Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Conférence de presse conjointe de Sergueï Lavrov et de Jean-Marc Ayrault à Moscou

Publié le par Felli Bernard

Conférence de presse conjointe de Sergueï Lavrov et de Jean-Marc Ayrault à Moscou
Conférence de presse conjointe de Sergueï Lavrov et de Jean-Marc Ayrault à Moscou

Conférence de presse conjointe de Sergueï Lavrov et de Jean-Marc Ayrault à Moscou

6 oct. 2016, 15:46

AddThis Sharing Buttons

Share to FacebookShare to TwitterShare to TelegramShare to WhatsAppShare to Google+Share to Plus d'options...Share to ImprimerShare to Email

Le 6 octobre, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et son homologue français tiennent une conférence à l’issue de leur rencontre dans la capitale russe.

Les deux ministres doivent aborder le dossier syrien et les discussions risquent d’être tendues.

Syrie : le chef de la diplomatie française arrive à Moscou dans un lourd climat de tensions

International

Voir les commentaires

Moscou annonce ses plans d'abattre tout missile menaçant en Syrie

Publié le par Felli Bernard

Moscou annonce ses plans d'abattre tout missile menaçant en Syrie

Moscou annonce ses plans d'abattre tout missile menaçant en Syrie

© Sputnik. Alexander Vilf International 15:37 06.10.2016(mis à jour 16:31 06.10.2016) URL courte 505069945

Le ministère russe de la Défense a annoncé planifier d'abattre tous les objets volants non identifiés en Syrie à des fins défensives, ce suite aux informations selon lesquelles Washington réfléchissait à effectuer des frappes contre l'armée syrienne.

La défense aérienne russe abattra tout objet volant non identifié en Syrie, a communiqué le ministère russe de la Défense, soulignant que les systèmes antiaériens S-300 et S-400 n'auraient pas le temps de déterminer l'appartenance des missiles. « Il faut être conscient du fait que les systèmes russes n'auront pas le temps de déterminer "en ligne directe" le trajet précis des missiles et leur appartenance.

Et ceux qui prétendent qu'il existe des avions invisibles vont au devant de graves déconvenues », a mis en valeur le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense. Pourtant, les systèmes russes S-300 et S-400 récemment fournis à la Syrie ne posent aucune menace à personne et on n'y recourt qu'à des fins purement défensives, a estimé de son côté le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Toute frappe aérienne ou tir de missile contre les territoires contrôlés par le gouvernement syrien posera une menace évidente aux militaires russes, a précisé M. Konachenkov.

« Aujourd'hui, la plupart d'officiers du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie travaillent au sol, livre de l'aide humanitaire, mènent des pourparlers avec les gouverneurs des localités et des unités armées dans de nombreuses provinces syriennes », at-il expliqué M. Konachenkov.

« Grâce à leur activité, 732 localités et des centaines de milliers de Syriens ont pu retrouver une vie normale. Aussi tout tir de missile ou frappe aérienne contre le territoire contrôlé par le gouvernement syrien présentera-t-il une menace flagrante pour les militaires russes », a poursuivi le général.

Plus tôt dans la semaine, Moscou a confirmé la mise en place de systèmes S-300 en Syrie arguant qu'il fallait des mesures concrètes pour éviter des « bavures » contre les militaires russes semblables à la frappe de la coalition internationale dirigée par les États-Unis contre Deir-ez-Zor.

Ainsi, l'armée syrienne est dotée de systèmes antiaériens efficaces et la portée de tir des systèmes russes pourra prendre au dépourvu tout objet volant non identifié, a souligné le ministère.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201610061028067721-moscou-missiles-iusa-syrie/

Voir les commentaires

Alstom, un sauvetage ubuesque (J.-M. Vittori)

Publié le par Felli Bernard

« Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites »
« Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites »

Alstom, un sauvetage ubuesque (J.-M. Vittori)

Publié le 6 octobre 2016 par Olivier Demeulenaere

« Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites »

« En pleine préparation des prochaines élections, le gouvernement cherche à éviter « un second Florange », à sauver un site dépassé ».

« Il y a une vraie différence entre un train et un polytechnicien : quand le train déraille, il s’arrête. Pas le polytechnicien. Cette histoire que se racontaient les cheminots de père en fils vient d’être remise au goût du jour, avec le gouvernement dans le rôle du polytechnicien. Pour comprendre à quel point sa décision d’acheter des rames de TGV pour sauver l’usine Alstom de Belfort est hallucinante, il suffit de la transposer ailleurs.

Boeing manque de commandes ? Pas de souci, Washington achète des 777 pour les louer à la compagnie Southwest afin qu’elle ouvre un Houston-Dallas. Il était urgent d’ouvrir cette liaison texane qui s’étire sur 360 kilomètres. Porsche souffre ? Aucune inquiétude, le gouvernement allemand va acquérir quelques milliers de 911 pour les prêter à des associations réalisant du transport de personnes âgées. Même si des médecins soulignent que les seniors ont parfois du mal à se plier pour rentrer dans ce petit bijou.

Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limite. On ne voit pas pourquoi le gouvernement limite son ambition salvatrice au matériel ferroviaire. Il devrait aussi acheter des millions de poulets congelés pour éviter la fermeture de l’abattoir de Tilly-Sabco, en Bretagne. Et des dizaines de tonnes de châtaignes et de soja pour perpétuer les deux conserveries de Minerve elles aussi en Bretagne. Et des centaines de milliers de pâtisseries fraîches afin de venir en aide au site de Patiprestige à Saint-Galmier, dans la Loire. Dans chacune de ces entreprises, des dizaines de salariés vont se retrouver sans emploi, contrairement au site Alstom de Belfort où des reclassements étaient prévus pour tous.

Dépense injustifiée

Sauf que la décision du gouvernement est pire encore. Car cette dépense injustifiée devrait en plus entraîner des dépenses inutiles. De maintenance d’abord, car les TGV devraient servir sur des lignes régionales alors qu’ils n’ont pas été prévus pour prendre des virages serrés ou s’arrêter fréquemment. D’investissement ensuite, car le gouvernement annonce la construction de nouvelles lignes à grande vitesse pour faire rouler ces rames, sur des axes où la rentabilité est inimaginable même en intégrant des myriades d’effets favorables induits par la ligne.

En pleine préparation des prochaines élections, le gouvernement cherche à éviter « un second Florange », à sauver un site dépassé, à garder dans le formol l’image d’une ville longtemps fief de Jean-Pierre Chevènement qui est le tenant sympathique d’un industrialisme obsolète. Ce faisant, il oublie la colossale facture de ce sauvetage ubuesque. Les centaines de millions d’euros, l’image de la France à l’étranger, la négation brutale d’un apprentissage lent et douloureux des mécanismes économiques de base par les Français. Oui, le gouvernement déraille. Sans s’arrêter ».

Jean-Marc Vittori, LesEchos.fr

Voir les commentaires

Syrie : le chef de la diplomatie française arrive à Moscou dans un lourd climat de tensions

Publié le par Felli Bernard

Source: Reuters La rencontre entre Jean-Marc Ayrault et Sergueï Lavrov prévue le 6 octobre au sujet de la Syrie risque d'être tendue
Source: Reuters La rencontre entre Jean-Marc Ayrault et Sergueï Lavrov prévue le 6 octobre au sujet de la Syrie risque d'être tendue

Syrie : le chef de la diplomatie française arrive à Moscou dans un lourd climat de tensions

6 oct. 2016, 13:31

Source: Reuters

La rencontre entre Jean-Marc Ayrault et Sergueï Lavrov prévue le 6 octobre au sujet de la Syrie risque d'être tendue

AddThis Sharing Buttons

Share to FacebookShare to TwitterShare to TelegramShare to WhatsAppShare to Google+Share to Plus d'options...Share to ImprimerShare to Email

Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères, sera le 6 octobre à Moscou pour rencontrer son homologue Sergueï Lavrov. But de la manœuvre ? Obtenir un cessez-le-feu à Alep alors que s'accroissent les divergences sur la Syrie.

Fini le rapprochement franco-russe sur la Syrie ? Le 6 octobre, Jean-Marc Ayrault se rend à Moscou afin de rencontrer le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. Il s'agira pour le locataire du Quai d'Orsay de convaincre la Russie de voter la résolution que la France s’apprête à présenter au Conseil de sécurité de l’ONU.

D’ici la fin de la semaine, Paris proposera un texte visant à instaurer un cessez-le-feu à Alep, deuxième ville de Syrie. Le projet prévoit un arrêt des bombardements et la mise en place d’un mécanisme de supervision d’une trêve. Problème : l’idée laisse plus que perplexe du côté du Kremlin. L'ambassadeur russe auprès de l'ONU, Vitali Tchourkine, a fait part d'«interrogations».

En savoir plus : Syrie : à la veille de sa visite à Moscou, Jean-Marc Ayrault charge la Russie

Selon lui, de telles mesures sont déjà prévues par les accords successifs signés à Genève sans qu'elles aient fait leur preuves. «Ce mécanisme a déjà été mis en place et franchement, il n'est pas très efficace. Tous les membres du Groupe international de soutien à la Syrie y participent, mais il n'y a que la Russie et les Etats-Unis qui ont fourni des informations à ce groupe. Ni la France ni les autres n'ont jamais donné une quelconque information», a déclaré le diplomate russe.

La France attaque, à nouveau, la Russie

En plus des réserves russes, les déclarations faites le 5 octobre par Jean-Marc Ayrault ne devraient pas faciliter les négociations. Sur le plateau de LCI, il s’en est vertement pris à la politique russe en Syrie. «Cette situation est inacceptable, elle est profondément choquante, elle est honteuse», a-t-il lancé. Selon lui, Moscou fait preuve de «cynisme» et cela «ne trompe personne».

En savoir plus : L'armée syrienne annonce qu'elle diminue ses bombardements sur les rebelles à Alep

Depuis l’échec du cessez-le-feu conclu le 10 septembre dernier, la situation s’est fortement dégradée en Syrie. Les poignées de mains tout sourire entre le chef de la diplomatie américaine John Kerry et Sergueï Lavrov ont laissé place aux invectives. La bataille qui fait rage à Alep cristallise toutes les tensions. L’armée de Bachar el-Assad, appuyée par les forces russes, est passée à l’offensive pour reprendre le contrôle de la ville. Les combats sont terribles, les victimes se comptent par centaines dans les deux camps et les relations entre l’Occident et la Russie se dégradent de plus en plus.

A Washington, on accuse la Russie de bombarder l’opposition «modérée» et de multiplier les victimes civiles. Dans le camp d’en face, c’est l'incapacité des Américains à distinguer les rebelles «modérés» des terroristes qui est pointée du doigt. Le 17 septembre, le bombardement de troupes gouvernementales syriennes par la coalition internationale dirigée par Washington a entraîné une très nette augmentation des tensions entre la coalition et l’alliance russo-syrienne. Si la Maison Blanche a parlé d’«accident», le président Bachar el-Assad a livré une analyse bien différente de ce qu'il s'est passé : «Il s'agissait de quatre avions, qui ont attaqué sans relâche les positions des troupes syriennes, durant un heure environ. Vous ne commettez pas une erreur pendant plus d'une heure.»

En savoir plus : Bachar El-Assad : «Vous ne pouvez pas bombarder pendant une heure, puis dire que c'était une erreur»

Deux jours plus tard, c’est un convoi humanitaire de l’ONU qui a été la cible d’une attaque causant la mort de 20 civils à proximité d’Alep. Les Etats-Unis ont pointé du doigt l’armée russe mais Moscou a aussitôt démenti tout implication dans cette bavure.

Entre Moscou et Washington, la ligne est coupée

L’escalade semble avoir atteint le point de non-retour. Le 3 octobre, les Etats-Unis ont annoncé mettre fin à leur collaboration avec la Russie sur le théâtre syrien. «Les Etats-Unis suspendent leur participation aux échanges bilatéraux avec la Russie, lesquels avaient été établis afin de favoriser la cessation des hostilités», a fait savoir John Kirby, porte-parole du département d'Etat américain. Ce dernier n'a pas manqué de souligner que la Maison Blanche était «à bout de patience» avec la Russie.

Lire aussi

Aujourd’hui, les échanges d’informations entre les deux parties sont réduits au strict minimum : éviter que leurs forces respectives ne s'accrochent lors d'«opérations de contre-terrorisme en Syrie».

Les positions russes et occidentales semblent irréconciliables. Les premiers ont fait le choix d’apporter leur soutien au président Bachar el-Assad. Les seconds continuent d’armer une opposition dont certains éléments sont clairement loin d’être modérés.

Dès 2012, un rapport des services secrets américains tirait la sonnette d’alarme. Selon le document rendu public en septembre 2015, l’insurrection syrienne était principalement menée par des forces extrémistes. L’Agence du renseignement et de la défense (DIA) en dressait un bilan effroyable. La situation prenait clairement un tournant sectaire. Les salafistes, Frères musulmans et membres d'Al-Qaïda étaient en pointe de la lutte contre le gouvernement avec le soutien d'Al-Qaïda en Irak.

En savoir plus : Alep : en fuite, les terroristes auraient laissé derrière eux nombre d'armes américaines (VIDEO)

Dans un quartier d’Alep récemment repris par l’armée régulière syrienne, un important stock d’armes – modernes et de fabrication occidentale [Etats-Unis, Allemagne, République tchèque] – a été retrouvé dans une maison occupée auparavant par les membres de l’ex-Front al-Nosra, devenu le Front Fatah el-Cham depuis qu'il a rompu avec Al-Qaïda. Dans le lot, on aurait même retrouvé un missile antichar américain TOW.

Et la France dans tout ça ?

Le gel des relations russo-américaines a une incidence sur la diplomatie française au regard de la Syrie. Au début du conflit, dans un entretien accordé au journal Le Monde daté du 13 décembre 2012, Laurent Fabius, alors chef de la diplomatie française, n’avait pas hésité à déclarer que le Front Al-Nosra faisait du «bon boulot» sur le terrain. Sans parler des révélations du président François Hollande qui, dans le livre intitulé Dans les coulisses de la diplomatie française, de Sarkozy à Hollande, écrit par le journaliste Xavier Panon, avouait que la France avait fourni des armes à des groupes rebelles syriens dès 2012 alors que Bruxelles avait imposé un embargo sur ces mêmes livraisons.

La posture diplomatique a ensuite évolué vers le «ni-ni». Le fameux «ni Daesh, ni Assad» de Laurent Fabius qui a volé en éclat au lendemain des terribles attentats qui ont frappé Paris le 13 novembre 2015. Le lendemain, devant un Parlement réuni en congrès exceptionnel au château de Versailles, François Hollande parle de «guerre contre le terrorisme djihadiste». Le renversement de Bachar el-Assad n’est plus la priorité. Il faut se débarrasser de Daesh.

Les forces françaises multiplient alors les raids aériens en Irak et en Syrie. Et se rapprochent de la Russie. Le mardi 17 novembre, le président russe Vladimir Poutine ordonne à ses navires de guerres d’entrer en contact direct avec le porte-avions Charles-de-Gaulle. «Un détachement naval français mené par un porte-avions arrivera bientôt dans votre secteur. Il faut établir un contact direct avec les Français et travailler avec eux comme avec des alliés», affirme alors le locataire du Kremlin.

En savoir plus : Syrie : Poutine ordonne d’établir un contact direct avec la France et de la traiter comme un allié

Les récentes évolutions sur le dossier syrien, ainsi que les déclarations hostiles de Jean-Marc Ayrault accréditent la thèse selon laquelle le rapprochement entre Paris et Moscou a été de courte durée. Paris semble à nouveau s’aligner sur son allié d'outre Atlantique, dont il reprend la rhétorique offensive contre la Russie.

Cela tombe bien, directement après son passage en Russie, le chef de la diplomatie française se rendra à Washington.

International

Voir les commentaires

Assad : les Etats-Unis cherchent la domination du monde et mènent la guerre à ceux qui s'y opposent

Publié le par Felli Bernard

Bachar el-Assad
Bachar el-Assad

Assad : les Etats-Unis cherchent la domination du monde et mènent la guerre à ceux qui s'y opposent

5 oct. 2016, 16:40

© SANA Source: Reuters

Bachar el-Assad

AddThis Sharing Buttons

Share to FacebookShare to TwitterShare to TelegramShare to WhatsAppShare to Google+Share to Plus d'options...Share to ImprimerShare to Email

Pour le président syrien, la soif d'hégémonie des Etats-Unis provoque ravages et effondrements des Etats de par le monde. Leur ingérence dans le conflit syrien vise à «sauver ce qui reste» de la prédominance mondiale américaine, estime le dirigeant.

Dans une interview au magazine iranien Tehran Foreign Policy Studies Quarterly ce mercredi 5 novembre, le président syrien Bachar el-Assad a affirmé que les Etats-Unis recouraient à la force chaque fois qu'ils craignaient qu’un défi à son influence et à sa capacité de contrôler l'agenda international unilatéralement n'apparaisse.

«Les Etats-Unis se basent sur un principe de prédominance sur les autres Etats et c’est ainsi depuis qu’ils ont profité de l'effondrement de l’URSS en mettant en place un contrôle unilatéral qu’ils exercent jusqu'à ce jour sur ce monde », affirme Bachar el-Assad.

Lire aussi

Ce qui se passe en Syrie est une tentative de sauver ce qui reste de l'hégémonie américaine

«Aujourd'hui, les Etats-Unis mènent des guerres dans le seul but de consolider leur projet de contrôle total, en lançant des attaques contre tous ceux qui s’opposent à sa domination», a déclaré Assad, en soulignant que Washington rejetait et refusait de reconnaître le nouveau rapport des forces dans les affaires mondiales, et la montée en puissance des autres Etats. Une politique qu'on retrouverait donc en premier lieu en Syrie : «Ce qui se passe en Syrie est une tentative de sauver ce qui reste de l'hégémonie américaine et occidentale dans le monde.»

Selon le président syrien, «la seule chose que les Américains ont réussi de faire est la création de problèmes et la destruction d'Etats, rien d'autre» et ils ont recours à tous les moyens pour infliger des défaites à ses rivaux idéologiques, en recourant entre autres au «terrorisme», aux opérations psychologiques et pressions économiques. Cependant, le leader syrien pense que c’est la couverture biaisée du conflit réalisée par les médias traditionnels qui porte l'un des coups les plus importants aux rivaux de l’Amérique : «Ici, nous ne parlons pas seulement de l’état d'esprit des fonctionnaires, mais [aussi] de celui des gens, de l'analyse erronée de ce qui se passe et du fait que les choses sont présentées d'une manière déformée».

Lire aussi

Il est inutile d'analyser la politique des Etats-Unis avec du sens commun, elle est guidée par les intérêts des différentes factions

Si la Syrie parvenaitt à résister à la pression et à déraciner le terrorisme de son sol, cela ouvrirait la voie à la «diffusion d'idées de développement indépendant dans le monde – ce que l'Occident craint le plus», estime Assad, ajoutant que «ce qui se passera en Syrie aura un impact sur le plan politique».

Le président syrien ne croit pas que la politique étrangère américaine puisse changer de façon de faire dans un avenir proche, étant donné que les guerres servent l'intérêt de puissants groupes de pression américains, notamment les lobbies des armes et du pétrole : «Il est inutile d'analyser la politique des Etats-Unis avec du sens commun, comme elle est guidée par les intérêts des différentes factions.»

Plus tôt, Moscou a évoqué ses préoccupations au sujet de l'impact possible de la tentative des Etats-Unis de renverser le président syrien en ayant recours à une agression militaire directe. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a averti qu'une telle entreprise conduirait à un «mouvement tectonique terrible non seulement dans le pays, mais dans toute la région».

Lire aussi

Pour sa part, la Russie aide le gouvernement syrien dans la lutte contre le terrorisme à la demande d'Assad depuis le mois de septembre 2015. L'ambassadeur de Russie à l'ONU et actuel président du Conseil de sécurité Vitali Tchourkine a déclaré au Conseil lundi 3 octobre qu'il croyait que «si [l'intervention russe] en Syrie n’avait pas eu lieu, les drapeaux noirs auraient très bien pu flotter au-dessus de Damas».

Malgré la fin de la coopération américano-russe en Syrie, Washington a indiqué qu'il n’allait pas attiser les tensions en détruisant des cibles du gouvernement syrien, craignant que cela mettrait les forces russes et américaines au bord de la confrontation militaire directe.

«Le président [Barack Obama], étant donné qu’il réfléchit à ces options, va bien penser aux conséquences de différentes actions», a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche John Earnest le 4 octobre.

La coalition américaine a mené un raid aérien contre les troupes gouvernementales syriennes à Deir Ez-Zor le 19 septembre, tuant 62 militaires et blessant plus d'une centaine de personnes. Après cette attaque, le président Bachar el-Assad a annoncé la fin du cessez-le-feu en Syrie récemment négocié par la Russie et les Etats-Unis.

Lire aussi : Moscou : les Etats-Unis sont prêts à un accord avec le diable pour renverser Assad

International

Voir les commentaires

RT @vpecresse: Scandaleuse annonce de commande de...

Publié le par bernard felli

Voir les commentaires

RT @Pascal_Beuvelet: Agressions à Belleville

Publié le par bernard felli

Voir les commentaires

Syrie – La propagande étasunienne a du plomb dans l’aile

Publié le par Felli Bernard

Syrie – La propagande étasunienne a du plomb dans l’aile

Syrie – La propagande étasunienne a du plomb dans l’aile

Le 30 septembre 2016 – Source Moon of Alabama

L’administration Obama, et surtout la CIA et le Département d’État, semblent en difficulté. Ils hurlent de toutes leurs forces sur la Russie et prétendent que nettoyer Alep-est d’al-Qaïda est un génocide. Pendant ce temps, personne ne parle jamais de la famine des Houthis au Yémen causée par les bombardements saoudiens et étasuniens et leur blocus.

Mais de plus en plus de rapports soutiennent l’affirmation russe que les rebelles modérés, dorlotés par les États-Unis en Syrie, sont de mèche avec al-Qaïda, pour ne pas dire qu’ils sont al-Qaïda elle-même.

Reuters écrit ceci (bien que seulement à la fin d’une longue histoire) :

À Alep, les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL) coopèrent à la planification opérationnelle avec Jaish al-Fatah, une alliance de groupes islamistes qui comprend l’ancienne aile syrienne d’al-Qaïda.

Pendant ce temps, dans la province voisine de Hama, des groupes de l’armée syrienne libre, équipés de missiles anti-char étasuniens, participent à une offensive majeure avec le groupe Jund al-Aqsa, proche d’al-Qaïda.

Le Wall Street Journal est plus direct et titre : Les rebelles syriens se rapprochent d’un groupe lié à al-Qaïda

Certaines des plus grandes factions rebelles de Syrie s’allient de plus en plus étroitement avec un groupe proche d’Al-Qaïda, bien que les États-Unis les aient avertis que s’ils ne se séparaient des extrémistes ils risquaient d’être ciblés par des frappes aériennes.

[…]

Certains groupes rebelles qui suivent déjà le Front syrien de la conquête ont réagi en renouvelant leur alliance. Mais d’autres, comme Nour al-Din al-Zinki, un ancien groupe soutenu par la CIA et l’une des plus grandes factions d’Alep, ont fait, ces jours derniers, pour la première fois allégeance au Front syrien de la conquête.

De fait, al Qaïda a annoncé publiquement que Nour el-Din Zinki de la CIA et Suqour al-Sham ont rejoint son Djihad.

Déjà en août le Département d’État a défendu Zinki après que certains de ses membres ont enlevé un garçon palestinien d’un hôpital près d’Alep et l’ont décapité devant une caméra vidéo :

Pendant le briefing du Département d’État […] le porte-parole, Mark Toner, a minimisé l’incident et a dit que les États-Unis ne cesseraient pas d’armer Nour al-Din al-Zinki simplement parce qu’ils avaient décapité un enfant.

[…]

Selon Toner [..] «un incident ici ou là ne fait pas nécessairement de vous un groupe terroriste».

Ces nouvelles informations font suite à l’entretien de l’ancien politicien et journaliste allemand, Jürgen Todenhöfer, avec un commandant d’al-Qaïda publié en anglais sur ce site [et en version française sur le Saker Francophone, NdT]. Le commandant a dit que al-Nusra (aka al-Qaïda) a été approvisionné, par l’intermédiaire d’un sous-groupe, en missiles TOW américains. Il a ajouté à propos de ces groupes :

Ils sont tous avec nous. Nous sommes tous le Front al-Nusra. Un groupe se crée et se donne le nom d’«Armée islamique», ou de «Fateh al-Sham». Chaque groupe a son propre nom mais leurs croyances sont identiques. À eux tous ils constituent le front al-Nusra. Un chef a, par exemple, 2000 combattants. Alors il crée un nouveau groupe et l’appelle les Frères «Ahrar al-Sham», mais sa foi, ses idées et ses objectifs sont les mêmes que ceux du Front al-Nusra.

L’ancien militaire Jack Murphy a récemment publié une autre interview avec un Béret vert qui a servi en Turquie et en Syrie. Les Bérets verts sont des forces spéciales de l’armée américaine. Ce sont des spécialistes de la formation et du combat des groupes de guérilla autochtones contre les gouvernements que les Américains n’aiment pas. Le soldat de l’interview a reçu l’ordre de former des «rebelles syriens modérés» en Turquie. Voilà des extraits de cet interview (payant) :

«Personne sur le terrain ne croit à cette mission», écrit un ancien Béret vert à propos des programmes secrets de l’Amérique pour former et armer les insurgés syriens, «ils savent que nous sommes en train de former la prochaine génération de djihadistes, alors ils sabotent l’opération clandestine en disant : «Et puis merde, on s’en fout !». Et a ajouté le Béret vert : «Je ne veux pas me sentir responsable quand les gars de al-Nusra disent qu’ils ont été formés par les Américains.»

[…]

Murphy dit tout net : «Il est impossible de faire la distinction entre l’ASL et al-Nusra car c’est pratiquement la même organisation. Dès 2013, des commandants de l’ASL ont fait défection avec leurs unités entières pour se joindre à al-Nusra. Là, ils conservent encore leur nom d’ASL mais c’est juste pour la galerie, pour se donner un air de laïcité et bénéficier des armes fournies par la CIA et les services de renseignement saoudiens. La réalité est que l’ASL n’est rien d’autre qu’une couverture pour al-Nusra, l’affilié d’al-Qaïda. […]

C’est une chose quand la Russie dit quelque chose, et une autre lorsque c’est Reuters, WSJ et des experts indépendants allemands et américains qui rapportent quelque chose comme un fait. Autant on peut rejeter ce que dit la Russie sous prétexte que ce sont les «mensonges de Poutine», autant il est extrêmement difficile de réfuter la seconde catégorie de nouvelles.

Les Russes ont raison. Les États-Unis n’ont pas séparé les rebelles modérés d’al-Qaïda, comme c’était convenu dans l’accord de cessez-le-feu, parce que les modérés et al-Qaïda c’est du pareil au même. Les modérés, c’est al-Qaïda. Ce n’est pas une découverte. Une analyse de 2012 de la Defense Intelligence Agency le disait déjà. La CIA l’a toujours su. Mais John Brennan, le directeur de la CIA à la solde des Saoudiens, ne peut pas le reconnaître, parce que ses maîtres du Golfe financent al-Qaïda.

Ils achètent les armes que les hommes de Brennan fournissent à al-Qaïda. Le «destinataire final», selon ce certificat d’un achat d’armes en Ukraine, est l’Arabie saoudite. Mais qui va croire que les dictateurs saoudiens ont besoin de 100 vieux tanks T-55 par exemple ? Les armes répertoriées sur le certificat, d’un montant estimé de 300 à 500 millions de dollars, sont évidemment destinées à al-Qaïda au Yémen et en Syrie. (Joe Biden ou son fils, tous deux fortement engagés en Ukraine, ont-ils touché un pourcentage sur la vente ?)

Les faits s’accumulent et on se demande combien de temps le New York Times et le Washington Post vont pouvoir continuer cette sorte de propagande. Il faut admettre, qu’ils font vraiment de leur mieux. Malheureusement pour eux, leurs efforts ne paient pas. Le NYT a annoncé aujourd’hui que Vladimir Poutine renonce à son rôle de perturbateur. Comment le NYT sait-il ce à quoi Poutine «renonce» ? Le journaliste ne l’a pas demandé à Poutine lui-même. Mais il a posé la question à quelques experts bien informés qui ont leurs entrées dans la tête de Poutine et qui ont assuré à l’auteur qu’il ne se trompait pas. Ils savent exactement ce que Poutine ressent. Ils se nomment Richard Haass, le président du Conseil des relations étrangères (CFR), James R. Clapper Jr., le directeur du renseignement national, James B. Comey, le directeur du F.B.I. et Robert Kagan, la principale voix des néocons et un soutien de Clinton. De vrais experts.

Ajoutez cela à des dizaines d’histoires sur la façon dont «la Russie bombarde indistinctement civils / hôpitaux / boulangeries dans Alep-est» mais ne touche jamais de «rebelles», car aucune de ces histoires n’est vraie. Un récent article de ce genre du NYT s’appuyait sur 14 «voix». Huit appartenaient à divers propagandistes associés aux Casques blancs, quatre étaient des diplomates «occidentaux», et un représentant du gouvernement syrien et un porte-parole russe étaient cités à la fin. Aucun militaire russe, ni aucun habitant d’Alep-ouest où la plupart des gens de la ville vivent sous la protection du gouvernement et sous les roquettes lancées quotidiennement par les rebelles, n’a été interviewé.

Mais toutes ces histoires que nous entendons sur les Russes diaboliques DOIVENT être vraies ! Il y a même une enfant de 7 ans, Bana Alabeb, qui tweete depuis Alep-est sur la tragédie qu’elle vit sous les aveugles assauts russes. Et cela dans un anglais parfait, avec une excellente connexion WiFi et Internet comme l’attestent les nombreuses photos et vidéos des Casques blancs qu’elle envoie en pièces jointes. Pourtant toute la ville est dévastée et en ruines, à l’en croire, et des bombes aux phosphore explosent juste en face de chez elle.

Mais Bana est une petite personne très responsable :

Bana Alabed @AlabedBana

Cher monde, il est préférable de commencer une troisième guerre mondiale plutôt que de laisser la Russie et Assad commettre #un holocauste à Alep.

13:53 – 29 septembre 2016

Sa «mère» a téléphoné au Daily Mail pour avoir une «interview exclusive» et elle nous assure que tout cela est vrai. Le Telegraph a publié un diaporama sur elle avec de la musique triste en fond sonore et le Guardian fait aussi sa promotion. Encore un flop médiatique comme celui de l’arnaque de La fille gay de Damas. En 2011, le Guardian avait également participé à l’escroquerie. Si cette gamine de 7 ans est à Alep-est et pas au Danemark ou au Royaume-Uni, alors moi je suis sur Mars. Aucun lecteur sain d’esprit ne prendra un tel canular au sérieux. Quelle entreprise de relations publiques a bien pu concocter une arnaque aussi nulle ?

Comme le fantasme des rebelles modérés, ces contes et la propagande stupide de l’organisation des Casques blancs commencent à faire long feu. Le National des États du Golfe, un journal international bien connu, s’est récemment intéressé au créateur des Casques blancs, un «ancien» agent militaire britannique qui travaille pour les intérêts de la défense du Golfe. C’est bizarre pour une œuvre de charité. Même s’il manque des détails, ce rapport est déjà remarquable en ceci qu’il est le premier document important à exprimer des soupçons sur cette organisation.

Les mensonges de l’administration Obama sur les rebelles modérés sont désormais ouvertement discutés dans les grands médias. La propagande sur #l’holocauste d’Alep (cette comparaison avec l’holocauste n’est-elle pas anti-sémite d’ailleurs ?) tourne au ridicule.

La Russie augmente sa participation dans le confit en Syrie. Des jets SU-24, SU-25 et SU-34 russes supplémentaires. Il y a près de 6000 soldats russes sur le terrain. Les rebelles d’al-Qaïda de la CIA sont en train de perdre à Alep-est et sont dans l’impasse ou sous pression dans d’autres endroits. Ils vont être réduits en miettes par les bombes. Quelques nouveaux lanceurs de missiles multiples BM-21 et de l’artillerie lourde anti-aérienne leur ont été livrés. Mais ce ne sont que des pansements sur une jambe de bois. Même les MANPAD ne changeront pas la situation le moins du monde.

Les États-Unis, les Saoudiens et en particulier la CIA de Brennan ont perdu ce combat. Obama et Kerry vont-ils l’admettre ? Ou vont-ils faire une prière et se lancer dans quelque chose de complètement fou ?

Traduction : Dominique Muselet

Voir les commentaires

Moscou installe des missiles sol-air S-300 en Syrie pour la défense de la base navale de Tartous

Publié le par Felli Bernard

© Kirill Kallinikov Source: Sputnik Une batterie de S-300
© Kirill Kallinikov Source: Sputnik Une batterie de S-300

Moscou installe des missiles sol-air S-300 en Syrie pour la défense de la base navale de Tartous

4 oct. 2016, 17:38

© Kirill Kallinikov Source: Sputnik

Une batterie de S-300

AddThis Sharing Buttons

Share to FacebookShare to TwitterShare to TelegramShare to WhatsAppShare to Google+Share to Plus d'options...Share to ImprimerShare to Email

Une batterie de missiles anti-aériens S-300 a été déployée en Syrie, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères russe. L'objectif de cette batterie est de protéger une base navale et ses navires de guerre a ajouté le ministère.

Lire aussi

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Igor Konachenkov a confirmé l'affectation d'une batterie de missiles S-300 à la défense de la base navale de Tartous.

«En effet, la République arabe syrienne a bien reçu un système anti-aérien. Ce dispositif est destiné à assurer la sécurité de la base navale de Tartous et des navires situés sur la côte», a affirmé le porte-parole.

Igor Konachenkov s'est étonné de l'agitation causée en Occident par l'annonce du déploiement de cet armement. «Le S-300 est un dispositif purement défensif et ne constitue aucune menace», a-t-il expliqué.

L'intervention du porte-parole a eu lieu après que Fox News a annoncé qu'un S-300 a été livré en Syrie. Trois responsables américains interrogés par la chaîne conservatrice ont affirmé que Moscou poursuivait l’accroissement de ses opérations militaires en Syrie.

En novembre 2015, la Russie avait déployé son dernier système de défense anti-aérien S-400 sur la base syrienne de Hmeimim, suite à la perte d'un chasseur russe abattu par la Turquie au dessus de la frontière entre les deux pays.

International

Voir les commentaires

Si, si, la Pologne a enfin renoncé à acheter des hélicoptères français

Publié le par Felli Bernard

Le Caracal d'Airbus Helicopters a été vendu à 139 exemplaires dans le monde. (Crédits : Airbus Helicopters/Anthony Pecchi)
Le Caracal d'Airbus Helicopters a été vendu à 139 exemplaires dans le monde. (Crédits : Airbus Helicopters/Anthony Pecchi)

Si, si, la Pologne a enfin renoncé à acheter des hélicoptères français

C'était écrit. C'était d'ailleurs une chronique d'une trahison annoncée. La seule question est de savoir quand Varsovie l'annoncerait. Finalement le gouvernement polonais a précisé mardi soir qu'il rompait les négociations qui portaient sur l'achat de 50 hélicoptères multirôle Caracal d'Airbus Helicopters, évalué à 3,14 milliards d'euros. Décidément l'Europe de la défense est un vain mot...

Suprême humiliation pour la France, Varsovie a fait cette déclaration à neuf jours de la visite de François Hollande, également annoncée ce mardi, pour des consultations intergouvernementales bilatérales, le 13 octobre. Une déclaration d'hostilité incroyable envers la France alors que Paris avait renoncé en partie à livrer les deux BPC à la Russie pour la sécurité de Varsovie... Cette rupture risque de laisser de profondes traces entre la France et la Pologne.

Faux arguments

La signature d'un accord sur des investissements compensatoires (offset) était donnée comme condition à la réalisation du contrat d'achat des appareils. "L'interlocuteur n'a pas présenté de proposition offset répondant à l'intérêt économique et la sécurité de l'Etat polonais", a expliqué le communiqué, sans autre précision. Airbus Helicopters n'a pas fourni de commentaire dans l'immédiat.

"Les divergences dans les positions de négociations des deux parties ont rendu impossible un compromis, ainsi la poursuite des négociations devient sans objet", selon un communiqué du ministère du Développement. "La Pologne considère comme terminées les négociations de l'accord offset avec Airbus Helicopters, relatives à l'achat des hélicoptères multirôle Caracal pour l'armée polonaise", a précisé ce communiqué.

En négociations exclusives depuis avril 2015

Le gouvernement conservateur, en place à Varsovie depuis novembre dernier, a dès le début contesté le choix du cabinet libéral précédent d'acheter 50 appareils Caracal, au nom de la défense des usines polonaises de ses concurrents, l'américain Lockheed Martin et l'italo-britannique Agusta-Westland, basées respectivement à Mielec et Swidnik. Ce qui était un argument fallacieux puisque Airbus Helicopters et ses partenaires allaient créer plus de 3.000 emplois en Pologne en ouvrant des chaines d'assemblage. La Pologne était en négociations exclusives depuis avril 2015 pour la vente des 50 Caracal. Des discussions très compliquées depuis le changement de gouvernement à Varsovie.

Cet appareil a pourtant été vendu à 139 exemplaires dans le monde, dont 19 à l'armée de l'Air et de Terre française : Brésil (50 exemplaires), Koweït (30), Mexique (14), Malaisie (12), Thaïlande (8), Indonésie (6). Fin 2015, 75 appareils de ce type avaient été livrés par Airbus Helicopters.

Voir les commentaires