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Négociations sur la Syrie : Poutine accuse la France d'avoir cherché à «envenimer la situation»

Publié le par Felli Bernard

Négociations sur la Syrie : Poutine accuse la France d'avoir cherché à «envenimer la situation»

Négociations sur la Syrie : Poutine accuse la France d'avoir cherché à «envenimer la situation»

12 oct. 2016, 14:59

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Au lendemain de l'annulation par Moscou d'une rencontre qui était prévue à Paris entre François Hollande et Vladimir Poutine, le président russe s'est déclaré offensé par le comportement de la diplomatie française sur le dossier syrien.

«Ce n'est pas la France qui doit être offensée par le veto russe, mais plutôt Moscou qui doit être offensé», a déclaré le chef du Kremlin, mercredi 12 octobre, lors d'un forum économique à Moscou. Vladimir Poutine reproche à Paris de s'être engagé à respecter les amendements déposés par Moscou sur sa proposition de résolution au Conseil de Sécurité de l'ONU concernant la Syrie, puis d'avoir soumis un texte qui n'en tenant aucun compte – un comportement ayant contraint la Russie a user de son droit de veto.

«Lorsque Jean-Marc Ayrault s'est rendu à Moscou, Sergueï Lavrov [le chef de la diplomatie russe] lui a assuré que Moscou n'avait pas la volonté d'utiliser son droit de veto si la France prenait en compte les amendements proposés par Moscou», a déclaré le président russe, avant d'ajouter que «la résolution française ne mentionnait pas du tout la responsabilité de l'opposition et de ses combattants dans la crise actuelle en Syrie». Une manière, selon le dirigeant russe, de se plier à la volonté de Washington : «Servir les intérêts politiques des Etats-Unis, est-ce le rôle de pays sérieux qui prétendent à un titre d'un grand puissance?», a-t-il regretté.

«Nous n'avons jamais voulu de rupture avec les Etats-Unis»

Vladimir Poutine, en outre, a assuré que les tensions diplomatiques entre les Etats-Unis et la Russie, au sujet notamment du dossier syrien, n'était pas le fait de cette dernière. «Nous n'avons jamais voulu de rupture avec les Etats-Unis. Au contraire nous aspirons aux bonnes relations avec ce grand pays, le plus grand économie du monde», a insisté le chef d'Etat.

Washington, a assuré le président russe, a au contre contribué à refroidir les relations entre les deux pays ces derniers mois, en accusant Moscou de piratage en Amérique – le piratage par WikiLeaks, notamment, des mails de la direction du Parti démocrate. Les Etats-Unis, selon Vladimir Poutine, chercherait de cette manière à «distraire l'attention de l'essentiel des informations relayées par les hackers, qui révèlent une manipulation de l'opinion publique» de la part des responsables politiques américains.

Brouille diplomatique entre Paris et Moscou

Les déclarations du chef du Kremlin sur la diplomatie française font référence à une proposition de résolution de la France sur un cessez-le-feu à Alep, soumise au Conseil de Sécurité de l'ONU le samedi 8 octobre, et rejetée en raison du veto russe. Paris a par la suite posé son veto à la contre-proposition de Moscou, à l'unisson avec Washington et Londres.

Le lendemain de l'étalement de ces désaccords, dimanche 9 octobre, François Hollande avait laissé entendre qu'il pourrait annuler la visite de Vladimir Poutine à Moscou, mercredi 19 octobre. Dans la matinée du mardi 11 octobre, le président russe avait fait savoir qu'il souhaitait «reporter» son voyage diplomatique dans la capitale française, lorsque «François Hollande se sentira prêt» à discuter avec lui.

Détails à suivre...

International

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