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Confiscation de Zaman : le leader de l'opposition dénonce une pratique "dictatoriale"

Publié le par Felli Bernard

Confiscation de Zaman : le leader de l'opposition dénonce une pratique "dictatoriale"

Confiscation de Zaman : le leader de l'opposition dénonce une pratique "dictatoriale"

Réagissant à la confiscation de Zaman, Kemal Kiliçdaroglu, le président du principal parti d'opposition de gauche kémaliste, a dénoncé une "structure dictatoriale" qui ne "tolère plus la différence d'opinions".

Vendredi, Mars 4, 2016 - 16:11

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Redaction

Paris

Le placement sous tutelle judiciaire du plus grand journal turc, Zaman, suscite de nombreuses réactions.

Kemal Kiliçdaroglu, le leader du CHP (parti républicain du peuple, gauche kémaliste), a déclaré que la Turquie était confrontée à une "structure dictatoriale" qui ne "tolérait plus la différence d'opinions".

"Nous accordons une très grande importance à la liberté de la presse. Nous sommes prêts à faire tout ce que l'on peut à ce sujet. Dans les vraies démocraties, le but du pouvoir politique n'est pas de fermer les journaux mais de les faire vivre", a-t-il indiqué.

Les autres partis d'opposition ont également réagi. Ayhan Bilgen, le porte-parole du HDP (parti démocratique des peuples, gauche pro-kurde), a dénoncé la pratique des administrateurs. "Le placement sous tutelle judiciaire est devenu une routine dans le gouvernementde la Turquie", a-t-il observé. "Si l'Etat continue à confisquer de cette manière les biens, les sociétés, les fondations de ses opposants, on ne peut plus parler de démocratie dans ce pays, a réagi Altan Tan, député d'obédience islamiste du HDP.

De son côté, la Société des journalistes de Turquie a publié un communiqué de soutien. "La mentalité qui fait taire la presse par les gardes à vue, les arrestations, le blocage de l'accès à Internet et les amendes financières interdit dorénavant les journaux et les chaînes de télévision par le biais des administrateurs", a-t-elle dit. "Nous espérons que le sort de Zaman ne ressemblera pas à celui des médias du groupe Koza Ipek", a-t-il ajouté. Ceux-ci avaient été, en effet, placés sous tutelle judiciaire avant d'être déclarés en faillite...

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