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La balkanisation de l’Irak

Publié le par Felli Bernard

La balkanisation de l’Irak

Par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, 17 juin 2014

Url de l'article:
http://www.mondialisation.ca/la-balkanisation-de-lirak/5387330


Si ce qu’on est en train de raconter à Washington était vrai, que les USA ont été pris par surprise par l’offensive irakienne de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), le président Obama devrait immédiatement destituer les dirigeants de la Communauté d’intelligence, formée par la CIA et par de nombreuses autres agences fédérales qui espionnent et conduisent des opérations étasuniennes secrètes à l’échelle mondiale.

Sans aucun doute, au contraire, ont-ils été félicités, en privé, par le président. L’EIIL est en fait fonctionnelle à la stratégie étasunienne de démolition des Etats à travers la guerre secrète. Plusieurs de ses chefs proviennent des formations islamiques libyennes qui, d’abord classifiées comme terroristes, ont été armées, entraînées et financées par les services secrets étasuniens pour renverser Kadhafi. C’est l’EIIL même qui le confirme, en commémorant deux de ses commandants libyens : Abu Abdullah al Libi, qui a combattu en Libye avant d’être tué par un groupe rival en Syrie le 22 septembre 2013 ; et Abu Dajana qui, après avoir combattu lui aussi en Libye, a été tué le 8 février 2014 en Syrie dans un affrontement avec un groupe d’Al Qaida, auparavant son allié. Quand a commencé la guerre secrète pour abattre le président Assad, de nombreux militants sont passés de Libye en Syrie, en s’unissant à ceux, en majorité non Syriens, provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie et autres pays. L’EIIL a construit une grande partie de sa force justement en Syrie, où les « rebelles », infiltrés de Turquie et Jordanie, ont été approvisionnés en armes, provenant aussi de Croatie, à travers un réseau organisé par la CIA (dont l’existence a même été documentée par une enquête du New York Times du 26 mars 2013).

Est-il possible que la CIA et les autres agences étasuniennes –dotées d’un dense réseau d’espions, de drones efficients et de satellites militaires- fussent ignorants du fait que l’EIIL préparait une offensive massive contre Bagdad, annoncée par une série d’attentats ? Evidemment non. Pourquoi alors Washington n’a-t-il pas donné l’alarme avant le début de cette offensive ? Parce que son objectif stratégique n’est pas la défense, mais le contrôle de l’Etat irakien.

Après avoir dépensé dans la seconde guerre en Irak plus de 800 milliards de dollars pour les opérations militaires, qui se montent à 3mille milliards si l’on considère tous les coûts y compris ceux sanitaires, les Etats-Unis voient maintenant la Chine de plus en plus présente en Irak : elle lui achète environ la moitié de sa production pétrolifère, en forte augmentation, et effectue de gros investissements dans son industrie d’extraction. Pas seulement. En février, durant la visite du ministre des Affaires étrangères Wang Yi à Bagdad, les deux gouvernements ont signé des accords prévoyant aussi des fournitures militaires par la Chine. En mai le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a participé à Shanghai, à la Conférence sur les mesures d’interaction et de renforcement de la confiance en Asie, avec Hassan Rouhani, le président de l’Iran. Pays avec qui le gouvernement al-Maliki a signé en novembre dernier un accord, défiant l’embargo voulu par Washington, qui prévoit l’achat d’armes iraniennes pour un montant de 195 millions de dollars. C’est sur ce fond que se place l’offensive de l’EIIL, qui met le feu à l’Irak en trouvant une matière inflammable dans la rivalité sunnites-chiites acérée par la politique de al-Maliki. Ceci permet aux Etats-Unis de relancer leur stratégie pour le contrôle de l’Irak. Dans ce cadre on ne perdra pas de vue le plan, qu’a fait passer au Sénat en 2007 l’actuel vice-président Joe Biden, qui prévoit « le décentrement de l’Irak en trois régions semi autonomes : kurde, sunnite et chiite », avec un « gouvernement central limité à Bagdad ».

En d’autres termes, le démembrement de l’Irak.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 17 juin de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-balcanizzazione-delliraq/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

www.mondialisation.ca/la-balkanisation-de-lirak/5387330" data-title="La balkanisation de l’Irak">

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La balkanisation de l’Irak
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Libye: opération secrète américaine

Publié le par Felli Bernard

Libye: opération secrète américaine

Dernière mise à jour: 17 juin, 2014 - 16:00 GMT

Le consulat américain de Benghazi en flammes après l'attaque d'un groupe armé.

Un homme suspecté d’avoir dirigé l’attaque contre le consulat américain de Benghazi, en Libye, a été arrêté, a révélé le Pentagone.

L'assaut du 11 septembre 2012 avait coûté la vie à quatre Américains.

Mots-clés

Ahmed Abu Khatallah est détenu depuis son arrestation lors d’une opération secrète des Américains en Libye le 15 juin.

Il est aujourd’hui sous détention dans un endroit sécurisé, à l’extérieur de la Libye, a confirmé un porte-parole du Pentagone.

L'ambassadeur américain Christopher Stevens et trois autres personnes avaient été tués dans cette attaque.

« Aucun civil n’a été blessé pendant cette opération et tout le personnel américain est aujourd’hui en dehors de la Libye”, a révélé un porte-parole du Pentagone dans un communiqué.

Groupes militants

Les Etats-Unis ont qualifié Khatallah de “figure clef” de l’attaque du 11 septembre 2012.

La Maison blanche avait tout d’abord déclaré que des manifestants anti-Américains en colère après la diffusion sur internet d’une vidéo très crue, produite aux Etats-Unis, qui insultait l’islam, étaient à l’origine de l’assaut sur le consulat.

Les enquêteurs du gouvernement avaient ensuite compris qu’il s’agissait d’une attaque organisée par des milices locales.

Les Etats-Unis avaient alors offert jusqu’à 10 millions de dollars pour toute information sur l’attentat.

L'attaque contre le consulat a provoqué un scandale aux Etats-Unis. Les Républicains ont en effet accusé l’administration Obama d’avoir un temps caché l’engagement de groupes militants afin de ne pas entacher la campagne de 2012 pour la réélection d’Obama.

Libye: opération secrète américaine

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La diplomatie numérique

Publié le par Felli Bernard

La diplomatie numérique

Publié par Realpolitik.tv le 17 juin 2014 dans Actualités

Une diplomatie qui s’expose sur les réseaux

“Et si le web était le futur champ de bataille de la diplomatie ?” s’interroge en juillet 2013 un journaliste sur le site du Nouvel Observateur.

En effet, de par son influence croissante, le cyberespace constitue le champ d’action et le théâtre de rivalités géopolitiques internationales. Les affaires récentes -documents confidentiels dévoilés par le site Wikileaks en 2010, Snowden en 2013 sur les activités d’espionnage de masse des États-Unis, cybercriminalité, cyberattaques- ont montré les dessous du monde diplomatique numérique et la face cachée de la gouvernance du net.

Plusieurs initiatives récentes permettent de mesurer et cartographier l’influence des réseaux sur la diplomatie.

Intégralité de l’article : bpi.fr

Crédit photo : elementa1 via SXC (cc)

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Coupure du gaz ukrainien par la Russie, quels...

Publié le par bernard felli

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Coupure du gaz ukrainien par la Russie, quels enjeux ?

Publié le par Felli Bernard

Coupure du gaz ukrainien par la Russie, quels enjeux ?

Publié par Realpolitik.tv le 17 juin 2014 dans Articles - 2 commentaires

La coupure par la Russie des livraisons en gaz auprès de l’Ukraine – décision qui n’a fait l’objet d’aucune confirmation du côté russe – doit être relativisée à plusieurs égards. En premier lieu, la période estivale n’est pas propice à la surconsommation de gaz. En second lieu, la Russie a favorisé depuis plusieurs années, la construction de grandes infrastructures de transport de gaz vers l’Europe. Or celles-ci contournent précisément l’Ukraine. Il s’agit des gazoducs Nordstream (qui relie directement la Russie – et notamment son gisement de Ioujno-Rousskoïe exploité par Gazprom – à l’Allemagne en passage sous la mer Baltique via Saint-Petersbourg) et SouthStream (qui reliera directement d’ici 2016, la Russie au sud de l’Europe via la mer Noire, les eaux turques et la Serbie, avec une capacité de 60Gm3 par an). Par conséquent les pays membres de l’Union Européenne seraient très peu touchés par cette décision. En revanche, la communication autour de la coupure du gaz russe à l’Ukraine pourrait avoir pour conséquence indirecte de favoriser l’ouverture du marché européen à l’importation de gaz de schiste américain. Les États-Unis, qui ont découvert l’importance de leurs ressources en hydrocarbures non conventionnels, ont en effet pour objectif d’exporter du gaz liquéfié vers l’Europe. Ceci aurait pour double effet de réduire la dépendance européenne au gaz russe tout en rendant l’Union Européenne plus dépendante de son alliée américaine.

Pour aller plus loin : Thomas Flichy de La Neuville (dir.), Ukraine, regards sur la crise, Éditions de l’âge d’homme, 2014

Thomas Flichy de la Neuville

Professeur à l’Institut d’Études Politiques de Bordeaux, à l’École Navale puis à l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, Thomas Flichy de La Neuville est spécialiste de la diplomatie au XVIIIème siècle. Ancien élève en persan de l’Institut National des Langues et Cultures Orientales, agrégé d’histoire et docteur en droit, ses derniers travaux portent sur les relations françaises avec la Perse et la Chine à l’âge des Lumières.

Coupure du gaz ukrainien par la Russie, quels enjeux ?
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Gel de la coopération Kiev-Moscou: un coup dur...

Publié le par bernard felli

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le ministre russe des Affaires étrangères......

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le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov après des négociations avec son homologue serbe, Ivica Dacic

Publié le par Felli Bernard

Aujourd'hui, 13:13

« La Russie et la Serbie ont confirmé les accords sur le projet South Stream » (Lavrov)

© Photo: AP/Darko Vojinovic

Par La Voix de la Russie | La Russie et la Serbie ont confirmé les accords existants sur la construction de gazoduc South Stream et la nécessité de la mise en œuvre de ce projet, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov après des négociations avec son homologue serbe, Ivica Dacic.

Selon Lavrov, le projet South Stream est la seule solution de système pour l’approvisionnement de l'Europe du Sud en gaz.

Russie, gaz, South Stream, Serbie, gazoduc, Economie

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Gel de la coopération Kiev-Moscou: un coup dur pour les usines ukrainiennes

Publié le par Felli Bernard

Gel de la coopération Kiev-Moscou: un coup dur pour les usines ukrainiennes

Gel de la coopération Kiev-Moscou: un coup dur pour les usines ukrainiennes

17:42 17/06/2014

Sur le même sujet

La suspension de la coopération technico-militaire entre Kiev et Moscou nuira en premier lieu aux entreprises ukrainiennes, a annoncé mardi Anatoli Pountchouk, directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération technico-militaire, en marge du salon international de défense et de sécurité Eurosatory 2014 à Paris.

"La décision des autorités ukrainiennes d'interdire la coopération [avec la Russie] portera atteinte en premier lieu à l'Ukraine et aux entreprises ukrainiennes misant sur la coproduction avec des entreprises russes. Donc, il est pour le moment difficile de dire qui sera le principal perdant", a déclaré M. Pountchouk.

Selon lui, "les sociétés russes ne tarderont pas à lancer la production d'articles similaires".

Evoquant la déclaration faite fin mai par le vice-ministre russe de la Défense Iouri Borissov, selon laquelle l'Ukraine a suspendu une série de livraisons payées par la Russie, M. Pintchouk a indiqué que "cette démarche de Kiev n'était pas critique pour Moscou".

Il a pourtant espéré que la situation dans ce domaine changerait.

"C'est du business, et ils ont tout intérêt à coopérer avec nous", a souligné le responsable russe.

Il a fait savoir que l'intérêt des visiteurs du salon pour le stand russe était immense et qu'il n'avait pas diminué suite aux événements en cours sur la scène internationale.

Gel de la coopération Kiev-Moscou: un coup dur pour les usines ukrainiennes

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