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La visite de Hollande à Bangui aurait été marquée par un incident sérieux (actualisé)

Publié le par Felli Bernard

La visite de Hollande à Bangui aurait été marquée par un incident sérieux (actualisé)

~~Publié le dimanche 15 décembre à 15h07

~~Une information du Parisien. Le ministère de la Défense conteste.

~~Secret Défense Rien de ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel ne nous sera étranger

~~Le quoditien révèle que la visite du président de la République, mardi soir, à Bangui a été marquée par un sérieux incident de sécurité, alors qu'il s'entretenait avec le président Djotodia, sur l'aéroport.

Voici ce que raconte Le Parisien :

"Le Falcon 7X est stationné sur le tarmac quand, soudain, deux 4 x 4 et cinq pick-up (de la Séléka) font irruption dans la nuit. Ils se postent en face de l’avion présidentiel. « Ça a été la panique du côté des forces spéciales qui protègent l’appareil », témoigne une source locale en décrivant la scène.

A bord de chaque véhicule, une dizaine d’hommes en uniforme, armés jusqu’aux dents. Ils sortent des pick-up, kalachnikovs à la main. Personne n’est mis en joue, mais la situation reste très critique.

Hollande n’est qu’à quelques dizaines de mètres des canons de leurs mitrailleuses. Et dans l’un des véhicules, un jerrican fait craindre le pire aux militaires français… Un général soudanais de la Séléka sort d’un des véhicules et discute avec eux. Puis finit par ordonner à ses acolytes de remonter à bord des pick-up et de quitter les lieux.

Plus de peur que de mal, certes. La scène ne dure que cinq minutes. Mais malgré le couvre-feu et l’interdiction de sortir armé, les Séléka sont parvenus à s’approcher dangereusement du chef de l’Etat, à deux pas d’un camp militaire français! « On a eu chaud, raconte un témoin de la scène. On ne sait pas comment ils ont fait pour arriver là. Cet aéroport est une vraie passoire… » « Ça a été très, très tendu », avoue-t-on à l’Elysée

. De fait, seuls des barbelés séparent le début de la piste cabossée d’atterrissage du campement de fortune des réfugiés, où sont massées 40000 personnes. Sur le tarmac de Bangui, Hollande est donc peut-être passé à côté d’un drame… mais n’y a vu que du feu, grâce aux soldats français. Lorsqu’il quitte le pavillon présidentiel, les Séléka ont déjà rebroussé chemin, s’évanouissant dans la pénombre." Selon une source militaire de ce blog, "il n'y a aucune tension" sur place. La présence d'hommes en armes n'est pas contestée, mais "il est normal que le président Djotodia se déplace avec une escorte armée."

Pour sa part, le ministère de la Défense " tient à apporter une série de précisions" : "Un groupe de gardes assuraient la sécurité directe de M. Djotodja et l’ont accompagné vers le salon où s’est déroulé l’entretien, dans la zone civile de l’aéroport M’Poko de Bangui, sans jamais faire peser de risque sur la sécurité du Président de la République française. (...)

Conformément aux consignes données par la force Sangaris et par les forces africaines de la FOMAC, respectant strictement le mandat confié par les Nations Unies le 5 décembre dernier, M. Djotodja peut jouir d’une protection rapprochée et personnelle."

http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/visite-hollande-a-bangui-aurait-ete-marquee-incident-serieux-actualise-7164

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Libye, Mali, Centrafrique : peut-on se battre sur tous les fronts ?

Publié le par Felli Bernard

~~Publié le 12 décembre 2013 à 9:00 dans MondePolitique

~~La France est une puissance militaire devenue championne dans l’art de faire les choses à moitié.

Alors que 2800 soldats poursuivent l’opération Serval et doivent déjouer quotidiennement des tentatives d’attentats perpétrées par des groupuscules favorables à la scission du Mali, la France se lance dans l’opération Sangaris en Centrafrique pour éviter un nouveau Rwanda.

Et pourtant, un autre front reste en suspens. Après les interventions conjointes de la France et de ses alliés de l’OTAN, la situation n’est toujours pas réglée en Libye. Si le bourbier malien se poursuit, c’est en partie parce que l’Etat libyen est un état fantôme qui ne contrôle plus ses frontières.

Trafics d’armes, de drogues et de clandestins, le Sahel est la proie de bandes armées qui agissent en toute impunité. La déshérence du nouveau gouvernement favorise la porosité des frontières et la circulation d’un pays à l’autre des combattants islamistes. Mais la politique française actuelle aime les bourbiers. Non contente d’ouvrir un deuxième front en Centrafrique, elle pense pouvoir pacifier le Mali sans une intervention en Libye. De ce fait, elle essaie de combler un puits sans fond.

À vrai dire, les armées françaises déployées sur de multiples théâtres d’opération sont au four et au moulin. Elles agissent contre des milices islamistes pour sécuriser l’Europe en amont avec les deniers de la France et sans participation financière des alliés européens.

Chasser Kadhafi du pouvoir relevait du vœu pieu officiel d’amener la démocratie en Libye. On sait ce qu’il en est aujourd’hui. Les anciennes rivalités entre tribus que le dictateur avait réussi à contrôler se sont réveillées.... C’est désormais la voix des armes qui prévaut et non celles des politiques. Sans armée nationale solide, l’Etat fantôme ne peut faire face.

Malgré la promesse des Américains de former 8000 soldats libyens, une guerre civile à peine larvée menace le pays. Pis, le groupe radical Ansar Al-Sharia s’est implanté durablement à Syrte et à Benghazi et apporte un soutien logistique essentiel aux combattants jihadistes qui harcèlent les troupes françaises.

Le récent assassinat d’un enseignant américain, ainsi que la fermeture d’un dispensaire tenue par des sœurs qui soignaient gratuitement des personnes de toute confession, donnent une idée du climat dans lequel la Libye sombre.

Désormais, les miliciens adverses s’entretuent pour asseoir leur domination sur des territoires. Par conséquent, cette insécurité permanente ne permet plus l’exploitation des ressources pétrolifères du pays. Ainsi, la production d’or noir, tombée à un niveau historiquement bas, affaiblit un peu plus le pouvoir central. Et, les tribus et milices se déchirent pour savoir hypothétiquement qui profitera de l’argent du pétrole. A priori, on doute qu’il sera redistribué aux civils terrés chez eux.

La Libye divisée inquiète les instances internationales. Le 9 décembre, l’un des ordres du jour au Conseil de Sécurité de l’ONU concernait toujours la situation du pays. En effet, le 28 novembre dernier, après une demande du secrétaire général Ban Ki-Moon, les Nations Unies ont voté l’envoi de 235 hommes. Cette force, la MANUL, est censée protéger le personnel onusien ainsi que les bâtiments officiels.

En outre, si la situation se détériore encore, l’on s’interroge de plus en plus sur l’éventualité d’une deuxième intervention de l’OTAN. Mais, les atermoiements persistent. Pendant ce temps, héroïquement, les troupes françaises font leur devoir sur plusieurs fronts en Afrique et l’Etat français dédaigne celui qu’il aurait fallu rouvrir en priorité.

Malgré les sollicitations croissantes des Armées à l’extérieur, le livre blanc prévoit la suppression de 24000 postes en 2013. Ni au Mali, ni en Centrafrique, la durée de la mission n’est connue. La France a des ambitions sur la scène internationale mais les budgets et le personnel destinés à les soutenir diminuent.

Vaille que vaille, il n’en reste pas moins que c’est seule qu’elle se retrouve dans des zones que l’on sait d’emblée impossible à sécuriser rapidement.

Bravement, la France maintient encore l’illusion de son rang mais pour combien de temps ?

*Photo : NELSON RICHARD/SIRPA/SIPA. 00650820_000010. Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

http://www.causeur.fr/libye-mali-centrafrique-peut-on-se-battre-sur-tous-les-fronts,25377

Libye, Mali, Centrafrique : peut-on se battre sur tous les fronts ?

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Centrafrique : les raisons cachées de l’intervention française

Publié le par Felli Bernard

Centrafrique : les raisons cachées de l’intervention française

~~14 décembre 2013 ~~Olivier Ndenkop

~~Contrairement à l’« impératif humanitaire » agité par le président François Hollande, l’ « Opération Sanguiris » menée par 1 200 soldats français vise à contrer l’arrivée des Chinois et surtout à contrôler les réserves d’or, de diamant et d’uranium présentes dans le sous sol de la Centrafrique. Un pays plus grand que la France et Belgique réunies et où Areva, Total, Bolloré, France Télécom… dictent déjà la loi, malgré les atrocités.

~~ Après la Côte-d’Ivoire de Laurent Gbagbo, la Libye de Kadhafi et le Mali en Afrique de l’Ouest (Opération Serval), la France a décidé le 3 décembre dernier d’intervenir militairement en République centrafricaine (RCA), un pays situé justement au centre de l’Afrique. François Hollande et ses officiers ont attribué le nom d’un papillon aux ailes rouge sang à cette opération militaire : le « Sanguiris ». Cette « Opération Sanguiris » est entrée dans sa phase opérationnelle le 8 décembre, date à laquelle 800 soldats sortis des casernes hexagonales 72 heures avant, ont rejoint leurs collègues à Bangui, capitale de la RCA.

Ce ralliement porte à 1 600 le nombre de militaires français dans ce pays étendu sur 622 980 km2 et peuplé de cinq millions d’âmes damnées par un demi-siècle de guerre et de misère tous azimuts. Avant l’ « Opération Sanguiris », l’armée française disposait déjà des troupes suréquipées en Centrafrique.

Elles sont stationnées à l’aéroport de Bangui-Mpoko. Officiellement, l’ « Opération Sanguiris » est la réponse à une « situation catastrophique ». Une réaction « humanitaire », pour sauver « un peuple qui souffre et nous appelle », a déclaré François Hollande le 6 décembre lors du Sommet Afrique-France qui se tenait à l’Elysée. « Les Français doivent être fiers d’intervenir quelque part sans intérêts », a ajouté le « socialiste » Hollande. Le même jour et au même endroit, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), s’était joint au président français au grand cœur pour saluer la décision ainsi prise par le successeur de Nicolas Sarkozy. Ban Ki Moon avait personnellement fait le déplacement de Paris pour participer à la grand’messe françafricaine organisée et présidée par M. Hollande avec pour thème officiel : « Paix et sécurité en Afrique ».

Avant Ban Ki Moon, d’autres fonctionnaires de l’ONU comme Navi Pillay et Jan Eliasson avaient, à tour de rôle, agité le spectre d’un « conflit ethnique et religieux » qui « paralyse la Centrafrique ». Finalement, l’ONU a voté la résolution 2127 qui autorise une intervention militaire africaine avec l’appui des forces françaises.

Quelle suite logique ! La France n’a pas d’intérêts en République centrafricaine : Vrai ou faux ? Ce serait un non sens que la France qui n’a pas une longue tradition de philanthropie intervienne en Centrafrique tout simplement pour « sauver un peuple qui souffre et nous appelle ». D’autant plus que les souffrances des Centrafricains ne datent pas de 2013 ! Ce peuple souffre depuis 1960 des turpitudes de ses six présidents successifs :

David Dacko, Bokassa Ier, André Kolingba, Ange F. Patassé, François Bozizé, Michel Djotodia. Tous sont arrivés au pouvoir après un coup d’Etat. Et la main de la France, puissance colonisatrice a toujours été perçue ou annoncée derrière ces différents putschs.

La France a des intérêts en Centrafrique. Aujourd’hui, elle contrôle l’économie centrafricaine ou ce qui en tient lieu. Bolloré y a la main mise sur la logistique et le transport fluvial. Castel règne en maître dans le marché de la boisson et du sucre. CFAO y contrôle le commerce des voitures. Depuis 2007, France Telecom est entrée dans la danse. AREVA est présente en RCA même si, officiellement, le géant du nucléaire n’est encore qu’à la phase de l’exploration. Total y renforce son hégémonie dans le stockage et la commercialisation du pétrole, mais doit composer avec Tradex, une société camerounaise spécialisée dans le trading des produits pétroliers.

Depuis l’arrivée de Michel Djotodia au pouvoir en mars 2013, un ballet d’hommes d’affaires et de lobbyistes français s’observe à Bangui. Jean-Christophe Mitterrand, Richard Attias, Claude Guéant, Laurent Foucher… s’illustrent par un activisme affairiste en Centrafrique, révèle régulièrement la presse. Et ce n’est pas nouveau.

Lorsque la France installe un nouveau chef à la tête de la Centrafrique, de nouveaux liens d’affaires naissent et se consolident en violation des lois et parfois de l’éthique. Au tournant de la décennie 70 par exemple, une scabreuse affaire, révélée par un journal français, Le Canard enchaîné a présenté aux yeux du monde le type de relations qui existe entre certains présidents français et ces nouveaux dictateurs qu’ils placent à la tête des néo-colonies.

En effet, lâché par la France à qui il avait abandonné l’exploitation de son pays sans se soucier des intérêts de la population, Bokassa Ier (il s’est fait introniser comme empereur pendant son mandat) avait révélé les plaquettes de diamant qu’il offrait en cadeau à son homologue français. Le 10 octobre 1979, l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné porta cette « Affaire » sur la place publique. La classe politique s’en était saisie. L’affaire porta un sérieux coup à la carrière politique du président.

Eclaboussé, Giscard d'Estaing fut battu aux élections de 1981 par le « socialiste » François Mitterrand…Autant dire que ce n’est pas en Centrafrique que la France ira faire des leçons de morale ! A la recherche du paradis perdu Derrière ses multiples « Opérations » guerrières, la France tente bon an mal an de reprendre ses positions économiques en Afrique.

Le 4 décembre, alors que les troupes françaises prenaient la direction de Bangui, Pierre Moscovici présidait un forum économique franco-africain à Bercy. Le ministère français de l’Economie avait réuni 560 entrepreneurs français et africains, des ministres et des chefs d’Etat pour tenter de sauver la place de la France en Afrique. Séance tenante, Hubert Védrine, ancien ministre français des relations extérieures, a donné une sorte de bouée de sauvetage au ministre Moscovici à la recherche des quatre points cardinaux ! Il s’agit d’un rapport intitulé : Un partenariat pour l’avenir : 15 propositions pour une nouvelle dynamique économique entre l’Afrique et la France.

Dès le premier point, le Rapport Védrine propose de réviser « la politique française de visas économiques afin de faciliter la circulation des acteurs économiques entre la France et l’Afrique ». Ce qui est déjà une véritable révolution. Jusqu’ici, les entrepreneurs africains qui sollicitaient un visa pour la France étaient soumis aux mêmes conditions draconiennes qu’un adolescent désireux d’aller poursuivre ses études en Hexagone. Comme si un Africain capitaine d’industries prospères dans son pays représentait un risque migratoire pour l’Europe ! Les temps ont changé. Et pour « renforcer l’influence de la France en Afrique » (15ème proposition du Rapport Védrine), les autorités françaises font donc des concessions.

Comment pouvait-il en être autrement ? « En dix ans, la France a perdu la moitié de ses parts de marché en Afrique subsaharienne », a reconnu Pierre Moscovici. Face aux 26 chefs d’Etat qui ont pris part au Sommet de l’Elysée, le président français a multiplié les opérations de charme. Il a annoncé la mise en place d’un fonds d’investissement de 20 milliards. L’hôte des présidents africains a aussi pris l’engagement d’affecter un milliard d’euros à l’Agence française de développement (AFD) pour le soutien du Green business, de l’innovation et des nouvelles technologies en faveur de l’Afrique.

En s’inscrivant dans la logique de son ministre des Finances qui a enfin avoué que « l’Afrique est une chance pour la France », M. Hollande veut ainsi reconquérir le cœur des Africains aujourd’hui plus attentifs vis-à-vis de Pékin et de New Delhi.

Last but not least, le président français a annoncé la création d’une fondation franco-africaine au sein de laquelle les investisseurs privés français et africains joindront leurs ressources pour plus de valeur ajoutée. Il a fallu trois siècles pour que la France y songe !

La Chine, vraie menace pour l’Elysée L’Empire du Milieu est inévitablement cité dans le Rapport Védrine comme le principal responsable du recul de la France dans les échanges avec l’Afrique. Ce qui est vrai. En République centrafricaine, la Chine a fait une entrée fracassante dans le secteur du pétrole. Au grand dam de Paris et de son relais néocolonialiste dans la sous région : Idriss Deby.

En effet, arrivé au pouvoir par coup d’Etat en 2003 avec l’aide manifeste de Paris et de N’Djamena, François Bozizé qui a eu le temps de se faire élire en 2005 n’a pas résisté aux propositions de la Chine qui multiplie les aides, accroît ses investissements sur le continent avec moins de conditionnalités. Ce qui tranche avec l’arrogance et le paternalisme des « partenaires traditionnels » de l’Afrique. « J’ai été renversé à cause du pétrole »

Les résultats de ce rapprochement avec l’Empire du Milieu ne se sont pas fait attendre. En 2008, la Chine a accordé à la RCA des aides et un prêt pour un montant global de 3,25 milliards de francs CFA soit 4,4 millions d’euros. L’enveloppe a permis de construire des écoles et hôpitaux dans cet océan de précarité qu’est la Centrafrique.

Quelques mois après, le président Bozizé s’est rendu en Asie où il a été reçu le 10 septembre 2009 au Palais du peuple par Hu Jintao, alors président de la République populaire de Chine. Ce qui ne saurait rassurer ni Paris, ni N’Djamena. D’autant plus que tout ne s’est pas limité à la poignée de main entre le président centrafricain et son homologue chinois. Dans les faits, le rapprochement entre Bozizé et Hu Jintao a permis à la Compagnie chinoise CNPC de reprendre le permis de recherche, développement et exploitation du pétrole de Boromata, dans le Nord-est de la Centrafrique. Il n’est pas inutile de rappeler que pour ce gisement, Ange Félix Patassé, le prédécesseur de Bozizé, avait accordé un permis similaire au pétrolier étasunien Grynberg RSM.

L’industriel de Denver, invoquant l’insécurité, n’a pas pu conduire les recherches et le permis a expiré en 2004. La cession du sésame aux Chinois pouvait-elle plaire à ceux qui ont permis à François Bozizé d’accéder au pouvoir ? Fraichement déchu de ses fonctions en mars 2013, le désormais ex-président Bozizé a affirmé sur les ondes de Radio France International (RFI) que « j’ai été renversé à cause du pétrole ».

Sans plus de détails. Trois (27 décembre 2012) mois avant, le président François Bozizé avait prononcé un discours dans lequel il affirmait clairement que ce qui se cachait derrière la crise qui secouait alors son pays n’était rien d’autre que l’opposition française émise plus tôt contre l’octroi des contrats d’exploration de pétrole aux Chinois. « J’ai donné le pétrole aux Chinois et c’est devenu un problème », martelait Bozizé, acculé par les rebelles.

Les manœuvres de Washington Le fait que le président Bozizé ait pris l’habitude de s’afficher avec les dirigeants chinois a aussi provoqué la colère de Washington. Et les câbles diplomatiques à ce sujet le démontrent à suffisance. Le 17 juin 2009, l’ambassadeur étasunien Frederick Cook en RCA avait envoyé un câble à Washington dans lequel il affirmait que les « relations France-RCA sérieusement sous tension. […] Bozizé semble croire avoir réussi à être le moindre mal dans le paysage politique de la RCA. Il s’imagine donc être indispensable pour ses voisins et les Français, une supposition que l’ambassade américaine (« AmEmbassy ») à Bangui croit être une erreur grossière », écrivait alors le diplomate étasunien. Une autre dépêche envoyée cinq mois plus tard avait valeur d’alerte : « L’influence chinoise grandissante en RCA est évidente ». Le câble précisait dans quelle mesure tant les intérêts américains que français étaient en train de céder du terrain à Beijing qui ne cessait d’« accroître sa coopération militaire, sa diplomatie publique et ses efforts de développement ».

L’ambassadeur soulignait pour s’en inquiéter que contrairement au quatre agents diplomatiques résidant à l’ambassade américaine de Bangui, l’ambassade chinoise comptait une quarantaine d’employés. Frederick Cook ajoutait qu’environ 40 officiers de l’armée de la RCA étaient formés tous les ans en Chine, contre les deux ou trois officiers qui allaient aux Etats-Unis et les 10 à 15 en France.

Et pour ne pas arranger les choses, Bozizé a confié la réserve pétrolière de Boromata aux Chinois, au détriment de la France et de son allié, les USA. Etant donné que ces deux puissances ont érigé le pétrole au rang des divinités, Bozizé se savait désormais sur un fauteuil éjectable. On l’a effectivement éjecté le 24 mars 2013.

La France fait semblant de combattre pour renforcer son influence en RCA Rappelez-vous. Le jeudi 21 novembre 2013 lors de la remise du prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits au docteur congolais Denis Mukwege et à Femmes Africa Solidarité François Hollande avait indiqué qu’ « Il se produit en Centrafrique des actes abominables.

Un chaos, des exactions extraordinairement graves ». Face à l’urgence et aux 400 000 personnes déplacées en Centrafrique, « nous devons agir », a ajouté le président français. Le même jour, cette fois là sur France 2, son ministre des Affaires étrangères a ajouté : « Le pays est au bord du génocide ». 48 heures avant, devant une commission du Congrès, le directeur du bureau Afrique du département d’État, Robert Jackson, avait évoqué « une situation pré-génocidaire » en Centrafrique.

On le voit, le scénario est le même. Le président Français annonce la crise. Un membre de son gouvernement saute aux antennes pour décrire la catastrophe à venir. Une voix « extérieure », de préférence étasunienne ou onusienne vient accréditer la thèse alarmiste en insistant sur la violation des droits de l’homme. L’opinion internationale soumise à un matraquage médiatique et donc psychologique intense salue l’envoi des troupes sur le terrain.

Car, une résolution a bel et bien été prise par le Conseil de sécurité de l’ONU le 5 décembre 2013 pour autoriser les troupes françaises à agir en appui aux forces africaines de la Misca. Ce dont la Séléka est le nom En Centrafrique, les populations sont victimes, en partie des exactions des éléments de la Séléka (coalition en sango, langue nationale). Mais qui compose cette fameuse Séléka ? La Séléka est une coalition de factions rebelles dissidentes issues de plusieurs mouvements politico-militaires. On y retrouve la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC). Au plus fort de la contestation du pouvoir de M. Bozizé, deux autres groupes armés ont vu le jour ou ont dévoilé leur visage au grand jour et ont rejoint la Séléka. Il s’agit de la Convention patriotique du salut du kodro (kodro signifie pays, en sango), et de l’Alliance pour la renaissance et la refondation (A2R). Sans oubliés les hordes venues du Tchad et du Soudan.

Tous ces groupes composites ont donc fait une « alliance » de circonstance pour atteindre un objectif précis : renverser le président Bozizé. Mission accomplie en mars 2013. Or, il n’y avait qu’un seul fauteuil présidentiel à prendre et à pourvoir. Il a finalement été occupé par Michel Djotodia. L’ancien fonctionnaire du ministère du Plan qui a goûté à la prison sous Bozizé détenait le gros des troupes. Les hordes tchado-soudanaises obéissaient à son commandement. N’a-t-il pas été présenté par la presse sans démenti comme le meilleur interlocuteur de la France et du Tchad qui voulaient en découdre avec Bozizé l’ « insoumis » ? Aussitôt installé au Palais de Bangui, Michel Djotodia a pris un décret pour dissoudre la Séléka et annoncer le « recasement et le cantonnement ». Ne se reconnaissant pas tous en lui, plusieurs éléments issus des autres groupes armés n’ont pas respecté les ordres d’un chef qui, dans tous les cas n’est pas le leur.

Dans la Seléka, le « contingent » de loubards tchadiens et soudanais s’est lui aussi trouvé face à un dilemme. Ils ont été utilisés pour installer Djotodia au pouvoir. Celui-ci annonce le « recasement et cantonnement » et l’intégration dans les Forces armées centrafricaines (FACA). Or, n’étant pas Centrafricains, que vont-ils devenir ? Le nouveau président ne semble pas avoir pleinement satisfait ses alliés d’hier sur cette question. Les incompréhensions entre les différents groupes rebelles d’une part, et entre certains chefs et leurs éléments d’autre part, débouchent sur des atrocités généralisées dans le pays.

Pillage, viol et assassinats en série deviennent l’activité quotidienne de ces hommes à qui on a enseigné la brutalité et la tuerie ! La chaîne de commandement étant brisée et plusieurs promesses mirobolantes n’ayant pas été tenues, personne ne contrôle plus rien.

Le pays se retrouve dans la même situation d’ « ingouvernabilité » que la Libye envahie par les djihadistes, après l’assassinat du Guide Mouammar Kadhafi par les troupes de l’OTAN avec la France de Sarkozy et de Bernard Henri Levy en tête. La situation centrafricaine rappelle étrangement celle qui a prévalu à Abidjan après le renversement de Laurent Gbagbo par les rebelles pro-Ouattara soutenus par la France.

En effet, après la chute de l’ancien chef d’Etat de Côte-d’Ivoire, les éléments des « Forces nouvelles » (rébellion dirigée alors par Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblé nationale) ont été floués. L’argent et les autres avantages qui leur avaient été promis pendant le combat contre le régime de Gbagbo n’ont pas été livrés. Ouattara est devenu président de la République. En représailles, ces « Forces nouvelles » ont pillé la capitale ivoirienne. Non sans tuer et torturer certains commerçants innocents. En Centrafrique, à la violence des éléments de la Séléka (essentiellement musulmans), les « Anti balaka » répondent aussi par la violence. Le deuxième groupe est constitué d’éléments essentiellement chrétiens et sont présentés comme les pro-Bozizé.

Ce dernier était leader d’une église chrétienne. La presse occidentale s’appuie sur ce fait qui pour agiter mensongèrement le spectre d’un « conflit interreligieux » voire d’un « génocide » en Centrafrique. Face à cette situation chaotique, l’agitation n’est-elle pas toujours fonction des intérêts à protéger ou à conquérir ?

Toujours est-il qu’en Centrafrique, la France a très vite pris les devants dès que la situation sur le terrain est devenue incontrôlable. Alors que la Mission militaire africaine Misca, commandée par le général camerounais Tumenta avait déjà déployé 2500 soldats, la France a jugé nécessaire de convaincre le Conseil de sécurité de l’ONU d’adopter une résolution qui lui permet d’y envoyer ses troupes tricolores. En vérité, les troupes françaises ont précédé la Résolution 2127. Celle-ci a été adoptée le 5 décembre.

Pourtant, les troupes avaient déjà quitté la France et étaient stationnées à Douala au Cameroun, voisin de la RCA. Mais avait-on besoin de tant de militaires hyper équipés pour vaincre quelques loubards armés de machettes et d’armes résiduelles ? Les Forces armées centrafricaines ou ce qui en reste et la Misca sont-elles incapables de vaincre ces affamés ? Bien plus, nous sommes là dans une guerre asymétrique, avec un ennemi qui n’a pas d’uniforme identifiable à priori. Ne connaissant pas le terrain, ni la composition sociologique du pays (certains arrivent en Afrique pour la première fois d’après leurs déclarations à RFI), contre qui vont se battre les soldats tricolores ? La quinzième proposition du Rapport Védrine évoqué plus haut peut permettre de répondre à ces interrogations. Il est question de « Renforcer l’influence de la France en Afrique », y a conseillé l’ancien ministre des relations extérieures de François Mitterrand.

« L’Afrique est une chance pour la France », reconnaît le ministre des Finances français Comme la plupart des pays occidentaux, la France est encore ravagée par les contrecoups de la crise qui a secoué l’économie mondiale à partir de 2007. Arrivée au pouvoir à cette période agitée, surpris par la percée des nouveaux acteurs comme la Chine, l’Inde, et le Brésil, Nicolas Sarkozy a renfilé le manteau colonial. Et au lieu de la « Rupture » annoncée par le candidat Nicolas, l’Afrique a eu droit à une « Continuité » accélérée par le président Sarkozy, ami zélé des hommes d’affaires de la trempe de Charles Pasqua, Vincent Bolloré... Le libéral Sarkozy a bombardé la Côte-d’Ivoire et la Libye.

Mais rien n’y a fait. La France, au bout de ses cinq ans de mandat, n’a pas pu reprendre sa place de premier partenaire économique en Afrique francophone, malgré le sang versé ! Le « socialiste » François Hollande qui n’avait pas fait de l’Afrique une priorité pour son mandat semble avoir oublié toutes les autres parties du monde - la France comprise - pour se tourner vers l’Afrique.

Comme le commandant d’un bateau atteint par les eaux, il multiplie ses visites en Afrique. Après les obsèques de Nelson Mandela auxquelles il prenait part le mardi 10 décembre, François Hollande s’est rendu sur le théâtre de guerre en Centrafrique pour galvaniser « ses » soldats qui ont déjà perdu deux frères d’arme après seulement une semaine d’action !

http://www.michelcollon.info/Centrafrique-les-raisons-cachees.html

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Sangaris. Un apport belge bienvenu

Publié le par Felli Bernard

Sangaris. Un apport belge bienvenu

~~déc 14, 2013

~~ L'Airbus A330 belge en chargement à Zaventem, en novembre (crédit : armée belge) L’Airbus A330 belge en chargement à Zaventem, en novembre (crédit : armée belge)

(BRUXELLES2) Le gouvernement belge a confirmé, vendredi (13 décembre), son accord pour la participation à l’opération Sangaris menée par l’armée française en Centrafrique.

Une participation sous forme de soutien aérien (ainsi que B2 l’avait annoncé en exclusivité, lire : Des avions européens en renfort pour l’opération Sangaris) qui n’est pas négligeable.

Airbus A330 et Hercules C130 La Belgique va, en effet, fournir quatre rotations d’Airbus A-330 entre fin décembre 2013 et fin janvier 2014, pour transporter personnel et matériel de la France vers les pays voisins de la République centrafricaine et vers la capitale Bangui.

Elle mettra en outre et surtout à disposition de l’opération Sangaris et de la MISCA (la mission africaine), un Hercules C-130 depuis Libreville (Gabon), à compter de fin janvier 2014. L’avion fera la liaison entre Libreville (Gabon) vers Bangui (Rép. Centrafricaine) mais aussi à l’intérieur de la République centrafricaine à partir de Bangui.

Un apport très utile quand on sait l’épuisement des avions tactiques français (Transall), le commandement aérien français étant contraint d’utiliser des Casa (de moindre envergure et moindre emport). L’engagement belge aura une durée initiale de 2 mois mais pourra être prolongé d’un mois, soit jusqu’à fin avril 2014.

Un détachement de 35 militaires sera assuré sur place. Un officier de liaison sera également envoyé au centre des opérations aériens à Lyon.

La Belgique est ainsi le premier pays à s’engager directement sur le terrain. Pour un « petit » pays, l’effort révèle un engagement politique notable.

Coté français, on souligne que l’engagement belge au Mali avait été aussi très apprécié. Les Belges nous « ont donné un sacré coup de main » rappelait un militaire à B2.

~~Nicolas Gros-Verheyde / Tchad Soudan RCA /

http://www.bruxelles2.eu/

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Tonsha en concert à Bruxelles 2 (Sidonie) par Ledoux paradis

Publié le par Felli Bernard

on a le droit de s'amuser ? OUI !!!!

!!

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Kidal reste hors contrôle

Publié le par Felli Bernard

Kidal reste hors contrôle

~~déc 15, 2013 ~~Leonor Hubaut / Sahel /

~~BRUXELLES2) Deux soldats sénégalais de la Minusma, la mission de stabilisation de l’Onu au Mali, ont été tués, samedi 14 décembre lors d’un attentat à la voiture piégée à Kidal, devant la Banque malienne de solidarité.

Plusieurs autres ont été blessés, ainsi que des militaires maliens de la Garde nationale. Tous ont été pris en charge par le personnel médical sur place, précise un communiqué de la Minusma. Et les plus graves évacués vers Gao « avec le concours de la Force Serval ».

Un bilan provisoire qui pourrait évoluer dans les jours à venir, certains blessés étant gravement atteints. Kidal : hors contrôle Cet attentat vient rappeler que la situation dans cette ville du nord Mali – où nos deux confrères de RFI ont été enlevés puis tués – reste donc dans une sécurité précaire.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keita le disait au Parlement européen la semaine dernière, « Kidal, n’est pas encore sous le contrôle du gouvernement du Mali. » (détails sur le Club : « Nous sommes dans l’urgence absolue »).

Second tour des élections Survenu à la veille du second tour des élections législatives qui doit parachever le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, l’attentat n’aura cependant pas de conséquences de ce point de vue. Il n’y aura pas, en effet, de scrutin dans la ville et dans la région situées à 1.500 km au nord-est de Bamako.

Les quatre députés de cette ville ont, en effet, été élus dès le premier tour du 24 novembre. Une opération anti-terroristes en cours Non revendiqué pour l’instant, il pourrait s’agir de représailles à l’opération anti-djihadiste des forces françaises dans la région, avec le déploiement complet d’un GTIA (groupement tactique interarmes) dans la zone comprise entre Tombouctou et la frontière algérienne.

« Une opération militaire française est actuellement en cours au nord de Tombouctou », a indiqué une source militaire à Bamako à l’AFP. 19 « éléments de ce groupe ont ainsi été tués mardi (10 décembre) a confirmé Laurent Fabius ce dimanche (15 décembre) lors du Grand Rendez-vous « Europe 1 / i-Télé / Le Monde », ajoutant que la France n’avait pas vocation à « devenir le gendarme de l’Afrique ».

« Mais il se trouve que pour le moment, et nous travaillons à ce que cela change, la France est le seul pays qui a des forces capables d’aller là-bas en nombre ». Un rythme opérationnel qui ne semble pas faiblir Même si le « Mali » est sorti de l’angle de mire de l’actualité, les opérations dans le nord du pays continuent, en effet, à un rythme assez soutenu.

Environ 2800 militaires français sont toujours présents sur le sol malien. Et, selon le dernier bilan de l’Etat-Major des armées, pas moins de 30 sorties d’avions de chasse ont eu lieu cette dernier semaine (du 5 au 12 décembre). Ce qui est certes un peu moins que les semaines précédentes (entre 45 et 50 sorties d’avions de chasse) mais représentent une moyenne importante.

A terre, le GTIA « Korrigan » poursuit ses missions de sécurisation en menant des patrouilles dans la région de Gao et dans l’ensemble du Nord de la boucle du Niger.

Et au nord de Tessalit (à une trentaine kilomètres au nord-ouest), en début de semaine, c’est le bataillon tchadien de la MINUSMA appuyé par un détachement de liaison et d’appui (DLA).

(Leonor Hubaut avec Nicolas Gros-Verheyde)

http://www.bruxelles2.eu/

ph~~Le rythme opérationnel ne faiblit pas. Militaire français à Kidal en octobre (crédit : ministère Fr de la défense ECPA / DICOD) oto:

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Accord avec l'Iran : derrière le sourire de J. Kerry?

Publié le par Felli Bernard

~~dimanche, 15 décembre 2013 11:14

~~IRIB- Les Etats Unis ont prouvé au cours de ces six dernières décennies à quel point leur politique iranienne était planifié et préméditée : jamais celle-ci n'a laissé place au hasard et la Maison a toujours pensé ses moindres démarches envers l'Iran.

Après la signature de l'accord nucléaire le 24 novembre et tout le travail de tapage qui s'est fait autour, les Etats Unis n'ont pas tardé à passer à ce qui savent mieux le faire à savoir se contredire : beaucoup de gestes, de paroles et d'actes US se sont manifestés de la part de l'administration US qui vont à rebours de " l'esprit de l'accord de Genève".

Le ministre Zarif a promis de riposter aux démarches hostiles des Etats Unis sans aller toutefois à détailler comment sera cette riposte.

Obama, Kerry, Sherman et les représentants de la Chambre ont refusé de concert de reconnaitre le droit iranien à l'enrichissement. et puis vient cette dernière sortie spectaculaire d'Obama et de son équipe qui ont décidé vendredi d'imposer de nouvelles sanctions aux 19 compagnies et individus en majorité iraniens pour cause d'aide au contournement de sanctions par l'Iran !

Donc , il y a là les éléments d'un scénario préétabli qui se mettent en place . d'ailleurs les analyses publiées par les thinks tanks US qui tissent la diplomatie américaine portent les traces d'un tel scénario. celui-ci distribue d'ailleurs très minutieusement les roles et prétend aplanir le terrain aux " pas" que les américains devront franchir dans les semaines à venir, pas qui suivront " le premier pas " de Genève II , franchi le 24 novembre dernier !

Pourquoi donc les Etats Unis ont-ils décidé de rallonger la liste noire des personnes et des firmes cibles des sanctions. Au moins 5 finalités sont visées :

1 le maintien du régime des sanctions et la limitation des impacts positifs de l"accord de Genève : les propos des responsables US le trahissent , les USA ont retrouvé dans les sanctions un moyen idéal et parfaitement efficace face à l'Iran, un moyen sur lequel ils ne font aucun mystère . d'ailleurs ils ne se voient pas dans l'obligation de faire la moindre occultation sur ce sujet . le maintien du régime des sanctions pourrait selon Washington mettre au pas l'Iran. les Etats Unis ont autorisé une levée partielle des sanctions suivant les termes de l'accord intérimaire mais ils font tout pour que l'ensemble de l'édifice ne s'effondre pas . il y a là la volonté de Washington de prendre en compte les exigences du régime sioniste et du premier ministre Netanyahu qui n'a cessé de mettre en garde les Etats Unis sur ce point .

2 Intimider les parties qui désirent briser les sanctions : Les firmes étrangères s'apprêtent à s'attaquer au marché iranien. les intérêts économiques de ce vaste marché est si multiples qu'aucune firme ne peut y résister . les européens ont pourtant un appétit plus aiguisé . des centaines de délégations européennes sont arrivées ces derniers jours en Iran pour examiner de nouvelles occasions que représente le marché iranien cette réalité pourrait faire exploser le régime des sanctions. et élargir le processus de contournement de celles-ci. les Américains perdront donc le plus gros levier de sanction contre l'économie iranienne , trop petro dépendante . d'ailleurs tout leur sera désormais permis. Sherman l'a dit très clairement, l'accord de Genève interdit de nouvelles sanctions . celles ci pourront se prolonger sous différents noms . les Etats Unis s'apprêtent à maintenir les sanction actuelles pour un oui ou pour un non . les droits de l'homme, le soutien au terroristes , les étiquettes sont multiples pour justifier le rallonge de la liste des restrictions anti iraniennes.

3 selon le scénario préétabli , les Etats Unis envisagent d'imposer un plafond aux revenus et recettes pétrolières iraniennes . ce plafond, le secrétaire au trésor l'a d'ailleurs annoncé . les exigences US continuent à se multiplier ces 20 derniers jours . les iraniens eux n'en pas tenu compte n'empêche que ce "maximalisme" fait parti du scénario US

4 Les USA donc se préparent à sanctionner l'Iran pour des prétextes autres que de nature nucléaire . ils comptent aller au delà du nucléaire et ouvrir de nouveaux fronts de confrontation avec l'Iran pour se parer de nouvelles alibis et se permettre de nouveaux moyens de chantage au cas où le nucléaire serait réglé

En iran sont nombreux les iraniens qui exigent plus de fermeté de la part de l'appareil diplomatique de Rohani et surtout un comportement adéquat propre à tirer les Américains de ce faux sentiment de victoire dont ils semblent remplis .... et ces iraniens attendent toujours des actes concrets !

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/306471-accord-avec-l-iran-derrière-le-sourire-de-j-kerry

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Les contorsions de la vieille Europe - Le bras de fer avec la Russie.

Publié le par Felli Bernard

~~14 décembre 2013

~~ Chems Eddine CHITOUR

Les manifestations ukrainiennes constituent une menace pour Vladimir Poutine.

« Un homme est bon, s’il rend les autres meilleurs. » (Proverbe ukrainien). Une situation créée de toutes pièces et sans que la Commission européenne s’en cache est celle de faire basculer l’Ukraine dans le giron européen avec promesse d’un partenariat d’exception.

Il se trouve que le président ukrainien Viktor Ianoukovitch n’a pas voulu signer cet « accord piège » mais au contraire affirme sa proximité avec la Russie de Poutine. Ce fut un tollé et toute la presse occidentale a dénoncé ce crime de lèse-majesté en attisant la sédition au sein de la population ukrainienne obnubilée à tort et sans connaître la triste réalité de la condition de la vieille Europe par « l’European way of life ».

La situation de ces jeunes Ukrainiennes et Ukrainiens rappelle à s’y méprendre le canular des printemps arabes avec la manipulation des foules par réseaux sociaux interposés.

Bien que Moscou et Kiev aient démenti samedi 7 décembre les rumeurs de conclusion d’un accord russo-ukrainien sur le gaz et l’union douanière, au lendemain d’un entretien non annoncé, entre les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Viktor Ianoukovitch, l’opposition ne désarme pas,encouragée par l’Europe, elle demande des élections anticipées et l’Europe appuie cela reniant les clauses internationales de non-ingérence.

La réalité de la révolution orange Avec lucidité et objectivité, Jean Bonnevoy nous explique les dessous de la révolution orange. Il écrit : « Il y a eu en Ukraine une révolution orange. On sait que c’était un leurre. Il s’agissait d’une opération préparée par les USA et leurs alliés pour renverser un régime pro-russe au nom de la démocratie libérale alignée sur les intérêts économiques de l’Occident.

Le mouvement présenté comme spontané avait été préparé avec une formidable logistique mise en place par des mouvements humanitaires financés par les Américains et dans un but de subversion démocratique.

Le résultat immédiat de la Révolution orange fut l’annulation par la Cour suprême du scrutin et l’organisation d’un nouveau vote le 26 décembre 2004 qui voit la victoire de Viktor Iouchtchenko avec 52% des voix contre 44% pour son rival Viktor Ianoukovytch. (...) Pro-européen convaincu, mais accusé de russophobie dans un pays très divisé entre l’est russophone et l’ouest plus pro-occidental, Iouchtchenko battra très vite des records d’impopularité.

La révolution orange était considérée comme close par la victoire du pro-russe Viktor Ianoukovitch à l’élection présidentielle ukrainienne de 2010. Quant à Iouchtchenko, il recueillera seulement 5,45% des voix.

Comme quoi ! » [1] « Ce qui se passe aujourd’hui est peut-être une deuxième révolution orange. En tout cas, les manifestants contestent une décision d’un gouvernement légalement élu. (...)

Tout cela bien sûr est préparé pour stopper le retour en force de la Russie sur la scène internationale et rendre en fait à Poutine la monnaie de sa pièce de Damas. »

Pour le premier ministre ukrainien, Mykola Azarov : « Ce qui se passe présente tous les signes d’un coup d’État. C’est une chose très sérieuse. Nous faisons preuve de patience, mais nous voulons que nos partenaires ne pensent pas que tout leur est permis », a-t-il ajouté. (...) Les médias soutiennent la révolution et ont même trouvé une figure emblématique. Ce n’est plus une blonde ukrainienne mais une brute de boxeur qui serait également- pourquoi pas - un intellectuel raffiné...)

Reste à savoir si le judoka Poutine laissera ses alliés ukrainiens être mis K.O par un boxeur aux gants préparés par Bruxelles et Washington. » [2]

La Russie avance ses pions On sait que l’Europe est dépendante du gaz russe à plus de 30%.

Pourtant, elle fait tout ce qui est en son possible pour torpiller le gazoduc South Stream.

Rappelons que le North Stream se porte bien, il ravitaille en priorité l’Allemagne. Pourtant, la Commission européenne veut empêcher que les nations européennes qui ont accepté que le tracé du gazoduc passe par leur pays, collaborent avec la Russie.

« Les accords bilatéraux conclus entre la Russie et plusieurs pays de l’UE pour la construction du gazoduc South Stream violent la législation européenne et doivent être renégociés », selon la Commission européenne.

Mais pas selon la Russie. South Stream est un gazoduc de gaz naturel sponsorisé par la Russie. Ce gazoduc devrait passer sous la mer Noire vers la Bulgarie, traverser la Serbie, avec deux embranchements vers la Bosnie-Herzégovine et la Croatie. Les gazoducs seront dirigés vers la Hongrie et la Slovénie avant d’atteindre l’Italie. Sa capacité devrait être de 63 milliards de mètres cubes par an.

La plus grande compagnie énergétique italienne, ENI, est le partenaire principal du géant russe Gazprom dans le cadre du projet de South Stream. La Russie a signé des accords intergouvernementaux avec la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie, la Grèce, la Slovénie, la Croatie, l’Autriche.

L’annonce survient à un moment très sensible dans les relations entre l’UE et la Russie. La semaine dernière, le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, a refusé de signer un accord de partenariat avec l’UE, au grand dam des chefs d’État européens.

Dans la foulée, le chef d’État a indiqué que son pays allait se rapprocher de la Russie, provoquant des manifestations de masse pro-européennes. [3] Malgré les réticences de l’Occident qui veut toujours être le seul à dicter la norme de ce qui est hallal et de ce qui n’est pas au sens de l’Empire, la Russie avance.

Dans une tribune consacrée à sa future politique étrangère dans le quotidien Moskovskie Novosti. Poutine a observé l’érosion du droit international consécutif à la politique d’ingérence des Occidentaux, et livre l’interprétation russe du « Printemps arabe » comme révolution colorée. (...)

Cinq années après son discours à la conférence de Munich, il reste fidèle aux mêmes principes. « La Fédération de Russie se pose en garante de la stabilité mondiale et du dialogue des civilisations, sur la base du respect du droit international. La Russie, poursuit Poutine, fait partie d’un grand monde, aussi bien du point de vue de l’économie et de la diffusion de l’information que de la culture. Nous ne pouvons pas et ne voulons pas nous isoler... Mais nous prendrons systématiquement appui sur nos intérêts propres (...)

La Russie n’est respectée et prise au sérieux que lorsqu’elle est forte et qu’elle se tient fermement campée sur ses positions. Qui plus est, je suis convaincu qu’il n’est possible d’assurer la sécurité dans le monde qu’avec la Russie, et non pas en s’efforçant de l’évincer, d’affaiblir ses positions géopolitiques et sa capacité de se défendre. » [4]et [5]

Les menaces de l’Europe par presse interposée Les menaces de la presse européenne qui relaient sans état d’âme les instructions des hommes politiques sont de plus en plus explicites. Nous lisons : « Le président russe semble avoir oublié la principale leçon de la Révolution orange : si quelqu’un d’autre décide de leur avenir à leur place, les Ukrainiens peuvent descendre dans la rue pour prendre leur destin en main. Les manifestations ukrainiennes constituent à la fois une humiliation et une menace pour Vladimir Poutine.

Le président russe a beau faire l’éloge des liens culturels et historiques étroits entre l’Ukraine et la Russie, il s’aperçoit que des dizaines de milliers d’Ukrainiens préfèrent braver le froid polaire et les coups de matraque plutôt que de s’enfoncer plus avant dans la sphère d’influence de la Russie.

(...) En vue de convaincre l’Ukraine de regarder vers Moscou et non vers Bruxelles, les Russes sont arrivés devant le gouvernement de Viktor Ianoukovitch avec une mallette dans une main et une matraque dans l’autre.(...) La Russie a dû boire du petit-lait le jour où le dirigeant ukrainien a annoncé qu’il ne signerait pas l’accord d’association proposé par Bruxelles. » [6] La presse va jusqu’à rapporter les propos d’un nationaliste : « Ce pays méridional peuplé de 45 millions d’habitants, baigné par la mer Noire a toujours été un ´´morceau de choix´´, écrit dans une tribune publiée par Izvestia le sulfureux écrivain et opposant russe Edouard Limonov.

´´Bien plus grande que la Pologne´´, l’Ukraine a toujours suscité les appétits de l’Occident, poursuit Limonov afin de défendre la grandeur perdue de la Russie.´´Vous souvenez-vous de la bataille de Poltava, en 1709. Pouchkine en a fait un poème."(...) Nous voyons clairement que l’histoire se répète, pugnace et compétitive, comme s’il ne s’était rien passé, que l’Occident nous marche sur les pieds, et que sa nature agressive n’a nullement changé au cours des années.

L’Occident avale nos anciennes républiques, les unes après les autres, nous défiant sans arrêt. Aujourd’hui, c’est à nous de le défier. » [7] On comprend alors que Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères ait dénoncé mercredi 4 décembre, à Bruxelles, « l’ingérence » des pays de l’Otan dans les affaires intérieures de l’Ukraine. Le ministre participait à une réunion du Conseil Otan-Russie. (...) Selon M.Lavrov, les Occidentaux se mêlent d’une « affaire intérieure » et la décision du président Viktor Ianoukovitch de ne pas signer d’accord d’association et de libre-échange avec l’UE relève simplement des prérogatives du pouvoir exécutif.

À l’Otan, la Russie a réclamé une « pause » dans les difficiles discussions sur la défense antimissile et estime désormais que le futur « bouclier » américain, destiné à protéger tous les pays de l’Otan contre une menace iranienne, est rendu moins nécessaire suite au succès des récentes discussions de Genève sur le nucléaire.

La question de l’élargissement éventuel de l’Alliance atlantique à des pays des Balkans est une autre source de frictions. [8] Une renaissance européenne est-elle possible ?

On sait aussi que les relations avec la Chine ne sont pas au beau fixe, notamment avec la crise des capteurs solaires. S’agissant justement, des relations de l’Europe avec la Chine, elles sont déséquilibrées : 400 milliards de ventes chinoises contre 135 milliards de ventes européennes.

Elles montrent deux extrêmes de l’âge de la mondialisation : la passivité de l’ouverture et de la loi contre l’activisme des frontières bien gérées et le capitalisme d’État. Au moment même où les pays occidentaux adoptent la mondialisation et la fin de l’État-nation, les pays d’Asie de l’Est, en pleine expansion, y semblent plus que jamais attachés.

L’Occident peut croire qu’il peut imposer le libre-échange, mais la taille énorme de la Chine signifie que ce ne sera pas possible de manière coercitive. Les Occidentaux doivent reconnaître que c’est en effet le siècle asiatique si bien décrit par Kishore Mahbubani. La renaissance est possible estime l’économiste français Edouard Tétreau : « En renonçant à ce que l’Europe a de meilleur, son humanisme et son profond altruisme, les Européens ont tourné le dos à ce qui les caractérisait.

Pour ne pas disparaître aux yeux du monde, un sursaut est indispensable. Une Europe plus petite dans un monde global ? Il s’agit d’une évidence historique. Oui, l’Europe, et avec elle l’Occident, est devenue plus petite dans un monde plus global. Et pourtant... elle est immense ! Si l’on admet que les chiffres suivants ne sont pas des statistiques de propagande, l’Europe, en 2013, c’est : 500 millions d’habitants ; 4,5 millions de kilomètres carrés ; un PIB de 18.000 milliards de dollars, supérieur à celui des États-Unis, trois fois supérieur à celui de la Chine. Une épargne financière disponible pour la zone euro de 12 000 milliards d’euros !

Serait-on en face d’une Europe-Gulliver enchaînée par de médiocres Lilliputiens qui seraient : les États eux-mêmes, leurs égoïsmes et la compétition des intérêts nationaux empêchant l’émergence d’une Europe unie et grande ? La somme des intérêts particuliers, industriels et financiers, qui manœuvreraient l’Europe à leur guise, l’emberlificotant dans les rets et les fils de lobbies bien organisés ? » [9]

« Je soutiens, poursuit l’auteur, une idée radicalement inverse : si l’Europe, malgré - ou à cause de - son immense richesse financière, son abondance de biens matériels comme immatériels est en train de disparaître de la scène mondiale, c’est à cause des Européens eux-mêmes, et particulièrement des générations aujourd’hui au pouvoir, ces enfants gâtés de l’après-guerre, qui n’ont connu que la paix, la prospérité et la très égoïste poursuite de leur bonheur individuel.

Ne consacrant même pas le minimum vital pour assurer leur intégrité et leur souveraineté dans les domaines stratégiques, ils préfèrent financer leur confort petit-bourgeois et jettent aux orties ce qui définit l’esprit européen et ce que l’Europe a de meilleur : son humanisme authentique, son profond altruisme. Si l’Europe va mal, si elle est si rabougrie aujourd’hui dans un monde en apparente pleine expansion, c’est bien parce que les Européens ne sont plus européens, justement.

Nous pourrions nous arrêter à ce constat-là : celui d’une Europe sans projet, sans identité, se résumant à ce que les autres attendent d’elle : un marché, un espace à peupler, une corne d’abondance et de bien-être à visiter ou à piller. (...) Peut-être est-ce cela la vocation de l’Europe : laisser la place au Nouveau Monde, en espérant que ce dernier prendra le soin de prendre le meilleur de l’héritage européen. » [10]

Que deviennent les peuples par-delà les idéologies ?

Il semble en fait que si l’Europe s’évertue à chercher querelle à la Russie, les grands vainqueurs ne seront certainement pas les peuples ukrainiens, voire même européens, c’est de fait la haute finance qui avance comme un rouleau compresseur broyant toute résistance et amoindrissant de plus le rôle des États. « Imagine-t-on, écrit Lori M.Wallach Directrice de Public Citizen’s Global Trade Watch, des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ?

Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer - et obtenir ! - une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ? Si invraisemblable qu’il paraisse, ce scénario ne date pas d’hier. Il figurait déjà en toutes lettres dans le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par l’Ocde.

Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage. L’accord de partenariat transatlantique (APT) négocié depuis juillet 2013 par les États-Unis et l’Union européenne est une version modifiée de l’AMI. Il prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique se plient aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises européennes et américaines, sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d’une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants. » [11]

Les citoyens du monde, quelles que soient leurs latitudes, ont du mouron à se faire ; le vrai adversaire n’est pas l’idéologie « stalinienne » contre celle du canular de la liberté en Europe, c’est de fait le grand capital qui s’appuie plus que jamais sur le Consensus de Washington.

Margareth Thatcher avait l’habitude de dire : « Je ne connais pas de citoyens, je ne connais que des consommateurs. » Tout est dit. Chems Eddine CHITOUR [1]

Jean Bonnevey le 03/12/2013 [2]

Jean Bonnevey le 03/12/2013 [3]

Un bras de fer s’engage entre Bruxelles et la Russie sur South Stream (5 décembre 2013) [4]

La Russie et l’évolution du monde par Vladimir Poutine (3 mars 2012) [5]

Chems E.Chitour : "Le Tsar Poutine est de retour" (11 03 2012) [6]

"Poutine a tout faux en Ukraine" (3 12 2013) [7]

"Poutine a tout faux en Ukraine" (3 12 2013) [8] Ukraine : la Russie dénonce « l’ingérence » des pays de l’Otan (Le Monde.fr, le 04.12.2013) [9]

Édouard Tétreau : "Une renaissance européenne est possible" [10]

Édouard Tétreau : "Une renaissance européenne est possible" [11]

Lori. M. Wallach : "Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens" *

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour...

URL de cet article 23588 http://www.legrandsoir.info/les-contorsions-de-la-vieille-europe-le-bras-de-fer-avec-la-russie.html

http://www.legrandsoir.info/les-contorsions-de-la-vieille-europe-le-bras-de-fer-avec-la-russie.html

Les manifestations ukrainiennes constituent une menace pour Vladimir Poutine.

Les manifestations ukrainiennes constituent une menace pour Vladimir Poutine.

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quandu santera .i muvrini

Publié le par Felli Bernard

le 14-12-2013

OMBRE43,

vous présente la Corse, son histoire, ses senteurs, ses vins, ses fromages.

et tout ce que vous découvrirez vous même.

Pace e salute ;

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on ne pense pas qu'à la bouffe ! c'est pas pour ça que vos manips vont nous faire prendrent de vessies pour des lanternes

Publié le par Felli Bernard

~~ATTENTION ! NOUS QUI NE PASSONS PAS NOS VACANCES A ECRIRE CE QUE L'ON ATTEND D' UN GOUVERNEMENT FRANCAIS.

POUR LE MOMENT ON JOUE LA TOLERENCE FACE A DES PROPOSITIONS REPONDANT AU JEU ET QUI SE VEULENT DEMOCRATIQUES;

" les gens" "le peuple" ont vous prévient soyez prudent poussez pas le bouchon trop loin notre sens républicain et de nos responsabilités ont comme toutes choses une fin. soyez prudent?

LA FRANCE C'EST LES "bobos troskos et autres conneries" fonctionnarisés et "garanti de l'emploi" ? mais il y a les autres ceux qui sont fiers d'étre français simplement .NOS CHAPELLES ?EGLISES?NOTRE CASSOULET,nous sommes chrétiens depuis 2000 ans on accepte tout le monde! sauf ceux qui veulent nous forçer a aimer ce que nous ne voulons pas !faut pas nous forçer!!!!!!!

LE VIOL EST INTERDIT?NOS FEMMES NOUS LES AIMONS?LA FRANCE AUSSI ! NOS SOLDATS MEURENT POUR DES VALEURS QUI SONT LES NÖTRES!!! REFLECHISSER BIEN AVANT DE NOUS POUSSER VERS DES HORIZONS QUI POURRAIENT DEVENIR " DISONS LE délicat.

OMBRE43 Vos démentis MONSIEUR LE Premier Ministre? ON LES ECOUTES MAIS IL VA FALLOIR A UN MOMENT PRENDRE LA DECISION DE PARTIR OU DE REJOINDRE LA FRANCE

LA CHANSON :C'EST PAS LUI ?C'EST PAS MOI vous allez faire sourire vos" intellos de gauche" qui font déjà la queue chez d'autres.

OMBRE43 http://OMBRE43.over-blog.com

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