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[Vidéo] Dominique de Villepin dans “Hier, aujourd’hui, demain”

Publié le par Felli Bernard

Source : Youtube, Dominique de Villepin, 17-11-2016

Sur le plateau, Frédéric Taddeï reçoit l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin pour son livre «Mémoire de paix pour temps de guerre», la philosophe Claudine Cohen pour «Femmes de la préhistoire», les historiens Alain Corbin et Georges Vigarello pour «Histoire des émotions» et la philosophe Catherine Larrere pour «Révolutions animales». Sur le thème «Economie, travail, impôts : ils combattent les idées reçues», l’animateur donne ensuite la parole à l’économiste Eloi Laurent, qui publie «Nouvelles Mythologies économiques». Il débat avec les journalistes Julien Brygo et Olivier Cyran, auteurs de «Boulots de merde» et l’avocat fiscaliste Thierry Aschrift, auteur de «Tyrannie de la redistribution». Enfin, l’historien d’art Hector Obalk évoque la publication de son livre «Michel-Ange, le premier livre d’art en BD».

Source : Youtube, Dominique de Villepin, 17-11-2016

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La bataille autour de la détente Trump-Poutine a commencé

Publié le par Felli Bernard

La bataille autour de la détente Trump-Poutine a commencé


Les événements de la semaine écoulée montrent que Trump a sérieusement l’intention de changer la politique des États-Unis à l’égard de la Russie et les ennemis de la détente le savent bien. Voici les leçons à tirer du passé.


Par Stephen F. Cohen – Le 17 Janvier 2017 – Source The Nation  via John Batchelor Show


Stephen Cohen est professeur honoraire en études, histoire et politique russes de l’Université de New York et de celle de Princeton. Auteur de différents ouvrages sur l’histoire de l’Union soviétique, il a conseillé Mikhaïl Gorbatchev et George H. W. Bush dans les années 1990. Il collabore à l’hebdomadaire The Nation, qui paraît à New York. Son dernier ouvrage, intitulé Du Stalinisme à la Nouvelle Guerre Froide (Columbia University Press), est paru aux Presses de l’Université de Columbia.

John Batchelor est animateur radio et diffuse sur plus d’une vingtaine de stations américaines. Dans son « show », il débat avec différentes personnalités de questions d’actualité, de politique, d’histoire et de science.

 

Stephen Cohen et John Batchelor poursuivent leur discussion hebdomadaire sur le thème de la nouvelle Guerre froide entre les USA et la Russie, discussion qu’ils ont entamée il y a plus de trois ans (pour télécharger la discussion qui dure 40 minutes, se brancher sur www.thenation.com/authors/stephen-f-cohen). L’historique de la détente au XXe siècle, tout comme les leçons qu’on peut en tirer et l’impérieuse nécessité d’une détente, dans le contexte très explosif de la nouvelle Guerre froide, ont été abordés à plusieurs reprises dans des émissions précédentes. Toutefois, à la lumière des récents événements, Cohen juge nécessaire de revenir brièvement sur cet historique.

Les trois principales tentatives de détente au XXe siècle ont eu lieu sous les présidences d’Eisenhower, de Nixon et de Reagan. C’est sous Reagan, que les efforts ont été les plus conséquents et finalement couronnés de succès. Ils nous donnent des enseignements, dont les Présidents Trump et Poutine devraient s’inspirer.

Dans les deux camps, à Washington comme à Moscou, la détente a de puissants ennemis qui ne vont pas seulement s’opposer au processus diplomatique, mais aussi tenter sournoisement de le saboter. Par conséquent, le président des États-Unis doit être prêt et déterminé à se battre pour sa politique. Pour cela, il a besoin d’une équipe capable et moralement unie, en particulier le conseiller en sécurité à la Maison Blanche, le Secrétaire d’État, ainsi que l’ambassadeur des États-Unis à Moscou. Il doit aussi trouver un appui à sa politique de détente au sein des élites et des électeurs qui n’ont pas voté pour lui, appui qu’il aura beaucoup plus de peine à obtenir que cela n’avait été le cas pour Reagan. Cela dit, le locataire de la Maison Blanche n’a pas besoin d’avoir au Kremlin un « ami », mais un partenaire fort et un partisan convaincu de la détente, ainsi que semble l’être Poutine, malgré toute la diabolisation débridée à laquelle il a été soumis par les médias politiques les plus en vue. Le cadre ainsi posé, Cohen analyse l’évolution de la situation, en commençant par Trump.

Lorsqu’il propose de tenir à Reykjavík son premier sommet avec Poutine, Trump semble évoquer les souvenirs de la détente sous Reagan. C’est en effet en Islande que Reagan avait rencontré Gorbatchev. Comme l’avaient fait les deux présidents, il donne d’emblée la priorité à la réduction et au contrôle des armes nucléaires. De cette manière, il déplace l’accent qui avait été mis sur les sanctions et les négociations sur la crise ukrainienne (qui sont bloquées principalement par la volonté de Kiev) pour favoriser une avancée sur les armes nucléaires (sur lesquelles Kiev n’a pas voix au chapitre). En se rapprochant de la première ministre britannique Theresa May, tout comme Reagan l’avait fait avec Margaret Thatcher, Trump minimise le rôle de la chancelière allemande Merkel, qui est la principale opposante à la levée des sanctions européennes à l’égard de la Russie.

Entre-temps, Trump a commencé de constituer une forte équipe à la Maison Blanche et au Département d’État en faveur de la détente, tout en maintenant son refus de diaboliser son futur partenaire Poutine. Il a laissé entendre que les allégations selon lesquelles Poutine aurait encouragé sa victoire aux élections, étaient dues à des fuites organisées par la CIA sans aucune preuve à l’appui, vraisemblablement dans le but de saboter la détente avant même qu’elle n’ait démarré.

Les ennemis de la détente dans le camp américain ne sont pas moins conscients des intentions de Trump à cet égard, comme il ressort clairement de leurs récents agissements. Ils essaient par différents moyens de discréditer Trump, en tant que président, en laissant entendre qu’il poursuit une politique perfide avec la Russie. (Ainsi, sur les chaînes MSNBC et CNN, un journaliste a pu accuser Trump d’être à la tête d’une « cinquième colonne », sans s’attirer aucune protestation de ses voisins de plateau, cette accusation étant reprise quotidiennement par les éditorialistes du New York Times). Les chefs politiques du camp bipartisan opposé à la détente (parti républicain et démocrate confondus) insistent sur le fait que la Russie de Poutine constitue la menace numéro un des États-Unis et de toutes les démocraties occidentales, aussi absurde que cela puisse paraître. Les ennemis de la détente ont encore redoublé leurs efforts pour diaboliser Poutine et le discréditer en tant que partenaire des États-Unis en alléguant, comme le font les éditorialistes du Times, que la détente aurait des conséquences « calamiteuses » pour les États-Unis. Et même le président sortant Obama, dont la politique russe est en pagaille, semble vouloir semer derrière lui des obstacles supplémentaires à la détente, en imposant de nouvelles sanctions à la Russie, en tenant des propos méprisables sur Poutine et en poussant les troupes et les tanks de l’OTAN et de l’Amérique jusqu’aux frontières occidentales de la Russie.

Il ne faut pas sous-estimer non plus, selon Cohen, les ennemis de la détente à Moscou, avec lesquels Poutine va devoir compter et qui manifestent déjà leur mécontentement. Leur opposition relève pour une part d’un parti pris anti-occidental traditionnel, mais elle se base aussi sur deux griefs très forts, dont l’origine est plus récente. Le premier tient au fait que la détente, tout d’abord sous Reagan–Gorbatchev–Bush et ensuite sous Clinton–Eltsine, a eu des effets catastrophiques pour l’Union soviétique et la Russie, autant sur le plan interne qu’externe. Pour cette raison, Poutine ne peut pas prendre le risque d’être vu dans son pays comme le continuateur de la tradition de détente de Gorbatchev et Eltsine. Deuxièmement, dans certains milieux moscovites influents, on est fermement convaincu que Washington a rompu ses promesses à plusieurs reprises depuis que Poutine a accédé au pouvoir en 2000, dans des périodes qui s’apparentaient à de la détente ou à un nouveau départ (« reset »). À leur avis, la même chose se passera sous la présidence de Trump.

Pour terminer, Cohen et Batchelor évoquent brièvement les sujets qui sont à mettre à l’ordre du jour d’une négociation sur la nouvelle détente. Parmi ces sujets, il y a évidemment les divergences sur la question des armes nucléaires (y compris le problème crucial des installations de défense anti-missiles américaines), ainsi que l’expansion de l’OTAN, le terrorisme international, la Syrie, l’Ukraine et d’autres conflits régionaux. En rappelant que pour aboutir, la détente a toujours exigé des concessions mutuelles, Cohen soulève la question des concessions que Poutine serait amené à faire pour aider Trump à trouver aux États-Unis un soutien à une politique de détente. Cohen fait quatre suggestions : premièrement, mettre fin à l’interdiction de l’adoption d’orphelins russes par des familles américaines ; deuxièmement remettre en œuvre le programme lancé en son temps par le sénateur Bill Bradley, qui a permis à des milliers de jeunes Russes de séjourner et d’étudier aux États-Unis ; troisièmement, faire de même avec le programme Nunn-Lugar pour garantir la sécurité des matériaux russes de destruction massive et enfin remplacer les Européens, qui ont échoué dans le processus de Minsk, par un groupe conjoint USA–Russie–Ukraine placé sous les auspices des Nations-Unies et chargé de négocier le règlement de la guerre civile et de la guerre par procuration qui sévit en Ukraine.

Quels que soient les enjeux de cette nouvelle détente et son impérative nécessité, Cohen conclut qu’elle se heurtera à une très forte opposition et que la bagarre a déjà commencé.

Stephen F. Cohen

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Trump construira-t-il une Route de la soie Américaine ?

Publié le par Felli Bernard

Trump construira-t-il une Route de la soie Américaine ?


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 24 janvier 2017 – Source CounterPunch

L’hystérie règne à l’aube de l’ère Trump, avec le président représenté à travers tout le spectre idéologique, comme un Mao américain ou même un Hitler américain.

 

Éloignons-nous de ce « carnage américain des médias » pour examiner quelques faits concernant le G2 non officiel : les relations sino-américaines.

On peut prétendre que Pékin a déjà réussi un coup de billard à trois bandes, prévenant la possibilité d’une guerre commerciale initiée par les États-Unis.

Cela a commencé avec la fameuse visite de Jack Ma à la Trump Tower, où il a développé son idée d’aider les petites entreprises américaines à vendre leurs produits en Chine et en Asie via son réseau Alibaba, créant ainsi au moins « un million d’emplois » aux États-Unis, selon lui.

Puis est venu le coup de maître du président Xi Jinping à Davos, où il s’est positionné comme Ronald Xi Reagan, vendant la mondialisation inclusive aux vaillants piliers du turbo-capitalisme international.

Finalement Jack Ma, toujours à Davos, a élaboré une formulation claire, de cause à effet, entre la mondialisation et la détresse économique des États-Unis.

Ma a dit : « Au cours des trente dernières années, des entreprises comme IBM, Cisco et Microsoft ont fait des tonnes d’argent. » Le problème est de savoir comment les États-Unis ont dépensé cette  richesse : « Au cours des trente dernières années, l’Amérique a mené treize guerres, pour un coût de $14 200 milliards. » Et si les États-Unis « avaient consacré une partie de cet argent à la construction de leurs infrastructures, en aidant les cols blancs et les cols bleus ? Vous êtes censé dépenser de l’argent pour votre propre peuple. Ce ne sont pas les autres pays qui volent les emplois américains. C’est votre stratégie, vous n’avez pas distribué l’argent de façon appropriée. »

Entre-temps, quelque chose de tout à fait extraordinaire s’est produit lors de l’Asian Financial Forum à Hong Kong, un jour avant le discours de Xi à Davos. Le président de China Investment Corporation (CIC), Ding Xuedong, se référant au plan tellement vanté de Trump d’investir $1 000 milliards, a déclaré que cela créerait de fabuleuses opportunités d’investissement pour la Chine et son fonds souverain de $800 milliards.

Selon Ding, Washington aura besoin d’un financement stupéfiant de $8 000 milliards pour ses infrastructures spectaculaires. Le gouvernement fédéral et les investisseurs privés américains n’y suffiront pas : « Ils doivent compter sur des investisseurs étrangers. » Et CIC est prêt pour cela – en se concentrant déjà sur les « investissements alternatifs aux États-Unis ».

En supposant que l’administration Trump fasse bon accueille au CIC, et c’est un grand si, ce sera un lent démarrage. Actuellement le gouvernement américain est endetté de seulement $80 milliards d’investissements étrangers du CIC. Une polémique massive de sécurité nationale et antitrust sera inévitable. Et pourtant, en cas de succès, ce projet pourrait être gagnant-gagnant pour une Route de la soie américaine.

C’est le moment de peaufiner votre chaîne d’approvisionnement

Voyons maintenant les options. Pendant la campagne, Trump avait accusé la Chine de manipuler sa monnaie et sa promesse de taxer à 45 % les importations chinoises est, en théorie, toujours sur la table.

Peter Navarro – auteur de Death by China et de Crouching Tiger : Ce que le militarisme chinois signifie pour le monde – dirigera le nouveau Conseil national du commerce à la Maison Blanche, en se concentrant sur « les subventions injustes de la Chine ».

Dans le même temps, de nombreux rapports comme celui-ci se concentrent sur les scénarios de guerre commerciale américano-chinoise. Et ils n’ont pas l’air d’être bons, pour aider l’Amérique à retrouver sa grandeur.

Pour commencer, Beijing ne manipule pas le yuan. Au contraire, la Banque populaire de Chine veut un taux de change stable, se traduisant en un commerce stable.

En cas de rupture majeure, Pékin ne serait pas enclin à se débarrasser massivement de ses obligations du Trésor américain ; ce ne serait pas exactement un gagnant-gagnant pour les réserves chinoises.

Les États-Unis ont beaucoup plus d’investissements étrangers directs en Chine que l’inverse, et il est donc facile de voir qui serait perdant à la fin. Dans le même temps, les entreprises chinoises pourraient profiter de plus d’allègements fiscaux et investir dans l’amélioration de leurs lignes de production. Autre option : la rupture, l’épargne énorme de la Chine finançant la prochaine étape de l’investissement industriel – d’autant plus que sept millions de diplômés universitaires arrivent sur le marché chaque année. Ça, c’est un gagnant-gagnant.

Toute analyse de la guerre commerciale mène aux mêmes résultats : consommation déprimée des États-Unis, moindre croissance économique et plus de chômage – en particulier dans la Rust Belt,  la zone qui loge le tas de déplorables de Hillary.

Ensuite, il y a le film d’horreur pour les grandes sociétés américaines telles que Apple, dont la restauration des chaînes d’approvisionnement, exceptionnellement complexes, prendrait des années. Boeing, quant à lui, compte sur la vente de jets en Chine, pour assurer 150 000 emplois américains et envisage déjà une nouvelle usine chinoise d’assemblage.

L’administration Trump va ce débarrasser de la branche commerciale du Pivot vers l’Asie de l’administration Obama, le TPP [c’est fait, NdT]. Personne en Asie ne verse vraiment des larmes. En même temps, personne ne sait si l’équipe Trump pourrait être intéressée, plus tard, à discuter d’une zone de libre-échange dans la région Asie-Pacifique.

Ce qui est absolument certain, c’est qu’en l’absence d’une guerre commerciale, la nouvelle stratégie commerciale des États-Unis sera parfaite pour Beijing, car la Chine va accélérer l’expansion de son projet de Nouvelle route de la soie – One Belt, One Road – en particulier à travers le continent sud-est asiatique, ainsi que les lignes ferroviaires à grande vitesse reliant la province du Yunnan à Singapour via le Laos, la Thaïlande et la Malaisie.

À Davos, Jin Liqun, président de l‘Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB), dirigée par les Chinois, a même ouvert la porte, en plaisantant à demi, à une participation des États-Unis. Ainsi tous les mises sont sur la table : imaginez le Mao américain rejoignant la Banque AIIB, pour participer à l’action en Eurasie tout en acceptant l’investissement du fonds CIC pour construire la Route de la soie américaine. Cela serait-il considéré comme un « fait alternatif » ?

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), Empire of Chaos (Nimble Books) et le petit dernier, 2030, traduit en français.

Article Original paru dans Asia Times

Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone.

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Roudani: ceux qui s'opposent au retour du Maroc au sein de l'UA visent "à paralyser la marche de l'Afrique"

Publié le par Felli Bernard

 

Roudani: ceux qui s'opposent au retour du Maroc au sein de l'UA visent "à paralyser la marche de l'Afrique"

 
Lundi 30 Janvier 2017 modifié le Lundi 30 Janvier 2017 - 20:07
 

Pour Cherkaoui Roudani, spécialiste des questions géostratégiques, le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine est nécessaire et urgent. Selon M. Roudani, la vision du Roi Mohammed VI jouera un rôle déterminant afin de rassembler et construire avec l’ensemble une politique africaine capable d’épargner au continent des émiettements et des dislocations.
La vulnérabilité économique ainsi que la fragmentation politique profitent aux groupes terroristes pour faire régner la confusion et la terreur, a-t-il souligné.

Propos recueillis par Hasna Daoudi

  
 

image: http://www.atlasinfo.fr/photo/art/grande/11068610-18357972.jpg?v=1485779495

image: http://www.atlasinfo.fr/photo/art/default/11068610-18357972.jpg?v=1485779498

Le Roi Mohammed VI s'esnt entrenu, dimanche 29 janvier à Addis-Abeba, en tête-à-tête avec le président du Rwanda, Paul Kagame
Le Roi Mohammed VI s'esnt entrenu, dimanche 29 janvier à Addis-Abeba, en tête-à-tête avec le président du Rwanda, Paul Kagame
 
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Le sommet de l’Union africaine s’ouvre ce lundi à Addis Abdeba. Deux pays, l’Algérie et l’Afrique du Sud essaient de torpiller ce retour via des moyens peu orthodoxes. Quel est le mobile de cette opposition que beaucoup d’analystes qualifient presque de "haineuse" ?

J’aimerai bien signaler que plus de 42 pays du continent appuient fortement le retour du Maroc à l’Union africaine et d’autres ont bien mentionné les irrégularités juridiques dans lesquelles s’engloutit l’UA. La présence d’un mouvement séparatiste, soutenu par l’Algérie et d’un courant de l’ANC d’Afrique du Sud, n’est pas en adéquation avec l’histoire et les fondements même de la loi internationale.
Aujourd’hui, la majorité des pays africains demandent l’éjection pure et simple de la pseudo « RASD » de l’UA. On doit souligner que la majorité des pays du l’UA ne reconnaissent pas ce mouvement séparatiste crée, et d’ailleurs ce n’est pas un secret, financé par l’Etat algérien. Cette opposition montre qu’il y a deux visions. Une portée par plus de 42 pays africains qui ont fait des constats sur une base imprégnée par le pragmatisme et l’ambition de créer des mécanismes économiques pour mettre en cohérence l’arrivée de l’Afrique dans la mondialisation. L’autre vision est incarnée par une minorité de pays qui cherchent à créer des Afriques soumis et manipulés. L’échec de l’agenda 2063, adopté en 2015 et censé amener les pays africains à travailler ensemble pour construire une Afrique prospère et unie, témoigne véritablement que l’obstructionnisme de certains pays contre le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle, vise à paralyser la marche de l’Afrique vers l’avant, vers le progrès.

A travers de nombreuses tournées en Afrique de l’ouest et de l’Est, le Roi Mohammed VI a défendu cette réintégration. Le temps est-il venu pour que Le Maroc reprenne au plus vite sa place naturelle ?

Le retour du Maroc au sein de à sa famille institutionnelle africaine est souhaitable autant qu’il est inéluctable et naturel. Le Maroc a toujours joué un rôle très important et décisif dans le continent. Les visites de Sa Majesté dans le continent qui dépassent plus d’une quarantaine illustrent cette vocation royale de l’Afrique. Une vision royale qui se traduit aujourd’hui par des relations bilatérales qui sont significatives avec un ensemble de groupements régionaux à l’échelle du continent. Avec plusieurs pays de la CEDEAO, de la SADC, Igad, et COMESA, le Maroc entretient des échanges économiques fructueux et des relations de confiance. N’oublions pas aussi que le Royaume avait un rôle prépondérant dans la genèse de l’intégration africaine. En effet, l’histoire garde toujours dans la mémoire la conférence de Casablanca de 1961 ainsi que les résolutions qui ont été adoptées et qui furent motrices de la construction de l’ancien cadre de l’UA qui est l’OUA. Ainsi, le retour du Maroc vient dans un contexte international et continental qui nécessite un réalisme et un pragmatisme pour faire face aux changements que connait le monde. A l’échelle internationale, le continent reste à l’écart des dynamiques économiques rapides que connaissent les groupements internationaux. Ce qui n’a pas favorisé son positionnement à l’échelle des systèmes d’équations géopolitiques mondiales. Ce qui sûr est que l’Afrique semble dans l’obligation de "panser" son présent afin d’arriver à construire le devenir de toute une génération assoiffée de changements et de vivre ensemble. Nul ne peut nier que l’Afrique baigne aujourd’hui dans l’insécurité. Plusieurs pays sont pris en otage par ce facteur. La vulnérabilité économique ainsi que la fragmentation politique profitent aux groupes terroristes pour faire régner la confusion et la terreur. L’exemple de l’attaque de la ville du Gao au Mali illustre la fragilité que l’ensemble du continent doit appréhender afin de vaincre AQMI, Boko Haram, Mujao, Al Chabab, Daech ou Ansar Charia...
Outre tous ses défis économiques et politiques, les pays du continent obéissent, sans force de résistance, à la loi des changements climatiques avec ses répercussions négatives sur la stabilité et le développement. Tous ses problèmes et difficultés ont figé le temps africain, paralysé la construction et l’intégration africaine. Le Maroc apportera son expertise et son pragmatisme ainsi que sa pertinence de l’intuition des enjeux. C’est un retour pour la mémoire et la réhabilitation de l’histoire, hélas, bafoué depuis 1984. Il y a l’âge des idéologies, qui a déchiré le continent et l’a fragmenté, et l’âge du pragmatisme avec un esprit de reconstruction basé sur un espace de solidarité et de convergences stratégiques. Je pense que le retour du Maroc s’inscrit dans cette conception : un continent capable d’assumer ses responsabilités avec un fort désir de dépasser toutes ses divergences qui soient d’ordre politiques ou économiques.

Quel sera l'apport du Maroc pour dynamiser l'action de l'UA ?

Le Maroc est capable d’apporter une valeur ajoutée à l’action de l’UA. Sa façon de concevoir les choses ainsi que son pragmatisme avec son expertise dans beaucoup de domaines constituera un atout majeur aux réformes qui ont fait l’objet du rapport proposé par le Président Rwandais Paul Kagamé qui s’est chargé avec d’imminentes personnalités de décortiquer la réalité ainsi que les problèmes de l’UA. L’approche marocaine dans la gestion intégrée des enjeux du continent peut placer les défis africains au cœur des préoccupations collectives de ses pays notamment en matière de développement solidaire, sécurisé et durable. Sur le plan de plusieurs paradigmes des conflits et de l’insécurité, la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI jouera un rôle déterminent afin de rassembler et construire avec l’ensemble une politique africaine capable d’épargner au continent émiettements et dislocations.
Chacun sait que sans développement économique, le continent peut manquer son rendez-vous avec l’histoire. De ce fait, les relations stratégiques qu’entretient le Maroc avec plusieurs groupements régionaux à l’échelle mondiale contribuera à attirer des investissements directs créateurs de richesses et d’emploi. La réforme des institutions de l’UA est une obligation afin d’accompagner les changements et les besoins du continent. C’est pourquoi, le modèle avant-gardiste du Maroc que ce soit au niveau économique ou politique aidera à façonner une architecture institutionnelle réaliste capable de répondre aux exigences de développement africain. Aujourd'hui, il est impératif de repenser l’action de l’UA ainsi que son rôle dans l’équation mondiale. L’agenda 2063 qui a été porté par Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’UA, et à la lumière des résultats actuels, est un échec total. Le retour du Maroc au sein de l'UA est non seulement nécessaire mais urgent.
 
Lundi 30 Janvier 2017 - 12:10
  

 

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Donald Trump dissout l’organisation de l’impérialisme états-unien

Publié le par Felli Bernard

Donald Trump dissout l’organisation de l’impérialisme états-unien

Donald Trump vient de procéder à la plus importante réforme des structures administratives aux États-Unis depuis 69 ans. Il vient de mettre un terme au projet impérial et de refaire de son pays, un État comme les autres.

| Damas (Syrie)
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Une réunion du Conseil de sécurité nationale présidée par le président Obama.

Modifiant le système de gouvernement établi en 1947, le président Trump a publié un Mémorandum relatif à l’organisation du Conseil de Sécurité nationale et du Conseil de Sécurité de la patrie (Homeland Security) [1].

Le principe adopté jadis était de gérer la « Sécurité nationale » sous l’autorité conjointe de la Maison-Blanche, de l’état-major interarmées et de la CIA qui fut créée à cette occasion.

De 1947 à 2001, le Conseil de Sécurité nationale fut le centre de l’Exécutif. Le président y partageait le Pouvoir avec le directeur de la CIA qu’il nommait et avec le chef d’état-major interarmées sélectionné par ses pairs. Depuis le 11 septembre 2001, le Conseil était de facto placé sous la supervision du « Gouvernement de continuité » de Raven Rock Mountain.

Désormais le chef d’état-major interarmées ne sera pas systématiquement représenté aux réunions, mais uniquement lorsque le sujet traité exigera sa présence. En outre, la CIA perd sa place au sein du Conseil où elle sera éventuellement représentée par le directeur nationale du Renseignement.

La CIA, qui était jusqu’ici l’arme du président pour conduire des actions secrètes, devient enfin une agence de Renseignement au sens propre du terme, c’est-à-dire chargée d’étudier les acteurs internationaux, d’anticiper leurs actions et de conseiller le président.

Selon un rapport annuel d’activité, le Conseil avait ordonné en 2015 des assassinats politiques dans cent trente-cinq pays.

Durant la période transition, le président Trump avait solennellement affirmé que les États-Unis n’organiseraient plus de changement de régime tels qu’ils l’ont fait ou tenté depuis 1989 en utilisant les techniques de Gene Sharp.

Le président Trump a, en outre, assigné un siège permanent à son stratège en chef à égalité avec son chef de cabinet.

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L’ancienne conseillère de Sécurité nationale, Susan Rice, a vivement réagi sur son compte Tweeter. La plupart des anciens directeurs de la CIA sont déjà montés au créneau pour protester.

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La « guerre au terrorisme » de Trump : Va-t-il s’en prendre aux « ressources des services de renseignement » des USA?

Publié le par Felli Bernard

La « guerre au terrorisme » de Trump : Va-t-il s’en prendre aux « ressources des services de renseignement » des USA?

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Trump CIA

Le président Donald Trump s’est engagé personnellement à éliminer le terrorisme de la surface du globe. En plus d’interdire aux musulmans d’entrer aux USA, Trump a qualifié le « terrorisme islamiste » de menace pour le « monde civilisé ». 

Cet engagement global repose aussi sur l’échafaudage « d’alliances » avec des pays unis dans une cause commune :

« Nous allons renforcer nos anciennes alliances et en former de nouvelles pour unir le monde civilisé contre le terrorisme islamiste radical, que nous allons éradiquer de la surface du globe. »  

Il n’y a rien de nouveau là-dedans. C’est du déjà vu. Est-ce la continuité par rapport à George W. Bush et à Barack Obama?

Les mots et les concepts bien connus (monde civilisé, pays partenaires, etc.) employés par Trump sont similaires à ceux de ses prédécesseurs à la Maison‑Blanche. Sa déclaration concernant le « terrorisme islamiste » ressemble étrangement au script soigneusement rédigé de George W. Bush lorsqu’il s’est présenté devant le Congrès des USA le 20 septembre 2001, neuf jours après les attentats du 11 septembre :

Chaque pays, dans chaque région, doit maintenant prendre une décision. Ou bien vous êtes avec nous, ou bien vous êtes avec les terroristes. À partir de maintenant, tout pays qui continue d’abriter ou de soutenir le terrorisme sera considéré par les États‑Unis comme un régime hostile.

Notre guerre contre la terreur commence par Al-Qaïda mais elle ne se termine pas là. Elle ne se terminera que lorsque chaque groupe terroriste capable de frapper à l’échelle mondiale aura été repéré, arrêté et vaincu. (Maison-Blanche, 20 septembre 2001; traduction de Bill Thayer, qui a reproduit la traduction faite par le département d’État, qui n’est plus en ligne aujourd’hui.)

Comment Trump va-t-il livrer sa « guerre au terrorisme »? 

Trump a approuvé en grande partie le consensus néocon qui prévaut, à savoir que la guerre au terrorisme est menée sous la bannière de la responsabilité de protéger (R2P).

Sous Trump, la doctrine de la guerre au terrorisme demeure pratiquement intacte : Bush et Obama étaient tous les deux entièrement acquis à la cause de la « guerre mondiale contre le terrorisme » déclarée à la suite des attentats du 11 septembre. De plus, la « guerre au terrorisme » s’est retrouvée profondément enchâssée dans la doctrine militaire des USA et de celle du département de la Sécurité intérieure après le 11 septembre.

Trump est involontairement entré dans le train de la fausse guerre mondiale contre le terrorisme d’Obama, qui consistait essentiellement à soutenir les terroristes et à entretenir les alliances politiques avec les pays qui commanditent et financent directement le « terrorisme islamiste ».

Torture des « ressources des services de renseignement »

La guerre au terrorisme de Trump est défendue à titre de « guerre sainte » contre l’islam radical. Il perçoit les musulmans comme une menace contre la chrétienté et la civilisation occidentale. Pour sa part, Mike Pompeo, qui est son candidat à la direction de la CIA, considère la « guerre mondiale contre le terrorisme » comme une « guerre entre l’islam et la chrétienté ».

Au tout début de son mandat, Trump a rétabli la torture, y compris la simulation de noyade, comme moyen utilisé contre les présumés terroristes musulmans. L’objectif est de « maintenir la sécurité de notre pays ».

« Lorsqu’ils tirent des balles, lorsqu’ils coupent la tête de nos concitoyens et d’autres gens, lorsqu’ils décapitent des gens parce qu’ils sont des chrétiens du Moyen‑Orient, lorsque Daech fait des choses dont nous ne parlions plus depuis le Moyen‑Âge, devrais‑je être en faveur de la simulation de noyade?

En ce qui me concerne, nous devons combattre le feu par le feu (…) La réponse est oui, absolument (…). »

Des rapports donnent aussi à penser que Trump a ordonné la réinstallation des prisons secrètes de la CIA, « où se sont produites bon nombre des pires exactions du programme de torture de la CIA dans la foulée des attentats du 11 septembre ».

La guerre de Trump contre la CIA s’est-elle estompée? 

D’une certaine façon, Trump croit à sa propre propagande voulant que les organisations terroristes islamistes menacent la sécurité de la « civilisation occidentale ».

Cela révèle aussi un manque de connaissance et de compréhension de l’histoire d’Al‑Qaïda et du rôle central que la CIA a joué dans le soutien (clandestin) du « terrorisme islamiste » depuis les beaux jours de la guerre soviéto‑afghane. À cet égard, il semble totalement ignorer qu’Al-Qaïda constitue une ressource des services du renseignement parrainée par les USA et que la « guerre mondiale contre le terrorisme » est une fumisterie.

Il est donc très peu probable que Trump déclenchera une « véritable guerre contre le terrorisme » en s’en prenant à l’appareil militaire et du renseignement qui soutient (clandestinement) le terrorisme islamiste, dont font partie notamment les services secrets des USA, le Pentagone, l’OTAN ainsi que le M16 britannique et le Mossad israélien.

En outre, plusieurs alliés des USA dont l’Arabie saoudite, le Qatar, le Pakistan et la Turquie (en liaison étroite avec Washington), sont impliqués dans le recrutement, la formation et le financement des terroristes. Les terroristes, c’est nous. N’oublions pas qu’Al-Qaïda est une création de la CIA qui remonte à la guerre soviéto‑afghane.

Trump s’est rallié au consensus néoconservateur. De plus, il n’a pas pris position contre la campagne de bombardement antiterroriste qu’Obama a lancée en 2014 prétendument contre les places fortes de Daesh en Syrie et en Irak.

Sous Trump, ce qui prévaut, c’est le consensus dans le milieu du renseignement consistant à se servir de la guerre mondiale contre le terrorisme comme instrument de destruction et de déstabilisation. Tout en menant une campagne contre le terrorisme islamiste, les USA et ses alliés sont des « États commanditaires du terrorisme ».

La torture comme instrument de propagande

Réciproquement, les « ressources des services de renseignement » des USA sont soumises à des actes de torture. C’est une pratique tacite. La torture est un instrument de propagande destiné à influencer l’opinion publique.

La torture est maintenue par Trump en tant qu’instrument humanitaire, comme un moyen de protéger les Étasuniens contre les « terroristes musulmans » qui menacent la sécurité intérieure.

Michel Chossudovsky

Article original en anglais :

 

Trump’s “War on Terrorism”: Going After America’s “Intelligence Assets”?, publié le 27 janvier 2017

Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca

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Consensus des Hollande, Valls, Macron, Hamon, Mélenchon, du MEDEF et de la finance, pour la Fermeture de Fessenheim

Publié le par Felli Bernard

Consensus des Hollande, Valls, Macron, Hamon,
Mélenchon, du MEDEF et de la finance, pour la Fermeture de Fessenheim
Le Comité Valmy pour le maintien de la filière nucléaire française et le développement de la recherche

lundi 30 janvier 2017, par Comité Valmy

 

Les syndicats d’EDF mobilisent contre la fermeture de Fessenheim

Consensus des Hollande, Valls, Macron, Hamon,
Mélenchon, du MEDEF et de la finance,
pour la Fermeture de Fessenheim

Le Comité Valmy
pour le maintien de la filière nucléaire française
et le développement de la recherche.

Mardi 24 janvier 2017, le conseil d’administration d’EDF a donné son feu vert à la fermeture de la centrale de Fessenheim en votant la première mesure qu’elle implique, l’acceptation de l’indemnisation proposée par l’État pour cette condamnation. (490 millions d’euros pour sa part fixe (soit à peine un peu plus d’un an de revenus engendrés par la centrale)

Lors de ce vote, <

 Les 5 représentants es qualité de l’État se sont abstenus, car il y avait "conflit d’intérêt".

 Les 6 représentants des salariés, toutes sensibilités confondues, ont unanimement voté contre cette première mesure.

 Les 6 membres « indépendants » (de qui ?) ont tous voté pour cette première mesure.

Le président Jean-Bernard Levy, considéré comme « indépendant » (bien que nommé par le Président de la République), a aussi voté pour, et sa voix compte pour deux. Il fit une grande partie de sa carrière dans la finance (ODDO)

Qui sont ces « indépendants ? Tous des membres grassement rémunérés de nombreux conseils d’administration, directeurs chez Lafarge, Vallourec, Saint Gobain, de Bouygues, etc., voire des personnalités que nous n’avons pas à présenter comme Laurence Parisot, ancienne patronne du MEDEF.

La population locale et ses élus étaient contre, les travailleurs du nucléaire sont contre, les citoyens apprécieront cette fermeture et la perte d’indépendance, les pollutions engendrées, les contribuables seront fort satisfaits de voir que l’on paiera pour fermer la centrale et pour l’électricité produite à grand frais grâce au gaz du Qatar, (la première cargaison vient d’arriver à Dunkerque)

Selon J.L. Mélenchon, "Il faut fermer la centrale de Fessenheim au plus vite."

Valerie Goncalves Andral, une dirigeante nationale du Parti communiste Français en charge de l’énergie, exprimant la vision de son parti, nous rappelle que « le programme de la « France insoumise », c’est la fermeture de la Centrale de Fessenheim, l’abandon de la prolongation de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans, de tous les projets d’EPR et du centre d’enfouissement des déchets »…

« Il a décidé d’en finir avec la 3ème industrie française avec comme conséquence la perte de milliers d’emplois qualifiés et la perte d’un savoir-faire reconnu dans le monde entier. Melenchon décide désormais à la place des citoyens qu’il nous faudrait abandonner l’atout nucléaire ».

« Qu’ira-ton raconter au million de travailleurs du secteur notamment les 300 000 ouvriers, cadres et ingénieurs de la filière nucléaire, qui par le passé votaient massivement pour le PS et le PCF ».
« Cette posture programmatique qui joue sur les peurs expédie aux calendes grecques, la difficile équation énergétique, équation qui doit tenir compte des besoins mondiaux de développement, de l’épuisement des ressources, et du grave problème du réchauffement climatique ».

Le Comité Valmy partage ce point de vue du PCF, dont il se félicite. Il insiste aussi sur l’importance décisive que représente le nucléaire civil en termes de souveraineté énergétique pour notre pays et comme atout, dans combat pour un rétablissement rapide de la souveraineté populaire et de l’indépendance nationale.

Il est à noter que tous les candidats issus du PS ou satellite, sont favorables à des degrés divers à la sortie du nucléaire y compris Macron, bien qu’il entretienne un flou hypocrite sur cette question comme sur d’autres. A droite François Fillon n’entend pas fermer Fessenheim.

Le Comité Valmy est favorable au développement d’une recherche scientifique méthodique dans le domaine énergétique. Cette recherche doit être indépendante des puissances de la finance et des influences étrangères et ne relever que de l’intérêt national.

Dans les conditions objectives actuelles, le Comité Valmy défend le maintien et l’amélioration du nucléaire civil, comme un atout actuellement sans alternatives crédibles, pour la France.

28 janvier 2017
Le Bureau national du Comité Valmy

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Union africaine : le 28e sommet des chefs d’État s’ouvre dans l’incertitude

Publié le par Felli Bernard

Union africaine : le 28e sommet des chefs d’État s’ouvre dans l’incertitude

 

Les chefs d’État ont deux jours pour se prononcer sur un certain nombre de sujets épineux, dont l’élection du nouveau président de la Commission et la demande d’adhésion du Maroc à l’organisation panafricaine.

Le 28e sommet des chefs d’État de l’Union africaine (UA) vient de s’ouvrir à Addis-Abeba pour deux jours (30-31 janvier). Depuis hier déjà, alors que les présidents se sont retrouvés en retraite toute la journée au siège de l’UA, les tractations vont bon train. Car ils devront se prononcer sur des sujets clés pour l’avenir de l’organisation panafricaine.

Après un premier huis-clos, la cérémonie d’ouverture débutera à 11h30. Au menu notamment : les discours de la présidente de la Commission Nkosazana Dlamini Zuma, du secrétaire général des Nations unies António Guterres, du président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas, du président cubain Raúl Castro, invité d’honneur, et du président en exercice Idriss Déby Itno (IDI).

Ce dernier devrait ensuite céder son siège pour un an à son homologue guinéen Alpha Condé. Si ce passage de relais se fait en général en clôture de sommet, la question épineuse de la réintégration du Maroc dans la grande maison africaine, qui sera discutée cet après midi, serait à l’origine de ce changement de protocole.

Des élections à l’issue très incertaine

Après le déjeuner, l’assemblée procédera à l’élection des commissaires, dont le nouveau président de la Commission. Qui parmi les cinq postulants succédera à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini Zuma ? Comme à Kigali, où ils n’avaient pas su s’accorder, les chefs d’État auront sept tours de scrutin pour les départager. Le premier sera probablement marqué par l’adhésion des blocs régionaux à leurs candidats : l’Afrique de l’Ouest pour le Sénégalais Abdoulaye Bathily ; l’Afrique Centrale, probablement pour le Tchadien Moussa Faki Mahamat, même si Agapito Mba Mokuy, le ministre des Affaires étrangères équato-guinéen, déjà candidat à Kigali, compte bien lui soutirer quelques voix ; l’Afrique de l’Est en faveur de la Kényane Amina Mohamed ; et la SADC pour la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi.

Au troisième tour, il ne devrait en rester que trois. Selon les pronostics, distillés habilement par les diplomates dans les couloirs de l’UA, puis décortiqués par les experts de cette même UA, Tchad, Kenya et Sénégal seraient les mieux placés pour accéder aux derniers rounds. La bataille finale s’annonce épique.

Autre élection délicate, celle du commissaire Paix et Sécurité. D’abord cinq en lice, ils ne sont plus que deux à se présenter. Un choc des titans, entre l’Algérien Smaïl Chergui, le commissaire sortant, et la Nigériane Fatima Kyari Mohammed. Depuis seize ans, le poste est occupé par Alger.

Le retour du Maroc : débats en perspective

Enfin, les chefs d’État s’attaqueront au dossier le plus sensible de cette 28e édition : la demande d’adhésion du Maroc à l’UA. Si beaucoup estiment à Addis-Abeba, où le roi Mohamed VI est présent depuis vendredi soir, qu’il ne s’agira que d’une formalité, d’autres redoutent des débats houleux autour de la validité juridique ce cette adhésion. En cause : les crispations autour de la République arabe sahraoui démocratique (Rasd), État auto-proclamé, membre fondateur de l’Organisation de l’Union africaine (devenue UA), mais non reconnu par une partie des États africains, dont le Maroc, accusé par certains d’occuper illégalement ce territoire.

Quelques absents de marque

Parmi les absents remarqués, le président malien Ibrahim Boubacar Keita, rentré au Mali après le sommet de Brazzaville sur la Libye, le 27 janvier ; le président algérien Abdelaziz Bouteflika, représenté par son Premier ministre Abdelmalek Sellal ; le Béninois Patrice Talon ; le Nigérian Muhammadu Buhari ; Adama Barrow, le tout nouveau président de la Gambie, rentré à Banjul le 26 janvier. Sa vice-présidente Fatoumata Tambajan devrait être là ; le siège du Burundais Pierre Nkurunziza est occupé par son 1er Vice-président Gaston Sindimwo ; absents aussi, l’Angolais José Eduardo dos Santos, l’Ivoirien Alassane Dramane Ouattara qui a dépêché son vice-président nouvellement nommé Daniel Kablan Duncan, et le Congolais Joseph Kabila, probablement retenu en RD Congo par les tractations autour de l’accord de la Cenco.

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Pourquoi votre gauche n’est pas la nôtre

Publié le par Felli Bernard

Pourquoi votre gauche n’est pas la nôtre


Par Bruno Guigue – 25 janvier 2017 – Source Arrêt sur Info

Vous pourrez faire toutes les primaires que vous voudrez, votre gauche ne nous inspirera que du mépris. Charlatans au sourire enjôleur ou matamores au style mussolinien, vous êtes des progressistes de pacotille. Vous voulez un monde plus solidaire, paraît-il, mais vous n’avez cessé d’approuver l’ingérence occidentale dans les affaires des autres. Honte à vous, héritiers de Guy Mollet ! Votre humanisme se métamorphose toujours en arrogance néo-coloniale. La lutte contre la pauvreté, à vos yeux, c’est lorsque les pays riches commandent aux pays pauvres.

 

Socialistes, ou gauchistes, vous avez jeté Jaurès aux orties depuis belle lurette. La guerre, vous en redemandez ! Pour répandre la « démocratie », vous comptez sur les vertus pédagogiques des B 52. En guise de publicité pour les « droits de l’homme », vous exigez le bombardement de pays qui ne nous ont rien fait. Ignobles jusqu’au bout, vous réclamez l’embargo, cette arme des riches contre les pauvres. Que vaut votre compassion pour les réfugiés, quand vous privez les Syriens de médicaments pour les punir d’avoir soutenu leur gouvernement ?

Faux-derches de première, vous livrez des armes, en Syrie, à ces allumés de la charia que vous prétendez combattre en France. Affreux terroristes au Bataclan, rebelles modérés à Idleb, quel tour de passe-passe, vous êtes experts en transformation chimique ! Vous dites que vous détestez ces criminels, et pourtant vous les aimez chez les autres. Vous y tenez, à votre lune de miel avec les coupeurs de têtes ! Votre égérie n’est-elle pas Élisabeth Badinter, féministe milliardaire qui clame son islamophobie tout en assurant à la tête d’Havas la promotion publicitaire du royaume saoudien ?

Vous êtes très forts pour prononcer des incantations à la gloire de la laïcité, mais vous allez quand même vous aplatir devant le CRIF, cette officine confessionnelle qui sert d’ambassade officieuse à un État-voyou. Avec M. Valls, vous roulez des mécaniques face aux musulmans, mais face aux sionistes, vous vous livrez à un concours de lèche-bottes. Le communautarisme vous répugne, paraît-il ? Oui, sauf lorsqu’il est au service d’une puissance étrangère qui spolie les Palestiniens et bombarde la résistance arabe en Syrie avec votre complicité.

Reniements, trahisons, la liste est longue. Vous prétendez défendre les intérêts du peuple, mais vous lui refusez l’exercice de la souveraineté. Au lieu de lui restituer le pouvoir usurpé par les riches, vous lui imposez le carcan d’une Union européenne qui tue la délibération démocratique, sanctuarise le dogme monétariste et asservit les travailleurs à la loi d’airain du capital. Au nom d’un internationalisme dévoyé, vous êtes les fourriers des multinationales qui ont colonisé l’Europe, vous avez bradé la souveraineté, discrédité l’idée nationale, abandonnée par votre faute aux imposteurs de l’extrême-droite.

Vous dites, la main sur le cœur, que vous êtes pour la réduction des inégalités, mais vous vous interdisez de toucher aux structures qui les nourrissent. Vous condamnez verbalement les effets sans chercher le moins du monde à agir sur les causes. Vous voulez mieux répartir les richesses, mais sans préjudice pour ceux qui les détiennent. Vous vous proclamez socialistes, mais vous ménagez le capital, vous cajolez la finance, vous montrez patte blanche à ceux qui possèdent l’argent et l’influence.

Où sont les propositions de gauche, dans vos programmes ? Où est la sortie de l’OTAN et de l’Union européenne ? Où sont la nationalisation des banques, la taxation des activités spéculatives, le plafonnement des revenus, la relocalisation des industries, le développement des services publics, le protectionnisme raisonné, le contrôle des mouvements de capitaux, la refonte de la fiscalité et l’éradication de la fraude, où sont, en un mot, l’abolition des privilèges de l’oligarchie financière et le rétablissement de la souveraineté populaire ?

Notre gauche n’est pas la vôtre. Pour nous, la gauche, c’est Sarah Wagenknecht, qui réclame au Bundestag la sortie de l’OTAN et le dialogue avec la Russie. C’est Tulsi Gabbard, élue hawaïenne du parti démocrate américain, qui exige la fin de la stratégie du chaos au Moyen-Orient. C’est le parti communiste syrien qui combat, au côté des baasistes, les mercenaires wahhabites. C’est le Front populaire tunisien, qui défend le progrès social et l’égalité entre les hommes et les femmes. C’est cette gauche française qui se réveille, dans « La France insoumise », au PRCF ou ailleurs, pour tirer un trait sur des décennies d’imposture socialiste.

Cette gauche, moins connue, c’est aussi celle des communistes indiens du Kérala, qui ont donné à cet État de 33 millions d’habitants le meilleur indice de développement humain du sous-continent. C’est celle des communistes cubains qui ont obtenu, dans un pays isolé par le blocus impérialiste, un taux de mortalité infantile inférieur à celui des USA et élu 48% de femmes à l’Assemblée nationale du pouvoir populaire. Ce sont tous ceux, en Bolivie et au Venezuela, qui ont fait reculer la pauvreté de masse et redonné leur fierté aux peuples sud-américains.

Cette gauche, la vraie, contrairement à cette contrefaçon qui se donne en spectacle à la télévision, prend au sérieux le droit des nations à disposer d’elles-mêmes. Elle sait que, sans l’indépendance nationale, la souveraineté populaire n’est qu’un leurre. Son patriotisme ne l’éloigne pas de son internationalisme, car elle revendique pour chaque pays le droit de suivre sa voie dans le respect des autres. Elle ose s’attaquer aux structures de la domination capitaliste, elle en prend le risque, au lieu de fuir lâchement devant l’obstacle, faisant allégeance aux puissants et jouant le rôle de supplétifs dont leurs maîtres se débarrasseront à la première occasion.

Bruno Guigue est un ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de la Réunion

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RT @Nicolas_Brunet_: .@nicolasbayfn : "10% de nos...

Publié le par bernard felli

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