine entière. Sans lui, nous pourrions bien retomber dans un autre âge sombre d’ignorance, d’esclavage, d’inégalité, de corruption et de servitude envers un ordre mondial fasciste unipolaire, représenté par un organisme centralisé, à l’égal de ce que fut le temple de Jérusalem, il y a 2000 ans.

Veterans Today, Katherine Frisk

Original : http://www.veteranstoday.com/2016/08/18/greater-israel-and-the-tale-of-two-temples
Traduction Petrus Lombard

Grand Israël et légende des deux Temples
Jésus chassant les usuriers du temple

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