Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

communiqué

Publié le par Felli Bernard

~~Je vous livre une information qui je l’espère suscitera votre intérêt et retiendra votre attention.

Du 28 février au 31 mars 2014 a lieu dans les douves-nord des Invalides (face à la Seine) une exposition exceptionnelle de 22 photographies, visible depuis la voie publique, mettant en lumière la réalité quotidienne des blessés de l’Armée de Terre qui, les années s’accumulant, sont estimés à près de 6000.

La blessure du soldat témoigne bien souvent de la dure réalité des combats en opérations.

Cette prise de conscience, parfois brutale, laisse place, ici, à l’émotion, la compassion, l’espoir et la joie d’un retour à une vie quotidienne « normale ».

Trois moments cruciaux dans le parcours du blessé sont ainsi mis en exergue :

- la blessure et la prise en charge immédiate du soldat,

- l’accompagnement par les équipes médicales et organismes de soutien aux blessés et de leur famille

- la réadaptation pour un retour à la vie quotidienne sociale, sportive et professionnelle. Respectueusement,

cordialement

Capitaine Yannick SAUVAGE

Officier communication du Gouverneur militaire de Paris

Hôtel national des Invalides 129, rue de grenelle 75007 PARIS

Tel : 01 44 42 43 79

PNIA : 821 753 43 79

Mobile : 06 65 39 15 91

Fax : 01 44 42 43 64

Voir les commentaires

L’Union Européenne et les USA complices du fascisme ukrainien

Publié le par Felli Bernard

~~Par Miguel Urbano Rodrigues

Mondialisation.ca, 27 février 2014

En Ukraine il se passe des choses inimaginables depuis quelques années.

Le fascisme agit comme pouvoir réel dans un pays qui vit une situation de chaos politique et social. Certains des principaux dirigeants tiennent des discours toujours encapuchonnés, mais leurs chemises exhibent un svastika stylisé comme symbole de leurs options idéologiques.

Des bandes de scories assaillent et détruisent les sièges du parti communiste, exigent l’expulsion des russes et des juifs, l’exécution sommaire des adversaires politiques , envahissent la Rada (Parlement) et en expulsent en les humiliant des députés qui les critiquent.

Ces bandes agissent avec une discipline militaire, exhibant un armement moderne, fourni par les pays centraux de l’Union Européenne, et selon certains observateurs par la CIA. L’appui officiel de l’Occident fasciste est transparent. Les dirigeants d’Allemagne, de France, du Royaume Unis ne cachent pas leur satisfaction.

La baronne britannique Catherine Ashton, responsable des relations internationales et l’Union Européenne, a couru à Kiev pour offrir son appui au « nouvel ordre » ukrainien.

Van Rompuy, le président de l’union Européenne ne cache pas sa joie face à ce nouveau cap de l’Ukraine. Il est question d’allouer une aide de 35 mille millions de dollars de l’U.E., des USA et du FMI dès le moment où sera installé à Kiev un « gouvernement démocratique ».

Une étrange conception de la démocratie, que celle que profilent les messieurs de Bruxelles et de Washington.

Viktor Yanoukevitch laisse un très coûteux héritage. Totalement négatif. Il a gouverné comme un despote et laissera le souvenir d’un politicien corrompu, qui a accumulé une grande fortune par des commerces illicites.

Mais ceux qui contrôlent aujourd’hui la Rada et reçoivent la bénédiction de l’Union Européenne, sont-ils des démocrates ?

A quelques rares exception près, les partis qui se présentent aujourd’hui comme des apôtres de la démocratie et défenseurs de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne maintiennent des relations étroites avec l’oligarchie qui, sous la présidence de Yanoukovitch et pendant le gouvernement de Julia Timoshenko, vola le peuple et ruina le pays, le menant au bord de la faillite.

Ces gens manquent de légitimité pour se présenter comme des interlocuteurs des gouvernements européens, qui avec hypocrisie, leur transmettent leurs félicitations. La situation existante est en plus tellement chaotique qu’il n’est pas évident de savoir qui exerce le pouvoir partagé par la Rada avec les organisations fascistes, qui décident et disposent et qui dans des dizaines de villes, perpétuent des crimes répugnants face à la passivité de la police et de l’armée.

L’hypocrisie de l’Occident L’hypocrisie des dirigeants de l’Union Européenne et des Etats-Unisn ’a rien de surprenant. La discours sur la démocratie est pharisaïque et circule depuis Washington jusqu’à Londres et Paris.

Invoquant invariablement des valeurs démocratiques, ces dirigeants sont responsables des agressions commises contre des peuples sans défense, et quand cela les intéresse, ce sont des organisations islamiques fondamentalistes fanatiques qu’ils arment et financent.

C’est ce qui s’est produit en Irak, en Lybie, dans les monarchies féodales du Golf. En Amérique Latine, Washington maintient les meilleures relations avec quelques dictatures, et promeut les coups d’état pour installer des gouvernements fantoches.

Entre-temps, ils montent des conspiration contre des gouvernements démocratiques qui ne se soumettent pas toujours au nom de la démocratie dont ils se disent gardiens. Les gouvernements progressistes

– Venezuela, Bolivie, Equateur – sont harcelés comme ennemis de la démocratie, pendant que les gouvernements aux matrices fascisantes

– Colombie, Honduras – sont traités comme des alliés privilégiés et définis comme démocratiques.

L’ascension du fascisme en Europe n’est pas un phénomène nouveau Depuis que le Tribunal de Nuremberg a jugé les criminels les plus notables du 3ème Reich on affirme de façon répétitive que le fascisme serait éradiqué dans le monde. C’est une illusion romantique. Avant même que ne soit énoncées les sentences, déjà l’administration Truman avait organisé l’évasion clandestine menée par les E.U. de célèbres personnalités nazies, quelques-uns contractées par des universités traditionnelles.

Simultanément, les gouvernements du Royaume-Uni et des États-Unis maintenaient d’excellentes relations avec le fascisme ibérique. Salazar et Franco furent traités comme des alliés.

Quand la Yougoslavie de désagrégea, la Serbie qualifiée de communiste, fut traitée comme un état ennemi, mais Washington, Londres et l’Allemagne Fédérale établirent des relations d’une grande cordialité avec la Croatie dont le gouvernement était infesté d’ex-nazis.

Après la disparition de l’Union Soviétique, quand la Russie se transforma en pays capitaliste, le fascisme commença à relever la tête en Europe Occidentale.

En France, Le Pen parvint à disputer la présidence de la République à Chirac au second tour. En Allemagne, le pays néo-nazi affirma publiquement sa nostalgie du Troisième Reich Hitlérien.

En Autriche, en Hollande, en Italie, dans les Républiques Baltes les partis d’extrême-droite conquièrent des secteurs importants de l’électorat.

Dans le premier de ces pays le leader néonazi participe à la coalition gouvernementale. En Espagne, l’extrême-droite fait preuve d’une agressivité croissante. Jusqu’à la Suède, le Danemark, la Norvège, des groupes néonazis ressortent dans les rues avec arrogance. Au Portugal, le fascisme, est infiltré dans les partis de droites qui gouvernent le pays. Raviver la mémoire La tragédie Ukrainienne

– j’accomplis un devoir en rappelant cette évidence

– n’aurait pas été possible sans la complicité de l’Union Européenne et des États-Unis. Face à sa stratégie de rapprochement avec la Russie (dont le pouvoir nucléaire dérange), les gouvernements impérialistes de l’Occident et leurs services de renseignement catalysèrent les forces extrémistes qui semèrent le Chaos en Ukraine occidentale, ouvrant la porte à l’onde de barbarie en cours.

Ce furent les auto-dénommées démocraties occidentales qui financèrent et armèrent les bandes fascistes qui rêvaient de programmes de pogroms communistes et exigeaient avec arrogance l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne. Ces scories ne sont pas pas apparus comme par magie d’un jour à l’autre. Le fascisme a des racines anciennes en Ukraine, par-dessus tout dans les provinces de Galitzia, en majorité catholique uniate, qui ont appartenu à l’Empire Austro-Hongrois et, après la première guerre mondiale furent annexées par la Pologne. Il faut se souvenir des 100 000 Ukrainiens qui luttèrent contre l’Union Soviétique incorporés dans les rangs de la Wehrmacht et des SS nazis.

Ces collaborateurs furent, heureusement, une infime minorité. L’écrasante majorité du peuple résista dans cette République Soviétique avec bravoure et héroïsme contre la barbarie allemande, responsable durant l’occupation de la mort de 4 millions d’Ukrainiens et Ukrainiennes. Mais ce n’est pas fortuit que des traîtres comme Sefan Bandera, alliés aux hordes d’envahisseurs, aient été proclamés héros nationaux par les extrémistes de droite de Kiev.

Aujourd’hui, la jubilation des gouvernements de l’Union Européenne face aux événements d’Ukraine remet en mémoire la trahison de Chamberlain et Daladier, quand ils célébrèrent les accords de Munich, prologue de l’holocauste de la Seconde Guerre Mondiale. Loin de moi l’idée d’établir un parallèle entre des époques et des situations tellement différentes.

Le proche avenir de l’Ukraine se présente chargé d’inconnus. Mais rappeler Munich, c’est prendre conscience de ce que le fascisme n’a jamais été éradiqué de la Terre, patrie de l’être humain. Il faut combattre sans pitié le fascisme à l’échelle mondiale.

Miguel Urbano Vila Nova de Gaia, le 25 février 2014

Article original en espagnol : La Unión Europea y los EEUU cómplices del fascismo ucraniano – Resumen Latinoamericano

Traduction Anne Wolff Copyright © 2014 Mondialisation.ca

~~Url de l'article: http://www.mondialisation.ca/lunion-europeenne-et-les-usa-complices-du-fascisme-ukrainien/5371191

Voir les commentaires

Très en colère après les black blocs, Manuel Valls ! Un comique, on vous dit…

Publié le par Felli Bernard

~~Le 25 février 2014

~~L’un des condamnés l’avoue sans gêne : il ne savait pas quel était l’objet de la manifestation, mais « caillasser du CRS, ça soulage ».

Scènes de guerre, quartier saccagés, nantais outrés… Il fallait parler. Manuel Valls a donc pris la parole pour condamner de vraies violences, et il a eu raison sur un point : ces casseurs étaient en marge de la manifestation.

L’immense majorité des manifestants a marché dans le calme contre un projet indécent et contestable, certains ont dû exprimer leur légitime colère après des mois et des mois de contestation ignorée, rien de plus. En revanche la violence inouïe de fin de manifestation, nous savons à qui nous la devons en grande partie, et ne pas le reconnaître serait justement priver de leur légitimité ces manifestants.

« Cette violence venant de cette ultra-gauche, de ces Black Blocs […] est inadmissible et elle continuera à trouver une réponse particulièrement déterminée de la part de l’Etat ».

Alors d’une part, inutile de sortir les grands mots pour embobiner tout le monde, « l’ultra gauche » ou les « blacks blocs » ne sont autres que des antifas (altermondialistes, écolos ou socialistes à leurs heures), ces groupuscules qui profitent depuis quelques mois d’une complaisance scandaleuse de Manuel Valls, trop occupé sans doute à condamner des violences anti-républicaines imaginaires de quelques familles avec poussettes et ballons roses.

Ils avaient agi avec la même violence à Rennes ou à Paris récemment.

Et d’autre part, les beaux discours c’est bien, mais la « réponse particulièrement déterminée de la part de l’Etat », on se marre. 14 interpellations, et 5 condamnations. La belle affaire. Pour simple comparaison, le 26 mai dernier, quelques canettes jetées avaient entraîné 350 interpellations. Le 26 janvier, même scénario, aucune autre violence en fin de manifestation que quelques pétards ou fumigènes : 256 interpellations. Et samedi, à Nantes, 14 personnes interpellées.

Les dégâts ? Un quartier saccagé : cocktails Molotov, boulons et pavés jetés sur les CRS, vitrines explosées et Abribus incendiés… bref, 300.000 euros de travaux. La fermeté de Manuel Valls laisse rêveur, tant elle est aléatoire. « Je ne tolérerai aucun débordement » : étonnamment, c’est le genre de défi que se lance le ministre de l’Intérieur les jours de Manif pour tous uniquement…

Ces jours où les manifestants suivent docilement les policiers venus les arrêter, laissant échapper une fois sur deux un « merci » en fin de garde-à-vue, rattrapés par leur bonne éducation…

Les punks à chien-anarchos-antifas à l’ennemi imaginaire mais à la violence bien rodée, c’est autre chose…

Certains rêvent de dissolution, elle est impossible. Ces groupes n’existent pas. Être casseur d’extrême gauche est d’abord un « état d’esprit » : révolté contre tout ce qui représente l’ordre, et donc le « fascisme », du shampooing aux flics. Alors évidemment, quand la police se présente, ils répondent avec des boulons ou des pavés, courent se réfugier dans une tente et ne présentent pas leurs papiers.

L’un des cinq condamnés l’avoue sans gêne : il ne savait pas quel était l’objet de la manifestation, mais « caillasser du CRS, ça soulage ».

Propre, le combat. Un autre a écopé d’un an ferme, mais est reparti planter ses choux dans la ZAD.

À 24 ans, il a déjà 29 condamnations à son actif. Mais quand on accuse Manuel Valls de faiblesse, il répond rouge de colère : « Nous ne sommes complaisants avec personne ». Un comique, on vous dit.

Pour que cessent ces violences il n’y a pas mille solutions : des interpellations massives, et des peines réelles. Alors si vraiment l’État est décidé à apporter une vraie réponse à ces violences, il faudrait peut-être commencer par laisser les CRS en famille les soirs de Veilleurs, et les envoyer en renfort les jours de manifs antifas…

~~Charlotte Dornellas

http://www.bvoltaire.fr/charlottedornellas/tres-en-colere-apres-les-black-blocs-manuel-valls-comique-vous-dit,51791

MANUEL VALLS

MANUEL VALLS

Voir les commentaires

Destabilisatin de l'Ukraine:les U.S.A pris la main dans la sac

Publié le par Felli Bernard

Destabilisatin de l'Ukraine:les U.S.A pris la main dans la sac

le 27/02/2014

~~L'opération américaine de changement de régime révélée par la divulgation d'un appel téléphonique.

~~Une conversation téléphonique rendue publique entre Victoria Nuland, ministre adjointe américaine des Affaires étrangères en charge des affaires européennes et eurasiennes, et Geoffrey Pyatt, l'ambassadeur américain en Ukraine, expose le caractère anti-démocratique et colonial de l'intervention du gouvernement Obama dans cette ex-république soviétique.

La discussion entre ces deux responsables comprend une revue détaillée des diverses personnalités de l'opposition de droite que Washington envisage d'installer au pouvoir, et de la façon dont il se sert des Nations unies pour valider cette opération.

Si l'Allemagne et d'autres puissances européennes ont travaillé étroitement avec le gouvernement Obama pour promouvoir les manifestations violentes contre le président Viktor Yanukovytch, cet appel rendu public révèle les tensions entre les puissances impérialistes.

À un moment, Nuland dit à Pyatt, « on s'en fout de l'UE. » Cette discussion, postée anonymement sur YouTube souligne le caractère complètement cynique de la diplomatie officielle de Washington. La rhétorique du gouvernement Obama sur la « démocratie » et le droit du peuple ukrainien à déterminer son propre futur n'est qu'une mascarade concoctée pour le grand public.

En coulisses, les responsables du gouvernement parlent franchement entre eux du véritable objectif – faire avancer les intérêts géostratégiques et économiques de Washington en Europe de l'Est en installant des pantins pro-américains et anti-russes dans la capitale ukrainienne.

La conversation entre la ministre assistante Nuland et l'ambassadeur Pyatt aurait eu lieu vers la fin du mois dernier, après que le président Viktor Yanukovytch a offert les postes de premier ministre et vice-premier ministre aux dirigeants de l'opposition Arseniy Yatsenyuk et Vitali Klitschko.

À propos de Klitschko, le chef du parti UDAR (frapper), qui a des liens financiers étroits avec le parti conservateur au pouvoir en Allemagne, Nuland dit à l'ambassadeur : « Je ne pense pas que Klitsch devrait aller au gouvernement. Je ne pense pas que ce soit nécessaire, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. » Pyatt est d'accord, disant, « laissons le en dehors qu'il fasse ses classes en politique.

» Nuland poursuit ainsi: « Yats [Yatsenyuk] est le type qui a l'expérience économique, l'expérience de gouverner. » Pyatt met ensuite Nuland en garde car « C'est Klitschko qui commande » dans l'opposition, et qu'elle aura besoin « d'agir rapidement sur tout ça » et de parler avec le chef d'UDAR dans le cadre de leur « gestion des personnalités » de la direction de l'opposition.

L'entière criminalité de la campagne de Washington pour installer un régime complaisant à Kiev apparaît clairement dans la discussion entre Nuland et Pyatt sur Oleh Tyahnybok, le chef du parti néo-fasciste de l'Union pan-ukrainienne (Svoboda).

Nuland le décrit comme l'un des « trois grands » à la tête de l'opposition. Cette responsable du ministère des affaires étrangères va jusqu'à dire à Pyatt que « ce dont [Yatsenyuk] a besoin [une fois installé au pouvoir] c'est de Klitsch et Tyahnybok à l'extérieur – il a besoin de leur parler quatre fois par semaine.

» Ces remarques confirment qu'il n'y a aucune confusion au sein du gouvernement Obama sur le fait qu'ils travaillent en partenariat avec des mouvements fascistes en Ukraine. Tyahnybok est le chef du parti Svoboda, qui s'appelait au départ le Parti social-national d'Ukraine et avait un logo néo-nazi.

En 2004, Tyahnybok chantait les louanges des partisans ukrainiens de la seconde Guerre mondiale, qui, déclarait-il, « n'avaient pas peur, mais prenaient leurs fusils automatiques, allaient dans les bois se battre contre les Moscovites, les Allemands, les Juifs et autres racailles. » Il ajoutait que l'Ukraine devait encore être libérée de la « mafia judéo-moscovite».

En 2005, Tyahnybok a signé une lettre ouverte aux dirigeants ukrainiens pour demander la fin des « activités criminelles » de la « juiverie organisée, » qui, déclarait-il, tentait de commettre un « génocide » contre le peuple ukrainien. Voilà l'un des « trois grands » avec lesquels le gouvernement Obama travaille pour installer un régime à sa botte en Ukraine.

Hier, Nuland a rencontré plusieurs personnalités de l'opposition, dont Oleh Tyhanybok. Aucun détail sur cette discussion n'a été rendu public, mais l'ambassadeur Pyatt a publié sur Twitter une photo d'une Nuland souriante posant à côté du dirigeant pro-nazi et de ses collègues La rencontre d'hier entre Nuland et Tyahnybok n'était pas la première.

Les deux ont également participé à des discussions à huis clos lors de son précédent passage en Ukraine en décembre dernier. Après cette réunion, Nuland a organisé une séance de photos sur la place centrale de Kiev qui a servi de quartier général aux manifestations anti-gouvernement organisées par l'opposition de droite, distribuant du pain aux manifestants pour démontrer le soutien américain.

Lors de sa conversation téléphonique avec Pyatt, Nuland a applaudi le secrétaire général de l'ONU Ban KI-moon pour avoir dépêché un envoyé spécial, Robert Serry, en Ukraine.

Cela, explique-t-elle, sera « formidable, je pense, pour aider à faire tenir cette chose [un nouveau gouvernement].

» Ces remarques soulignent le rôle joué par l'ONU comme instrument de l'impérialisme, travaillant avec les États-Unis et leurs alliés pour couvrir ou soutenir leurs opérations prédatrices dans le monde entier. Immédiatement après sa louange de l'ONU, Nuland déclare, « on s'en fout de l'UE, » apparemment par frustration devant le fait que les puissances européennes n'en fassent pas plus pour soutenir cette opération de changement de régime.

D'après le Kyiv Post, une autre conversation téléphonique rendue publique, en allemand, entre une responsable de l'UE, Helga Schmitt, et l'ambassadeur de l'UE en Ukraine, Jan Tombinski, comprend une discussion entre ces deux personnes sur la manière dont les États-Unis considèrent l'UE comme trop « douce » sur l'Ukraine.

Dans la discussion entre Nuland et Pyatt, l'ambassadeur américain exprime son accord sur le besoin d'impliquer l'ONU, disant, « Nous devons faire quelque chose pour que ça colle, parce que vous pouvez être certaine que si cela commence à prendre de l'ampleur, les Russes travailleront en coulisses pour tenter de le torpiller. »

Il ajoute que « nous voulons essayer de faire venir une personnalité de stature internationale ici pour aider à ce que tout cela accouche. »

Washington est engagé dans une lutte sans merci pour saper tous les obstacles créés par Moscou à sa volonté de domination de la région eurasiatique dont l'importance géo-stratégique est cruciale, le vaste territoire qui va de l'Europe de l'Ouest aux frontières occidentales de la Chine en passant par un Moyen-Orient et une Asie centrale riches en pétrole.

L'impérialisme américain fait la promotion des mouvements fascistes en Ukraine et jette de l'huile sur les flammes naissantes d'une guerre civile pour faire avancer ses intérêts et augmenter la pression sur le gouvernement russe.

La nomination de Nuland au poste de ministre assistante des Affaires étrangères en charge des affaires européennes et eurasiatiques en mai dernier faisait clairement partie de la stratégie agressive du gouvernement Obama.

Avant cela, elle avait travaillé comme vice-conseillère à la sécurité nationale pour le vice-président Dick Cheney et elle a épousé Robert Kagan, un commentateur et historien néoconservateur bien connu.

Hier, Sergei Glazyev, un haut collaborateur du président russe Vladimir Poutine, a affirmé que les États-Unis dépensaient 20 millions de dollars par semaines pour soutenir les groupes de l'opposition ukrainienne, y compris en leur fournissant des armes.

En réponse aux questions sur cet appel rendu public, le porte-parole du ministère des affaires étrangères Jen Psaki a admis qu'il est authentique et a déclaré que Nuland s'était excusée auprès des responsables de l'UE, avant de déclarer de manière absurde que cet incident marquait « un nouveau record de bassesse des services de renseignements Russes. »

Psaki a déclaré que si le gouvernement Obama n'a aucune preuve que le gouvernement russe soit responsable de l'interception et de la fuite de la conversation téléphonique, c'est cependant « quelque chose qu'il a activement promu, faisant des posts, des tweets, là-dessus, et nous pensons que c'est un nouveau record de bassesse. »

Le lanceur d'alerte de la NSA Edward Snwoden a révélé que le gouvernement Obama a érigé un vaste réseau de surveillance qui enregistre les communications téléphoniques et Internet de la population mondiale, dont les chefs d'état et de gouvernement.

Il n'est pas en position de donner des leçons à qui que ce soit sur de « nouvelles bassesses ».

Ses protestations hypocrites pointent néanmoins les inquiétudes qu'il a sur les dommages que pourraient causer cette conversation à sa campagne en cours contre Moscou et le gouvernement Yanukovytch. __________________________________________________________ Source(s) : Cameroonvoice / Par Patrick O'connor, le 10.02.2014 / Relayé par MetaTV(metatv.org) Source Autre Source :

http://www.realpolitik.tv/2014/02/republique-bananiere-dukraine-episode-3/

http://philip.dru-administrateur.nwo.over-blog.com/2014/02/d%C3%A9stabilisation-de-l-ukraine-les-usa-pris-la-main-dans-le-sac.html

Voir les commentaires

Endettement: les Etats européens ne doivent plus se financer sur le marché privé (Rocard)

Publié le par Felli Bernard

~~Endettement: les Etats européens ne doivent plus se financer sur le marché privé (Rocard)

~~ 27/02 | 15:52 Les Etats européens ne doivent plus se financer sur le marché privé et payer des intérêts, et l'"orage menace" devant le niveau actuel de la dette mondiale, estime l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, dans une interview jeudi à l'Opinion. "Il faut financer les Etats sans leur faire payer d'intérêts (...) Il ne faut plus que les Etats, en Europe, se financent sur le marché privé", souligne M. Rocard. "Depuis la fin des Trente Glorieuses, fait-il valoir, notre dette s'élèverait, dans ce scénario, à 20% du PIB au lieu de 90%". "J'admets que ce serait une violation absolue du consensus monétariste sous l'égide duquel on est gouverné", poursuit l'ancien Premier ministre. "Mais il est temps, d'une part, de se rappeler que la croissance américaine et britannique est entièrement financée par la planche à billets; d'autre part, que la dette mondiale est actuellement trois fois supérieure au PIB mondial", relève-t-il. Selon lui, "l'orage menace. Il faut sortir de cet étau. C'est vital (...) Je demande à tous les grands penseurs de sciences économiques de me dire si mon idée n'est pas tenable".

~~ "La Banque centrale européenne n'a pas le droit de se comporter comme elle le fait aujourd'hui. Il est vital que nous dépassions nos conformismes intellectuels, compte tenu du fait que les +savants+ n'ont rien vu venir et que la mise en place d'un autre système ne peut être, bien entendu, que progressive. Ni, cela va de soi, se limiter à la seule France", développe encore l'ancien Premier ministre. "Le pouvoir, en France comme en Europe, doit se moquer des médias, enseigner à tous les logiques de l'économie, griller la quotidienneté et accepter l'évidence que, les menaces dépassant en gravité et en nature tout ce qu'on a connu jusqu'ici, les réponses doivent être à la hauteur", analyse-t-il aussi. Et de conclure: "il nous faut, pour cela, d'abord une pensée à dix ans, ensuite une explication à dix ans. Et, avec cela, un peu de courage".

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00586510-endettement-les-etats-europeens-ne-doivent-plus-se-financer-sur-le-marche-prive-rocard-653389.php?xtor=EPR-1500-[international]-20140227-[s=461370_n=2_c=204_]-1500123@2

Voir les commentaires

Crimée / Ukraine. L’OTAN « extrêmement préoccupée ». Mais c’est tout

Publié le par Felli Bernard

~~fév 27, 2014

~(BRUXELLES2 au siège de l’OTAN) En ouvrant la séance de la commission Ukraine-OTAN, Anders Fogh Rasmussen a entendu annoncer un signe politique envers l’Ukraine : « un partenaire important pour l’OTAN » et un ami —

« l’OTAN est et reste un ami de l’Ukraine » —. Il a aussi exprimé son « extrême préoccupation » sur les « récents développements en Crimée ».

L’action de ce matin (menée) par un groupe armé est « dangereuse et irresponsable » dénonce-t-il. Avant « d’exhorter » la Russie de « ne pas prendre d’action qui pourrait (conduire) à une escalade de la tension ou créer des incompréhensions ». Il a aussi « exhorté le nouveau gouvernement ukrainien à continuer ses efforts pour établir un processus politique inclusif qui reflète les aspirations démocratiques du peuple ukrainien tout entier.

Et exhorter toutes les parties à délaisser la confrontation, réfréner les actions provocatives et retourner à la voie du dialogue ».

Préserver l’intégrité territoriale Même message du côté du Rond Point Schuman. « L’UE garde le même message. Nous l’avons déjà dit : toutes les parties prenantes doivent continuer à respecter l’intégrité territoriale. Nous continuerons à répéter cela (encore) aujourd’hui. L’intégrité territoriale de l’Ukraine doit être respectée par tous » a rappelé le porte-parole de la Commission européenne lors du point de presse régulier. (Nicolas Gros-Verheyde avec Loreline Merelle au siège de l’UE)

Commentaire : un simili feu vert ? En déclenchant une « inspection soudaine » de ses troupes le 26 février, jour où les ministres de la Défense de l’OTAN, le président russe Poutine ne semble pas l’avoir fait uniquement par souci tactique sur le terrain. Il teste ainsi la capacité de réactivité de l’Alliance. Malgré les mots assez durs du secrétaire général de l’OTAN, on en reste pour l’instant aux mots.

Aucune décision ne semble encore prise, même à titre préventif, par l’Alliance. Ce qui s’apparente, de fait, à un feu vert, limitatif aux autorités russes.

Le message étant : ne poussez pas le bouchon trop loin. En gros, prenez la Crimée, pas le reste. (MAJ) Pas de demande d’assistance, pas de plan Cette impression a été confirmée officiellement par le secrétaire général de l’OTAN, A.F Rasmussen, à l’issue du Conseil, après la réunion des ministres de la Défense. « Ma déclaration est très équilibrée. J’ai averti ‘toutes les parties’ de ne pas entreprendre d’escalade de la situation ». Autrement dit un message destiné aux Russes comme … aux Ukrainiens. Et d’ajouter, répétant un message classique : « l’armée doit rester neutre. Ce que nous avons besoin est un dialogue politique, un processus inclusif. » A.F Rasmussen a également précisé que :

1) « Aucune demande d’assistance n’a été soumise à l’OTAN » par l’Ukraine ;

2) « il n’y aucun plan pour intervenir militairement ». On peut le dire plus crûment : si l’Ukraine entreprend une quelconque action militaire, elle restera seule…

~~Nicolas Gros-Verheyde

http://www.bruxelles2.eu/zones/asie-centrale-georgie-russie-europe-caucase/lotan-extremement-preoccupee.html

Voir les commentaires

La Russie ne se laissera pas faire. L’Ukraine peut dire adieu à la Crimée

Publié le par Felli Bernard

~~fév 26, 2014

~~(BRUXELLES2) Si la plupart des Européens observent avec circonspection les réactions russes envers l’Ukraine, ils ont raison. Certains, cependant, se rassurent en se disant que les Russes n’ont pas intérêt à se froisser avec leurs voisins occidentaux, que la situation économique de la Russie est fragile peut difficile et l’ère des interventions militaires est passée.

J’aimerai y croire si je vivais dans une cité féérique, avec des petits legos pour construire les maisons, les routes, où tout est pensé, logiquement, où on peut défaire et refaire. Mais ce serait oublier un ou deux précédents récents, comme l’intervention en Géorgie en 2008, à la veille des Jeux olympiques de Pékin, ou le blocage complet de Moscou sur la Syrie !

Jouer l’autruche ne servira à rien. La Russie ne pourra pas accepter que l’Ukraine bascule dans le camp occidental, et passe à l’OTAN et à l’UE avec armes et bagages.

Une gifle à Moscou Car la révolution ukrainienne de février, le « coup d’état démocratique » est une véritable gifle pour le Kremlin. L’Ukraine cherche à asseoir un peu plus son indépendance, elle le fait avec l’Union européenne, et dans un esprit démocratique, multipartisan plus fort que peut l’être le centralisme russe. Le Kremlin ne peut pas laisser faire.

Humilié, il doit très vite réaffirmer son leadership pour sa population d’abord, sur la région ensuite, aux yeux du monde enfin. Une atmosphère de « paix froide » Effectivement l’époque de la « guerre froide » est derrière nous.

La Grandeur de l’URSS n’est plus. Et le monde a changé en 20 ans, moins simpliste, avec de nombreux pôles de puissance en émergence. Mais la « paix froide » continue. Et la Russie d’aujourd’hui dispose encore de plusieurs armes.

D’abord en Crimée et à Sébastopol qui abrite la flotte russe de la mer noire. La Crimée et Sébastopol vont quitter l’Ukraine Kiev peut faire une croix sur cette péninsule, rattachée sur le tard à l’Ukraine et qui a déjà une autonomie. Un petit effort de plus. Et elle sera totalement autonome, voire indépendante ou rattachée à la Russie. Et cela peut se faire très rapidement.

Bien entendu les Européens et l’OTAN répètent sur tous les tons leur attachement au maintien de l’intégrité territoriale du pays. « Une Ukraine stable, indépendante et souveraine est une clé pour la sécurité euro-atlantique » vient de déclarer le secrétaire général de l’OTAN Anders-Fogh Rasmussen, en prélude à la réunion des ministres de la Défense de l’Alliance.

Cela aura-t-il un effet. On peut en douter. La montre tourne… vite. Déjà, sur place, certains mouvements se font. Des camions et blocs de béton semblent se mettre en place, dessinant une frontière, au moins pour « protéger » Sébastopol (ville qui ne fait pas partie de la région autonome de Crimée).

Il suffira ensuite de masser quelques troupes de « maintien de la paix », en « protection », un peu comme en Transnistrie et Ossétie du Sud. Puis d’organiser un référendum d’autodétermination, à la manière… du Kosovo.

Et la Crimée partie de l’Ukraine sera terminée. Qui pourrait s’y opposer ?

Tous les autres moyens Ensuite, il y a des minorités en Ukraine. Dans sa fièvre législative, le nouveau parlement a commis une erreur : supprimer les langues des minorités. Une belle provocation que les Russes et Russophones ne pourront que saisir.

Mais il y a surtout un tissu économique commun entre l’Ukraine et la Russie, notamment dans le sud autour d’Odessa ou à l’Est. Le temps jouera-t-il à l’apaisement ou aux crispations.

Moscou a tout intérêt à une stratégie de tension, quitte à les susciter, les provoquer. Elle n’a aucun intérêt à l’apaisement. (Maj) on apprend jeudi matin que des hommes armés gardent les batiments du gouvernement de Crimée.

(Nicolas Gros-Verheyde) NB : Un nouvel article a été créé avec les éléments des Grandes manoeuvres russes : un exercice « surprise » qui n’est pas surprenant Share Button

~~Nicolas Gros-Verheyde

http://www.bruxelles2.eu/zones/asie-centrale-georgie-russie-europe-caucase/la-russie-ne-laissera-pas-faire.html

(crédit : ministère russe de la Défense)

(crédit : ministère russe de la Défense)

Voir les commentaires

Contredire avec Taddéï ou interdire avec Caron ?

Publié le par Felli Bernard

Contredire avec Taddéï ou interdire avec Caron ?

~~Publié le 26 février 2014 à 16:00

~~On n’a pas besoin d’une démocratie à sens unique

Contredire avec Taddéï ou interdire avec Caron :

c’est, en effet, la question. Sur un plan anecdotique, elle est d’actualité puisque Natacha Polony a décidé de quitter au mois de juin ONPC et qu’elle va donc laisser le champ libre à Aymeric Caron.

À moins que Laurent Ruquier ne la remplace par une personnalité qui montrera encore davantage, par contraste, les faiblesses, les banalités ennuyeusement partiales et bêtement progressistes d’Aymeric Caron.

Celui-ci n’en revient pas d’avoir ce rôle qui oblige à passer par lui si on est curieux d’écouter les propos du principal invité du samedi soir. Malgré les rires lassants de Laurent Ruquier qui devrait laisser les autres apprécier la portée de ses plaisanteries au lieu de toujours s’en esclaffer par avance.

Sur le fond, Frédéric Taddéï parvenant à garder son calme s’est expliqué une nouvelle fois sur sa conception du débat, ce qu’impliquait, selon lui, la liberté d’expression et sa déontologie de journaliste, qui le conduisait à faire connaître la pensée et les écrits des autres ; sans que lui-même évidemment puisse être assimilé aux positions parfois peu convenues, voire provocatrices de certains de ceux qu’il avait conviés pour traiter de telle ou telle problématique particulière.

C’est le sujet choisi qui rendait nécessaire, au nom du pluralisme intellectuel, la présence de certaines personnalités, aussi peu consensuelles qu’elles soient, et non pas l’appétence immodérée et partiale qu’aurait éprouvée Frédéric Taddéï pour des personnes minoritaires et réprouvées en général par tout ce que notre monde médiatique et politique compte comme parfaits beaux esprits.

Donc qu’on entend et voit partout, auxquels on ne coupe pas la parole et qui donnent à chaque émission une touche d’ennui distingué.

En face de Natacha Polony qui faisait ce qu’elle pouvait pour instiller un peu de finesse et d’esprit dans les interrogations et d’Aymeric Caron qui en ahanant s’efforçait de planter de piètres banderilles à l’encontre d’un Taddéï maître de soi et du jeu, une problématique centrale est apparue, si on veut bien éliminer deux joutes périphériques.

On sentait bien que ce n’était pas assez pour Caron d’entendre Taddéï faire part de son peu de sympathie pour les thèses et les provocations de Soral et de Dieudonné parce qu’il se serait retrouvé fort dépourvu dans le procès qu’il cherchait à lui intenter. Il exigeait, par un diktat aussi simpliste que lui-même, que Taddéï, jamais, au grand jamais, ne pût trouver de l’intérêt à ce soufre et à “ces délires” comme il les nommait.

À cet ultimatum, Taddéï a échappé avec élégance et Caron est resté coi.

La contextualisation prétendue nécessaire, pour mieux déchiffrer et critiquer les échanges, aussi a donné à rire. Caroline Fourest, qu’on citait et qui avait joué un rôle honteux contre Taddéï, avait déjà dû en rabattre avec les dix minutes que, selon elle, Taddéï aurait octroyées à Hitler dans un débat.

Devant l’indignation soulevée par cette bassesse, ces minutes avaient été réduites à six puis à cinq. Encore un peu de temps, et Hitler aurait disparu. Facile de deviner ce qui se niche au cœur de ce désir superfétatoire d’explication !

Rien de moins que l’infantilisation du citoyen, l’insertion de l’auditeur et du téléspectateur dans un processus préréglé où des panneaux démonstratifs et impérieux viendront par avance départager les bons et les méchants, les salauds et les héros pour qu’à aucun moment on ne puisse être tenté de rendre la vie complexe, de la soupeser dans sa plénitude, ses ambiguïtés et son infinie richesse, la nuit et le jour ne se faisant pas d’ombre mais s’enrichissant l’une et l’autre, par opposition.

On n’a pas besoin d’une démocratie qui se contenterait de nous tracer une route à sens unique avec un code univoque. Et qui nous les imposerait. Le dialogue entre Taddéï et Caron ne mettait pas aux prises deux conceptions de la morale. Taddéï était sans doute plus indigné que Caron face à certaines aberrations de la parole et de l’écrit puisqu’il n’adoptait pas une posture théâtrale à leur sujet. Son désaccord allait de soi. Il ne concernait que la manière de traiter ces indésirables et ces trublions.

Pour Caron, il s’agissait de les effacer, de les exclure, de ne jamais les inviter même sur des thèmes où leur apport aurait été fondamental. Ils étaient à condamner par principe. D’une certaine manière, le journaliste s’arrogeait droit de vie ou de mort médiatique sur eux et le droit de grâce ne pouvait exister que si quelques kamikazes de la pensée protestaient. Interdits par Aymeric Caron. Ou contredits si on suivait la pente de Frédéric Taddéï.

Pour celui-ci, pas d’ostracisme ni d’injonction. Il est le serviteur de l’intensité intellectuelle consubstantielle à tout débat authentique. Ceux qui viennent échanger n’ignorent pas qu’ils pourront tout dire, tout se dire jusqu’à cette limite que la loi impose : au-delà on n’est plus dans la liberté mais dans l’infraction.

Pas une fois, les émissions de Taddéï n’ont dérapé et ne l’ont obligé à intervenir rudement ou même à expulser. Face à la pensée perverse ou fausse, il y aura des paroles qui la contrediront et qui, grâce à cette démarche, donneront son prix à l’émission. Et priveront le mensonge ou l’absurdité de l’aura d’avoir été étouffés.

Une démocratie comblée grâce à la liberté consacrée. Une démocratie respectée grâce au pluralisme organisé. Le bien, le mal, l’affrontement, la vérité. Peut-on hésiter un seul instant entre le couperet honteux et peureux de Caron et l’ouverture intelligente et libre de Taddéï ?

Philippe BILGER

http://www.causeur.fr/caron-taddei-polony-dieudonne,26410

Voir les commentaires

Ukraine : Ianoukovitch sort de son silence

Publié le par Felli Bernard

~~ ALERTE INFO > 11H11 Ukraine : Ianoukovitch sort de son silence Ianoukovitch a déclaré aujourd'hui aux agences russes se considérer toujours comme le président de l'Ukraine. Il demande à la Russie de garantir sa sécurité, par peur d'actions menées par des "extrémistes". Le président ukrainien Viktor Ianoukovicth a été destitué samedi. Un mandat d'arrêt international a été lancé contre lui

. Plus d'infos sur Le Figaro

Alerte info Figaro 27-02-2014

Voir les commentaires

Le Maroc "maîtresse" de la France

Publié le par Felli Bernard

~~Dernière mise à jour : 26/02/2014 à 11:43

~~Des jeunes manifestent, la France dément toujours

~~Des “milliers” de jeunes ont manifesté, mardi après-midi, devant l'ambassade de France à Rabat pour dénoncer les agissements de responsables français à l'égard du Royaume. En France, le Quai d'Orsay a démenti mardi les propos prêtés à l'ambassadeur de France à Washington.

~~ Des “milliers” de protestataires, “venus de plusieurs villes” du Maroc, ont scandé mardi des slogans dénonçant les propos insultants, scandaleux et inadmissibles, attribués à l'ambassadeur de France à Washington à l'égard du Royaume.

Ils ont demandé à la France de présenter des excuses. “Nous dénonçons les propos de l'ambassadeur français à l'égard de l'amitié maroco-française”, “Nous rejetons les agissements irresponsables de la France” , “Le Maroc ne peut être insulté”, tels sont quelques slogans scandés devant l'ambassade de France à Rabat.

Vendredi dernier, l'ambassade du Maroc en France avait exprimé “son étonnement face à l'absurdité” d'une affaire rapportée par l'AFP, qui a affirmé qu'une association demande l'audition du directeur général de la surveillance du territoire (DGST), Abdellatif Hammouchi, au sujet d'une prétendue complicité de torture au Maroc. Samedi, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, avait pour sa part indiqué que le gouvernement déplore profondément les mots blessants et les expressions humiliantes attribués à l'ambassadeur de France à Washington.

L'erratum du journal Le Monde Alors que le quotidien français Le Monde avait indiqué que c'est François Dellatre, ambassadeur de France à Washington, qui avait soutenu que le Maroc est une “maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux mais qu'on doit défendre”, le journal a publié sur son portail web un erratum. Sa rédaction a précisé lundi soir qu'une “erreur de traduction s'est glissée” dans son article. “Les propos (...) rapportés par un acteur espagnol (Javier Bardem), comparant le Maroc à une “maîtresse”, (...) attribués à François Delattre, ambassadeur de France aux Etats-Unis, (...) ont été prononcés, selon ce même acteur, par Gérard Araud, ambassadeur de la France aux Nations Unies ”, précise Le Monde.

Mais que ce soit François Delattre ou Gérard Araud, le porte-parole du Quai d'Orsay a tenu, mardi, à démentir les propos prêtés à l'ambassadeur de France. Le ministère français des Affaires étrangères a même précisé qu'il n'y a pas eu de rencontre entre Delattre et l'acteur espagnol.

De son côté, le journaliste franco-marocain Mohamed Ouamoussi a affirmé dans un article publié sur le site d'information Hespress avoir contacté Gérard Araud. Ce dernier lui a confirmé, lui aussi, ne pas avoir tenu ces propos et n'avoir jamais eu l'occasion de rencontrer Javier Bardem.

L'ambassadeur de France aux Nations Unies compte également, à en croire le journaliste, présenter une demande auprès du ministère des Affaires étrangères français pour traîner en justice l'acteur espagnol.

Mardi soir, le porte-parole du Quai d'Orsay avait avancé que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, devait s'entretenir avec son homologue marocain, Salaheddine Mezouar, pour faire le point sur la situation.

aufait avec agences

http://www.aufaitmaroc.com/actualites/maroc/2014/2/26/des-jeunes-manifestent-la-france-dement-toujours_218331.html?utm_source=daily_newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=aufait_newsletter#.Uw8QeY2Ybrc

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>