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@ESOPE24 l'imprévu toujours arrive . CETTE...

Publié le par bernard felli

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Où éclatera la prochaine crise économique mondiale ?

Publié le par Felli Bernard

Ariel Noyola Rodríguez
Ariel Noyola Rodríguez

Où éclatera la prochaine crise économique mondiale ?

Préambule

L'année 2016 commence à peine et les pertes des différentes places boursières à travers le monde sont colossales : près de $8 000 Milliards au cours des trois premières semaines de janvier, selon les calculs de Bank of America Merrill Lynch. Le gouvernement américain a assujetti les banques d'investissement à la drogue du crédit bon marché. Et maintenant que le stimulus monétaire de la Fed a pris fin, tout le monde en paie les conséquences. Lors du récent sommet de Davos, il a été souligné que l'incertitude règne parmi les grandes entreprises : personne ne sait où la prochaine crise éclatera.

Le Saker Francophone

Par Ariel Noyola Rodríguez – Le 25 janvier 2016 – Source Russia Today

Un frisson financier a fait sombrer le Club de Davos dans le pessimisme. Plus de 2 000 chefs d’entreprises et dirigeants politiques réunis en Suisse (du 20 au 23 janvier) ne savent plus comment convaincre les gens que l’économie mondiale est sous contrôle. À peine quelques jours après la clôture de la XLVIe édition du Forum économique mondial, les investisseurs ont paniqué : au cours des trois premières semaines de janvier les différentes bourses des valeurs ont totalisé $7.8 trillions de pertes, selon les estimations de Bank of America Merrill Lynch.

Pour la banque d’affaires d’origine américaine, ce mois de janvier restera comme le plus dramatique pour la finance depuis la Grande Dépression de 1929. Les circuits financiers internationaux sont de plus en plus vulnérables. Et l’effondrement de la confiance des entreprises semble irréversible. PricewaterhouseCoopers (PwC) a récemment publié les résultats d’un sondage qui reflète les vues de 1 409 dirigeants d’entreprises de 83 pays sur les perspectives économiques : 66% des participants estiment que leur organisation fait face à de plus grandes menaces aujourd’hui qu’il y a trois ans et seulement 27% pensent que la croissance mondiale va s’améliorer.

L’incertitude est telle que lors du sommet de Davos, il n’y avait pas de consensus parmi les entreprises géantes sur le lieu où la prochaine crise éclaterait. Pourtant, les médias occidentaux ne se lassent pas d’accuser le ralentissement en Chine comme la principale cause de la crise dans l’économie mondiale. En fait, le spéculateur George Soros – qui a attaqué la livre sterling dans les années 1990 – a soutenu à Davos qu’un atterrissage brutal de l’économie chinoise est «inévitable» ; c’était sans aucun doute une déclaration exagérée. À mon avis, il y a une campagne de propagande dirigée contre Pékin pour tenter de cacher les contradictions économiques et sociales graves qui persistent dans les pays industrialisés (États-Unis, Allemagne, France, Royaume-Uni, Japon, etc.).

Malgré le triomphalisme de la présidente de la Réserve fédérale (Fed), Janet Yellen, au cours des dernières semaines, l’économie américaine a de nouveau montré des signes de faiblesse. Le secteur manufacturier a connu en décembre dernier son second mois de contraction, le niveau le plus bas des six dernières années. En outre, l’effondrement des prix des matières premières a soutenu l’appréciation du dollar et il devient de ce fait plus difficile pour le gouvernement américain de contrer la menace de déflation (baisse des prix). L’horizon aujourd’hui est plus sombre après que le prix de référence international du pétrole est tombé en dessous de $30 le baril. Pire encore, le Fonds monétaire international (FMI) a diminué ses nouvelles perspectives de croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial pour cette année de 3,6% à 3,4%.

La vérité est que les politiques de crédit bon marché promues par les banques centrales dans les pays industrialisés après l’effondrement de Lehman Brothers en 2008 ont causé d’énormes distorsions sur les marchés du crédit et maintenant tout le monde doit payer l’addition. Selon les calculs du fonds d’investissement Elliot Management (dirigé par Paul Singer), les banques centrales des grandes puissances ont injecté dans l’économie mondiale environ $15 trillions (mille milliards) depuis la crise de 2008 en achetant des obligations souveraines et des actifs hypothécaires. Malheureusement, cette stratégie n’ouvre pas la voie à une reprise régulière, mais au contraire, augmente la fragilité financière.

La zone euro n’arrive toujours pas à se sortir des taux de croissance économique faibles. La crise a frappé non seulement des pays comme l’Espagne et la Grèce ; le cœur même de l’Europe a été impliqué dans de graves difficultés : la menace de la déflation plane sur l’Allemagne, après avoir appris que les prix à la consommation ont progressé de seulement 0,3% en moyenne en 2015, le niveau le plus faible depuis la récession de 2009 lorsque le PIB allemand s’est contracté de 5% ; et le président français François Hollande, a annoncé à nouveau l’état d’urgence économique face au niveau élevé du chômage et à la faiblesse des investissements.

Cela a vraiment inquiété le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, qui a été forcé d’envisager un élargissement des mesures de relance pour mars prochain. Il en va de même pour la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon, qui avaient pourtant déjà mis en place un taux d’intérêt de référence minimum et lancé des programmes agressifs d’injection de liquidités. Ces deux pays ne sont pas encore parvenus à sortir leurs économies de l’ornière ni à augmenter significativement l’inflation, qui reste loin de l’objectif officiel de 2%.

Avec tout cela, l’écrasante domination du dollar sur le marché mondial des capitaux attribue aux États-Unis un rôle décisif dans la détermination de la politique monétaire des autres pays. Nul doute que la Fed a eu tort de relever le taux d’intérêt des fonds fédéraux décembre dernier. Il n’y avait tout simplement pas suffisamment de preuves pour conclure que la reprise de l’économie américaine était solide et soutenue. Maintenant que la situation a empiré il est presque certain que lors de ses prochaines réunions, le Federal Open Market Committee (FOMC) de la Fed n’augmentera pas le coût du crédit, il est même susceptible de réduire le taux intérêt de référence.

Cependant, le gros problème est que personne ne sait vraiment comment vont réagir les marchés financiers au moindre mouvement de la Fed. Les chutes successives de Wall Street vont-elle déclencher une récession à l’échelle mondiale ? L’hégémonie du dollar sera-t-elle finalement mortellement atteinte face à la vente massive des bons du Trésor des États-Unis ? Dans quelle mesure la Chine et les pays émergents résisteront-ils ? La crise à venir est une énigme pour tout le monde … [La seule certitude est qu’elle approche, vite ! NdT]

Ariel Noyola Rodríguez est économiste, il a fait ses études supérieures à l’Université nationale autonome du Mexique. Contact: noyolara@gmail.com. Twitter:@noyola_ariel.

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Netanyahou dénonce l’initiative française sur l’Etat palestinien en le qualifiant de menace

Publié le par Felli Bernard

Netanyahou dénonce l’initiative française sur l’Etat palestinien en le qualifiant de menace

Netanyahou dénonce l’initiative française sur l’Etat palestinien en le qualifiant de menace

31 janv. 2016, 17:40

© Amir Cohen Source: Reuters

Le Premier ministre israélien espère que la France «dégrise» concernant son intention de reconnaitre l’Etat de Palestine si les efforts de Paris visant à négocier une conférence de paix échouent.

En s’exprimant devant le conseil des ministres, Benyamin Netanyahou a fait référence à l’initiative annoncée par le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius et souligné que l’appel de la France à la tenue d’une conférence internationale comprenait une menace dans le sens où «si ça ne marche pas, la France adoptera essentiellement dans une large mesure, la position palestinienne».

Lire aussi

Selon le Premier ministre israélien, la proposition de la France «va inciter les Palestiniens à refuser la moindre concession». «Le principe des négociations c'est de faire des concessions or cette initiative donne aux Palestiniens les raisons de ne pas en faire», a-t-il déclaré.

Ainsi, Israël va travailler pour que la France révise sa position dans cette affaire, a fait savoir Benyamin Netanyahou ajoutant que la position de son pays était claire. «Nous sommes désireux d’entrer dans des négociations directes sans conditions préalables ou conditions dictées».

Le 29 janvier, le chef de la diplomatie française a annoncé que la France allait relancer rapidement son projet de conférence internationale afin de «faire aboutir la solution à deux Etats», Israël et Palestine.

International

 La France reconnaîtra un Etat palestinien si les efforts de paix échouent, assure Laurent Fabius

La France reconnaîtra un Etat palestinien si les efforts de paix échouent, assure Laurent Fabius

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OTAN : Le gouvernement organise l’abandon de la souveraineté de la France

Publié le par Felli Bernard

OTAN : Le gouvernement organise l’abandon de la souveraineté de la France

OTAN : Le gouvernement organise l’abandon
de la souveraineté de la France
par Gilles Devers, avocat

dimanche 31 janvier 2016, par Comité Valmy

OTAN : Le gouvernement organise l’abandon
de la souveraineté de la France

Le 4 janvier, à l’initiative du futur président du Conseil constitutionnel, l’heureux Fafa, le Conseil des Sinistres a discrètement adopté un projet de loi qui vend la souveraineté de la France aux États-Unis, via l’OTAN. C’est grave.

Les mecs nous amusent avec une modification de la Constitution sur les déchéances de nationalité, sujet sans application, ou des débats sur des conceptions ésotériques de la laïcité, alors que dans le même temps ils refourguent en loucedé la souveraineté de la France à l’OTAN. Ce gouvernement est une pure catastrophe.

Sur le plan technique, le projet s’appelle : « loi autorisant l’accession de la France au Protocole sur le statut des quartiers généraux internationaux dans les pays de l’Alliance ». Pas de quoi passionner les foules… Et pourtant…

Le Protocole

Ce Protocole, signé à Paris le 28 aout 1952 – un acte d’application du Traité de l’Atlantique Nord – c’est ça. Il définit le cadre juridique du stationnement des quartiers généraux de l’OTAN et de leurs personnels au sein des pays de l’Alliance. C’est en quelque sorte le décret d’application du traité de l’OTAN.

Le traité de l’OTAN

Le traité de l’OTAN , c’est la marque de la guerre froide : « Il y a deux blocs, et tu dois choisir ton camp. Si tu viens chez moi, je te protégerai et tu vas limiter tes dépenses militaires. Sinon, tu seras de l’autre camp. »

La France de la IV° République s’était couchée, comme tant d’autres pays, s’en remettant à l’Oncle Sam (Amérique du Nord, Territoire Indien occupé). Comme si l’Oncle Sam se souciait de l’indépendance des Etats européens, alors que seul l’intéresse ses propres intérêts, lesquels passent par la fidélité de ses valets.

De Gaulle 1966

On doit à de Gaulle d’avoir mis fin à cette domination militaire et diplomatique, le 7 mars 1966, annonçant à Lyndon Johnson le retrait de la France de l’OTAN : « La France considère que les changements accomplis ou en voie de l’être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l’évolution de sa propre situation et de ses propres forces ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d’ordre militaire prises après la conclusion de l’Alliance. Aussi, la France se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN ».

La surpuissance US

Depuis 20 ans, les enjeux sont encore plus forts qu’en 1966. L’écroulement du mur de Berlin a conduit à la surpuissance États-Unis, une démocratie d’opérette dominée par son lobby militaro-industriel.

Ce petit pays qui ne compte que 5 % des habitants de la planète, une invention qui date d’à peine plus de deux siècles – rien face à l’Iran, la Syrie ou la Palestine, assis sur cinq ou six millénaires de civilisation – assure 45% des dépenses militaires dans le monde, pour causer des guerres dont le but est d’exploser les peuples pour assoir sa puissance économique.

Tout détruire pour imposer la loi étasunienne, quel que soit le coût pour les populations. La France qui, comme les autres pays européens, subit l’importation du terrorisme, sait ce qu’elle doit aux crimes de guerre commis par les États-Unis pour avoir détruit la Palestine, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie… Imaginons un instant que tous ces Etats soient restés stables dans leurs frontières…

Sarko et Hollande renoncent

« Entier exercice de sa souveraineté » disait de Gaulle. Les duettistes Sarkozy et Hollande (le roi des faux-culs) ont choisi de renoncer à cette souveraineté. Ces frères de lait admirent le leadership US, et ne voient d’avenir que dans la soumission.

Sarkozy a assuré la première étape, en réintégrant en 2009 la structure de commandement de l’OTAN. La France a recommencé à accueillir du personnel de l’OTAN dans ses quartiers généraux militaires, qui ne bénéficient toutefois d’aucun statut international.

Le personnel de l’OTAN en France comme chez lui

D’où l’idée de rejoindre ce Protocole, pour simplifier et harmoniser des règles et procédures administratives liées à l’accueil de personnel de l’OTAN. Une série de mesures techniques – fiscalité, statut social, liberté d’aller et venir, privilèges et immunités – qui permet une vraie intégration. Les dirigeants et personnels de cette structure internationale sont désormais chez eux en France. Les mecs nous font un cirque sur les fonctionnaires de Bruxelles qui voudraient diriger la France, alors qu’ils installent le personnel de l’OTAN et lui donnent les moyens d’exercer au quotidien.

Une préparation opaque et mensongère

Le projet a été engagé au début de l’année 2014 par une discrète consultation interministérielle, et devant le consensus des ministères, la France a alors saisi le Conseil de l’Atlantique Nord d’une demande de ré-adhésion… qui trouve avec ce projet de loi son épilogue. « Mieux vaut co-diriger que subir » : Hollande peut utiliser le vocabulaire de Sarko.

En toute tranquillité, le projet de loi fait référence à un rapport rédigé par Hubert Védrine en 2012,… à ceci près que le rapport était critique sur ce projet, estimant que voir la France « se fondre » dans la pensée de l’OTAN était « un risque à terme, pas immédiat, mais réel, à prendre en compte ». A force de « s’en remettre » aux structures internationales, l’armée française pourrait perdre « sa capacité propre d’analyse des menaces, de réflexion et de prévision sur les scénarios et même de planification ».

Certes. Mais, après tout il nous reste les « valeurs de la République… » et la « laïcité à la française » et autres falbalas franchouillards, autant de phares dans un monde troublé…

Gilles Devers
22 janvier 2016
Mise en ligne CV : 30 janvier 2016

Source :
Actualités du droit

On doit à de Gaulle d’avoir mis fin à cette domination militaire et diplomatique, le 7 mars 1966, annonçant à Lyndon Johnson le retrait de la France de l’OTAN...

On doit à de Gaulle d’avoir mis fin à cette domination militaire et diplomatique, le 7 mars 1966, annonçant à Lyndon Johnson le retrait de la France de l’OTAN...

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La Pologne, comment s’en débarrasser ?

Publié le par Felli Bernard

Finian Cunningham
Finian Cunningham

La Pologne, comment s’en débarrasser ?

La Pologne est un véritable casse-tête pour l’Union européenne, mais aussi pour la Russie

Par Finian Cunningham – Le 22 janvier 2015 – Source : Strategic Culture

Le gouvernement ultra-nationaliste polonais est en train de rendre les problèmes internes de l’Union européenne encore plus aigus. Au moment où les dirigeants de l’Union tirent la sonnette d’alarme sur le risque que les tensions internes ne fassent s’effondrer l’édifice, les Polonais, de plus en plus eurosceptiques, poussent les contradictions du système jusqu’à ses limites. Pour tenter de calmer les tensions, on a appelé l’Otan à la rescousse pour amollir ce gouvernement polonais anti-Union. Eh bien, la conséquence de cette tentative d’atténuer le problème polonais… va être une attitude encore plus agressive de l’Otan envers la Russie.

Quand le nouveau président polonais Andrzej Duda s’est rendu à Bruxelles cette semaine [le 17 janvier, NdT], les tensions étaient palpables avec les autres 27 membres de l’Union. Celle-ci a annoncé qu’elle allait poursuivre son enquête officielle sur les récentes lois votées par le parti au pouvoir Droit et Justice (PiS), et entrées en vigueur au début du mois. Ce parti est arrivé au pouvoir après les élections en octobre, sur un programme de rhétorique anti-Union et des politiques sociales et économiques conservatrices, soutenu par un électorat polonais majoritairement catholique.

Les nouvelles lois en question permettent au gouvernement de M. Duda de virer ou de nommer les dirigeants des médias publics et également d’affaiblir la Cour constitutionnelle. On suspecte cette dernière de donner plus de pouvoir au parti qui gouverne, pour imposer sa marque sur les politiques conservatrices. L’enquête de l’Union sur ces nouvelles lois polonaises déterminera si elles contreviennent à ses standards démocratiques. Et le ton entre Bruxelles et Varsovie va continuer à monter.

Comme le commente la Deutsche Welle : «Beaucoup d’États de l’Union voient les changements en cours en Pologne comme des indices d’un retour au sentiment nationaliste, anti-Union, dans le groupe des nouveaux membres européens de l’Est.»

Le parti Droit et Justice de M. Duda est résolument contre l’entrée dans l’euro ; et il veut plus d’autonomie pour Varsovie, afin de mettre en place sa propre politique économique, comme augmenter la taxation sur les actifs bancaires. La Pologne abandonne la position pro-Union européenne qui était la marque des gouvernements précédents depuis que le pays a rejoint l’UE en 2004. Ce qui inquiète fortement Bruxelles.

Le nouveau gouvernement polonais est aussi hostile à l’arrivée massive d’immigrants extra-européens. Jaroslaw Kaczinski, le dirigeant du parti Droit et Justice, a hérissé les sensibilités libérales à Bruxelles par ses déclarations provocantes anti-immigrants. Selon Reuters, il a déclaré que les réfugiés musulmans ne seraient pas les bienvenus parce qu’ils «menacent le mode de vie catholique des Polonais».

Le gouvernement d’Angela Merkel n’a pas digéré cette position anti-immigrants. Berlin était auparavant proche de Varsovie, en tant que partenaire européen. Mais la ligne polonaise, plus dure, sur l’accueil des réfugiés a provoqué la consternation à Berlin, en partie parce que cela signifie que le fardeau de l’ancienne politique de la porte ouverte va se faire plus lourd pour l’Allemagne.

Pire encore, la politique anti-immigrants de la Pologne, affirmée bien haut, renforce les autres États d’Europe centrale et orientale dans leur réticence à accueillir des réfugiés. L’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque et la Slovénie n’apprécient guère de devoir supporter seuls l’essentiel des problèmes liés à l’arrivée de plus d’un million de réfugiés entrés dans l’Union l’an passé, venant en grande partie des zones de conflit en Syrie, Afghanistan et Irak. Représentant un des plus importants pays de l’Union européenne, le gouvernement Droit et Justice donne plus de poids politique aux rangs des anti-immigrants.

Mais les problèmes de l’Union soulevés par Varsovie sont plus importants que la simple question des immigrants. En défiant la politique économique et les lois centralisées de Bruxelles en faveur d’intérêts plus nationaux, Varsovie s’appuie sur une pression grandissante des eurosceptiques pour s’opposer à l’ensemble du projet européen. Qu’ils soient de droite ou de gauche, les partis eurosceptiques sont en train de monter en flèche partout en Europe, de la Grande-Bretagne à la Belgique, en France, en Espagne, en Italie, aux pays-Bas, au Danemark et en Suède, à des niveaux supérieurs à ceux des États mécontents de l’Europe orientale.

La Pologne et les autres États d’Europe orientale représentent une sérieuse menace à l’establishment de Bruxelles et aux gouvernements de Paris et Berlin qui sont alignés sur lui. Parce que ces États dissidents mettent plus de conviction à soutenir leurs intérêts nationaux – et en particulier sur la question des immigrants extra-européens. Tant le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker que le Président du Conseil européen Donald Tusk ont dit publiquement la semaine dernière leur inquiétude que la libre circulation des personnes soit entravée par les États frontaliers, mettant du coup l’ensemble de la structure de l’Union en danger d’effondrement.

En plus de cet affrontement, le gouvernement polonais Droit et Justice fait fi maintenant des principes juridiques de l’Union avec sa nouvelle législation sur les médias et l’organisation judiciaire. Cette dissidence ouverte à l’égard de Bruxelles va certainement donner des ailes aux autres partis du même bord pour affirmer leurs intérêts nationaux face aux décisions centralisées édictées par la Commission Européenne.

Vu de Russie, on pourrait penser que l’instabilité, les incertitudes et l’incohérence qui apparaissent au sein de l’Union européenne sont des avantages pour Moscou.

D’un côté, une telle instabilité sape l’adhésion unanime de l’Union européenne aux sanctions décidées par les États-Unis contre la Russie à propos de la crise en Ukraine. De nombreux pays de l’Union ont déjà exprimé leur inquiétude au sujet des sanctions, à cause des dommages causés à leur économie du fait de la rupture des liens commerciaux avec la Russie. Plus l’Union devient hargneuse sur les problèmes internes, moins elle garde sa cohésion au sujet de la mise en place des sanctions anti-russes.

Par conséquent, vue de Russie, la montée des partis eurosceptiques est une bonne nouvelle.

D’un autre côté, la Pologne pose un double problème. Parce que l’arrivée au pouvoir du parti Droit et Justice signifiera une attitude plus agressive de l’Otan en Europe de l’Est vis-à-vis de la Russie.

La Pologne s’est toujours montrée pro-Otan, avec conviction, depuis la fin de la Guerre froide. Et les sentiments anti-soviétiques font évidemment partie de la mentalité polonaise, et ce, bien avant le nouveau gouvernement ultra-nationaliste.

Mais le parti Droit et Justice a poussé les démonstrations d’affection pour l’Otan à de nouveaux sommets, tout comme le leitmotiv d’une agression supposée de la Russie contre l’Europe.

Tandis que le Président Duda était à Bruxelles cette semaine, il est important de noter qu’il a été aussi reçu au quartier général de l’Otan, accueilli par le secrétaire général de l’alliance militaire, Jens Stoltenberg.

Duda a fait clairement appel à l’Otan pour que davantage de troupes, d’armes et d’infrastructures soient basées en permanence sur le sol polonais.

Le président polonais a déclaré lors d’une conférence de presse conjointe : «Aujourd’hui, toutes les constatations montrent le besoin d’avoir une présence importante à la fois d’infrastructures et d’unités militaires dans les pays d’Europe centrale, tandis qu’une coopération bien pensée pour ces unités et la défense devrait être prête en cas d’agression russe… Cela signifie une présence accrue en Europe centrale et orientale, à la fois en termes d’infrastructures et en termes de troupes de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord… J’aimerais que cette présence soit permanente, et au plus haut niveau possible.»

Stoltenberg s’est montré très réceptif à ce qui pourrait constituer une escalade sérieuse des capacités militaires de l’Otan pointées sur la Russie.

«L’Otan entretient aujourd’hui une présence militaire permanente dans la région, dont fait partie la Pologne. Et je suis certain qu’après le sommet de Varsovie [qui doit avoir lieu en juillet] nous verrons plus de troupes Otan en Pologne que jamais auparavant», a ajouté M. Stoltenberg.

Revenant sur les troubles européens internes de la Pologne, le Financial Times de cette semaine les évoque en quelques mots, très significatifs, : «Les nouvelles mesures sur les médias et la justice ont provoqué un tollé des dirigeants des pays européens et ont suscité des appels pour que l’administration Obama intervienne.»

Nous supposons donc : l’establishment de Bruxelles et son principal allié à Berlin s’inquiètent profondément du gouvernement anti-européen en place en Pologne, et des occasions de conflits qu’il peut alimenter au sein de l’Union. Varsovie ajoute une pression insupportable sur une Union européenne déjà en état de stress aigu. Mais ce gouvernement polonais est aussi un fanatique pro-Otan et anti-russe. Et là se trouve une soupape de sûreté pour Bruxelles.

Ce que révèle l’extrait du Financial Times cité ci-dessus est que l’establishment de l’Union en appelle à l’administration Obama pour raisonner son vassal turbulent à Varsovie. Ce qui veut dire, inévitablement, que la demande du président Duda pour stationner de façon permanente en Pologne et dans les autres pays pro-Otan – pays baltes, Roumanie et Bulgarie – plus de troupes, plus de chars, plus de missiles et plus d’avions de l’Otan sera prise en compte par les Américains. Cette escalade implique une posture dramatiquement plus agressive envers la Russie sur le flanc oriental de l’Otan.

En échange, Bruxelles semble parier que l’Otan l’aidera à calmer les ardeurs anti-européennes de Varsovie.

En d’autres termes, le problème de l’Union européenne avec une Pologne arrogante est résolu en satisfaisant par l’Otan les demandes de Varsovie. Mais en tentant de résoudre ses problèmes internes, comme on le voit en Pologne, l’Union européenne les reporte sur ses relations externes avec la Russie.

Finian Cunningham

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LA COLERE JUSTIFIEE DE L'ARCHEVEQUE D'ALEP CONTRE LE POLITIQUEMENT CORRECT ET L'EGLISE DE FRANCE !

Publié le par Felli Bernard

 l’archevêque grec-melkite d’Alep, Monseigneur Jeanbart,
l’archevêque grec-melkite d’Alep, Monseigneur Jeanbart,

30 janvier 2016

LA COLERE JUSTIFIEE DE L'ARCHEVEQUE D'ALEP CONTRE LE POLITIQUEMENT CORRECT ET L'EGLISE DE FRANCE !

~~ http://www.bvoltaire.fr/charlottedornellas/sainte-colere-de-larcheveque-dalep,235328?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=11ae831ca1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-11ae831ca1-30425677&mc_cid=11ae831ca1&mc_eid=58ff097ba7

Les médias européens n’ont cessé d’étouffer le quotidien de ceux qui souffrent en Syrie. Charlotte d'Ornellas Journaliste indépendante De passage en France à l’occasion de la Nuit des témoins organisée chaque année par l’Aide à l’Église en détresse, en avait gros sur le cœur. Après avoir décrit la situation dramatique que vivent les Alépins, l’évêque syrien s’est adressé au parterre de journalistes qui étaient venus l’écouter. « Les médias européens n’ont cessé d’étouffer le quotidien de ceux qui souffrent en Syrie et se sont même permis de justifier ce qui arrive dans notre pays en reprenant des informations sans ne jamais les vérifier », a-t-il lancé, fustigeant notamment les agences de presse créées pendant la guerre, « détenues par l’opposition armée », à l’instar de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, source incontournée des médias occidentaux. « Il faut que vous compreniez qu’entre l’État islamique et le gouvernement syrien, notre choix est vite fait. On peut condamner le régime pour certaines choses, mais vous n’avez jamais cherché à être objectifs », a-t-il encore accusé.

À la question de savoir s’il avait pu expliquer sa position aux autorités françaises, Monseigneur Jeanbart a répondu qu’il avait essayé, avant de s’entendre dire qu’il fallait être « moins critique ». Pour lui, pourtant, l’Occident n’a cessé de taire les exactions de l’opposition armée, tout en accablant le gouvernement syrien et son président. « Bachar el-Assad a beaucoup de défauts, mais figurez-vous qu’il a aussi des qualités », a-t-il expliqué, « les écoles étaient gratuites, les hôpitaux aussi, les mosquées comme les églises ne payaient aucune taxe, mais quel gouvernement de la région fait des choses pareilles, soyez honnêtes ? Souvenez-vous aussi que si nous préférons aujourd’hui soutenir le gouvernement, c’est parce que nous redoutons l’instauration d’une théocratie sunnite qui nous priverait du droit à vivre sur notre propre terre. » Lire aussi : DOCUMENT EXCLUSIF :

À Alep avec les derniers chrétiens de Syrie « Oui, j’ai tenté de dire toutes ces choses aux autorités françaises, mais que voulez-vous attendre d’un Laurent Fabius qui se prend pour Dieu le Père en décidant qui mérite ou non de vivre sur cette Terre ? » a-t-il finalement répondu, visiblement las (Laurent Fabius avait affirmé que Bachar el-Assad ne « mériterait pas d’être sur la Terre »). « Est-il possible que la France – que j’aime et qui m’a éduqué par le biais des communautés religieuses installées en Syrie – ait tant changé ? Est-il possible que ses intérêts et son amour de l’argent aient pris le pas sur les valeurs qu’elle défendait autrefois ? » a encore déclaré l’archevêque avec amertume. À la question du positionnement des évêques français, l’évêque pakistanais également présent n’a pas voulu répondre.

C’est donc Monseigneur Jeanbart qui a repris le micro. « La conférence des évêques de France aurait dû nous faire confiance, elle aurait été mieux informée. Pourquoi est-ce que vos évêques se taisent sur une menace qui est aujourd’hui la vôtre également ? Parce que les évêques sont comme vous tous, élevés dans le politiquement correct. Mais Jésus n’a jamais été politiquement correct, il a été politiquement juste ! » a-t-il lâché. « La responsabilité d’un évêque est d’enseigner, et d’utiliser son influence pour transmettre la vérité.

Pourquoi vos évêques ont-ils peur de parler ? Bien sûr qu’ils seront critiqués, mais cela leur donnera l’occasion de se défendre, et de défendre cette vérité. Il faut bien se souvenir que le silence est parfois un signe d’acquiescement. » C’est également la politique migratoire des pays occidentaux que l’archevêque a critiquée. « L’égoïsme et les intérêts servilement défendus par vos gouvernements finiront par vous tuer vous aussi.

Ouvrez les yeux, n’avez-vous pas vu ce qui s’est récemment passé à Paris ? » a encore ajouté l’archevêque, avant de conclure en suppliant : « Nous avons besoin que vous nous aidiez à vivre chez nous ! […] Je ne peux accepter de voir notre Église deux fois millénaire disparaître. Je préfère mourir que de vivre ça. »

Charlotte d'Ornellas

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La Chine développe un nouveau système de transport de missiles balistiques intercontinentaux

Publié le par Felli Bernard

Une image du train transportant le missile RT-23 (SS-24) pourrait donner des informations sur la configuration du convoi ferroviaire chinois DF-41. Source: Internet russe
Une image du train transportant le missile RT-23 (SS-24) pourrait donner des informations sur la configuration du convoi ferroviaire chinois DF-41. Source: Internet russe

31

jan

2016

La Chine développe un nouveau système de transport de missiles balistiques intercontinentaux

Je suis tombé complètement par hasard sur ça.

Je vous le mets pour ce qui m’a scotché quelques secondes : non pas tant l’article que la photo, cette vieille locomotive presque antédiluvienne qui transporte de quoi détruire Paris et sa couronne…

Source : IHS Jane’s 360, le 23/12/2015

Richard D Fisher Jr, Washington, DC – IHS Jane’s Defence Weekly

23 décembre 2015

Une image du train transportant le missile RT-23 (SS-24) pourrait donner des informations sur la configuration du convoi ferroviaire chinois DF-41. Source: Internet russe

Le 5 décembre 2015, la Chine a été observée en train de mener un test de lancement d’une nouvelle version d’un convoi ferroviaire transportant un missile balistique intercontinental nommé “DF-41″ de la Société des Sciences et Technologies Aérospatiales de Chine, selon des diplomates américains.

Ce test, qui ne s’est pas déroulé en entier, était un essai du système de “lancement à froid”, dans lequel le missile “DF-41″ fut éjecté de son tube de lancement à l’aide d’une charge à gaz, évitant la mise à feu du moteur. L’objet de cet essai était probablement de vérifier la compatibilité du système de lancement à tube avec son nouveau convoi ferroviaire. Il fut suivi d’un autre essai visible du “DF-41″, qui lui s’est déroulé en entier, le 4 décembre 2015.

Les détails de chaque test ont été, dans un premier temps, révélés par des diplomates américains au Washington Free Beacon, qui a rapporté le dernier test le 21 décembre 2015.

Cela confirme aussi des rapports précédents concernant l’intérêt que la Chine porte au rail mobile afin d’augmenter la capacité de survie de sa force balistique. Dans un article de journal paru en mai 2012, l’ancien officier des forces balistiques et stratégiques russes, le colonel général Victor Esin, a remarqué qu’il y aurait une version ferroviaire du missile “DF-41″.

En 2013, le projet du Contrôle des armes de l’Université de Georgetown a déclaré que la Chine avait obtenu des wagons capables de transporter des missiles balistiques de l’Ukraine, où le Bureau d’Etudes Ioujnoïe produisit le missile intercontinental RT-23 à propergol solide transportable par train qui fut utilisé par l’URSS et ensuite la Russie entre 1987 et 2005.

La première version du DF-41, d’une portée de 14 000 km et capable de porter 10 têtes nucléaires, est transportée par un tracteur-érecteur-lanceur à 18 roues.

Rappel : Pékin-Paris : 8 000 km ; Pékin-Washington : 11 000 km…

A vue de nez, cela doit faire de 100 à 300 fois Hiroshima par missile…

Nous savons peu de choses à propos de la structure des unités du missile chinois DF-41 transporté par convoi ferroviaire, bien que l’on attende qu’elles exploitent les tunnels ferroviaires de la Chine. Des sources taïwanaises ont affirmé que la Chine a déjà construit 1000 à 2000 km de rails spéciaux pour qu’ils soient compatibles avec ces missiles lourds.

Le système d’ogive balistique transportable par train de deuxième génération de la Russie, appelé Barguzin, pourrait entrer en service en 2020. Un train ou un régiment pourrait transporter jusqu’à six missiles.

Source : IHS Jane’s 360, le 23/12/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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La subtile réserve de Najat Vallaud-Belkacem

Publié le par Felli Bernard

 Najat Vallaud-Belkacem
Najat Vallaud-Belkacem

La subtile réserve de Najat Vallaud-Belkacem

Étrange comportement du ministre de l'Éducation nationale...

Avec la démission, tellement attendue qu’on n’osait plus l’espérer, du garde des Sceaux Christiane Taubira, d’autres informations et attitudes ont été reléguées et n’ont pas été analysées ou dénoncées comme il aurait fallu.

Je songe à l’étrange comportement du ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, invitée le 24 janvier à l’émission de Canal+ « Le Supplément » en compagnie, notamment, du président et fondateur de l’ONG islamique BarakaCity, d’obédience salafiste, Idriss Sihamedi.

Celui-ci était présent pour parler du sort de Moussa Ibn Yacoub, un membre de cette association emprisonné au Bangladesh depuis un mois pour « activités suspectes ».

Ce serait faire un mauvais procès aux responsables de l’émission que de leur reprocher d’avoir convié Idriss Sihamedi sur leur plateau à partir du moment où ils avaient choisi ce sujet.

Mais interrogé sur le point de savoir s’il condamnait l’organisation État islamique, le moins qu’on puisse dire est que sa réponse manquait de clarté et qu’il était permis d’induire de son malaise, de ses circonvolutions et de sa volonté de différer une stigmatisation claire et nette qu’on se trouvait face à une personnalité équivoque. Cette dernière justifiait l’attention vigilante des pouvoirs publics au sujet de cette ONG dont les liens avec la mouvance islamiste radicale étaient constatés.

Dans l’attitude de fuite d’Idriss Sihamedi, on décelait au moins à deux reprises une tonalité antisémite larvée ; pour ne pas évoquer l’inégalité revendiquée entre les sexes qui, comme l’a souligné Guillaume Peltier, n’est pas une opinion mais la violation d’un principe humain et démocratique.

On aurait aimé que notre ministre de l’Éducation nationale qui a su, en d’autres circonstances, avoir le verbe haut dans la douceur ou le mépris – les pseudo-intellectuels s’en souviennent – soit plus vive, plus pugnace dans sa réaction et plus cinglante dans sa réplique. Il était manifeste que le président de cette « sulfureuse association musulmane » aurait mérité la foudre ministérielle.

Lire aussi : Najat Vallaud-Belkacem, rendez service à la France : démissionnez !

Force est de considérer que la foudre ne l’a pas atteint mais une modération et une retenue dans le ton assez choquantes de la part d’un ministre usant volontiers, dans ses propos habituels, du concept et de la glorification de la République.

Convient-il à nouveau de regretter que la parole, même chez les meilleurs, ne soit maîtrisée que dans un cadre officiel et sans la moindre spontanéité, et qu’elle fasse apparaître ses limites et ses insuffisances ou qu’elle soit désarmée dans l’inventivité médiatique et face à la contradiction immédiate et imprévisible ?

Najat Vallaud-Belkacem a tenté de se justifier en affirmant qu’elle avait été quasiment tétanisée tout en ayant exprimé « son profond désaccord » – en l’occurrence, elle se flatte et surestime sa riposte – et « refusé d’engager un débat avec un individu en dehors du champ républicain ».

Cette abstention est infiniment paradoxale quand, par exemple, on se souvient des échanges avec le FN ou des dénonciations à son encontre. Aucun ministre n’hésite – NVB la première – à le qualifier de non républicain et à le pourfendre pour cela.

Pourquoi le ministre de l’Éducation nationale n’a-t-il pas adopté la même posture de combat à l’encontre d’Idriss Sihamedi, décevant ainsi ceux qui s’illusionnaient sur le caractère des ministres et rêvaient d’une Éducation nationale représentée avec honneur et vigueur ?

Il n’y aurait pas tant d’émoi à la suite de telles réserves ou subtiles lâchetés si, souvent, ce n’étaient pas les mêmes qui se posaient le plus volontiers comme les justiciers des erreurs ou des imprudences des autres.

Surtout si elles sont le fait de la droite.

Extrait de : Najat Vallaud-Belkacem ne doit pas être oubliée !

Philippe Bilger

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Les Polonais, quels salauds !

Publié le par Felli Bernard

Lech Walesa
Lech Walesa

Les Polonais, quels salauds !

Les médias s'adonnent à une cabale générale contre la Pologne, accusée d'être "antidémocratique" et d'organiser une "mainmise de l'état" sur les médias.

Depuis quelques mois, les médias s’adonnent à une cabale générale contre la Pologne, accusée d’être « antidémocratique » et d’organiser une « mainmise de l’état » sur les médias.

De quoi s’agit-il ? Après sa victoire aux législatives, le parti conservateur et eurosceptique Droit et Justice a décidé de procéder en toute légalité à des réformes d’envergure ayant trait à la réforme des tribunaux, au renforcement de la surveillance et à la reprise en main de l’audiovisuel public. De quoi provoquer l’ire des technocrates bruxellois veillant sur la démocratie comme une duègne sur l’infante. Le lancement d’une procédure de « sauvegarde de l’État de droit » contre l’État polonais en est une preuve. Même la chaîne Arte (symbole de la coopération culturelle européenne) a suspendu sa collaboration avec les médias polonais, « en soutien au pluralisme des opinions dans la presse et la télévision »

Mais qu’en est-il dans les faits ?

Depuis des années, la radio et la télévision publiques polonaises se composaient de journalistes exclusivement europhiles et hostiles au parti Droit et Justice. On ne se gênait d’ailleurs pas pour virer ceux dont la tête dépassait trop du troupeau, ou ceux jugés trop complaisants envers le parti honni. Le nouveau gouvernement a logiquement décidé qu’il n’appartient pas à un journaliste du service public de vomir son gouvernement ; s’il le souhaite, il peut toujours se diriger vers une chaîne du secteur privé, non dépendante de l’État. Faire passer ces réformes pour des lois liberticides relève donc de la malhonnêteté intellectuelle, seules les chaînes publiques en étant affectées. Or, vomir sans cesse un gouvernement, tout en bénéficiant de prébendes et d’un statut garantis à vie, n’a guère paru judicieux aux nouveaux chefs du pays.

Les médias français ont bon dos d’invoquer le « pluralisme des opinions » alors qu’ici même, la presse, la radio et la télévision sont presque exclusivement marquées à gauche (plus de 74 % des journalistes auraient voté pour François Hollande en 2012). Et pour ceux qui votent à droite, c’est d’une droite centriste qu’il s’agit, plus que d’une adhésion au conservatisme. Les organes de presse marqués réellement à droite se comptent sur les doigts d’une main : quelques journaux (comme le nôtre) qu’on attaque sans cesse en justice, les menaçant de dissolution…

Quant à la télévision publique, elle est depuis longtemps un nid à bobos sortis des grandes écoles, porteurs des mêmes messages lénifiants sans cesse rabâchés au téléspectateur. Les quelques-uns qui ont tenté d’exprimer une opinion divergente se sont vus licencier. Certaines belles âmes s’émeuvent encore qu’Éric Zemmour ait pu parler si longtemps sur une chaîne publique, en toute impunité !

Nicolas Kirkitadze

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Castagne autour du rouble, les marchés en feu

Publié le par Felli Bernard

Castagne autour du rouble, les marchés en feu

Castagne autour du rouble, les marchés en feu

Par Pepe Escobar – Le 25 janvier 2016 – Source Russia Today

Il est assurément justifié d’avancer que pour Moscou, ce serait un énorme gaspillage de devises durement gagnées que de s’employer en vain à déjouer le stratagème monté contre le rouble par l’ensemble du pouvoir financier des USA.

La Banque centrale de Russie aurait dû à ce moment-ci avoir échangé tous ses roubles contre de l’or et augmenté les réserves d’or de la Russie.

C’est en fait ce qui se passe, d’une certaine façon. La semaine dernière, les réserves d’or de la Banque centrale de Russie étaient estimées à 1 415 tonnes métriques pour 2015, soit 17 % de plus qu’en 2014, pour une valeur de presque 48,6 milliards de dollars. La part d’or monétaire dans les réserves en devises de la Russie est passée de 11,96 % à 13,18 %.

Mais ce n’était pas suffisant. Pourquoi ? Une réponse lapidaire serait que la Banque centrale de Russie et le ministère des Finances, comme certains analystes le soutiennent, dont le Saker, sont en fait dirigés par des saboteurs et des vassaux de l’élite financière des USA, autrement dit, des Maîtres de l’Univers.

N’empêche que la Banque centrale de Russie n’est pas intervenue pour soutenir sa devise. Elle ne devrait d’ailleurs pas le faire. Le mieux, c’est de laisser flotter le rouble en mettant fin à pratiquement toutes les importations, contraignant ainsi le pays à l’autosuffisance. Ou encore d’introduire des contrôles des capitaux, en limitant les transactions libellées en devises étrangères à celles qui sont autorisées. Cela a bien servi la Malaisie après la crise financière ayant frappé l’Asie en 1997.

On pourrait fort bien avancer que la Russie n’a pas vraiment besoin d’investissements occidentaux. C’était surtout encouragé par la Banque centrale, qui a maintenu ses taux d’intérêt plus élevés qu’aux USA et que dans l’UE, ce qui a amené les sociétés russes à emprunter à l’étranger en dollars US ou en euros.

La responsabilité qui incombe à la Banque centrale de Russie, c’est d’instaurer un crédit intérieur pour affermir les industries ce qui a été arrêté en Russie en raison de la dégringolade du rouble. Il ne s’agit pas d’une mesure inflationniste. La hausse de la production que favoriseraient ces investissements invaliderait les conséquences inflationnistes du crédit nouvellement instauré.

La Banque centrale de Russie a préféré une politique de rigueur monétaire pour combattre l’inflation. Il aurait été beaucoup plus rentable pour la Russie de lutter contre l’inflation en instaurant un crédit à des taux d’intérêt modestes pour financer le développement des industries qui s’emploieraient à remplacer les importations de produits étrangers.

Jetons maintenant un coup d’œil au partenariat stratégique russo-chinois. La Russie est peut-être groggy, mais pas la Chine. Sa croissance est estimée à 6,5% cette année, comparativement à 7% en 2015. Empêtrées dans un écheveau complexe de restructurations économiques et de stratégies de désendettement, les multinationales des USA comme Apple et GM n’ont sûrement aucun intérêt à ce qu’un krach chinois se produise.

Un indicateur décisif à surveiller est la croissance de la demande de pétrole par la Chine. Le bâtiment a ralenti, mais pas la construction automobile, avec une production de 25 millions de véhicules par an.

Avec la Chine, les Maîtres de l’Univers ont employé une stratégie différente. Ils ont essayé d’empêcher que la croissance économique de la Chine alimente la hausse du prix du pétrole. D’où l’offensive menée par les suspects habituels à Wall Street pour faire plonger les marchés financiers chinois à coups de règlements en espèces des actions de catégorie A. Mais cela n’a pas fonctionné.

Aujourd’hui, les Maîtres de l’Univers, qui commandent à distance les Saoudiens, tentent essentiellement de tirer le tapis sous les pieds des marchés boursiers mondiaux. On pourrait appeler cela le jeu de l’instrument dérivé donnant droit à un règlement en espèces de mille milliards de dollars. Mais rien n’indique que cela suffira pour détruire la Russie.

La névrose obsessionnelle dont font preuve les Maîtres de l’Univers dans leur volonté de se débarrasser du président Poutine (et remettre en selle des oligarques vassaux) par tous les moyens possibles a atteint le stade de la poussée de fièvre. Leur dernière invention : Poutine l’assassin, scénario monté avec l’aide cruciale des services secrets britanniques.

Il ne fait aucun doute que les agents des Maîtres de l’Univers sont derrière la chute des cours du rouble et du pétrole. Il s’agit en quelque sorte d’une répétition du scénario du milieu de 2014, lorsque le cours du pétrole a dégringolé sans augmentation apparente de la production. C’est qu’on s’était débarrassé alors, en catimini, de sept millions de barils de pétrole du Golfe par jour sur ordre des Maîtres de l’Univers, d’après des sources sûres du milieu bancaire (des USA).

La Réserve fédérale des USA (la Fed) a contribué largement à la tourmente actuelle en augmentant les taux d’intérêt au moment où l’économie des USA va mal, ce que les manipulateurs des règlements en espèces de Wall Street n’ont pas manqué d’utiliser comme levier dans leur tentative de faire couler les marchés. Il va sans dire que les suspects habituels vont soutirer des centaines de milliards de dollars de la débâcle actuelle sur les marchés. Ce qui se trame du côté de BlackRock en donne un aperçu.

Dans ce sombre tableau, nous voyons toutefois surgir nul autre que l’aspirant Maître du Nouvel Univers, le président chinois Xi Jinping, qui poursuit sa tournée à haute visibilité au Moyen-Orient. L’offensive de charme commerciale de Xi en Arabie saoudite, en Iran et en Égypte devrait être interprétée comme un effort de Pékin en vue de rapprocher l’Asie du Sud-Ouest de l’Organisation de coopération de Shanghai (SCO).

Comme tout le monde, Xi sait fort bien que toute l’économie américaine, qui repose sur une monnaie de réserve mondiale sans valeur, est alimentée par un lourd tribut à peine déguisé imposé par l’Empire du Chaos à chaque pays du monde. Xi sait aussi que l’escroquerie de ce tribut est en train de sombrer.

À Riyad, Xi a même laissé entendre, d’une façon très nuancée, à la chinoise, que la maison des Saoud ferait vraiment une bonne affaire si elle finissait par laisser tomber Washington, qui assure sa protection selon le style de la mafia, ainsi que le pétrodollar comme canal privilégié pour recycler la rente pétrolière saoudienne. Pourquoi pas des obligations libellées en yuans et des prix de référence du pétrole en yuans ?

Il va sans dire que si la maison des Saoud venait même à envisager pareille initiative, il y aurait aussitôt un coup d’État à Riyad fomenté par la CIA, et tous les avoirs de la maison des Saoud seraient confisqués, une possibilité que bien des laquais des Maîtres de l’Univers à l’intérieur du périmètre à Washington prônent déjà officieusement.

Nous nous retrouvons donc avec les Saoudiens qui, sous les ordres des Maîtres de l’Univers, larguent à qui mieux mieux des titres sur les marchés, tandis que la Banque centrale de Russie hésite sur la suite des choses.

Mais même si les Saoudiens arrivaient à liquider tous leurs actifs estimés à 8 milles milliards de dollars, la Russie, en adoptant la bonne stratégie, peut parvenir à une autosuffisance inimaginable aux USA et dans l’UE. Elle profiterait aussi du plein emploi que cela procurerait pendant que l’Occident croulerait en même temps que la désintégration de ses marchés.

La balle (et elle est brûlante !) est donc dans le camp de la Banque centrale et du ministère des Finances de la Russie.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) Empire of Chaos (Nimble Books, 2014) et le petit dernier, 2030 (Nimble Books, 2015).

Traduit par Daniel, relu par Diane pour le Saker francophone

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