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Après le Cahuzac, le cas Mandon…

Publié le par Felli Bernard

 Thierry Mandon
Thierry Mandon

Après le Cahuzac, le cas Mandon…

Aujourd'hui

« Il n’y a pas de “contagion du foulard” », assure Thierry Mandon, qui, de toute évidence, n’a jamais sorti la tête de ses cartonS

Maxime Sentence

Publicitaire, écrivain

Où il est démontré, sur l’air de « Tout va très bien, Madame la Marquise », que Manuel Valls, lui aussi, comme Nicolas Sarkozy en son temps, travaille entouré de « collaborateurs ».

« Il n’y a pas de “contagion du foulard” », assure Thierry Mandon qui, de toute évidence, n’a jamais sorti la tête de ses cartons… ou bien se fout de celle du monde avec un aplomb, une détermination qui forcent l’admiration.

Sur les ondes de la radio RTL, répondant ce mercredi 13 avril 2016 aux questions d’Olivier Mazerolle, le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche poursuit, toujours évoquant le « problème » soulevé quelques jours auparavant par le Premier ministre, son « patron » au sein du gouvernement, problème de l’irruption des femmes voilées dans les universités, de leur prolifération, de l’inquiétude grandissante, relayée par le journaliste qui l’interroge, de beaucoup de professeurs devant « l’affluence de plus en plus importante de jeunes femmes, d’étudiantes, avec un foulard sur la tête ».

Derrière son micro, le petit homme n’est pas disposé à s’en laisser conter. Il proteste, il s’insurge, il se rebelle, il pense à la postérité : « Il n’y a pas de problème ! C’est pas utile de créer un problème là où y en a pas ! » (sic).

Comment ne pas penser à l’un de ses anciens et célèbres collègues, alors ministre du Budget de son état, chargé entre autres de la lutte contre la fraude fiscale ?

Les yeux dans les yeux, la main sur le cœur : il n’y a pas, il n’y a jamais eu, Mesdames et Messieurs qui m’écoutez, de problème avec le voile… ni à l’université, ni ailleurs !

Ainsi, se dégageant jour après jour de l’actualité, se dessine dans l’idéal ce que pourrait donner, en sa composition, la future équipe gouvernementale de ce bon Président Mohammed Ben Abbes, cher à Michel Houellebecq, avec, pourquoi pas, une promotion pour le sieur Thierry Mandon (qui n’aura pas démérité), un bel avancement au titre de gratification pour service rendu à « La Fraternité musulmane » et, par-delà le parti de ses nouveaux maîtres, à l’islamisation de la France et de l’Europe : « ministre du Renoncement et de la Haute Trahison » !

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George Soros : avec des amis comme les USA, l’Europe n’a plus besoin d’ennemis L’affaire Panama-Papers n’en finit plus d’agiter les gazettes.

Publié le par Felli Bernard

George SOROS
George SOROS

George Soros : avec des amis comme les USA, l’Europe n’a plus besoin d’ennemis

.

L’affaire Panama-Papers n’en finit plus d’agiter les gazettes .

Nicolas Gauthier

Journaliste, écrivain

L’affaire Panama Papers n’en finit plus d’agiter les gazettes. Et les médias dominants, privilégiant, plus ou moins volontairement, le temps court sur le temps long, courent après ces pseudo-révélations, tel le chien sur son os.

Pourtant, le premier à avoir levé le lièvre, fut Éric Zemmour sur RTL : pourquoi pas un seul Américain, une seule société américaine sur cette liste d’infamie ? Dans la foulée, notre voltairienne consœur, Hildegard von Hessen am Rhein, rappelait avec pertinence que derrière toute cette manipulation se dissimulait le milliardaire néo-conservateur George Soros, déjà à l’œuvre derrière d’autres manipulations ukrainiennes à destination de l’Europe, et diligentées par son association Open Society Foundation.

Depuis, les révélations tombent les unes après les autres. Même sur les sites les moins suspects d’anti-américanisme primaire, tel Atlantico. Là, il nous est confirmé que le même Soros continue de financer Hillary Clinton contre un Donald Trump, cloué par avance au pilori pour assurer vouloir s’entendre avec Vladimir Poutine, le cauchemar des néo-conservateurs américains, de nouveau à l’offensive après la parenthèse Barack Obama. Mais lobby tout aussi inquiet de la lente progression du « gauchiste » Bernie Sanders qui, tout comme son homologue populiste Donald Trump, aurait comme quelques velléités de rendre l’Amérique aux Américains…

Au presque inverse côté de l’échiquier politique, le site Mediapart s’alarme du trouble financement de ce fameux Consortium international de journalistes (ICIJ) – bidule en large partie financé par le même George Soros, à l’origine de ces fameux « Panama Papers ». Bref, une opération « false flag », ou sous « faux drapeau », pour reprendre la terminologie des services secrets. Oui. Une de plus… Une de trop ? Là est toute la question.

Car l’affaire n’en finit plus de transpirer sur les réseaux sociaux. Et le site 24heuresactu.com de révéler : « Ainsi, il aura fallu attendre plus de deux ans pour finalement apprendre que le richissime George Soros finançait les Femen “pour s’amuser”. Les seins nus d’Inna Schevchenko et de ses comparses avaient donc été loués. Or, louer son corps, cela s’appelle de la prostitution. […] Le plus cocasse est d’avoir appris sa décision d’arrêter son mécénat quand les Femen allaient ouvrir “Femen-Israël”… »

Et Mediapart encore : « Ça chauffe entre WikiLeaks et ce désormais célèbre Consortium international de journalistes, à l’origine des “Panama Papers”, qui jette une lumière crue sur les activités du cabinet d’avocat panaméen Mossack Fonseca. Le site cofondé par Julian Assange a accusé l’organisation, financée en partie par le milliardaire américain George Soros, de servir les intérêts américains en s’attaquant à Poutine. »

Nous parlions plus haut de « temps court » et de « temps long ». Le premier demeurera toujours celui de l’émotion ; donc, des manipulations. Le second oblige à voir plus loin et à prendre le « temps » de la réflexion. Et à comprendre, donc, que si l’islamisme de combat demeure un évident danger conjoncturel, les USA et leurs permanentes menées de déstabilisation sont, eux, un ennemi structurel. Les têtes pensantes du Quai d’Orsay ou de la DGSE, avant qu’elles ne soient coupées sous les régimes sarkozystes et hollandesques, s’échinaient à le rappeler.

Leurs voix manquent aujourd’hui.

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Il ne faut pas vendre la peau du Caravage... avant de l'avoir expertisé !

Publié le par Felli Bernard

Il ne faut pas vendre la peau du Caravage... avant de l'avoir expertisé !

Il ne faut pas vendre la peau du Caravage... avant de l'avoir expertisé !

Le tableau du maître découvert dans une maison toulousaine en 2014, et que des experts estimaient à 120 millions d'euros, pourrait en fait être une copie.

Publié le 13/04/2016 à 16:37 - Modifié le 14/04/2016 à 12:59 | Le Point.fr

C'est la nouvelle polémique du marché de l'art français. Et elle débute avec une histoire qui ressemble à ces légendes qui font rêver. En 2014, une famille toulousaine qui fait des travaux dans sa maison trouve dans une soupente une toile précieuse du XVIIe siècle. Un commissaire-priseur, Marc Labarbe, est contacté. Il demande l'avis d'un cabinet parisien d'experts en tableaux anciens, celui d'Éric Turquin. Ce dernier est affirmatif et n'émet aucun doute : il s'agit d'un tableau de l'une des plus grandes figures de la peinture italienne : Le Caravage (1571-1610).

Existence tourmentée, peinture passionnée dans des clairs-obscurs savants… Le Caravage est une comète de l'histoire de l'art sujette à de nombreuses polémiques, autant sur sa biographie que sur le contenu de son œuvre. Ainsi, il y a peintures du Caravage et peintures caravagesques… L'artiste a, en effet, suscité de nombreuses vocations et copies serviles, ou pas.

Les deux experts du Caravage pas convaincus

En l'occurrence, quel que soit l'auteur de l'œuvre trouvée à Toulouse, cette dernière présente plusieurs qualités : c'est une œuvre ancienne en bon état de conservation, qui présente un sujet spectaculaire et apprécié par le marché, à savoir l'héroïne biblique Judith, en compagnie de sa domestique tranchant le cou du roi Holopherne. Les musées français alertés de la découverte ont réagi le 25 mars dernier par le biais du ministère de la Culture en interdisant pour trente mois la sortie du tableau de France. Motif : « Cette œuvre récemment redécouverte et d'une grande valeur artistique, qui pourrait être identifiée comme une composition disparue du Caravage, connue jusqu'à présent par des éléments indirects, mérite d'être retenue sur le territoire comme un jalon très important du caravagisme, dont le parcours et l'attribution restent encore à approfondir. »

Autrement dit, contrairement à l'affirmation péremptoire du cabinet Turquin, il n'est pas encore avéré qu'il s'agit d'une toile du Caravage, mais elle pourrait bien, aussi, être celle d'un de ses contemporains moins connus. Le Louvre se refuse pour l'instant à se prononcer et commence des analyses fouillées relatives aux archives et aux résultats d'études techniques déjà réalisées. Il faut cependant noter que les deux experts qui font foi dans le domaine du Caravage, Mina Gregori et Gianni Pappi, refusent de donner le maître comme l'auteur de cette peinture.

Prix irréaliste

Par ailleurs, le record aux enchères pour un tableau ancien est de 77 millions d'euros, pour un Rubens. De ce fait, la somme avancée par le cabinet Turquin pour cette peinture, de 120 millions d'euros, d'autant plus s'il ne s'agit pas d'un Caravage, est absolument irréaliste.

Stéphane Pinta, collaborateur du cabinet d'expertise parisien, qui travaille pour la famille propriétaire du tableau à Toulouse, déclare espérer désormais que "l'État va trouver une solution afin que l'œuvre reste en France ». Mais, si elle n'est pas du Caravage, est-ce bien nécessaire ? Selon un expert bien informé, la décision définitive sera prise lorsque le présumé Caravage sera placé près de véritables œuvres de la même époque du maître italien afin de voir si la « griffe » du génie est bien présente. Réponse dans trente mois, ou moins.

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Le Conseil d’Etat annule l’interdiction du maïs génétiquement modifié MON810 de Monsanto

Publié le par Felli Bernard

Le Conseil d’Etat annule l’interdiction du maïs génétiquement modifié MON810 de Monsanto

Le Conseil d’Etat annule l’interdiction du maïs génétiquement modifié MON810 de Monsanto

LE MONDE | 15.04.2016 à 14h39 • Mis à jour le 15.04.2016 à 15h19

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image: http://s2.lemde.fr/image/2016/04/15/534x0/4903000_7_0f01_le-mon810-est-une-variete-de-mais_90ea62a8d2fd82c3367194aaa923dcf3.jpg

Le Conseil d’Etat a annulé, vendredi 15 avril, l’arrêté interdisant la commercialisation, l’utilisation et la culture du maïs MON810 du groupe Monsanto. Il s’agit d’une variété de maïs génétiquement modifiée en vue de lui donner une plus grande résistance aux insectes ravageurs. La Commission européenne avait autorisé sa mise sur le marché le 22 avril 1998.

Mais le 14 mars 2014, le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt français a pris un arrêté pour en interdire la commercialisation, l’utilisation et la culture. L’association générale des producteurs de maïs et d’autres requérants demandaient l’annulation de cet arrêté.

Les risques peuvent être maîtrisés

Dans la décision qu’il a rendue, le Conseil d’Etat a constaté que les conditions posées par la législation européenne pour prendre une telle mesure d’interdiction totale n’étaient pas remplies. Il a relevé que les avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments avaient certes admis certains risques de développement d’une résistance chez les insectes ou d’atteinte à certaines espèces de lépidoptères, mais que ces mêmes avis concluaient que ces risques pouvaient être maîtrisés et que les études scientifiques ne permettaient pas d’estimer que le maïs MON810 était plus risqué pour l’environnement que le maïs conventionnel.

L’administration n’apportait pas élément réellement nouveau par rapport aux deux décisions identiques précédentes, déjà annulées par le Conseil d’Etat. En particulier, le juge a estimé que les quatre nouvelles études que le ministre avançait pour justifier son interdiction ne démontraient pas davantage l’existence d’un « risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement ».

Aucun autre élément avancé par l’administration ne permettant de conclure à l’existence d’un tel risque, le Conseil d’Etat a donc annulé l’arrêté interdisant la commercialisation, l’utilisation et la culture du maïs MON 810.

image: http://s1.lemde.fr/medias/web/img/bg/vide.png

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Russia Today : allo Paris, ici Moscou

Publié le par Felli Bernard

Russia Today : allo Paris, ici Moscou

15

Avr

2016

Russia Today : allo Paris, ici Moscou – Par Dominique Albertini et Jérôme Lefilliâtre

Celui là, il est vraiment, vraiment magnifique ! D’anthologie.

Car bien évidemment, dans tous les pays, les médias servent en général toujours la propagande de leur gouvernement, à Moscou, Paris et New York…

Donc RT sert évidemment souvent la propagande russe (d’ailleurs avec moins de talent que nos médias, mais il faut leur pardonner, ça fait 70 ans que les nôtres la pratiquent), mais il est à mourir de rire de voir la malhonnêteté intellectuelle de Libé ici, tentant de répondre aux attaques sur sa propagande…

Source : Libération, 08-04-2016

Russia Today : allo Paris, ici Moscou Illustration Laurent Blachier

Par Dominique Albertini et Jérôme Lefilliâtre

Porte-voix du Kremlin à l’étranger et très proche de l’extrême droite, RT existe déjà dans l’Hexagone sous la forme d’un site internet. Le média projette de lancer une version française de la chaîne télé.

L’article, daté du 7 mars, est couronné d’un titre superbe : «L’art consommé de la propagande ou comment accuser Poutine de tous les maux de l’Europe».

Mais quel esprit non malade pourrait bien penser ça en effet !!!

Rebondissant sur une information d’un média allemand,

c’est juste le France 24 allemand, donc l’image de l’Allemagne à l’étranger… Mais ne précisons pas.

selon laquelle Berlin s’inquiète de la «propagande» orchestrée par Moscou, «l’analyse» n’est pas signée.

Je cite le France 24 allemand :

Mais elle ne fait pas dans la dentelle pour défendre le maître du Kremlin : «Ce ne serait pas surprenant si, dans quelques décennies, des documents d’Etat montraient qu’accuser Vladimir Poutine de tous les maux est en fait une politique officielle de notre époque. La Russie semble être devenue le bouc émissaire pour toutes les difficultés contemporaines rencontrées par l’Occident.» Suit un long plaidoyer censé démontrer l’acharnement de l’Union européenne contre la Russie.

Quels paranos ces Russes…

Ainsi va la vie journalistique sur le site d’information Français.rt.com, rameau hexagonal de la chaîne internationale Russia Today, propriété de l’État russe et équivalent de France 24 ou de la BBC – l’indépendance en moins. Lancé en 2015, RT compte à Paris une douzaine de salariés produisant des contenus originaux, en plus de ceux fournis et traduits par Moscou. Ce qui lui permet de publier chaque jour plusieurs dizaines d’articles, le plus souvent non signés,

En France, au moins, c’est signé. C’est presque toujours Madame AFP qui écrit dans Libé (et ailleurs).

dans le but de «donner la vision de la Russie». C’est par cette formule que le président de RT France, Irakly Gachechiladze, avait présenté son média en octobre au marché international de l’audiovisuel de Cannes (contacté à plusieurs reprises, RT n’a pas souhaité répondre à Libération).

On se demande pourquoi…

Le moins que l’on puisse dire est qu’il tient la ligne de la diplomatie russe, avec des papiers toujours défavorables aux Etats-Unis, à la Turquie et à l’Ukraine, mais vantant sans nuance les mérites des régimes syrien et iranien.

Au moins chez nous, on n’a jamais de papier défavorables à la Russie, à l’Iran et à la Syrie, hein… Et de vraies analyses critiques sur les États-Unis et l’Ukraine…

Monde apocalyptique.

Ce bourrage de crâne intensif ne fait même pas semblant de chercher l’équilibre des points de vue. Y compris lorsque l’on touche au pire : après la condamnation, le 24 mars, pour «génocide» de Radovan Karadzic, RT publie un article au titre éloquent : «Cela serait à hurler de rire si ce n’était pas si macabre.» L’auteur est un géopolitologue du nom de John Laughland, récemment apparu dans une conférence de presse aux côtés d’un eurodéputé FN.

Pratique, ça évite de discuter du fond du sujet !

Visiblement en phase avec l’alliance historique nouée par Moscou et Belgrade, il tente une improbable réhabilitation de l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie : «En voulant préserver à tout prix la condamnation sensationnaliste pour génocide, […] les juges n’ont […] prêté aucune attention aux centaines de témoins à décharge ni aux arguments de la défense prouvant que Karadzic avait essayé d’éviter le pire.» C’est bien connu, le célèbre «boucher des Balkans» a essayé d’éviter le pire.

Pratique, ça évite de discuter du fond du sujet !

C’est très intéressant. Personnellement, vu le traitement des médias en général, je me garde bien d’avoir des avis tranchés sur ce genre de sujets que je n’ai pas creusés. Je ne sais pas si Laughland est un clown sinistre ou un type sérieux. Mais je sais que dans l’article de RT, on apprend :

“Comme j’avais moi-même été le dernier journaliste occidental à rendre visite à Milosevic dans sa cellule, j’en savais quelques chose.”

“En réalité, le procès avait produit bien de surprises. De nombreux témoignages avaient disculpé l’ancien président, y compris de la part de témoins à charge dont certains ont accusé l’Accusation de torture. Les juges se sont déshonorés en faisant taire l’accusé à chaque fois qu’il démontrait les mensonges de ses accusateurs.”

“L’Accusation a même été contrainte d’abandonner, au milieu du procès, son affirmation centrale, à savoir que Milosevic aurait cherché à créer une Grande Serbie. Comme j’avais moi-même été le dernier journaliste occidental à rendre visite à Milosevic dans sa cellule, j’en savais quelques chose. J’étais tellement dégoûté par la légèreté et la malhonnêteté des reportages médiatiques que j’ai rédigé un livre sur le procès fleuve dont le titre résume bien l’argument: “La parodie””

ce qui donne un point de vue un peu différent, non ? Qui aurait mérité une vraie enquête journalistique.

Mais pas la peine, le journaliste de Libé il SAIT sans enquêter.

La «vision de la Russie» portée par RT ne se cantonne pas à la politique étrangère. Le site traite aussi de l’actualité française avec un biais politique à peine dissimulé.

AUCUN BIAIS politique chez nous – juste la Vérité

Obsédé par les sujets liés à l’islam et aux migrants,

Sérieusement ?

dont il se détourne seulement pour tancer le mariage gay et défendre un protectionnisme autant identitaire qu’économique (on caricature à peine),

Eux défendent le contraire. Mais n’est-ce pas le principe de la politique ?

le média fait la peinture d’un monde apocalyptique où règnent le désordre et la fureur.

Quel délire ! Alors que tout va bien à St Germain des Prés, hein…

Et donne la parole à la droite dure ou extrême, nouvelle fan et coqueluche de Moscou (voir ci-contre). Forcément, elle accourt. Sur RT, les responsables du FN sont interrogés à propos de tout et n’importe quoi, et les moindres faits et gestes de Marine Le Pen sont relatés.

Oser faire ça à propos du 1er parti français, quel scandale démocratique !

Entre décembre et mars, le souverainiste Philippe de Villiers a aussi eu le droit à trois entretiens, dans lesquels il a pu donner libre cours à sa haine de «la religion du sans-frontiérisme et du multiculturalisme» et d’un monde transformé «en un marché planétaire de masses où le citoyen devient un simple consommateur asexué, apatride, désinstitué, nomade, déraciné». De même, les parlementaires prorusses des Républicains (LR), comme Thierry Mariani, l’un des plus fervents soutiens de Moscou en France, sont accueillis à bras ouverts.

Dans un autre genre, pendant la COP 21, RT a donné un micro à Philippe Verdier, ex-Monsieur météo de France 2, viré de la chaîne après la publication d’un livre climatosceptique, pour commenter l’événement dans une série d’éditos. Le site a constitué une équipe de chroniqueurs nettement positionnés sur l’échiquier de la pensée : Bernard Lugan, un historien africaniste proche de l’Action française ; Michel Collon, un ancien militant communiste belge désormais aux commandes d’«Investig’Action», un site qui pourfend «les médiamensonges et les manipulations» ; Jacques Sapir, économiste souverainiste, pro-russe et anti-euro, ayant récemment souhaité la constitution d’un «front de libération nationale» comprenant notamment le FN avant de nuancer sa position ;

ce qui est hautement mensonger, mais on en a déjà parlé ici

ou encore Yves de Kerdrel, le directeur de Valeurs actuelles, l’hebdo ultra-droitier. «Ils ont dû voir dans mes papiers que j’étais plutôt prorusse, raconte ce dernier. Ils cherchent des gens qui prennent leur parti. Ils ont une vraie vision du monde, comme les Allemands au temps de Bismarck. Pour eux, seules survivront les civilisations qui ont une histoire.» Ici, le journalisme s’embarrasse moins de l’objectivité que du combat d’idées. Ainsi RT est-il devenu l’un des médias préférés de la «fachosphère».

Bref, des salauds qui sont pour la liberté d’expression en fait…

«Rumeurs».

«Je ne sais pas si on peut parler de propagande, mais c’est au moins du soft power», observe un ex-rédacteur du site qui n’a pas voulu renouveler son CDD à RT et souhaite rester anonyme. Comme lui, quatre journalistes embauchés l’an dernier ont quitté le navire depuis, effarés par la ligne éditoriale. «Ce n’était pas possible au niveau de l’éthique journalistique, raconte un autre. Pas seulement parce que c’est partial, mais aussi parce qu’ils reprennent des rumeurs, des fausses infos et font des articles à base de tweets. J’ai l’impression d’y avoir vécu le pire des journalismes.» Une déception. «Au départ, l’idée présentée était de donner la parole à des gens qu’on voyait peu dans les médias, y compris à gauche, poursuit le premier. Mais il y a eu une reprise en main au mois d’octobre, et à partir de là on a nous poussés à interviewer des gens d’extrême droite. Pour autant, la ligne pro-FN n’est pas revendiquée clairement en interne. C’est plus insidieux.»

Les partants ont été remplacés, et pour éviter les malentendus, les petits nouveaux ont été sélectionnés sur affinités. Un certain Jonathan Moadab, juif «altersioniste» revendiqué et ex-animateur du site complotiste le Cercle des volontaires, a été recruté.

T’ain, ces fourbes chez RT, ils embauchent même des juifs maintenant !!!

C’est moi ou ça pue un peu les années 30 ce genre de remarques ?

Sollicité, il a refusé de répondre à nos questions. A RT, il court les manifs, les conférences de presse et les faits divers pour filmer ce qui s’y passe. «La vidéo est la nouvelle politique de la maison, explique un ancien du site. Ils veulent des images chocs pour faire monter l’audience.» Depuis quelques semaines, on peut apercevoir les caméras de RT à tous les événements parisiens, qu’il s’agisse de la Nuit debout, des mouvements lycéens, d’un énième procès d’Alain Soral ou d’une conférence de presse de Jean-Marie Le Pen. Les images alimentent les comptes du média sur les réseaux sociaux, YouTube (23 000 abonnés) ou Periscope (35 000 abonnés). Au magazine Challenges, Irakly Gachechiladze vient de confier qu’il souhaitait mettre en ligne chaque jour «cinq ou dix» vidéos tournées par RT en France pour porter l’audience de 50 000 à 60 000 visiteurs uniques par jour à 150 000 d’ici à la fin de l’année.

Le budget de RT n’est pas énorme : un petit million d’euros seulement. Pas de quoi produire un média de réelle influence. Mais le groupe audiovisuel russe ne veut pas en rester là. Sa grande ambition, annoncée à l’automne, est de créer une vraie chaîne télévisée en France, comme il l’a fait déjà dans d’autres pays, au Royaume-Uni par exemple. Avec un budget de 20 millions d’euros pour 300 salariés, selon Challenges. Elle devait voir le jour en 2016, mais sa création a été repoussée «à cause de la chute du rouble, qui aurait fait s’envoler les coûts», indique une source proche.

«Comité d’éthique».

Le projet est très sérieux. RT a d’ailleurs signé en septembre une convention avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), préalable nécessaire à toute autorisation de diffusion. L’article 2-3-7 du texte lui impose «l’obligation déontologique» de «veiller à ce que les émissions d’information politique et générale soient réalisées dans des conditions qui garantissent l’indépendance de l’information, notamment à l’égard de ses actionnaires.»

Comme on le voit tous les jours à Canal Plus ou au Figaro…

A observer les prouesses journalistiques actuelles de RT, on voit mal comment le CSA pourrait laisser la chaîne russe se créer sans rien dire. Peut-être l’autorité préférera-t-elle s’en remettre au «comité d’éthique» interne que la convention impose de mettre en place. Le média s’est respectueusement acquitté de l’obligation avec l’instauration d’un comité d’une indépendance incontestable. Celui-ci est en effet composé de l’historienne et académicienne Hélène Carrère d’Encausse, plutôt bienveillante à l’égard de Poutine, mais aussi de deux figures bien connues de la maison : Jacques Sapir et Thierry Mariani. Marine Le Pen n’était pas disponible ?

1 article sur RT, 3 fois “Le Pen” cité, dont le dernier mot – mission accomplie !

Naon, je plaisante…

Dominique Albertini, Jérôme Lefilliâtre

Source : Libération, 08-04-2016

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Tiens, et au fait, ils disaient quoi les articles de RT – vu que Libé a omis de mettre un hyperlien vers les articles qu’ils commentaient… :

L’art consommé de la propagande ou comment accuser Poutine de tous les maux de l’Europe

Le gouvernement allemand a demandé à ses services de renseignement de déterminer si la Russie menait une campagne de propagande en Allemagne – une tentative de plus de présenter Poutine comme le croquemitaine de l’Europe. La rédaction de RT analyse.

Comme les informations quant à une prétendue désinformation menée par la Russie sont vagues et que Berlin n’indique pas leur provenance, on ne sait pas exactement ce qu’ils espèrent de découvrir. Le renseignement allemand aurait-il inventé un test décisif permettant de classer un point de vue discordant comme comme «propagande», ou va-t-il le faire au fur et à mesure de son enquête ?

Deutsche Welle, la chaîne d’information internationale allemande (financée avec de l’argent public, tout comme RT, afin de représenter le point de vue allemand, mais qui ne serait jamais qualifié de «propagande» par les médias occidentaux) affirme que les experts du gouvernement allemand s’inquiètent du fait que Moscou aurait préparé «une propagande systématique qui rappelle les méthodes du KGB de l’époque de la Guerre froide». L’ironie est que RT a été fondée comme un service d’information, précisément parce que la Russie, grâce à son passé soviétique, a très bien compris que la propagande n’était pas un bon moyen de faire entendre sa voix.

Qui veut se vautrer dans son canapé et regarder des informations, toutes passionnantes puissent-elles être, sur, sur la récolte de céréales à Stavropol ? Ou sur la polémique sur l’amitié entre la Russie et Cuba – sauf, peut-être, si le Buena Vista Social Club y figure ?

Et pourtant, cela n’empêche pas les services de sécurité allemands de tirer la sonnette d’alarme, vraisemblablement pour la simple raison que la radiodiffusion russe en langue étrangère existe.

Car, voyez-vous, comme le reconnaissent les médias allemands, les choses ne vont pas très bien en Allemagne et en Europe en général ces derniers temps et le coupable ne peut être plus évident à trouver : la Russie.

Ce ne serait pas surprenant si, dans quelques décennies, des documents d’Etat montraient qu’«accuser Vladimir Poutine de tout les maux» est en fait une politique officielle de notre époque.

La Russie semble être devenue le bouc émissaire pour toutes les difficultés contemporaines rencontrées par l’Occident. La seule chose qui les sauve est, qu’au moins, ils sont cohérents, ils ne pointent jamais du doigt quelqu’un d’autre. Surtout pas eux-mêmes.

Ainsi, qu’a encore fabriqué la Russie ?

Récemment, les médias allemands ont accusé Moscou de tenter de détruire l’Union européenne vial’afflux de réfugiés syriens. Apparemment, la Russie «utilise les migrants à des fins militaires» pour déstabiliser l’institution. Et cela malgré le fait que plus d’un million de migrants sont arrivés en Europe au cours de l’été dernier avant que la Russie n’intervienne militairement en Syrie. En fait, la Russie est arrivée tardivement dans le bourbier du Moyen-Orient.

Moscou n’est intervenu que l’automne dernier et à la demande du gouvernement de Damas. Alors que de leur côté, l’Amérique et un certain nombre de ses amis de l’OTAN se sont largement immiscés dans les affaires de la région depuis 2003.

En 2015, l’espace Schengen s’est fissuré et les gouvernements à travers l’Europe ont commencé à résister aux sollicitations de Berlin pour accueillir des migrants. Certes, la Hongrie et la Slovaquie, quirésistaient le plus aux appels d’Angela Merkel, ont d’assez bonnes relations avec Moscou. Mais seul l’eurocrate le plus bercé d’illusions pourrait imaginer que la Grande-Bretagne, la Pologne et la Lettonie, tous les trois fanatiquement hostiles au Kremlin, étaient d’une certaine façon influencée par Poutine dans leur refus d’obéir.

De peur que vous ne l’oubliiez, rappelons que la Russie est également accusée d’avoir mené une «guerre hybride» contre l’Allemagne, censée faire partie d’une grande stratégie visant à détruire l’UE. Car, naturellement, toute mésaventure se déroulant entre Lisbonne et Athènes est causée par l’ingérence russe.

Le vrai problème est à l’intérieur

En réalité, le maire de Londres, Boris Johnson, et le Premier ministre britannique, David Cameron, causent en ce moment plus de tort à l’UE que Poutine ne pourra jamais en faire. Moscou n’a pas influencé le deuxième membre le plus puissant de l’Union dans sa décision d’organiser un référendum sur le Brexit – un mouvement qui pourrait faire plus de dégâts à l’unité de l’Europe que, sans doute, aucun autre défi auquel pourrait faire face le continent. À moins que certains affabulateurs du camp «pro-Bruxelles» croient que Johnson et Cameron suivent les ordres du Kremlin ? Bien sûr, cela n’a pas empêché les lobbyistes pro-UE de d’agiter le spectre de Poutine dans leurs efforts destines voué à maintenir la Grande Bretagne dans l’union.

En outre, ils accusent Moscou de «propagande négative» envers l’UE. Mais la réalité est différente : la presse britannique fustige Bruxelles depuis des décennies. Les journaux de droite britanniques prennent de si ridicules positions sur l’Europe que les médias russes ne peuvent que les lire avec stupéfaction. Rupert Murdoch, propriétaire du Sun&The Times, a exercer des pressions sur les gouvernements du Royaume-Uni pendant quatre décennies, plaidant pour un retrait de l’Union Européenne, comme l’a affirmé l’ancien Premier ministre britannique, John Major.

Témoignant dans le cadre de l’enquête Leveson à Londres, John Major a révélé que juste avant l’élection générale de 1997, Ruppert Murdoch «a précisé qu’il n’appréciait pas mes politiques européennes, qu’il voulait que je les change». L’ex-Premier ministre britannique a poursuivi : «Dans le cas contraire, ses journaux ne soutiendraient pas le gouvernement conservateur. A ce que je me rappelle, il ne faisait aucune mention d’indépendance éditoriale, mais faisait référence à tous ses titres en disant «nous».

Alors que le Brexit et la crise des migrants sont en ce moment des dangers évidents pour Bruxelles, des défis économiques se profilent également. Il est vrai qu’en ce moment, en Russien tout n’est pas parfait non plus, mais les experts occidentaux ont fait en sorte que vous sachiez que «la Russie est tout à fait au bord de l’effondrement, nous le promettons !» D’une manière ou d’une autre, ils ne parviennent pas à remarquer que l’inflation reste en dessous d’1% [en Europe], les puissances européennes comme l’Italie et la France se forcent à retrouver une croissance qui continuer à leur échapper, tandis que les économies endommagées du Portugal et de la Grèce ne montrent aucun signe de reprise.

Paul Krugman, lauréat du prix Nobel d’économie, appelle cela une «stagnation séculaire». Paul Krugman n’est pas russe, d’ailleurs, et n’a jamais travaillé pour les médias russes.

Qui tire les ficelles ?

Une autre accusation fréquente contre la Russie est qu’elle essaie de semer le trouble au sein de l’UE en osant tenir des dialogues différents avec toutes sortes avec de pays différents. Il est difficilement choquant que Moscou puisse ne pas avoir pleine confiance en l’autonomie de la prise des décisions d’une organisation (UE) à laquelle le vice-président des Etats-Unis Joe Biden a reconnu avoir donné des ordres. «L’[Europe] ne voulait pas le faire» [imposer des sanctions à la Russie], jusqu’à ce que l’Amérique la pousse à faire des concessions, a-t-il fièrement déclaré en octobre 2014. Et donc, encore et encore, au lieu de faire face à leurs propres problèmes, certains acteurs de Berlin et Bruxelles préfèrent présenter ces derniers sous l’angle de malfaisants complots russes.

Ainsi, nous avons Stratcom Orient, qui reçoit des millions d’euros de financement de l’UE pour publier une feuille composée en grande partie de «dénonciations» d’activistes sur les réseaux sociaux qui ne fournissent que rarement, s’ils le font, des réfutations factuelles des informations diffusées par RT. Au lieu de cela, ils relatent simplement leur mécontentement sur les points de vue exprimés. Ô pluralisme ! RT, en passant, a une section (Facts vs. Fiction – les faits face à la fiction) pour contrer la désinformation flagrante dont elle est victime, lancée au moins six mois avant le projet Stratcom. Peut-être que pouvons-nous prendre ce projet comme une forme de flatterie très sincère ? Si ce n’est pas sur le fond, au moins sur la forme ?

L’obsession actuelle des médias allemands sur une éventuelle «guerre hybride» mentionnée ci-dessus est également très intéressante. Le terme représente un slogan de l’OTAN, destiné à attiser les craintes et à justifier la poursuite de l’existence de l’organisation militaire. Bien sûr, l’OTAN est avant tout un bras armé de la politique étrangère des Etats-Unis. Le rapprochement entre Berlin et Moscou pourrait bien être le pire cauchemar de Washington. Par conséquent, quelle meilleure façon de protéger les intérêts américains en Allemagne, si ce n’est en diabolisant la Russie et en semant la discorde entre les deux pays ?

Dans le passé, les échelons inférieurs du BND (Service secret allemand chargé de l’«enquête sur la propagande russe») étaient infiltrés par des espions de la CIA. En outre, les hauts responsables de la CIA et du BND coopèrent fréquemment. Il y a eu ensuite les révélations d’Udo Ulfkotte, un ancien journaliste de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui prétend qu’en Allemagne, des journalistes reçoivent des pots-de-vin de la part de la CIA et du BND pour écrire des articles de propagande en faveur de l’OTAN. Enfin, l’establishment militaire américain considère depuis longtemps la Russie comme son premier adversaire au plan géopolitique et le président Poutine comme l’ennemi public numéro 1.

Lord Ismay, le premier secrétaire général de l’OTAN, est resté célèbre pour avoir déclaré que le rôle de l’Alliance était de «garder les Russes à l’extérieur, les Américains à l’intérieur et les Allemands sous tutelle». Tous les signes indiquent que la politique actuelle de l’OTAN se concentre sur la poursuite de cet objectif . Peut-on parier que l’establishment allemand accusera Poutine de cela aussi ?

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Procès Karadzic : ce serait à hurler de rire si ce n’était pas si macabre

25 mars 2016, RT

Une nouvelle condamnation du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie qui «ne s’attaque nullement aux vraies racines des problèmes ne pourra jamais contribuer à éviter de futures guerres», estime le chercheur John Laughland.

Quand l’ancien président yougoslave, Slobodan Milosevic, est décédé dans la prison du Tribunal pénal international à Scheveningen, près de La Haye, le 11 mars 2006, les médias se sont livrés à une véritable orgie de dénonciation du «bourreau de Balkans». Ils l’ont fait en ne tenant compte d’aucune séance du procès, qui avait pourtant duré quatre ans et qui était en cours quand Milosevic est mort à cause d’une maladie du coeur que les juges ont refusée de faire soigner. Le procès aurait pu ne pas avoir eu lieu, tellement ils ont voulu vite refermer sa parenthèse. Leur méthode consistait à ressortir du placard toutes les vieilles histoires qu’ils avaient apprises au début des années quatre-vingt-dix, quand les guerres yougoslaves ont éclaté, à l’instar de la politique occidentale dictée par les Allemands et les Américains qui se sont concurrencés pour dénoncer les Serbes et pour aider, y compris militairement, les sécessionistes d’abord croates et slovènes, ensuite islamo-bosniaques.

Aucune accusation pour génocide au Kosovo n’a jamais été engagée, alors que celui-ci était le prétexte pour le bombardement illégal de la Yougoslavie par l’Otan en 1999

En réalité, le procès avait produit bien de surprises. De nombreux témoignages avaient disculpé l’ancien président, y compris de la part de témoins à charge dont certains ont accusé l’Accusation de torture. Les juges se sont déshonorés en faisant taire l’accusé à chaque fois qu’il démontrait les mensonges de ses accusateurs. L’Accusation a même été contrainte d’abandonner, au milieu du procès, son affirmation centrale, à savoir que Milosevic aurait cherché à créer une Grande Serbie. Comme j’avais moi-même été le dernier journaliste occidental à rendre visite à Milosevic dans sa cellule, j’en savais quelques chose. J’étais tellement dégoûté par la légèreté et la malhonnêteté des reportages médiatiques que j’ai rédigé un livre sur le procès fleuve dont le titre résume bien l’argument: “La parodie” (Travesty, en anglais).

Depuis la mort de Milosevic, bien des événements juridiques ont eu lieu qui vont dans le sens d’une réévaluation des guerres yougoslaves. Aucune accusation pour genocide au Kosovo n’a jamais été engagée, alors que celui-ci était le prétexte pour le bombardement illégal de la Yougoslavie par l’Otan en 1999. En 2007, après quatorze ans de délibérations, la Cour internationale de justice (la plus haute instance juridique des Nations-Unies, et non pas un tribunal ad hoc concocté pour des raisons politiques par les Américains, comme le TPI) a rendu son jugement dans l’affaire qui opposait la Bosnie-Herzégovine à la Serbie depuis 1993. La Cour a trouvé que la Serbie n’avait joué aucun rôle décisif dans la guerre civile bosniaque et que la très grande majorité des accusations de génocide portées contre les Serbes de Bosnie étaient sans fondement. La Bosnie avait en effet affirmé, dès le début des combats, que les Serbes voulaient exterminer les Musulmans, et que Milosevic et les Serbes de Bosnie ne faisaient que répéter le travail entrepris contre les Juifs par Adolf Hitler. Cette thèse fut aussi avancée par un universitaire américain, Norman Cigar, dans un livre publié avant la prise de la ville de Srebrenica en juillet 1995.

Tous ces développements juridiques restent largement inconnus du grand public, et pour cause. Si hier la salle de presse du TPI était comble pour entendre le verdict des juges dans le procès Karadzic, c’était la première fois depuis le début du procès, en 2009. Tout comme pendant le procès de Milosevic, les journalistes ont fait preuve d’un dédain superbe quant au vrai déroulement de la procédure contre Karadzic. Ils n’ont assisté à aucune séance. Tous ceux qui se sont empressés de vous annoncer avec délectation que l’ancien président de la République serbe de Bosnie avait été jugé coupable de génocide sont parfaitement incapables de vous citer le nom d’un seul témoin parmi les 585 qui ont été entendus pendant les cinq dernières années.

Pire, les juges semblent avoir agi de la même manière. En écoutant la voix robotique du président coréen de la Chambre de première instance, O-Gon Kwon, qui lisait le résumé du jugement (celui-ci fait 2.600 pages) on aurait pu croire que le procès n’avait pas eu lieu. Pas un seul argument de la Défense n’a été cité ou retenu; pas le moindre rééquilibrage ou nuance des faits n’a pu être observé. Au contraire, le jugement ne consiste qu’en la répétition d’accusations vieilles de 25 ans et issues de la propagande occidentale depuis les tous premiers mois de la guerre.

Ce simplisme qui frôle la débilité est particulièrement criant dans le cas du plus grand tabou de tous, celui des massacres qui ont eu lieu à Srebrenica après trois ans de guerre atroce. Avec l’énorme mémorial construit près de la ville pour figer cet événement dans la pierre (en face duquel, d’ailleurs, des livres et DVD islamistes sont en vente dans un kiosque), Srebrenica constitue une référence négative presqu’aussi forte que celle de la Shoah, à laquelle les évènements de juillet 1995 sont censés ressembler. Mais que disent les juges dans l’affaire Karadzic sur Srebrenica? Ils racontent exactement les mêmes âneries que leurs prédécesseurs dans les autres procès devant le TPI.

Ils racontent en particulier, tout comme la Cour internationale de justice en 2007, que les Serbes de Bosnie n’avaient aucune intention de commettre un génocide contre les Musulmans de Bosnie en général. Karadzic a été acquitté hier pour génocide dans sept municipalités où pourtant l’Accusation avait affirmé sa culpabilité. Ils démentent ainsi l’affirmation centrale portée par la Bosnie dès 1992. En revanche, les juges nous invitent à croire que la volonté génocidaire des Serbes de Bosnie ne concernait pas tous les Musulmans de Bosnie, mais seulement leshommes musulmans de la ville de Srebrenica. Ils nous invitent à croire, en outre, qu’après trois ans de lourds combats le plan génocidaire a été conçu à 20h le 13 juillet 1995. Dans le jugement du 24 mars, Karadzic a été acquitté par ses juges de toute accusation de génocide antérieur à ce moment précis.

Cela serait à hurler de rire si ce n’était pas si macabre. Plusieurs massacres ont certainement eu lieu dans la ville suite à sa capture par les forces serbes de Bosnie, nul ne le conteste. La plupart des victimes étaient des combattants, ou des anciens combattants, qui ont formé une colonne de plusieurs milliers d’hommes essayant de fuire la ville pour rejoindre Tuzla, territoire bosniaque. Les Serbes leur ont tiré dessus et ils ont riposté. Mais les juges ne mentionnent aucune riposte, prétendant que dans la colonne il n’y avait que de civils non armés. Je le répète: qu’il y ait eu barbarie, personne ne le nie. Mais comment un génocide peut-il s’appliquer aux seuls habitants masculins d’une seule ville? Ce n’est pas le sens du mot génocide, qui veut dire “destruction de tout un peuple” ou “de toute une race”, c’est-à-dire des hommes et femmes d’une certaine race ou religion, partout où ils se trouvent.

En ignorant volontairement l’anthropologie de la guerre, les juges du TPI ont déformé la réalité de la guerre

En voulant préserver à tout prix la condamnation sensationnaliste pour génocide, qui constitue un grand succès institutionnel pour le TPI, les juges n’ont pas seulement prêté aucune attention aux centaines de témoins à décharge ni aux arguments de la Défense prouvant que Karadzic avait essayé d’éviter le pire. Ils ont surtout commis une grosse erreur d’analyse qui va vicier pour les décennies à venir la loi de la guerre qu’ils entendent renforcer. Ce qui s’est passé à Srebrenica, sous la chaleur intense de l’été 1995, est très clairement une série d’actes de vengeance, d’une fureur et d’une violence rares. Pendant trois ans, les Serbes autour de Srebrenica avaient été victimes d’attaques barbares par les islamistes sous le commandement de Nasir Oric, grand coupeur de têtes exonéré par le TPI en 2006, comme les très nombreux tombeaux dans les villages voisins l’attestent. Ils haïssaient ceux qui les avaient terrorisés et ils voulaient un règlement de comptes. Leurs actes étaient sans aucun doute condamnables – mais ils ne peuvent pas être qualifiés de génocidaires car le génocide est une opération planifiée et appliquée méthodiquement pour des raisons racistes. Ce n’est pas une explosion spontanée de violence.

En ignorant volontairement l’anthropologie de la guerre, et en particulier le phénomène girardien de la montée aux extrêmes de la spirale de violence – une violence que, ne l’oublions pas, les Musulmans avaient été les premiers à déclencher – les juges du TPI ont déformé la réalité de la guerre. Leur énième condemnation, basée sur une telle déformation et qui ne s’attaque nullement aux vraies racines des problèmes qu’elle entend résoudre, ne pourra jamais faire autorité. Elle ne pourra donc jamais contribuer à mitiger, et encore moins à éviter, des guerres futures.

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.15

40 réponses à Russia Today : allo Paris, ici Moscou – Par Dominique Albertini et Jérôme Lefilliâtre

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"Ligne directe" avec le président russe Vladimir Poutine

Publié le par Felli Bernard

"Ligne directe" avec le président russe Vladimir Poutine

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"Ligne directe" avec le président russe Vladimir Poutine

© Sputnik.

Russie

10:54 14.04.2016(mis à jour 16:04 14.04.2016) URL courte

Dossier:

Ligne directe avec Vladimir Poutine (2016) (8)

8312000713

Le président russe Vladimir Poutine tient jeudi sa 14ème Ligne directe avec la population.

Le programme de cette année a duré 3 heures et 40 minutes. La plus longue séance de questions-réponses s’est déroulée en 2003 – le chef d’Etat avait alors répondu aux Russes pendant 4 heures et 48 minutes.

Au total, Vladimir Poutine s’est entretenu avec les Russes pendant plus de 45 heures si l’on met toutes les Lignes directes bout à bout.

Nouveaux messages

  • Fin de la 14ème Ligne directe de Vladimir Poutine.

    14:48

  • Vladimir Poutine lit le message de babouchka Zina.

    14:47

    Babouchka Zina lui souhaite une longue vie.

    M. Poutine précise qu'elle souhaite une longue vie non seulement à toutes les personnes présentes sur plateau, mais aussi à tous les Russes.

    "Longues années à vous, baba Zina", a déclaré le président.

  • Question: Dites-vous des gros mots?

    14:44

    Oui, mais seulement contre moi-même.

  • Question: Serez-vous candidat à l'élection présidentielle de 2018?

    14:41

    Il est trop tôt pour le dire, il faut penser à la façon de réaliser les promesses aujourd'hui, et par la suite on prendra les décisions nécessaires.

  • Question concernant la Libye. La Libye détruite. Obama fait son « mea culpa » 20:34 13.04.2016 En savoir plus

    14:37

    Comment commentez-vous la déclaration d'Obama, qui a reconnu que sa principale erreur était la Libye?

    "Tout d'abord, cela confirme que le président US est un homme honnête. Avouer une telle chose n'est pas simple. Barack, quand il était sénateur, critiquait l'administration de l'époque en Irak. Et malheureusement, en tant que président, il a réalisé ces mêmes erreurs qu'il dénonçait. Il est bien qu'il ait le courage de faire de telles déclarations. Il est déplorable que cette série d’erreurs se poursuive. Une même erreur a failli être commise en Syrie. Mais dernièrement nous avons organisé ce travail de façon positive. Il y a un intense travail commun (...) sur le règlement syrien. J’espère qu'il aura des résultats positifs."

    Lorsqu’on approche la fin de son mandat présidentiel, il devient toujours plus facile de tenter de se donner bonne conscience. On avait beau à parler « d’exceptionnalisme » et de « mission particulière » des USA envers l’humanité, à un moment ou un autre, il faut bien se rendre à l’évidence.

  • Question d'un enfant, Alina.

    14:34

    Question d'un enfant, Alina. "Une femme peut-elle devenir président? Car papa dit qu'il n'y a qu'un homme qui résister aux Etats-Unis"

    Chère Alina, nous devons penser non pas à nos relations avec les Etats-Unis, mais à résoudre les problèmes intérieurs. Si nous y arrivons, il n'y aura de conflit avec personne. Nous nous sentirons invulnérables et forts. Peut-être qu'une femme saurait mieux gérer nos problèmes.

  • Question relative à l'industrie de l'armement russe.

    14:32

    Nous occupons une position stable au niveau mondial dans ce domaine. L'année dernière, nous avons vendu pour 14,5 milliards de dollars d'armes. Le portefeuille de commandes pour les années à venir est de 50 milliards de dollars. L'intérêt pour nos armes a brusquement crû après l'opération en Syrie. Nous sommes même contraints de construire deux nouvelles usines d'armement. A cet égard, nous avons le vent en poupe.

  • Question d’une étudiante de Tomsk.

    14:31

    La Russie pourrait-elle accueillir un plus grand nombre d’étudiants étrangers sur fond de dégradation du contexte sécuritaire en Europe ?

    L’Europe fait face à des épreuves difficiles. Dans un contexte complexe nos collègues cherchent à lutter contre le terrorisme (…) Bien entendu, nous saluerons l’arrivée de spécialistes et d’étudiants étrangers. Il n’y a pas de limitations, sauf en ce qui concerne les places subventionnées. Certains étudiants des pays émergents reçoivent des bourses, mais généralement les étudiants étrangers réalisent un cursus payant (…). Nous continuerons à fournir des bourses aux chercheurs, notamment étrangers, travaillant en Russie.

  • Question sur le règlement du conflit dans le Haut-Karabakh. Haut-Karabakh: les satellites russes suivent le mouvement des troupes 20:20 09.04.2016 En savoir plus

    14:11

    "C'est un thème très sensible, et il faut le traiter avec attention, comme un médecin. C'est un conflit ancien, qui était gelé. Malheureusement, une flambée de violence a eu lieu. Nous faisons tout notre possible pour que cela cesse. Cette question doit être résolue sur le long terme. La Russie souhaite un règlement. Nous voulons travailler à plein régime tant avec l’Azerbaïdjan qu'avec l'Arménie. Nous avons des millions d'Arméniens et d'Azerbaïdjanais dans le pays. Heureusement, il n'y a aucun conflit dans le pays, et les Arméniens et les Azerbaïdjanais conservent de bonnes relations personnelles. (…). La Russie apporte sa contribution au règlement pacifique"

    Selon le premier ministre russe, toutes les zones de conflit au monde sont contrôlées par des satellites et d'autres moyens techniques.

  • Question sur la création de la Garde nationale. Poutine annonce la création de la Garde nationale 18:06 05.04.2016 En savoir plus

    14:05

    Question venue du Daghestan: Qu'est-ce qui vous a poussé à créer une Garde nationale?

    Cette question était à l'étude depuis longtemps. La première raison, c'est la nécessité de placer sous un strict contrôle la circulation des armes dans le pays. (...). Cette structure rassemble tout ce qui est lié aux armes. Nous espérons que nous pourrons rehausser l'efficacité du travail dans ce domaine et réduire les dépenses. En optimisant les structures et leur gestion.

    Un nouvel organe du pouvoir exécutif sera créé à partir des Troupes du ministère de l'Intérieur et aura pour mission la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

  • Question sur le nouveau gouvernement ukrainien. Vladimir Groïssman nommé premier ministre de l'Ukraine 10:37 14.04.2016 En savoir plus

    14:00

    Que pensez-vous du nouveau gouvernement ukrainien?

    Je ne connais pas la composition du nouveau gouvernement et ses priorités. En 2014, le gouvernement précédent a adopté un plan en 9 points, dont deux seulement ont été réalisés, et encore pas complètement. Nous disons que nous avons une inflation élevée, de 12,5%. Oui c'est beaucoup, mais la tendance est à la baisse. Eh bien en Ukraine, l'inflation atteint 48% et quelques.

    La Rada suprême (parlement ukrainien) a démis jeudi de ses fonctions le premier ministre Arseni Iatseniouk et nommé le président de la Rada Vladimir Groïssman chef du gouvernement.

  • Question sur le non respect des accords de Minsk. Hollande et Merkel appellent Porochenko à respecter les accords de Minsk 10:06 18.03.2016 En savoir plus

    13:55

    Y aura-t-il de nouveau la guerre en Ukraine?

    "Il faut que les gens qui vivent dans le sud-est du pays aient des droits. Pour cela il faut des modifications dans la constitution, une loi sur le statut spécial du Donbass et sur l'amnistie. Mais on n'y parvient pas. Ils disent qu'il y a des tirs sur la ligne de front, mais c'est une excuse pour ceux qui ne veulent pas appliquer les accords".

    "Si nos partenaires américains veulent que nous suivions cette voie, il faut travailler avec les autorités de Kiev, faire pression sur elles, et appliquer ce que nous pouvons. Mais je pars du principe qu'il n'y aura plus d'activités militaires intenses. Porochenko (président ukrainien) a proposé de renforcer la présence de l'OSCE et d'armer ses membres. Nous le soutenons, mais il faut que l'OSCE prenne cette décision".

    Jeudi 17 mars, le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel se sont entretenus à Bruxelles avec le président ukrainien Piotr Porochenko et ont souligné la nécessité de respecter les accords de Minsk. L'entretien s'est déroulé en marge du sommet de l'UE consacré à la crise migratoire.

  • Question sur la possibilité d'une monnaie commune au sein de l'Union eurasiatique. Le rouble a vocation à devenir une monnaie de change? 11:00 20.06.2015 En savoir plus

    13:51

    L'Union eurasiatique aura-t-elle un jour sa monnaie?

    "C'est un thème intéressant. Actuellement, le niveau de développement économique des pays de l'Union s'égalise. Nous ne devons pas répéter les erreurs de l'Union européenne (...) où la Grèce n'a pas parvenu à améliorer sa situation. Bien sûr, il faut un consensus complet sur cette question."

    Alors que le forum économique a débuté jeudi à Saint-Pétersbourg, la Russie vient d’apprendre que ses actifs et propriétés ont été gelés en Belgique, de même qu’en France et en Autriche.

  • La ligne directe en chiffres.

    13:39

    Le président russe a répondu a plus de 40 questions en deux heures et demie de Ligne directe.

  • Question sur les sanctions antirusses. Comment Moscou peut duper l'Occident malgré les sanctions 19:35 05.03.2016 En savoir plus

    13:18

    Un agriculteur se dit inquiet par l'éventuelle levée des sanctions, qui ne serait pas profitable aux agriculteurs russes.

    Poutine ne compte pas sur une levée rapide des sanctions. Mais si l'Occident s'y décide, la Russie devra conformément aux normes de l'OMC lever son embargo sur les fruits et légumes en provenance des pays ayant adopté des sanctions contre Moscou. Mais il existe différents types de soutien. "Restons optimistes concernant ce problème", a indiqué le président.

    Tandis que l'Occident regarde d'un œil vigilant tous les petits pas de la Russie, il semble avoir loupé une nouvelle stratégie de cette dernière en matière d'agriculture. Ainsi, contrairement aux espoirs occidentaux, Moscou utilise les sanctions à son avantage et s'apprête à devenir un des plus grands producteurs de produits biologiques.

  • Question d'un journaliste critiquant l'absence de nouveaux partis dans la vie politique russe, même dans l'opposition.

    13:16

    "Ici le processus est le même que dans les pays à la démocratie avancée, comme les USA, où il n'y a au sommet que deux partis depuis des siècles". Selon Poutine, sur fond de crise et d'afflux de réfugiés de nouveaux partis apparaissent. Le président a cité l'exemple d'Ekaterinbourg (Oural), où le représentant d'une plateforme démocratique est devenu maire. "Regardez les USA, il y a eu Bush père puis Bush fils, Clinton et maintenant sa femme".

  • Sur le parti au pouvoir Russie unie.

    13:15

    Selon Poutine, Russie unie a un rôle stabilisateur dans la vie politique du pays, mais ne bénéficie d'aucun privilège. Dans les années 1990, tout le monde faisait des promesses, mais rien n'a été tenu et on a détruit l'Etat.

  • La ligne directe en chiffres.

    13:05

    La Ligne directe de Vladimir Poutine est en cours depuis plus de 2 heures. Le nombre d'appels a franchi la barre des 3 millions, a indiqué le centre de traitement.

  • Qui est le pire pour la Russie: Clinton ou Trump?

    12:50

    "Nous devons chercher ceux qui sont les meilleurs. Nous avons connu des moments où nous travaillions étroitement, et obtenions de très bons résultats. Et aujourd'hui aussi, il y a des exemples de collaboration fructueuse. La non-prolifération des armes nucléaires, l'Iran, la Syrie, la lutte contre le terrorisme, il y a d'autres exemples. Mais s'ils (les USA, ndlr) agissent en se considérant comme exceptionnels, cela aura des conséquences négatives pour nos relations. Il faut témoigner du respect à la Russie."

  • Question sur le scandale des Panama Papers. Panama Papers: circulez braves gens, c’est la faute à Poutine! 16:30 04.04.2016 En savoir plus

    12:43

    Poutine évoque de nouveau son ami et violoncelliste Roldouguine. Selon le président, celui-ci utilise les sommes incriminées dans l'affaire pour l'achat d'instruments de musique. Deux violons, et deux violoncelles uniques. Le dernier achat s'élevait à 12 millions de dollars.

    "L'information est sortie dans le Suddeutsche Zeitung, qui appartient à la banque américaine Goldman Sachs. On voit partout dépasser les oreilles des organisateurs" de cette fuite d'informations.

    "Cela donne l'impression que ce ne sont pas des journalistes qui ont préparé cette information, mais des juristes. Dans la façon d'exposer, et dans le fait-même. Car ils n'accusent personne concrètement, il ne font que lancer des insinuations".

    "Plus les élections (législatives russes de 2016 et présidentielle de 2018) vont approcher, plus la pression va augmenter".

    "Notre pays ne peut pas être manipulé, on ne peut pas l'obliger à marcher à la baguette, il faut travailler avec la Russie comme avec un partenaire d'égal à égal".

    Le président russe fait la une des journaux alors que le scandale des Panama Papers ne le mentionne pas une seule fois… à la différence de bien d’autres chefs d’Etat.

  • Question sur les arriérés de salaire dans une usine de l'île de Sakhaline (Extrême-Orient).

    12:37

    "J'appelle le Procureur de Russie à écouter notre conversation et à se pencher sur le travail de son bureau à Sakhaline" qui n'a pas réagi aux plaintes des employés. "Je veux présenter mes excuses, je ferai tout pour que la situation s'améliore".

  • Des enfants posent des questions à Vladimir Poutine

    12:31

    "Pourquoi les adultes ont deux jours de week-end, et les enfants un seul?". "Parce que vous êtes meilleurs que nous, vous supportez mieux cette charge".

    Aimez-vous les bouillies? Que faisiez-vous quand on vous faisait manger des bouillies que vous n'aimiez pas? Votre attitude à l'égard des bouillies a-t-elle changé depuis votre enfance?

    "J'aimais la bouillie quand j'étais petit, et j'aime toujours ça. Mais j'aime plus ça maintenant que dans mon enfance". Le président admet qu'il aime les bouillies de céréales le matin. "Moins tu as de dents, plus tu aimes les bouillies", a souri Vladimir Poutine.

    Un garçon surdoué de 8 ans qui fait ses études avec des enfants plus âgés que lui, étudie la chimie, parle anglais et construit des robots demande pourquoi on refuse de l'accueillir dans la plus célèbre colonie de vacances en Crimée, Artek, car il serait soi-disant trop petit. "Plus tard, ce ne sera pas intéressant!", déplore le garçon. Il propose alors de réviser le programme pour les enfants surdoués.

    "C'est une décision incorrecte. De toute évidence, cette décision a été prise par des gens qui n'étaient pas surdoués… ", a indiqué le président.

  • Poutine: la chute du PIB était beaucoup plus marquée pendant la crise de 2008 qu'actuellement.

    12:25

  • La ligne directe en chiffres.

    12:12

    2.300.000 de questions reçues, dont 1,5 millions d'appels, 400.000 SMS, et plus de 70.000 questions via le réseau social russe Vkontake.

  • Question sur le scandale du dopage. Le meldonium: un médicament qualifié de dopage à l'initiative des USA 13:30 10.03.2016 En savoir plus

    12:08

    "Le meldonium a été conçu pour maintenir le muscle cardiaque en bon état en cas d'effort. Ce n'a jamais été un produit dopant. Son inventeur, un Letton, ne l'a jamais considéré comme un produit dopant. Quand il a été inclus dans la liste des produits prohibés, on ignorait combien de temps il reste dans l'organisme (…) L'AMA(Agence mondiale antidopage, ndlr) a corrigé sa position en partie, je ne pense pas qu’il y ait de contexte politique. Les premières études montrent que le produit disparaît de l’organisme à des rythmes différents, ce qui pourrait déboucher sur des décisions. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut se relâcher. Il faut améliorer notre travail avec les organisations internationales, réagir plus rapidement."

    "L'AMA révise actuellement sa position, nous verrons, nous allons nous battre, le ministère des Sports et les organisations sportives coopèrent avec de bons avocats".

    Le scandale lié au meldonium, impliquant les plus célèbres athlètes russes, n'a pas pu se faire sans les Etats-Unis. C'est l'agence antidopage américaine qui est parvenue à inclure le médicament dans la liste des produits prohibés.

  • Question sur la vie privée du président.

    12:04

    Question: "J'ai entendu dire que Lioudmila Poutina (ex-femme de Poutine) s'est mariée. Quand connaîtrons-nous la première dame de notre pays?"

    "Nous nous voyons de temps en temps avec Lioudmila, elle est contente de sa vie. Moi aussi (...). Les présidents sont élus pour que nous travaillons. Je ne sais pas si je dois parler de ma vie privée, ca pourrait influer le cours des devises ou le prix du pétrole (rires dans la salle). Ces choses sont certes intéressantes mais elles ne sont pas cruciales. Peut-être qu'un jour je pourrai satisfaire votre curiosité".

  • Message urgent concernant la première question posée:

    11:58

    Les fonctionnaires de la ville d'Omsk se sont engagés à réparer la route en question. Poutine s'est engagé à parler de ce sujet avec le gouvernement et les autorités régionales.

  • Question concernant le "pont énergétique" reliant la Russie et la Crimée. Poutine lance la 2eme ligne du pont énergétique en Crimée 14:47 15.12.2015 En savoir plus

    11:56

    "La troisième partie du pont doit être activée aujourd'hui. La quatrième le sera d'ici 3-4 semaines. Cela couvrira intégralement le volume que l'Ukraine fournissait à la Crimée. (...) De nouveaux blocs seront lancées en 2017 et 2018. Non seulement la Crimée sera alimentée en énergie, mais elle aura une base solide".

    Le président russe Vladimir Poutine a demandé de commencer l'approvisionnement en électricité par la deuxième ligne du pont énergétique reliant la péninsule avec la Russie continentale.

  • Quand reprendront les vols avec l'Egypte et la Turquie? Le premier ministre turc déçu par l'absence de touristes russes 15:54 22.02.2016 En savoir plus

    11:50

    "Cela ne dépend pas de nous. Les causes sont différentes. En Egypte, les autorités luttent contre les extrémistes, mais ce n'est pas toujours possible. Nous ne pouvons pas ne pas dire aux gens qu'il est dangereux de s'y rendre (...). Il faut rendre les voyages surs, et un tel algorithme de travail n'a pas encore été trouvé. Concernant la Turquie, le tableau est proche. Mais les dirigeants turcs ont plus tendance à collaborer avec les extrémistes qu'à lutter contre eux. De fait une guerre civile est en cours dans le sud du pays (régions kurdes, ndlr). Des attentats ont lieu toutes les semaines. Comment protéger nos vacanciers? (…) Nous ne pouvons pas ne pas dire aux gens qu'il est dangereux d’aller en vacances en Turquie"

    "Il y a la Crimée, le Caucase, il y a d'autres pays."

    Les tensions restent vives entre Moscou et Ankara depuis que la Turquie a abattu un avion de combat russe dans le ciel syrien, prétendant une violation de son espace aérien. De nombreuses industries turques en pâtissent et le secteur touristique est moribond.

  • Question venue de Crimée. Des vacances en Crimée 17:56 12.08.2015 En savoir plus

    11:47

    Quand viendrez-vous en Crimée en vacances?

    Poutine: "Je viendrai sans faute quelques jours. Merci pour votre invitation".

    Le président russe voit que le froid règne en Crimée. "Mais vous m'invitez en vacances, vous êtes sûre que tout va bien se passer?". Son interlocutrice assure qu'il fera beau lors de sa venue.

    La Crimée est connue pour être la destination touristique la plus appréciée des russes.

  • Si le président ukrainien Porochenko et le président turc Erdogan se noyaient, qui sauveriez-vous en premier?

    11:46

    A la journaliste, en souriant: "Tu m'as mis dans une situation difficile. Si quelqu'un a décidé de se noyer, il est impossible de le sauver. Nous sommes prêts à tendre la main à quiconque le voudra".

  • Question sur les relations russo-turques.

    11:43

    Question: "En septembre Erdogan était votre ami, et quasiment un partenaire stratégique. L'amitié est-elle finie? Ukraine, Moldavie, Géorgie, Turquie, on dirait un cercle vicieux. La Russie peut-elle se développer dans ce contexte?"

    "Nous avons d'excellentes relations avec la plupart des pays, je ne parle pas de l'OCS, qui s'étend, de nos processus d'intégration, et des BRICS. Le peuple turc est un peuple ami. Nous avons des problèmes avec certains hommes politiques, qui se conduisent de façon incorrecte, et nous réagissons comme il se doit."

  • Le secteur automobile a été l'un des plus affectés par la période de crise, estime Vladimir Poutine.

    11:32

  • Les présentateurs continuent de poser des questions. "Nous allons continuer à discuter à trois, ou quoi?", demande Vladimir Poutine en souriant.

    11:32

  • Question: Alep et Raqqa seront-elles bientôt libréées? Palmyre, Al-Qaryatayn, et après... 22:43 06.04.2016 En savoir plus

    11:31

    "Une situation complexe règne à Alep. C'est la deuxième ville du pays et sa capitale industrielle. L'opposition cherche à y améliorer ses positions, et l'armée syrienne est dans une situation favorable. Nous suivons la situation et faisons tout pour qu'elle s'améliore".

    La Syrie s'apprête ces prochains jours à lancer une offensive sur la ville de Manbij, au nord de la province d'Alep. Sputnik a appris des détails du commandant des Forces démocratiques syriennes Ebu Leyla.

  • Question sur l'opération russe en Syrie: Retrait russe de Syrie: le "top-5" des hypothèses occidentales 09:44 16.03.2016 En savoir plus

    11:26

    "Nous avons retiré le gros de notre groupe, mais laissé l'armée syrienne en état d'occuper Palmyre et d'autres villes stratégiques. De plus en plus de forces rejoignent la trêve. Nous espérons que les parties renonceront à l'usage de la force, ce qui débouchera sur l'adoption d'une constitution et le règlement".

    Les médias occidentaux avancent différentes explications du départ des troupes russes déployées en Syrie.

  • Quel est le rôle d'Alexeï Koudrine (ancien ministre des Finances passé dans l'opposition par la suite)?

    11:25

    "Il aura un rôle d'expert. Il pourrait participer à l'élaboration de la stratégie de développement de l'économie russe après 2018".

  • Poutine: la Russie renouera avec la croissance en 2017

    11:19

    Poutine: L'économie russe connaîtra une récession de 0,3% en 2016 mais une croissance de 1,4% sera au rendez-vous en 2017.

    Le chômage reste bas à 5,6%, bien qu'une hausse légère soit constatée. Les réserves de change du pays sont revenues au niveau du début 2014, à 387 milliards de dollars.

    ​"Il faut modifier la structure de l'économie. Le processus est en marche, comme le prouve la hausse de la production industrielle et surtout des exportations de produits hautement technologiques."

  • Question concernant l'inflation: "Faut-il croire le gouvernement ou le ticket de caisse?"

    11:15

    Vladimir Poutine: Les deux. Les autorités raisonnent sur des niveaux moyens, et doivent accorder une attention accrue à la hausse des prix alimentaires. Cependant, la fin d'année 2015 et le début d'année 2016 ont montré une stabilisation après un début d'année 2015 difficile.

  • Plus de 2.300.000 questions ont d'ores et déjà été envoyées au chef de l'Etat.

    11:11

    Des appels vidéos sont reçus en direct pour la première fois de l'histoire de la Ligne directe.

  • Première question concernant la mauvaise qualité des routes dans la région d'Omsk (Sibérie).

    11:08

    "Les autorités ne nous écoutent pas. Tout est sale et détruit. Le métro n'a toujours pas été construit".

    ​Vladimir Poutine: "Il faut vérifier comment ces fonds sont dépensés. Des sommes importantes sont dépensées à d'autres fins, autres que celles prévues. Il faut faire en sorte que ces fonds soient alloués à la construction et à la réparation de routes".

    La nouvelle taxe sur l'essence doit être en partie allouée à l'entretien des routes et chaussées.

  • La présentatrice montre au président russe le fonctionnement du standard chargé du traitement des questions.

    11:05

  • Début de la Ligne de directe de Vladimir Poutine L'éveil du monstre Cthulhu et autres perles de la Ligne directe avec Poutine 09:24 14.04.2016 En savoir plus

    11:03

    Environ deux millions de questions ont d'ores et déjà été envoyées au président.

    Des questions par mail, téléphone et SMS affluent vers le standard de l'émission.

    Jeudi 14 avril, Vladimir Poutine se pliera à l'exercice de la "Ligne directe" avec les Russes pour la 14e fois de sa carrière. Puisqu'elle dure plusieurs heures, la séance permet tous les thèmes possibles, de la politique étrangère à la vie intime du président.

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Dossier:

Ligne directe avec Vladimir Poutine (2016) (8)

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Dictature : Un “expert” européiste britannique réclame l’interdiction en Europe de tout référendum sur les questions européennes .

Publié le par Felli Bernard

Faser Cameron
Faser Cameron

Dictature : Un “expert” européiste britannique réclame l’interdiction en Europe de tout référendum sur les questions européennes

14 Avr


Le « point de vue » de Faser Cameron a été publié le 11 avril 2016 sur le site Euractiv

De nationalité britannique, Fraser Cameron est un ancien haut fonctionnaire de la Commission européenne. C’est désormais un analyste politique, largement médiatisé outre-Manche pour commenter les questions européennes et les affaires internationales. Il est directeur de « Eurofocus-Bruxelles » et professeur adjoint à la « Hertie School of Governance » à Berlin.

Suite au référendum qui a eu lieu le 6 avril 2016 aux Pays-Bas sur l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine – référendum qui s’est soldé par 61,1% de Non et une participation de 32% le rendant valide -, cet « expert » vient de publier un article sur le site Euractiv pour réclamer l’interdiction des référendums à travers toute l’Europe, dès lors qu’ils porteraient sur les politiques européennes.

Euractiv est une fondation de droit belge, composée d’un réseau de médias européens « indépendants » spécialisé dans la publication d’articles sur les questions européennes. Officiellement, la « tribune » ainsi offerte à Fraser Cameron n’engage pas la responsabilité d’Euractiv.

Il n’en demeure pas moins que ce genre de « point de vue » ressemble fort à ce que l’on appelle un « ballon d’essai », pour tester la façon dont l’opinion publique réagirait à une pareille mesure. En tout cas, ce genre d’articles témoigne de la très alarmante dérive des européistes, qui exigent désormais des mesures de plus en plus clairement dictatoriales.

Comme le lecteur pourra le mesurer, le « point de vue » de Fraser Cameron est bourré de sophismes et de mauvaise foi.

Le prétendu « expert » européiste affirme par exemple qu’il « est peu démocratique que 30% des électeurs dans un État membre puissent bloquer une politique approuvée par 27 États membres ». Mais il passe sous silence que les 27 autres peuples des 27 autres États membres n’ont justement pas été consultés sur l’accord d’association UE-Ukraine, et que tout porte à penser que, s’ils l’avaient été, une écrasante majorité d’entre eux auraient rejeté cet accord comme l’ont fait les Néerlandais.

Le même prétendu « expert » – qui n’est en fait qu’un propagandiste virulent -, reprend par ailleurs à son compte cet argument éculé des apprentis dictateurs européistes, selon lequel les peuples ne répondraient jamais aux questions posées par les référendums, mais à d’autres considérations. Et que, dès lors, c’est le « système de démocratie représentative en Europe qui doit être renforcé ». Il s’agit évidemment d’un raisonnement totalement fallacieux : car si l’on postule que les peuples ne répondent jamais à la question posée par un référendum, pour quelles raisons mirobolantes serait-on assuré que leur volonté serait mieux respectée par des députés qu’ils ont élus sans jamais évoquer ladite question ?

En réalité, et tout le monde le comprend bien, la volonté de supprimer les référendums et de laisser la « démocratie représentative » décider à la place des peuples revient tout simplement à considérer que les peuples sont comme des enfants à mettre sous tutelle. Les dictateurs en costume-cravate de l’euro-atlantisme estiment que les peuples n’ont, au fond, pas leur mot à dire sur la conduite des affaires publiques, et que celle-ci doit être confiée à des gouvernants ou des députés présélectionnés par le système médiatique et l’oligarchie qui le maîtrise.

L’article de Fraser Cameron est disponible en anglais ici.

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D’énormes livraisons d’armes à Al-Qaida sont révélées par un site internet officiel

Publié le par Felli Bernard

D’énormes livraisons d’armes à Al-Qaida sont révélées par un site internet officiel

D’énormes livraisons d’armes à Al-Qaida sont révélées par un site internet officiel

Par Aliya Pitalev – Le 9 avril 2016 – Source Sputnik News

Selon Jane’s, une agence d’information militaire britannique, deux appels d’offre ont repéré un site internet tenu par le gouvernement américain www.fbo.gov (Federal Business Opportunities), recherchant des sociétés de fret maritime pour transporter du matériel explosif à partir de Constanta en Roumanie pour le port d’Aqaba en Jordanie, au profit de la Navy’s Military Sealift Command, une unité de la marine étatsunienne.

«Les marchandises listées sur le document comprennent des fusils AK-47, des mitraillettes PKM, des mitrailleuses DShK, des lances missiles RPG-7 et des armes anti-tank guidées 9K111M», explique Jane’s.

L’appel d’offre a été lancé en novembre 2015. Un bateau chargé de presque une tonne d’armes [ZeroHedge parle 1000 tonnes, NdT] et de munitions a quitté le port roumain de Constanta en décembre. Il a navigué jusqu’à Agalar en Turquie, un port militaire, puis a rejoint Aqaba en Jordanie. Un autre bateau chargé de plus de deux tonnes d’armes et de munitions est parti fin mars, a suivi la même route et a été aperçu pour la dernière fois sur son chemin pour Aqaba le 4 avril dernier.

Selon Zero Hedge, une telle cargaison équivaut à des millions de fusils, de mitrailleuses et de lances-missiles et aussi à des milliers d’armes neuves et légères et des centaines de nouveaux missiles anti-tanks.

Ni la Turquie ni la Jordanie n’utilisent de telles armes, conçues du temps de l’URSS. Cela veut dire que ces armes sont destinées à la Syrie où, comme cela a déjà été rapporté pendant des années par de multiples sources indépendantes, la moitié atterrira directement dans les mains d’Al-Qaida, qui opère en Syrie sous le nom de Jabhat al-Nusra.

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Est ce que les Russes sont derrière les Panama Papers ?

Publié le par Felli Bernard

Est ce que les Russes sont derrière les Panama Papers ?

Est ce que les Russes sont derrière les Panama Papers ?

Par Clifford G. Gaddy – le 7 avril 2016 – Brookings Institute via chroniquesdugrandjeu.com

Note du Saker Francophone

Cet article vient de notre ami des chroniquesdugrandjeu.com qui en a traduit des extraits que nous reprenons en complétant les trous pour vous donner la totalité du texte. Le Brooking Institute est un think tank américain proche des milieux mondialistes, ce qui donne une certaine saveur à ce texte. On est dans le grand jeu, une passe d'arme de haut niveau. A vous de lire entre les lignes.

Les Panama Papers ! Quelqu’un d’autre est-il frappé par l’aspect louche de l’affaire ? Cela ressemble à un mauvais film d’espionnage.


Début 2015, John Doe a envoyé (venant de nulle part) un courriel au journal allemand Süddeutsche Zeitung (SZ), offrant 11.5 million de documents d’un cabinet d’avocat panaméen relatifs à des compagnies off-shore. SZ les a acceptés. Avec l’aide de l’ICIJ (International Consortium of Investigative Journalists), quelques 400 journalistes de 80 pays ont passé un an à balayer ces documents. Alors, de façon coordonnée, ils ont présenté leurs premières trouvailles: avec un discours uniforme dans tous les media (jusqu’à la station locale de télévision à Washington sur laquelle je suis tombé cette semaine), ils ont parlé de nouvelles révélations fracassantes de corruption, de blanchiment d’argent et de secrets financiers concernant plus de 140 dirigeants dans le monde.

La plupart des reportages placent le président russe Vladimir Poutine en tête d’affiche, mais cela pourrait en réalité cacher quelque chose de bien plus profond et tordu.

Le chien qui n’aboyait pas

Malgré les titres, il n’y a aucune preuve de l’implication de Poutine – ni dans une société concernée par les révélations et encore moins dans une activité criminelle, de vol ou d’évasion fiscale. Ce sont des documents qui montrent que certains de ses amis auraient transféré «jusqu’à deux milliards de dollars» dans des sociétés-écran panaméennes.

Mais rien dans les Panama Papers ne révèle quelque chose de nouveau sur Poutine. Et, en réalité, c’est bien moins que ce qui a été dit depuis longtemps. Depuis des années existent des suspicions sur son énorme fortune personnelle, que l’on a d’abord prétendue être de 20 milliards, puis de 40, 70 et même 100 milliards… Et maintenant, tout ce que l’on trouve, ce sont deux malheureux milliards appartenant peut-être à un ami.

Un peu de contexte (géo)politique est important ici. Ces dernières années, les médias sont devenus un élément clé de la guerre de communication impliquant la Russie et l’Occident pour tenter de discréditer l’adversaire. Tôt cette année, des cercles influents à l’Ouest ont pensé utiliser les médias pour répondre à ce qu’ils ont décrit comme une guerre hybride de la Russie, et tout spécialement une guerre de l’information, dans la foulée de l’annexion de la Crimée par la Russie et d’activités annexes. Ils ont identifié que la corruption était un problème sur lequel Vladimir Poutine était assez vulnérable. C’est dans ce contexte qu’il faut analyser les Panama Papers : les journalistes ont ciblé Vladimir Poutine hors de toute proportion avec les preuves avancées.

Dès que l’on creuse sous les titres, c‘est une non-révélation. Un ami de Poutine est lié à des compagnies qui transfèrent deux milliards via des sociétés off-shore. Vraiment ? Pour cacher leur propriétaire ? Mais cacher à qui ? Et vous n’avez pas besoin de société off-shore pour faire cela. Pour éviter les sanctions [occidentales après la crise ukrainienne, NdT] ? C’est une raison crédible mais cela ne ferait sens que si ces sociétés avaient été enregistrées après 2014 [date des sanctions, NdT]. Est-ce le cas ?

Tout cela ne va faire aucun mal à Poutine. Au contraire, cela lui donne une couverture. Par contre, cela risque de provoquer des scandales à répétition en Occident, sourcilleux sur la corruption. C’est un point dont je vais parler. En clair, les Russes gagnent.

Le principe du cui bono connecte les profits avec les motifs, en se demandant qui a à gagner d’une certaine action. Si ce sont les Russes qui gagnent, n’est-il pas
possible qu’ils soient en quelque sorte derrière au moins une partie de cette histoire?

Qui est John
D
oe?

L’ICIJ est l’élite auto-proclamée des journalistes d’investigation, mais qu’ont-ils découvert sur la source de tous ces documents? La seule information que nous avons sur John Doe vient de SZ, qui commence son histoire ainsi : «Il y a plus d’un an, une source anonyme a contacté le Süddeutsche Zeitung (SZ) et a présenté des documents internes chiffrés du cabinet d’avocats Mossack Fonseca.» Lorsque le personnel de SZ a questionné John Doe sur ses motivations, il aurait répondu dans un courriel: «Je veux rendre ces crimes publics.»

Mais comment les journalistes et le public peuvent ils être sûrs qu’il est digne de confiance et que ses documents sont réels, complets et intacts? On ne sait pas si John Doe est une personne seule d’abord, ni pourquoi il faudrait lui faire confiance alors qu’il révèle des documents sans se révéler lui-même. Il a eu également accès à un volume assez impressionnant de documents, ce qui suggère qu’une agence de renseignement aurait été impliquée.

En outre, la révélation implique des dommages collatéraux sur le monde légal des affaires et sur des personnes innocentes. N’est-ce pas un souci? À mon avis, aucune personne responsable avec une réelle préoccupation pour l’État de droit ne préconiserait que ce genre de documents si compromettants soit publié. Il pourrait y avoir de nombreuses conséquences imprévues; cela pourrait renverser des régimes, là encore avec des conséquences imprévues. C’est de l’anarchisme pur et naïf, si l’idée était (comme cela semble de l’extérieur) de créer un chaos maximum en espérant voir le système purgé de tous ses maux. En tout état de cause, la possibilité d’utiliser une telle fuite à des fins politiques est immense.

Le potentiel d’utilisation d’une telle fuite à des fins politiques est immense.

Si nous (les États-Unis et l’Occident en général) sommes derrière ces fuites, le motif serait apparemment de mettre Poutine dans l’embarras. Cela participe de la chimère que nous pouvons le vaincre dans une guerre de l’information. Si tel était le motif, alors le résultat est pathétique : aucun dommage réel n’est causé à Poutine alors qu’il y a des dommages collatéraux pour les alliés des États-Unis.

Si les Russes sont derrière tout cela, l’une des raisons serait de désamorcer la campagne occidentale sur la corruption de Poutine. Mais comme je l’ai expliqué, tout dommage à sa réputation ou à celle de la Russie du fait des Panama Papers est plutôt triviale. En échange de ce léger désagrément, les Russes auront :

  1. démasqué la corruption des politiciens dans les démocraties occidentales modèles,
  2. fomenté une véritable déstabilisation dans les pays occidentaux.

La question qui suit est donc : est-ce un coup monté ? Les Russes ont-ils jeté un hameçon que les États-Unis ont gobé ? Les histoires des Panama Papers ruissellent sur Poutine comme l’eau sur le dos d’un canard. Mais ils ont un impact négatif sur la stabilité de l’Ouest.

Les histoires des Panama Papers ruissellent sur Poutine comme l’eau sur le dos d’un canard. Mais ils ont un impact négatif sur la stabilité de l’Ouest.

Disons que le qui soit les Russes, et le pourquoi soit de détourner l’attention et montrer que «tout le monde le fait». Mais comment?

Compte tenu des capacités de piratage tant vantés de la Russie, une unité spéciale de cyberaction au Kremlin peut avoir été en mesure d’obtenir les documents. (Mossack Fonseca maintient que la fuite n’a pas été un travail de l’intérieur.) Mais il est fort probable qu’une telle opération soit montée par un organisme appelé le Service de surveillance financière russe (RFM). RFM est une unité personnelle de Poutine sur l’intelligence financière, qu’il a personnellement créée et qui ne répond qu’à lui. C’est tout à fait légitime et elle est largement reconnue comme la plus puissante agence de cette sorte dans le monde, avec un monopole sur l’information concernant le blanchiment d’argent, les centres offshore, et les questions connexes impliquant la Russie ou des ressortissants russes. Une opération comme celle des Panama Papers, qui ne concerne que l’intelligence financière, devrait être liée au RFM, pas au FSB, et pas non plus à un gang ad hoc au Kremlin. Bien qu’il ne puisse pas (légalement) avoir accès aux secrets détenus par une entreprise comme Mossack Fonseca, il est au courant de beaucoup d’informations financières internationales par le biais de l’organisme international dont il est un membre de premier plan, le Financial Action Task Force. En bref, les Russes sont mieux équipés que quiconque, plus capables et moins contraints pour pirater des fichiers secrets.

Quant à la façon de faire fuiter les documents, il serait en fait assez ingénieux d’incriminer la Russie d’une manière apparemment sérieuse (avec les manchettes des journaux) sans révéler effectivement des renseignements sensibles. C’est exactement ce que nous avons. Les Panama Papers ne révèlent aucun secret russe, ils n’ajoutent rien aux rumeurs circulant déjà sur la fortune personnelle de Poutine. Mais ils semblent l’accuser et la dernière chose que l’on soupçonnerait est que c’est une opération russe. De plus, ces révélations qui n’en sont pas ont été avancées par l’ICIJ [l’organisme journalistique financé par Soros et l’USAid, NdT]. Donc, la dernière chose que quiconque pourrait suspecter, c’est que les documents du Panama soient une opération russe.

Un motif russe plus sérieux?

Certes, ce serait une opération complexe uniquement pour désamorcer la campagne de l’Occident et tourner l’attention vers le kleptocrate Poutine. Mais peut-être y a-t-il un autre motif.

Comme beaucoup l’ont déjà souligné, il est curieux que les Panama Papers ne mentionnent pas les Américains. Mais il est possible qu’ils le font et que le ICIJ n’ait pas révélé cette information. Peut-être, parce que le ICIJ est financé par les Américains, ils ne vont pas mordre la main qui les nourrit. Mais supposons que l’ICIJ n’ait pas d’information sur les Américains. Cela remet en question les données d’origine qui, si elles étaient bien réelles et non censurées, devraient probablement inclure quelque chose sur des Américains. Il y a sans aucun doute beaucoup d’individus et d’entreprises américaines qui ont fait des affaires avec l’équipe de Mossack Fonseco, et il ne serait pas logique que sur une collection de 11,5 millions de documents portant sur les finances off-shore, les Américains y soient totalement absents. Peut-être alors quelqu’un a-t-il purgé ces références avant que les documents ne soient remis au journal allemand? Le quelqu’un serait, suivant mon hypothèse, les Russes, et l’absence d’informations compromettantes sur les Américains est un indice important de ce que je pense être le but réel de cette fuite.

Les Panama Papers contiennent des informations financières secrètes sur des sociétés, dont certaines, mais pas toutes, révèlent une activité criminelle. Dans les mains d’autorités légales, ces informations pourraient être utilisées pour poursuivre les entreprises et les particuliers; dans les mains d’un tiers, c’est une arme de chantage. Pour que ces informations puissent être efficaces comme arme de chantage, elles doivent être gardées secrètes. Une fois révélées, comme dans le cas de Panama Papers, leurs capacité de chantage est nulle. Leur valeur est détruite.

Par conséquent, je suggère que le but de l’opération Panama Papers peut être celui-ci : c’est un message adressé aux Américains et à d’autres dirigeants politiques occidentaux qui pourraient être mentionnés, mais ne le sont pas. Le message est: «Nous avons aussi des informations sur vos méfaits financiers. Vous savez ce que nous avons. Nous pouvons les garder secrets si vous travaillez avec nous.» En d’autres termes, les personnes mentionnées dans les documents ne sont pas les cibles. Ce sont celles qui ne sont pas mentionnés qui le sont.

Kontrol, la variante russe du contrôle

En somme, ma pensée est que cela aurait pu être une opération du renseignement russe, qui a orchestré une fuite à un haut niveau pour établir la crédibilité totale en impliquant (sans vraiment impliquer) la Russie et en gardant la source cachée. Certains documents seraient utilisés pour des campagnes anti-corruption dans quelques pays pour renverser certains régimes mineurs, détruire quelques carrières et quelques fortunes. D’ici là, en faisant chanter les véritables cibles aux États-Unis et ailleurs (individus non désignés actuellement par la fuite), les maîtres marionnettistes russes vont obtenir kontrol et influence.

Si les Russes sont derrière les Panama Papers, nous savons deux choses qui remontent à Poutine personnellement : d’abord, c’est une opération dirigée par le RFM, ce qui signifie qu’elle est dirigée par Poutine ; deuxièmement, c’est en fin de compte du chantage. Cela signifie que la véritable histoire réside dans l’information qui est cachée, pas révélée. Vous révélez des secrets afin de détruire; vous les cachez afin de contrôler. Poutine n’est pas un destructeur. C’est un contrôleur.

Clifford G. Gaddy

Clifford G. Gaddy, un économiste spécialisé sur la Russie, est le co-auteur de Piège à ours sur le chemin de la Russie à la modernisation (Routledge, 2013). Ses livres précédents incluent Économie virtuelle de la Russie (Brookings Institution Press, 2002) et La malédiction de la Sibérie (Brookings Institution Press, 2003). Son projet de livre actuel s’intitule Russie Addiction: L’économie politique de la dépendance des ressources, et était prêt à être publié en 2015. Gaddy est aussi le co-auteur de la deuxième édition et a récemment publié M. Poutine: Espion au Kremlin (Brookings Institution Press, 2015).

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Note du Saker Francophone

En plus des chroniquesdugrandjeu.com, le texte a aussi été vu et repris dans une analyse de dedefensa.org. Cette affaire n'est sans doute pas terminée et va continuer à fragiliser les gouvernements occidentaux, ce qui pourrait être un autre objectif caché pour convaincre les Occidentaux de donner le pouvoir à une entité supra-nationale.
Mais il y a aussi cette autre vision possible du sujet qui, cette fois, montre que le cui bono vise plutôt les États-Unis : Les États-Unis ont phagocyté la place financiere suisse.

Il sera très intéressant de savoir qui va pousser pour avoir les détails et qui va tenter d'enterrer le sujet. Cela devrait nous en dire plus long sur les ressorts cachés de cette affaire.

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@dalle749 sans oublier avec respect , 3 jeunes...

Publié le par bernard felli

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