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Vers la fin de l’Euro – Le coup de pression de Schäuble qui exhorte la BCE à relever ses taux

Publié le par Felli Bernard

Vers la fin de l’Euro – Le coup de pression de Schäuble qui exhorte la BCE à relever ses taux

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Bilan de la BCE

Rappelez vous, la BCE avait laissé son principal taux directeur inchangé à 0%. Son programme d’achats d’obligations de 80 milliards d’euros par mois sera ramené à 60 milliards à partir d’avril. L’inflation va reprendre mais elle ne devrait pas atteindre les 2% avant 2020. Cela ne convient pas aux Allemands qui veulent vraiment en finir avec cette politique monétaire qui nuit à leurs épargnants . Le conflit entre Pays du nord excédentaires menés par l’Allemagne et ceux du sud (les fourmis) va s’accentuer . Par ce coup de pression Wolfgang Schäuble envoie un message fort : « nous ne voulons PLUS de cette Europe »  . Tout se jouera surement après l’élection en France de 2017 . This is the end pour cette Europe de technocrates . Tout ceci est bon pour l’or .  Z .

Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, s’attaque ouvertement à la politique actuelle de la Banque centrale européenne (BCE ). S’exprimant dans le cadre d’un entretien au magazine The European, le ministre a souhaité une normalisation de l’inflation de façon à ce que la Banque centrale européenne (BCE) en finisse progressivement avec une « politique monétaire inhabituelle ». Pour ne pas dire plus …

Mais selon lui, « on ne peut en sortir que progressivement parce que tout est tellement enchevêtré que seule une sortie très finement élaborée, sans risque de grandes perturbations, est possible« . Enfonçant le clou, Wolfgang Schäuble a par ailleurs déclaré qu’il préférerait vraiment « que les taux d’intérêt ne soient pas aussi bas ».

Le ministre des Finances semble vouloir mettre une forte pression sur la BCE, puisque dans un autre entretien
accordé au Süddeutsche Zeitung, il a parallèlement exhorté la Banque Centrale européenne à sortir dès cette année de sa politique monétaire ultra-accommodante.

« La Banque centrale européenne aura la lourde tâche de sortir de la politique monétaire ultra-expansionniste », déclare-t-il ainsi dans l’édition de vendredi du quotidien. Ajoutant qu’il « serait sans doute judicieux que la BCE ose en sortir cette année ».

Lundi, la fédération bancaire allemande (BdB) avait déclaré pour sa part que la politique de taux extrêmement bas de la Banque centrale européenne créait des difficultés pour les banques et qu’il était temps de commencer « un changement de direction très prudent de la politique », en partie du fait de la reprise de l’inflation.

« Les taux d’intérêt bas sont un énorme problème pour les banques mais le relèvement des taux d’intérêt de la BCE devrait être mené prudemment », a par ailleurs ajouté la BdB qui considère que l’union monétaire de la zone euro n’a pas encore réglé tous ses problèmes.

Afin de soutenir l’économie européenne, la BCE a pris un ensemble de mesures consistant à augmenter la masse monétaire et à maintenir des taux d’intérêt faibles. En relançant le crédit et en offrant un financement à moindre coût aux entreprises et aux individus, la Banque centrale européenne espère ainsi relancer la consommation.

A noter également que lors du dernier Conseil des gouverneurs du 8 décembre dernier, la BCE a prolongé ses achats d’obligations sur les marchés jusqu’à fin 2017, ramenant toutefois le montant mensuel consacré à ses achats de 80 milliards à 60 milliards d’euros.

Ces taux d’intérêt très bas déplaisent fortement à l’Allemagne, cette politique rendant la rémunération de l’épargne de moins en moins attractive. Or, l’épargne est devenue une réelle nécessité pour Berlin ces dernières années, pour pouvoir financer les retraites et faire face au vieillissement de la population.

L’Allemagne est en effet dotée un régime mixte – répartition et capitalisation – de ce fait, la perte de rendement fait mécaniquement plonger les caisses de retraite et de manière plus générale les épargnants. Depuis 2012, le rendement de l’épargne la plus classique – tel le livret A français – a été divisé par deux outre Rhin.

L’agence de notation Standard & Poor’s estime pour sa part que la BCE ne modifiera pas sa politique ultra-accommodante avant 2018, et ce, même si 2017 devrait marquer le retour de l’inflation dans la zone euro. Standard & Poor’s considère en effet que l’inflation « core » – hors éléments les plus instables comme les coûts de l’énergie – devrait demeurer discrète durant les prochains mois, donnant des arguments à la BCE pour maintenir le statu quo. Et ce d’autant plus, si elle décide de considérer la hausse de l’inflation dans l’énergie comme étant momentanée. Au final, « la politique monétaire restera sans doute accommodante jusqu’à ce que l’inflation ‘core’ connaisse un ajustement régulier de sa trajectoire, sans doute pas avant 2018″ estime l’agence de notation.

Source via Reuters, les Echos, France Culture, Presse allemande

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Publié par le 13 janvier 2017 dans économie, général, International

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