Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

BHL se prend pour le porte-parole des peuples européens

Publié le par Felli Bernard

BHL se prend pour le porte-parole des peuples européens Union Européenne

Union EuropéenneTribune

  • David
  • 11 août 2014
  • 59

Mots-clés : BHL, Empire, Europe, Poutine, révolution, Russie

Le 7 août 2014, Bernard-Henri Lévy était invité sur la chaîne ukrainienne "Chanel 1". Dans un entretien de 20 minutes, le "philosophe" était interrogé sur sa rencontre avec Petro Porochenko ainsi que sur sa pièce "Hôtel Europe" et sa lecture à l’Opéra National d’Odessa le 8 août 2014.

Je soutiens l'Agence Info Libre

Commentaires récents
  1. Dissidence 11 août 2014, à 17:06 {jo dalton 13 août 2014, à 09:25

    Il joue une pièce de théâtre là c'est pas possible. Quel guignol!!

    1. {

      j'hallucine quand il dit qu'il parle au nom du peuple européen . en plus quelle mauvais acteur

  2. ben 11 août 2014, à 17:22 {

    B H L .... s il te plaît ! Arrête. Déjà en Libye tu as fait ton cinéma en faveur de la guerre. S il te plaît va te coiffer et à partir d aujourd hui parle en ton nom tu ne nous représentes PAS DU TOUT.
    Vive la paix.
    http://www.dailymotion.com/video/xhdrv8_l-appel-de-bhl-depuis-benghazi-libye-en-direct-sur-tf1-au_news

  3. Anonyme 11 août 2014, à 17:25 {

    Heureusement que nous avons notre MODESTE porte-parole qui, incapable de représenter l'opinion des Français se gargarise de représenter l'opinion des européens.
    https://www.youtube.com/watch?v=-pGTU-t_Duw

  4. Mmicha 11 août 2014, à 17:28

    scandaleux ce qu'on entend

BHL agent de son propre spectacle.

Voir les commentaires

Revoilà les Chrétiens d’Orient !

Publié le par Bernard Felli

Revoilà les Chrétiens d’Orient !

Revoilà les Chrétiens d’Orient !
http://ombre43.over-blog.com

Voir les commentaires

Revoilà les Chrétiens d’Orient ! - Ombre43.over-blog.com

Publié le par bernard felli

Voir les commentaires

Revoilà les Chrétiens d’Orient !

Publié le par Felli Bernard

Revoilà les Chrétiens d’Orient !
Par Ahmed Halfaoui

mercredi 13 août 2014, par Comité Valmy


Revoilà les Chrétiens d’Orient !

La population chrétienne irakienne comprenait près d’un million et demi d’individus. C’était avant que la Barbarie, représentée à l’époque par les Bush, père puis fils, ne s’abatte sur l’Irak. Ils étaient là depuis 2000 ans à être chez eux et ont traversé toutes les péripéties et violences de l’histoire, sans songer à quitter leur pays, sous quelque forme de pouvoir que ce soit. Et puis, grâce à la " démocratisation " menée par la machine de mort étatsunienne, ils ne sont plus que 500.000 à y vivre dans les pires conditions qu’ils aient subies.

C’est alors que, M. Alain Juppé, exministre des affaires étrangères français, a publié un texte intitulé " Les Chrétiens d’Orient et les Printemps Arabes " (La Croix du 28 janvier 2012). L’ex-ministre parlait en leur nom. Il a dit, entre autre, ceci : " depuis des siècles, la France est investie d’une mission particulière à l’égard des chrétiens d’Orient. Elle ne s’y dérobera pas ". Une réponse lui a été faite par Rif’at Bader, prêtre du Patriarcat Latin de Jordanie, où il lui rappelle que " le problème majeur, est la question palestinienne et la possibilité des fidèles d’arriver au Lieux Sacrés " et lui demande ce " que fait l’Europe quand une personne de Bethléem est empêchée d’arriver au Saint-Sépulcre qui est à moins de dix kilomètres de sa maison ? ".

Un mois auparavant, son successeur au poste, M. Laurent Fabius fait une déclaration à Marrakech qui fait tourner les sangs aux Chrétiens d’Orient. C’était lors de la conférence des "amis de la Syrie" qui se tenait dans cette ville, le 12 décembre 2012. Une quinzaine de chrétiens syriens, parmi les rescapés des massacres et des déplacements de populations de 2013, à Homs et à Maaloula, rejoints par des victimes alaouites de Lataquieh, ont porté une plainte en pénal contre lui et ont demandé réparation à l’État français, dans une lettre adressée le 26 mars 2014 à son Premier ministre.

Le ministre fustigeait les Etats-Unis qui avaient inscrit le " Front Anosra " sur leur liste des organisations dites terroristes et considérait que, sur le terrain, " il faisait du bon boulot ". Il changera d’avis un peu tard, pour booster ses protégés " modérés ". Mais quand il défendait et soutenait Anosra, celui-ci a fait du " bon boulot ", dont des conversions de force et des massacres sur les Chrétiens.

Rappelons aussi, qu’en Libye, après la " révolution " de l’OTAN, il y a eu la destruction, des tombes des soldats britanniques enterrés depuis plus de 72 ans. Après tout cela, quand la France officielle par un communiqué commun des ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve, déclare être prête pour les chrétiens d’Irak " à en favoriser l’accueil (…) au titre de l’asile ", on ne peut s’empêcher de relever son cynisme.

Le Front National, n’ayant pas d’état d’âme quand il manifeste sa xénophobie, vient, en outre, d’avoir une réaction où il considère que ce sont "des centaines de milliers de gens qui fuient la guerre civile et les persécutions et qui ne rêvent que d’une chose, venir en Europe pour s’y installer " et que "la France ne peut plus recevoir d’immigration", vient attirer l’attention sur la ségrégation manifeste qui est faite à l’égard des victimes.

Finissons par un extrait de cette lettre écrite, le 2 août 2014, par le journaliste palestinien Wissam Abdallah à François Hollande : "Vous voulez vider l’Orient de ses Chrétiens non pas dans leur intérêt, mais dans l’intérêt d’Israël, pour qu’elle établisse son état juif et qu’elle ne soit plus entourée que par de petits états religieux qui en légitimeraient alors l’existence. Si vous craignez pour nous (les chrétiens NDLR), pourquoi donc ne combattez-vous pas les groupes terroristes djihadistes ?"

Ahmed Halfaoui

Mercredi 13 août 2014

Revoilà les Chrétiens d’Orient !

Voir les commentaires

Elections, piège à cons ? Michel Onfray

Publié le par Bernard Felli

Elections, piège à cons ? Michel Onfray

Elections, piège à cons ? Michel Onfray
http://ombre43.over-blog.com

Voir les commentaires

Elections, piège à cons ? - Ombre43.over-blog.com

Publié le par bernard felli

Voir les commentaires

Elections, piège à cons ?

Publié le par Felli Bernard

mercredi 13 août 2014

Elections, piège à cons ? Michel Onfray

Aujourd’hui on se moque bien des avis de la base. A rebours de ce qu’elle prétend, la classe politique ne l’entend ni ne l’écoute, mais tâche par ses consultations de lui donner l’illusion qu’elle escompte. En fait, on l’a néglige, on la méprise et, en plus, on lui demande le silence.

Les élections sont désormais une farce qui singe l’idéal démocratique, elles laissent croire à la vérité d’un mécanisme pourtant cassé depuis longtemps. Elles sont des parodies qui se servent des grands mots – Démocratie, Peuple, Nation, République, Souveraineté -, mais qui cachent mal le cynisme des gouvernants : il s’agit pour eux d’installer et de maintenir en place une tyrannie soft qui produit un homme unidimensionnel – le consommateur abruti et aliéné – comme jamais aucune dictature n’a réussi à en produire…

Piège à cons, ces élections le sont car on sait bien avant les résultats que l’on aura bientôt unprésident libéral. Peu importe qu’il provienne de la droite ou de la gauche : le libéralisme est toujours de droite. Quid, donc, des leçons de ces élections ? L’abstentionnisme considérable, le mépris des votes blancs ou nuls (soit, avec ces deux options, la moitié des électeurs…) ; la profusion de petits candidats protestataires, l’indigence de la plupart de leurs programmes; la démobilisation du second tour à cause du mépris pur et simple des désirs émis au premier, le désintérêt lorsqu’il ne reste plus qu’à choisir entre la peste et le choléra – voilà l’étendue des dégâts.

Une fois le président élu, les hommes de parti, droite et gauche confondues, replieront dans leurs bagages de magicien cette machinerie électorale coûteuse, démagogique, méprisable et méprisante, ce théâtre qui absorbe l’énergie médiatique, intellectuelle, culturelle, politique pendant des mois et des mois. Une fois dégrisés, il nous restera à découvrir les conséquences de ces parodies électorales : l’impuissance des gouvernants crispés sur la seule gestion libérale du politique générera comme convenu les violences urbaines, les manifestations dans les rues, les revendications catégorielles, elle créera un boulevard pour les démagogues à même de cristalliser ces désespoirs. Situation idéale pour fomenter des guerres civiles ou des régimes autoritaires. »

Michel Onfray (La philosophie féroce)

Diktacratie

Posté par Nadmiiiz à 17:51 - Mensonges et Politique - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : démocratie, manipulation, politique, société, élections

0

Elections, piège à cons ?

Voir les commentaires

Le F-35, la machine pour dominer le monde, Made In...

Publié le par Bernard Felli

Le F-35, la machine pour dominer le monde, Made In...

Le F-35, la machine pour dominer le monde, Made In USA
http://ombre43.over-blog.com

Voir les commentaires

Le F-35, la machine pour dominer le monde, Made In USA. - Ombre43.over-blog.com

Publié le par bernard felli

Voir les commentaires

Le F-35, la machine pour dominer le monde, Made In USA.

Publié le par Felli Bernard

Le F-35, la machine pour dominer le monde, Made In USA.

La
spirale vicieuse dans lequel le programme s’est enfoncé ne devrait pas le
remettre en cause, et le désormais célèbre adage « too big to fail » (trop gros
pour échouer) n’en est pas la seule raison. Au terme de notre analyse, vous
allez comprendre que les dépassements de coûts à outrance ont même un effet
bénéfique dans la stratégie de dominance des États-Unis. Vous êtes sceptique ?
C’est normal. Suivez le guide !

Sommaire:

1)
Un programme avant tout politique.

2)
Un échec technique programmé

3)
Une histoire de masse

4)
Un programme dont l’avion n’est pas la priorité?

5)
Une offre commerciale alléchante

6)
Mais des conditions désavantageuses

7)
Le F-35, un produit qui rend dépendant

8)
Comment les USA annihilent la concurrence


  • 1)
    Un programme avant tout politiqu
    e.

Le
programme F-35 est sur une pente délicate, personne ne peut le nier. Il est né
du besoin de toutes les armées américaines (USAF, US Navy et USMC) de remplacer
leurs flottes d’avions de combat respectives dans un contexte d’après-guerre
froide, où la doctrine du « tout technologique » (ou technologisme) était mise à
mal par le début du conflit en Afghanistan qui allait bouleverser les doctrines
occidentales et réorienter les acquisitions pour les 15 années qui
suivent.

Malgré
tout, une vision politique dictée par le pentagone imposera aux armées d’unir
leurs forces dans un programme dont le nom ne laisse place à aucun doute : le «
Join Strike Fighter ». Là encore, rien n’est laissé au hasard. Lorsque les états
majors des armées auront débloqué des lignes de crédit par milliards dans ce
programme, tout retour en arrière sera fortement compliqué. L’objectif est de
verrouiller le projet. Jamais aucun politicien ne sera suffisamment puissant et
influent pour menacer d’arrêter ce programme, sous peine de se mettre à dos
l’ensemble de l’armée, ainsi que son propre parti politique.

Car
c’est là une autre facette du complexe industriel militaire américain. Avec le
programme F-35, Lockheed Martin et ses principaux sous-traitants offrent du
travail dans plus de 90% des états. Ce n’est pas pour rien… La visée politique
est assez cynique, mais elle se résume ainsi. LM (Lockheed Martin) créé de
l’emploi dans un état, et obtient en retour le soutien politique des dirigeants
de cet état. Les gouverneurs, de leur côté, ne pourraient pas afficher les
moindres critiques sur le programme sans risquer de se mettre à dos l’opinion
publique qui prendra fait et cause pour l’entreprise qui donne du travail
qualifié et donc bien rémunéré, surtout en cette période de crise.

Ce
qui pourrait être un partenariat gagnant/gagnant est en réalité très vicieux, et
il explique en grande partie pourquoi aucun pouvoir politique n’osera remettre
en question ce programme.

Sur
la carte interactive présente sur le site officiel, vous
remarquerez que seuls cinq états (sur les 50 que compte les États-Unis) ne
profitent d’aucune retombée sur le programme F-35 : L’Alaska, Hawai, le Wyoming,
le Nebraska, et la Louisiane. Ce sont des états parmi les moins peuplés,
totalisant moins de 9 millions d’habitants, soit 3% de la population totale des
USA. En réalité ce n’est pas vraiment la population qui compte, mais le nombre
de grands électeurs par état. Mais le principe est là.


  • 2)
    Un échec technique programm
    é?

Techniquement, c’est une autre
paire de manches.Tout programme militaire
important débute par des discussions officieuses entre les fabricants et les
états-majors, une agence étatique d’armement (la DGA en France) et les
politiques. Les projets sont devenus tellement complexes que la mise en
concurrence via un appel d’offres sans discussion au préalable est devenue une
gageure. Il faut
mettre les besoins opérationnels des armées en adéquation avec les possibilités
techniques offertes par les constructeurs, et les moyens dont dispose
l’état.

Souvent,
les technologies qui seront utilisées sont à peine en cours de défrichage, et
l’état sera un soutien fort dans l’avancée de ce type de programmes. Un bon
avion de combat est la résultante de plusieurs facteurs, dont le plus important
n’est plus l’ingéniosité du bureau d’étude, mais un soutien politique piloté
intelligemment.

Au
lancement du programme JSF, tous les constructeurs de matériels de défense
aéronautique se sont alliés à deux concepteurs majeurs qu’est Boeing d’un côté,
et Lockheed Martin de l’autre. Ils présenteront respectivement deux
démonstrateurs technologiques, respectivement le X-32 et le X-35, qui seront mis
en concurrence. Autant être honnête tout de suite. Les design de ces
démonstrateurs sont très éloignés de prototypes d’essais, et encore plus
d’avions opérationnels. Ils serviront à valider les grandes lignes d’un concept
cellule/aérodynamique/moteur. Et déjà, les problèmes sont majeurs. Ce n’est pas
le meilleur des deux appareils qui sera retenu. Mais… Le moins pire. Le X32
connaîtra bien des déboires. La version à décollage court et atterrissage
vertical a démontré un énorme problème de conception, qui fait que le flux
généré par le réacteur est réinjecté dans le moteur via l’entrée d’air en raison
de la direction particulière du souffle près du sol.


























Ci-dessus,
le X32 original. Le concept, intéressant pour la variante STOVL et permettant,
sur le papier, d'atteindre des performances intéressantes, ne sera pas adapté à
la version embarquée. Ci-dessous, le concep
t modifié

L’aventure
du programme JSF prend un autre tournant, et en 2006, le premier prototype du
F-35 réalise son envol. Comme depuis récemment dans l’histoire de l’aviation
civile, la simulation informatique est tellement poussée, que Les architectes du
programme compteront sur la simulation informatique, poussée comme jamais
auparavant, pour lancer l’industrialisation de l’avion simultanément à son
développement, permettant ainsi de verrouiller les partenariats déjà signés
(nous y reviendrons plus tard).

L’énorme
impact de cette erreur n’en sera mesuré que bien plus tard. En 2014, plus de 100
appareils (108 livrés actuellement) ont déjà été construits. 14 avions de
présérie sont utilisés pour la phase de développement et d’essais en vol, le
restant étant versés dans les forces, pour le moment au bénéfice de l’USMC,
l’USAF, y compris quelques forces étrangères comme la RAF, la RAAF et la RNAF.
Pour le moment, tous les avions restent sur le territoire Américain, et les
opérationnels commencent à entraîner leurs pilotes et leurs personnels au sol.
La phase de développement n’étant toujours pas terminée, et les sévères
restrictions de vols font qu’ils ne sont que très peu utilisable, déjà dans un
rôle d'entraînement, et on ne parle pas encore d’une quelconque capacité
opérationnelle. Bien que leur utilité soit limité, il serait malvenu que des
appareils neufs et extrêmements chers soient stockés. On estime aujourd’hui à
plus de 8 milliards de dollars US la somme nécessaire à la modification des
avions construits, et ceux en dans un état avancé de production, à la lumière
des dernières avancées sur les programmes d’essais.

Le
document ci-dessous est le calendrier prévisionnel du programme, datant de
2003.

L’initial
operational capability (ou IOC, un capacité opérationnelle limitée) du F-35B
aurait dû être prononcé en 2010. Elle a été repoussée officiellement au dernier
trimestre 2015, mais les derniers documents annonçant un retard du développement
du block2B (le logiciel du système d’arme) de 15 mois poussent logiquement cette
date à 2016. Soit six années de retard sur le calendrier initial, en 12 ans de
développement. C’est beaucoup. Tellement même que si on suit la courbe logique
de l’avancée du programme, et selon certains experts, une pleine capacité
opérationnelle de l’avion n’arriverait pas avant… l’horizon 2030 ! (http://www.45enord.ca/2014/05/le-logiciel-du-f-35/)
bien que l’auteur soit un expert reconnu dans son domaine, tout avis personnel
doit être lu avec une certaine dose de réserve)

Les
concepteurs américains sont-ils devenus tout à coup inaptes à développer des
solutions technologiquement avancées ? De prime abord, la question pourrait se
poser, surtout après le semi-échec du programme F-22 et toutes les erreurs de
conception du F-35, dont l’épisode de la crosse appontage n’est qu’un des
nombreux exemples. Mais la faute ne vient pas directement des bureaux d’études.
Comme nous l’avons vu précédemment, les états-majors se sont liés pour établir
un cahier des charges commun. Mais sans discussions préalables de faisabilité.
Ce n’est pas un fait qui peut être prouvé via une source publique, mais une
constatation. Chaque armée a émis des souhaits qui sont venus grossir un cahier
des charges complexe, comme si on remplissait une liste au père
Noël.

Les
programmes multiarmées n’ont que très rarement fait des heureux. La plupart ont
été abandonnés, comme le F-111 pour l’US Navy. Jamais un appareil de combat
terrestre n’a pu, à notre connaissance, être efficacement converti en appareil
naval, sauf à débuter la conception d’un appareil pour les besoins d’une Marine.
De là à y ajouter la possibilité d’atterrir verticalement…

Les
rédacteurs de Portail-aviation.com ne sont pas des
experts en conception d’avions de combat. Mais nous sommes des observateurs
attentifs, et nous basons nos réflexions à la lumière de plusieurs exposés
d’experts, souvent contradictoires. Mais tous sont unanimes pour dire que le
challenge posé par la conception d’un avion commun et répondant aux besoins des
trois armées, “furtif”, avec une cellule de base étant capable révèle de pouvoir
atterrir verticalement ou d’opérer sur un porte-avion relève de
l’impossible.

Un
F-35B du Marine Corps survole l'USS W
ASP

L’avion
n’est clairement pas au point. Sa phase de développement n’est pas encore
terminée, mais nous savons déjà que dans les domaines liés aux “performances
pures” il sera à un niveau inférieur, voire franchement médiocre par rapport à
ses concurrents. Les performances ont été sacrifiées sur l’hotel d’une furtivité
toute relative qui tiendra qu’un temps face aux moyens de détection moderne. Le
principal avantage F-35 réside cependant dans l’avancée de ses capteurs, de la
fusion de données, et de la maîtrise de l’environnement qu’offrira son système
d’arme au pilote. Mais la prédominance technologique américaine sur ce sujet
n’est pas acquise, et aucun analyste ne peut affirmer que dans les 15 ans à
venir le F-35 sera vraiment l’avion de suprématie du champ de bataille. Il n’est
déjà pas en service qu’il dépend du F-22 pour la suprématie aérienne, alors de
là à imaginer qu’il pourra subvenir aux besoins des forces alliés pour les 40 à
50 prochaines années, personnes n’osera émettre la moindre
hypothèse.

C’est
la première fois qu’un avion de nouvelle génération s'avère, "by design" , plus
lent, moins maniable, et doté de performances cinétiques inférieures à la
plupart des avions qu’il devra remplacer. Y compris le F-16, plus vieux de
quatre décennies !

Le
tableau est très sombre, et vous vous rappelez certainement que nous vous avons
annoncé que ce programme aura malgré tout des conséquences bénéfiques pour les
États-Unis. Jusque-là, plus vous avez avancé dans notre exposé, et plus les
choses vous paraissent obscures. Il est désormais temps de regarder l’autre face
de la pièce, et de prendre un peu de recul.

  • 3)
    Une histoire de mas
    se

Le
principal problème d’un avion, c’est sa masse. Les ingénieurs concepteurs jouent
en permanence sur le curseur qui doit en permanence rester équilibré entre les
capacités de l’avion, ses performances et son poids. Sauf qu’à cause des
spécifications demandées par chacune des armées US, l’avion a trois raisons de
prendre beaucoup de poids. L’USMC a besoin d’un avion à décollage court et
atterrissage vertical, où les équipements spécifiques pour attenindre cet
objectif sont évidemment très lourds. L’US Navy quand à elle, a besoin de les
faire atterrir sur porte-avion. La structure doit donc être modifiée en
conséquence, ainsi que les éléments hypersustenteurs et même la voilure, la plus
grande des trois versions. Spécification commune à l’US Navy et surtout à
l’USAF, il faut que l’avion soit discret, emportant son armement en soute. La
présence de cette soute à armement est responsable, à elle seule, d’un surpoids
estimé à 30%.

Par
conséquent, l’avion est gros. Très gros même. Pour ceux qui ont l’idée que le
F-35 est un chasseur léger, faussé par l’image d’un avion mono-réacteur, il
suffit de le comparer. Le F-35A, le plus léger des trois, affiche un peu plus de
13 tonnes sur la balance. C’est presque 500 kg de plus que… le F-15, LE chasseur
lourd de l’USAF d’ancienne génération (19 t pour le F-22), et tout de même 5
tonnes de plus qu’un des avions phare qu’il est censé remplacer, le F-16. Le
F-35C, avec 14 500 kg, n’a “que” 2.5 tonnes de moins que le F-14 Tomcat, célèbre
avion de supériorité aérienne à très longue distance et affichant des
performances assez incroyables dont serait bien incapable le F-35, mais dans ce
cas là, comparaison n’est pas raison.

Nous
terminerons avec le F-35B, version plus lourde de quelques dizaines de kg que la
version C, et qui doit remplacer l’AV8B Harrier II et ses 5 700 kg de masse à
vide… Outre le sursaut générationnel, les Marines vont devoir gérer dans les
hangars de leurs navires d’assaut, des avions trois fois plus
gros!

L'avion
est très rapidement jugé trop lourd. Il est allégé via un programme assez
spécial, où chaque ingénieur est rémunéré d'un bonus se montant à plusieurs
dizaines de milliers de dollars pour chaque livre (env. 500 grs) "gagnée", prime
qui sera plus que doublée afin d’atteindre les objectifs. Si le principe est
encourageant, le nombre de problèmes soulevés par l’allègement de l'avion sur la
fragilité de la structure est criant. La structure même de la cellule étant
impactée, cela a plusieurs effets néfastes à long terme. Pour s'assurer que
l'avion tiendra ses engagements dans la durée, les accélérations subies par la
cellule seront limitées, en imposant une restriction sur son nombre de G
maximum. Les restrictions de vol actuelles ne sont pas encourageantes pour la
suite.

Autre
façon d'endiguer ses problèmes de surpoids, pousser le moteur... Jusqu'aux
limites de la technologie. Là encore... Nouvelle cellule + nouveau moteur = le
carré des problèmes. La dernière interdiction de vol ayant été causée par un
incendie moteur. Et la précédente, suite à une fuite… toujours au niveau de la
motorisation.

  • 4)
    Un programme dont l’avion n’est pas la priorit
    é?

Il
est nécessaire de comprendre la chose qui suit quand on parle d’aéronautique de
défense, extrait d’un de nos articles parus précédemment :

Un
avion de combat ne sert pas qu’à faire la guerre. Comme le rappelle un rapport
rendu à l’Assemblée nationale d’une commission à la défense, citant elle-même un
rapport américain qui n’est plus tout jeune, mais toujours à propos
:

"Les
Américains ont bien compris cela : un rapport de la Maison-Blanche souligne
qu’un avion de combat met en jeu 17 technologies stratégiques sur les 22 qui
concourent au développement d’un pays. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à
dépenser beaucoup en ce domaine, même s’ils ont réduit légèrement leur budget,
ce qui les rend encore plus agressifs d’un point de vue
commercial."

En
prenant en considération que presque 80% des technologies stratégiques sont
développées grâce au secteur aérospatial de défense, la stratégie visant à
l’obtention d’une suprématie technologique totale est simple. Acquérir, et
maintenir les compétences, puis faire en sorte d’étouffer la
concurrence.

Avec
le programme F-35, les USA sont en passe d’arriver à leur fin, en se
débarrassant de leurs principaux concurrents potentiels. Mais comment ?! Grâce
au programme de partenariat international. La machine est d’une redoutable
efficacité.
































F-35B durant
une campagne d'essai à la m
er.

  • 5)
    Une offre commerciale alléchan
    te

Imaginez
que vous êtes un grand décideur politique dans votre pays. Vous êtes l’allié
des USA, et il y a de grandes chances pour que votre armée de l’air ait acheté,
il y a de nombreuses années, le célèbre F-16. Peu cher à l’achat, modernisé
jusqu’au dernier standard, vous avez une armée de l’air puissante, capable, et
vous permettant de jouer dans la cour des grands de ce monde. Mais vos avions
sont vieux et vous devez les remplacer. Vous avez même obtenu le droit de
fabriquer certains composants, et de vendre du service après-vente auprès
d’autres clients de cet avion, vous permettant quelques petits retours sur
investissement. Certes, loin de ce qui était promis au départ, mais quand
même…

Voici
que le même pays, pour remplacer votre avion vienne vous démarcher en disant
qu’il va vous vendre l’avion le plus technologiquement avancé, pour un prix très
abordable(1), grâce à l’effet de construction à grande échelle. Et qu’en plus,
vous pouvez participer au programme d’industrialisation. Si vous en achetez pour
10 milliards, le constructeur vous promet une bonne partie en retour sur
investissement, sous forme de travail de haute technologie pour votre industrie.
Il suffit juste d’avancer une somme pour devenir partenaire. Suivant que vous
décidez d’être partenaire de niveau un, deux ou trois, le chèque ne sera
évidemment pas le même. Vous aurez ensuite l’assurance d’utiliser le même avion
de combat que l’état le plus puissant du monde, ainsi que de tous ses alliés.
Ainsi, la place que vous vous serez faite sur la scène internationale sera
sauvegardée... pour au moins une trentaine d’années. Intéressant n’est-il pas ?
Ne mettez surtout pas de côté le volet diplomatique. Une fois que vous aurez
acheté un avion de combat à un pays, quel qu’il soit, vous serez entièrement
dépendant de lui pour le maintenir en service, l’améliorer, et même… l’utiliser.
À moins d’un transfert de technologie important, cher, et que de toute façon les
Américains se refuseront à vous donner, fussiez-vous un partenaire de rang
1.

Qu’offre
la concurrence ? À côté de tels arguments, ils peuvent aligner le meilleur avion
de combat de tous les temps que leur proposition ne sera même pas examinée, ou
alors pour jouer les lièvres et négocier les tarifs. S’aligner diplomatiquement
sur un pays n’étant pas une superpuissance est un risque à considérer, pour de
nombreuses raisons n’étant pas forcément liées à ce pays même, mais à la
superpuissance qui pourrait tirer des ficelles pour, au final, imposer ses
choix. De la vente forcée ? Si vous pensiez encore que la vente de matériel de
guerre suivait des règles…

(1)
Concernant
le prix du F-35. Promis au départ dans une fourchette de prix comprise entre 50
et 65 millions d’euros l’unité, les tarifs oscillent aujourd'hui entre 170 et
290 millions de dollars suivant les versions. Mais la promesse commerciale tient
toujours, étant donné que la production actuelle est toujours basée sur une
cadence faible. Si les prix sont effectivement amenés à baisser avec le
lancement d’une production en grande série (sans cesse repoussée), l’avion
restera de loin le plus cher de sa génération et dans sa
catégorie.

Si
vous vous placez du côté du vendeur, et à première vue, toutes les concessions
faites aux clients pourraient vous faire croire que l’offre est trop attractive,
et que la vente serait proche d’être faite à perte. Mais dans la réalité, c’est
loin d’être le cas.

Le dessin de l'avion, très futuriste sous certains angles, rend le F-35 très prisé par Holiwood, grâce à ce superbe cliché, on comprends facilement pourquoi.

  • 6)
    Mais des conditions désavantageus
    es

En
devenant partenaire du programme, le futur client paie pour obtenir le droit de
regarder ce qu’il se passe, éventuellement signer des contrats pour développer
des solutions « périphériques » pour l’avion. Mais en aucun cas, et, quel que
soit son niveau de partenariat, le client ne peut prendre une quelconque
décision sur n’importe quel aspect du programme.

Par
exemple, les cinq pays européens partenaires ont versé un peu plus de 4
milliards de dollars au titre de leur participation au programme de
développement. Juste à titre de comparaison, c’est presque la moitié de la somme
investie par la France pour la partie R&D du programme Rafale.

Depuis
quelques années, tous les contrats d’armement importants se discutent également
sur le plan des compensations industrielles. Il est illusoire d’espérer
décrocher un contrat de plusieurs milliards de dollars sans donner quelques
contreparties au client. Dans le cadre du programme de partenariat, l’offre est
alléchante, mais en réalité extrêmement limitée et à l’avantage des
USA.

Si
vous faites un tour sur le site officiel du F-35, et pour ce qui concerne les
retours sur investissement, vous vous apercevrez que les coûts sont toujours des
estimations. Ce n’est pas lié au fait que les coûts de production de l’avion ne
sont pas maitrisés, mais plutôt que ces contrats ne
sont pas garantis
!

Lockheed
Martin offre la possibilité aux industries du pays partenaire de fabriquer des
parties du F-35. Et voici comment cela se passe. Chaque année, un contrat de
production est négocié entre LM et son principal client. Le constructeur émet
alors plusieurs appels d’offres en direction de ces partenaires. Et celui qui
remportera le contrat sur telle ou telle pièces ou sous ensemble sera simplement
le moins-disant !

Imaginez-vous
toujours à la tête de votre pays. On vous a promis des retombées intéressantes
pour votre industrie. Certes, vous ne produirez qu’une toute petite partie de
l’avion, mais potentiellement, vous pouvez produire un petit équipement pour
plus de 3 000 appareils alors que vous n’en avez acheté que quelques dizaines.
Dans la réalité, pour assurer un plan de charge à votre industrie, vous devez
produire moins cher que votre voisin ! Votre industrie s’étant endettée en
achetant des équipements de production aux USA, vous ne pouvez vous permettre de
perdre trop d’argent, quitte à vendre à des prix les plus bas
possible.

Et
voilà comment l’industrie américaine a réussi un véritable tour de force. En
distillant des contrats sur des équipements non majeurs, le savoir-faire est
sauvegardé aux USA, mais également perdu dans les pays partenaires. De plus,
votre équipement de production leur rapporte déjà de l’argent, puisqu’ils sont
exportés avant que le premier avion ne soit construit. Autre avantage, avec les
appels à la concurrence, les partenaires tirent ensemble les prix vers le bas,
encore à leur détriment, et au bénéfice du constructeur et de son principal
client, les USA.

Au
final, le partenaire qui aura investi dans un outil de production, qui aura
également participé financièrement au programme de développement (SSD), sera
contraint et forcé de finalement acheter cet avion et de faire le moins de
vagues possible. Car sinon, son électorat pourrait lui reprocher cet énorme
gaspillage des ressources publiques.

  • 7)
    Le F-35, un produit qui rend dépenda
    nt

Comme
tout système d’arme évolué, l’acquisition d’un avion de combat lie le vendeur à
l’acheteur durant toute la durée pendant laquelle l’avion sera en service.
Jusque dans le milieu des années 80, le client avait toujours la possibilité,
avec peu de moyens techniques (tout est relatif) d’assurer lui même la
modification sur les avions qu’il avait achetés, dans une moindre mesure. C’est
ainsi que par exemple, l’Inde avait modifié le Mirage 2000 pour l’adapter à des
missions air-sol dans les confins de l’Himalaya, durant l’épisode du conflit de
Kargil. Avec les avions de nouvelle génération, l’efficacité de l’appareil ne
dépend plus seulement de ses performances, mais de son système d’arme. L’arrivée
de l’informatique embarquée, a engendré, grâce à la miniaturisation alliée à la
constante explosion de la puissance de calcul disponible, d’embarquer des
systèmes d’armes de plus en plus complexes. Avec la fusion des données des
capteurs, la complexification des logiciels est exacerbée. Chaque modification
ayant de possibles effets de bords sur des éléments transverses. Il n’est plus
possible aujourd’hui au client de maîtriser totalement l’avion dont il vient de
se porter acquéreur sans en connaître le fameux “code source”, c’est-à-dire
l’architecture du logiciel, son langage, ainsi que toute sa documentation. C’est
ce qu’on appelle le transfert de technologies.

En
prenant un exemple concret, imaginez que lors d’un conflit, les moyens de
renseignements détectent une nouvelle menace antiaérienne. Il faut alors
rajouter les éléments techniques de cette menace dans la bibliothèque de
détection de l’avion. Dans le cadre du programme F-35, les clients seraient, à
priori, en mesure de pouvoir le faire.

Pour
être plus efficace, il faudrait pouvoir programmer une réponse adaptée des
contre-mesures de l’avion face à cette nouvelle menace. Et là… Tout se
complique. Sans code source, on ne peut rien faire. Les USA se refusant à livrer
ces fameux codes, il faudra s’en référer à leurs services, et au passage obtenir
leur accord tacite de leur part pour modifier l’avion. En résumant, le pays
acquéreur du F-35 devra obtenir l’accord de la diplomatie américaine pour faire
la guerre contre un autre pays. Ce pays vient de perdre son indépendance
stratégique.

  • 8)
    Comment les USA annihilent la concurren
    ce

Au
début de cet article, nous vous révélions que l’augmentation scandaleuse du coût
de l’appareil offrait un avantage aux USA. À la lumière de toutes ses
explications, et maintenant que vous avez compris que le client (qui n’a en
réalité de partenaire que le nom) est totalement asservi à la volonté des USA.
Si donc l’avion coute bien plus cher que prévu, à l’achat et à l’entretien,
alors les clients seront obligés soit de payer plus cher, soit de réduire leurs
commandes. En prenant un peu de recul, on pourrait extrapoler en disant que
soit, ils auront moins d’argent à investir dans leur propre R&D, soit ils
achèteront beaucoup moins d’avions que prévu, et seront encore plus dépendants
stratégiquement des USA.

Considérons
maintenant le nombre de pays possédant l’ensemble des compétences permettant de
fabriquer un avion de combat. Ils ne sont pas bien nombreux. Les États-Unis
d’Amérique, la Russie, la Grande-Bretagne, la France, et l’Europe (en
coopération). D’autres pays sont en voie d’acquérir les compétences, tels
l’Inde, la Chine et le Japon.

Les
USA utilisent donc une stratégie d’étouffement des moyens de ses pays alliés.
Une fois que ces derniers auront perdu les moyens technologiques de concevoir
des avions de combat, ils perdront également une source importante d’avancées
technologiques de premier ordre, une capacité stratégique dans l’innovation de
l’industrie du pays tout entier.

Le
cas de la Grande-Bretagne, seul partenaire de niveau 1, est symptomatique, et
particulièrement intéressant à étudier.

À
l’époque où les Britanniques réfléchissaient au remplacement de leurs Sea
Harrier, ils firent la conclusion que sur la base d’un besoin de 60 avions
STOVL, un programme purement national leur couterait entre 60 et 105% plus cher
qu’un achats sur étagère.

C’est
avec ce constat que la Grande-Bretagne signa un MOU (Memorandum Of
Understanding) en 2001, en versant les 2 milliards de dollars permettant de
devenir un partenaire de niveau 1 du programme JSF.

À
cette époque, la Grande-Bretagne espérait recevoir ses premiers chasseurs en
2010 pour la Royal Navy et 2012 pour la Royal Air Force. Et ce pour un prix d’un
peu moins de 10 milliards d’euros, pour 150 appareils, version A et B confondue.
Ce qui nous donne un appareil de combat de nouvelle génération à 66.6 millions
d’euros l’unité en moyenne. Imbattable. Surtout après les déboires du programme
Eurofighter l’appareil européen.

Avec
les dissonances au sein du programme Eurofighter, on comprend mieux à présent
pourquoi Londres a tardé à investir dans l’amélioration de l’avion, espérant
tellement dans la promesse d’un juteux retour sur
investissement.

Pourtant,
le programme JSF a dérapé dès le début, et Londres a dû rallonger 850millions de
dollars supplémentaires pour la phase SDD (développement et
démonstration).

Avant
même le vol du premier prototype, les USA annoncent déjà une réduction de la
cible d’acquisition de 2978 à appareils, soit une baisse de 18% du volume
représenté par 535 avions en moins, et un coût augmenté d’à peu près 40%,
jusqu’à 55% pour la version STOVL à un prix unitaire de 61 millions de dollars,
hors coûts de développement.

La
phase SDD est passé en fin 2005 de 21.1 à 45.7 milliards de dollars, soit une
augmentation de 216%.

Un
des symboles de la participation importante de la Grande-Bretagne au programme
F35 est une participation à hauteur de 10% au développement du moteur F135, et
40% au développement du moteur F136. Or en 2006, ce dernier moteur est
abandonné, faisant peser la menace d'un retrait britannique du
programme.

Or,
la motorisation est un élément stratégique critique dans la conception d’un
avion de combat. L'exemple de SNECMA est édifiant, société française créée après
la Seconde Guerre mondiale aura mis plusieurs dizaines d’années pour rattraper
son retard sur la concurrence. Auparavant, les constructeurs Français devaient
acheter moteurs et technologies aux Britanniques principalement. Sans les
avancées technologiques acquises grâce aux programmes militaires, comment aurait
il pu être possible que Snecma devienne, en coopération avec GE, un des plus
grand fournisseurs de moteurs d'avions civil, leader incontesté dans sa
catégorie avec le CFM-56, dégageant plusieurs dizaines de milliards d'euros de
chiffre d'affaire chaque années ? Nul autre domaine industriel ne pousse aussi
loin les avancées sur les matériaux, la chaudronnerie, et la gestion des fluides
qu’un moteur d’avion de combat. C’est justement le point qui fâche dans les
programmes de développement Indiens et Chinois, qui n’arrivent toujours pas à
concevoir des moteurs performants.

En
annulant le programme F-136, et à la lumière de tout ce qui vient d’être exposé,
nous en sommes à nous demander à quel point ce retournement de situation
n’est-il pas bénéfique pour les USA, la Grande-Bretagne étant en effet à la
pointe de la motorisation aéronautique avec Rolls Royce, le second fabriquant de
moteurs d’avions au monde, avec un chiffre d’affaires cumulé annuel de plus de
15 milliards de dollars, et fournit les moteurs les plus puissants au monde dans
le segment des avions de ligne. Une manne que Washington souhaiterait récupérer
au détriment de son allié ? Il serait logique de répondre par l’affirmative.

Selon
nous, le programme F-35 est un des moyens au service des USA dans leur tentative
de domination globale. Bien qu’on ne puisse reprocher à un pays de vouloir
dominer les autres, il est étonnant de constater à quel point et avec quelle
facilité les pays partenaires se placent en position de vassalité par rapport à
la superpuissance du moment. A la lumière de ces éléments, il est plus facile de
constater à quel point la France reste une épine dans le pied du géant, et de
comprendre la lassitude du PDG de Dassault Aviation lorsqu'il parle d’une
volonté claire des pays Européens d’acheter Américain, le fameux "buy american
act".

Malgré
tout, la volonté du gouvernement Britannique de se rapprocher de la France pour
son futur appareil de combat laisse un bon espoir que les leçons ont été
apprises.

Publié par Bruno Etchenic à 8/12/2014 11:59:00 AM

Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur TwitterPartager sur FacebookPartager sur Pinterest

Libellés : f-35, programme

  1. Anonyme12 août 2014 21:29

    Superbe article !

Le F-35, la machine pour dominer le monde, Made In USA.
Le F-35, la machine pour dominer le monde, Made In USA.
Le F-35, la machine pour dominer le monde, Made In USA.

Voir les commentaires