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La France veut que l’UE s’affirme sur le TTIP comme sur Apple

Publié le par Felli Bernard

La France veut que l’UE s’affirme sur le TTIP comme sur Apple

La France veut que l’UE s’affirme sur le TTIP comme sur Apple

Home | L'Europe dans le monde | Actualités

Par : Aline Robert | EurActiv.fr

10:00 (mis à jour: 10:17)

[shutterstock]

Langues : English

La France appelle à un toilettage des négociations commerciales de l’UE, tout en préservant l’accord avec le Canada, le CETA. Un numéro d’équilibriste peu convaincant pour les citoyens européens.

Après avoir demandé l’interruption des négociations du TTIP, début septembre, provoquant l’ire de la Commission européenne et de ses homologues, le secrétaire d’État au commerce, Matthias Fekl, demande à l’UE de plus s’affirmer dans ses relations commerciales.

« Je regrette que l’UE ne fasse pas sur le TTIP ce qu’elle a fait en Irlande avec Apple : qu’elle s’affirme plus fortement dans la mondialisation. La décision « Apple », même si ce n’est pas fini, c’est cela la nouvelle Europe que tout le monde attend » affirme-t-il.

Fin septembre, la France demandera l’arrêt des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique afin de repartir « sur de bonnes bases », a annoncé Matthias Fekl.

EurActiv.fr

Le secrétaire d’État risque de passer un mauvais quart d’heure à Bratislava cette semaine où les ministres du Commerce se retrouvent le 23 pour une réunion informelle. De nombreux pays européens, dont ceux du Nord, traditionnellement libéraux, ou encore les pays de l’Est qui souhaitent se rapprocher des États-Unis pour des motifs géopolitiques, veulent au contraire que les négociations se poursuivent. La position française représente une entrave de taille. Mais pour la France, il s’agit simplement d’officialiser un échec.

« Les négociations sur le TTIP n’ont pas avancé depuis 2013. Nous constatons un échec. Notamment sur le dossier de l’accès aux marchés publics : les Américains ne veulent pas ouvrir le dossier » assure-t-il. L’accès aux marchés publics est plus crucial pour le tissu industriel français, qui a de nombreux champions dans le secteur des infrastructures, des travaux publics, de la distribution d’eau ou d’énergie. Pour les Allemands, l’enjeu est moindre. L’absence d’accès à tout marché public américain semble toutefois aller de soi pour les Américains, dont le Buy American Act précise clairement la doctrine.

Revoir les négociations commerciales

Plus généralement, le secrétaire d’État français appelle d’ailleurs à revoir les pratiques de négociations commerciales de l’UE, et à lutter contre les logiques bureaucratiques dans lesquelles un échec des discussions devient un échec des négociateurs ou des administrations.

« Il faut réfléchir à la caducité des mandats. Après un certain nombre d’années, il est normal que les mandats puissent « tomber » si une négociation n’aboutit pas. Un exemple : on est en train de reprendre des discussions avec le Mercosur sur un mandat vieux de 10 ans, alors qu’entre temps le développement de ces pays a très largement évolué » constate l’homme politique.

Fekl, comme ses homologues, continue en revanche de défendre l’accord avec le Canada, qui entre dans sa phase finale, malgré une opposition croissante.

L’accord avec le Canada en suspens

Après des manifestations monstres en Allemagne le week-end dernier, les Belges se sont mobilisés, mardi 20 septembre, contre les accords de libre-échange en cours de négociation par l’UE, TTIP ou CETA mélangés.

Si le TTIP semble désormais moribond, puisque la France n’en veut plus pas plus que la population allemande, l’accord avec le Canada se précise. Le charismatique Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, doit venir fin octobre en Europe pour un sommet durant lequel l’accord doit être paraphé. Sa ministre du commerce, Chrystia Freeland, est en Europe cette semaine, et rencontrera notamment à Bratislava, vendredi, les ministres du Commerce des 28.

Mais après sept ans de négociations, et malgré l’accord des 28 gouvernements, le CETA ne fait pas l’unanimité du côté des populations lasses des conséquences de la mondialisation.

Selon une nouvelle étude publiée par l’université canadienne Tufts, les conséquences de cet accord commercial seraient néfastes à la fois pour l’emploi et la croissance, et ce contrairement aux études précédentes publiées par le gouvernement canadien ou la Commission européenne.

« Nous avons pris des modèles macro-économiques plus réalistes que ceux utilisés par les gouvernements, la méthodologie est différente », explique l’auteur de l’étude, Pierre Kohler, à EurActiv. « Par exemple, quand il y a des pertes d’emploi à cause de la libéralisation des échanges, le chômage progresse durant un certain temps, parce que les travailleurs ont des compétences spécifiques et ne peuvent pas être immédiatement interchangeables. Or le chômage entraîne une perte de revenue, donc un recul de la demande. Dans un contexte d’austérité et de faible croissance, cette perte n’est pas compensée par les exportations ou les dépenses du gouvernement », assure l’économiste, qui rappelle que les modèles utilisés pour ce type d’étude sont habituellement néo-classiques, et envisagent une utilisation optimale des capacités de production comme le capital ou le travail, non conforme à la réalité selon lui. L’étude a été largement relayée par Attac ou les Verts.

Après que Sigmar Gabriel a déclaré que les négociations avec les États-Unis avaient échoué, la Commission européenne a maintenu le 29 août qu’elle était toujours déterminée à conclure le TTIP avant la fin de l’année.

EurActiv.fr

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Femme en burkini chassée par des baigneurs d'une plage de Villeneuve-Loubet : un coup monté ?

Publié le par Felli Bernard

Femme en burkini chassée par des baigneurs d'une plage de Villeneuve-Loubet : un coup monté ?

Femme en burkini chassée par des baigneurs d'une plage de Villeneuve-Loubet : un coup monté ?

20 sept. 2016, 23:55

© Capture d'écran, @Channel 7.

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La scène d'expulsion d'une femme en burkini par des civils, filmée par la télévision australienne Channel 7 et reprise par de très nombreux médias, pourrait avoir été montée de toutes pièces, à en croire le récit de témoins cités par Nice Matin.

Une étudiante de 23 ans portant le burkini, forcée de quitter une plage de la commune de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) à cause de l'emportement de baigneurs : la vidéo de Channel 7, diffusée samedi 20 septembre et décrite par un grand nombre de médias français dont l'agence AFP, avait provoqué de vives émotions. Pourtant, les propos de personnes présentes sur les lieux au moment des faits, recueillis par le journal Nice Matin mardi 20 septembre, laisse penser qu'il pourrait s'agir d'une vaste machination.

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«Nous étions installés sur la plage avec mes enfants, quand nous avons vu la caméra débarquer à quelques mètres de nous», rapporte au journal méridional une mère de famille, qui se trouvait sur la plage en question. «Ce n'est qu'après qu'un homme et deux femmes en burkini sont arrivés. Ils ont marché quelques minutes le long de la plage, puis sont venus s'installer juste devant l'équipe télé».

L'homme sur la vidéo est mon oncle. Il n'a jamais demandé à ce que ces trois personnes quittent la plage

Autre élément suspect, selon la même source : dans la vidéo, un homme lance en direction de la caméra : «vous faîtes demi-tour et vous partez !». Une voix off explique ensuite que les deux femmes en burkini et l'homme qui se trouvait avec elle ont été contraints de partir, les baigneurs ayant menacé d'appeler la police. Or, selon la mère de famille citée par Nice Matin, «l'homme sur la vidéo est mon oncle. Il n'a jamais demandé à ce que ces trois personnes quittent la plage. Il s'adressait à la caméra pour demander au cameraman de partir. Il y avait des enfants sur la plage, dont les nôtres, et on ne voulait pas qu'ils soient filmés.»

Plus tard dans la vidéo, le même homme est filmé en train d'appeler la police – non pas pour faire partir le trio, affirme la témoin, mais pour demander aux policiers comment s'y prendre pour empêcher le caméraman de filmer sa famille.

«C'était trop gros pour être vrai et ça puait le coup monté»

Un autre témoin, un père de famille cité par le même journal, renforce la thèse du coup monté : «On voyait que c'était scénarisé, c'était trop gros pour être vrai et ça puait le coup monté.» Selon lui, les deux femmes en burkini et leur proche sont arrivés «presque en courant» pour s'installer «en plein milieu du couloir à jet-ski de la plage privée». Le père de famille dit avoir aperçu, ensuite, une journaliste et son cameraman «planqués» derrière des voitures. Enfin, note le témoin, le groupe de la jeune étudiante musulmane a quitté les lieux en rejoignant «un véhicule qui les attendait en haut de la plage, comme pour les exfiltrer au cas où...»

Le port du burkini, qui a fait l'objet d'une longue et intense polémique au cours de l'été, est désormais autorisé sur les plage de Villeneuve-Loubet. Le 26 août dernier, en effet, le Conseil d'Etat, plus haute juridiction française, avait invalidé l'interdiction du vêtement de plage islamique pris par la commune.

Lire aussi : Nice : le tribunal administratif valide les arrêtés anti-burkini de deux communes

France

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Qui voudrait que le Syriens ne reçoivent pas de l'aide humanitaire ? Sur la destruction du convoi de l'ONU

Publié le par Felli Bernard

Qui voudrait que le Syriens ne reçoivent pas de l'aide humanitaire ? Sur la destruction du convoi de l'ONU

Qui voudrait que le Syriens ne reçoivent pas de l'aide humanitaire ? Sur la destruction du convoi de l'ONU


Russia Today
mar., 20 sept. 2016 12:41 UTC

La destruction d'un convoi humanitaire à l'est d'Alep a causé la mort de 21 membres du Croissant-Rouge syrien. Selon le ministère de la Défense russe, le convoi n'a pas été touché par une frappe, mais quelqu'un aurait mis le feu à la cargaison.Un convoi humanitaire de 31 camions de l'ONU et du Croissant-Rouge a été bombardé dans ce qui pourrait être cinq frappes aériennes alors que des livraisons étaient en train d'être effectuées dans la ville d'Urem al-Kubra, à l'est d'Alep, en Syrie. Au moins 18 véhicules auraient été touchés, selon l'ONU.


Qui a intérêt a empêcher que les Syriens reçoivent de l'aide ?

Seuls les «représentants de l'organisation Casques blancs, proches du Front Al-Nosra, qui se sont comme d'habitude retrouvés par hasard sur place avec des caméras» sont en mesure de dire qui est à l'origine de cet incendie et quel en est le but, estime le ministère russe de la Défense.

L'armée syrienne a démenti que son aviation ait visé le convoi humanitaire, a indiqué l'agence officielle Sana. «Il n'existe aucune vérité dans les informations de presse selon lesquelles l'armée syrienne a pris pour cible un convoi d'aide humanitaire dans la province d'Alep», affirme une source militaire citée par l'agence.

Attaque condamnée par l'ONU et la France

Stephen O'Brien, en charge des opérations humanitaires de l'ONU, a qualifié la frappe d'«attaque impitoyable» qui ne peut être expliquée ou excusée, le convoi ayant été «clairement identifié comme humanitaire» et cette information ayant été diffusée «à toutes les parties du conflit». Le haut responsable de l'ONU a appelé à ouvrir une enquête «immédiate, impartiale et indépendante».

L'organisation a également annoncé, le lendemain de l'attaque, une suspension de tous ses convois humanitaires en Syrie.

L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a lui aussi fortement condamné l'attaque de ce convoi qui devait «aider des civils isolés». «Notre indignation face à cette attaque est énorme», écrit-il dans son communiqué.

La France a également condamné l'attaque. «C'est une destruction qui illustre l'urgence d'un cessez-le-feu», a déclaré le porte-parole du ministère française des Affaires étrangères, Romain Nadal.

Aucun coupable avéré, mais les USA ciblent la Russie

Dans un communiqué publié par le département d'Etat, le porte-parole John Kirby a pu déclarer que les Etats-Unis étaient «indignés» par cette attaque, s'abstenant d'accuser tout pays en particulier, mais ajoutant que «le régime syrien et la Fédération de Russie connaissaient la destination de ce convoi et [que] ces travailleurs humanitaires [avaient] été tués dans leur tentative de soulager le peuple syrien».

«Les Etats-Unis soulèveront cette question directement avec la Russie. Compte tenu de la violation flagrante du cessez-le-feu, nous réévaluerons les perspectives de la coopération avec la Russie», a indiqué John Kirby.

Cette attaque intervient alors que le Front al-Nosra avance sur les positions de l'armée syrienne dans le sud-est d'Alep et dans des quartiers résidentiels à grand renfort de chars, missiles et mortiers.

Un peu plus tôt, le gouvernement syrien avait annoncé la fin du cessez-le-feu conclu par la Russie et les Etats-Unis en septembre en raison de violations permanentes de cet accord par les rebelles. Face à cette nouvelle attaque, Moscou et Washington entendent convoquer une réunion urgente pour discuter des conséquences de cet incident sur le processus de rétablissement de la paix en Syrie.

Commentaire : Il est honteux d'être toujours témoin de l'hypocrisie de la coalition, dont l'ONU, cet organisme pernicieux, fait partie. Au lieu de faire en sorte que l'aide humanitaire arrive au plus vite pour les victimes de cette guerre atroce, l'ONU refuse de continuer d'envoyer des vivres et d'autres convois humanitaires. Quelle perversité, tout de même ! Quelle honte pour ces dirigeants, cette "bande" de la coalition qui utilise des moyens si bas et si mesquins pour arriver à leur fin.

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Les néoconservateurs trouvent de nouvelles excuses pour bombarder la Syrie

Publié le par Felli Bernard

Le Secrétaire d’État américain John Kerry lors d’une conférence de presse commune sur la crise syrienne avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. (Photo du Département d’État)
Le Secrétaire d’État américain John Kerry lors d’une conférence de presse commune sur la crise syrienne avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. (Photo du Département d’État)

21

Sep

2016

Les néoconservateurs trouvent de nouvelles excuses pour bombarder la Syrie, par Paul R. Pillar

Source : Consortium News, le 08/08/2016

Le 8 août 2016

Les néoconservateurs influents de Washington continuent à inventer de nouvelles excuses pour accroître l’intervention militaire des États-Unis en Syrie, y compris pour bombarder les forces gouvernementales syriennes et affronter la Russie, écrit l’ancien analyste de la CIA Paul R. Pillar.

Par Paul R. Pillar

La nature complexe et multidimensionnelle de la guerre civile syrienne entrave la clarté du débat aux États-Unis sur la politique envers la Syrie. L’implication dans le conflit de multiples protagonistes, tous objets d’anathèmes de la part des débatteurs américains, mais s’opposant les uns aux autres en Syrie, reste un élément de complication fondamentale trop souvent ignoré.

Les questions fondamentales sur ce que sont les intérêts américains en Syrie sont trop souvent abordées superficiellement. Un exemple récent nous est donné par un article de Dennis Ross et Andrew Tabler, du Washington Institute for Near East Policy, plaidant en faveur d’une campagne de bombardements contre le régime d’Assad et exprimant son opposition à toute forme de coopération avec la Russie dans les frappes contre les groupes extrémistes, tels que le front al-Nosra affilié à al-Qaïda.

Le Secrétaire d’État américain John Kerry lors d’une conférence de presse commune sur la crise syrienne avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. (Photo du Département d’État)

En tentant de résoudre la quadrature du cercle, en voulant intervenir avec force dans la guerre contre le régime d’Assad sans saper les efforts faits contre les groupes terroristes anti-occidentaux contre lesquels ce régime se bat aussi, Ross et Tabler soutiennent que toute action américaine ou russe contre ces groupes « les pousserait ainsi que les réfugiés vers la Turquie voisine », entraînant les terroristes « et la menace de la violence militante, à se rapprocher encore plus de l’Occident. »

Ceci est une bien étrange manière de prendre le contre-pied du fameux « les combattre là-bas ou les combattre chez nous » appliqué à la lutte anti-terroriste. Ce point de vue n’a jamais fait la preuve d’une corrélation positive et directe entre les interventions à l’étranger et la sécurité intérieure, pas plus d’ailleurs que ce genre de corrélation négative directe proposée par Ross et Tabler.

L’expérience indique que les corrélations négatives ont beaucoup plus à voir avec le ressentiment lié aux opérations militaires des États-Unis, ce qui crée plus de radicalisation et une augmentation du sentiment anti-occidental, et Ross et Tabler plaident en faveur de plus de telles opérations en Syrie. Ils répètent la même erreur que les tenants du principe « les combattre là-bas ou chez nous », en supposant un nombre constant de méchants qui traversent les frontières internationales mais ne se multiplient pas.

De plus, pour autant que les réfugiés soient concernés, les personnes peuvent devenir des réfugiés autant parce qu’elles combattaient le régime d’Assad que parce qu’elles combattaient contre l’EI ou al-Nosra. Au final, Ross et Tabler ne font la quadrature d’aucun cercle ; ils ne font que répéter qu’ils veulent combattre Assad, et que le volet contre-terroriste de la politique des États-Unis ne devrait pas avoir la priorité en Syrie.

En critiquant l’approche de l’administration Obama qui consiste à se concentrer sur le contre-terrorisme tout en cherchant un terrain d’entente avec les Russes, Ross et Tabler produisent des scénarios comme s’ils étaient les conséquences de ce que fait l’administration, même si ce n’est pas le cas. Ils mettent en avant des arguments sur le manque d’hommes du gouvernement Assad pour occuper les zones rurales sunnites, et donc son besoin de s’appuyer sur le Hezbollah et d’autres milices shiites pour le faire, et cela poussera al-Nosra et d’autres vers la Turquie, les rapprochant de l’Occident.

Mais qu’est-ce que tout cela a à voir avec ce que fait l’administration Obama ou le fait de parler aux Russes ? Damas et le Hezbollah ont leurs propres raisons de faire ce qu’ils font dans les zones sunnites de la Syrie.

Procès d’intention

Ross et Tabler imputent certaines priorités au président russe Vladimir Poutine, affirmant qu’il « est plus intéressé à démontrer que la Russie et ses alliés gagnent en Syrie et que les États-Unis perdent », plutôt que d’essayer de trouver des façons de limiter l’engagement de la Russie et les coûts dans la guerre civile Syrienne.

Dennis Ross, qui a été émissaire haut placé des États-Unis au Moyen Orient.

Mais leur appel ultérieur à utiliser l’armée de l’air américaine pour infliger des dégâts aux Russes ou à leur allié syrien reviendrait plutôt à affirmer le contraire. Si Poutine était vraiment plus intéressé au jeu des gagnants et des perdants en Syrie plutôt qu’à la limitation des coûts pour son pays, alors la coûteuse escalade des États-Unis serait plus encline à provoquer une contre-escalade de la part des Russes qu’un repli.

C’est peut-être pour échapper à un tel manque de logique que Ross et Tabler disent que les frappes aériennes américaines qu’ils recommandent « seraient effectuées seulement si le gouvernement d’Assad violait la trêve que, selon la Russie, la Syrie s’est engagée à respecter. » Mais l’hypothèse implicite qu’il y aurait quelque chose d’approchant une vision commune de ce qui est ou non une violation de la trêve et de qui l’a ou ne l’a pas commise, est tout à fait irréaliste, en particulier dans un conflit aussi confus avec autant de combattants différents, que celui de la Syrie.

Le régime syrien justifierait presque certainement toutes les attaques qu’il mènerait comme une réponse aux violations de l’autre camp, et au moins dans certains cas, le régime pourrait avoir raison. Ross et Tabler écrivent qu’il faut persuader la Russie « de s’arranger pour que M. Assad se conduise correctement », comme si la Russie contrôlait le comportement de la Syrie, ce qui n’est pas le cas. Qui va donc s’arranger pour que l’opposition archi-divisée et infestée d’extrémistes « se conduise correctement » ?

L’article soutient l’hypothèse erronée que la création des conditions d’un règlement politique consiste simplement à peser suffisamment sur le régime syrien et à obtenir alors de ses soutiens russes et iraniens qu’ils se débarrassent de leur conviction présumée (une autre hypothèse erronée de Ross et Tabler, pour laquelle ils ne fournissent aucune preuve) qu’une résolution purement militaire du conflit est possible.

Mais un seul camp ne suffit pas pour faire un règlement politique. Il y a eu au moins autant d’obstination et de réticence à faire des compromis du côté des éléments rebelles. En pesant sur ces éléments avec leur puissance aérienne, les États-Unis ne feraient probablement qu’augmenter ce durcissement. Les guerres civiles ne peuvent se régler que lorsque tous les côtés, et pas uniquement un seul, comprennent que continuer une guerre mène à une impasse. Il sera difficile d’obtenir un cessez-le-feu si une des parties voit le conflit se développer trop à son avantage, ou au contraire trop à son désavantage.

Le manque le plus flagrant et le plus fondamental dans l’analyse de Ross et Tabler est son échec à examiner avec précision quels sont les intérêts réels des États-Unis en Syrie. L’afflux de réfugiés venant de Syrie, l’instabilité ou le terrorisme sont des conséquences néfastes de la guerre elle-même, et non d’une coloration politique particulière du gouvernement de Damas.

Les Assad père et fils ont été au pouvoir depuis 46 ans. Il serait difficile de faire valoir que la vie ou la mort d’un régime d’Assad est essentielle pour les intérêts américains et ce serait encore plus difficile en prenant en compte les solutions de rechange actuelles, ou plutôt le manque de solutions de rechange.

La guerre syrienne finira par se terminer par une sorte de compromis par épuisement, probablement fragile et temporaire, comme l’accord de Taëf concernant le Liban ou l’accord de Dayton concernant la Bosnie. Et cela, on l’a déjà sans doute compris dans toutes les capitales concernées.

Obtenir un accord, même fragile, ne va pas consister simplement à exercer des pressions ou à imposer des coûts d’un côté. Pour y arriver, il faudra la coopération constructive de la Russie et de l’Iran. Aucun de ces alliés d’Assad ne va être amené par la puissance aérienne des États-Unis à se coller l’étiquette de « perdant » sur le front en s’éclipsant de la Syrie la honte au front.

Paul R. Pillar, pendant ses 28 ans passés à la Central Intelligence Agency, est devenu l’un des meilleurs analystes de l’agence.

Source : Consortium News, le 08/08/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

6 réponses à Les néoconservateurs trouvent de nouvelles excuses pour bombarder la Syrie, par Paul R. Pillar

  1. Afficher/Masquer Alerter

    Ouas Le 21 septembre 2016 à 00h29

    Ross et Tabler ont le mérite d’être conséquents parce que “les efforts faits contre les groupes terroristes anti-occidentaux” armés, financés, dirigés et entraînés par les occidentaux contre la Syrie posent de sérieux problèmes de compréhension.

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    +1

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    Ailleret Le 21 septembre 2016 à 00h41

    40 jours après la publication de cet article, l’aviation américaine a bombardé les forces gouvernementales syriennes, dans la région de Deir el-Zor : 62 soldats syriens ont été tués.
    Ce faisant, la soi-disant “coalition internationale” a aidé Daech qui combattait au sol l’armée syrienne.

    Comme prévu, les médias français, voix-de-leur-maître-américain, ont relayé la version du Pentagone : une erreur et rien de plus. C’est d’ailleurs un classique.
    Mardi matin, France Inter a fait… du France Inter : « ci-gît la trêve en Syrie, elle a volé en éclats sous les bombes du régime… ».

    Mais qu’est-ce qu’ils cherchent, à la fin ? Relancer la campagne d’Hillary ? Déclencher la grande guerre dont rêve l’OTAN depuis 1949, la guerre contre la Russie ? Et d’ailleurs, est-ce qu’ils cherchent quelque chose, ces automates du mensonge ? Ont-ils une pensée ? Une vie intérieure ?

    « Quos Iupiter perdere vult, dementat prius » : Ceux que Jupiter veut perdre, il commence par les rendre fous.

    Répondre

    +9

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      Olivier Berruyer Le 21 septembre 2016 à 01h02

      Vous savez, quand tous les voyants passent au rouge, que la raison est piétinée par les passions, en interne comme en externe, il ne faudra pas se plaindre de réveils avec une grosse gueule de bois…

      Emmanuel Todd m’a dit un jour : “L’avantage des Russes et des Chinois, c’est qu’ils n’ont pas oublié, eux, que l’Histoire, ça peut être grave…”

      Répondre

      +4

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    Pierre Le 21 septembre 2016 à 01h45

    Dernier drame, 21 morts dans la destruction partielle d’un convoi humanitaire pour Alep.
    Version France Info:
    http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/syrie-ce-que-l-on-sait-de-l-attaque-d-un-convoi-humanitaire-de-l-onu-pres-d-alep_1833503.html
    Version RT;
    https://francais.rt.com/international/26572-usa-reviseront-cooperation-avec-moscou
    https://francais.rt.com/international/26614-syrie-drone-russe-repere-djihadistes
    Qui croire ? Je n’ai bien évidemment pas la réponse à cette question. Néanmoins, je me demande quel serait l’intérêt stratégique ou politique pour l’armée syrienne de procéder à un tel bombardement ? De plus, sur aucune photo, je n’ai pu voir de cratères d’impact. Quelque jours après la bavure de Deir-es-zoor, cela a tout de même un relent de récupération opportuniste de la part du camp occidental. Mais bien évidemment, ce n’est que pure conjecture…

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    +4

  4. Afficher/Masquer Alerter

    Caliban Le 21 septembre 2016 à 03h31

    [hypothèse]

    Les cyniques du Pentagone attendent la survenue d’un ou plusieurs gros attentats terroristes en Europe ou aux Etats-Unis pour faire céder les Russes, les forcer à lâcher Al-Assad.

    Comme ces attentats sont probablement en préparation (cf Trévidic), l’important pour les Yankee est de laisser la marmite bouillir à petit feu en Syrie et de prier que ce soit bien Hillary qui soit aux commandes à ce moment-là.

    Bref j’ai l’impression que 2017 pourrait s’avérer bien pire que 2016.

    Répondre

    +3

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    PatrickLuder Le 21 septembre 2016 à 05h51

    Chercher ses propres intérêts dans les conflit des autres nation du monde … voilà bien une manière de voir purement occidentale, égoïste, irrespectueux, inconscient, malhonnête, profiteur, infâme, en bref => lamentable !

Dennis Ross, qui a été émissaire haut placé des États-Unis au Moyen Orient.

Dennis Ross, qui a été émissaire haut placé des États-Unis au Moyen Orient.

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@LANA_LLNN J'AI AUSSI trouvé trés amusant cette...

Publié le par bernard felli

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Accord US-Russie en Syrie : Tu veux ou tu veux pas ?

Publié le par Felli Bernard

De toute évidence, le Pentagone renâcle, il n’y a pas d’unité entre les hauts responsables américains sur le pacte, à peine conclu, avec la Russie sur la Syrie
De toute évidence, le Pentagone renâcle, il n’y a pas d’unité entre les hauts responsables américains sur le pacte, à peine conclu, avec la Russie sur la Syrie

Accord US-Russie en Syrie :
Tu veux ou tu veux pas
?

De toute évidence, le Pentagone renâcle, il n’y a pas d’unité entre les hauts responsables américains sur le pacte, à peine conclu, avec la Russie sur la Syrie

Par Andrei Akulov – Le 17 septembre 2016 – Source Strategic-Culture

En fait, l’accord des États-Unis reconnaît implicitement l’acceptation du rôle de la Russie comme acteur politique et militaire clé en Syrie, ainsi qu’allié du champ de bataille. Le projet de création d’un centre de mise en œuvre conjoint avec la participation des représentants de l’armée et des forces spéciales des deux pays sera comme une reconnaissance de facto que les États-Unis sont prêts à coopérer en dépit de la rivalité entre les deux pays en Europe et ailleurs. Il y a des raisons de croire que l’administration d’Obama a été influencée par les bons sondages de Donald Trump, qui a promis aux électeurs d’arriver rapidement à un accord avec la Russie sur la Syrie.

La communauté du renseignement et de la sécurité menée par le Département de la Défense [le Pentagone], est ouvertement opposée à l’accord, et soulève des questions quant à savoir si les boss militaires américains sont prêts à s’y conformer. Même la Maison Blanche a exprimé des réserves.

La seule agence qui est solidement derrière la proposition est le Conseil national de sécurité, un organisme regroupant les agences de renseignement US à la Maison Blanche, qui a ses propres problèmes avec les ministères de la Défense et le département d’État.

Le New York Times a rapporté : «L’accord que le secrétaire d’État John Kerry a annoncé avec la Russie pour réduire le nombre des victimes en Syrie a élargi un fossé de plus en plus public entre M. Kerry et le secrétaire à la Défense Ashton B. Carter, qui a de profondes réserves au sujet du plan de jonction des forces américaines et russes pour cibler les groupes terroristes.»

«Je ne vais pas vous dire que je leur fais confiance», a déclaré aux journalistes le lieutenant général Jeffrey Harrington, le chef du Commandement central de l’USAF [Armée de l’air US].

«Il y a un déficit de confiance avec les Russes», a déclaré de son côté le général Joseph Votel, chef du Commandement central des États-Unis − qui gère les opérations américaines en Syrie − lors d’une conférence à Washington organisée par l’Institut pour l’étude de la guerre.

Josh Earnest, le porte-parole de la Maison Blanche, a dit lors d’une conférence de presse : «Je pense que nous avons des raisons d’être sceptiques sur le fait que les Russes soient en mesure ou soient prêts à mettre en œuvre le dispositif compatible avec la façon dont il a été décrit.»

Dans une réponse plutôt apaisante, le secrétaire d’État John Kerry a défendu l’accord dans son entretien avec la National Public Radio le 14 septembre, insistant sur le fait que l’administration est inflexible dans sa volonté de le mettre en œuvre.

Il «pense» que le Pentagone est prêt à se conformer à un accord approuvé par le président des États-Unis ! Il y a évidemment quelque chose de problématique avec la façon dont les organismes gouvernementaux américains fonctionnent si le secrétaire d’État n’est pas sûr − il «pense» − que la décision du président sera respectée par les patrons militaires.

Les divisions sont vraiment inquiétantes car elles dressent les commandants militaires américains en service actif contre la direction politique du pays pour contester le contrôle civil de l’armée. Il remet en question la crédibilité même du gouvernement des États-Unis.

Il ne s’agit pas seulement de l’armée. En juin, cinquante-et-un diplomates du Département d’État ont signé une note interne très critique de la politique de l’administration Obama en Syrie, exhortant les États-Unis à mener des frappes militaires contre le gouvernement du président Bachar al-Assad.

Ce fut un défi ouvert pour mettre en doute l’autorité et la compétence de l’administration.

Donald Trump a de bonnes raisons de faire appel à la coopération entre la Russie et les États-Unis en Syrie. Les États-Unis n’ont guère d’autre choix. La synchronisation des efforts entre les deux principaux acteurs unis par la nécessité de lutter contre un ennemi commun est le seul moyen de sortir de la situation. Seuls la Russie et les États-Unis ont suffisamment de poids pour influencer les acteurs pertinents.

La Russie est un participant actif au processus de paix de Genève. Elle coopère avec l’Iran et les factions qu’elle soutient, la Jordanie et le gouvernement syrien dirigé par le président Assad, qui dirige une armée qui contient l’expansion des éléments djihadistes à Damas, Homs, Hama et sur la côte. La médiation de Moscou est une façon d’intégrer l’Iran, qui est activement impliqué dans le conflit, au processus de consolidation de la paix. Moscou jouit d’une bonne relation de travail avec la Turquie et les Kurdes. Elle a eu des entretiens constants avec les États-Unis qui menaient leur propre coalition. Le problème de la Syrie ne peut être résolu sans elle. Les efforts américains pour lutter contre le problème sans la Russie n’ont donné lieu à aucun progrès. La coordination des efforts − sinon la coopération − est la seule façon d’avancer, il n’y a pas d’alternative.

L’approche du Pentagone est un réflexe de l’époque de la Guerre froide. Les perspectives d’une percée diplomatique l’emportent sur les préoccupations de l’armée américaine liées à la nécessité d’échanger des renseignements avec la Russie. Après tout, les deux pays ont déjà une histoire de coopération contre les terroristes et de partage des données. Même en poursuivant des objectifs différents, ils ont réussi à développer sans confrontation leurs activités militaires en Syrie.

Avec tous les problèmes qui divisent les deux grandes puissances mondiales, l’accord Russie-US sur la Syrie marque un tournant majeur dans la politique étrangère russe en 2015. Si l’accord réussit, la Russie et les États-Unis formeront une nouvelle alliance militaire dirigée contre État islamique et les groupes terroristes d’al-Qaïda, une coopération apparemment impensable au milieu des tensions récentes. La mise en œuvre de l’accord deviendra un héritage diplomatique du président Obama et du secrétaire d’État John Kerry − quelque chose dont les deux seront fiers et dont on se souviendra.

Andrei Akulov est colonel en retraite, il vit à Moscou, il est expert sur les questions de sécurité internationale

Traduit et édité par jj, relu par Catherine pour le Saker Francophone

Note du Saker Francophone - au raz des pâquerettes

La sécurité nationale US c'est Al-Capone avec des porte-avions.

Lorsque l'on connaît le niveau de corruption de l'armée US et l'importance de ses collusions mafieuses au Moyen-Orient, entre activités illégales : détournement de fonds, trafic d'arme, de drogue, d'êtres humains [réfugiés], de pétrole, et profits légaux des sociétés militaires privées, Academi [ex-Blackwater], ou fournisseurs d'intendance militaire à des prix fabuleux comme Halliburton, etc. il n'est guère étonnant de voir les réticences des bénéficiaires devant le fait de devoir cesser des pratiques aussi juteuses.

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Syrie : US Go Home…

Publié le par Felli Bernard

MOON of ALABAMA
MOON of ALABAMA

Syrie : US Go Home…

Les « rebelles » triés sur le volet par la CIA chassent les forces américaines de la ville

Le 16 septembre 2016 – Source Moon of Alabama

Selon le Wall Street Journal, les États-Unis ont accepté de se joindre à une nouvelle invasion de la Syrie par la Turquie et ses forces par procuration.

Les États-Unis ont accepté d’envoyer environ 40 soldats des forces d’opérations spéciales épauler les forces turques qui combattent État islamique dans le nord de la Syrie, selon des officiels américains.
[…]
La mission conjointe doit se déployer vers la ville de Dabiq, au nord de la Syrie, un bastion de l’État islamique d’une grande importance symbolique. Les soldats des forces spéciales américaines joueront le rôle de conseillers de guerre de la même manière qu’ils le font en Syrie, selon des officiels américains.
[…]
Ankara a suggéré que les forces spéciales épaulent les troupes turques, à la fin du mois dernier, alors qu’elle planifiait une mission conjointe dans la ville de Jarablus au nord de la Sy
rie.

On peut raisonnablement penser que la présence des forces américaines dans une manœuvre d’invasion turque a pour seul but de dissuader les Russes ou les Syriens de s’y opposer. La présence des forces américaines fera réfléchir à deux fois le commandement russe avant de bombarder les Turcs s’ils dépassent les limites fixées par leurs accords avec les Russes.

Le déploiement de quelque 40 soldats des forces spéciales américaines à Al Ra’i ne s’est pas bien passé. Les combattants turcs par procuration de «l’Armée syrienne libre» ont menacé de tuer les soldats américains. Ils les ont traités d’«incroyants», de «croisés» et de «porcs» et les forces américaines ont dû se replier pendant que les Turcs les couvraient (vidéo). Des portes-parole de l’Armée syrienne libre ont prétendu plus tard que le différend portait sur le soutien des États-Unis aux Forces démocratiques syriennes kurdes, qui ont parfois combattu contre l’Armée syrienne libre. Des rapports non confirmés disent maintenant que les forces spéciales sont de retour à Al Ra’i après qu’il a été ordonné à certains groupes de l’Armée syrienne libre de quitter la zone. Il y a aussi des rapports affirmant que les États-Unis, après que les forces spéciales ont été chassées de la ville, ont «accidentellement» bombardé un groupe de l’Armée syrienne libre à Al Ra’i. Aïe !

Cependant, la partie hostile de l’Armée syrienne libre reste aux alentours et elle considère de toute évidence les forces spéciales américaines comme son ennemi. Si les forces américaines interviennent conjointement avec les autres groupes de l’Armée syrienne libre, elles vont devoir surveiller leurs arrières en permanence.

Les groupes confessionnels modérés de l’Armée syrienne libre soutenus par les Turcs sont les groupes que la CIA a «sélectionnés» et approvisionnés en missiles TOW et autres armes. Mais cela ne surprendra personne si ces groupes, poussés par le fanatisme religieux, finissent par se retourner contre leurs sponsors. Ils l’ont fait dans toutes les situations historiques similaires.

Le cessez-le feu actuel en Syrie est déjà en train de se déliter. les médias américains affirment que la Russie et la Syrie bloquent l’aide des Nations Unies aux zones de l’est d’Alep contrôlées par al-Qaïda, mais d’autres médias disent que ce sont les «rebelles» qui menacent les convois. Dans Alep-est, des militants d’al-Qaïda ont manifesté (vidéo) contre l’aide des Nations Unies.

La Russie affirme que les États-Unis tentent d’esquiver les termes des accords du cessez-le-feu et elle demande aux États-Unis de rendre l’accord public. Ce que le Département d’État refuse de faire:

Jeudi, le porte-parole du département d’État américain, Mark Toner, a déclaré aux journalistes à Washington que le texte intégral de l’accord élaboré avec la Russie sur la trêve en Syrie ne serait pas rendu public. «Il traite de questions sensibles qui, si elles étaient rendues publiques, pourraient, selon nous, être utilisées à mauvais escient», a-t-il dit.

Traduction: «Il est plus difficile de tricher sur l’accord si ses termes sont publics.»

Les forces d’opposition soutenues par les États-Unis utilisent le cessez-le-feu pour préparer de nouvelles attaques contre Hama et au nord de la ville d’Alep. Je pense que ces assauts vont commencer au début de la semaine prochaine. Elles devront faire face à une solide défense et aux attaques féroces des forces aériennes syriennes et russes.

Traduction : Dominique Muselet

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Respect !

Publié le par Felli Bernard

HUMOUR
HUMOUR

Respect !

20 Septembre 2016 , Rédigé par New Dawn

Pépère a connu deux jours harassants mais particulièrement exaltants pour son petit ego ... Dimanche avait lieu la journée du patrimoine , pendant laquelle chacun peut quand même admirer les chefs-d'oeuvre en péril , il a donc pris la résolution de faire une petite surprise au public , en s'installant derrière son bureau , sous les ors de la République , pour se faire un peu reluire la tonsure ... Nonobstant la déception des visiteurs , il a courageusement affronté la populace souchienne , blanche de surcroît et dont , comme c'était un dimanche et qu''il y avait parmi eux quelques dévots sortis de la messe , certains portaient encore une croix pendouillant autour de leur cou glabre qu'ils n'avaient point eu le temps d'ôter en venant à l'improviste dans un lieu public ... Fort heureusement , personne n'avait eu l'idée sotte et grenue de porter une croix de Lorraine , de sorte qu'il a pu ainsi échapper à la syncope ... Les visiteurs regrettaient amèrement de ne pas avoir été prévenus à l'avance , sans quoi , ils se seraient munis de quelques paquets de cacahuètes ... Mais une pancarte avait prévu le coup et interdit formellement de nourrir l'animal en cage car il devait rester frais et dispo et surtout purgé pour les cérémonies qui devaient s'ensuivre le lendemain ...une colique est si vite arrivée si l'on n'y prend garde ...

Dès l'aube du lundi , il s''envolait claudiquant , un caillou dans sa chaussure aux Invalides , pour tenter de montrer qu'il était sensible à la détresse des victimes d'attentats bien qu'il s'en moquât comme de son premier préservatif jeté à la hâte dans une bouche d'égouts de la rue du Cirque , en partant de chez sa théâtreuse puisque toute son attention , tous ses soins les plus tendres étaient destinés aux bourreaux islamistes qu'il ne fallait surtout pas contrarier dans leur conquête initiatique de l'Europe...

Et la nuit , gâteau sur sa cerise comme seuls les Ricains savent le faire , il était devenu le meilleur homme d'état de l'année après n'avoir mis que quatre ans à ruiner la France ...

Mais qui sont tous ces "estrangers" , comme on dit par chez nous , qui viennent se mêler de savoir ce qui est bon pour nous ?

... Enfin , à demain peut-être ... la majorité des rats ayant déjà quitté le navire , restent sans doute les plus zélés

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Allemagne: Les forces armées allemandes préparent des opérations intérieures

Publié le par Felli Bernard

Allemagne: Les forces armées allemandes préparent des opérations intérieures

Allemagne: Les forces armées allemandes préparent des opérations intérieures

WSWS 11 septembre 2016

20 septembre 2016

Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, a annoncé, mercredi 31 août, de manière quelque peu impromptue que la police et la Bundeswehr(armée allemande) procéderont en février 2017 pour la première fois à des opérations conjointes sur le plan national. Cela représente à la fois un tournant politique et une violation manifeste de la constitution allemande.

Les opérations militaires sur le sol national avaient été autrefois en Allemagne d’après-guerre un vrai tabou. Il s’agissait de l’une des leçons qui furent tirées du rôle joué par l’armée allemande durant la république de Weimar dans les années 1920 et 1930. En tant qu’État dans l’État, la Reichswehr (l’armée allemande de 1919 à 1935) avait contribué de façon décisive à l’établissement d’un régime autoritaire et à la montée de Hitler.

La décision d’entreprendre des exercices conjoints a été prise au-delà du clivage partisan. À la réunion en question participèrent de Maizière et la ministre de la Défense Ursula von der Leyen (tous deux CDU, Union chrétienne-démocrate) ainsi que le ministre de l’Intérieur de Rhénanie-du-Nord/Westphalie, Ralf Jäger (SPD), et ses homologues de Sarre et de Mecklenbourg-Poméranie occidentale.

Les exercices se dérouleront tout d’abord dans quatre Länder : en Bavière, qui est gouvernée par le parti frère de la CDU, l’Union chrétienne-sociale (CSU) : en Rhénanie-du-Nord/Westphalie et à Brême qui sont gouvernés par une coalition SPD/Verts ; ainsi qu’en Bade-Wurtemberg qui est dirigé par une coalition entre les Verts et la CDU menée par le ministre président Winfried Kretschmann (parti des Verts). D’autres Länder ont également fait part de leur intérêt.

Par crainte d’une massive opposition populaire, l’ensemble des partis tiennent à éviter tout débat public sur l’utilisation de la Bundeswehr. C’est pour cette raison qu’ils cherchent à banaliser l’importance politique et les implications historiques de cette mesure.

Ils invoquent l’article 35 de la constitution qui régit la prétendue « Aide en cas de catastrophe » entre le gouvernement fédéral et ceux des Länder. En vertu de cet article, l’État peut « en cas de catastrophe naturelle ou d’un accident particulièrement grave » demander l’assistance de la Bundeswehr. C’est sur cette base qu’il fut recourut aux soldats allemands lors des crues catastrophiques de l’Elbe en 2013.

Le politicien des Verts Kretschmann et le social-démocrate Jäger, dont les partis ont exprimé certaines réserves, ont cité ce même article pour appuyer les exercices conjoints.

Jäger a affirmé que des discussions et des exercices menés conjointement entre la police et la Bundeswehr étaient importants vu que diverses filières officielles devaient fonctionner en cas d’urgence. Les scénarios en question devront tenir compte du fait « que la sécurité intérieure relève en premier lieu de la responsabilité de la police. »

Les exercices projetés ne concernent cependant pas le secours en cas de catastrophe mais constituent une opération antiterroriste. Il est concevable, a dit de Maizière, « que nous pourrions être confrontés durant plusieurs jours à des situations impliquant de graves actes de terrorisme. » Ces exercices constituent « une précaution judicieuse dans le cas d’une situation possible mais peu probable. »

Ce qu’on entend par de telles opérations antiterroristes a pu s’observer il y a trois ans à Boston aux États-Unis et encore plus récemment en France.

À Boston, les forces de sécurité se sont servies de la traque d’un jeune de 19 ans, qui avait commis un attentat lors du marathon annuel de la ville, pour instaurer pendant 24 heures l’état d’urgence dans la ville entière. Les autorités avaient imposé un couvre-feu, et des milliers de gardes nationaux et de policiers lourdement armés ont ratissé la ville en perquisitionnant des domiciles sans mandat. Les mesures prises étaient largement disproportionnées par rapport à la menace réelle. Elles servirent à habituer la population à un État policier dans lequel un contrôle permanent, une surveillance et l’intimidation sont choses courantes.

À l’époque, le WSWS avait souligné que « derrière ces diverses attaques contre les libertés civiques il y avait la crainte de l’intensification des tensions de classe à l’intérieur du pays qui sont attisées par un niveau de vie en baisse et une inégalité sociale croissante […] Dans des conditions où le système n’a, en dehors de la guerre et de la pauvreté, rien à offrir à la grande majorité de la population américaine, l’élite dirigeante est en train de mobiliser les forces répressives de l’appareil militaire et policier afin de contrôler les explosions sociales qui surviendront inévitablement. »

En France, depuis que le gouvernement a imposé l’état d’urgence après les attentats survenus à Paris en novembre 2015, les soldats d’élite lourdement armés font partie du vécu quotidien dans les rues. Là également, il s’agit d’habituer la population à une présence constante des soldats, aux couvre-feux et aux perquisitions arbitraires des habitations ainsi que de leur utilisation pour venir à bout de la résistance sociale. L’état d’urgence a déjà été employé pour réprimer les manifestations contre la loi largement détestée de réforme du code du travail.

En Allemagne aussi, le déploiement intérieur de la Bundeswehr décidé par le gouvernement vise sa propre population. Le retour du militarisme allemand est inévitablement lié au retour à un État policier.

Par l’adoption en juillet du « Livre blanc 2016 : un nouveau pas dans la relance du militarisme allemand », les partis gouvernementaux – CDU/CSU et SPD – ont convenu de lier l’augmentation du budget de la défense concernant les déploiements à l’étranger de la Bundeswehr au déploiement des forces armées sur le plan intérieur.

Au paragraphe « Déploiement et rôle de la Bundeswehr en Allemagne », le Livre blanc indique qu’« afin de seconder la police dans la gestion efficace d’une situation d’urgence, les forces armées sont aussi habilitées sous certaines conditions bien particulières à accomplir des tâches relevant de la souveraineté en ayant recours à des pouvoirs d’intervention et de contrainte. » Dans les cas graves d’attentat terroriste, la Bundeswehr pourrait être amenée à « mettre en œuvre des moyens militaires spécifiques » à l’intérieur du pays avait expliqué à l’époque la ministre de la Défense von der Leyen. Elle avait ajouté, « C’est-à-dire : qu’elle exerce sa juridiction. »

Le « recours à des pouvoirs d’intervention et de contrainte » et l’exercice de la « juridiction » n’a absolument rien à voir avec une assistance logistique et technique en cas de catastrophe. La Bundeswehr est donc en train d’être transformée en un instrument de répression sur le plan national en renouant avec les traditions historiques tragiques de l’Allemagne.

En 1849 déjà, l’armée prussienne avait empêché un développement bourgeois-démocratique de l’Allemagne en réprimant brutalement dans le Sud de l’Allemagne le dernier souffle de la révolution démocratique. Elle constitua par la suite, dans l’empire du Kaiser, un « État dans l’État », Comme l’a défini l’historien Gordon Craig, qui exerça une influence durable sur l’agressive politique intérieure et extérieure menée par l’Empire.

Lors de la révolution de 1918-19, le ministre social-démocrate de la Défense, Gustav Noske, s’appuya sur l’armée pour endiguer les soulèvements des ouvriers et des marins et pour assassiner les socialistes révolutionnaires Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht. Tout au long de la république de Weimar, laReichswehr demeura un bastion de la réaction. En tant que président, son idole, le maréchal Paul von Hindenburg nomma en 1933 Adolf Hitler au poste de chancelier. Durant la Seconde Guerre mondiale, la Wehrmacht [les forces armées unifiées sous le régime de Hitler] fut profondément impliquée dans les crimes des nazis.

Cet état de fait ainsi que les effets dévastateurs de la Seconde Guerre mondiale sont les raisons qui justifient le rejet tenace de l’armée de la part de vastes couches de la population allemande. Au début des années 1950, le réarmement qui eut lieu en Allemagne fédérale (Allemagne de l’Ouest) avait suscité de massives protestations en incluant en partie les syndicats. La création officielle de la Bundeswehr en 1955 fut accompagnée de la promesse qu’elle servirait exclusivement à des fins défensives et ne serait jamais déployée à l’intérieur du pays.

« Plus jamais des soldats ne tireront sur des citoyens. Plus jamais l’armée ne sera utilisée comme instrument du pouvoir sur le plan national. Tandis que sous Hitler l’armée agissait en quelque sorte comme un quatrième pouvoir indépendant du parlement, la Bundeswehr est fortement responsable devant leBundestag [parlement]. » C’est ainsi qu’un message diffusé lors du journal télévisé allemand tagesschau résuma dernièrement les principes qui furent ancrés dans la constitution.

Tandis que la classe dirigeante allemande prends parfois au pied de la lettre la constitution lorsqu’il est question de protéger ses propres intérêts – au point d’intituler le service de renseignement national « protection de la constitution » et de frapper d’ostracisme les adversaires politiques en les qualifiant d’« ennemis de la constitution », jusqu’au sociologue Jürgen Habermas qui parle de « patriotisme constitutionnel » – elle traite la constitution comme un chiffon lorsqu’elle représente un obstacle à ses intérêts.

En mai 1968, à l’apogée de la grève générale en France et des révoltes étudiantes internationales, la grande coalition entre CDU/CSU et SPD adoptait des lois d’urgence. Celles-ci permirent d’utiliser la Bundeswehr à l’intérieur du pays « en cas de danger menaçant l’existence ou l’ordre constitutionnel libéral et démocratique de la Fédération » (Article 87a de la constitution), c’est-à-dire la défense de l’ordre bourgeois. Ce paragraphe ne fut cependant jamais mis en œuvre.

En 1990, après la réunification allemande, le jugement « hors zone » du tribunal constitutionnel fédéral du 12 juillet 1994 donnait le feu vert aux opérations militaires de la Bundeswehr en dehors du territoire de l’OTAN. Même des militaristes purs et durs avaient jusque-là estimé que la constitution excluait ce fait. Depuis, la Bundeswehr est impliquée dans de nombreuses guerres, allant de la Yougoslavie à l’Afghanistan.

D’autres jugements ont suivi qui supprimèrent les obstacles au militarisme sans que le texte de la constitution n’ait été modifié. C’est ainsi qu’en 2012, un autre jugement historique faisant suite à la décision « hors zone », du tribunal constitutionnel permettait à la Bundeswehr de lancer des opérations sur le sol national en cas de « situations catastrophiques exceptionnelles » – une définition extrêmement souple.

Ce faisant, les juges des tribunaux constitutionnels « n’ont pas interprété la constitution, ils l’ont modifiée », avait remarqué à l’époque le journalSüddeutsche Zeitung. « C’est un coup de main juridique. »

Depuis lors, les partis politiques s’efforcent d’utiliser cette nouvelle marge de manœuvre. Les exercices conjoints que préparent la police et l’armée marquent une étape majeure dans la politique allemande.

(Article original paru le 3 septembre 2016)

Source: https://www.wsws.org/fr

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Frappe sur un convoi humanitaire près d’Alep : faute de coupable, Moscou pointé du doigt par les USA

Publié le par Felli Bernard

© Ammar AbdullahSource: Reuters
© Ammar AbdullahSource: Reuters

Frappe sur un convoi humanitaire près d’Alep : faute de coupable, Moscou pointé du doigt par les USA

20 sept. 2016, 09:30

© Ammar AbdullahSource: Reuters

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Si personne n’est pour l'heure reconnu coupable de l'attaque aérienne sur un convoi humanitaire à l'est d’Alep qui a causé la mort de volontaires du Croissant rouge syrien, le département d’Etat n’a pas tardé à faire allusion à Damas et Moscou.

Un convoi humanitaire de 31 camions de l’ONU et du Croissant rouge a été bombardé dans ce qui pourrait être cinq frappes aériennes alors que des livraisons étaient en train d’être effectuées dans la ville d’Urem al-Kubra, à l'est d'Alep, en Syrie. Au moins 18 véhicules auraient été touchés, selon l’ONU.

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Le chef de la mission et plusieurs autres employés ont été gravement blessés dans l’attaque, a confié un témoin à Reuters. Le convoi transportait de l'aide humanitaire à destination d'environ 78 000 civils. Aucune des parties impliquées dans le conflit n’a revendiqué l’attaque.

Les informations concernant le nombre de victimes sont pour l'heure contradictoires. Selon Elhadj As Sy, secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, 14 volontaires de la branche syrienne du Croissant Rouge seraient morts dans l’attaque. Les Nations unies, de leur côté, n’ont pu confirmer le nombre exact de victimes, estimant seulement que l’attaque a fait «nombreux» morts.

Stephen O'Brien, en charge des opérations humanitaires au sein de l'ONU, a qualifié la frappe d'«attaque impitoyable» qui ne peut être expliquée ou excusée, le convoi ayant été «clairement identifié comme humanitaire» et cette information ayant été diffusée «à toutes les parties du conflit». Le haut responsable de l’ONU a appelé à ouvrir une enquête «immédiate, impartiale et indépendante».

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a lui aussi fortement condamné l’attaque sur ce convoi qui devait «aider des civils isolés». «Notre indignation face à cette attaque est énorme», indique-t-il dans son communiqué.

La France a également condamné l'attaque. «C'est une destruction qui illustre l'urgence d'un cessez-le-feu», a déclaré le porte-parole du ministère française des Affaires étrangères, Romain Nadal.

Aucun coupable avéré, mais les USA ciblent la Russie

Dans un communiqué publié par le département d’Etat, le porte-parole John Kirby a pu déclarer que les Etats-Unis étaient «indignés» par cette attaque, s’abstenant d’accuser tout pays en particulier mais ajoutant que «le régime syrien et la Fédération de Russie connaissaient la destination de ce convoi et [que] ces travailleurs humanitaires [avaient] été tués dans leur tentative de soulager au peuple syrien».

«Les Etats-Unis soulèveront cette question directement avec la Russie. Compte tenu de la violation flagrante du cessez-le-feu, nous réévaluerons les perspectives de la coopération avec la Russie», a indiqué John Kirby.

Cette attaque intervient alors que le Front al-Nosra avance sur les positions de l’armée syrienne dans le sud-est d’Alep et dans des quartiers résidentiels à grand renfort de chars, missiles et mortiers.

Un peu plus tôt, le gouvernement syrien avait annoncé la fin du cessez-le-feu conclu par la Russie et les Etats-Unis en septembre en raison de violations permanentes de cet accord par les rebelles. Face à cette nouvelle attaque, Moscou et Washington entendent convoquer une réunion urgente pour discuter des conséquences de cet incident sur le processus de rétablissement de la paix en Syrie.

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