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Qu’est-ce qui peut remplacer l’UE?

Publié le par Felli Bernard

Qu’est-ce qui peut remplacer l’UE?

Note du Saker Francophone

Une version mystique, sans nuances et plutôt controuvée d'un avenir possible pour l'Union Européenne, invoquant les mânes du général De Gaulle

Par Fr. Andrew Phillips – Le 13 décembre 2016 – Source Katehon

Lorsque Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre de la Belgique, qui dirige désormais l’alliance des « libéraux et démocrates pour l’Europe » au Parlement européen, a décrit les personnalités politiques britanniques quittant l’UE comme des « rats quittant un navire qui coule », il a révélé le fond de sa pensée.

 

Comme d’autres bureaucrates de l’UE, il sait que le temps est compté, que l’UE est effectivement un navire qui coule. Sa disparition dans les poubelles de l’histoire n’est pas une question de si, mais seulement de quand. L’invention d’après-guerre de l’UE – mais pas sous ce nom à l’époque – n’était clairement qu’un accommodement provisoire voulu par les États-Unis.

Il est étonnant qu’elle ait duré si longtemps, surtout après l’effondrement du bloc soviétique, puis de l’Union soviétique il y a exactement vingt-cinq ans, dont l’existence, comme celle de l’OTAN, était la seule raison d’être de l’UE.

La tromperie, au détriment du peuple britannique en 1972, du Premier ministre d’alors, Edward Heath – qui avait été récompensé d’un yacht de 40 000 £ pour sa trahison et qui fait actuellement l’objet d’une enquête pour pédophilie – soumettait le Royaume-Uni à l’autorité étrangère du traité de Rome. Rappelons que c’est un autre homme politique belge, Paul Henri Spaak, qui a été chargé d’élaborer des propositions pour un Marché commun européen. Spaak était un révolutionnaire qui s’était entretenu avec Trotsky. Son bras droit dans le projet était un baron Robert Rothschild (à ne pas confondre avec le banquier de New York du même nom). En 1954, Rothschild avait été nommé chef de cabinet de Spaak au ministère belge des Affaires étrangères et travailla pendant deux ans avec Spaak sur le traité de Rome.

Non seulement Spaak et Rothschild ont rédigé le Traité, mais ils ont également eu l’occasion de décider où il serait signé. Ils ont choisi la salle principale du premier étage du Palazzo dei Conservatori sur le sommet sud de la colline du Capitole à Rome. Ils savaient que le Palazzo avait été construit au Moyen Âge juste au-dessus du Temple de Jupiter. Le site avait une immense importance païenne, spirituelle et politique. Chaque année, le sénat romain païen avait l’habitude de tenir sa première réunion dans le Temple. Jupiter était le protecteur, le conservateur de Rome. Non seulement cela, il était le successeur romain du maître du panthéon grec, Zeus, et si l’autel de Zeus à Pergame était qualifié dans le Nouveau Testament (Apocalypse 2, 13) de « siège de Satan », c’était l’équivalent satanique de Rome.

Cependant, bien que les millions d’Européens – condamnés par les sionistes comme populistes – se réjouiront quand la tyrannie détestée de l’UE disparaîtra finalement, cela ne répond pas à la question de savoir ce qui va la remplacer. Cependant, avant qu’on puisse répondre à une telle question, il faut d’abord répondre à une autre question : qu’est-ce qui a remplacé l’Union soviétique ?

Après tout, l’Union européenne ne s’est jamais présentée sous la forme d’un bloc anti-soviétique et anti-russe conçu par les États-Unis.

De toute évidence, le patchwork actuel de pays non viables qui a remplacé l’Union soviétique ne va pas durer. Eux aussi, comme l’Union soviétique, ne sont que temporaires. Pour trouver des réponses positives à ces deux questions, il nous semble que nous devons chercher dans l’histoire précédant la Première Guerre mondiale qui a ruiné l’axe Paris–Berlin–Saint-Pétersbourg.

Il est clair que les pays inclus avant 1917 dans l’Empire russe forment un territoire qui a besoin d’une sorte d’unité confédérale souple et de coopération économique. Il ne s’agit évidemment pas de recréer une sorte d’unité idéologique centralisée et tyrannique comme l’Union soviétique, ni de recréer l’Empire russe en tant que tel. Il y a déjà les débuts d’une unité aussi souple et d’une telle coopération volontaire dans les pays qui forment l’Union économique eurasienne. Cependant, en 1914, à l’extrémité occidentale du continent eurasien, se trouvaient des empires et des pays d’Europe qui n’ont jamais appartenu à l’Empire russe et qui ont été absorbés dans l’Union européenne. Étranglés par l’idéologie politique et monétaire de l’UE, les peuples de ces pays aspirent maintenant à la liberté.

Il ne faut sûrement pas qu’il cherchent plus loin que l’Union économique eurasienne elle-même. L’Europe occidentale a, dans sa fierté et son arrogance, délibérément choisi de vivre pendant mille ans isolée du continent eurasien, plus large.

Alors qu’elle est maintenant confrontée à l’effondrement sous le poids de sa propre faillite spirituelle et idéologique, connue sous le nom de sécularisme, et l’invasion auto-infligée des islamistes qui n’intégreront jamais ses valeurs, il est maintenant temps pour elle de réintégrer le continent eurasien.

Il s’agit là d’une source vitale qui contient les racines de sa foi chrétienne et donc son identité spirituelle et culturelle. Cependant, plus encore, l’Eurasie représente aussi son salut politique et économique. L’Eurasie, s’étendant vers le Pacifique, possède les ressources minérales et énergétiques qui, à elles seules, peuvent la sauver de sa dépendance d’un Moyen-Orient instable et toujours en guerre.

Le rêve de beaucoup d’hommes politiques européens, l’un des moindres n’étant pas Charles de Gaulle, était une Eurasie de Lisbonne à Vladivostok. Cela devient maintenant possible. En Orient, l’idéologie en faillite du marxisme a été abandonnée il y a vingt-cinq ans. Il appartient désormais à l’Occident, aux pays restants de l’UE, d’abandonner leur idéologie d’une laïcité en faillite. Le temps de l’isolement est terminé. C’est le moment de revenir aux racines. Le rêve d’une Confédération eurasienne des Nations libres et souveraines, qui travaillent librement ensemble, est possible. L’alternative est ce que l’UE a créé en Ukraine : un pays de corruption endémique, d’inflation et de guerre civile auto-infligée. La seule question est de savoir si les dirigeants de l’UE auront le courage de se repentir avant que leur folie ne réduise aussi leurs pays à l’état de l’Ukraine, créant une Ukraine à l’échelle européenne.

Fr. Andrew Phillips

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