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Corse : le tribunal administratif de Bastia valide l'arrêté anti-burkini de Sisco

Publié le par Felli Bernard

Corse : le tribunal administratif de Bastia valide l'arrêté anti-burkini de Sisco

Corse : le tribunal administratif de Bastia valide l'arrêté anti-burkini de Sisco

6 sept. 2016, 16:12

Source: Reuters

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Après une série d'annulations et de retraits des arrêtés municipaux anti-burkini, le tribunal de Bastia fait exception et donne raison au maire de la commune de Sisco en Corse. La juridiction a retenu le motif de risque de trouble à l'ordre public.

Le tribunal de Bastia a rejeté la requête en référé déposée par la Ligue des droits de l'homme (LDH), et a considéré que «compte tenu [de la rixe intercommunautaire ayant eu lieu à Sisco le 13 août dernier] et du fait que l'émotion n'[était] pas retombée, la présence d'une femme portant un costume de bain [de type burkini] serait de nature à générer des risques avérés d'atteinte à l'ordre public qu'il appart[tenait] au maire de prévenir».

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«C'est un soulagement pour moi et ma population, et même, je crois pour toute la Corse», s'est félicité le maire de Sisco, Ange-Pierre Vivoni à l'annonce de la décision administrative. «Mon arrêté n'était pas de la prévention, je l'ai pris pour la sécurité des biens et personnes de ma commune, je risquais d'avoir des morts».

C'est la première fois depuis la décision du Conseil d'Etat concernant la ville de Villeneuve-Loubet qu'une juridiction administrative confirme un arrêté municipal interdisant le port du burkini à la plage.

Le 26 août dernier, le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative, avait en effet donné tort au tribunal administratif de Nice en invalidant l'arrêté anti-burkini de Villeneuve-Loubet, qui se fondait, lui, sur le principe de laïcité. Un moyen juridique trop flou pour le Conseil d'Etat qui avait par ailleurs rappelé aux maires ayant pris des arrêtés anti-burkini qu'ils ne pouvaient se fonder sur d'autres considérations que l'ordre public, «la sécurité de la baignade ainsi que l'hygiène et la décence».

Lire aussi : Le maire corse qui «voulait exclure tous les Maghrébins» s'est tué à moto

France

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