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Confirmations

Publié le par Felli Bernard

Confirmations

Confirmations

Après cinq années de guerre en Syrie, les masques sont tombés. La diffusion du texte de l’accord russo-états-unien révèle les intentions cachées des deux Grands : couper la « route de la soie » pour Washington, anéantir les jihadistes pour Moscou. En outre, l’échec de cet accord et les débats du Conseil de sécurité attestent du surréalisme de la rhétorique du président Obama : en cinq ans, il n’est pas parvenu à constituer le moindre groupe d’opposition « modérée » et ne s’est donc pas trouvé en mesure de les aligner, contrairement au texte de l’accord. Les États-Unis ne sont pas en mesure d’honorer leur signature.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 27 septembre 2016

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L’échec de l’accord russo-états-unien du 9 septembre et les débats du Conseil de sécurité qui ont suivi permettent de confirmer plusieurs hypothèses.

L’objectif stratégique actuel des États-Unis en Syrie est bien de couper la « route de la soie ». En préparant durant de nombreuses années, puis en plaçant au pouvoir le président Xi Jinping en mai 2013, la Chine a fait de la restauration de cet axe historique de communication son but principal. Cependant, la Chine étant devenue le principal producteur au monde, Xi a prévu de la doubler par une « nouvelle route de la soie » passant par la Sibérie et l’Europe orientale avant de rejoindre l’Union européenne.

En toute logique, les États-Unis organisent actuellement deux guerres par proxy, au Levant d’une part, en Ukraine d’autre part. L’installation du chaos en Syrie et au Donbass ne vise pas à satisfaire les théories cyniques de Leo Strauss, mais exclusivement à couper les deux trajets de la route.

Sans surprise, le président ukrainien Petro Porochenko est venu participer au Conseil de sécurité pour soutenir la délégation états-unienne accusant la Russie d’avoir bombardé un convoi humanitaire syrien.

D’autre part, l’accord russo-états-unien prévoyait que les États-Unis sépareraient les combattants « modérés » des « extrémistes » ; puis que ces « modérés » participeraient avec les deux Grands et l’Armée arabe syrienne à la neutralisation des « extrémistes » ; enfin qu’un gouvernement d’union nationale serait formé à Damas, sous la présidence de Bachar el-Assad, intégrant des représentants des « modérés » ayant participé à la bataille finale contre les « extrémistes ».

Or, rien n’a été fait en ce sens. L’engagement du secrétaire d’État John Kerry s’est avéré n’être qu’un vœu pieux. Washington n’a pas trouvé de combattants pour jouer le rôle des « modérés ». En réalité, tous les « modérés » sont des « extrémistes ». Il a donc fallu sauter sur l’occasion —voire l’organiser— du convoi humanitaire brûlé pour échapper à ses propres contradictions. La rhétorique du président Obama selon laquelle il soutient des Syriens qui se battent pour la Démocratie face à un régime qui les réprime ne correspond pas à la réalité. En 2013, le président Vladimir Poutine avait raison de railler les Occidentaux qui considéraient comme « modérés » les cannibales de l’Armée syrienne libre.

Enfin, cet accord manifeste que l’objectif de la Russie est d’anéantir les jihadistes qui se préparent ici à l’attaquer dans le Caucase. La solution négociée était idéale pour Moscou : elle mettait fin aux souffrances de son allié syrien, elle ouvrait une voie de communication pour son allié chinois, et l’assurait d’en finir avec le jihadisme international. A contrario, Moscou vient de vérifier que, depuis la guerre d’Afghanistan, le jihadisme est une arme états-unienne tournée contre lui et que Washington ne va pas l’abandonner. Bien sûr, les nouveaux jihadistes n’en ont pas conscience, mais ceux qui se battent avec l’aide des États-Unis depuis 38 ans ne peuvent pas ignorer n’être que des supplétifs du Pentagone.

Thierry Meyssan

Source
Al-Watan (Syrie)

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Sans vergogne, l’ambassade russe de Damas est bombardée

Publié le par Felli Bernard/ par Philippe Ehua

Sans vergogne, l’ambassade russe de Damas est bombardée

octobre 4, 2016 by Philippe Ehua

Sans vergogne, l’ambassade russe de Damas est bombardée

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Sans vergogne l’ambassade russe de Damas a été bombardée par les sicaires US. C’est l’escalade entre la Russie et les USA. Après les déclarations de remplissages de sacs mortuaires, nous voici dans l’application d’une politique américaine suicidaire qui mènera le monde dans l’abîme, car les russes ne se dégonfleront pas.

Cellule44

Philippe Ehua

L’ambassade russe à Damas a été pilonnée par les militants du Front al-Nosra, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères. «Le 3 octobre, la mission diplomatique russe à Damas a été attaquée au mortier. Un des projectiles a explosé sur le territoire de l’ambassade près d’un complexe résidentiel. Heureusement, personne n’a été blessé». «La mission diplomatique a subi des dommages. Deux autres mines ont explosé près de l’ambassade. Selon les informations disponibles, les tirs ont été portés depuis une banlieue de Jobaria contrôlée par les organisations terroristes Front Fatah al-Cham (ex-Front al-Nosra) et par Faylaq al-Rahman», a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères. Le ministère russe des Affaires étrangères a fermement condamné ce crime. « Nous considérons le pilonnage de l’ambassade russe à Damas comme la conséquence des actions de ceux qui, comme les Etats-Unis et certains de leurs alliés, provoquent la poursuite du conflit sanglant en Syrie en jouant avec différents extrémistes », indique le ministère. Le ministère russe des Affaires étrangères a en outre souligné la nécessité de répondre aux provocations des criminels par des mesures antiterroristes coordonnées de la part de la communauté internationale. Des bombarders russes à l a base de Hmeimim en Syrie Министерство обороны РФ «La Russie a besoin d’une base aérienne supplémentaire en Syrie».

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international

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Depuis un an, nous sommes en guerre contre les États-Unis [A.Dugin]

Publié le par Felli Bernard

A.DUGIN
A.DUGIN

octobre 2, 2016 by Philippe Ehua

Depuis un an, nous sommes en guerre contre les États-Unis [A.Dugin]

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https://tvs24.ru/cumulus/embed/95/
Traduction rapide en français ci-dessous

Le 30 septembre marque exactement un an depuis le début de nos opérations militaires en Syrie. Bien sûr, il est trop tôt pour faire un bilan définitif. Nous sommes en guerre. Nous combattons. Nous attaquons. Nous subissons parfois la perte. Et notre guerre n’est pas encore terminée. Mais nous allons regarder de plus près cette guerre, qui depuis un an fait partie de nos vies – en tant que société, en tant que peuple, en tant que nation. Et qui se poursuivra encore un certain temps – jusqu’à la victoire.

En Syrie, nous luttons contre l’organisation terroriste « Etat islamique », organisation interdite en Russie. En d’autres termes, notre objectif est l’islam radical qui menace non seulement de détruire définitivement la Syrie, mais de plonger l’ensemble du Moyen-Orient dans un véritable enfer sanglant. L’horrible pratique de la torture des terroristes de l’EI , l’abattage des personnes vivantes en morceaux, la vente des enfants en esclavage sexuel, l’extermination des chrétiens simplement parce qu’ils sont chrétiens, n’épargne rien ni personne.

En regardant les visages, les expressions faciales franches et brutales, les vêtements en désordre et les yeux vitreux, vous comprenez que quelque chose ne va pas avec la simple existence de ce mal dans notre monde. Et en fait, il y a des états entiers, tels que l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui soutiennent à dessein, les finances et les bras de cette horde d’orcs.

Si nous sommes en guerre avec ces créatures en Syrie, c’est pour ne pas avoir à se battre en Asie centrale, dans le Caucase, ou dans nos propres villes. L’Europe a deja commencé à ressentir leurs actions en un court laps de temps – les viols collectifs du « Bataclan » ou l’écrasement des innocents en vacances [Attentat de Nice, NDLR]. Par conséquent, nous combattons en Syrie non seulement pour nous-mêmes mais aussi pour les Européens. Nous sommes en guerre depuis un an. Déterminés, confiants, recueillis. Et comme dans toute guerre, nous avons des victimes. Ce sont les héros de l’armée Russe de la Lumière. Et pour chacun d’entre nous, pour le philosophe, ceci doit être parfaitement clair, face à l’obscurité.

Mais vous devez vous demander, d’où viennent ces bâtards de l’EI? Une simple analyse superficielle montre que le vrai mal est plus profond, que l’EI n’est que le decor, des marionnettes. Derrière eux, les vrais marionnettistes, et ils ont l’air tout à fait différent. Aujourd’hui, il n’est plus inconnu que le terrorisme islamique a été créé par les États-Unis et leurs services spéciaux. Si cela n’etait pas le cas il serait facile de règler le problème de ces fanatiques pour les gouvernements de Syrie, Libye ou d’Irak.

L’EI ne devient vraiment dangereux que les grandes puissances mondiales – les Etats-Unis- ne commencent à le soutenir et à l’équiper. Alors les hordes disparates se transforment soudainement en une véritable force. Et commencent à semer autour d’eux la mort, la violence, les massacres, la destruction des personnes, des cultures, des pays.

Lors des débats pré-électoraux brulants aux États-Unis, Donald Trump a été contraint de jeter à la face d’Hillary Clinton la désagréable vérité: Elle, ou plutôt des faucons néo-conservateurs, partisans de la mondialisation et de gouvernement du monde, ont créé L’EI, l’ont équipé et soutenu jusqu’à aujourd’hui. Et quand les affaires de leurs creatures tournent mal, ils frappent sur les troupes légitimes du gouvernement syrien. Et l’EI revient.

Depuis un an donc, nous sommes en guerre contre les États-Unis. Au début des années 2000 ils ont proclamé le plan du Grand Moyen-Orient. Ce plan appelle à redessiner les frontières de tous les Etats arabes. Et ils l’exécutent. Les bras de l’EI, ce sont les bras de leurs prétendus ennemis et leurs alliés – la Turquie et Israël. Les Etats-Unis envahirent sous de faux prétextes l’Afghanistan. L’Afghanistan est en ruines. Les US ont renversé et pendu Saddam Hussein en Irak, et l’Irak est inondé de sang, déchiré. Les US ont tué Kadhafi, et avec elle – la Libye, où les gangs d’aujourd’hui s’entretuent dans un pays exangue quasiment détruit.

Les US ont attaqué la Syrie. Et si nous n’étions pas intervenu, comme en Afghanistan, en Irak et en Libye, la Syrie aurait déjà disparu. Mais nous sommes intervenus.


https://tvs24.ru/cumulus/videos/95/un-an-de-guerre-en-syrie-a-dugin/

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Ils nous refont le coup des armes de destruction massive

Publié le par Felli Bernard

Powell montrant la « preuve » que l’Irak possède des armes de destruction massive
Powell montrant la « preuve » que l’Irak possède des armes de destruction massive

Ils nous refont le coup des armes de destruction massive

Ne vous faites pas encore avoir.

Par Peter Hitchens – Le 25 septembre 2016 – Source Daily Mail

Presque tout le monde (sauf un petit groupe d’hypnotisés) sait que Saddam Hussein ne possédait pas d’armes de destruction massive. La plupart des gens ont compris maintenant que le colonel Kadhafi ne prévoyait pas de massacre à Benghazi, ni d’ordonner à ses troupes de se livrer à des viols en masse.

Combien faudra-t-il de temps, avant que nous saisissions aussi que ni la Russie, ni la Syrie n’ont bombardé un convoi d’aide humanitaire de l’ONU à Alep ?

Cet incident, pour lequel aucun fait indépendamment testable, vérifiable n’a encore été exposé, est l’équivalent des armes de destruction massive pour la Syrie. Si nous tombons tous dans le piège, alors nous allons bientôt nous retrouver embarqués dans une confrontation internationale, la plus dangereuse depuis la crise des missiles de Cuba.

Sous l’immense pression exercée par les despotes de l’Arabie saoudite, les États-Unis ne renonceront pas à leurs efforts pour renverser le gouvernement syrien. Il est clair qu’ils sont maintenant prêts à risquer une confrontation ouverte avec Moscou pour y parvenir. Mais pour quoi faire ? Mais pour qui se prennent-t-ils, et comment leur cause peut-elle être si bonne, qu’ils prennent de tels risques pour elle ?

Le sabotage délibéré d’un accord de paix viable en Syrie (auquel le Pentagone s’est opposé dès le départ) est l’un des scandales de notre époque. C’était une chance pour mettre fin à la misère de millions de personnes, et elle a été gâchée.

Nous, en Grande-Bretagne, devons nous opposer à être entraînés dans une guerre syrienne, notamment parce que, si nous le sommes, les troupes que nous envoyons là-bas pourraient rapidement être menacées de poursuites, dans leur propre pays, pour crimes de guerre présumés.

Cela fait trop longtemps que nous sommes trompés par cette propagande. Arrêtez d’être dupes.

Peter Hitchens

Article original publié dans Daily Mail.

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L’accord États-Unis Russie. Le ministère de la Défense dit qu’il pourrait obéir à Obama… ou pas

Publié le par Felli Bernard

L’accord États-Unis Russie. Le ministère de la Défense dit qu’il pourrait obéir à Obama… ou pas

L’accord États-Unis Russie. Le ministère de la Défense dit qu’il pourrait obéir à Obama… ou pas

Par Sputnik News – Le 24 septembre 2016.

Il est un peu difficile de croire que l’attaque menée par l’aviation étasunienne sur l’Armée arabe syrienne n’était qu’un simple accident, fait remarquer le professeur Stephen F. Cohen, avertissant que le parti étasunien de la guerre, qui est catégoriquement opposé à toute coopération avec la Russie, devient de plus et plus influent à Washington.

Le parti de la guerre étasunien est «catégoriquement opposé» à toute coopération avec la Russie, a fait remarquer Stephen F. Cohen, professeur émérite d’études russes à l’Université de Princeton et à l’Université de New York, en commentant les récents développements en Syrie pendant l’émission John Batchelor Show : «[Ce qui est important à dire est que] l’attaque contre les forces syriennes [à Deir ez-Zor], que l’US Air Force a admise en prétendant que ce n’était qu’un accident, et l’attaque contre le convoi humanitaire destiné aux plus démunis d’Alep et de la région (et qui fut attaqué, nous ne savons pas par qui) […] – ces deux évènements sont liés à l’accord [de cessez le feu].»

L’accord précise que si, pendant sept jours, les conditions convenues ont été respectées – et cet accord inclut un cessez-le-feu dans diverses régions et l’aide humanitaire à Alep – à la fin de ces sept jours, quelque chose non pas d’historique mais d’extrêmement important se produirait : les États-Unis et la Russie se regrouperaient militairement et, ensemble, mèneraient une guerre aérienne contre les différents terroristes sévissant en Syrie.

L’importance de cela ne peut pas être surestimée, souligne l’universitaire américain. Il a pointé le fait que ce serait la première véritable coopération militaire entre Moscou et Washington, depuis qu’une nouvelle guerre froide a commencé il y a plusieurs années. Cohen a souligné que cela pourrait conduire à la coopération dans d’autres régions, y compris dans la région baltique où l’OTAN renforce sa présence militaire et en Ukraine. Cependant, a noté l’universitaire américain, il y a des forces à Washington qui cherchent à perturber cette détente américano-russe.

Compte tenu du fait que les avions de guerre américains connaissaient très bien la région de Deir ez-Zor et que le Département américain à la Défense (DOD) avait ouvertement exprimé son scepticisme à l’égard du plan américano-russe sur la Syrie, il est «un peu difficile de croire» que l’attaque contre l’armée arabe syrienne ait été un «accident», a suggéré le professeur Cohen.

Il a cité l’éditorial du New York Times disant que «au Pentagone, les fonctionnaires ne seraient même pas d’accord qu’en cas de cessation de violence en Syrie pendant sept jours – la première partie de l’accord – le Département de la Défense respecterait sa part de l’accord sur le huitième jour». L’éditorial a également fait référence à Carter, «qui a de profondes réserves au sujet du plan prévoyant que les forces américaines et russes ciblent conjointement des groupes terroristes».

«En d’autres termes, a déclaré Cohen, les responsables du Pentagone ont refusé de dire si ils obéiraient au président Obama». L’universitaire américain a souligné que dans une démocratie constitutionnelle où l’armée est clairement subordonnée à la direction civile, cet évènement est extraordinaire. «Nous sommes arrivés à un point dans cette folie, dans cette nouvelle guerre froide avec la Russie, où le DOD est en train de laisser ouvertement entendre qu’il pourrait ou pourrait ne pas obéir au président Obama. Si le DOD dit cela publiquement, vous pouvez imaginer l’opposition à Washington contre l’accord syrien, que le [secrétaire d’État américain John] Kerry a négocié avec le ministre russe des Affaires étrangères [Sergueï] Lavrov», souligne le professeur Cohen.

Le professeur fait remarquer que l’opposition à cet accord réunit des personnages très influents du Pentagone, du Département d’État américain, des partis tant démocrate que républicain et des médias traditionnels étasuniens.

Il a rappelé qu’une telle situation n’est pas nouvelle : au cours de la précédente guerre froide, le parti de la guerre étasunien avait à plusieurs reprises bloqué une éventuelle détente russo-américaine. Cohen a établi des parallèles historiques entre l’attaque de Deir ez-Zor et l’incident du U-2 en 1960, quand un avion espion américain U-2 a été abattu dans l’espace aérien soviétique. Ce qui est remarquable, à propos de cet épisode historique, est qu’il a eu lieu alors que le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev et Dwight D. Eisenhower cherchaient une détente. L’incursion de l’avion, dirigée par la CIA, avait ruiné la possibilité d’un rapprochement américano-soviétique, nous explique le professeur américain.

Aujourd’hui, alors que la Russie s’oppose à l’idée des néo-conservateurs américains d’un ordre mondial unipolaire dirigé par le parti de guerre américain, ce dernier est déterminé à faire tout ce qu’il faut pour isoler la Russie.

Des analystes russes font écho au Professeur Cohen : selon Stanislav Tarasov, expert russe et chef du groupe de réflexion Moyen-Orient-Caucase, l’attaque de Deir ez-Zor ainsi que l’attaque contre le convoi humanitaire de l’ONU pourraient être les deux liens d’une seule et même chaîne. Selon Tarasov, le Pentagone aurait délibérément tenté de saper l’accord américano-russe sur la Syrie.

Pour sa part, Evgueni Satanovski, directeur de l’Institut du Moyen-Orient, basé à Moscou, a exprimé des doutes quant au fait que le raid aérien de la coalition américaine soit juste un accident. L’expert a souligné que l’attaque est probablement le reflet de la lutte permanente entre l’armée américaine et les établissements diplomatiques et une tentative par le Pentagone de «montrer au Département d’État qui est le patron».

L’analyste politique Alexander Khrolenko de RIA Novosti a suggéré que certaines forces essayaient évidemment de remettre en question l’initiative américano-russe de Genève et de faire pencher la balance en leur faveur. Il a évoqué le fait que les partenaires des États-Unis au Moyen-Orient ont récemment intensifié leur activité dans la région. «Il semble qu’une nouvelle répartition des sphères d’influence soit sur les cartes, et une solution diplomatique [à la crise syrienne] devient de plus en plus improbable», suppose Khrolenko.

Article original publié dans Sputnik News

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Pour Fillon, il faut cesser de défendre en Syrie valeurs et idées se traduisant en années de guerre

Publié le par Felli Bernard

Pour Fillon, il faut cesser de défendre en Syrie valeurs et idées se traduisant en années de guerre

Pour Fillon, il faut cesser de défendre en Syrie valeurs et idées se traduisant en années de guerre

4 oct. 2016, 12:16

© Charles Platiau Source: Reuters

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Sur le plateau d'i-Télé, l'ex-Premier ministre et candidat à la primaire de la droite a reproché à la France et aux Etats occidentaux d'avoir cherché à faire tomber Bachar el-Assad, au lieu de lutter contre l'émergence de l'Etat islamique.

«La manière dont les Occidentaux ont traité la question syrienne a été totalement inefficace», a affirmé sans détour François Fillon lors d'une interview sur la chaîne i-Télé, dans la matinée du mardi 4 octobre. En effet, selon l'ancien chef du gouvernement de la présidence Sarkozy, cela fait quatre ans que les Etats-Unis et leurs alliés espèrent le renversement du gouvernement syrien, «parce qu'[ils pensent] que la crise syrienne est une révolution populaire», au lieu de se concentrer sur la lutte contre les terroristes de Daesh.

Or, selon le candidat à la primaire de la droite, la situation syrienne est «beaucoup plus compliquée» qu'une révolte contre les autorités, dans la mesure où le président Bachar el-Assad bénéficie toujours de soutiens forts au sein la population du pays. «Tant que l’on ne veut pas comprendre ça, on s’obstine à défendre des valeurs et des idées, qui se sont traduites pas quatre ans de guerre et par un massacre épouvantable», a déploré le député de la 2e circonscription de Paris.

L’Arabie saoudite et les monarchies du Golfe sont un des éléments du problème syrien

Pour rectifier le tir autant que possible, l'auteur du tout nouvel ouvrage Vaincre le totalitarisme islamique, publié fin septembre, a enjoint les nations occidentales à reconsidérer, entre autres, leurs rapports avec Moscou sur le dossier syrien. «On tient aujourd’hui un discours très dur et très accusateur à l’égard de la Russie [...] et en même temps, on est allié avec l’Arabie saoudite ou avec les monarchies du Golfe qui [constituent] un des éléments du problème», s'est-il indigné, avant d'ajouter qu'il était nécessaire de rassembler toutes les puissances capables de contrer la montée du «totalitarisme» djihadiste.

Situation de plus en plus critique en Syrie

La situation en Syrie s'est encore dégradée ces dernières semaines, après l'échec de la trêve négociée par la Russie et les Etats-Unis. Alors que les combats se sont intensifiés autour de la ville d'Alep, Washington a annoncé l'arrêt de sa coopération avec Moscou, soulevant des craintes concernant le durcissement de la politique occidentale vis-à-vis du gouvernement syrien.

Ainsi, la diplomatie russe a déclaré que la suspension de cette coopération serait «un cadeaux aux terroristes» et servirait seulement les intérêts américains de renversement du régime.

Lire aussi : François Fillon : «Nous devons revoir nos relations avec l'Arabie saoudite et le Qatar»

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L’hystérie à l’ONU trahit les sponsors occidentaux de la terreur

Publié le par Felli Bernard

Samantha Power, une des harpies US, à la tribune de l’ONU
Samantha Power, une des harpies US, à la tribune de l’ONU

L’hystérie à l’ONU trahit les sponsors occidentaux de la terreur

Par Finian Cunningham – Le 27 septembre 2016 – Source Strategic-Culture

L’hystérie et le cabotinage au Conseil de sécurité des Nations Unies de trois membres permanents, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, équivalaient à un aveu signé. Ironiquement, on peut imaginer comment s’exprimerait une telle confession : «Nous, les membres profondément vexés affichons ici grossièrement notre mécontentement de voir détruits les terroristes que nous parrainons secrètement en Syrie pour un changement de régime

C’est ainsi que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, se sont vulgairement affichés avec leurs représentants, fulminant contre la Russie des accusations sensationnalistes non fondées, l’accusant de commettre des crimes de guerre. À l’intempérance a succédé une crise de rage et le départ précipité des trois membres qui avaient initialement convoqué la réunion du Conseil de sécurité.

Plus tard, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, a fustigé l’attitude impérieuse du trio occidental comme une «inacceptable» violation du protocole diplomatique.

Pendant le week-end, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont affirmé que la Russie, en «partenariat» avec son alliée la Syrie, a perpétré des crimes de guerre suite à la rupture du cessez-le feu qui avait été déclaré le 12 septembre.

Comme d’habitude, l’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power excella dans l’hystérie et le cabotinage. «Ce que la Russie est en train de faire n’est pas du contre-terrorisme. C’est de la barbarie», a déclaré une Power stridente, dopée au vitriol.

La responsable américaine a même laissé entendre qu’elle aimerait désormais voir la Russie éliminée des membres du Conseil de sécurité. «La Russie dispose d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Ceci est un privilège et une responsabilité. Pourtant, en Syrie et à Alep, la Russie abuse de ce privilège historique».[Quid du même privilège dont les US abusent pour protéger Israël ? NdT]

Cet hubris délirant est à couper le souffle, quand il vient d’une fonctionnaire du pays qui bombarde actuellement sept nations (la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, le Pakistan, la Somalie et le Yémen) et qui en a détruit des dizaines d’autres au cours des dernières décennies, avec des millions de morts parmi les civils.

L’ambassadeur britannique Mathew Rycroft a ajouté son grain de sel au dénigrement de la Russie disant que «le Conseil de sécurité doit être prêt à assumer ses responsabilités». Il a accusé la Russie d’avoir lâché «l’enfer sur Alep».

L’offensive rhétorique américaine, britannique et française, concertée, contre la Russie suggère que ces trois puissances se battent pour un objectif sans précédent. Peut-être, en délégitimant la Russie à travers un processus médiatique de criminalisation, les États occidentaux ont-ils l’intention de passer outre au veto du Conseil de sécurité afin de se donner un mandat pour une intervention militaire à grande échelle en Syrie – sous la couverture bien élimée de la «protection des droits humains».

Il est incroyable que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France – en connivence avec les médias de l’Ouest – continuent à blâmer la Russie pour l’attaque contre un convoi d’aide des Nations Unies à Alep, la semaine dernière. Le ministre des Affaires étrangères de Grande-Bretagne Boris Johnson a déclaré à la BBC que la Russie «peut avoir commis un crime de guerre». Cette allégation est faite en dépit du manque de preuve pour accuser la Russie ou les forces syriennes.

La Russie et la Syrie ont réfuté toute implication dans ce sabotage mortel, et même les organismes d’aide des Nations Unies et du Croissant-Rouge syrien arabe ont refusé de blâmer la Russie ou les forces syriennes.

En vérité, les faits sont plutôt révélateurs d’un certain type d’incident de propagande sous fausse bannière mené par des militants anti-gouvernementaux soutenus par l’étranger. On peut à juste titre soupçonner la vidéo de l’attaque du convoi d’aide – qui constitue la base des revendications occidentales ultérieures – fournie par les douteux Casques blancs, également connus sous le nom de défense civile syrienne. Ce groupe travaille en étroite collaboration avec al-Qaïda, lié à Alep Media Center, et a été impliqué dans la fabrication d’atrocités pour salir les forces gouvernementales d’Assad. Fait révélateur, le Casque Blanc volontaire qui a été filmé la semaine dernière, commentant l’attaque du convoi d’aide, a depuis été identifié par les patriotes syriens comme un militant armé de l’une des brigades terroristes affiliées à al-Qaïda.

Nous pouvons donc en déduire que les allégations occidentales de «crimes de guerre» contre la Russie sont non seulement fausses, mais aussi des accusations provenant de source terroristes qui sont colportées par les gouvernements occidentaux et les médias dans une tentative désespérée de calomnier la Russie.

L’escalade des revendications des médias occidentaux démontre une opération d’agression psychologique massive pour orienter le récit vers l’idée d’une Syrie et d’une Russie crapuleuses et illégitimes. L’essentiel des rapports des médias occidentaux au sujet de la reprise des combats autour de la ville du nord d’Alep identifie invariablement la source d’information par un : «selon les militants». Ces «militants» pourraient être les artistes de la propagande que sont les Casques blancs ou les groupes terroristes eux-mêmes. Mais les médias occidentaux et les gouvernements citent ces sources non vérifiées pour diffuser leurs chiffres sur les «morts civils» et «les munitions prohibées» prétendument utilisées par les forces aériennes syrienne et russe. Ceci fait s’élever la collusion occidentale avec les terroristes à une toute nouvelle échelle.

La récente bordée des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France à l’ONU est le signe d’un effort politique coordonné par ces pouvoirs pour entraver l’intervention militaire, par ailleurs réussie, de la Russie en Syrie. Non seulement l’intervention de la Russie a réussi à empêcher militairement le changement de régime ourdi secrètement par l’Occident en éliminant ses sbires terroristes, mais la participation de la Russie en Syrie a également eu du succès dans la guerre médiatique internationale en exposant la véritable culpabilité des puissances occidentales dans leur sale guerre contre la Syrie.

Avec une arrogance incroyable, ce trio occidental bombarde la Syrie illégalement depuis deux ans avec des frappes aériennes et entretient des liens secrets avec les insurgés qu’elle arme tout aussi illégalement. Dans une interview télévisée récente sur France 24, le 25 septembre, le ministre des Affaires étrangères turc Mevlüt Cavusoglu a également confirmé que les forces spéciales des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France étaient en action dans le nord de la Syrie, soi-disant pour aider les «rebelles modérés» à lutter contre les groupes terroristes du genre al-Qaïda. Tout cela revient à une violation flagrante de la souveraineté syrienne par les puissances de l’OTAN et justifie une poursuite légale contre l’agression étrangère.

L’offensive médiatique occidentale contre la Russie arrive également une semaine après que les aviations américaine et britannique ont massacré 62 soldats de l’armée syrienne à la base aérienne près de Deir ez-Zor, ce qui a conduit à la rupture du cessez-le-feu deux jours plus tard.

Pourtant, l’Occident a réussi à escamoter ce crime de guerre après l’avoir rapidement poussé aux oubliettes en évoquant un «accident».

L’ambassadrice américaine Samantha Power était incandescente lorsque la Russie a appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité sur l’atrocité de Deir ez-Zor le 17 septembre. Elle a dénigré les préoccupations russes les qualifiant d’«acrobaties cyniques».

Comme pour venger l’audace russe d’avoir mis la honte aux Américains, les États-Unis et leurs alliés occidentaux ont répliqué avec leur propre réunion «d’urgence» alléguant des «crimes de guerre» de Moscou la semaine suivante. Mais, comme déjà noté, la seule «preuve» que l’Occident présente est un ouï-dire de «militants» anonymes qui agissent probablement comme moyen de propagande pour les groupes terroristes.

L’ambassadeur syrien Bachar al Jaafari a rappelé au Conseil de sécurité des Nations unies qu’il s’agissait d’une prérogative légale et constitutionnelle de son pays de défendre la nation syrienne et de vaincre les militants armés présents illégalement sur son territoire.

Plutôt que de montrer au représentant de la Syrie un minimum de respect, les responsables américain, français et britannique ont pris d’assaut la réunion du Conseil de sécurité – comme Samantha Power l’ambassadrice américaine l’avait fait la semaine précédente lorsque Vitaly Chourkine, ambassadeur russe à l’ONU, s’adressait aux médias au sujet du massacre de Deir ez-Zor.

Suite à la dernière comédie du cessez-le dans laquelle les «rebelles modérés», parrainés par les Occidentaux, étaient manifestement impossibles à distinguer des groupes terroristes, la Syrie, la Russie, l’Iran et le Hezbollah ont le droit de lancer une nouvelle offensive pour enfin mettre un terme à cette guerre secrète alimentée de l’étranger pour le changement de régime. Les gants sont retirés. Il le fallait.

Et alors que l’armée des brigades terroristes mercenaires de l’Ouest est en cours d’élimination de ses dernières positions à Alep, les cerveaux occidentaux cachés derrière la guerre secrète sont de plus en plus désespérés.

Le désespoir de voir le projet de changement de régime échouer en Syrie pourrait déclencher une guerre entre les puissances de l’OTAN et les alliés de la Syrie, y compris la Russie. C’est un danger très réel, en particulier avec la Turquie, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France étendant actuellement leurs opérations militaires dans le nord de la Syrie.

Une chose est sûre cependant. Washington et ses complices vont accélérer l’hystérie médiatique et la diffamation contre la Syrie et la Russie. Attendez-vous à des crises plus histrioniques à l’ONU et à un tir barrage de «tragédies humanitaires» – de la part des trois membres permanents du Conseil de sécurité qui ont, en premier lieu, apporté l’enfer de la catastrophe en Syrie.

Finnian Cunningham

Par Finian Cunningham – Le 27 septembre 2016 – Source Strategic-Culture

Par Finian Cunningham – Le 27 septembre 2016 – Source Strategic-Culture

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François Fillon invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC

Publié le par Felli Bernard

François Fillon invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC

François Fillon invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC

30 septembre 2016

François Fillon était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC. Il répondait ensuite aux questions des auditeurs.

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Le projet de loi « Préférence étrangère et tyrannie gauchiste » en discussion au Parlement

Publié le par Felli Bernard

Le projet de loi « Préférence étrangère et tyrannie gauchiste » en discussion au Parlement

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Le projet de loi « Préférence étrangère et tyrannie gauchiste » en discussion au Parlement

1 octobre 2016 | Exclusivité Polémia

André Posokhow, consultant pour Polémia

♦ Le 6 juillet dernier l’Assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi « Egalité et citoyenneté » dans l’indifférence complète de l’opposition et de l’opinion.

Ce texte, hétéroclite au premier abord, est en fait particulièrement dangereux pour notre liberté et pour notre identité. Il a pour objectif de nous contraindre d’accepter, au nom de l’égalité et des « valeurs de la République » socialiste, l’installation définitive des allogènes qui déferlent sur notre pays depuis des décennies, grâce à un service civique généralisé et à la mixité ethnique dans le logement.

Surtout, faisant suite aux textes liberticides imposés aux Français : Pleven et Fabius-Gayssot, il plante des clous supplémentaires dans le cercueil de la Loi de 1881 sur la liberté de la presse. En cela il valide juridiquement le « Plan d’action contre le racisme et l’antisémitisme » de l’occupant de Matignon.
Les motivations affichées : égalité réelle et fraternité, mais la liberté est piétinée

Le texte de loi se veut la traduction des propos indignes tenus par Valls qui avait évoqué un « apartheid territorial, social et ethnique » quelques jours après les attentats de janvier 2015.

Il veut répondre à l’ambition d’une « France engagée, au service des valeurs de la République », c’est-à-dire de celles de la gauche et de l’extrême gauche. Il est symptomatique de constater que ces idéologues mettent la France, notre patrie bimillénaire, au service de ce que, eux, ils appellent la République.

Avec ce projet de loi, les gauchistes veulent un pays plus fraternel qui tendrait vers plus d’égalité réelle et ils sont déterminés à brimer les libertés qui pourraient constituer un obstacle.

L’enterrement de la liberté de la presse/ Un « Plan d’action contre le racisme et l’antisémitisme » liberticide

La lettre d’information Faits & Documents a enquêté sur le « Plan d’action contre le racisme et l’antisémitisme 2015-2017 » mis en œuvre par un préfet, Gilles Clavreul, véritable commissaire politique. Celui-ci a été nommé en novembre 2014 à la tête de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) placée directement sous l’autorité du premier ministre.

Ce plan constitue une machine de guerre idéologique et répressive déclinée en 40 « actions » et dotée de 100M€ (l’argent de nos impôts) sur 3 ans. C’est la Dilcra qui a lancé en mars dernier l’indigne campagne de propagande en boucle à la télévision « TousUnisContrelaHaine ».

Mesure phare, l’ « Action 31 » vise à modifier la loi sur la liberté de la presse par une « intégration de la répression des discours de haine au droit pénal » et a été introduite discrètement dans le projet de loi « Egalité et citoyenneté » (voir F&D n°418).

Egalité réelle et tyrannie

L’article 37 durcit la répression des délits de provocation, de diffamation et d’injures racistes ou discriminatoires (orientation sexuelle) figurant dans la loi de 1881, en ajoutant pour ces délits une peine complémentaire de stage de citoyenneté désormais nommé « stage d’apprentissage des valeurs de la République et des devoirs de citoyen », en doublant la peine des injures racistes ou discriminatoires et en excluant l’excuse de la provocation. Un quidam qui se ferait traiter de sale Français, a intérêt à peser avec soin les termes de sa réponse !

L’article 38 modifie le Code pénal afin d’alourdir et de généraliser les circonstances aggravantes de racisme et d’homophobie à l’ensemble des crimes et délits. En l’occurrence les textes ne mentionnent plus la race mais des raisons racistes puisque la notion de race ne peut pas s’appliquer à des êtres humains.

Le Monde indique que d’autres amendements ont été proposés en cours d’examen comme celui porté par l’ex-ministre et élu socialiste de la Guadeloupe Victorin Lurel qui a fait voter l’élargissement des sanctions prévues en cas de propos négationnistes (un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende) aux propos niant ou faisant l’apologie de la traite négrière et de l’esclavage. On ne sait pas si ces sanctions s’appliqueront à ceux qui rappelleront l’esclavage pratiqué par les Barbaresques dans le monde méditerranéen pendant des centaines d’années.

Les constitutions de partie civile du chef d’apologie de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité sont étendues à toutes les associations de victimes de crimes de guerre ou contre l’humanité.

Enfin rien n’est prévu contre toute parole ou acte de haine à l’égard de la France et des Français. Mais qu’attendre d’autre d’un donneur de leçons naturalisé de fraîche date ?

Le volet citoyenneté et émancipation de la jeunesse : un embrigadement ?

Le projet de loi veut mettre les jeunes au service de l’intérêt général :

–Généralisation de la réserve citoyenne devenue réserve civique tout au long de la vie qui permettra à tout citoyen de s’engager ponctuellement au service de l’intérêt général. La réserve civique peut comporter des sections spécialisées ;

–Extension du service civique dans d’autres domaines, par exemple les services d’incendie et de secours et les organismes HLM. Le texte ouvre la possibilité à l’Etat d’autoriser à titre expérimental la création d’un service civique universel d’une durée de neuf mois répartie en deux périodes distinctes ;

–Création d’un congé d’engagement qui permettra à tout dirigeant associatif de prendre un congé non rémunéré de six jours maximum par an.

L’espoir des socialistes est de faire coup double : lutter contre le désœuvrement du chômage que leur politique favorise et mettre la masse des jeunes, notamment allogène, de leur côté. La réserve citoyenne avait pour objet de fournir à l’armée de métier des renforts en cas de coup dur. Dans le cadre du projet de loi, toutes les dérives, en particulier celle d’une milice politique, sont envisageables, d’autant plus que le texte prévoit que les réfugiés pourront y accéder, dans une « première marche vers l’insertion ». Enfin, il faut noter la faveur dont jouissent les associations dont certaines fournissent un appui décisif en faveur de la grande mutation biologique.

Le volet mixité sociale et égalité des chances : vers la mixité ethnique

Ce volet se tourne résolument, si besoin était, vers le logement pour satisfaire les fantasmes des socialistes du vivre-ensemble.

–Principe fondamental : toutes les catégories de ménages demandeurs d’un logement social doivent bénéficier d’une « égalité de chances » pour accéder à tous les secteurs géographiques dans lesquels ce parc est présent. Cela laissera peut-être une chance aux ménages des Français de souche ;

–Mixité favorisée par l’occupation du parc social, et plus spécialement par les attributions de logements sociaux pour lesquelles le niveau intercommunal sera privilégié au détriment des maires des communes ;

–Renforcement des contraintes de la loi SRU et obligation pour les collectivités territoriales de consacrer au moins 25% des logements sociaux qui leur sont réservés aux ménages prioritaires ;

–25% des attributions réalisées hors quartiers prioritaires de la politique de la ville devront bénéficier à des ménages appartenant aux 25% des demandeurs ayant les ressources les plus basses. Cela veut dire imposer la présence de familles fraîchement immigrées à la population française au détriment de sa liberté fondamentale de choix de son cadre de vie ;

–Possibilité pour les bailleurs sociaux de différencier les loyers selon les secteurs ou au sein des immeubles pour favoriser la mixité sociale. C’est proprement monstrueux. Concrètement, les loyers seront modulés pour favoriser l’implantation de familles allogènes à très faible revenu, à côté de Français qui paieront le loyer plein ;

–Possibilité pour le préfet de délivrer des autorisations d’urbanisme dans les communes qui ne respecteraient pas les critères de la loi SRU en matière de logements sociaux ;

–Ah, n’oublions pas ! Le projet de loi donne la possibilité au premier ministre de légiférer par ordonnances pour modifier comme il l’entend le Code de la construction et de l’habitat.

Ainsi l’idéologie gauchiste, l’arbitraire, la dépossession des pouvoirs des maires, le mépris du cadre de vie des Français et l’autoritarisme constituent les principes de ce volet dédié au logement et destiné à imposer la mixité ethnique et le métissage.

L’égalité réelle : élargir et pérenniser la préférence étrangère

Selon le texte de loi, la fonction publique doit s’ouvrir à une plus grande diversité de profils et de compétences. A ce titre, il ouvre plus largement la voie d’accès dite du troisième concours pour les candidats ayant acquis une expérience dans le cadre d’une activité professionnelle ou associative ou d’un mandat d’élu local.

Cette porte ouverte à toutes les dérives de la préférence étrangère s’étend aux domaines de l’emploi, de l’éducation, de la protection sociale et de l’accès aux biens et services au nom de la lutte contre les discriminations. Mieux : le CSA doit veiller à ce que la « diversité » de la société française soit représentée dans les médias audiovisuels.

En définitive

Les buts électoralistes de la loi « préférence étrangère et tyrannie gauchiste » sont évidents et même Le Monde n’est pas dupe :

« A moins d’un an de l’élection présidentielle, ce projet de loi est aussi la dernière occasion pour les parlementaires socialistes d’envoyer un signal marqué à gauche et de rassembler toute la majorité pour clore une législature minée par les divisions et l’amertume. »

Mais les objectifs de fond ne sont pas là. Tout le monde pense que Hollande et son gouvernement en place sont désemparés face aux sondages dus à leur échec en termes d’économie, de finances et de sécurité. En réalité, ils s’en moquent et leur refus de lutter efficacement contre le terrorisme comme l’arrogance de Cazeneuve face à la commission d’enquête sur les attentats le montrent clairement.

Dans leur esprit, le quinquennat constitue une réussite car les véritables objectifs pourraient avoir été largement atteints en 2017 : détruire la nation et la société françaises, les dissoudre dans une grande mutation démographique et imposer leur « République » mondialiste, libertaire, multiculturelle et tyrannique au sein de laquelle la liberté d’expression, déjà bien atteinte, aura disparu. Le projet de loi en cours de discussion constitue une étape décisive de cette marche vers un totalitarisme gauchiste.

André Posokhow
Consultant pour Polémia
2/08/2016

Correspondance Polémia – 1/10/2016

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Le pape accuse les manuels scolaires français de propager la « théorie du genre »

Publié le par Felli Bernard

PAPE FRANCOIS
PAPE FRANCOIS

Le pape accuse les manuels scolaires français de propager la « théorie du genre » + en colère Vallaud-Belkacem répond au pape !

Selon le pape, ce père de famille catholique a raconté comment son fils, interrogé pendant un repas de famille sur ce qu’il voulait faire plus tard, lui avait répondu : « Etre une fille. » Selon les mots du pape François :

Lire aussi : Le pape François dénonce l’enseignement du genre aux enfants

Pour le chef de l’Eglise catholique, « avoir des tendances homosexuelles ou changer de sexe est une chose », mais « faire un enseignement dans les écoles sur cette ligne » en est une autre. Il s’agit là d’une volonté de « changer les mentalités », d’une « colonisation idéologique », a estimé le pape, qui avait dénoncé, samedi à Tbilissi, la « théorie du genre » comme l’un des aspects d’une « guerre mondiale pour détruire le mariage ».

La « théorie du genre » est l’expression utilisée par une part de la société qui s’inquiète des études et enseignements ouvrant à une perception nuancée des différences entre les sexes.

Interrogé sur l’attitude à avoir avec les personnes homosexuelles ou transsexuelles, le pape François a cependant répété qu’elles devaient être accueillies, accompagnées et aussi intégrées que possible. « J’ai accompagné des personnes avec des tendances, des pratiques homosexuelles, je les ai rapprochées du Seigneur. Certaines ne peuvent pas, mais je ne les ai jamais abandonnées », a-t-il assuré.

Lire aussi : François, un pape iconoclaste mais prudent

Le pape a raconté avoir reçu une lettre d’un Espagnol lui racontant comment il avait décidé de changer de sexe pour devenir homme. « Il s’est marié, a changé d’état civil et m’a écrit cette lettre pour me dire que ce serait une consolation de venir me voir avec sa femme. Je les ai reçus », a-t-il raconté.

« La vie est la vie et les choses doivent se prendre comme elles sont », a-t-il ajouté. « Ne dites pas que le pape sanctifiera les trans, je vois déjà les titres des journaux, a précisé Jorge Bergoglio. C’est un problème moral qui doit se résoudre comme on peut, mais toujours avec miséricorde. »

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