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Les USA savaient que le Front Al-Nosra est capable de produire du sarin

Publié le par Felli Bernard

.....Dans un long article publié par la London Review of Books, Seymour Hersh –récompensé dans le passé pour sa couverture du massacre de My Lai pendant la guerre du Vietnam ou encore celle du scandale de la prison d’Abou Ghraïb en Irak– accuse l’administration Obama de “manipulation délibérée du renseignement” dans l’affaire des armes chimiques syriennes.

Des responsables de l’administration ont fait part de leur scepticisme devant cet article que des journaux américains auraient refusé de publier car ils le jugeaient insuffisamment étayé.

Sans aller jusqu’à affirmer que le régime de Bachar el-Assad n’est pas responsable de l’attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas, M. Hersh soutient que Washington a “sélectionné” les informations à sa disposition et passé d’autres sous silence, notamment celles selon lesquelles un groupe de l’opposition syrienne, le Front Al-Nosra, a les moyens techniques pour produire de grandes quantités de gaz sarin.

Il évoque notamment un rapport top-secret de quatre pages remis le 20 juin à un haut-responsable de la DIA, l’agence chargée du renseignement militaire, confirmant de précédents rapports sur les capacités d’Al-Nosra, notamment grâce à un de ses membres, Ziyaad Tarik Ahmed, un ancien militaire irakien spécialiste des armes chimiques.

“Les renseignements indiquaient clairement que le régime Assad et seulement lui pouvait être responsable de l’attaque à l’arme chimique du 21 août”, a maintenu lundi la Direction du renseignement national (ODNI), qui chapeaute les diverses agences de renseignement du pays, dont la DIA.

“Il n’y a pas d’indice à l’appui des allégations de M. Hersh allant dans un sens opposé et la suggestion qu’il y a eu une manœuvre pour supprimer des renseignements est simplement fausse”, a affirmé à l’AFP le porte-parole de l’ODNI, Shawn Turner.

Selon Seymour Hersh, l’administration Obama n’avait pas repéré de signe avant-coureurs d’une attaque malgré la présence de détecteurs à proximité des sites chimiques du régime.

Et les accusations de Barack Obama le 10 septembre ne s’appuyaient selon lui pas sur des renseignements interceptés en temps réel mais sur une analyse des communications a posteriori. “Ce n’était pas une description des événements spécifiques qui ont mené à l’attaque du 21 août, mais le détail d’un processus que l’armée syrienne aurait suivi pour n’importe quelle attaque chimique”, avance le journaliste.

Le 10 septembre, dans une allocution solennelle, le président américain avait détaillé les preuves de l’implication du régime. “Nous savons que le régime Assad est responsable. Dans les jours qui ont précédé le 21 août, nous savons que les personnels chargés des armes chimiques d’Assad préparaient une attaque près d’une zone où ils assemblent le gaz sarin. Ils ont distribué des masques à gaz à leurs hommes”, avait-il notamment soutenu.

(Afp) Publié le : 11 Dec 2013, 16:26 |

http://www.newsoftunisia.com/international/syria/les-usa-savaient-que-le-front-al-nosra-est-capable-de-produire-du-sarin/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-usa-savaient-que-le-front-al-nosra-est-capable-de-produire-du-sarin

Les USA savaient que le Front Al-Nosra est capable de produire du sarin

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Le pape François élu personnalité de l’année...

Publié le par Bernard Felli

Le pape François élu personnalité de l’année par «Time Magazine»
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Pourquoi le bitcoin fait grincer des dents

Publié le par Felli Bernard

~~~~ Guillaume Errard Mis à jour le 11/12/2013 à 14:33 Publié le 11/12/2013 à 14:26

~~La banque d'affaires américaine, JP Morgan, a déposé un brevet pour lancer sa propre monnaie virtuelle.

De son côté, Apple a bloqué plusieurs applications utilisant le bitcoin.

Publicité L'italien ? Les banques hier, les géants des nouvelles technologies aujourd'hui dénoncent les méfaits de la nouvelle monnaie virtuelle, le bitcoin.

La semaine dernière, la Banque de France déconseille l'utilisation de cette devise née sur Internet en janvier 2009, et son homologue chinoise l'interdit.

D'autres vont beaucoup plus loin. JP Morgan a déposé, fin novembre, un brevet pour lancer son propre système de paiement informatique. Et Apple vient de bloquer des services d'accès à la monnaie virtuelle.

Pourquoi cette fronde?

Explications. Avec la montée en puissance du bitcoin, les banques et les géants de la toile ont beaucoup à perdre. Les premières, parce que les transactions financières s'effectuent de gré à gré, autrement dit sans passer par l'intermédiaire des banques.

Ces dernières ne contrôlent pas leur diffusion. Ces monnaies sont émises par les utilisateurs qui peuvent donc se constituer eux-mêmes des portefeuilles. «Comme pour n'importe quel moyen de paiement, il y a des risques mais il y a également des opportunités», se défend Pierre Noizat sur Figaro TV.

Pour celui qui vient de lancer Paymium, une entreprise qui utilise le réseau bitcoin, «si le monde veut rentrer dans l'économie numérique, il faut s'adapter aux changements technologiques plutôt que de crier au loup».

Pour les géants des nouvelles technologies, leurs utilisateurs n'entreraient plus leurs coordonnées bancaires directement dans leurs bases de données et seraient donc moins enclins à acheter d'autres applications.

C'est pourquoi, afin de se mettre en accord avec la législation de tous les pays du monde, Apple a demandé à plusieurs développeurs de supprimer leurs applications utilisant les bitcoins s'ils souhaitent la conserver sur l'App Store.

«Bitcoin n'est pas légal dans toutes les juridictions où l'application est disponible», explique la marque à la pomme qui se réfère à la règle 22.1 du guide de l'App Store. «Ma plus grande crainte, c'est que les gens se lancent sur le bitcoin sans rien y comprendre, car ils pensent que c'est le meilleur moyen de gagner plein d'argent» Shakil Khan, de Spotify

Mais à l'instar des banques centrales où les positions de la France et de la Chine ne sont pas partagées par tous et notamment par les États-Unis, les avis sont également divisés au sein des groupes des nouvelles technologies.

Ainsi, Google accueille favorablement de nombreuses applications capables de générer des bitcoins et de les échanger. «Bitcoin est un tour de force technologique, affirme son PDG Éric Schmidt qui apporte toutefois une nuance. Mais je ne sais pas si au final cela sera légal».

Idem du côté des banques américaines. Si le bitcoin ne plaît pas à JP Morgan, Merrill Lynch vient de pondre un rapport qui fait du bitcoin la monnaie du futur.

«Le bitcoin peut devenir un moyen de paiement majeur pour le e-commerce et un concurrent aux monnaies classiques, déclare l'établissement financier.

Le bitcoin a un vrai potentiel de croissance». Mais beaucoup attendent qu'elle se stabilise avant de se lancer. «Ma plus grande crainte, c'est que les gens se lancent sur le bitcoin sans rien y comprendre, car ils pensent que c'est le meilleur moyen de gagner plein d'argent.

C'est faux. Vous risquez de tout perdre», prévient Shakil Khan, de Spotify. La bataille autour de cette devise virtuelle ne fait que commencer.

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2013/12/11/01007-20131211ARTFIG00469-pourquoi-le-bitcoin-fait-grincer-des-dents.php

Le bitcoin, cette monnaie qui fait débat

Le bitcoin, cette monnaie qui fait débat

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Le pape François élu personnalité de l’année par «Time Magazine»

Publié le par Felli Bernard

~~Créé le 11/12/2013 à 14h01 -- Mis à jour le 11/12/2013 à 14h41

~~MEDIAS - L'ancien consultant de l'agence de sécurité nationale américaine (NSA) Edward Snowden arrive deuxième.

La chanteuse Miley Cyrus était aussi l'une des favorites... C’est ainsi depuis 1927. Chaque année, l'hebdomadaire américain Time Magazine récompense un homme ou une femme qui a «marqué le plus l'année écoulée, pour le meilleur ou pour le pire».

L’an dernier, l’homme de l’année était Barack Obama (il l'avait déjà été en 2008). Ce mercredi Time vient de révéler le nom du lauréat 2013: le pape François, élu le 13 mars dernier. «Pour avoir tiré la papauté hors de son palais afin de l'emmener dans la rue, pour avoir poussé la plus grande Eglise au monde à faire face à ses besoins les plus profonds, et pour avoir fait le juste équilibre entre jugement et compassion, le pape François est la personne de l'année 2013 de Time», a indiqué la rédactrice en chef Nancy Gibbs.

«Il est rare qu'un nouvel acteur de la scène mondiale suscite autant d'attention si rapidement, que ce soit parmi les jeunes ou les plus âgés, parmi les croyants ou les sceptiques», a-t-elle encore expliqué.

«En neuf mois, il a su se placer au centre des discussions essentielles de notre époque: la richesse et la pauvreté, l'équité et la justice, la transparence, la modernité, la mondialisation, le rôle de la femme, la nature du mariage, les tentations du pouvoir», a-t-elle énuméré.

http://www.20minutes.fr/medias/1262125-20131211-pape-francois-elu-personnalite-lannee-time

Le pape François élu personnalité de l’année par «Time Magazine»

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Blog d'Alexandre Latsa: Réflexions sur les...

Publié le par Bernard Felli

Blog d'Alexandre Latsa: Réflexions sur les manifestations en Ukraine
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Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens (màj)

Publié le par Felli Bernard

La vidéo a été supprimée de nombreux sites Web Scared qui c'est passé dans notre

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Blog d'Alexandre Latsa: Réflexions sur les manifestations en Ukraine

Publié le par Felli Bernard

~~ Comme les lecteurs de RIA-Novosti pouvaient s’en douter la guerre des grands ensembles s’est sensiblement accentuée ces dernières semaines sur les deux fronts sensibles que sont l’Arménie et surtout l’Ukraine. Dès l’annonce de la décision du président Ukrainien de ne pas signer l’accord avec Bruxelles des milliers, puis des dizaines de milliers d’Ukrainiens sont descendus dans les rues de quelques villes de l’ouest et du centre du pays mais aussi et surtout de Kiev, pour protester contre cette décision politique. Qui manifeste? Les protestations ont été organisées par une alliance surprenante de partis de tendances différentes, allant de la droite à l’extrême droite de l’échiquier politique ukrainien. Il y a tout d’abord le parti "Alliance ukrainienne démocratique" (UDAR) du boxeur Klichsko qui bénéficie du soutien officiel de la CDU d’Angela Merkel. Il y a aussi le parti "Patrie" de Yulia Tymochenko (aujourd’hui emprisonnée pour corruption et suspectée de complicité de meurtre) qui appelle à renverser le pouvoir ukrainien actuel. Enfin il y a "l’Union pan-ukrainienne Svoboda " (Liberté) qui portait tout simplement le nom de parti National-socialiste d’Ukraine jusqu'à 2004. Ce parti appelle clairement à manifester pour renverser le pouvoir et déclencher une révolution sociale et nationale (avec l’aide de milices et de sous fratries pagano-radicales telle par exemple le Wotan-Jugend) tout en dénonçant la mafia juive qui gouverne l’Ukraine! Que n’entendrait-on pas si de tels propos étaient tenus par des officiels russes! Ces trois partis ont formé une alliance bien improbable appelée "Groupe d’action pour la résistance nationale" qui tend donc à vouloir intégrer l’union européenne en renversant au passage le pouvoir en place, pourtant légitimé par les urnes. Un bien étrange cocktail de mouvements dont on ne peut que suspecter que leur brusque tropisme européiste ne soit en réalité surtout motivé par un mélange d’avidité du pouvoir et de haine profonde de la Russie. Ce groupe a aussi le soutien de certains tatars musulmans de Crimée qui exigent la démission du gouvernement et de stars du show bizness dont une chanteuse de pop music a même menacé de s’immoler si des changements n’arrivaient pas. Enfin une actrice américaine, petite amie du frère du boxeur Klichsko, s’est elle aussi empressée de soutenir les manifestants et leurs aspirations euro-occidentales. Enfin ils ont le soutien des Femen qui ont, lors d’une manifestation à Paris, choisi d’uriner en public sur les portraits du président ukrainien sans que les forces de l’ordre françaises ne réagissent. Des soutiens qui en disent long. Comme en Russie, le terme d’opposition désunie semble adéquat et on peut se poser la question de savoir si les européens comprennent bien qui ils soutiennent. La violence comme mode opératoire. Les manifestations de Kiev ont vite dégénéré en actions d’occupation de bâtiments publics, de blocages de rues et dégradations diverses mais également en attaques violentes contre les forces de l’ordre ukrainiennes. Des policiers ukrainiens ont été attaqués avec des barres de fer et des jets de pavés par ces groupes de nationalistes hostiles à la Russie et bien organisés comme on peut le voir ici ou là. Des opposants européistes ont aussi lancé des menaces personnelles aux politiques au pouvoir et à leurs familles. Des actions qui sont bien finalement très loin des valeurs démocratiques et européennes que les manifestants prétendent pourtant souhaiter pour leur pays. Les médias français n’ont fait que donner une version simpliste et erronée de ces événements en présentant ces manifestations comme une éruption démocratique de jeunes européistes révoltés par la décision inique de leur président/dictateur de les éloigner de l’Europe en faisant usage de violence. Comme l’a très bien expliqué l’analyste Dimitri Babich, les actions de rue se déroulent de la façon suivante: Taper d’abord, puis se plaindre des provocations et violences de la police, en bénéficiant de l’appui du dispositif médiatique occidental pour faire basculer l’opinion publique. Ces méthodes sont connues, elles ont été utilisées en 2005 en Ukraine et dans nombre de pays de la région, afin de permettre le renversement de pouvoir trop faibles pour faire face a cet assaut coordonnées d’une foule sincère mais manipulée et qui bénéficie d’un appui médiatique conséquent pour lui faire croire que ses actions sont légitimes. Les médias n’ont servi comme à l’accoutumée que de relais à cette tentative de coup d’Etat semi-démocratique qui porte le nom de révolution de couleur. Un peu de recul et de distance permettent d’interpréter ces événements de façon sensiblement différente. Le président ukrainien a été jusqu'à preuve du contraire démocratiquement élu, tout comme le parlement et il faudrait rappeler aux manifestants qu’en Europe, on n’occupe pas les mairies comme dans un pays du 1/3 monde. L'alternance passe par un vote pour d’autres candidats aux élections suivantes. La question des répressions policières (la cruauté policière ukrainienne a-t-on même pu lire) est aussi intéressante. Imagine-t-on ce qui se passerait en France si des manifestants de droite et d’extrême droite occupaient de force la mairie de Paris, tentaient de prendre en force l’assemblée nationale et appelaient à un coup d’état pour renverser le pouvoir? Alors que la diplomatie américaine a publié un communiqué pour dénoncer les violences de la police ukrainienne (SIC), imagine-t-on un scenario identique à Washington? L’immixtion étrangère européenne. Ces manifestations n’ont rassemblé au maximum que 250.000 personnes à Kiev, soit 0,5% de la population du pays, à comparer avec les 800.000 français dans la rue contre le mariage pour tous soit 1,5% de la population française. La presse internationale a pourtant salué ces manifestations les présentant comme un incroyable soulèvement populaire témoignant de l’âme de tout un peuple. Pour certains analystes la bataille de l’Europe se joue à Kiev. On peut s’étonner que le mainstream ne se borne à dénoncer des pressions russes sur l'Ukraine sans mentionner cette immixtion étrangère occidentale omniprésente dont la majorité des acteurs est soit proche de tendances politiques combattues par Bruxelles, soit non européenne. Alexandre Kwasniewski, membre de la mission de surveillance du Parlement européen et ex-président de Pologne a ouvertement conseillé aux manifestants d’accentuer la pression sur le pouvoir ukrainien. Les ministres des Affaires étrangères de Pologne et de Suède, Radoslav Sikorski et Carl Bildt, ont dans un communiqué commun exprimé leur solidarité aux manifestants. Certains politiciens européens qui ont dénoncé les pressions russes sur l’Ukraine, ont même fait le déplacement en Ukraine pour se joindre aux manifestants. Ceci a démontré le peu de respect de Bruxelles pour la souveraineté des états invités à rejoindre l'U.E Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a fait un déplacement à Kiev pour rencontrer deux chefs de l'opposition ukrainienne avant de se mêler aux manifestants antigouvernementaux place de l'Indépendance. L’ancien premier ministre polonais et dirigeant du parti national conservateur Droit et Justice, Jaroslav Kaczynski, pourtant considéré comme relativement europhobe, a aussi pris part à la manifestation à Kiev. L’immixtion étrangère d'outre-Atlantique. En Amérique du nord, les soutiens n’ont pas non plus manqué, traduisant bien l’implication américaine dans ces événements tout autant que l’absence totale de souveraineté de l’Union Européenne. Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, s'est aussi joint aux manifestants à la place de l'Indépendance à Kiev. Enfin, le pion du pentagone dans la région, le président Georgien déchu Sakaachvili, qui a pris le pouvoir via une révolution de couleur organisée puis quitté son pays en vidant les comptes de la présidence et devrait bientôt être mis en examen, est lui aussi venu à Kiev soutenir l’opposition et se placer en intermédiaire (!) dans cette crise. On peut douter que l’UE ait besoin de l’ex-président Georgien pour négocier avec les russes ou les ukrainiens. La secrétaire d'État américaine aux Affaires européennes et asiatiques, Victoria Nuland, a quand à elle affirmé que les Etats-Unis étaient "avec le peuple ukrainien, qui voit son avenir dans l'Europe". Noter que la diplomatie américaine a tenu le même langage à la Turquie durant les quinze dernières années. Pourtant, la Turquie semble aujourd'hui moins intéressée par l'Europe et elle semble faire des infidélités à Washington puisqu’elle vient de demander à rejoindre l’union douanière organisée par la Russie. On peut imaginer que cette prise de distance incite Washington à tenter de prendre plus d'influence sur l'Ukraine, qui est depuis bien longtemps une pièce maitresse d’un projet théorisé par Zbigniew Brezinski dans "le grand échiquier": Faire de l'Ukraine, avec l’Allemagne et la Pologne, la colonne vertébrale d’une architecture de sécurité euro-atlantique sous contrôle de l’Otan qui aurait ainsi un débouché sur la Crimée et la frontière russe. Aymeric Chauprade rappelait récemment que le président d’Ukraine Léonid Koutchma avait signé en 2003 un accord qui visait à créer, après les élections présidentielles de 2004, un espace économique unique entre la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan, soit un projet identique a celui de l’Union Douanière actuelle. Mais la tentative de révolution orange organisée à Kiev en 2004 pour favoriser la prise de pouvoir d’une élite politique favorable aux intérêts occidentaux avait marqué un coup d’arrêt à ce processus. L’histoire se répète t-elle? L’intégration souhaitée par Washington de l’Ukraine à l’UE est elle un projet européen ou un projet américain? Les Euromantiques ukrainiens, de doux rêveurs manipulés? Les manifestants ukrainiens dénoncent le pitoyable état financier dans lequel est leur pays. On ne saurait oublier de leur rappeler que leur précédente révolution orange a abouti à sortir l’Ukraine du jeu des transits énergétiques entre la Russie et l’Europe, ce qui a sans doute largement contribué à l’appauvrissement du pays puisque dès 2006 le taux de croissance s’est effondré. On ne saurait aussi s’abstenir de leur demander pourquoi leurs élites au pouvoir de 2005 à 2010 n’ont pas pris les mesures nécessaires pour permettre et préparer cette intégration européenne. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La part des échanges économiques avec la Russie a certes légèrement diminué de 2010 à 2013 mais se monte à a 26% du volume total des échanges économiques de l’Ukraine, à comparer avec les 31,5% de l’UE mais les 35% de la CEI. Très logiquement, l'Ukraine exporte à ce jour bien davantage en Russie et en CEI qu'en Europe. Moins de 50% des ukrainiens soutiennent l’entrée de l’Ukraine dans l’Europe (46%) contre 36% qui soutiennent l'adhésion à l'Union douanière. Les manifestants qui pensent à l’Europe et son confort de vie (on a vu dans les manifestations des manifestants avec des images d’autoroutes françaises ce qui fait sourire) semblent eux vivre un rêve éveillé. Le manifestant moyen de l’EuroMaiden imagine-t-il que Bruxelles va renflouer les caisses d’un pays de 45 millions d’habitants alors qu’elle n’y arrive pas pour la Grèce et ses 11 millions d’habitants? Il est plutôt plausible que l’accord avec l’UE ne vise surtout à éloigner l'Ukraine de l'influence russe, en plaçant le pays dans une antichambre de l’UE en attendant des jours meilleurs. A ce titre, il est intéressant de lire ici certaines obligations liées à la signature de ce projet d'accord avec l'Union Européenne dont on voit clairement que le but est de totalement séparer structurellement l’Ukraine du monde russe, en contraignant par exemple le pays à modifier l’écartement des voies ferrées pour les mettre au standard européen! Surprenant lorsque l’on sait par exemple que personne n’a contraint les anglais à rouler a droite pour rejoindre l’UE. Autre exemple: la question de l’ouverture du complexe militaro-industriel à l’Europe qui a été traitée par le spécialiste de l’industrie de l’armement Philipe Migault ici et qui laisse difficilement envisager une rupture possible des relations entre l’Ukraine et la Russie. Quel avenir pour l’Ukraine? L’Ukraine n’a plus beaucoup de marge de manœuvre, le pays est en mauvaise santé. Ses réserves de change sont en chute libre depuis 2011, et il y a un effondrement démographique dramatique, dont le Mainstream médiatique ne parle jamais. Plus pragmatiquement, le pays a un besoin immédiat de liquidités pour boucler le budget 2014. Contrairement aux prévisions de certains experts francais le président Ukrainien s’est bel et bien envolé vers la Chine puis Moscou pour y entamer des négociations bilatérales. Le président ukrainien est revenu de Pékin avec une proposition de prêt chinois de 10 milliards, à comparer avec les 5 milliards que le FMI propose à l’Ukraine en échange de conditions très dures et inapplicables surtout à deux ans d’une élection présidentielle. De Moscou il est rentré avec un nouvel accord sur le prix du gaz mais aussi avec un premier prêt de 5 milliards de dollars en amont de 15 milliards de dollars supplémentaires à l'avenir. Il est possible que la stratégie de Viktor Ianoukovich soit pour le moment de garder (jusqu'à 2015?) sa position neutre entre Bruxelles et Moscou tout en développant au maximum l’intégration bilatérale interétatique. Alors que l’Ukraine connaissait ces manifestations violentes, en Arménie, la manifestation contre l’Union Douanière et contre la visite de Vladimir Poutine n’a elle mobilisé que quelques dizaines de "militants" qui n’ont pu empêcher la Russie d' accentuer sa mainmise sur le réseau du gaz arménien en échange d’un accord sur la fourniture de gaz russe à l’Arménie à des tarifs bien inferieurs aux prix du marché. Un accord sur l’établissement d’une feuille de route pour l’adhésion de l’Arménie à l’Union Douanière a également été mis en place et devrait être adopté par la Douma russe avant la fin de l’année. Un scénario à l’arménienne serait il plausible pour l’Ukraine si le président actuel devait être reconduit sans ses fonctions après 2015? L’opinion exprimée dans cet article ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction, l'auteur étant extérieur à RIA Novosti. Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

http://fr.ria.ru/blogs/20131211/199990522.html

Alexandre Latsa                                       © RIA Novosti.    12:05 11/12/2013

Alexandre Latsa © RIA Novosti. 12:05 11/12/2013

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Centrafrique : les soldats français poursuivent...

Publié le par Bernard Felli

Centrafrique : les soldats français poursuivent le désarmement après la visite de Hollande
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Centrafrique : les soldats français poursuivent le désarmement après la visite de Hollande

Publié le par Felli Bernard

~~Des militaires français en patrouille à Bangui, le 10 décembre 2013 en Centrafrique. © AFP

Les militaires français déployés en Centrafrique, qui ont perdu deux des leurs lundi soir, poursuivaient mercredi matin leurs opérations de désarmement des groupes armés à Bangui.

La veille, ils avaient reçu un soutien appuyé du président François Hollande, qui a fait escale dans la capitale centrafricaine en rentrant d'Afrique du Sud. Après avoir reçu la visite du président François Hollande mardi soir à Bangui, les militaires de l'opération Sangaris continuaient mercredi 11 décembre au matin leur mission de désarmement des groupes armés.£

Surveillant les mouvements dans la ville - placée sous couvre-feu de 18h00 (17h00 GMT) à 06h00 - grâce à leurs hélicoptères, les soldats français ont en outre la tâche d'éviter une généralisation des représailles contre les civils musulmans de la part d'une population chrétienne terrorisée pendant des mois par les combattants de l'ex-rébellion Séléka.

Lundi et mardi, dans certains quartiers, des pillages de commerces appartenant à des commerçants musulmans ont suivi des opérations de désarmement menées par les militaires français.

Lors d'une courte visite à Bangui, où il s'est recueilli devant la dépouille des deux jeunes soldats tués lundi soir, François Hollande a déclaré que la mission de la France en Centrafrique était "dangereuse" mais "nécessaire" pour éviter "un carnage". "Il était temps d'agir", a ajouté le président français venu d'Afrique du Sud, où il avait assisté le jour-même à la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela.

Des opérations de désarmement délicates Dès son arrivée, François Hollande s'est recueilli devant les cercueils des deux soldats du 8e régiment parachutiste d'infanterie de marine de Castres (sud) à l'aéroport de la ville, où est basé l'essentiel du dispositif de l'opération française Sangaris, qui compte 1 600 hommes au total. Les deux hommes ont été tués dans la nuit au cours d'un accrochage avec des assaillants non-identifiés dans un quartier proche de l'aéroport.

Il s'agit des premières pertes françaises depuis le déclenchement de l'intervention française Sangaris, dans la foulée d'un feu vert de l'ONU jeudi.

Les soldats français ont pour mission de "rétablir la sécurité, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire" en République centrafricaine, pays livré au chaos et à une spirale infernale de violences inter-religieuses depuis la prise du pouvoir, en mars 2013, de la Séléka, une coalition hétéroclite de groupes rebelles à dominante musulmane.

La visite de François Hollande intervient au deuxième jour des délicates opérations de désarmement des milices et groupes armés qui sévissent à Bangui. La situation y reste très instable, avec des pillages et des tentatives de représailles contre les civils musulmans.

Dans les faits, le désarmement vise en priorité les combattants de l'ex-rébellion Séléka, jusqu'à présent tout-puissants dans la capitale centrafricaine, où ils se sont rendus coupables de nombreuses exactions sur la population.

"Dynamique infernale" Selon l'état-major français, la quasi-totalité des groupes armés ont été désarmés sans incident majeur et en moins de 24 heures, avec le soutien de la la force africaine (Misca).

Frustrés d'avoir été désarmés et cantonnés dans leurs bases, beaucoup d'hommes de la Séléka sont de leur côté furieux d'avoir été privés par les Français de tout moyen de se défendre - avec leurs familles et leurs proches - face à la vindicte populaire.

Sangaris avait d'abord été présentée comme une intervention relativement rapide et à vocation essentiellement "humanitaire". Elle vise aujourd'hui, selon Paris, à désarmer tous les groupes armés, à ramener la stabilité dans un pays en totale décomposition à moyen terme et à organiser des élections libres.

Très peu d'informations arrivent par ailleurs des provinces, coupées du reste du pays, où beaucoup redoutent de découvrir de nombreux cadavres dans la brousse. "Nous sommes dans une dynamique infernale de représailles", avec le spectre d'un "match retour" des milices d'auto-défense villageoises (chrétiennes) et de nouvelles tueries de la Séléka dans leur retraite vers leurs bastions du nord, s'alarmait ainsi une source humanitaire. (Avec AFP)

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Crise centrafricaine | Centrafrique : les soldats français poursuivent le désarmement après la visite de Hollande | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook

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Des militaires français en patrouille à Bangui, le 10 décembre 2013 en Centrafrique. © AFP

Des militaires français en patrouille à Bangui, le 10 décembre 2013 en Centrafrique. © AFP

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Pourquoi Israël boude l’hommage à Mandela ?

Publié le par Bernard Felli

Pourquoi Israël boude l’hommage à Mandela ?
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