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Les images russes sont des armes

Publié le par Felli Bernard

 Camions–citernes bombardés
Camions–citernes bombardés

Les images russes sont des armes

9 décembre 2015 | Polémia

Jean-Paul Baquiast, ENA, ancien haut fonctionnaire, carrière administrative au ministère de l’Economie et des Finances, essayiste.

Dans la guerre que Recep Tayyp Erdogan avait depuis longtemps déclarée à la Russie, avec le soutien américain, et qui a culminé avec la destruction d’un chasseur bombardier russe, l’Otan (autrement dit là encore l’Amérique) attendait une riposte militaire russe sur le territoire turc.

Cela aurait été l’occasion rêvée pour engager l’Otan tout entière dans une riposte militaire contre la Russie, selon le principe qu’une « agression » contre l’un de ses membres, en l’espèce la Turquie, devrait entraîner une riposte de l’organisation tout entière – y compris la France.

Or, à la déception générale au sein de l’Otan, Vladimir Poutine n’a pas riposté militairement. Il a par contre confirmé, dans son récent discours du 3 décembre devant le monde politique russe que la Russie n’oublierait jamais. Ceci se traduira par des sanctions économiques, abandon du projet de Turkishstream et de centrale nucléaire russo-turque, notamment. Mais il fallait faire plus dans l’immédiat pour rassurer l’opinion interne en Russie et surtout porter la crainte dans l’opinion turque, en Turquie et dans les pays turcophones et turcophiles.

Pour cela, le Kremlin s’est borné à organiser une conférence devant des représentants de la presse internationale. Quatre officiers supérieurs russes y ont apporté des preuves incontestables, car résultant d’images aériennes et d’images satellitaires, de l’implication de la Turquie dans le financement de Daesh, qu’Erdogan prétend combattre par ailleurs. Ces images sont accessibles au profit des opinions publiques mondiales dans une vidéo disponible sur le site de RT. Les militaires russes y montrent les trois voies d’exportation du pétrole extrait par Daesh en Irak et en Syrie. Des files interminables de camions citernes les véhiculent vers la Turquie, en direction d’un port maritime et de raffineries turques.

Les vidéos ne le montrent pas, mais d’autres sources, russes et américano-européennes, savent depuis longtemps qu’une grande partie des profits générés par la vente de ce pétrole en Turquie est reversée à Daesh, la famille de Erdogan, dont son fils, se servant généreusement au passage. Les vidéos montrent par contre le début des attaques menées par l’aviation russe sur les sites pétroliers et les camions citernes de Daesh en Irak et Syrie. Nul n’ignorait d’ailleurs dans la coalition américano-saoudienne que la Turquie était fortement impliquée dans ces trafics au profit de Daesh. Pratiquement cependant, comme le montrent les vidéos, aucune attaque occidentale n’avait jusqu’à ces derniers jours été menée (sauf par la France, mais très marginalement) contre ce qu’il faut bien nommer le nerf de la guerre de Daesh. Les dénégations du Département d’Etat américain sont pathétiques.

Dans la nouvelle forme de guerre menée par la Russie contre la Turquie, guerre de communication ne faisant appel qu’à des images authentifiables, la Turquie reste sans riposte possible. Elle devrait perdre tout crédit auprès de l’Union européenne, si celle-ci n’était pas devenue un simple instrument de Washington. En tout cas, la presse internationale réunie à Moscou en tirera des conclusions certaines. Poutine, déjà très crédible et persuasif, n’en trouvera que plus de crédit. Nous devons malheureusement noter que les médias officiels français, qui ne pouvaient ignorer les preuves fournies par les militaires russes, n’en ont tenu aucun compte et ont fait à ce sujet le plus grand silence, si grand est chez eux l’anti-poutinisme primaire – la palme en ce domaine allant à Libération et à la 2e chaine de télévision.

Concernant l’opinion américaine, la tuerie menée à San Bernardino, et très certainement imputable à un terroriste piloté par Daesh, obligera à poser des questions à Barack Obama lui-même. Etait-il bien prudent de soutenir financièrement Daesh ? Contrairement à ce que pouvaient penser les Américains, la grande mare (l’Atlantique) n’est pas une protection contre cette forme de terrorisme.

Grâce à Internet, les citoyens français pourront accéder directement aux éléments du dossier. RT publie sur son site une retranscription intégrale de la conférence de presse, accompagnée de cartes et photographies. Les propos des conférenciers russes sont traduits en français.

Jean-Paul Baquiast
4/12/2015

Source : Pour une Europe solidaire
http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1997&r_id=

Voir : https://francais.rt.com/international/11395-larmee-russe-tiendra-point-presse

Correspondance Polémia – 6/12/2015

Image : Camionsciternes bombardés

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Le plus puissant narcotrafiquant au monde menace...

Publié le par bernard felli

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Le plus puissant narcotrafiquant au monde menace Daech

Publié le par Felli Bernard

Le plus puissant narcotrafiquant au monde menace Daech

jeudi 10 décembre 2015

Le plus puissant narcotrafiquant au monde menace Daech

Le baron de la drogue mexicain Joaquin "El Chapo" Guzman profère des menaces à l’égard des dirigeants de l’Etat islamique (EI), qui a perturbé les affaires de son cartel Sinaloa.

Dans un message adressé aux terroristes, le narcotrafiquant a qualifié de "grave bavure" leur tentative de se mêler des affaires du cartel mexicain Sinaloa, dont la filière s'était récemment ancrée au Proche-Orient.

Ses hommes de main, poursuit-il, le leur feront payer cher "si les djihadistes continuent à s'ingérer dans les affaires du cartel".

Joaquin "El Chapo" Guzman est le narcotrafiquant le plus important du Mexique. Lors de son arrestation en février 2014, il a été qualifié de "plus puissant narcotrafiquant au monde".

Le cartel de Sinaloa a mené une guerre sanglante contre les forces armées et contre les cartels rivaux, dont le cartel des Zetas. Depuis 2006, plus de 80.000 personnes ont été tuées dans les violences liées au trafic de drogue au Mexique.

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Le monde se tourne vers Poutine, les USA ayant abandonné l'Europe

Publié le par Felli Bernard

10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 01:08

Le monde se tourne vers Poutine, les USA ayant abandonné l'Europe

Alors que les Etats-Unis œuvrent toujours dans leurs intérêts, oubliant leur rôle de défenseur de l'Europe, le monde commence à se fier, petit à petit, aux démarches de la Russie sur l'échiquier mondial, en Syrie et ailleurs, estime l'ancien officier américain et analyste antiterroriste Scott Bennett, dans un entretien exclusif accordé à Sputnik.

© SPUTNIK. RAMIL SITNIKOV

Poutine: les Turcs "vont regretter ce qu'ils ont fait"

La position des Etats-Unis ne changera pas, la Maison Blanche veut renverser le président Bachar el-Assad et transformer la Syrie en une autre Libye, met en garde M. Bennet. Entre-temps, la Russie, après l'incident du bombardier Su-24, a tout droit d'accentuer son rôle, avec ses technologies innovantes, sa main d'œuvre, ses missiles et navires, et prendre le contrôle de la situation sur le sol syrien, poursuit-il.

Si l'Europe commence à comprendre et à soutenir la Russie dans sa campagne militaire en Syrie, les Etats-Unis ne resteront pas indifférents à ce sujet. Ils tentent de montrer leurs muscles face à la popularité croissante du président russe, de s'afficher eux aussi comme des acteurs importants dans ce jeu politique, explique l'analyste.

Ce que la communauté internationale peut vivre ensuite, vu les derniers événements, c'est un coup d'Etat contre le président turc, explique-t-il.

"Je crois que les forces militaires se rebelleront, le renverseront, ainsi que son fils, et après le régime turc redeviendra stable, ce qui permettra à la Russie de renouer des relations avec la Turquie", précise l'interlocuteur de Sputnik. En cela, "l'Europe sera très reconnaissante parce que Erdogan facilitait l'afflux massif des réfugiés".

Commentant la présence militaire russe en Syrie, M. Bennet a estimé que les troupes russes sont là pour combattre Daech car autrement les terroristes vont pénétrer le territoire russe.

"Le président russe est déterminé à l'éviter et il s'allie, sagement, à l'Iran et à la Chine. La majorité des puissances mondiales sont aux côtés de Poutine puisque les Etats-Unis ont abandonné leur poste de défenseur de l'Europe", résume-t-il.

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Quelle étrange fin d’année

Publié le par bernard felli

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Quelle étrange fin d’année

Publié le par Felli Bernard

Quelle étrange fin d’année

Quelle étrange fin d’année

Avant même de procéder à une rétrospective de l’année 2015, nul ne peut s’empêcher de penser que si l’année a été particulièrement mouvementée, ses trois derniers mois sont particulièrement curieux.

A une quinzaine de jours de la Noël, il paraît incongru de songer au calendrier de l’Avent et de la prochaine naissance du Christ.

A quinze jours de l’événement, crèches, santons et sapins sont devenus des problèmes : principe de laïcité et état d’urgence obligent.

A quinze jours du dépôt des cadeaux par le Père Noël, les magasins sont vides et le coup de fouet commercial de fin d’année est certainement moins fort que celui appliqué aur rennes conduisant le traîneau.

C’est la période que le gouvernement a choisi pour envoyer aux urnes les citoyens élire les responsables de régions qui n’auront d’existence légale qu’à compter du 1er janvier de l’année prochaine.

C’est la période torride que le chef de l’Etat a choisi pour réunir la conférence mondiale sur le climat dans un drôle de climat.

C’est la période la plus chaude depuis belle lurette puisque les arbres ont du mal à se séparer de leurs feuilles et que, pour un peu, on se baignerait sur les côtes normandes.

Au-delà de l’Hexagone, ce ne sont que guerres locales ou régionales.

A l’intérieur, ce ne sont que migrants qu’il faut s’empresser d’héberger en cette saison hivernale tandis que l’on continue à laisser les SDF survivre dehors.

C’est la période d’un fantastique consensus affiché à longueur de programmes dans les étranges lucarnes pour excommunier un parti légal pour lequel votent un bon nombre de Français, mais qui ressemble tellement au diable que l’on ne savait pas encore qu’il était de sexe féminin et blond, par-dessus le marché, donc descendant directement de la race des aryens et, par conséquent, fatalement raciste, antisémite, etc., etc.

D’aucuns mal pensants risquent de trouver en celui-ci un certain charme, voire un charme certain, ce qui tombe mal alors que Jésus qui va naître ne l’avait pas encore inventé.

C’est la période où il faut faire face à toutes les échéances –impôts, taxes diverses, assurances, mutuelles et aux insidieuses augmentations des carburants alors que le pétrole n’a jamais coûté aussi peu cher, sans doute en raison de la concurrence entre celui de l’Etat islamique transitant par la Turquie et celui de l’OPEP car, comme chacun sait, la concurrence a toujours bénéficié au consommateur.

C’est la période où nombreux sont les responsables politiques et ministres qui, fautent de devoir endosser un manteau de saison –douceur oblige- retournent leur veste sans vergogne en espérant que, sauf le démon, personne ne le remarquera.

C’est la période des vœux et chacun s’interroge : en faire ou pas ?

Car tous les souhaits et promesses de bonne conduite ardemment prononcés sont plus éloignés que jamais, comme il y a loin de la coupe aux lèvres, exception faite des coupettes qui ne manqueront pas de circuler dans les semaines qui viennent.

Les chocolats s’achètent toujours comme des petits pains, mais à force d’être identiques d’année en année et de se manger tous les jours, ils oublient de se faire apprécier pour les grandes occasions.

C’est l’époque des rassemblements publics interdits, mais les marché de Noël encombrent les trottoirs de la plus belle avenue du monde et les places des villes et villages à tel point que l’on n’ose même pas imaginer le carnage que ferait une explosion parmi les badauds.

Enfin, c’est l’époque où l’on se prépare à réveillonner et à songer à la messe de Minuit que beaucoup préféreront regarder devant leur téléviseur et sans doute Dieu sera-t-il heureux de constater que la prudence qu’il inspire à ses ouailles lui permettra pour une fois d’éviter le pire.

A moins que le message délivré incite les croyants à se tourner vers des pays comme Rome ou la Sainte Russie pour aller communier avec François ou avec Vladimir.

Dans tous les cas, cette étrange fin d’année aura changé bien des choses.

Pierre Le Normand

http://ombre43.over-blog.com

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En abattant le Su-24 russe, la Turquie, sans le...

Publié le par bernard felli

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En abattant le Su-24 russe, la Turquie, sans le vouloir, a sauvé l’Iran .

Publié le par Felli Bernard

Le S-300 PMU-2
Le S-300 PMU-2

En abattant le Su-24 russe, la Turquie, sans le vouloir, a sauvé l’Iran

Publié par wikistrike.com sur 10 Décembre 2015, 11:38am

Catégories : #Politique internationale

Entre 2014-2015, l’armée iranienne était équipée de deux radars Qadir à long rayon d’action (1100 km), avec un champ de vision d’une ouverture de 240 °. Le premier est situé près de la ville de Garmsar, au centre du pays, le deuxième dans l’ouest de l’Iran sur la frontière avec le Koweït et la ville irakienne de Bassora. En mars 2016, doit entrer en service un troisième radar à long rayon d’action, Khatam al-Anbiya sur les rives du golfe Persique, qui pourront détecter des cibles aériennes et spatiales à 3000 km [1].

Donc, l’Iran dispose d’un réseau de radars qui détecte des cibles aériennes au-delà de ses frontières, mais manque de missiles antiaériens de longue portée, et de moyens automatisés de gestion des composants qui permettent la résistance contre le brouillage et les attaques de missiles antiradar. C’était une des raisons qui ont fait que la Russie et l’Iran ont signé un contrat en 2007 d’une valeur de plus de 800 millions de dollars pour la fourniture de cinq bataillons de systèmes à longue portée de S-300 PMU-1. En automne 2010, le contrat avait été résilié, pour être remis en œuvre en 2015 avec la levée des sanctions imposées à l’Iran.

Par précaution, l’armée de l’air israélienne a organisé, conjointement avec celle de la Grèce, INIOXOS-2015 qui a eu lieu du 20 au 30 Avril 2015. Dix avions F-16I Sufa ont simulé des attaques au-dessus de systèmes S-300 PMU-1 importés par la Grèce en 1997. A cette occasion, les Israéliens ont découvert des vulnérabilités dans le système S-300 PMU-1.

L’attaque contre le bombardier Su-24 russe par un F-16 turc a également eu des répercussions négatives, chamboulant les calculs des États-Unis et des voisins hostiles à l’Iran et à la Syrie. Cela a obligé la Russie à déployer en Syrie des systèmes anti-aériens plus modernes de longue portée (S-400 Triumph) [2]. Les missiles S-400, avec un rayon d’action de 400 km, couvrent le sud de la Turquie et la quasi-totalité du territoire d’Israël. L’acte d’agression de la Turquie a eu pour effet de limiter considérablement la liberté de mouvement de l’aviation militaire israélienne, ce qui oblige Israël à respecter les règles en se limitant à l’espace aérien national pour éviter les incidents. Quatre avions de la coalition anti-EI dirigée par les Etats-Unis, ont frappé le 7 Décembre, avec de nouveaux missiles air-sol un camp militaire à Aeqa, près de la ville Ayyash, dans l’Ouest de la province de Deir Ez-Zor. L’attaque a entraîné la mort de trois soldats syriens et en a blessé 13 autres. Suite à cet incident, la Russie pourrait accéder à la demande de la Syrie de lui fournir des systèmes de missiles S-300 PMU-2, pour empêcher toute frappe aérienne contre ses troupes.

Aussi à la suite de l’attaque contre le bombardier russe, l’Iran, qui soutient l’armée nationale syrienne et collabore avec la Russie en Syrie, pourrait devenir une cible possible pour l’aviation turque. C’est pourquoi, à la fin de Novembre, la Russie a décidé de lancer la première livraison de systèmes de défense aérienne S-300 à l’Iran, comme l’a annoncé le conseiller du président russe sur les questions de coopération militaire, Vladimir Kojine et confirmé par Mehdi Sanayee, l’ambassadeur d’Iran en Russie.

Le premier système S-300 a été transporté par chemin de fer de l’usine de Nijni-Novgorod (près de Moscou), jusqu’aux rives de la mer Caspienne, où il a été chargé à bord d’un cargo et livré à l’Iran. Les autres systèmes S-300 arriveront en Iran dans un peu plus de deux mois. Bien que initialement il était prévu que la Russie livrerait une deuxième génération de systèmes S-300 : S-300 PMU-1 ou S-300VM (exportés au Venezuela et en Egypte), l’Iran a convaincu les Russes de lui fournir la troisième génération de système S-300, à savoir le PMU-2.

Le S-300 PMU-2 est capable de détruire les avions et les missiles de croisière volant à basse altitude. Les vulnérabilités du S-300 PMU-2, une variante beaucoup plus avancée par rapport au S-300 PMU-1, ne sont pas connues par les Israéliens, les Américains et les Turcs. C’est ce détail qui crée des problèmes insolubles pour les avions qui ont l’intention de violer l’espace aérien iranien. Une batterie de S-300 PMU-2 comporte un radar de surveillance de l’espace aérien (distance maximale de la détection 300 km), et de guidage pour 12 lanceurs mobiles et 48 missiles prêts pour le tir. Un bataillon de S-300 PMU-2 dispose de plusieurs batteries de 300 PMU-2 et un centre C3I (commandement, contrôle, communications, informations) de type Almaz 83M6 qui coordone.

Le S-300 PMU-2 utilise plusieurs types de missiles de 200 km de portée, altitude maximale de 30 000 m et vitesse de 1,6 km / s (6000 km / h). Les missiles américains similaires sont les MIM-104 Patriot. Au cours de tests menés dans le polygone Ashuluk, près d’Astrakhan, des missiles balistiques avec une vitesse jusqu’à 4,5 km / s ont été abattus. Les Systèmes S-300 PMU-2 de l’Iran pourraient recevoir des informations à partir du réseau de surveillance et d’alerte précoce de la Russie, qui comprend un radar 77Ya6DM -Voroneţ situé à Armavir (150 km au nord de Sotchi), sur la mer Noire. En effet, Voroneţ a un rayon de détection de près de 6000 km, pouvant surveiller la Méditerranée, l’Afrique du Nord et l’ensemble du Moyen-Orient.

Valentin Vasilescu

Traduction Avic – Réseau International

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[1]. Qu’est-ce qui a incité Washington à lever les sanctions imposées à l’Iran ? (http://reseauinternational.net/quest-ce-qui-a-incite-washington-a-lever-les-sanctions-imposees-a-liran/ ).

[2]. Détails de l’attaque contre l’avion Su-24 russe http://reseauinternational.net/details-de-lattaque-contre-lavion-su-24-russe/

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En abattant le Su-24 russe, la Turquie, sans le vouloir, a sauvé l’Iran  .

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Guerre des devises

Publié le par Felli Bernard

Guerre des devises

Guerre des devises

Est-ce le retour du rouble d’or ? Si oui, l’or est sur le point de faire un retour spectaculaire sur la scène monétaire mondiale pour la première fois depuis que Washington a unilatéralement déchiré le traité de Bretton Woods en août 1971

Par F.William Engdahl – Le 8 décembre 2015 – Source Russia Insider

Depuis quelque temps, la Chine et la Fédération de Russie ont compris, comme d’autres nations, que le rôle du dollar comme principale monnaie de réserve du monde est leur talon d’Achille économique.

Tant que Washington et Wall Street contrôlent le dollar, et aussi longtemps que la majeure partie du commerce mondial exige des dollars pour le règlement, les banques centrales comme celles de Russie et de Chine sont obligées de stocker des dollars représentant une dette sûre du Trésor américain, pour protéger leurs économies du genre de guerre des devises que la Russie a connue à la fin de 2014, lorsque le bien nommé – pour l’occasion – Office du Trésor américain pour le terrorisme et l’espionnage financier, avec l’aide de Wall Street, ont liquidé des roubles, suite à un odieux accord américano-saoudien pour provoquer l’effondrement des prix mondiaux du pétrole. Maintenant la Russie et la Chine attendent tranquillement que le dollar prenne la porte de sortie.

Le budget de l’état russe dépend fortement des profits en dollars venant des exportations de pétrole. Ironie du sort, en raison du rôle du dollar, les banques centrales de la Chine, de la Russie, du Brésil et d’autres pays diamétralement opposés à la politique étrangère des États-Unis, sont contraints d’acheter de la dette du Trésor américain en dollars, finançant ainsi de facto, les guerres de Washington visant à leur causer des dommages.

Cela change doucement. En 2014, la Russie et la Chine ont signé deux contrats énormes sur 30 ans pour la fourniture de gaz russe à la Chine. Les contrats précisaient que l’échange se ferait en roubles et en renminbi, pas en dollars. Ce fut le début d’une accélération du processus de dé-dollarisation qui est en cours aujourd’hui.

Le renminbi dans les réserves russes

Le 27 novembre, la Banque centrale de Russie a annoncé qu’elle incluait le renminbi chinois dans ses réserves officielles pour la première fois. Au 31 décembre 2014, la réserve de la Banque centrale était composée de 44% de dollars américains, 42% d’euros et un peu plus de 9% de livre sterling. La décision d’inclure le renminbi (ou yuan) dans les réserves officielles russes va augmenter l’utilisation du yuan sur le marché financier du pays, au détriment du dollar.

Le yuan a d’abord commencé à être négocié, en tant que devise, à la Bourse de Moscou en 2010, même s’il n’est pas encore totalement convertible. Depuis lors, le volume du commerce en yuans a beaucoup augmenté. En août 2015, les commerçants et les sociétés de change russes ont acheté un record de 18 milliards de yuans, soit environ $3 Mds, ce qui représente une augmentation de 400% par rapport à l’année précédente.

Le rouble d’or arrive

Mais les actions de la Russie et de la Chine pour remplacer le dollar comme monnaie de médiation dans leur commerce mutuel, un commerce dont le volume a augmenté considérablement depuis les sanctions des États-Unis et de l’UE en mars 2014, ne sont pas la fin de l’affaire.

L’or est sur le point de revenir spectaculairement sur la scène monétaire mondiale pour la première fois depuis que Washington a unilatéralement déchiré le traité de Bretton Woods en août 1971. À ce moment, conseillé par l’émissaire personnel de David Rockefeller au Trésor US, Paul Volcker, Nixon a annoncé que Washington refusait désormais de respecter ses obligations conventionnelles de racheter les dollars détenus à l’étranger en échange de l’or de la banque centrale américaine.

Depuis ce temps, les rumeurs persistantes ont prétendu que les chambres de Fort-Knox, où l’or est stocké, sont vides. Si cela était avéré, ce serait le fin du dollar comme monnaie de réserve.

En savoir plus : Le gouvernement US a perdu (sic) sept rapports d’audit sur l’or de Fort-Knox

Washington tient fermement à la version selon laquelle la Réserve fédérale possède 8 133 tonnes de réserves d’or. Si cela est vrai, cela dépasse de loin le suivant, l’Allemagne, dont les avoirs en or officiel sont estimés par le FMI à 3 381 tonnes.

En 2014, un événement bizarre est apparu qui a alimenté les doutes sur les statistiques officielles d’or des États-Unis. En 2012, le gouvernement allemand a demandé à la Réserve fédérale (Fed) de rendre à la banque centrale allemande l’or que la Bundesbank avait confié à sa garde. Laissant le monde entier interloqué, la banque centrale américaine a refusé de restituer son or à l’Allemagne, en utilisant le prétexte fallacieux que la Réserve fédérale «ne pouvait pas différencier les lingots d’or allemands de ceux des États-Unis …» Peut-être devons nous croire que les fonctionnaires en charge des vérifications de l’or de la Réserve fédérale ont été virés suite aux compressions budgétaires ?

Dans le scandale qui a suivi, en 2013, les États-Unis ont rapatrié cinq misérables tonnes d’or allemand à Francfort, annonçant qu’il faudrait attendre 2020 pour compléter les 300 tonnes dues. D’autres banques centrales européennes ont commencé à exiger leur or de la Fed, alors que la méfiance a augmenté.

Dans cette dynamique, la banque centrale de Russie a considérablement accru ses réserves officielles d’or au cours des dernières années. Suite à l’hostilité croissante de Washington le rythme est devenu beaucoup plus rapide. Depuis janvier 2013, la réserve officielle d’or de la Russie a augmenté de 129% à 1 352 tonnes au 30 septembre 2015. En 2000, à la fin de la décennie de pillage systématique de la Fédération de Russie par les USA, au cours des sombres années Eltsine (1991-1999), les réserves d’or de la Russie étaient de 343 tonnes.

Les voûtes de la Banque centrale de Russie, qui à l’époque de la chute de l’Union soviétique, en 1991, contenait quelques 2 000 tonnes d’or officiel, ont été dépouillées au cours du mandat controversé de Viktor Gerachtchenko à la tête de la Gosbank , qui a dit à une Douma [Parlement russe] éberluée qu’il ne pouvait pas rendre compte de la localisation de l’or russe.

Aujourd’hui est indubitablement une autre époque. La Russie a de loin remplacé l’Afrique du Sud comme troisième plus grand pays producteur d’or au monde. La Chine est devenue numéro un.

Les médias occidentaux ont fait grand cas du fait que, depuis le début des sanctions financières conduites par les États-Unis, les réserves en dollars de la banque centrale russe ont baissé de manière significative. Ce qu’ils ne signalent pas est que dans le même temps la banque centrale en Russie a acheté de l’or, beaucoup d’or. Les réserves totales de la Russie en dollars américains ont récemment chuté, suite aux sanctions de 2014, d’environ $140 Mds, parallèlement à l’effondrement de 50% des prix du pétrole, mais les avoirs en or sont en hausse de 30% depuis 2014. La Russie détient maintenant autant d’or que le fonds boursier (ETF). Pour le seul mois de juin, son stock a augmenté de l’équivalent de 12% de la production mondiale annuelle d’or selon seekingalpha.com.

Si le gouvernement russe adopte la proposition très raisonnable de l’économiste russe conseiller de Poutine, Sergueï Glaziev, à savoir que la Banque centrale de Russie achète chaque once d’or extraite de Russie à un prix garanti en rouble et attractif pour augmenter les avoirs de l’État, cela éviterait à la Banque centrale d’avoir à acheter de l’or sur les marchés internationaux avec des dollars.

Un Hegemon en faillite

A la fin des années 1980, suite à l’importante crise bancaire américaine couplée avec le déclin évident du rôle des États-Unis d’après-guerre en tant que leaders industriels du monde, suite aussi à la constatation que les multinationales américaines externalisaient leur activité industrielle à des pays à bas salaires comme le Mexique et plus tard la Chine, les Européens ont commencé à concevoir une nouvelle monnaie pour remplacer le dollar comme devise de réserve et à créer l’Union Européenne pour faire pièce à l’hégémonie américaine. Ce fut le traité de Maastricht au moment de la réunification de l’Allemagne au début des années 1990. Ensuite la Banque centrale européenne et plus tard l’euro. Le résultat a été une construction bancale du haut vers le bas possédant de graves lacunes. Le succès du pari risqué – et suspect – engagé par le spéculateur américain George Soros en 1992 contre la Banque d’Angleterre et la parité de la livre sterling dans le Système Monétaire Européen (SME), a réussi à sortir le Royaume-Uni et la City de Londres de l’alternative émergente au dollar. La proie était facile pour certains des mêmes hedge funds en 2010, lorsqu’ils ont déchiré l’euro au niveau des coutures en attaquant son talon d’Achille, la Grèce, suivie par le Portugal, l’Irlande, l’Italie, l’Espagne. Depuis lors, l’UE, qui est aussi liée à Washington par les chaînes de l’Otan, a posé peu de problèmes à l’hégémonie américaine.

Cependant, et de plus en plus depuis 2010, lorsque Washington a tenté d’imposer la domination tous azimuts (Full Spectrum Dominance) du Pentagone sur le monde, sous la forme de soi-disant Printemps arabes, manipulés en changements de régime, en Tunisie, en Égypte, en Libye et maintenant, avec des résultats médiocres, en Syrie, la Chine et la Russie ont été poussées dans les bras l’une de l’autre. Une alternative russo-chinoise au dollar sous la forme d’un rouble et d’un renminbi adossés à l’or, pourrait entraîner une éviction du dollar américain comme devise internationale de réserve, et avec elle, une baisse sévère de la capacité de l’Amérique à utiliser le dollar pour financer ses guerres avec l’argent des autres peuples. Cela pourrait simplement agir en faveur d’un monde en paix, débarrassé de la belligérance continuelle de l’hégémonie américaine.

F. William Engdahl

Article Original publié par New Eastern Outlook

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L'Italie bloque la prolongation des sanctions...

Publié le par bernard felli

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