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Les États-Unis ont décidé de ne pas réduire...

Publié le par bernard felli

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Les États-Unis ont décidé de ne pas réduire les achats de moteurs-fusées en Russie

Publié le par Felli Bernard

Aujourd'hui, 16:14

Les États-Unis ont décidé de ne pas réduire les achats de moteurs-fusées en Russie

© Photo: RIA Novosti/Alexandr Kryazhev

Par La Voix de la Russie | L’Amérique « a repris ses sens après l'ivresse des sanctions » et était prête à augmenter les achats de moteurs-fusées russes, a déclaré le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine aux journalistes lundi.

La Chine, selon Rogozine, est également intéressée par les moteurs-fusées russes. « Ils en ont besoin de ces moteurs pour développer les chargements plus maximaux, et nous nous intéressons à ces fournitures ».

Précédemment, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a ordonné l'Armée de l'Air des Etats-Unis de reconsidérer les principes de la coopération avec la Russie dans le domaine militaro-technique et de réduire la dépendance de l'Amérique de moteurs russes
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_06_30/Les-Etats-Unis-ont-decide-de-ne-pas-reduire-les-achats-de-moteurs-fusees-en-Russie-3573/

 le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine aux journalistes lundi.

le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine aux journalistes lundi.

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Des marins russes en France pour se familiariser...

Publié le par bernard felli

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Des marins russes en France pour se familiariser avec les Mistral

Publié le par Felli Bernard

Des marins russes en France pour se familiariser avec les Mistral

Des marins russes en France pour se familiariser avec les Mistral

11:38 30/06/2014

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Les 400 marins russes qui formeront les équipages des bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral construits par la France pour la Russie sont arrivés lundi dans le port français de Saint-Nazaire, rapportent les médias européens.

Les marins, qui constituent deux équipages de 200 hommes, doivent se former au maniement des Mistral d'ici l'automne prochain. Ils seront logés à bord du navire militaire Smolny de la Flotte russe de la mer Baltique.

La Russie et la France ont signé en 2011 un contrat de 1,2 milliard d'euros pour la construction de deux bâtiments de type Mistral pour la Marine russe. Ces navires sont en cours de construction aux chantiers STX de Saint-Nazaire. Le premier bâtiment - le Vladivostok - a été mis à l'eau et sera remis à la Russie à l'automne 2014, et le second - baptisé Sébastopol - à l'automne 2015.

La Marine russe entend construire quatre BPC de classe Mistral>>

Sur fond de crise ukrainienne, la livraison des BPC français à la Russie a provoqué des tensions entre Paris et ses alliés. Les Etats-Unis se montrent particulièrement hostiles à la vente des navires à Moscou. Or, les autorités françaises promettent de remplir leurs engagements malgré les pressions de Washington.

Des marins russes en France pour se familiariser avec les Mistral

Des marins russes en France pour se familiariser avec les Mistral

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Quelle cible après l’Irak ?

Publié le par Felli Bernard

Quelle cible après l’Irak ?

par Thierry Meyssan

La demande de la Maison-Blanche de disposer de 500 millions de dollars pour soutenir l’« opposition syrienne modérée », alors même que le président Obama l’a qualifiée d’« incapable de renverser le président Assad », a été présentée comme un engagement tardif de Washington en Syrie. Mais pour Thierry Meyssan, ce dispositif n’est pas centré sur la Syrie : les États-Unis installent de vastes armées autour de l’Irak et menacent une troisième cible.

Réseau Voltaire | 30 juin 2014

Español Deutsch

Alors que la ministre de la présidence syrienne, Bouthaïna Chaabane, se trouvait à Moscou, elle fut invitée par le ministère norvégien des Affaires étrangères à participer à un forum international. Comme plus de 170 responsables syriens, Madame Chaabane figure sur la liste des personnalités sous sanctions occidentales, notamment interdites de voyager.

Sur instruction du président el-Assad, Bouthaïna Chaabane se rendit directement à Oslo, sans revenir à Damas. Sur place, elle rencontra les 18 et 19 juin l’ancien président états-unien Jimmy Carter, l’actuel n°2 de l’Onu le diplomate états-unien Jeffrey Feltman, et le directeur de cabinet du président iranien cheikh Hassan Rohani.

Pourquoi donc la Norvège, État membre de l’Otan, a-t-elle pris cette initiative ? Quels messages les États-Unis souhaitaient-ils transmettre ? Que voulaient-ils négocier avec la Syrie ?

Aucune des parties n’a communiqué sur ces entretiens et le site internet du Forum d’Oslo est désespérément muet.

Le budget des opérations états-uniennes outre-mer

Quelques jours plus tard, le 25 juin, le président Obama présentait au Congrès son budget 2015 pour les opérations diplomatiques et militaires outre-mer (Overseas Contingency Operations – OCO). Sur 65,8 milliards de dollars, 5 milliards seront consacrés à la création du Fonds de partenariat anti-terroriste (Counterterrorism Partnerships Fund - CTPF) que le président avait annoncé lors de son discours de West Point, le 28 mai [1].

Selon un communiqué de la Maison-Blanche, 4 milliards seront gérés par le Pentagone, et le cinquième par le département d’État.
3 milliards seront utilisés à la fois pour former les forces locales antiterroristes, lutter contre les idéologies radicales, lutter contre le financement du terrorisme, et promouvoir des manières « démocratiques » de gouverner.
1,5 milliard sera utilisé à prévenir l’extension du conflit syrien chez ses voisins, à la fois en formant les services de sécurité pour qu’ils ferment les frontières et en aidant les réfugiés.
0,5 milliard sera utilisé pour « former et équiper des éléments contrôlés de l’opposition armée syrienne pour aider à défendre le peuple syrien, stabiliser les zones sous contrôle de l’opposition, faciliter la fourniture de services essentiels, contrer les menaces terroristes, et favoriser les conditions d’une règlement négocié ».
Enfin 0,5 milliard seront conservés pour faire face aux situations de crises nouvelles.

Dans le communiqué de la Maison-Blanche, que signifie « stabiliser les zones sous contrôle de l’opposition » ? Il ne peut s’agir de créer des embryons d’État car ces zones sont trop petites et disjointes. Probablement s’agit-il de créer des zones de sécurité pour Israël. La première à la frontière israélo-syrienne et la seconde à la frontière turco-syrienne, de sorte qu’en cas de conflit Damas puisse être pris en tenaille. Ces zones seraient confiées à « des éléments contrôlés de l’opposition armée syrienne », confirmant l’idée que le soutien de Washington aux Contras ne vise plus à renverser l’État syrien, mais uniquement à protéger la colonie juive de Palestine.

Cette tactique doit être rapprochée de la déclaration du président Obama, le 20 juin à CBS This Morning : « Je pense que cette notion selon laquelle il y avait une force syrienne modérée capable de vaincre [le président syrien Bachar] Assad n’est tout simplement pas vraie, et, vous le savez, nous avons passé beaucoup de temps à essayer de travailler avec une opposition modérée en Syrie (…) L’idée qu’elle était en mesure de renverser soudainement non seulement Assad, mais aussi d’impitoyables djihadistes, hautement qualifiés, à la condition que nous leur envoyons quelques armes est un fantasme et je pense qu’il est très important pour le peuple américain -. mais peut-être plus important encore, pour Washington et pour la presse - de le comprendre. » [2].

Washington s’expose à une condamnation de la Cour internationale de Justice

Si le Congrès l’approuve, l’aide apportée par les États-Unis aux jihadistes en Syrie sera transférée d’un programme secret de la CIA à un vaste programme public du Pentagone.

Ce transfert viole la base du droit international qui interdit strictement de soutenir financièrement et de former militairement des opposants dans un pays tiers, qui plus est pour le diviser en deux États. Le simple fait de l’annoncer comme objectif, même si le Congrès devait le repousser, constitue une menace contre la Syrie qui viole le droit international. Il ne fait aucun doute que la Syrie obtiendrait une condamnation des États-Unis si elle portait plainte devant la Cour internationale de Justice, c’est-à-dire le tribunal interne des Nations unies. En 1984, le petit Nicaragua avait ainsi porté plainte contre les États-Unis pour leur soutien officiel aux Contras. Il faut compte un à deux ans pour que la Cour statue.

On ne doit donc pas s’étonner que le timide secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, ait publié une étrange tribune libre dans laquelle il accable la Syrie, mais qualifie au détour d’une phrase d’ « irresponsable de la part des puissances étrangères de continuer à soutenir militairement des parties qui commettent des atrocités et des violations flagrantes des droits de l’homme et des normes fondamentales du droit international. J’ai instamment demandé au Conseil de sécurité d’imposer un embargo sur les armes. » [3]

Certainement, Washington ne s’est engagé sur ce terrain qu’après avoir obtenu de Bouthaïna Chaabane que son pays ne porterait pas plainte contre les États-Unis. Mais en échange de quoi ? À l’évidence, bien que le discours états-unien soit dirigé contre la Syrie, sa cible réelle est aujourd’hui ailleurs — et ce n’est pas simplement l’Irak.

La poursuite de la déstabilisation de l’Irak

La percée de l’ÉIIL (« Daesh ») se poursuit en Irak. Tout en prétendant être surpris et vouloir soutenir l’intégrité de l’Irak, Washington encadre en sous-main les jihadistes avec l’aide de la France et de l’Arabie saoudite [4].

La fable du groupuscule terroriste qui conquiert en deux jours le tiers d’un grand pays ayant du mal à passer, les médias de l’Otan et du CCG assurent désormais que la population sunnite s’est ralliée à l’ÉIIL. Peu importe les 1,2 million de réfugiés sunnites et chrétiens qui fuient devant les jihadistes, cette explication masque mieux la préparation de l’invasion par Washington.

Comme prévu, les États-Unis ont confirmé qu’ils n’interviendront pas avec des troupes au sol et menacent les États qui viendraient en aide au gouvernement fédéral irakien de Nouri al-Maliki. Ainsi, lorsque ce dernier a remercié la Syrie d’être entrée en territoire irakien pour y bombarder des colonnes de l’ÉIIL, John Kerry a froncé les sourcils : « Nous avons clairement indiqué à tous les acteurs dans la région que nous n’avons pas besoin qu’il se produise quelque chose venant exacerber les tensions sectaires qui sont déjà très élevées » [5].

Dans sa grande mansuétude, le président Obama a concédé l’envoi de 300 militaires, essentiellement pour protéger les bâtiments US, laissant le gouvernement de Nouri al-Maliki seul face à son destin. Désemparé, le Premier ministre cherche de nouveaux alliés. Plutôt que d’attendre vainement des F-16, il vient d’acheter des bombardiers à la Biélorussie et à la Russie.

L’Iran a envoyé des armes et des conseillers, mais pas de combattants, pour venir en aide aux seuls chiites. À l’évidence, il existe un accord, au moins tacite, entre Washington et Téhéran pour démanteler l’Irak. On aimerait bien savoir ce que l’ambassadeur Jeffrey Feltman et le directeur de cabinet du président Hassan Rohani ont pu en dire à la ministre de la présidence syrienne, Bouthaïna Chaabane.

Tout au plus peut-on déduire que l’Iran et la Syrie ont conditionné leur passivité ou leur aide au plan US au maintien d’un couloir de circulation entre leurs deux pays, actuellement coupé par l’ÉIIL.

Quoi qu’il en soit, le plan de remodelage du « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East) trouve un début de concrétisation en Irak malgré les tentatives ratées de 2003 et de 2007. D’une manière générale, il faut admettre que le démantèlement d’un État ne peut se faire en un jour, mais demande au minimum une décennie de chaos préalable.

Les Turcs, qui sont les premiers dindons de la farce, ont reçu Nechirvan Barzani à Ankara. Le Premier ministre du gouvernement régional du Kurdistan irakien les a assurés qu’il ne restituerait jamais Kirkouk au gouvernement fédéral de Bagdad et se dirige vers l’indépendance, tout en leur garantissant qu’il ne tenterait pas de soulever les Kurdes de Turquie. Ankara dispose donc de temps devant lui, même si la logique des événements ressurgira inévitablement dans les années à venir, provoquant l’explosion de la Turquie. Acculé, le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan a fermé sa frontière avec la Syrie, cessant soudainement son soutien aux mercenaires étrangers qu’il alimente en armes depuis trois ans et auquel il fournissait une base arrière. Non seulement, il craint que rapidement ses Kurdes ne se soulèvent, mais aussi que son armée profite de la situation pour le renverser.

Le ralliement d’anciens officiers et soldats de la Garde personnelle du président Saddam Hussein à l’ÉIIL modifie la donne. Ces hommes entendent d’abord se venger de leur mise à l’écart par le gouvernement al-Maliki dont ils tiennent responsable à la fois les États-Unis, l’Iran et l’Arabie saoudite. Ayant exercé des responsabilités, ils n’ont aucune difficulté à travailler aujourd’hui pour Washington, comme le fit longtemps leur leader Saddam Hussein. Ils savent que les ambitions iraniennes s’arrêteront aux seules populations chiites et tournent donc leur vindicte contre l’Arabie saoudite.

La cible saoudienne

Dans cette perspective, Washington considère que le moment est venu de remodeler le royaume saoudien, conformément au plan de Laurent Murawiec. En 2002, le stratège français avait conclu sa présentation au Pentagone par ces trois expressions : « L’Irak est le pivot tactique ; l’Arabie saoudite est le pivot stratégique ; l’Égypte sera la récompense » [6]. En d’autres termes, les Saoud ne peuvent-être renversés que depuis l’Irak, et celui qui provoquera leur chute contrôlera l’Égypte.

Conscient qu’ils sont la prochaine cible, la dynastie a laissé de côté ses querelles de famille pour défendre ses intérêts communs. Le roi Abdallah, qui passait un long repos au Maroc, est revenu à Riyad. Au passage, son avion a marqué une escale au Caire. Ne pouvant se déplacer, le roi a reçu le général al-Sissi dans son avion [7]. Il lui a confirmé que les États-Unis ne parviendraient pas à évincer sa famille de sitôt. Et pour se faire bien comprendre, il lui a garanti que le royaume contrôlait et contrôlerait toujours l’ÉIIL. C’est pourquoi, il avait décidé de rappeler à son service le prince Bandar bin Sultan qui l’accompagnait à bord de l’avion.

Depuis 2001 et la mort réelle d’Oussama Ben Laden, le prince Bandar était le chef du mouvement jihadiste international. Ce grand-maître de la guerre secrète ayant échoué à renverser Bachar el-Assad et s’étant fâché avec les États-Unis à l’occasion de la crise des armes chimiques, fut renvoyé à la demande de John Kerry. Son retour est la carte maîtresse des Séoud : Washington ne peut espérer lancer les jihadistes à l’assaut du royaume tant qu’il sera aux affaires.

Furieux, le secrétaire d’État John Kerry s’est rendu impromptu au Caire pour mettre en garde le président Abdel Fattah al-Sissi, afin qu’il ne mette pas tous ses œufs dans le même panier. Le régime militaire égyptien est en effet devenu totalement dépendant des dons saoudiens. John Kerry a débloqué 572 millions de dollars (le tiers de l’aide habituelle à l’Égypte, bloquée depuis le coup d’État) et annoncé la livraison imminente des 10 hélicoptères Apache promis de longue date à l’armée égyptienne pour stabiliser le Golan (et par conséquent pour garantir la sécurité d’Israël).

Poursuivant ses voyages de préparation de la déstabilisation de l’Arabie saoudite, John Kerry était le 25 juin au sommet de l’Otan, à Bruxelles. Il y a souligné que la situation en Irak devait pousser à « envisager sous un angle stratégique la collecte du renseignement, les préparatifs, la réponse, les temps de réaction, la nature de la réponse », en d’autres termes la « disponibilité opérationnelle » qui serait à l’ordre du jour du sommet du Pays de Galles, les 4 et 5 septembre.

Le lendemain, le 26, le secrétaire d’État se réunissait à Paris avec ses homologues d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de Jordanie. Selon Associated Press, Washington espère que l’Arabie saoudite et la Jordanie utiliseront les tribus bédouines transfrontalières pour transporter des armes et de l’argent afin de soutenir les sunnites irakiens (comprendre : soutenir l’ÉIIL) [8].

Poursuivant son voyage, John Kerry se rendait, le 27, en Arabie saoudite. Il y rencontrait le président de la Coalition nationale syrienne, Ahmad Jarba. Il soulignait alors que M. Jarba est membre de la tribu bédouine des Chammar (comme le roi Abdallah) qui se déplace aussi en Irak et que l’« opposition syrienne modérée » pouvait aider militairement à stabiliser l’Irak [9]. On se demande bien comment des gens qui furent « incapables » de renverser la Syrie malgré toute l’aide apportée pourraient jouer un rôle militaire en Irak et pourquoi M. Jarba, qui entretient des liens personnels avec l’ÉIIL, irait le combattre.

La parade saoudienne

Juste avant de recevoir le secrétaire d’État, le roi Abdallah décidait « de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les acquis de la nation et son territoire, et la sécurité et la stabilité du peuple saoudien (...) au cas où des organisations terroristes ou autres seraient susceptibles de nuire à la sécurité de la patrie » [10].

Dans la même ligne, le roi Abdallah décidait de confier la gestion du dossier irakien… au prince Bandar bin Sultan qu’il avait renvoyé le 15 avril… à la demande de John Kerry à la fois en raison de son échec à renverser le président Bachar el-Assad et de sa soudaine animosité contre l’administration Obama.

Riyad est prêt à aider Washington à démanteler l’Irak, mais ne le laissera pas déborder en Arabie.

Comprenant le message, le « Gouvernement provisoire » syrien —mis en place par la Coalition nationale— destituait le général Abdel Ilah al-Bashir et tout son état-major (entièrement composé d’officiers issus de la seule tribu bédouine des Neim). N’ayant plus ni troupes, ni officiers, la Coalition pouvait affirmer avec certitude que, dès réception, les 500 millions de dollars promis iraient presque directement à l’ÉIIL.

Thierry Meyssan

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[1] « Discours à l’académie militaire de West Point », par Barack Obama, Réseau Voltaire, 28 mai 2014.

[2] “Obama : Notion that Syrian opposition could have overthrown Assad with U.S. arms a "fantasy"”, CBS, 20 juin 2014.

[3] Version française : « Syrie : mettre fin à l’horrible guerre », par Ban Ki-Moon, Le Temps, 27 juin 2014.

[4] « Washington relance son projet de partition de l’Irak », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 16 juin 2014.

[5] “Kerry issues warning after Syria bombs Iraq”, par Hamza Hendawi et Lara Jakes, Associated Press, 25 juin 2014.

[6] Le lecteur téléchargera ici le texte de l’exposé Powerpoint que m’avait alors transmis un informateur états-unien. Malheureusement, j’ai perdu les images. Taking Saudis out of Arabia, Laurent Murawiec, Defense Policy Board, 10 juillet 2002.

[7] “Saudi king makes landmark visit to Egypt”, Al-Arabiya, 20 juin 2014.

[8] “US, Sunni States Meet on Mideast Insurgent Crisis”, par Lara Jakes, Associated Press, 26 juin 2014.

[9] « Kerry, Syrian Coalition Leader During Their Meeting in Jeddah », Department of State, 27 juin 2014.

[10] « Décret de la Cour royale : le serviteur des Deux Saintes Mosquées ordonne de prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver la sécurité du royaume », Agence de presse saoudienne, 26 juin 2014

Barack Obama réagit à l’invasion de l’Irak par l’EIIL.

Barack Obama réagit à l’invasion de l’Irak par l’EIIL.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi reçu par le roi Abdallah d’Arabie saoudite à bord de son avion.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi reçu par le roi Abdallah d’Arabie saoudite à bord de son avion.

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La guerre arrive sur le territoire russe...

Publié le par bernard felli

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La guerre arrive sur le territoire russe

Publié le par Felli Bernard

La guerre arrive sur le territoire russe

Nezavissimaïa gazeta

11:38 30/06/2014

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Le moratoire sur l'utilisation de la force en Ukraine, proclamé par le président du pays Piotr Porochenko, expire aujourd'hui à 23 heures, écrit lundi 30 juin le quotidien Nezavissimaïa gazeta. Le communiqué du service de presse présidentiel souligne que des mesures seront prises avant lundi 30 juin - notamment un contrôle opérationnel de la frontière russo-ukrainienne.

Cependant, les récents événements comme la poursuite des bombardements de communes ukrainiennes et du territoire russe, remettent en cause la capacité du président à contrôler la situation. Trois obus ukrainiens ont une fois de plus atterri dans la région de Rostov en Russie, comme l'a annoncé à ITAR-TASS le porte-parole de la direction frontalière du FSB pour la région de Rostov, Vassili Malaev. Le poste de contrôle des véhicules Goukovo a été endommagé. Un éclat d'obus antichar a été découvert dans un bâtiment de Goukovo. "Le 28 juin, un obus a atterri sur le poste de contrôle de Goukovo, un autre a explosé à Vassetski, du district Krasnossouslinski et un autre dans la commune Chakhta-24", a déclaré l'interlocuteur de l'agence de presse.

Le ministère russe des Affaires étrangères (MAE) a fermement condamné les nouveaux tirs sur le territoire russe. "Ces actions des militaires ukrainiens sont un nouveau maillon dans la chaîne des transgressions du cessez-le-feu annoncé par le président ukrainien", annonce le communiqué officiel du MAE.

Le MAE ukrainien a promis d'enquêter le tir de mortier sur le territoire russe. Le ministère ukrainien de la Défense rétorque que les "militaires ukrainiens n'emploient pas l'artillerie et les mortiers en raison de la proximité avec la frontière russe".

Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche à Kiev devant l'administration présidentielle pour protester contre l'annonce de la trêve dans l'est de l'Ukraine. Le représentant du bataillon Donbass a exigé du président de mettre un terme au cessez-le-feu, instaurer la loi martiale en Ukraine et fournir aux militaires les armes nécessaires.

Les habitants de l'est ne sont pas du même avis. Viatcheslav Dementiev, de l'université technique de Donetsk, pense qu'il ne s'agit pas d'une opération antiterroriste mais d'une guerre:
"Le processus de guerre devient un but en soi. On assiste à une auto-régénération du conflit".

Sergueï Tarouta, chef de l'administration régionale de Donetsk, a souligné que les opposants et le peuple n'étaient pas ennemis. "Ils ont un avis différent. Il n'est peut-être pas compris à Kiev et dans l'ouest du pays… mais on ne doit certainement pas les fusiller parce qu'ils pensent autrement."

"Les habitants du Donbass sont très nombreux à protéger sincèrement leur terre et les tombes de leurs proches contre ceux qu'ils voient comme des ennemis – le Secteur droit, Svoboda, la Garde nationale… Quand un chef de site, après son service, vient occuper un poste sur le point de contrôle… Ce ne sont pas les bonnes personnes qui prennent des directives et ce ne sont pas les bonnes personnes qui acceptent d'y obéir… Au final, notre stratégie s'est avérée erronée et la frontière n'est pas protégée."

"Si nous continuions à appliquer les mêmes méthodes qu'aujourd'hui, on ne gagnerait pas. Il est irresponsable d'appeler aujourd'hui le président à la guerre", estime Sergueï Tarouta.

Nezavissimaïa gazeta       © AP/ Manu Brabo

Nezavissimaïa gazeta © AP/ Manu Brabo

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Les petits accommodements d’Herman

Publié le par Felli Bernard

juin 30, 2014

Les petits accommodements d’Herman

Nicolas Gros-Verheyde / Analyse /

JM Barroso et H Van Rompuy devant le monument aux morts (crédit : EBS / CUE)

(BRUXELLES2) Une nouveauté mais pas un saut fondamental. Un saut un peu raté par le manque de volontarisme et de transparence du président du Conseil… Explication

La modalité de désignation de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, par un vote des Chefs d’Etat et de gouvernement, vendredi (27 juin), est une nouveauté. Mais ce n’est pas un saut fondamental. C’est une étape de plus vers la démocratisation. Mais une étape que les « Chefs » ont franchi, sans gaieté de coeur, comme à rebours.

Une pierre britannique à la construction européenne

Paradoxalement. Ce saut qualitatif est dû… à un eurosceptique, David Cameron. Il faudra sans doute dédier un jour au Britannique une statue ou le nom d’une salle au Conseil européen pour son ineffable contribution à la construction européenne Un vote dans l’enceinte confinée d’un Conseil européen est, en effet, exceptionnel. Jusqu’au dernier moment, son président, l’ancien Premier ministre belge, Herman Van Rompuy, n’y était d’ailleurs pas très favorable, préférant garder le huis clos de ces discussions. Il a d’ailleurs pris bien soin de n’entourer ce vote que du minimalisme formel.

Pas de publication des votes

Il n’y a ainsi pas eu retransmission en public du vote ni de publication des votes comme d’ordinaire lors d’une décision du Conseil. La publication des votes ne veut pas dire, en effet, juste l’annonce du résultat et du nombre de votants. Mais un énoncé précis des votes « Pour, Contre, Abstentions », pays par pays, sur une liste officielle, publiée sur internet. On arrive à le faire pour toutes les décisions, comme le montre le dernier vote au Conseil sur « l’application d’un taux d’accise réduit, dans la région autonome de Madère, au rhum et aux liqueurs produits et consommés et, dans la région autonome des Açores » (voir ici). Pourquoi n’arriverait-on pas à le faire au niveau des chefs d’Etat ?

L’interprétation de la lettre, pas de l’esprit des traités

Certes le Traité est silencieux sur les modalités de vote au Conseil européen. Mais le texte prévoit bien (à l’article 16) que « Le Conseil siège en public lorsqu’il délibère et vote sur un projet d’acte législatif ». Certes Conseil n’est pas Conseil européen. Et acte « législatif » n’est pas acte « politique », pourraient dire certains juristes soucieux du respect du traité à la lettre. Le propos n’est pas là. Il y a bel et bien « décision » comme le mentionne d’ailleurs les conclusions du Conseil. Une edécision soumise au vote du Parlement européen. On est donc bel et bien dans un processus législatif. Et il n’y a pas de raison de faire exception sinon à la lettre du traité au moins à son esprit. On aurait donc pu avoir une séance publique – retransmise donc sur les écrans, avec un vote public – et non cette séance en catamini. Le fait que le résultat soit connu, plus ou moins publiquement, ne signifie par que la séance est publique. Ce n’est pas vraiment un service rendu à la démocratie européenne.

Un comportement de petit notaire

Ce comportement de « petit notaire » – cher à Herman Van Rompuy – est d’ailleurs on ne peut plus visible durant toute la procédure. Les Chefs d’Etat et de gouvernement ont toujours interprété a minima les dispositions du Traité pour n’en retenir que les éléments les plus stricts. Ainsi le traité (dans une déclaration n°11) prévoyait de déterminer en « temps utile » la méthode de consultation entre Parlement européen et Conseil européen.

  • (…) des représentants du Parlement européen et du Conseil européen procéderont, préalablement à la décision du Conseil européen, aux consultations nécessaires dans le cadre jugé le plus approprié. Ces consultations porteront sur le profil des candidats aux fonctions de président de la Commission en tenant compte des élections au Parlement européen (…). Les modalités de ces consultations pourront être précisées, en temps utile, d’un commun accord entre le Parlement européen et le Conseil européen.

Mais le président du Conseil a préféré considéré que ce « temps utile » serait le dernier moment. Au lieu d’un accord interinstitutionnel, négocié plusieurs mois auparavant, comme le demandaient les parlementaires, le président du Conseil a l’improvisation d’une procédure sans contrainte. Cela avait sans doute un avantage « tactique », laisser aux Chefs d’Etat l’impression de garder la main. Une victoire de courte durée…

Les rapports de force Parlement européen / Conseil européen

En ne prévoyant pas à l’avance le changement de règles, les Chefs d’Etat et de gouvernement, dans leur ensemble se sont abrités, en fait, derrière un faux-semblant. Celui que les choses n’avaient pas changé depuis le Traité de Maastricht. C’est une erreur.

D’abord par le biais de la menace d’un vote de censure (Commission Santer), puis des auditions de commissaires (Commission Barroso I et II), et maintenant de l’imposition du candidat à la présidence, les partis politiques et le Parlement européen ont, en effet, méthodiquement, gagné du terrain, à chaque nouvelle désignation de Commission, sur le Conseil européen et les Etats nations.

Une procédure à améliorer

Plusieurs leaders européens, sans l’affirmer ouvertement, ont d’ailleurs estimé qu’il faudrait certainement revoir le fonctionnement du Conseil européen la prochaine fois. François Hollande lui-même l’a reconnu. « Il faut sans doute améliorer la procédure de désignation, faire comprendre aux partis que le choix de leur candidat a des conséquences ». Celui qui arrive en tête étant le candidat désigné à la tête de la Commission. « Ce qui implique qu’il y ait une discussion (au préalable) entre Chefs d’Etat et de gouvernement ». Ce même si « la plupart sont chefs de partis également ».

Un propos apparemment partagé par plusieurs leaders autour de la table. Car le Conseil européen dans ce choix européen, qu’il a trop tardé à endosser et qu’il a mal préparé a été placé devant le fait accompli…

(Nicolas Gros-Verheyde)

JM Barroso et H Van Rompuy devant le monument aux morts (crédit : EBS / CUE)

JM Barroso et H Van Rompuy devant le monument aux morts (crédit : EBS / CUE)

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Le dangereux retour des austéritaires, au PS !...

Publié le par bernard felli

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Le dangereux retour des austéritaires, au PS !

Publié le par Felli Bernard

lundi 30 juin 2014

Le dangereux retour des austéritaires, au PS !

Paradoxe assez incroyable qui démontre à quel point la décomposition de la pensée économique, alors que les preuves des méfaits des politiques austéritaires ne cessent de s’accumuler et sont aujourd’hui admises par des intellectuels de tous les bords, le PS y cède de plus en plus, comme le montre le dernier rapport de la Cour des Comptes et le rapport de Jean Pisani-Ferry.

Quand un socialiste propose de faire du Sarkozy !

Le PS est vraiment dans une phase de décomposition intellectuelle avancée pour produire une intelligentsia qui embraye le pas à la pensée économique de la droite la plus bête, pour paraphraser Paul Krugman au sujet de la défense de la politique de l’offre de François Hollande. Didier Migaud, député « socialiste » nommé par Nicolas Sarkozy à la tête de la Cour des Comptes, a publié un rapport qui questionne la capacité du pays à tenir ses objectifs de réduction du déficit budgétaire et propose de réanimer la politique initiée par Nicolas Sarkozy, visant à supprimer 10 000 postes de fonctionnaires par an, mais en incluant les collectivités locales et la Sécurité Sociale au lieu de la limiter à l’Etat. Il avait déjà critiqué la promesse du président de créer 60 000 postes dans l’éducation, malgré un véritable besoin.

Jean Pisani-Ferry, ancien conseiller économique des ministres de l’économie de Lionel Jospin de 1997 à 2002, pousse encore plus loin la logique austéritaire. Il dénonce le poids des dépenses publiques « 12 points supérieur à l’Allemagne », en feignant d’ignorer qu’il compare des choux et des carottes et que la réalité est beaucoup plus équilibrée, notre service public étant beaucoup plus étendu que vos voisins. Il propose de diminuer les dépenses publiques de 54,8 à 48,8% d’ici à 2025, soit un effort de 0,6 point de PIB tous les ans. On suppose qu’il ne prend pas en compte le fait que la baisse des dépenses réduit le PIB, d’un coefficient de 0,9 à 1,7 selon la dernière étude du FMI. Une telle baisse réduirait le PIB de 5 à 10% sur 10 ans, ce qui contredit complètement l’objectif de réduction du poids de la dette, qui serait augmenté d’autant, comme cela se passe dans une partie des pays de la zone euro.

L’austérité est contre productive

Paul Krugman, qui a démonté les politiques austéritaires dans son dernier livre, livre un jugement sévère sur l’UE. Pour lui « les problèmes inhérents à l’euro ont été aggravés par de mauvaises décisions. Les leaders européens ont insisté, et ont continué à insister, malgré les preuves éclatantes, sur le fait que la crise n’était qu’une affaire d’irresponsabilité fiscale, et ont donc imposé une austérité sauvage qui ne fait qu’empirer une situation déjà terrible » et conclut « il est terrifiant de voir un si grand nombre d’européens rejeter les valeurs démocratiques, mais au moins, une partie du problème vient des responsables qui semblent plus intéressés par la stabilisation des prix et la probité fiscale que par la démocratie ». Il est tout de même incroyable de voir le Parti dit Socialiste ignorer la voix de ce « prix Nobel d’économie ».

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