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FRANCE : Des magistrats "consternés" demandent à François Hollande de "retirer" ses propos sur la "lâcheté" de la justice .

Publié le par Felli Bernard

FRANCE : Des magistrats "consternés" demandent à François Hollande de "retirer" ses propos sur la "lâcheté" de la justice .

FRANCE : Des magistrats "consternés" demandent à François Hollande de "retirer" ses propos sur la "lâcheté" de la justice

La "lâcheté" de juges et de procureurs qui "se planquent" et "jouent les vertueux" : ces propos de François Hollande, rapportés dans le livre Un président de devrait pas dire ça, des journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont suscité une très forte indignation parmi les magistrats, mercredi 12 octobre. Les deux plus hauts magistrats de France, le premier président et le procureur général près de la Cour de cassation, se sont immédiatement invités à l'Elysée, pour "essayer de comprendre" les commentaires du président de la République. Bertrand Louvel et Jean-Claude Marin ont été reçus à 20 heures et sont sortis 20 minutes plus tard, sans faire de déclaration.

Dans le livre, François Hollande semble parfois compatir avec les ennuis judiciaires de Nicolas Sarkozy. Evoquant la géolocalisation par les juges de ses téléphones, il déclare: "S'il n'y a rien dans le dossier, c'est choquant, c'est vrai". "C'est hélas le comportement de la justice", tranche-t-il. Puis le président tient des propos franchement critiques : "Cette institution, qui est une institution de lâcheté... Parce que c'est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux... On n'aime pas le politique. La justice n'aime pas le politique..."

Ces déclarations risquent de faire voler en éclats une relation plutôt apaisée jusqu'ici entre le chef de l'Etat et les magistrats, au moins sur la forme. L'Union syndicale des magistrats (USM), organisation largement majoritaire et qui avait reçu François Hollande à son congrès vendredi dernier, a fait part de sa "consternation" face à son "double discours". Vendredi à Dijon, le président avait en effet dit son respect de l'institution judiciaire aux membres de l'USM. Le syndicat, qui se définit comme "apolitique", "demande que les propos sur la lâcheté de l'institution judiciaire soient infirmés ou retirés".

Clarisse Tarron, pour le Syndicat de la magistrature, classé à gauche, a quant à elle qualifié la critique faite par François Hollande d'"extrêmement pauvre". "Nous ne considérons pas que l'institution judiciaire soit exempte de critique", a-t-elle dit à l'AFP. Mais elle juge malgré tout "regrettable" que le chef de l'Etat s'en prenne à la justice alors que cette dernière est, selon elle, "marginalisée" face à la multiplication des textes sécuritaires adoptés dans le cadre de la lutte antiterroriste.

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(...) Les juges judiciaires et procureurs de France s’inquiètent ainsi régulièrement des pouvoirs toujours plus grands donnés à la justice administrative. Les magistrats regrettent également l’échec d’une réforme du statut du parquet, qui avait été promise par le candidat Hollande pour renforcer l’indépendance des procureurs.(...)

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Poutine dit savoir qui a frappé le convoi de l'Onu près d'Alep

Publié le par Felli Bernard

Poutine dit savoir qui a frappé le convoi de l'Onu près d'Alep

12 octobre 2016

Poutine dit savoir qui a frappé le convoi de l'Onu près d'Alep

Le convoi humanitaire de l'Onu a été frappé par un des groupes terroristes près d'Alep, a déclaré mercredi le président russe Vladimir Poutine.

« Nous voyons ce qui se passe, on accuse de façon éhontée la Russie de tous les péchés capitaux, de la frappe contre le convoi humanitaire entre autres. Mais nous savons qui a effectué cette frappe », a affirmé le dirigeant russe lors de son intervention au Forum VTB «L'appel de la Russie». « C'est un des groupes terroristes.

Et nous savons que, par exemple, les Américains sont au courant, mais préfèrent adopter une autre position, en accusant aveuglement la Russie. Cela ne sera d'aucune aide », a-t-il poursuivi.

Un convoi humanitaire de l'Onu et du Croissant-Rouge syrien composé de 31 camions a été la cible de tirs dans la nuit du 19 au 20 septembre dernier au nord-ouest d'Alep. Les camions transportaient de l'aide destinée à 78 000 personnes habitant Orum al-Koubra. Selon l'Onu, 18 des 31 camions ont été touchés.

Le Croissant-Rouge a pour sa part précisé qu'un volontaire et plusieurs civils avaient trouvé la mort dans l'attaque.

Un sosie US du Su-34: «bombarder un convoi d'aide et accuser la Russie?» Selon le ministère russe de la Défense, un drone capable d'attaquer des cibles terrestres et appartenant à la coalition dirigée par les États-Unis se trouvait non loin du convoi au moment de l'attaque.

Le ministère syrien de la Défense a accusé les États-Unis d'avoir attaqué le convoi pour détourner l'attention des frappes aériennes de la coalition contre l'armée syrienne près de Deir ez-Zor. Les États-Unis ont pour leur part rejeté la responsabilité du bombardement sur Moscou et Damas. Toutefois le chef d'état-major interarmées américain Joseph Dunford a été contraint d'avouer ne disposer d'aucune preuve.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201610121028156198-poutine-russie-convoi-alep/

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« La France n'est pas en position de dicter ses conditions à la Russie »

Publié le par Felli Bernard

« La France n'est pas en position de dicter ses conditions à la Russie »

mercredi 12 octobre 2016

« La France n'est pas en position de dicter ses conditions à la Russie »

Le président François Hollande n’a pas compris qu’il ne se ferait pas prier par Vladimir Poutine, qui n’a pas besoin de venir en France, estime le professeur à l’INALCO Bruno Drweski.

RT France : Après les tergiversations de François Hollande quant à la suite à donner à l'invitation faite à son homologue russe et puis finalement le report de la visite par Vladimir Poutine, comment les relations franco-russes vont-elles se développer dans l'avenir ?

Bruno Drweski (B. D.) : Cela va certainement les rendre plus tendues, mais elles étaient déjà relativement tendues, et ça n‘améliore pas les choses. Mais il est clair que cela devait arriver, si on comprend comment fonctionne Hollande et son gouvernement et comment fonctionne la Russie aujourd’hui. C’était presque inéluctable, cette mésentente.

Cette fois-ci, le président Hollande n’a pas compris qu’il ne se ferait pas prier par Poutine

RT France : Qu'est-ce qui a provoqué cette mésentente ?

B. D. : Je pense que François Hollande veut jouer un rôle d’intermédiaire entre l’Ouest et la Russie, mais en même temps il ne veut pas rompre avec les Etats-Unis et Israël, qui sont directement impliqués dans le conflit syrien. Et il n’ose pas prendre de décisions qui fâcheraient les Etats-Unis, qui n’ont absolument pas aujourd’hui comme objectif le retour de la paix en Syrie, mais qui ont toujours comme objectif la destruction de l’Etat syrien et son morcellement en plusieurs étapes. Dans ce contexte-là, si la France reste l’allié inconditionnel des Etats-Unis, elle ne peut prendre aucune initiative. Cette fois-ci, le président Hollande n’a pas compris qu’il ne se ferait pas prier par Poutine. Poutine est tout simplement un chef d’Etat indépendant, qui n’a pas besoin de prier les chefs d’Etats occidentaux pour être accueilli, il n’a pas besoin de venir en France.

Finalement, la situation à Alep montre bien que c’est la Russie qui est toujours en position de dicter ses conditions, ce qu’elle ne fait pas. Mais la France ne comprend pas que les Etats-Unis, et donc elle-même, ne sont pas en état de dicter les conditions, qu’ils doivent avoir des négociations d’égal à égal. Poutine vient de répondre à la pression occidentale par des accords assez intéressants avec la Turquie, qui était pourtant dans l’alliance occidentale.

B. D. : Je crois qu’il pensait que Poutine voulait venir à Paris à tout prix. Ils ne comprennent pas que les Russes aujourd’hui ne sont plus ceux des années 1980, les Russes ne veulent rien à tout prix. Ils veulent qu’on les traite d'égal à égal, et si on ne les traite pas comme ça, ils regardent ailleurs. Ils ont des partenaires dans le monde, ils ne sont pas seuls.

Les Etats-Unis sont dans une situation difficile pendant ces trois mois, et ils montrent leurs muscles, mais d’une façon incohérente

RT France : Y-a-t-il un terrain d'entente pour les pays concernant la crise syrienne ?

B. D. : Je ne sais pas pour les pays de la coalition, mais je constate que la Turquie et la Russie, aujourd’hui, suite à la rencontre entre Poutine et Erdogan, sont arrivés à un accord sur Alep au moins, qui montre bien qu’il y a des possibilités de s’entendre. Puisqu'on sait bien que les positions turque et russe étaient très différentes jusqu’à présent. Donc, il y a une convergence manifeste sur le dossier d’Alep entre deux pays directement intéressés pas le conflit syrien, la Russie et la Turquie, bien sûr qu’il y a d’autres possibilités. La question c’est de savoir dans quelle mesure les milieux influents à Washington, ce n’est pas forcément Obama et Kerry, mais le Pentagone et la CIA, comment ces milieux comptent faire pression, et ce qui va se passer au cours des trois prochains mois (parce que ces trois mois vont signer la fin la période d’Obama, et nous allons avoir le nouveau président). Les Etats-Unis sont dans une situation difficile pendant ces trois mois, et ils montrent leurs muscles, mais d’une façon, à mon avis, incohérente.

RT

Posté par Nadmiiiz à 19:19 - Mensonges et Politique - Commentaires [0] - Permalien [#]

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Guerre US furtive en Syrie. Il Duce, le capo du Pentagone fait la loi

Publié le par Felli Bernard

Par Mike Whitney
Par Mike Whitney

Guerre US furtive en Syrie. Il Duce, le capo du Pentagone fait la loi

Où l’on apprend que non seulement les bombardements US en Syrie ne frappent pas les terroristes d’ISIS mais qu’ils les protègent

Par Mike Whitney – Le 7 octobre 2016 – Source counterpunch

«Mercredi dernier, lors d’une réunion du Comité des délégués à la Maison Blanche, les fonctionnaires du Département d’État, la CIA et les chefs d’état-major ont discuté de frappes militaires limitées contre le régime Syrien Une façon de contourner l’objection permanente de la Maison Blanche aux frappes contre le régime de Assad sans une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies serait de réaliser les frappes secrètement, sans reconnaissance publique». Washington Post

Appelez-le guerre furtive, appelez-le titiller l’ours, appelez-le comme vous voulez. Le fait est là, la guerre syrienne est entrée dans une phase nouvelle et plus dangereuse, avec de plus en plus de chances d’une confrontation catastrophique entre les États-Unis et la Russie.

Ce nouveau chapitre du conflit est le fruit des élucubrations du chef du Pentagone, Ashton Carter, dont l’attaque contre un poste syrien à Deir ez-Zor a tué 62 soldats syriens de l’armée régulière, mettant rapidement fin au fragile accord de cessez-le-feu. Carter et ses généraux se sont opposés à l’accord Kerry-Lavrov car il aurait fallu «une coopération militaire et de renseignement avec les Russes». En d’autres termes, les États-Unis auraient dû obtenir le feu vert de Moscou pour leurs objectifs de bombardement, minant ainsi leur capacité à aider leurs combattants djihadistes sur le terrain. Ce fut une véritable clause de rupture pour le Pentagone. Mais le bombardement de Deir ez-Zor a tout réglé. Cela a sorti le Pentagone de ses difficultés, torpillé le cessez le feu et permis à Carter de lancer son propre concours de tir privé, sans autorisation présidentielle. Mission accomplie.

Donc quelle sorte d’escalade Carter a-t-il à l’esprit ? Après tout, la plupart des analystes supposent qu’une confrontation directe entre les États-Unis et la Russie va conduire à une guerre nucléaire. Est-il vraiment prêt à prendre ce risque ?

Fichtre non, mais tout le monde n’est pas d’accord pour penser que plus de violence conduira à un échange nucléaire. Carter, par exemple, semble penser qu’il peut augmenter la mise considérablement sans aucun danger réel, ce qui est la raison pour laquelle il a l’intention de procéder à une guerre furtive de faible intensité, sur les infrastructures syriennes principales, qui forcera Poutine à accroître l’engagement militaire de la Russie. Plus grand sera l’engagement militaire de la Russie, plus la probabilité d’un bourbier sera grande, ce qui est l’objectif principal du Plan C – plan Carter. Jetez un œil à cet extrait d’un article du Washington Post de mardi, qui aide à comprendre ce qui se passe :

«Les frappes militaires contre le régime d’Assad seront de retour sur la table mercredi à la Maison Blanche, où les hauts fonctionnaires de la sécurité nationale de l’administration Obama vont discuter des options pour la voie à suivre en Syrie […]

À l’intérieur des agences de sécurité nationale, des réunions ont eu lieu pendant des semaines pour examiner de nouvelles options à recommander au président pour répondre à la crise en cours à Alep […] Une réunion du Conseil national de sécurité, qui inclurait peut-être le président, pourrait se tenir à la fin de cette semaine.

Mercredi dernier, lors d’une réunion du Comité des délégués à la Maison Blanche, les fonctionnaires du Département d’État, la CIA et les chefs d’état-major ont discuté de frappes militaires limitées contre le régime […].

Les options envisagées […] comprennent le bombardement des pistes d’atterrissage syriennes en utilisant des missiles de croisière et d’autres armes à longue portée tirées depuis les avions de la coalition et des navires […] Une façon pour contourner l’objection de longue date de la Maison Blanche pour des frappes sur le régime d’Assad sans résolution du Conseil de sécurité des Nations unies serait de réaliser les frappes secrètement et sans reconnaissance publique, a indiqué le responsable.»

Source : l’administration Obama envisage encore une fois des frappes contre Assad, Washington Post.

Ne pensez-vous pas que le Washington Post aurait dû mentionner que cette sordide petite entreprise de Carter est déjà en cours ?

Considérons le bombardement de Deir ez-Zor, par exemple. N’est-il pas conforme à la norme du Washington Post de «frappes militaires des États-Unis contre le régime d’Assad» ?

Bien sûr, qu’il l’est.

Et les deux ponts syriens sur l’Euphrate détruits la semaine dernière par des avions de guerre américains ? Ce qui rend plus difficile d’attaquer les bastions d’ISIS dans le quart est du pays. Est-ce qu’ils ne comptent pas ?

Bien sûr, qu’ils comptent.

Et il ne faut pas oublier le fait que, sur le terrain, les copains djihadistes de Carter ont lancé une attaque au mortier contre l’ambassade de Russie à Damas mardi. Voilà une autre partie de cette guerre de faible intensité qui est déjà en cours. Donc, tout ce fatras d’Obama ressassant de «nouvelles options» pour des «frappes militaires» est une foutaise complète. Le plan de Carter est en plein essor, le train a déjà quitté la gare. La seule chose qui manque est l’autorisation présidentielle qui n’est probablement pas nécessaire car Il Duce Carter a décidé que c’est son tour de diriger le pays.

Maintenant consultez cet extrait d’un mémo adressé au président par un groupe d’ex-agents de renseignement US forcés d’avertir Obama à propos – entre autres choses – du «contrôle civil du Pentagone par la Maison Blanche». Voici un extrait :

«Dans des remarques publiques, à la limite de l’insubordination, de hauts responsables du Pentagone ont montré un scepticisme ouvert inhabituel en ce qui concerne les principaux aspects de l’affaire Kerry-Lavrov. On peut supposer que ce que Lavrov a dit à son patron en privé est proche des mots inhabituellement crus qu’il a eu à la télévision russe NTV le 26 septembre :

«Mon bon ami John Kerry […] est l’objet de critiques féroces de la part de la machine militaire américaine. Malgré le fait que, comme toujours, [ils] ont donné l’assurance que le commandant en chef, le président Barack Obama, le soutenait dans ses contacts avec la Russie […] apparemment l’armée n’a pas vraiment écouté le commandant en chef.»

Les paroles de Lavrov ne sont pas de la simple rhétorique […] les différences politiques entre la Maison Blanche et le Pentagone sont rarement aussi ouvertement exprimées qu’elles le sont maintenant à propos de la politique en Syrie.

Source : Obama averti de désamorcer les tensions avec la Russie. Consortium
News.

Vraiment choquant, non ? À quand remonte la dernière fois que vous avez lu une note de service des agents de renseignement retraités avertissant le président que le Pentagone usurpait son autorité constitutionnelle ? Cela semble assez grave, vous ne pensez pas ?

En résumé, le Pentagone est fondamentalement en train de poursuivre sa propre petite guerre en Syrie en baratinant Obama quand ça lui chante. En voici plus du Washington Post :

«La CIA et les chefs d’état-major […] ont exprimé leur soutien à ces options de frappes létales […] Cela montre une augmentation du soutien pour frapper Assad par rapport à la dernière fois que ces options ont été envisagées.» (Washington Post).

Bien sûr, ils veulent bombarder Assad. Ils perdent ! Tout le monde veut bombarder quelqu’un quand il perd. C’est dans la nature humaine. Mais cela ne signifie pas que c’est une bonne idée. C’est une très mauvaise idée. Tout comme soutenir les extrémistes sunnites est une mauvaise idée. Tout comme donner des missiles portables sol-air (MANPADS) à des cinglés fanatiques est une mauvaise idée. N’est-ce pas fou ? Et combien de temps avant que l’un de ces fanatiques religieux cinglés n’utilise le nouveau jouet pour abattre un avion de ligne israélien ou américain ?

Pas très longtemps, je parie. L’idée de doubler la mise sur des maniaques homicides en leur fournissant des armes plus meurtrières est vraiment l’une des idées les plus stupides de tous les temps, et pourtant, le Pentagone et la CIA semblent penser que c’est le top de la stratégie militaire. Voici un dernier texte de présentation de l’article du Washington Post :

«L’adjoint de Kerry, Antony Blinken, a témoigné la semaine dernière que la pression des États-Unis sur la Russie en Syrie vient de l’idée que la Russie finira par se lasser du coût de son intervention militaire. «Cette pression risque de coincer la Russie dans un bourbier qui va avoir un certain nombre d’effets profondément négatifs», a déclaré Blinken au Comité des relations étrangères du Sénat. (Washington Post)

Vous voyez ? Là, c’est écrit noir sur blanc. «Bourbier». La nouvelle stratégie du «plan C» est conçue afin de créer un bourbier pour Poutine par empilement progressif de la violence, le forçant à prolonger son séjour et à approfondir son engagement. C’est un piège intelligent et il pourrait aussi fonctionner. Le seul hic est que Poutine et ses alliés semblent faire des progrès réguliers sur le champ de bataille. Cela va être beaucoup plus difficile pour les ennemis de la Syrie de poursuivre les provocations et incitations sans déclencher des représailles massives.

Mais peut-être Carter n’a-t-il pas encore réfléchi à ça.

NOTE : la Russie a adressé un avertissement au Pentagone ; tout avion hostile qui menace les troupes syriennes sera abattu.

Ceci vient d’un article paru jeudi sur Sputnik International :

«Le ministre russe de la Défense a dit que les S-300 russes et les systèmes de défense aérienne S-400 déployés dans Hmeymim et Tartous en Syrie ont des portées qui vont surprendre les cibles aéroportées non identifiées. Les opérateurs des systèmes russes de défense aérienne n’auront pas le temps d’identifier l’origine des frappes aériennes, et la réponse sera immédiate. Toute illusion sur les jets invisibles vont inévitablement se trouver face à une réalité décevante.»

Plus de Deir ez-Zor

«Je signale à tous les exaltés que, suite au raid aérien de la coalition le 17 septembre sur l’armée syrienne à Deir ez-Zor, nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour exclure tout accident similaire sur des forces russes en Syrie», a déclaré Konashenkov. (Spoutnik)

Mike Whitney vit dans l’État de Washington. Il est contributeur à Hopeless : Barack Obama et la politique de l’illusion (AK Press). Hopeless est également disponible dans une édition Kindle. Il peut être joint à fergiewhitney@msn.com.

Note du Saker Francophone

Cet article était en référence d'une analyse de dedefensa.org sur sur la nouvelle stratégie de guerre stealth du Pentagone.

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Wikileaks publie la quatrième et dernière partie des emails de campagne d’Hillary Clinton

Publié le par Felli Bernard

Wikileaks publie la quatrième et dernière partie des emails de campagne d’Hillary Clinton

Wikileaks publie la quatrième et dernière partie des emails de campagne d’Hillary Clinton

12 oct. 2016, 15:06

© Tim Chong Source: Reuters

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Wikileaks a publié la quatrième partie des courriels du responsable de la campagne d’Hillary Clinton, John Podesta. La dernière fuite contient 1 192 nouveaux emails.

Cette nouvelle livraison intervient au lendemain de la publication par le site lanceur d’alerte de 1 190 emails révélant les liens étroits de la campagne de la candidate démocrate avec de nombreux de journalistes ainsi que les stratégies adoptées pour combattre contre Bernie Sanders et Donald Trump.

Intrigues contre Bernie Sanders

Comme dans les fuites précédentes, il y a un nombre d’emails concernant Bernie Sanders et sa candidature à l’investiture démocrate. Ainsi, dans un email datant du 20 mars 2014, Mark Siegel, ancien directeur exécutif du Comité national démocrate, avait conseillé à Tamera Luzzarro, chef du cabinet d’Hillary Clinton à l’époque, qu’il était préférable de tenir «les gens de Bernie… avec nous mais à la marge». «Si on donne ça à Bernie dans le Comité des règles de la Convention, son équipe pensera avoir gagné quelque chose du parti. Et cela ne fait pas de différence au final. Ils gagnent. Nous ne perdons pas. Tout le monde est content», a écrit Mark Siegel.

Lire aussi : Etats-Unis : Bernie Sanders exhorte Hillary Clinton à «couper tout lien» avec la Fondation Clinton

Relations avec les médias

Lire aussi

La chaîne d’emails datant de février dernier entre Patrick Healy du New York Times et l’équipe de campagne d’Hillary Clinton révèle une discussion détaillée concernant Donald Trump.

«On nous a dit que le président Clinton pense que Trump serait un adversaire formidable lors des élections générales et que les démocrates seraient dans une forme de déni s’ils considéraient Trump comme une blague qui serait facilement vaincue en novembre», lit-on dans un email. «Le président Clinton, comme d’autres, estime que Trump a pris le pouls de l’humeur des électeurs et que seule une campagne bien financée et concertée qui le dépeint comme un individu dangereux et fanatique convaincra, dans ce que les Clinton croient être une élection très serrée en Novembre», poursuit l’email.

L’équipe de campagne de Clinton s’inquiétait de la volonté du journaliste de mentionner que le président Clinton, comme la secrétaire Clinton et quelques autres, pensaient que Trump pourrait se révéler être «une véritable menace dans des Etats clés»… et serait «compétitif» en Floride, Pennsylvanie, Michigan et Wisconsin.

Lire aussi : «Les médias américains détournent l'attention de tout ce qui peut gêner Hillary Clinton»

Enfin, les pièces jointes d’un courriel envoyé en décembre 2015 par une certaine Mary Pat Bonner énumère les réalisations de deux organisations, Correct the Record (CTR) et American Bridge, deux entités formellement séparées en mai 2015 mais qui ont vraisemblablement continué de travailler ensemble via Bonner.

CTR a aidé à «écrire et placer 36 articles d’opinion à travers le pays dans un certain nombre de titres, notamment Politico, Times Union, Huffington Post, CNN, Washington Blade, et New Jersey’s Bergen Record». Le personnel de CTR a accordé plus de 900 interviews dans les médias pour contrer des attaques républicaines sur Clinton et même «écarter des histoires négatives avant qu’elles ne soient publiées», divulgue cet email.

Bill Clinton mentionné, pas sous son meilleur jour

La fuite révèle aussi que Bill Clinton semble avoir perdu le sens des réalités. Ce dernier a écrit que «quelqu’un qui gagne 110 000 dollars par an» connaissait des difficultés financières. Dans un autre email, un porte-parole de la campagne d’Hillary Clinton, Josh Schwerin, a mis en garde le secrétaire de presse Angel Urena sur les dégâts potentiels que ce commentaire pourrait causer dans le cas où il serait prononcé en public.

Détails à suivre...

International

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Revoilà le duo de la mer Noire

Publié le par Felli Bernard

Revoilà le duo de la mer Noire

Revoilà le duo de la mer Noire

12 Octobre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Gaz, #Moyen-Orient, #Russie, #Caucase

Il est revenu d'entre les morts, alléluia ! Tel un phénix renaissant de ses cendres, le Turk Stream est de nouveau sur le devant de la scène et semble, cette fois, prêt à ouvrir les vannes. Si la presse française s'est comme d'habitude vautrée dans l'écume des choses - le report de la visite de Poutine en France pour cause d'atermoiements du Flamby élyséen -, elle a malheureusement omis de signaler qu'en ce moment même, Vladimirovitch assiste à une réunion bien plus importante : le Congrès mondial de l'énergie à Istanbul.

Tous les yeux étaient évidemment braqués sur la rencontre entre les présidents turc et russe. Et le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'a pas déçu ; quoi que l'on pense, la réconciliation est actée et les conséquences en sont multiples.

Sur le plan économique et industriel : négociations en vue d'un accord de libre-échange entre les deux pays prévu pour l'année prochaine et plans afin de porter le commerce bilatéral à hauteur de 100 milliards d'équivalents $ (car la dédollarisation est en marche entre Ankara et Moscou). Reprise également du projet de construction de la centrale nucléaire d'Akkuyu par Rosatom.

Plus intéressant, dans le domaine militaire : la Turquie soupèse la possibilité d'acquérir un système anti-aérien russe. Si le titre de l'article est trompeur et qu'il ne s'agit pour l'instant que d'une éventualité, le fait même que cette éventualité existe doit faire s'arracher les cheveux aux fonctionnaires du QG otanien à Bruxelles... Que l'alliance entre le sultan et l'Occident ait du plomb dans l'aile, c'est une évidence, surtout depuis la tentative de putsch de l'été. La porte ouverte à l'armement russe est-elle un message subliminal d'Erdogan en direction de ses petits copains atlantiques, voire un chantage déguisé, ou est-ce du sérieux et assiste-t-on aux prémices d'un départ définitif de la Turquie de l'OTAN ? Le futur nous le dira...

En attendant, c'est évidemment l'or bleu qui est l'objet de toutes les attentions. Turk Stream II, le retour. Ca y est, l'accord est enfin signé et les travaux débuteront bientôt. Par rapport au défunt South Stream ou au projet Turk Stream initial de 2014, il est divisé par deux : deux tubes (au lieu de quatre) et 31,5 Mds de m3 à l'année (au lieu de 63 Mds). L'un des tuyaux fournira la Turquie exclusivement tandis que l'autre courra jusqu'à la frontière grecque afin d'alimenter le sud de l'Europe.

Ce qui pourrait paraître comme un verre à moitié plein est en fait une excellente opération pour Moscou qui garde plusieurs atouts dans sa manche et économise ses ressources. Les discussions pour le doublement du Nord Stream sont en cours et ses 126 Mds de m3 de gaz rendraient un Turk Stream à 63 Mds inutile. En cas de problème sur la route nord (c'est-à-dire, soyons clairs, en cas de nouvelle crise masochiste eurocratique aiguë), le Kremlin garde en réserve la possibilité de doubler le Turk Stream (la route étant déjà défrayée par les deux premiers tubes).

Si certains journaux allemands exagèrent quelque peu en parlant de "fusion énergétique russo-turco-européenne", il est clair que l'empire a échoué dans ses tentatives de sabotage. Pour comprendre cette guerre du gaz, un petit rappel contextuel est nécessaire :

Craignant l'intégration de l'Eurasie comme la peste, les Américains travaillent depuis la fin officielle de la Guerre froide (1991) à séparer l'Europe de la Russie, tout spécialement dans le domaine énergétique. Alors que la Russie regorge d'hydrocarbures et que l'Europe ne demande qu'à les consommer, les Etats-Unis et les institutions européennes qu'ils ont phagocytées ont tout fait depuis une vingtaine d'années pour contrarier le flot énergétique Est-Ouest : prêches sur le "danger russe" et diabolisation intense de son gouvernement, crises gazières ukrainiennes encouragées par Washington, expansion de l'OTAN vers l'est, flatteries aux pays de la "Nouvelle Europe" (Pologne, pays baltes etc.), coup d'Etat à Kiev l'année dernière... Par ailleurs, pressions et "encouragements" sont donnés à profusion aux pays pour qu'ils se fournissent ailleurs, même si cela doit aller contre leurs propres intérêts économiques ou si les nouvelles routes énergétiques proposées (en vert sur la carte) sont illusoires, comme l'amusant Nabucco qui a fait long feu, ou sa resucée, le Corridor sud. Ici, la désinformation économique tourne à plein par le biais de think tanks et autres officines pas tout à fait neutres, nous en avions déjà parlé.

Parfaitement conscients des manigances américaines dans ce Grand jeu énergétique ô combien passionnant, les Russes ont contourné le nouveau "rideau de fer" US par deux gazoducs devant passer au nord par la Baltique et au sud par la Mer noire : Nord Stream et South Stream. Le premier a pu être construit (2010-2011), s'appuyant sur les derniers dirigeants européens un tant soit peu indépendants (Schroeder), mais le second, un peu plus tardif, est resté dans les cartons après son annulation l'année dernière. Les Américains et leurs affidés de la Commission de Bruxelles ont réussi à torpiller le projet grâce à des arguties juridico-institutionnelles (le Troisième paquet énergétique européen, pourtant apparu après le projet du gazoduc) ainsi qu'une intense pression sur la Bulgarie (visite de McCain...)

Jamais à court de bottes secrètes, Poutine a, à la surprise générale, proposé en décembre dernier [2014, ndlr] un nouveau pipeline aboutissant à la frontière gréco-turque, donc en dehors de la juridiction de l'UE, quitte pour ses pays membres à venir se servir eux-mêmes. C'est le fameux Turk Stream ou Turkish Stream, qui risque fort de couper définitivement l'herbe sous le pied aux projets américains tout en contournant lui aussi le rideau de fer de la "Nouvelle Europe", notamment l'Ukraine putschiste post-Maidan. Avec ce tube, enterrées les chimères du gaz azéri à peu près inexistant, du gaz turkmène qui ne pourra jamais passer sous la Caspienne, du gaz qatari bloqué par la Syrie d'Assad ou du gaz iranien (le seul vrai danger pour Moscou même si Téhéran est, par ailleurs, un allié). Ensuite, le gazoduc devait passer par la Grèce de Tsipras (alors aux prises avec la Troïka) avant de gentiment remonter vers la Hongrie et l'Autriche.

Les Américains ont immédiatement tenté de réagir en faisant ce qu'ils savent faire de mieux, c'est-à-dire en semant le chaos en Macédoine (événements du printemps), en exerçant une intense pression sur la Serbie, tous deux pays de passage du tube, et en tentant de déstabiliser Orban en Hongrie. Deux "révolutions" de couleur pour le prix d'une ! Mais les petits stratèges de Washington en ont été pour leurs frais : mise à part la Serbie qui a vacillé, les autres sont restés droit dans leurs bottes.

On en était là et Gazprom se léchait déjà les babines quand les complications sont venues de Turquie même. Et là, les Etats-Unis n'y sont pour rien... Erdogan s'est lancé depuis un certain temps déjà dans une fuite en avant dont on ne sait pas où elle mènera son pays. Peut-être lui-même ne le sait-il pas non plus d'ailleurs. En guerre contre la Syrie d'Assad, contre le PKK kurde, en bisbilles avec son enfant daéchique après l'avoir bichonné, se sentant trahi par son allié américain sur le dossier syrien mais le trahissant aussi en dédollarisant le commerce turco-russe, voulant entrer dans l'OCS mais jamais avare de critiques envers Pékin à propos du Xinjiang, en guerre froide contre son ancien allié israélien, déçu par l'Arabie saoudite qui a participé à la chute de Morsi en Egypte... Mais où va-t-il ?

C'est avec cet électron de plus en plus libre que Moscou doit négocier le passage du Turk Stream alors que beaucoup de choses les séparent par ailleurs, notamment le conflit syrien.

Et c'était avant l'incident du Sukhoï de novembre 2015 qui a provoqué la quasi rupture des relations entre Ankara et Moscou ! On mesure le chemin parcouru depuis et comment Poutine a ramené le sultan à la raison... et à son point de vue : Erdogan a présenté ses excuses, stoppé son soutien aux djihadistes syriens et le Turk Stream est maintenant sur les rails. L'ours sait se montrer patient et attendre que toutes les pommes tombent dans sa besace.

Pour finir, notons que, fait non négligeable, les présidents russe et turc se sont réunis avec le leader azéri Aliyev. Que mijotent donc ces trois-là ? Nous avions déjà vu qu'un projet de corridor Russie-Azerbaïdjan-Iran était dans les tuyaux, prenant lui-même place dans le grand maillage eurasiatique en combinaison avec les Routes de la Soie chinoises. Une coopération Moscou-Bakou-Ankara serait, elle, plutôt d'ordre énergétique.

Rappelons que l'Azerbaïdjan est au centre du Grand jeu gazier et surtout, en l'occurrence, de la désinformation qui l'accompagne :

Qu'avons-nous répété à de nombreuses reprises à propos de la chimère du gaz azéri ? Selon le merveilleux monde de l'île aux enfants médiatique influencé par on sait qui, il est censé permettre à la ménagère européenne de moins de 50 ans d'échapper à l'invasion gazière de l'horrible ours russe.

Seul hic, l'Azerbaïdjan en a tellement peu que sa compagnie nationale, la SOCAR, a officiellement demandé à Gazprom de lui en fournir pour 5 Mds de m3 par an. Pendant ce temps, les europloucs continuent de prétendre croire, contraints et forcés, aux promesses américaines d'un corridor caspien vide de sens... et de gaz.

Suite du Dallas énergétique au prochain épisode...

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Pourquoi les nouvelles routes de la soie effraient Washington

Publié le par Felli Bernard

Pourquoi les nouvelles routes de la soie effraient Washington

Pourquoi les nouvelles routes de la soie effraient Washington

Publié le 12 octobre 2016 par Olivier Demeulenaere

« Comment contenir ces fichues routes de la soie, quand les « menaces existentielles » du Pentagone, la Russie et la Chine, sont au cœur de l’action ? » L’analyste indépendant Pepe Escobar nous emmène dans les labyrinthes de la géopolitique.

Il y a presque six ans, le président Poutine a proposé à l’Allemagne de «créer une harmonieuse communauté économique qui s’étend de Lisbonne jusqu’à Vladivostok».

Cette idée peut être représentée par un immense grand magasin unissant la Russie et l’UE, ou, dans les termes de Poutine, «un marché unique continental dont la capacité s’élève à des billions de dollars».

Bref, l’intégration eurasienne.

Washington paniqua. L’histoire a montré, comment la vision de Poutine, malgré le fait qu’elle ait pu être extrêmement séduisante pour les industriels allemands, a déraillé à cause de la démolition contrôlée de l’Ukraine par Washington.

Il y a trois ans, au Kazakhstan, puis en Indonésie, le président Xi Jinping est allé dans le sens de l’idée de Poutine, en proposant le concept «Une ceinture, une route», appelé également la nouvelle route de la soie, améliorant l’intégration géo-économique de la zone Asie-Pacifique par un vaste réseau d’autoroutes, de voies ferrées à grande vitesse, de pipelines, de ports et et de câbles à fibres optiques.

En bref : une version encore plus ambitieuse de l’intégration eurasienne, qui profitera à plus de deux tiers de la population, à l’économie et au commerce mondiaux. La différence est que, désormais, le projet dispose d’un immense soutien financier via le Fonds de la Route de la soie (The Silk Road Fund), la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII), la Nouvelle banque du développement du BRICS et une stratégie commerciale offensive globale dans toute l’Eurasie, et l’entrée officielle de yuan dans les droits de tirage spéciaux du FMI ; ce qui est le baptême de yuan en tant que devise clé méritant d’être dans le panier de chaque banque centrale de pays émergent.

Lors du récent sommet du G20 à Huangzhou, le président Xi a clairement démontré que la conception «Une ceinture, une route» occupait une place centrale dans la vision de la Chine quant au déroulement du processus de mondialisation. Pékin fait le pari que la majorité écrasante des nations en Eurasie investiraient et bénéficieraient du projet «gagnant-gagnant» de développement économique, plutôt que d’être paralysée dans un jeu stratégique «perdant» entre les Etats-Unis et la Chine.

Pour l’Empire du Chaos, c’est un anathème absolu. Comment pourrait-on accepter que la Chine gagne le nouveau grand jeu du XXIe siècle en Eurasie, par la construction d’une nouvelle route de la soie ?

Et n’oubliez pas la Route de la soie en Syrie

Selon RT, très peu de gens, en Occident, ont remarqué que la réunion du G20 avait été précédée par le Forum économique oriental à Vladivostok. Essentiellement, il s’agissait là d’une autre célébration de facto de l’intégration eurasienne avec la participation de la Russie, la Chine, du Japon, et de la Corée du Sud. Et cette planche d’intégration va bientôt fusionner avec l’Union économique de l’Eurasie, dirigée par la Russie – qui est en soi une sorte de nouvelle route russe de la soie.

Toutes ces routes mènent à une connectivité totale. Prenez, par exemple, les trains de marchandises qui relient Guangzhou, pôle clé au sud-est de la Chine, au centre logistique dans le parc industriel à Vorsino, non loin de Kaluga. Le voyage ne prend désormais que quinze jours –un mois entier de moins que les transports maritimes, et 80% de frais par comparaison avec le fret aérien.

C’est une autre connexion entre la Russie et la Chine dans le style de la nouvelle route de la soie. Il y en aura une autre, encore plus ambitieuse – la Route de la soie en Sibérie, qui sera un développement ferroviaire à grande vitesse du Transsibérien.

« Le programme pratiquement invisible des Etats-Unis en Syrie a pour but de ruiner un autre centre d’une nouvelle route de la soie »

Prenez ensuite une intégration approfondie entre la Chine et le Kazakhstan, qui est aussi membre de l’EEU. La ligne ferroviaire hors taxe Trans-Eurasia est déjà lancée, de Chongqing, dans le Sichuan, à travers le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie et la Pologne directement jusqu’à Duisburg en Allemagne.

Pékin et Astana développent une zone de libre-échange à Horgos. Et parallèlement, on a engagé, il y a un mois, la création d’une zone de coopération transnationale de 135 millions de dollars entre la Chine et la Mongolie.

Le Kazakhstan flirte même avec une idée ambitieuse de Canal eurasien reliant la mer Caspienne avec la mer Noire et allant ensuite jusqu’à la Méditerranée. Tôt ou tard, les entreprises de construction chinoises auront l’idée de faire une étude de faisabilité.

Le programme pratiquement invisible des Etats-Unis en Syrie – mêlé à l’obsession du Pentagone de faire échouer tout cessez-le-feu, ou d’éviter la défaite des ses «rebelles modérés» à Alep – a pour but de ruiner un autre centre d’une nouvelle route de la soie. La Chine avait des relations commerciales avec la Syrie dès le temps de la Route de la soie originale, qui franchissait Palmyre et Damas. Avant le Printemps arabe en Syrie, les entrepreneurs syriens maintenaient une présence vitale à Yiwu, au sud de Shanghai, le plus grand centre de vente en gros de petits biens de consommation au monde, ou ils achetaient toute sorte de produits en vrac pour les revendre au Levant.

«Le lac américain»

Le néoconservateur Washington est totalement paralysé en termes de formulation d’une réponse, ou au moins d’une contre-proposition au moins, à la l’intégration de l’Eurasie. Peu d’esprits lucides peuvent comprendre au moins que «la menace» de la Chine pour les Etats-Unis provient de sa puissance économique. Prenez l’hostilité profonde des Etats-Unis face à la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII) dirigée par la Chine. Jusqu’à présent, aucun lobbying inconditionnel américain n’avait empêché les alliés, tels que l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Corée du Sud de la joindre.

« La marine américaine veut employer une stratégie où tous les coups sont permis pour empêcher la domination stratégique de la Chine »

Ensuite, on a fait une course effrénée pour approuver le TPP – excluant la Chine, un bras du marché de l’OTAN, pivotant vers l’Asie, censé être la cerise sur le gâteau de la politique globale économique d’Obama. Et pourtant, le TPP, dans son état actuel, est pratiquement mort.

Ce que la jonction géopolitique actuelle explique, c’est que la marine américaine veut employer une stratégie où tous les coups sont permis pour empêcher la domination stratégique de la Chine dans cette région du Pacifique, alors que le TPP est déployé comme une arme destinée à limiter la domination économique de la Chine dans la zone Asie-Pacifique.

Le pivot vers l’Asie s’est construit comme un instrument pour «décourager l’agression de la Chine». Les exceptionnalistes ont clairement démontré qu’ils étaient incapables de reconnaître que tout ce jeu est tout autour de la géopolitique post-idéologique de la chaîne logistique. Les Etats-Unis n’ont pas besoin de contenir la Chine ; ils ont besoin d’une connexion clé industrielle, financière et commerciale à des nœuds d’importance cruciale en Asie, pour (re-)construire leur économie.

« Le cœur du problème est que la Chine a fait un pari remarquable dans la construction d’infrastructures, donnant un accès de première classe au reste du monde »

A l’époque, en mars 1949, MacArthur pouvait se vanter que «le Pacifique est maintenant un lac Anglo-Saxon». Même après la fin de la guerre froide, le Pacifique était de facto un lac américain ; les Etats-Unis violaient l’espace aérien et la frontière maritime de la Chine à volonté.

Aujourd’hui, au lieu de cela, nous avons un US Army War College (le Collège de l’armée de guerre américaine) et un monde de think tanks qui ont perdu le sommeil à cause de missiles chinois sophistiqués capables de fermer aux Etats-Unis l’accès à la mer de Chine du Sud. Un lac américain ? Plus maintenant.

Le cœur du problème est que la Chine a fait un pari remarquable dans la construction d’infrastructures, donnant un accès de première classe au reste du monde : le patrimoine mondial du XXIe siècle, beaucoup plus important que «la sécurité». Après tout, une grande partie de l’infrastructure mondiale est à reconstruire. Tandis que la Chine renforce son rôle d’exportateur d’infrastructures – des lignes ferroviaires à haute vitesse aux télécommunications à faible coût, la nation «indispensable» est coincée avec son «pivot», avec son armée perplexe et bouchée obsédée par l’endiguement.

Diviser pour régner ces rivaux «hostiles»

Bon, les choses n’ont pas beaucoup changé depuis les rêves du Docteur Zbig-Grand Echiquier-Brzezinski de fragmenter la Chine de l’intérieur à la fin des années 1990, jusqu’à la stratégie d’Obama en matière de sécurité nationale, qui n’est rien d’autre qu’une nostalgie rhétorique futile de contenir la Russie, la Chine et l’Iran.

« L’hégémonie mondiale des Etats-Unis doit toujours être perçue comme une force naturelle inamovible, comme la mort et les impôts »

Ainsi, le fatras des mythes qui l’entourent, tels que «la liberté de navigation» – l’euphémisme de Washington pour contrôler éternellement les voies maritimes qui constituent les chaînes logistiques de la Chine, aussi bien que l’apothéose de «l’agression chinoise» fusionnant sans cesse avec «l’agression russe». L’association stratégique Pékin-Moscou motivée par l’intégration eurasienne doit être supprimée a tout prix.

Pourquoi ? Parce que l’hégémonie mondiale des Etats-Unis doit toujours être perçue comme une force naturelle inamovible, comme la mort et les impôts (à l’exclusion d’Apple en Irlande).

Vingt-quatre ans après le guide pratique de défense du Pentagone, la même conception du monde prédomine ; «Notre objectif principal est de prévenir la réapparition d’un nouveau rival… d’empêcher toute puissance hostile de dominer dans la région, dont les ressources, sous contrôle consolidé, suffiront pour générer un pouvoir mondial. Ces régions incluent l’Europe de l’Ouest, l’Asie de l’Est, le territoire de l’ancienne Union soviétique et l’Asie de Sud-Ouest.»

Oops. Maintenant, même Dr Zbig-Grand Echiquier-Brzezinski est terrifié. Comment contenir ces sacrées routes de la soie, quand les «menaces existentielles» du Pentagone, la Russie et la Chine, sont au cœur de l’action ? Diviser pour régner – quoi d’autre ?

Pour Brzezinski, troublé, les Etats-Unis doivent «façonner une politique dans laquelle au moins un ou deux Etats présentant une menace potentielle devienne un partenaire pour assurer la stabilité régionale et ensuite la stabilité mondiale, et afin d’éviter que des rivaux moins prévisibles, mais potentiellement plus probables, les circonviennent. Pour le moment, le pays le plus probable à circonvenir est la Russie, mais, à long terme, cela pourrait être la Chine.»

Faites un agréable cauchemar ».

Pepe Escobar, RT en français, le 11 octobre 2016

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Négociations sur la Syrie : Poutine accuse la France d'avoir cherché à «envenimer la situation»

Publié le par Felli Bernard

Négociations sur la Syrie : Poutine accuse la France d'avoir cherché à «envenimer la situation»

Négociations sur la Syrie : Poutine accuse la France d'avoir cherché à «envenimer la situation»

12 oct. 2016, 14:59

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Au lendemain de l'annulation par Moscou d'une rencontre qui était prévue à Paris entre François Hollande et Vladimir Poutine, le président russe s'est déclaré offensé par le comportement de la diplomatie française sur le dossier syrien.

«Ce n'est pas la France qui doit être offensée par le veto russe, mais plutôt Moscou qui doit être offensé», a déclaré le chef du Kremlin, mercredi 12 octobre, lors d'un forum économique à Moscou. Vladimir Poutine reproche à Paris de s'être engagé à respecter les amendements déposés par Moscou sur sa proposition de résolution au Conseil de Sécurité de l'ONU concernant la Syrie, puis d'avoir soumis un texte qui n'en tenant aucun compte – un comportement ayant contraint la Russie a user de son droit de veto.

«Lorsque Jean-Marc Ayrault s'est rendu à Moscou, Sergueï Lavrov [le chef de la diplomatie russe] lui a assuré que Moscou n'avait pas la volonté d'utiliser son droit de veto si la France prenait en compte les amendements proposés par Moscou», a déclaré le président russe, avant d'ajouter que «la résolution française ne mentionnait pas du tout la responsabilité de l'opposition et de ses combattants dans la crise actuelle en Syrie». Une manière, selon le dirigeant russe, de se plier à la volonté de Washington : «Servir les intérêts politiques des Etats-Unis, est-ce le rôle de pays sérieux qui prétendent à un titre d'un grand puissance?», a-t-il regretté.

«Nous n'avons jamais voulu de rupture avec les Etats-Unis»

Vladimir Poutine, en outre, a assuré que les tensions diplomatiques entre les Etats-Unis et la Russie, au sujet notamment du dossier syrien, n'était pas le fait de cette dernière. «Nous n'avons jamais voulu de rupture avec les Etats-Unis. Au contraire nous aspirons aux bonnes relations avec ce grand pays, le plus grand économie du monde», a insisté le chef d'Etat.

Washington, a assuré le président russe, a au contre contribué à refroidir les relations entre les deux pays ces derniers mois, en accusant Moscou de piratage en Amérique – le piratage par WikiLeaks, notamment, des mails de la direction du Parti démocrate. Les Etats-Unis, selon Vladimir Poutine, chercherait de cette manière à «distraire l'attention de l'essentiel des informations relayées par les hackers, qui révèlent une manipulation de l'opinion publique» de la part des responsables politiques américains.

Brouille diplomatique entre Paris et Moscou

Les déclarations du chef du Kremlin sur la diplomatie française font référence à une proposition de résolution de la France sur un cessez-le-feu à Alep, soumise au Conseil de Sécurité de l'ONU le samedi 8 octobre, et rejetée en raison du veto russe. Paris a par la suite posé son veto à la contre-proposition de Moscou, à l'unisson avec Washington et Londres.

Le lendemain de l'étalement de ces désaccords, dimanche 9 octobre, François Hollande avait laissé entendre qu'il pourrait annuler la visite de Vladimir Poutine à Moscou, mercredi 19 octobre. Dans la matinée du mardi 11 octobre, le président russe avait fait savoir qu'il souhaitait «reporter» son voyage diplomatique dans la capitale française, lorsque «François Hollande se sentira prêt» à discuter avec lui.

Détails à suivre...

International

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Fiche signalétique des Casques blancs

Publié le par Felli Bernard

Fiche signalétique des Casques blancs

Fiche signalétique des Casques blancs

Par Simon Wood – Le 5 octobre 2016 – Source Off Guardian

À propos des Casques blancs, voici quelques faits que vous devez connaître. Partagez-les avec votre famille et vos amis qui croient encore en les médias commerciaux occidentaux.

* Les Casques blancs, aussi appelés Défense civile syrienne, ne sont pas ce qu’ils prétendent être. Le groupe n’est pas syrien ; il a été créé avec des fonds étasuniens et britanniques, sous la supervision d’un entrepreneur d’armes britannique en 2013, en Turquie.

* Le nom «Défense civile syrienne» a été volé à l’organisation syrienne légitime du même nom. L’authentique Défense civile syrienne avait été fondée en 1953 et est un membre fondateur de l’Organisation internationale de défense civile (1958).

* Le nom de «Casques blancs» a été improprement repris de l’organisation de secours argentine légitime Cascos Blancos / White Helmets. En 2014, Cascos Blancos / White Helmets a été honoré par les Nations unies pour 20 ans d’aide humanitaire internationale.

* Les Casques blancs de l’OTAN sont d’abord une campagne médiatique pour soutenir les objectifs de changement de régime des États-Unis et de leurs alliés. Après avoir été fondé par l’entrepreneur en sécurité James LeMesurier, la «marque» Casques blancs lui a été attribuée en 2014 par une société de marketing nommée «La campagne syrienne», gérée depuis New York par des non-Syriens comme Anna Nolan. «La Campagne syrienne» avait elle-même été «incubée» par une autre société de marketing nommée «Purpose» .

* L’affirmation des Casques blancs qu’ils sont «neutres, impartiaux et humanitaires» et «au service de tous les habitants de Syrie» est fausse. En réalité, ils ne travaillent que dans des zones contrôlées par l’opposition violente, principalement des terroristes associés avec Nusra/al-Qaïda (récemment renommé Jabhat Fath al Sham).

* Les Casques blancs affirment être sans armes, mais c’est faux. Il y a des photos montrant leurs membres portant des armes et célébrant des victoires militaires de Nusra/al-Qaïda.

* Les Casques blancs affirment être apolitiques et non alignés, mais c’est faux. En réalité, ils promeuvent activement et font pression en faveur de l’intervention des États-Unis et de l’OTAN, violant ainsi les règles du travail humanitaire authentique.

* La description de Right Livelihood [dit «prix Nobel alternatif» en français, NdT] selon laquelle la «Défense civile syrienne» a sauvé 60 000 personnes et «soutient la fourniture de services médicaux à près de 7 millions de personnes» est fausse. En réalité, il reste peu de civils dans les zones contrôlées par les terroristes en Syrie. C’est pourquoi nous voyons ces vidéos choquantes représentant les Casques blancs.

* Les Casques blancs de l’OTAN sapent et détournent d’elles le travail d’authentiques organisations comme la VRAIE Défense civile syrienne et le Croissant-Rouge arabe syrien.

* Le récent film Neflix sur les Casques blancs n’est pas un documentaire ; c’est une auto-publicité promotionnelle. Les réalisateurs n’ont jamais mis un pied en Syrie. La vidéo syrienne, réelle ou mise en scène, a été fournie par les Casques blancs eux-mêmes. Depuis le début, avec les scènes montrant un acteur Casque blanc disant à son petit garçon de ne pas faire la vie dure à sa maman et jusqu’à la fin, la vidéo est artificielle et manipulatrice. La vidéo a été produite par une société de marketing commerciale, Violet Films/Ultra Violet Consulting, qui fait de la publicité pour ses services dans la «gestion de médias sociaux», la «gestion de foules» et la «mise en œuvre de campagnes médiatiques».

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

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La campagne de Clinton qualifie WikiLeaks d’«arme de propagande russe» après la fuite de ses emails

Publié le par Felli Bernard

La campagne de Clinton qualifie WikiLeaks d’«arme de propagande russe» après la fuite de ses emails

La campagne de Clinton qualifie WikiLeaks d’«arme de propagande russe» après la fuite de ses emails

12 oct. 2016, 10:09

© Lucy Nicholson Source: Reuters

Hillary Clinton

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Après la publication de la troisième partie des documents de la campagne électorale de Clinton par WikiLeaks, le porte-parole de la candidate démocrate n’a pas tardé à accuser le site de liens avec la Russie et de soutien à Donald Trump.

«Vous n’êtes pas une organisation médiatique. Vous êtes une arme de propagande du gouvernement russe intervenant en faveur de leur candidat favorite, Trump», a argué à l'encontre du site WikiLeaks le porte-parole d’Hillary Clinton, Brian Fallon, dans un tweet.

Ce dernier a aussi accusé la campagne de Donald Trump de liens avec la Russie et avec le célèbre site internet. «Pourquoi ne pas enquêter sur la possibilité que des associés de Trump se coordonnent directement avec la Russie et WikiLeaks ?», se demande-t-il dans un autre tweet.

Le porte-parole de la candidate démocrate a proposé au site d'évoquer plutôt le magnat de l’immobilier. Ainsi, Brian Fallon voudrait voir «des discussions internes sur les impôts de Trump». «WikiLeaks ne cible pas Trump. Cela en dit long», a-t-il indiqué, toujours sur Twitter.

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange avait déclaré en août dernier que son site entendait mettre la main sur les déclarations de revenus de Trump. Puis, WikiLeaks avait retiré cette déclaration, la qualifiant de blague.

Donald Trump a été accusé à plusieurs reprises par la campagne d’Hillary Clinton d’avoir des relations étroites avec la Russie et le président russe Vladimir Poutine, ce que le candidat républicains a démenti lors du débat du 9 octobre. «Je ne sais rien sur la Russie…Je ne sais rien sur le fonctionnement interne de la Russie. Je n’y travaille pas. Je n’ai aucunes affaires là-bas», a-t-il martelé, ajoutant néanmoins que s'entendre avec la Russie serait une belle opportunité.

Lire aussi : Débat Trump-Clinton : «Cette campagne brise tous les records de vulgarité et de coups bas»

Julian Assange qui, lui aussi, fait l’objet d'accusations de la part d’Hillary Clinton estime lui que les deux candidats sont de mauvais choix. En répondant à une question de l’émission américaine Democracy Now où l'on cherchait à savoir s’il préférait Donald Trump ou Hillary Clinton, il avait pu répondre : «Vous me demandez si je préfère le choléra ou la gonorrhée ?»

Les USA accusent officiellement la Russie de piratage des emails de Clinton

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Les commentaires de Brian Fallon interviennent quelques jours après les accusations du gouvernement américain selon lequel la Russie est responsable du piratage des réseaux informatiques du Comité démocrate nationale et de la fuite de plus de 19 000 emails en juillet dernier. Un communiqué du ministère de la Sécurité intérieure et du Bureau du renseignement américains affirme ainsi que Moscou essaierait d’influencer le processus électoral américain.

Pour Donald Trump, les raisons de ces accusations sont évidentes. «Ils pensent me salir avec la Russie», a-t-il expliqué lors des débats du 9 octobre, ajoutant qu’Hillary Clinton ne savait pas exactement si la Russie était bel et bien à l'origine de ce piratage.

Moscou, pour sa part, a démenti toute implication dans cette affaire. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a en effet pu qualifier ces déclarations d’absurdes. «Des dizaines milliers de hackers essaient de pirater le site du président Poutine chaque jour. Nombres de ces attaques peuvent être traq

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