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Épouvantable accalmie (vidéo)

Publié le par Felli Bernard

Épouvantable accalmie (vidéo)

Épouvantable accalmie

Par James Howard Kunstler – Le 25 avril 2016 – Source kunstler.com

Le printemps se déploie enfin dans toute sa beauté, et Hillary peut se rendormir comme la matriarche des crapauds, la voie vers son trône maudit dégagée après avoir avalé Sanders, le roi-souris. (Elle oublie qu’il y a des millions de souris sous le chaume, y compris de nouveaux rois-souris en attente.) Et Trump, avec son sourire de grenouille-taureau jette maintenant son regard maléfique sur les deux moucherons restants encerclant son nénuphar. Oui, quelle semaine magique quand le monde explose de couleurs et de fleurs, la vie de notre nation semble être celle d’un conte de fées.

Depuis des semaines, alors que nous nous sommes habitués à l’air doux et à un monde qui reverdit, enlevant nos manteaux et oubliant nos soucis, les tempêtes de l’été et la vie de la nation passent du conte de fée à la BD gore. Clinton et Trump sont de parfaits représentants des forces naissantes avançant vers une sorte de guerre civile, racontée dans une bande dessinée intitulée Amérique.

Clinton incarne parfaitement la forteresse du statu quo, y compris et en particulier sa garde prétorienne de grands-mères des ghettos noirs, donnant à Hillary la fausse apparence d’une sorte de droiture quand, vraiment, elle n’a rien à offrir à la grande crise de la virilité noire, mise en prison par les anciennes règles paralysantes de la politique sociale du gouvernement fédéral, avec les peines extrêmes d’un paternalisme forcené. Sinon, derrière les murs de pierre de sa forteresse du statu quo, elle cache des conseils privés des nécromanciens de Wall Street, et la fortune dont ils l’ont aidée à remplir les coffres de la Fondation Clinton.

Tout cela pour dire que Hillary représente les forces qui veulent garder les choses comme elles sont: un racket rampant. Ce qui peut mettre à terre son triomphal truquage, c’est la manifestation soudaine des rackets s’effondrant sous leur propre poids, avec un ensemble de probabilités terribles attendant de se produire, allant des émeutes à la Convention démocrate de Philadelphie, à un accident sur les marchés financiers, truquant tous les prix dans le but de canaliser les gains de carry-trade dans les East Hampton [zone de résidences select près de New York, NdT]. Regardez comment elle croasse son triomphe pour la Loi sur les soins abordables, comme si c’était une bonne chose que les Américains doivent débourser 10 000 dollars par an pour une couverture médicale qui ne se déclenche qu’après avoir payé une franchise de 6000 dollars en frais. (Oubliant un instant que les coûts sont une hallucination d’un système de pillage conçu pour des somptueux salaires à six chiffres, plus les primes, pour les maestros administrant le système hospitalier.) Cette femme est une fraude démoniaque.

En termes de comparaison, Trump n’est pas beaucoup mieux, juste un ornement de capot sur la mécanique chancelante que l’Amérique est devenue. Mais au moins, il reconnaît que les rouages ont besoin d’une refonte complète, même s’il peut à peine concocter une liste cohérente de ce qu’il faut faire ou nommer les mécaniciens qui pourraient être en mesure de réparer le problème. Et, bien sûr, une large frange d’Américains, dont les vies ressemblent également à ces mécaniques brinquebalantes, voient d’un œil très sympathique les radiations de Trump.

Par exemple, je suis d’accord que la nation a besoin d’agir sur l’immigration, à la fois sur le problème des immigrés clandestins et sur la limitation des quotas de nouveaux arrivants légalement admis. La gauche, plongée dans ses histoires sentimentales de doux rêveurs et sa nostalgie pour le roman d’Ellis Island de 1904, ne peuvent concevoir aucune raison pour laquelle la nation pourrait bénéficier, au moins, d’un délai sur les invitations, juste pour souffler. L’idée sape leurs fantasmes de sauver le monde. Dans mon petit coin d’Amérique, l’usine de puces d’ordinateur gérée par Global Foundries (appartenant à l’émirat de Dubaï) vient de mettre à pied la majorité de sa population active de techniciens américains du cru, pour les remplacer par des techniciens étrangers avec des visas H1B, créant ainsi un grand nombre de nouveaux électeurs pour Trump parmi les mis à pied, cela à juste titre, je pense.

Vraiment, qui dit que nous devons inviter tous les lutteurs d’autres parties du monde, où les efforts sont plus difficiles? Qu’ils améliorent la productivité de leurs propres nations. Est-ce que les citoyens déjà ici n’ont pas le droit de mettre fin à l’afflux d’immigrés pour faire le point sur la situation de notre nation pour une période donnée? Si seulement Trump pouvait parler clairement de ces questions, au lieu d’émettre simplement des menaces grossières et plutôt stupides.

Profitez de cette accalmie de cette fin d’avril. Utilisez ce moment pour vous préparer et peut-être sortir de l’enfer des marchés financiers, alors qu’il en est encore temps. Je pense que vous allez voir que des choses s’animent beaucoup, alors que la chaleur de l’été monte et que les sauterelles sortent de leur long sommeil souterrain de dix-sept ans, en nuées effrayantes.

James Howard Kunstler

Pour le roi-souris …

Note du Saker Francophone

Ouhhhhh, The Kunstler vient de changer de cap, 10° à tribord. Pas encore une franche et totale abattée, ni un virement lof pour lof, mais même s'il continue de détester Trump pour l'ensemble de son œuvre, magouilles immobilières en tête, il commence à percevoir et à écrire qu'il est peut-être le seul à pouvoir renverser la table. Je jubile. Je désespérais de voir cet auteur visionnaire ne pas comprendre la chance historique d'obliger l’Amérique à s'arrêter un moment pour contempler son œuvre depuis 200 ans. C'est bien un grand monsieur de la littérature américaine, un esprit qui pense, capable de dépasser ses tabous.

Comme le disait si justement Madeleine Albright : «Nous pensons que ça vaut la peine» ! Je pense aussi qu'il y a un paquet d'Afghans, d'Irakiens, de Libyens et maintenant de Syriens, avant peut-être les Iraniens, les Chinois ou les Russes, qui aimeraient bien que la machine de guerre des oligarchies occidentales cale, trébuche. Bien sûr Trump, c'est peut être un gros crapaud pas beau, bien sûr qu'il n'a aucun programme, aucune équipe, mais ce n'est pas le rôle que l'Histoire lui réserve s'il va jusqu'au bout. Son rôle s'est de faire asseoir l'éléphant ! Plus bouger ! Même pas un poil de cul ! Alors nous prendrons le temps de contempler tous ensemble le champ de ruines laissé derrière nous... et aussi quelques technologies sympas. 

Que la réalité réelle prenne le dessus sur la réalité fabriquée !

On sent que même si c'est loin d'être gagné, c'est possible, et même si Trump n'est pas aussi cooooooooool qu'Obama qui nous avait fait rêver le temps d'une élection, il n'y aura que le résultat qui compte. Les élites sont fatiguées, elles sont même épuisées. Elles se font ouvertement insulter partout où elles s'aventurent encore. Elles n'ont plus d'autre solution que la fuite en avant vers une nouvelle guerre, avant que la noyade de l'économie par les liquidités ne finisse de scier la branche qui les soutient. Les gars, les gars, hé là-haut, lâchez prise, laissez aller, on sait que c'est dur. Deux cent cinquante ans de règne sans partage, c'est long, une éternité. Laissez-nous reprendre la main en douceur, tant que c'est possible et que l'on peut encore convertir l'économie mondiale à un niveau de suffisance gérable, avant que les balles ne se mettent à siffler autour de nous, et avant que les bourreaux de tout poil ne sortent de l'ombre.

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone.

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Nouvelles manifestations en Allemagne contre la coopération d'Angela Merkel avec Erdogan

Publié le par Felli Bernard

Nouvelles manifestations en Allemagne contre la coopération d'Angela Merkel avec Erdogan

Nouvelles manifestations en Allemagne contre la coopération d'Angela Merkel avec Erdogan

30 avr. 2016, 17:18

© Ruptly

Des dizaines de militants pro-kurdes et de membres du Parti Pirate allemand se sont rassemblés devant la Chancellerie à Berlin pour protester contre la coopération d'Angela Merkel avec le président turc qui, selon eux, bafoue les droits de l’homme.

Les manifestants ont brandi des drapeaux kurdes, avant d’être rejoints par Bruno Kramm, le chef de la branche berlinoise du Parti Pirate allemand.

«Les droits de l'homme ne sont pas négociables Madame Merkel ! Nous sommes en colère parce que vous êtes complice d’un dictateur par pure lâcheté», a lancé Bruno Kramm en référence au président turc Recep Tayyip Erdogan qui a signé un accord avec l'UE selon lequel Ankara assure désormais la prise en charge des migrants arrivés en Europe via le territoire turc.

Lire aussi

«Nous sommes en colère parce que vous [Angela Merkel] avez tendu la main à un despote en oubliant vos responsabilités vis-à-vis des réfugiés !», a-t-il ajouté accusant la chancelière de préférer prendre une décision confortable plutôt que de faire face à la crise migratoire.

Le désaccord de nombreux citoyens avec la politique de la chancelière s’est intensifié cette semaine après les sanction appliquées à ceux qui ont critiqué Recep Tayyip Erdogan, considéré comme un chef d’Etat autoritaire qui restreint la liberté d'expression dans son pays.

Le Parti Pirate a instauré des manifestations hebdomadaires tous les vendredis pour protester contre ce qu'il appelle «la terreur systématique, la censure, l'oppression, le despotisme et les meurtres commis par le dictateur Erdogan», après les poursuites engagées contre l’humoriste allemand, Jan Böhmermann qui avait écrit un poème satirique sur le dirigeant turc.

Bruno Kramm lui-même avait été arrêté la semaine dernière pour «insulte à un représentant d'un Etat étranger» après avoir cité le poème de Böhmermann devant l'ambassade de Turquie à Berlin.

Le 29 avril, les militants ont effectué une marche silencieuse devant l’ambassade de Turquie, pour protester contre la répression des Kurdes par les forces turques qui a fait plusieurs dizaines de morts, en Turquie, en Syrie et en Irak.

Lire aussi : Le leader du Parti Pirate arrêté en Allemagne pour avoir récité un poème sur Erdogan

International

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Le lauréat du prix Nobel de la paix, Obama demande…

Publié le par Felli Bernard

Le lauréat du prix Nobel de la paix, Obama demande…

Le lauréat du prix Nobel de la paix, Obama demande…

… le soutien militaire dans une guerre éventuelle contre la Russie. Une opération défensive (sic) voyez vous-même.

Par Eric Zuesse – Le 24 avril 2016 – Source Russia Insider

Selon un article du 23 avril publié par Deutsche Wirtschafts Nachrichten (Nouvelles économiques allemandes), le président américain Barack Obama «exige le déploiement actif de la Bundeswehr [forces armées de l’Allemagne, y compris leur Armée, la Marine et la Force aérienne] sur les frontières orientales de l’OTAN» en Pologne et dans les républiques baltes, rejoignant ainsi là-bas le quadruplement des forces américaines à proximité des frontières de la Russie.

Ceci est une violation absolue de ce que le dirigeant russe Mikhaïl Gorbatchev avait accepté en mettant fin à l’Union soviétique et au Pacte de Varsovie – organisation miroir de l’OTAN – et c’est aussi l’aboutissement d’un processus qui a commencé peu de temps après que Gorbatchev a accepté les conditions de l’Amérique, qui incluaient que l’OTAN «ne bouge pas d’un pouce vers l’est».

En outre, le journal DWN rapporte que le 25 avril, le Président des États-Unis tiendra une réunion au sommet à Hanovre en Allemagne, avec les dirigeants de l’Allemagne (Angela Merkel), de l’Italie (Matteo Renzi), de la France (François Hollande) et de la Grande-Bretagne (David Cameron). L’objectif présumé de cette réunion est l’obtention d’un accord pour établir, dans les pays de l’OTAN limitrophes de la Russie, une force militaire de ces cinq pays, une force menaçant la Russie d’une invasion, si ou quand l’OTAN décide par la suite qu’il faut répondre militairement à la menace de la Russie.

L’encerclement de la Russie par l’OTAN, avec des forces qui lui sont hostiles, est prétendument défensive – pas offensive – contre la Russie, et est présenté comme tel par nos médias. Au cours de la crise des missiles cubains en 1962, JF Kennedy n’a pas considéré le plan de Nikita Khrouchtchev d’installer une base de missiles nucléaires à Cuba comme étant défensif de la part de l’URSS – et de même le président russe Vladimir Poutine ne considère pas l’opération américaine, autrement plus vaste, d’encerclement de la Russie comme une opération défensive. Le gouvernement des États-Unis et l’OTAN agissent comme si la Russie les menaçait, plutôt que de considérer qu’ils sont eux-mêmes une menace pour la Russie en l’encerclant – et leurs médias relaient ce mensonge comme s’il s’agissait d’une vérité digne d’être prise au sérieux. En fait, l’OTAN est déjà installée sur la frontière occidentale de la Russie.

Obama en rajoute donc maintenant aux sanctions économiques contre la Russie, qu’il avait imposées en raison de la prétendue annexion de la Crimée, après que les États-Unis et l’UE ont machiné un coup d’État pour renverser l’allié de la Russie, Viktor Ianoukovitch, qui avait dirigé l’Ukraine jusqu’en février 2014.

Même si les sondages en Crimée, parrainés par les Occidentaux, à la fois avant et après le coup d’État, avaient montré que plus de 90% des Criméens voulaient rejoindre la Russie, et juste après que ces derniers ont voté massivement pour la rejoindre, Obama a lancé des sanctions contre la Russie. Les armes nucléaires ont été préparées, tant du côté des États-Unis-UE que du côté russe, pour une éventuelle guerre nucléaire.

Ce n’est pas une simple restauration de la guerre froide – censément basée sur le désaccord idéologique capitalisme-communisme ; il s’agit de mettre en place des forces pour une éventuelle invasion de la Russie, purement et simplement – une conquête brutale – bien qu’aucun média de masse majeur dans l’Ouest ne signale ce fait tel qu’il est.

La préparation actuelle ne signifie pas nécessairement qu’une guerre nucléaire s’ensuivra. La Russie pourrait accepter, quelles que soient les exigences de l’Occident, et donc perdre sa souveraineté. Par ailleurs, si la Russie s’accroche à son sol et refuse de céder sa souveraineté nationale, l’Occident – le leadership US et les directions dans ses pays alliés – pourrait cesser ses menaces toujours de plus en plus sinistres, et simplement se retirer des frontières de la Russie.

Fondamentalement, depuis 2013, la direction des États-Unis a décidé de reprendre l’Ukraine et a refusé de reconnaître le droit du peuple de Crimée de rejeter la nouvelle soumission à Kiev et de décider de son propre avenir. Fin février 2014, la direction russe a décidé de protéger la Crimée du type d’invasion qui a eu lieu par la suite dans l’ancienne région du Donbass en Ukraine, où l’opposition au coup d’État d’Obama était encore plus intense.

L’Occident continue d’affirmer que la Russie a, en quelque sorte, tort dans cette affaire. Cependant, étant donné que même le chef de Stratfor a qualifié ce qu’Obama a fait en Ukraine de «coup d’État le plus flagrant dans l’Histoire», et que le fait que ce soit un coup d’État orchestré par les États-Unis a été largement documenté sur les téléphones portables et autres vidéos, et dans l’enquête académique la plus minutieuse qui a été effectuée sur la question. Même Petro Porochenko, président de l’Ukraine et participant à l’événement, l’a reconnu comme étant un coup d’État. Et depuis, des preuves ont été apportées sur Internet, des préparatifs de l’ambassade des États-Unis, dès le 1er mars 2013, pour le coup d’État de février 2014. Des sondages commandités par le gouvernement des États-Unis ont même montré que les Criméens rejetaient massivement ce coup d’État et voulaient rejoindre la Russie.

Alors il faut répondre à la question : sur quelle base sont fondées les actions agressives de l’Ouest, menaçant la sécurité nationale de la Russie, autre que les propres ambitions impérialistes envers celle-ci, camouflées par des mensonges sur une Russie et un président Poutine agressifs dont les médias occidentaux ont massivement abreuvé le public ? Et c’est une base très inquiétante, et même préoccupante en ce qui concerne, essentiellement, le type de leadership dictatorial de l’Occident, plutôt que toute autre dictature en dehors de lui.

L’agression et la menace ici, viennent clairement de l’Occident contre l’Orient.

En janvier dernier, le président russe Vladimir Poutine a une nouvelle fois interpellé le président américain Barack Obama sur son énorme mensonge selon lequel les armes anti-missiles, que l’Amérique installe en Europe, servent à protéger celle-ci contre les missiles nucléaires iraniens. Maintenant que les États-Unis reconnaissent que l’Iran n’a pas, et n’aura pas de missiles nucléaires, Obama intensifie ces mêmes installations en Europe au lieu d’y mettre fin, à proximité des frontières de la Russie. La seule vraie raison de leur présence, comme Poutine le soutient, est de permettre une attaque nucléaire soudaine de première frappe contre la Russie, pour désactiver ses capacités de rétorsion en quelques minutes.

La seule réponse rationnelle, pour le public occidental, à ce qu’Obama et ses alliés étrangers fomentent, est de comprendre ce qui se passe réellement, et de prendre des mesures contre leurs propres dirigeants, avant que les enjeux de plus en plus élevés de la confrontation ne deviennent catastrophiques. Dans ce cas, les populations des pays qui composent l’Occident politique doivent se défendre contre leurs propres dirigeants nationaux. C’est une situation fréquemment rencontrée dans les dictatures.

Pourtant, les principales questions ne sont pas posées dans la presse occidentale, qui les ignore. À moins que ces questions ne soient traitées publiquement – et vite – la réponse pourrait bien être définitive pour des millions de civils en Europe et ailleurs.

Plus la situation se rapproche d’une guerre nucléaire, plus il sera difficile pour les deux parties de reculer – et c’est particulièrement le cas avec l’agresseur, surtout quand il prétend faussement qu’il est lui-même agressé.

C’est la raison pour laquelle les mensonges colportés par les dirigeants politiques de l’Ouest doivent être exposés dans l’urgence.

Eric Zuesse

Article original paru à Off Guardian

Eric Zuesse

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Qui est Eugénie Bastié, la "fille spirituelle" d’Eric Zemmour ?

Publié le par Felli Bernard

Eugénie Bastié
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Qui est Eugénie Bastié, la "fille spirituelle" d’Eric Zemmour ?

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Publié par Meddy Mensah le Vendredi 29 Avril 2016 : 16h27

Depuis la sortie de son pamphlet anti-féministe, la journaliste du "Figaro" multiplie les sorties médiatiques. Mais qui est cette jeune femme, en train de devenir à seulement 24 ans la figure de proue du mouvement réactionnaire ?

Avec son visage angélique, son petit sourire dessiné aux coins des lèvres, et sa voix posée, Eugénie Bastié est en train de devenir une figure médiatique. Mais quand elle exprime sa pensée, la journaliste du Figaro peut être sûre d’avoir une partie des femmes (et des hommes ?) contre elle.

En effet, la jeune femme de 24 ans détonne sur les plateaux où elle tente de faire entendre sa pensée loin du politiquement correct, dénonçant notamment l’impasse idéologique qui, selon elle, empêche le féminisme d’être crédible. C’est d’ailleurs lors d’une émission de télévision qu’elle va faire véritablement ses premières armes. En septembre dernier, invitée à "Ce soir ou jamais" sur France 3, la jeune femme s’était écharpée avec Jacques Attali, lui indiquant que "le vieux monde est de retour". Après cet échange musclé, l’économiste surnommera Eugénie Bastié "la petite Zemmour, en pire".

Un journalisme d’opinion revendiqué

Une comparaison qui ne déplairait pas à la jeune journaliste qui, en plus de travailler dans le même journal, partage avec le célèbre polémiste de nombreuses idées : critique du libéralisme, de la gauche libertaire, du féminisme, soutien de la Manif pour Tous contre le mariage homosexuel, etc. "Je ne crois pas au progrès", résume la figure de proue des réacs, pour qui l’héritage est à magnifier. Zemmour, père spirituel alors ? Pas tout à fait, Eugénie Bastié et le polémiste ont quelques points de désaccord, autour de la figure de Simone de Beauvoir ou alors sur la question des migrants : le second ne veut pas les accueillir en France, tandis que la première dit accueillir des chrétients d'Orient dans sa chambre de jeune fille.

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Côté politique, Eugénie Bastié avoue avoir déjà voté pour Nicolas Dupont-Aignan, le fondateur de Debout la France tendance souverainiste, mais se refuse à dire pour qui elle votera lors de la prochaine présidentielle.

La jeune femme compte pour marraines Elisabeth Lévy, la patronne du magazine Causeur, et Natacha Polony, sa consœur du Figaro bien connue du grand public. Comme ses figures tutélaires, Eugénie Bastié entretient le goût du journalisme d’opinion, et ne s’en cache pas. Dans le reportage que lui a consacré Le Supplément de Canal + il y a deux semaines, celle-ci indiquait devant un colloque qu’"informer les gens pour informer les gens, ça n’a pas d’intérêt."

Bien décidée à faire entendre ses idées, la journaliste vient de publier un brûlot anti-féministe, Adieu mademoiselle, la défaite des femmes. Un pamphlet dans lequel Eugénie Bastié s’attaque au féminisme moderne et tire à boulets rouges sur l’avortement, "un homicide et un drame", ou encore la parité homme-femme. Une pensée qui, à l’instar d’Eric Zemmour, lui a valu les reproches de consœurs journalistes féministes, ainsi qu’un déferlement d’insultes sur les réseaux sociaux.

Une catholique engagée

Les racines de la pensée d’Eugénie Bastié sont sans doute à chercher du côté de sa foi catholique revendiquée. La jeune femme est issue d’une famille catholique et se revendique comme telle, tout en estimant ne pas vouloir en faire un étendard. Reste que sa pensée est bien affichée : critique de l’avortement, de la GPA, de l’indifférenciation homme-femme ; cependant que ses inspirations littéraires sont éclectiques : de Charles Péguy à Pier Paolo Pasolini en passant par Simone de Beauvoir.

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L’effondrement du système monétaire fiduciaire occidental a peut-être commencé…

Publié le par Felli Bernard

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L’effondrement du système monétaire fiduciaire occidental a peut-être commencé…

Chine, Russie : le retour à l’étalon-or

par Peter Koenig – Le 21 avril 2015 – Source globalresearch

Le 19 avril 2016, la Chine sortait les nouveaux yuans soutenus par l’or. Ces deux dernières années, le rouble russe était pleinement soutenu par l’or. Personne dans les médias occidentaux n’en parle. Pourquoi le feraient-ils ? – Un lecteur occidental pourrait commencer à se demander pourquoi il est constamment stressé par un système monétaire fiduciaire basé sur le dollar étasunien et manipulé à volonté par une petite élite d’oligarques financiers pour leur avantage, au détriment des gens ordinaires.

Dans un récent article de Russia Insider, Serguei Glaziev, un des plus éminents économistes russes et conseiller auprès du président Poutine, avait affirmé : «le rouble est la devise la mieux soutenue par l’or au monde». Il a continué en expliquant que la quantité de roubles en circulation est couverte par environ deux fois la quantité d’or détenue par le Trésor russe.

En plus de leur alliance financière, la Russie et la Chine ont également développé, ces deux dernières années, leur propre système de transfert d’argent, le Système de paiement international chinois (CIPS), ou autrement dit, le réseau CIPS remplace le système de transfert occidental SWIFT pour le commerce interne entre la Russie et la Chine. Le terme SWIFT signifie Société pour la télécommunication financière interbancaire mondiale, un réseau qui fonctionne dans 215 pays et territoires, utilisé par plus de 10.000 institutions financières.

Jusqu’à récemment, presque toutes les transactions monétaires internationales devaient passer par SWIFT, un établissement privé, basé en Belgique. «Privé» comme la Federal Reserve Bank (Fed), les banques de Wall Street et la Banque de règlements internationaux (BRI), toutes impliquées dans les transferts monétaires internationaux et fortement influencées par la famille Rothschild. Ce n’est pas étonnant que le SWIFT indépendant suive les sanctions de Washington, par exemple, en écartant l’Iran du système de transferts internationaux. De même, Washington a employé des pressions sur SWIFT pour qu’il vienne en aide aux fonds vautours newyorkais de Paul Singer qui a extorqué plus de 4 milliards de dollars à l’Argentine. Cette extorsion a été faite en entravant les paiements réguliers de la dette argentine comme convenu avec 93% de ses créanciers. Par la suite, l’Argentine a trouvé d’autres moyens pour effectuer ses paiements et évité de s’enliser dans le discrédit et l’insolvabilité.

Tout ceci a changé pour l’Argentine quand Mauricio Macri, le nouveau président néo-libéral, mis en place par Washington, est apparu sur scène en décembre dernier. Il a rouvert les négociations et s’est dit prêt à payer une importante tranche de cette dette illégale, malgré une décision de l’ONU stipulant qu’un pays qui conclut un accord de règlement avec la majorité des créanciers ne devait pas être mis sous pression par les créanciers récalcitrants. Dans le cas de l’Argentine, le seigneur des vautours avait acheté la dette défaillante du pays pour une misère et maintenant que l’économie du pays s’est renforcée, veut se faire une fortune sur le dos de la population. Et voilà un exemple de la façon dont fonctionne notre système monétaire occidental frauduleux .

L’économie de la Chine a surpassé celle des États-Unis, et cette nouvelle alliance orientale est considérée comme une menace existentielle pour l’économie véreuse occidentale. Le CIPS, déjà utilisé pour le commerce et les échanges monétaires entre la Chine et la Russie, est également utilisé par les autres membres du BRICS, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud ; ainsi que par les membres de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) : l’Inde, le Pakistan et l’Iran, ainsi que l’Union économique eurasienne (EEU – Arménie, Belarus, Kazakhstan, Kirghizistan, Russie et Tadjikistan). On dit que le CIPS est prêt à être mis en œuvre dès septembre 2016. Ce serait une alternative formidable au système monétaire occidental frauduleux, à la Ponzi, basé sur le dollar.

Cette nouvelle souveraineté monétaire orientale est une des raisons principales pour lesquelles Washington essaye si durement de détruire les BRICS, principalement la Chine et la Russie – et récemment avec un effort particulier et sous de fausses accusations, le Brésil, dans une sorte de révolution latino-américaine de couleur.

En outre, en fin d’année dernière, le yuan a été accepté par le FMI pour faire partie du panier des SDR (Droits de tirage spéciaux) comme cinquième monnaie de réserve ; les quatre autres étant le dollar étasunien, la livre sterling britannique, l’euro et le yen japonais. Les SDR fonctionnent comme une devise virtuelle. Ils sont constitués de la moyenne pondérée des cinq devises et peuvent être prêtés à la demande des pays, comme moyen de prévention des risques liés à l’échange. Faisant partie des SDR, le yuan est devenu officiellement une monnaie de réserve. En fait, en Asie le yuan est déjà fortement utilisé par les Trésors de nombreux pays, une alternative au dollar étasunien de plus en plus volatil.

Ce n’est pas un secret, le système monétaire fiduciaire occidental basé sur le dollar est à bout de souffle, arrive en fin de course – c’est le destin réservé à tout schéma de Ponzi. Que veut dire monnaie fiduciaire 1? C’est de la monnaie créée ex nihilo, à partir de rien. Elle est appuyée sur du vent ; certainement pas sur l’or, ni même sur la production économique du pays ou des pays qui l’émettent, c.-à-d. les États-Unis d’Amérique et l’Europe. Elle est simplement déclarée «avoir cours légal» par décret [en quelque sorte un assignat, inconvertible, sans gage – NdT].

Aucun plan pyramidal à la Ponzi ne peut être maintenu indéfiniment, inévitablement il s’effondrera. Ce système a été inventé et utilisé par une petite couche supérieure invisible de l’élite qui en a tiré des bénéfices immenses au détriment des 99% d’entre nous. Puisque ces élitistes sont au contrôle des média avec leur propagande mensongère, ainsi que leur machine de mort belliqueuse – les forces armées étasuniennes, l’OTAN, et l’ensemble de l’appareil de sécurité et d’espionnage international, CIA, MI6, MOSSAD, DGSE, BND, etc. – elles nous rendent impuissants – mais seulement pour autant que nous ignorons ce qui se passe vraiment dans les coulisses.

Notre système monétaire occidental est basé sur la dette. Il possède toutes les caractéristiques d’un monstrueux poulpe global. Le système bancaire étasunien a été dérégulé au cours des années 90’ par le président Clinton. Les vassaux européens ont suivi le mouvement au début des années 2000. Environ 97% de tout l’argent en circulation dans le monde occidental est créé par des banques privées avec un clic de souris sous forme de prêts ou de dettes. Chaque prêt octroyé par une banque privée représente une dette dans ses livres ; une dette qui rapporte des intérêts, la source principale des bénéfices des banquiers. Bénéfices ex nihilo ! Ils ne représentent aucun travail, aucune production, aucune valeur ajoutée réelle à l’économie.

Si, et quand, les banques, dans cette enchevêtrement de dettes, commencent à demander leurs passifs exigibles, elles peuvent déclencher une avalanche irrésistible – qui conduirait à une fin chaotique du système. Cette fin de course pourrait avoir juste commencé. Nous en avons vu une augmentation graduelle dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, avec la farce de la course aux armements pendant la guerre froide, et un point culminant lors de la crise des crédits hypothécaires (subprimes) étasuniens de 2007-2009, conduisant à une crise économique globale artificielle interminable, qui pourrait bien venir à terme dans un grand fracas en 2016-2017.

Les dommages pourraient être impensables : le chaos, la pauvreté, la famine, la misère, la mort. Mais l’élite invisible au pouvoir tirerait son épingle du jeu, tout en restant en place pour recommencer à zéro – si nous les laissons faire. C’est toujours la même chose : un peuple mal informé peut être manœuvré à volonté et sera frappé d’épouvante devant des événements inattendus, comme des actes terroristes provoqués avec des bombes ou des faillites bancaires.

Soyons tout à fait clairs – nous serons tous mal-informés tant que nous écouterons et croirons les média de masse contrôlés par six géants médiatiques anglo-sionistes qui alimentent le public occidental avec 90% de ses informations, que l’on appelle des actualités et que nous consommons avec enthousiasme chaque jour ; l’avalanche des mensonges qui se répètent dans chaque pays occidental, heure après heure – devient, ainsi, la vérité. Point final.

Nous devons sortir de nos fauteuils douillets, et écouter cette étincelle intime du fond de notre cœur, nous disant, à contrecourant des avalanches de mensonges, qu’il y a quelque chose qui sonne faux, que nous sommes gavés de duperie. Nous devons creuser pour la vérité. Elle est là – sur internet, les media alternatifs, tels que Global Research, Information Clearing House, VNN, Le Saker, NEO, Russia Today, Sputnik News, Press TV, TeleSur et beaucoup d’autres sources crédibles pour les chercheurs de vérité.

Revenons à l’effondrement imminent. Les règles de base pour le plan monétaire pyramidal ont été mises en place en 1913 par la création de la Fed. Une fois encore, la Fed est entièrement privée, Rothschild a dominé l’institution bancaire qui sert de banque centrale aux États-Unis. C’est la machine omnipotente pour la fabrication de dollars. Elle a été frauduleusement et secrètement conçue en 1910 sur l’île de Jekyll en Géorgie, comme c’est écrit dans l’histoire de l’île de Jekyll lors d’une «chasse au canard» qui «comprenait le sénateur Nelson Aldrich ; son secrétaire personnel Arthur Shelton ; le Dr A. Piatt Andrew, ancien professeur en économie à l’Université de Harvard ; Henry P. Davison, partenaire de J.P. Morgan & Co ; Frank A. Vanderlip, président de la National City Bank ; et Paul M. Warburg partenaire de Kuhn, Loeb, and Co. Dès le début, le groupe a procédé clandestinement. Ils ont commencé par éviter l’usage de leurs noms de famille et se rencontraient discrètement dans le wagon ferroviaire privé d’Aldrich dans le New Jersey.»

La concoction tramée par ces chasseurs de canard est devenue en 1913, grâce à une mystification, le système privé de la Federal Reserve Bank dominé par Rothschild, la banque centrale des États-Unis.

Après la signature de l’acte de promulgation de la Fed, le Président Woodrow Wilson a déclaré, «je suis l’homme le plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est commandée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. La croissance de la nation et donc toutes nos activités, sont aux mains de quelques hommes. Nous sommes arrivés à être un des pays les plus mal gouvernés, un gouvernement des plus complétement contrôlés et dominés dans le monde civilisé, non plus un gouvernement de libre opinion, non plus un gouvernement par conviction et vote de la majorité, mais un gouvernement par l’opinion et la contrainte d’un petit groupe d’hommes dominants»

Le système sioniste-anglo-saxon possédait déjà une banque centrale au Royaume Uni qui remonte à 1694. Elle était alors déjà contrôlée par les Rothschild, comme l’était tout le système bancaire. Le baron Nathan Mayer Rothschild avait une fois avoué : «Il m’importe peu de savoir quelle est la marionnette placée sur le trône d’Angleterre pour gouverner l’empire où le soleil ne se couche pas. L’homme qui contrôle la masse monétaire britannique contrôle l’Empire britannique, et moi je contrôle la masse monétaire britannique.» La fortune de la famille Rothschild ne peut pas être valablement estimée, mais elle serait évaluée en milliers de milliards. Ce que le baron Nathan Mayer Rothschild avait dit y a 300 ans, reste encore valable à ce jour.

Il n’est pas étonnant que vouloir se dégager de ce plan monétaire bidon, soit la première priorité pour la plupart des pays qui aiment leur souveraineté, leur autonomie et leur liberté, bien qu’ils n’osent pas le dire si ouvertement de peur que l’empire ne se rue sur eux et les punisse avec toutes les véritables terreurs financières qu’ils veulent éviter. Et en se ruant contre les pays insoumis, l’empire, tel une bête mourante, essaye d’entraîner avec lui, dans la tombe qu’il s’est creusée, autant qu’il peut du monde vivant.

Est-ce donc une coïncidence ou plutôt une convergence délibérée de plusieurs événements, si l’empire, dans un effort ultime, commence d’abord par ravager puis piller autant qu’il le peut avant son effondrement ?

Le 10 avril, Zero Hedge rapporte «l’Autriche vient juste d’annoncer une décote de 54% contre les créanciers seniors dans le cadre du bail-in 2 en conformité avec les nouvelles règles européennes». La mauvaise banque autrichienne, la défaillante Hypo Alpe Adria, devenue Heta Asset Resolution AG après sa nationalisation, a découvert dans son bilan un trou de $8,5 milliards ; suffisamment pour déclencher un nouveau bail-in selon la récente réglementation européenne. Est-ce une coïncidence si ce fut également en Autriche le 10 avril 1931, qu’une banque importante a fait faillite et déclenché la Grande dépression ? C’était une première en Europe. Soyez prêts pour d’autres à venir, parce que la surexposition des banques européennes est estimée au-delà de mille milliards de dollars.

Le 15 avril, le New York Times a signalé que cinq des huit plus grandes banques de Wall Street étaient en violation de la régulation bancaire étasunienne. La Fed et la Federal Deposit Insurance Corporation [Agence fédérale de garantie des dépôts bancaires], la FDIC, ont indiqué que les banques «J.P. Morgan, Chasse, Bank of America, Wells Fargo, State Street and Bank of New York, manquaient toutes de plans crédibles pour faire face à l’éventualité d’une faillite en cas de crise financière.» Ces banques ont jusqu’en octobre 2016 pour se conformer. Selon les nouvelles règles, un renflouement par les contribuables [bail-out] serait peu probable. Par conséquent, les bail-in pourraient affecter des millions de déposants et d’actionnaires ; leurs fonds seraient volés pour auto-secourir les banques trop grandes pour faire faillite. Après tout, leur non-conformité aux demandes du régulateur, ou leur insolvabilité, peuvent facilement être arrangées pour servir de fondement juridique au vol de l’épargne des gens ordinaires. Il n’y a pas à s’inquiéter, les banques trop grandes pour faire faillite ne disparaîtront pas, mais votre épargne oui.

Les «Panama Papers» divulgués par la CIA – pour ceux qui doutent toujours de la participation de la CIA à cette affaire voir ici – visent d’une manière tout à fait rudimentaire à diffamer les suspects habituels : les présidents Poutine et Assad, ainsi que l’Iran, le Venezuela, le Brésil naturellement – et d’autres. Étrangement aucune personnalité notable de l’UE ou des multinationales étasuniennes n’apparait sur la liste. Y aurait-il quelqu’un pour croire sérieusement que M. Poutine, ancien agent du KGB, serait assez simplet pour mettre sa fortune (s’il en avait une à cacher) au Panama, l’épitomé d’un état marionnette des États-Unis, où vous ne pouvez pas tirer la chasse sans que Washington le sache?

Quelques néoconservateurs symboliques apparaissent dans les listes, tels que le nouveau président de l’Argentine, nommé par Washington, Mauricio Macri, qui fonce comme un fou pour ruiner son pays. En moins de quatre mois il a fait reculer l’économie de l’Argentine de dix ans ; le taux de pauvreté qui en novembre 2015 était inférieur à 10%, est passé à 34% vers la fin de mars 2016. L’empire a besoin de lui pour graduellement transformer l’Argentine en chaos, toutefois pas trop rapidement, de peur qu’il ne soit renversé et remplacé par un adversaire des États-Unis – qui ne serait pas du tout apprécié à Washington. Pour les types comme Macri, se retrouver dans les Panama Papers est un avertissement pour qu’ils se conduisent comme il faut.

La publication des Panama Papers pourrait également être une incitation pour que les citoyens et grandes sociétés étasuniennes fassent rentrer à la maison leurs participations – se comptant en milliards de dollars non déclarés – empilées dans des paradis fiscaux outre-mer, vers des abris financiers étasuniens comme ceux du Delaware, du Wyoming, du Dakota du Sud et du Nevada, aidant de ce fait à graduellement renforcer un dollar en décomposition.

Simultanément, certains pays européens et le Japon ont introduit des taux d’intérêt négatifs afin d’augmenter la liquidité monétaire, espérant stimuler ainsi leurs économies toujours stagnantes. C’est le prétexte. En réalité, les intérêts négatifs ne sont que le précurseur d’un système financier complètement contrôlé par les banques. Normalement les bail-in et les intérêts négatifs devraient donner lieu à une ruée de déposants pour retirer leur argent des banques. Cela ne s’est pas encore produit.

En Suisse, un des premiers pays à introduire des intérêts négatifs, la Banque nationale suisse a signalé que la demande de billets de banque de 1.000 CHF – une des coupures les plus élevées au monde (apparemment maintenue en dépit de l’appel de Draghi, le président de la BCE, à éliminer les grosses coupures) – a augmenté de 17% (4,7 milliards de CHF – $4,85 milliards) en décembre 2014, le mois qui a suivi l’introduction d’intérêts négatifs. Est-ce l’indication que les Suisses ont tranquillement commencé à amasser de l’argent liquide en grosses coupures ?

Les amas de billets de banque et les ruées sur les dépôts bancaires seront empêchés par l’introduction d’une société sans argent en espèces, c.-à-d. toutes les transactions monétaires deviendront graduellement électroniques. Le processus a déjà commencé. En Suède et dans d’autres parties de l’Europe, ainsi qu’au Japon, les supermarchés et les magasins sans argent ont un grand succès, particulièrement parmi les jeunes consommateurs, qui jouent allègrement en payant avec leurs téléphones portables aux caisses des supermarchés devant un œil électronique.

Si seulement les jeunes innocents savaient que les banquiers oligarques veulent contrôler leur argent et les asservir avec un gadget amusant, ils pourraient décider de résister. Mais ceux qui contrôlent le système savent bien que les jeunes sont l’avenir. Nous, les vieux résistants, nous nous éteindrons avec le temps. Problème résolu. Mais nous ne sommes pas encore morts. Les temps changent… The times are A-changing..(Bob Dylan, 1964).

Le trio néfaste – bail-in, intérêts négatifs, et société sans argent liquide – rendra l’existence dans le premier monde industrialisé tout à fait insupportable, telle une danse stressante sur la pointe des pieds, avec l’épée proverbiale de Damoclès suspendue, de manière intimidante, au-dessus de nos têtes, par l’empereur.

Washington pourrait avoir un joker dans sa manche – en réintroduisant l’étalon or ; le même étalon or que Nixon avait abandonné en 1971. Les États-Unis ont également accumulé au cours des 25 dernières années des quantités énormes d’or. Un nouvel étalon or du dollar, serait très probablement fixé avec un rapport qui éliminerait toute la dette étasunienne, y compris les futures obligations non-escomptées selon le GAO [General Accounting Office, l’équivalent de la Cour des comptes française – NdT] d’environ $125 milliards. Ils essaieraient de maintenir le monde occidental industrialisé dans l’orbite de Washington, mais pourraient perdre la plupart du monde en voie de développement et les ressources naturelles qu’il possède, et qui sont convoitées par l’Occident. Ces pays opprimés et colonisés depuis des siècles sont susceptibles de s’orienter vers la nouvelle alliance Chine-Russie – laissant l’Occident délocalisé et hors-jeu, sans main d’œuvre, avec une puissance militaire massive mais dépassée.

Pour contrer le développement de cette ultime imposture criminelle des tsars banquiers sionistes occidentaux, la Chine et la Russie ont préparé ces dernières années un système financier indépendant, décroché du dollar US et incorporant maintenant les BRICS, les nations de l’OSC, aussi bien que l’Union économique eurasienne. Cette association de pays et d’économies comprend environ la moitié de la population mondiale et au moins un tiers de la production économique du globe ; un fait qui, pour des raisons évidentes, est totalement ignoré par les média de masse. Le machiavélique bateau en perdition ne veut pas que ses passagers sautent pour se sauver.

L’annonce faite par la Chine le 19 avril 2016, que ses yuans soutenus par l’or, n’étaient plus convertibles en dollars, pourrait bien déclencher un ajustement économique vers le camp oriental. Beaucoup de pays sont attentifs et fatigués de l’exploitation occidentale, de l’asservissement, des menaces de sanctions, de l’oppression et du danger toujours présent d’invasion par sa machine à massacrer. Pour une économie du tiers monde, le décrochage du dollar peut en effet ouvrir de nouveaux horizons, créant de nouvelles alliances, de nouveaux espoirs pour un monde plus égal et plus juste.

Peter Koenig est un économiste et un analyste géopolitique. Il est également un ancien membre du personnel de la Banque mondiale et a travaillé intensivement dans les domaines de l’environnement et des ressources en eau. Il écrit régulièrement pour Global Research, ICH, RT, Sputnik, PressTV, Counterunch, TeleSur, le blog du Saker, et d’autres sites internet. Il est l’auteur d’une fiction basée sur des faits, The Implosion – un thriller économique au sujet de la guerre, de la destruction environnementale et de la cupidité des grandes entreprises, basée sur des faits et sur 30 ans d’expérience de la Banque mondiale partout dans le monde. Il est également un des co-auteurs de The World Order and Revolution! – Essays from the Resistance [L’Ordre mondial et la révolution! – Essais de la résistance].

Traduit par Alex Moumbaris, relu par Marie-José Moumbaris pour le Saker Francophone.

Notes

  1. La monnaie fiduciaire est la monnaie comprenant les pièces et les billets de banque qui se caractérise par le fait que sa valeur est déterminée par la confiance que lui accorde ses utilisateurs plutôt que par son coût de production, source droit-finance
  2. Le bail-in est une pratique financière qui impose à certains créanciers d’une banque en difficulté (y compris parfois de simples clients épargnants) une diminution du montant des créances qu’ils possèdent sur l’établissement de crédit ou une conversion de celles-ci en actions de capital. Le bail-in permet ainsi aux banques de se recapitaliser en cas de crise. On distingue le bail-in du bail-out, qui désigne le renflouement d’une banque par un État (comme lors de la crise de 2008) – source droit-finance

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Moscou accuse Obama de violer la souveraineté de la Syrie en y envoyant 250 militaires

Publié le par Felli Bernard

© Omar Sobhani Source: Reuters Des militaires américains (archive)
© Omar Sobhani Source: Reuters Des militaires américains (archive)

Moscou accuse Obama de violer la souveraineté de la Syrie en y envoyant 250 militaires

29 avr. 2016, 19:04

© Omar Sobhani Source: Reuters

Des militaires américains (archive)

La Russie a exprimé son inquiétude concernant le déploiement de 250 militaires américains à Roumeilan, en Syrie, sans le consentement du gouvernement syrien. Le 25 avril, Barack Obama a en effet confirmé l’envoi de 250 soldats de plus en Syrie.

Lire aussi

«Nous ne pouvons qu’être préoccupés par le fait que telles actions sont effectuées par les Etats-Unis sans le consentement de la République arabe syrienne», a confié à l’agence de presse russe TASSle vice-ministre russes des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, concernant l’arrivée prochaine de soldats américains en Syrie.

«C’est une violation de souveraineté», a-t-il ajouté. «Je souligne qu’une évaluation politique officielle similaire a été déjà faite par Damas et que nous exprimons notre solidarité totale avec cela», a ajouté le diplomate russe.

Le 25 avril, le président américain Barack Obama a confirmé son intention d’augmenter la présence militaire américaine en Syrie en déployant 250 militaires supplémentaires portant leur total à 300. Selon le président américain, ces soldats aideront à expulser Daesh.

Cette mesure a suscité la perplexité parce qu’elle contredit la promesse de «ne pas déployer de militaires américains au sol en Syrie» qu’avait faite Barack Obama en 2013. Il avait déjà rompu cet engagement l’an dernier pour la première fois en envoyant 50 soldats des forces spéciales en Syrie, qualifiant cet acte de mesure «contreterroriste» et non pas de premier pas avant un engagement au sol.

Le 27 avril, près de 150 militaires américains sont arrivés dans la ville de Roumeilan, contrôlée par les Kurdes dans le Nord-Est de la Syrie, a rapporté l’agence de presse syrienne SANA. Une source affirme qu’une partie du contingent s’est immédiatement rendue au Nord de la province de Racca.

International

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JUPPE : ARROGANCE ET AUTISME (billet du président de l’ASAF)

Publié le par Felli Bernard

  Henri PINARD LEGRY Officier général en 2ème
Henri PINARD LEGRY Officier général en 2ème

JUPPE : ARROGANCE ET AUTISME (billet du président de l’ASAF)

Publié le 29 avril 2016 par Marc Le Stahler

Nous avons souvent publié sur Minurne des communiqués de l’ASAF (Association de Soutien à l’Armée Française).
A Sciences Po, le 25 avril, Alain Juppé s’est fait remarquer par ses propos inacceptables concernant le général Soubelet, provoquant – entre autres – de nombreuses réactions d’officiers généraux.
Nous publions ici celle de l’ASAF, qui a été initialement publiée sur le site officiel de cette association.
En cette période de violence terroriste islamique et de confirmation de menaces sérieuses sur la sécurité intérieure de la France, Minurne observe avec intérêt et bienveillance les prises de position courageuses de chefs militaires et de leurs institutions représentatives, refusant de se taire au motif d’un prétendu « devoir de réserve » qui voudrait leur interdire de faire profiter le pays de leurs expériences stratégiques et politiques, au sens noble de ce dernier terme. Surtout quand ceux qui nous gouvernent – ou qui se proposent de gouverner -, plutôt que traiter des vrais problèmes de la France, semblent se polariser sur la chasse aux « dissidents », soutenus en celà par les dirigeants non élus de l’Union Européenne qui pérorent, décident et réglementent quotidiennement avec dogmatisme et idéologie contre les intérêts supérieurs de la Nation de l’Union.

Marc Le Stahler

Les propos tenus le 25 avril devant des étudiants de l’IEP de Bordeaux par monsieur Juppé au sujet du général de corps d’armée Bertrand Soubelet sont parfaitement incongrus et incompréhensibles au regard des responsabilités qui lui ont été confiées dans le passé et de celles auxquelles il aspire pour l’avenir proche.

«Un militaire, c’est comme un ministre : ça ferme sa gueule ou ça s’en va»

Non, monsieur Juppé, un officier général n’est pas un ministre qui passe d’un ministère à un autre souvent sans connaître grand-chose aux matières qu’il est amené à y traiter.
Un officier général, en situation de responsabilité, possède une compétence indiscutable et indispensable pour permettre aux dirigeants politiques (Président, ministres et élus) de prendre les meilleures décisions en toute connaissance de cause. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le général Soubelet a été auditionné !

Les militaires, y compris ceux qui appartiennent au haut commandement, ont donc le devoir de s’exprimer devant les élus et les Français avec la plus grande franchise. Refuser les analyses et les propositions de ceux qui possèdent la connaissance précise des réalités, c’est faire preuve d’un autisme qui explique sans aucun doute bien des problèmes que la France rencontre sans les traiter au fond parce que ses dirigeants ne savent pas écouter et donc comprendre et décider avec intelligence.

Dire d’autre part que : « Les militaires ont le droit de penser mais il y a des limites à ne pas dépasser » est non seulement inconvenant mais proprement scandaleux. C’est la marque d’une suffisance voire d’une arrogance détestables souvent attachées d’ailleurs à l’image que les Français ont de l’auteur de cette sentence. Qu’aurait dit monsieur Juppé si l’on avait appris que le général Soubelet avait caché la vérité à la représentation nationale ? Aurait-il félicité ce général d’avoir menti par omission ?

En écoutant ces propos, on comprend bien pourquoi les Français disent ne plus avoir confiance en une classe politique autiste.

Ils souhaitent maintenant des chefs francs et clairvoyants, courageux et animés du seul souci de servir l’intérêt général.

En considérant les militaires comme de simples exécutants muets, monsieur Juppé exprime en fait sa volonté de voir une caste politicienne conserver le pouvoir et ses prérogatives, en faisant taire les Français qui veulent ardemment sortir la France de l’impasse dans laquelle elle se trouve.

Monsieur Juppé, en ce centième anniversaire de la bataille de Verdun, l’Histoire nous rappelle qu’on ne conduit pas la France à la victoire et au succès contre les Français ou sans eux. Cela est d’autant plus vrai quand on aspire à devenir le chef des armées et qu’on se permet de faire de la démagogie sur le dos des soldats français.

Henri PINARD LEGRY Officier général en 2ème

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Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre

Publié le par Felli Bernard

« Le 13 septembre 2001, le Prince Bandar est reçu sur le balcon Truman de la Maison-Blanche par George W. Bush, Dick Cheney et Condoleezza Rice – probablement pour aider des Saoudiens à fuir les États-Unis… »
« Le 13 septembre 2001, le Prince Bandar est reçu sur le balcon Truman de la Maison-Blanche par George W. Bush, Dick Cheney et Condoleezza Rice – probablement pour aider des Saoudiens à fuir les États-Unis… »

29

Avr

2016

Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre, par Paul Sperry

Le New York Post est un des plus anciens (ou, selon les critères, le plus ancien) journaux américains, encore publié de nos jours. Il a été créé en 1801. Sa ligne éditoriale est conservatrice. Il tire à près de 700 000 exemplaires

Ca chauffe bien une opinion publique…

Source : Paul Sperry, New York Post, le 17/04/2016

Dans son rapport sur les “28 pages”, toujours censurées, impliquant le gouvernement saoudien dans le 11-Septembre, “60 Minutes”, le week-end dernier, a dit que le rôle des Saoudiens dans les attaques a été sous-évalué pour protéger la délicate alliance de l’Amérique avec le royaume riche en pétrole.

C’est vraiment un euphémisme.

En réalité, l’implication du royaume a été délibérément dissimulée aux plus hauts niveaux de notre gouvernement. Et cette dissimulation va bien au-delà d’enfermer les 28 pages du rapport saoudien dans une chambre forte du sous-sol du Capitole américain. Les enquêtes ont été étouffées. Les complices ont été laissés tranquilles.

Les agents responsables de l’enquête que j’ai interviewés à la Joint Terrorism Task Forces [l’unité de lutte contre le terrorisme du FBI, NdT] à Washington et à San Diego, la base avancée de certains pirates de l’air saoudiens, mais aussi les détectives du Département de police du comté de Fairfax (Virginie) qui ont enquêté sur plusieurs pistes concernant le 11 Septembre, disent que pratiquement toutes les routes mènent à l’ambassade d’Arabie saoudite à Washington, et au consulat saoudien à Los Angeles.

Et pourtant, encore et toujours, il leur a été demandé de ne pas remonter ces pistes. L’excuse en général était “l’immunité diplomatique”.

Ces sources disent que les pages manquantes du rapport d’enquête du Congrès sur le 11 Septembre – qui comprennent le chapitre entier concernant “le soutien étranger aux pirates de l’air du 11-Septembre” – détaille “les preuves incontestables” réunies par la CIA et le FBI de l’assistance des Saoudiens pour au moins deux des pirates de l’air saoudiens qui étaient installés à San Diego.

Certaines informations ont fuité des documents, y compris une frénésie d’appels téléphoniques avant le 11 Septembre entre un des soutiens saoudiens des pirates de l’air à San Diego et l’ambassade d’Arabie saoudite, et le transfert ensuite de quelque 130 000 dollars d’un compte du prince Bandar, ambassadeur saoudien, à un autre soutien saoudien des pirates de l’air à San Diego.

Prince Bandar

Un enquêteur qui travaillait avec la Joint Terrorism Task Forces de Washington s’est plaint qu’au lieu d’enquêter sur Bandar, le gouvernement américain l’a protégé – littéralement. Il dit que le département d’État a assigné un détachement de sécurité pour protéger Bandar pas seulement à l’ambassade, mais aussi à sa résidence à McLean, en Virginie.

La source a ajouté que l’équipe opérationnelle voulait incarcérer un certain nombre d’employés de l’Ambassade, “mais l’ambassade s’est plainte auprès du Procureur” et leurs visas diplomatiques ont été révoqués à titre de compromis.

L’ancien agent du FBI John Guandolo, qui a travaillé sur les affaires liées au 11 Septembre et à al-Qaïda pour le bureau de Washington, affirme que Bandar aurait dû être un suspect clé dans l’enquête sur le 11-Septembre.

L’ambassadeur saoudien a financé deux des pirates de l’air du 11 Septembre via une tierce personne,” a affirmé Guandolo. “Il devrait être traité comme un suspect terroriste, tout comme les autres membres de l’élite saoudienne que le gouvernement américain connaît comme finançant actuellement le djihad mondial.”

Mais Bandar a la haute main sur le FBI.

Après sa rencontre avec le président Bush à la Maison-Blanche le 13 septembre 2001, où les deux vieux amis de famille ont partagé des cigares sur le balcon Truman, le FBI a effacé de la liste des terroristes à surveiller des dizaines d’officiels saoudiens de différentes villes, y compris au moins un membre de la famille d’Oussama ben Laden. Au lieu d’enquêter sur les Saoudiens, les agents du FBI ont servi d’escorte de sécurité pour eux, même si à cette période on savait déjà que 15 des 19 pirates de l’air étaient des citoyens saoudiens.

Le FBI a été empêché par la Maison-Blanche d’auditionner les Saoudiens que nous voulions entendre,” dit l’ancien agent du FBI Mark Rossini, qui a participé à l’enquête sur al-Qaïda et les pirates de l’air. La Maison-Blanche “les a tirés d’affaire”.

De plus, Rossini déclare qu’il a été dit au bureau qu’aucune citation à comparaître ne pouvait être utilisée pour produire des preuves liant au 11 Septembre les Saoudiens suspects sur le départ. Le FBI a dès lors gelé les enquêtes locales qui conduisaient aux Saoudiens.

Le FBI s’est bouché les oreilles à chaque fois que nous mentionnions les Saoudiens,” affirmait Roger Kelly, ancien lieutenant de police du comté de Fairfax. “C’était trop politique pour y toucher.”

Kelly, qui a dirigé le Centre de renseignement régional, ajoutait : “Vous pouviez enquêter sur les Saoudiens, mais les Saoudiens étaient ‘hors de portée’.”

Photo: AP

Même Anwar al-Awlaki, le conseiller spirituel des pirates de l’air, nous a échappé. En 2002, le religieux financé par les Saoudiens, détenu à l’aéroport JFK pour fraude au passeport, a seulement été remis à la garde d’un “représentant de l’Arabie saoudite.”

Il a fallu attendre 2011 pour qu’Awlaki soit amené devant la justice – en raison d’une attaque de drone de la CIA.

Étrangement, “le rapport de la commission sur le 11 Septembre”, qui a suivi l’enquête du Congrès, ne cite jamais l’arrestation et la remise en liberté d’Awlaki, et ne mentionne Bandar qu’en passant, son nom enterré dans les notes en bas de page.

Deux avocats de la commission qui enquêtaient sur le réseau de soutien saoudien des pirates de l’air se sont plaints que leur supérieur, le directeur opérationnel Philip Zelikow, les a empêchés d’émettre des citations à comparaître et de mener des auditions des suspects saoudiens.

John Lehman, membre de la commission sur le 11 Septembre, s’est intéressé aux liens entre les pirates de l’air et Bandar, sa femme et le bureau des affaires islamiques de l’ambassade. Mais à chaque fois qu’il a essayé d’obtenir des informations sur ce point, il a reçu une fin de non-recevoir de la Maison-Blanche.

Ils refusaient de déclassifier quoi que ce soit en rapport avec l’Arabie saoudite,” selon Lehman cité dans le livre “The Commission”.

Les États-Unis ont-ils sabordé l’enquête sur le soutien étranger au 11 Septembre pour protéger Bandar et les autres membres de l’élite saoudienne ?

Les choses qui auraient dû être faites à l’époque ne l’ont pas été,” affirmait Walter Jones, élu républicain de Caroline du Nord, qui a déposé un projet de loi demandant au président Obama de déclassifier les 28 pages. “J’essaie de vous donner une réponse sans être trop explicite.”

Un réformateur saoudien avec une connaissance directe de l’implication de l’ambassade est plus coopératif.

Nous avons fait un allié d’un régime qui a aidé à financer les attaques,” affirmait Ali al-Ahmed de l’Institut pour les affaires du Golfe basé à Washington. “Je veux dire, soyons réalistes.”

Source : New York Post, le 17/04/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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En bonus, lettre de bin Sultan au président de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre…

22 réponses à Comment les États-Unis ont couvert le rôle des Saoudiens dans le 11 Septembre, par Paul Sperry

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L'ancien maire de Londres sanctionné pour avoir mentionné la collaboration entre sionistes et nazis

Publié le par Felli Bernard

© Alessia PierdomenicoSource: Reuters L'ancien maire de Londres Ken Livingstone
© Alessia PierdomenicoSource: Reuters L'ancien maire de Londres Ken Livingstone

L'ancien maire de Londres sanctionné pour avoir mentionné la collaboration entre sionistes et nazis

29 avr. 2016, 12:47

© Alessia PierdomenicoSource: Reuters

L'ancien maire de Londres Ken Livingstone

L'ancien maire de Londres Ken Livingstone a été suspendu du parti travailliste après avoir affirmé qu'Hitler avait soutenu le sionisme, lors d'un entretien au cours duquel il défendait un collègue accusé d'antisémitisme.

«Rappelons-nous, lorsque Hitler a remporté l'élection en 1932, sa politique était de déplacer les Juifs en Israël» a-t-il confié à la radio BBC jeudi, avant d'expliquer : «Il soutenait le sionisme avant de perdre la tête et de finir par tuer six millions de Juifs.» Cette déclaration a été condamnée par plusieurs députés travaillistes, ainsi que par le Premier ministre David Cameron, qui a affirmé que le parti travailliste avait «un problème avec l'antisémitisme».

Ken Livingstone a refusé de s'excuser pour sa déclaration, affirmant que la critique des politiques menées par le gouvernement israélien ne devaient pas être confondues avec l'antisémitisme, après s'être écharpé avec le député travailliste John Mann qui l'avait accusé de faire «l'apologie du nazisme» de «réécrire l'histoire».

L'altercation, qui a été filmée, s'est déroulée après la diffusion sur l'antenne londonienne de la BBC de l'émission où Ken Livingstone défendait la député Naz Shah, accusée d'antisémitisme après avoir posté une série de messages Facebook.

Lire aussi

Ken Livingstone faisait référence à l'accord de transfert (Haavara, en hébreu), qui a été conclu entre certains juifs sionistes et le Reich allemand entre 1933 et 1939, afin d'organiser le départ des juifs allemands vers la Palestine ainsi que le transfert de leurs biens financiers. Cet accord a fait polémique au sein de la communauté juive mondiale, certains juifs américains étant partisans du boycott des produits émanant de l'Allemagne nazie afin de faire plier Hitler sur sa politique envers les Juifs, boycott venant en contradiction avec l'accord conclu avec Hitler. Finalement, le boycott a échoué et la collaboration avec les nazis s'est poursuivie jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. L'historique de cet épisode controversé est notamment documenté par une étude de l'historien juif sioniste américain Edwin Black.


A propos des écrits de Naz Shah, qui avait suggéré de relocaliser Israël aux Etats-Unis en 2014, l'ancien maire de Londres a assuré que ceux-ci n'étaient pas antisémites : «J'ai entendu de nombreuses personnes critiquer Israël, mais s'il était question de la dénonciation du gouvernement d'Afrique du Sud, vous ne diriez pas qu'il s'agit de racisme – et l'une de mes préoccupations est que cette confusion entre l'antisémitisme et la critique du gouvernement israélien mine l'importance du fait de s'attaquer au véritable antisémitisme.»


Lire aussi : Une nouvelle application traque tout ce qu'elle considère comme «antisémite» sur internet

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Dommage collatéral des Panama Papers

Publié le par Felli Bernard

Dommage collatéral des Panama Papers

Dommage collatéral des Panama Papers

Le droit à l’auto-détermination des micro-États du Pacifique…

Par Wayne Madsen – Le 18 avril 2016 – Source Strategic Culture Foundation


S’il était encore besoin de démontrer que la publication des soi-disant Panama Papers est un instrument de politique étrangère de trois des membres de la coalition de renseignement appelée Five Eyes, les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, preuve en est l’immédiate condamnation du rôle joué par certains paradis fiscaux offshore du Pacifique, dans les montages financiers d’évasion fiscale fabriqués par la société Mossack Fonseca, un cabinet d’avocats panaméen accusé de soustraire des milliards de dollars à la vue des autorités fiscales du monde entie
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La première salve a été tirée en direction du territoire autonome néo-zélandais de Niue et l’État indépendant des Samoa, dont les noms sont apparus dans les fuites bien choisies des documents du cabinet d’avocats panaméen.

A cause des politiques paternalistes et néo-coloniales de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, de nombreux États du Pacifique Sud et des territoires autonomes n’eurent pas d’autre choix dans le passé, que de développer une industrie de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux, dans le but d’attirer des capitaux dont ils avaient grand besoin, tirés des frais facturés pour la création de sociétés offshore. Et pourtant, ces paradis fiscaux se trouvent régulièrement sous le feu de la critique de leurs anciennes puissances coloniales.

L’État de Niue, qui ne peut espérer se lancer dans aucune nouvelle activité économique sans l’aide de la Nouvelle-Zélande, est devenu un centre international pour l’enregistrement de sociétés offshore, pour un tarif annuel à prix cassés de 150 dollars. Cette île-État, sous le joug de la Nouvelle-Zélande, est soumise à une exécrable desserte aérienne ainsi qu’à une mauvaise couverture internet pour ses citoyens. L’insistance grotesque de la Nouvelle-Zélande que Niue soit un territoire autonome fut révélée dans tout son ridicule, lorsqu’il a été prouvé que le Premier ministre de l’époque, Sani Lakatani, vivait à Auckland, tout en faisant semblant de gouverner Niue, et tout en touchant sa pension de caporal à la retraite de l’Armée royale de Nouvelle-Zélande.

Dans les faits, les micro-États du Pacifique furent contraints, par les mêmes États qui cherchent maintenant à restreindre leur autonomie et indépendance, d’instaurer des paradis fiscaux pour des sociétés-écran et d’ouvrir des comptes bancaires anonymes. Les deux territoires soi-disant autonomes de Nouvelle-Zélande, les Îles Cook et Niue, ont fait l’objet de critiques particulièrement virulentes de la part des États-Unis et de leurs laquais dans le domaine du renseignement, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

La Nouvelle-Zélande crie maintenant au scandale au sujet des opérations de Mossack Fonseca à Niue, au prétexte que l’agent officiel du cabinet d’avocats se trouve être la fille du Premier ministre en exercice, Toke Talagi.

Si la Nouvelle-Zélande permettait une réelle indépendance des Îles Cook et de Niue, ces États pourraient diversifier leur économie en établissant des liens commerciaux avec la Chine, la Russie, l’Inde et d’autres pays, sur des projets relatifs aux terres rares présentes dans le sous-sol sous-marin, des lignes aériennes régulières, des services de ferry à grande vitesse, et le développement d’une aquaculture durable. De plus, la possibilité qu’auraient ces États de recevoir des prêts à taux bas de la Chine, la Russie, l’Iran et d’autres pays qui ne font pas partie intégrante de la toile bancaire occidentale, permettrait à l’artisanat local d’être vendu à l’étranger, grâce à un internet stable et à prix abordable, ainsi qu’à des plate-formes d’e-commerce.

A l’heure actuelle, les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande empêchent, par des pratiques commerciales déloyales, le développement de lignes aériennes directes entre de nombreux micro-États du Pacifique. La régulation aérienne oriente le trafic civil et le fret aérien du Pacifique à travers les hubs d’Honolulu, Guam, Auckland, Sydney et Brisbane.

Les Îles Cook sont devenues un paradis fiscal célèbre à cause d’un montage compliqué, en fait une arnaque, réalisé par la Nouvelle-Zélande dans les années 1980. En 1992, un vendeur d’ordinateurs, Paul White, a acheté une caisse de vins dans laquelle se trouvaient 92 disquettes informatiques. Les disquettes n’étaient pas vierges, mais contenaient des documents sensibles.

Les disquettes avaient été jetées par inadvertance par la succursale néo-zélandaise de la Citibank. L’information bancaire contenue dans les disquettes indiquait l’existence d’un mécanisme financier d’évasion fiscale impliquant une entité des Îles Cook appelée EPI (European Pacific Investments), ainsi qu’un certain nombre de politiciens, incluant les dirigeants des partis nationaliste et travailliste de Nouvelle-Zélande.

La manipulation fiscale était aussi liée aux opérations de blanchiment d’argent de la CIA en Asie-Pacifique et dans les Caraïbes. Contrairement aux Panama Papers, qui ont été délibérément rendus publics par la CIA pour mettre dans l’embarras les dirigeants des États BRICS (Dilma Rousseff, Vladimir Poutine, Narendra Modi, Xi Jinping et Jacob Zuma), les dossiers de la caisse de vin n’avaient pas vocation à être rendus publics. Paul White s’est rendu compte de la nature sensible de ces dossiers lorsqu’il fut victime d’un étrange accident de voiture, au cours duquel les disquettes ont disparu. Cependant, il avait été malin en partageant auparavant le contenu avec un journaliste néo-zelandais. Suffisamment d’information sur les opérations dans les Îles Cook ont été fuitées avant que le gouvernement néo-zélandais n’impose un silence radio total sur toute couverture médiatique de l’Affaire de la caisse de vin.

Après avoir épuisé ses ressources de phosphates, l’île-État de Nauru a perdu sa dernière source de revenus, l’industrie du guano, et a donc du se tourner, avec la bénédiction de l’Australie et des États-Unis, vers les services financiers offshore. Une fois que l’île est devenue le siège de quelques 400 banques, dont certaines avec des connexions à la mafia russo-israélienne et les trafiquants de drogue sud-américains, les États-Unis ont forcé la main du Président Bernard Dowiyogo pour fermer les banques. Les événements du 11 septembre ont accéléré la trajectoire de collision des États-Unis avec certains paradis fiscaux, incluant Nauru. Dowiyogo s’est rendu à Washington pour signer l’accord. Immédiatement après, il est tombé malade et décéda au cours de l’opération chirurgicale qu’il reçut à l’hôpital de l’Université George Washington. La CIA préfère ne pas laisser de traces derrière elle, de ses myriades de petits arrangements fiscaux à travers le monde. Et Nauru fut reléguée à servir d’hôte pour le goulag australien dans le style de Guantánamo, pour les réfugiés qui veulent émigrer en Australie.

Les fuites organisées de la société Mossack Fonseca, rendues possibles par George Soros et le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), deux entités financées par USAid et la CIA, jettent maintenant leur dévolu sur les Samoa, dont le vice-Haut commissaire à la mission diplomatique à Canberra, Luciano Fonoti, est accusé d’avoir aidé la société panaméenne à ouvrir des sociétés-écran aux Samoa. Une de ces sociétés est accusée de violation de l’embargo contre le gouvernement syrien. Peut-être que Samoa n’aurait pas besoin d’avoir recours aux services financiers offshore, si les États-Unis cessaient leur domination néo-coloniale sur le voisin oriental, le Samoa américain, un territoire qui devrait recevoir son indépendance et être autorisé à se réunifier avec son frère occidental, dans le but de créer une nation samoane unie et plus forte.

Les États-Unis, de concert avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Israël, conservent une approche paternaliste de leurs relations diplomatiques avec les micro-États du Pacifique. Israël est impliqué dans le sens où ces États votent systématiquement avec les États-Unis contre toute résolution pro-palestinienne à l’Assemblée générale de l’ONU. Tant que ces protectorats des États-Unis tels la Micronésie, Palau, les Iles Marshall et des protectorats comme Nauru, Tonga et les Îles Salomon, continueront de voter en faveur d’Israël et du sionisme, Israël peut utiliser ces alliés diplomatiques pour justifier ses actions.

Le peuple du territoire de Chuuk (Truk) est si mécontent de son statut de dépendance néo-coloniale sous le diktat de Washington et du gouvernement fantoche des États fédérés de Micronésie, qu’il parle publiquement de déclarer son indépendance des soi-disant Conventions de Libre-association (de leur acronyme anglo-saxon COFA, Compacts of Free Association), régies par les États-Unis.

Les États-Unis et les puissances coloniales de la région comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande, utilisent déjà les révélations de Mossack Fonseca pour justifier leur plus grande ingérence dans les affaires internes des micro-États du Pacifique. L’Australie a révélé ses vraies intentions lorsqu’elle a aboli unilatéralement le statut autonome du gouvernement de l’île Norfolk, réduisant à néant par la même occasion son industrie de services financiers offshore et son industrie du jeu. Le gouvernement de Norfolk crie au scandale et prévoit de porter son cas devant les Nations Unies, où il trouvera de nombreux autres plaignants de la même région du Pacifique, de Rapa Nui (Île de Pâques) à Hawaii, en passant par les Îles Mariannes du Nord et Niue.

Wayne Madsen est journaliste d’investigation, essayiste et éditorialiste. Il est membre de la Société des Journalistes Professionnels et du Club de Presse National.

Traduit par Laurent Schiaparelli, édité par Wayan, relu par Diane pour Le Saker Francophone

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