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Macron en Algérie: un crime contre la vérité

Publié le par Felli Bernard

Macron en Algérie: un crime contre la vérité

En Marche pour caresser un certain électorat

Bernard Domeyne
est docteur en histoire.

Publié le 16 février 2017 / Politique

Mots-clés : , ,

En visite en Algérie, Emmanuel Macron a qualifié la présence française dans le pays (1830-1962) de "crime contre l'humanité". Une ficelle électoraliste aussi grosse que honteuse.
macron algerie colonisation crime

Emmanuel Macron accueilli par le chef de la diplomatie algérienne. Sipa. Numéro de reportage : 00793217_000002.

«C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes»
Voici ce qu’a affirmé, en Algérie, Emmanuel Macron, candidat autoproclamé à la Présidence de la République Française, lors d’une interview au média local Echorouk News.

Lyautey et Goering, même combat!

Crime contre l’humanité. Si les mots ont un sens, cela veut dire que l’on met sur le même plan qu’Adolf Hitler, Joachim von Ribbentropp, Hermann Göring, Ernst Kaltenbrunner, Wilhelm Keitel, Alfred Rosenberg, les Français Jacques Cartier, Joseph-François Dupleix, Louis Antoine de Bougainville, Thomas Robert Bugeaud, et les maréchaux Joseph Simon Gallieni et Hubert Lyautey entre autres. Et bien entendu les penseurs de ce crime contre l’humanité, Colbert, Duplex, Jules Ferry et tant d’autres…

Il conviendra donc, si l’on suit ce bel esprit, de débaptiser toutes les rues, tous les lycées Jules Ferry, les places Lyautey, les avenues Gallieni…

Avec ces propos dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils sont navrants, on voit bien où le candidat autoproclamé veut en venir : au vote des musulmans des banlieues, bien sûr. Un électorat à caresser dans le sens du poil.
Ces propos révèlent qui est Emmanuel Macron, que beaucoup fantasment comme un homme providentiel, au-dessus des querelles partisanes… C’est clairement un héritier de François Hollande, un socialiste qui a inspiré le quinquennat, et il sera prêt, lui aussi, à crier, « reviens, Léonarda ! » et à faire dans la contrition pour s’attirer les bonnes grâces des indigènes de la république, qui, c’est sûr, veulent beaucoup de bien à la France…

Des crimes de guerre largement partagés

Puisqu’il s’agit de l’Algérie, il convient toutefois de rappeler quelques vérités historiques. Que jusqu’en 1818, l’un des repaires des pirates barbaresques qui infestaient la Méditerranée depuis trois siècles, était précisément le port d’Alger, célèbre pour son marché aux esclaves, et que deux pays occidentaux, avant la France, avaient fait la guerre au Dey d’Alger pour faire cesser – outre la piraterie – ce qui était, précisément, un crime contre l’humanité, l’esclavage subi par les chrétiens et les chrétiennes. Les États-Unis, on le sait peu, ont fait la guerre aux barbaresques de 1801 à 1805, puis à nouveau en 1815 ; les Anglais en 1818, toujours pour libérer les esclaves chrétiens.

J’ai grandi sous la présidence du Général de Gaulle. J’ai 59 ans. Je ne suis pas d’origine pied-noir. Alors que les armateurs nantais et bordelais s’enrichissaient dans le commerce triangulaire, mes aïeux crevaient de faim dans les Hautes-Alpes. Je ne me sens, contrairement à Emmanuel Macron, en tant que Français, coupable de rien, de rien du tout, et je n’ai d’excuses à faire à personne.

Jacques Cartier, Bougainville, Lyautey… Le père Bugeaud et sa casquette… Tous ces héros ont peuplé mon enfance. Car jamais personne ne pourra me faire avaler – car il s’agit bien de cela – que ces héros, dont certains, je pense à Gallieni et Lyautey, ont sauvé la France et son empire durant la Guerre de 1914-18, sont des criminels contre l’humanité. Jamais leur image de pourra être associée aux bouchers des camps d’Auschwitz et de Treblinka.

Une ambition pour la France?

Je ne suis pas en train de dire que la France n’a rien à se reprocher. Notre pays n’a pas su mener la décolonisation, celle de l’Indochine, celle de l’Algérie. Des crimes de guerre ont été commis. Mais ces crimes de guerre ont été largement partagés : le Viet-Minh et le FLN aussi ont du sang sur les mains, du sang français, comme l’armée française a sur les siennes du sang vietnamien et algérien.

C’était il y a longtemps. Les sujets, les enjeux, désormais, sont ailleurs. Il serait peut-être temps d’en parler.
Il paraît que M. Macron serait un philosophe. Qu’il serait un littéraire. En tout cas, ce n’est sûrement pas un historien.
Pour qu’Emmanuel Macron devienne Président de la République, il faudrait qu’à côté de l’ambition et du sens des affaires qu’on apprend à l’École Nationale d’Administration, il ait aussi de l’ambition pour la France ; une vision.
Cela s’appelle le sens de l’histoire.

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Révolution pourpre et Troisième Guerre mondiale – La guerre de l’information entre L’OTAN et la Russie tourne à l’hystérie …

Publié le par Felli Bernard

Révolution pourpre et Troisième Guerre mondiale – La guerre de l’information entre L’OTAN et la Russie tourne à l’hystérie …

17 Fév
L’OTAN accuse la Russie de «fake news» tout en criant, hystérique, à la Troisième Guerre mondiale
Comme je l’ai rapporté, le Renforcement de l’OTAN en Europe de l’Est face à la Russie s’amplifie . La guerre de l’information que se livrent les 2 protagonistes est un point clef hyper stratégique. Du fait , malgré Trump – qui doit faire dans le compromis (cf mes divers papiers sur le sujet) la tentative de révolution pourpre, continue de plus belle, et le risque de WW3 est toujours présent . L’élite Atlanto-sioniste hystérique pousse – et tente de la provoquer …
Révolution pourpre et Troisième Guerre mondiale – la guerre de l’information entre L’OTAN et la Russie tourne à l’hystérie … : 
Les médias des pays de l’OTAN décrivent la Russie comme présentant une menace d’invasion imminente de l’Europe et créent une hystérique atmosphere de guerre mondiale. Le journaliste Finian Cunningham (cf note 1) revient sur cet endoctrinement médiatique.

Les médias des pays membres de l’OTAN n’hésitent pas à répéter les allégations infondées et imprudentes d’invasion imminente de l’Europe par l’armée russe, menaçant même de déclencher une Troisième Guerre mondiale.

Quand les médias russes proposent des points de vues alternatifs valables sur un éventail de questions internationales, l’Alliance occidentale les étouffe, les taxant de «fake news».

«L’OTAN prétend qu’il observe une augmentation considérable des fausses informations russes depuis l’annexion de la Crimée», rapport Reuters, ignorant le fait que cette information même contenait des «fake news».

Une telle ignorance est endémique chez les médias occidentaux, c’est typique de cette pensée unique qui diabolise massivement la Russie.

S’il y a un côté qui est coupable de colportage de fausses informations, ce sont les médias occidentaux de l’OTAN. Et ils le font à une échelle industrielle

Tout d’abord, la Russie n’a pas annexé la Crimée, comme on le déclare systématiquement dans les médias occidentaux, comme si c’était un fait. La population de la péninsule a voté lors d’un référendum légalement constitué en mars 2014, afin de rejoindre la juridiction de la Russie. Mais dans le titre susmentionné, Reuters utilise l’expression «annexion de la Crimée», sans aucune réserve, comme si le référendum historique qui l’a fait rejoindre la Russie ne faisait pas partie de l’histoire.

Et ça n’est qu’un seul exemple de la distorsion quotidienne des actualités russes perpétrée dans les médias occidentaux. S’il y a un camp qui est coupable de colportage de fausses informations, ce sont les médias occidentaux de l’OTAN. Et ils le font à une échelle industrielle.

Par exemple, un peu plus tôt ce mois-ci, la journaliste star de CNN Christiane Amanpour a mené une interview avec Marine Le Pen, la présidente du Front national. La journaliste s’est montrée horrifiée, quand son interlocutrice a déclaré que la Russie n’avait pas annexé la Crimée et que les manifestations de Maidan à Kiev en février 2014 étaient un coup d’Etat contre le gouvernement élu. L’attitude d’Amanpour, visiblement choquée, était compréhensible, parce qu’elle a à maintes reprises affirmé le contraire, en déclarant que la Russie avait «envahi l’Ukraine». Dans ces cas, on peut estimer que la célèbre journaliste de CNN se trompe dans ses allégations sur les relations entre la Russie et l’Ukraine – cela signifie qu’elle et la chaîne d’actualité câblée qui l’emploie peuvent être accusés de fabrication régulière de «fake news».

Une autre occasion de diffusion des fausses informations qu’on a fait passer pour du journalisme professionnel, c’est l’émission de la BBC, GMT, présentée par Stephen Sackur le 3 février. Sackur, comme Amanpour, est un autre célèbre journaliste qui a la suffisance d’un paon. Son programme contenait une enquête sur la flambée de violences dans l’est de l’Ukraine. Plus précisément, le rapport diffusé par la BBC accusait les rebelles pro-russes de la région de Donetsk d’avoir bombardé la ville d’Avdievka. Et il fallait impliquer que la Russie attisait le conflit. Mais, quelques jours auparavant seulement, la BBC diffusait des vidéos montrant les chars des forces de Kiev qui prenaient positions dans un quartier résidentiel d’Avdievka… en violation avec l’accord du cessez-le-feu de Minsk.

On accuse les médias russes d’informations fausses, mais c’est incomparable avec l’ampleur des fabrications et distorsions massives et systématiques produites par les médias occidentaux

En plus de cela, Stephen Sackur a réalisé une interview avec l’ancien Premier ministre ukrainien, Arséni Iatseniuk, dans lequel ce dernier a pu se livrer à des déclarations sans jamais être contesté. Il y a eu des annonces telles que : «L’agression russe en Ukraine» et «La Russie a abattu l’avion civil malaisien MH17 en juillet 2014 au-dessus de l’Ukraine de l’Est.»

Le problème, c’est cette manière coutumière avec laquelle les médias occidentaux produisent régulièrement des «fake news» qui sont présentées comme des faits par leurs «célèbres journalistes»

On accuse les médias russes d’informations fausses, mais c’est incomparable avec l’ampleur des fabrications et des distorsions massives et systématiques produites par les médias occidentaux.

L’OTAN déclare avoir enregistré plus de 30 «mythes» publiés par les médias russes. Malheureusement, la liste de l’OTAN ne fournit pas de liens vers les articles russes originaux, où lesdits mythes auraient été décrits. Mais une lecture rapide de la liste montre que lesdits mythes ne sont pas plus «offensifs» que des contre-arguments russes, ou qu’un point de vue alternatif. L’OTAN dit-elle en quelque sorte qu’il est illégitime d’avoir une autre vision ?

Par exemple, l’OTAN compte parmi les «fausses nouvelles» russes les idées suivantes :

L’OTAN a tenté de faire adhérer l’Ukraine ;

L’OTAN a suscité les protestations de Maidan ;

L’OTAN tente d’encercler la Russie ;

L’opération de l’OTAN en Afghanistan est un échec ;

L’opération de l’OTAN en Libye était illégitime ;

Ces points-là et bien d’autres ne sont pas des falsifications, ni de la propagande infondée. Ce sont des assertions sérieuses qui peuvent être étayées par des faits documentés et des arguments juridiques, ainsi que par des cartes de prolifération des bases militaires de l’OTAN autour des frontières russes.

En effet, une telle perspective contredit complètement les vues stéréotypées que les médias occidentaux propagent chaque jour. Mais en aucun cas cela ne qualifie-t-il la conception russe, anticonformiste, de «fake news». Qui plus est, on peut dire que ces opinions présentées par les médias russes sont essentielles pour un bon intérêt et pour la compréhension du public.

C’est là une manifestation étonnante de l’arrogance occidentale et l’endoctrinement : le fait que les médias otaniens présentent des reportages aux informations clairement fausses ou altérant la réalité.

Par exemple, les forces russes et syriennes seraient coupables du massacre de civils dans la ville d’Alep. Pendant des semaines, les médias occidentaux ont parlé de ce massacre présumé, jusqu’à ce que la ville syrienne soit définitivement libérée des combattants armés appuyés par l’Occident, y compris des groupes terroristes interdits. Aucun massacre de civils n’a eu lieu, et, depuis, les médias occidentaux n’ont pas pris la peine de visiter Alep pour raconter comment les habitants sont revenus à une vie civile normale après être libérés par les forces russes et syriennes.

Un autre exemple de ces omniprésentes «fake news», diffusées par les médias occidentaux : les hackers russes ayant piraté l’élection présidentielle américaine pour mettre Donald Trump à la Maison blanche. Aucune preuve de ces allégations tendancieuses n’a jamais été présentée.

Et pourtant, des déclarations du même ordre sont maintenant diffusées sur l’ingérence russe dans les élections européennes – même si le renseignement allemand a récemment indiqué qu’il n’y avait aucune preuve d’ingérence.

Nous allons mettre la question en perspective. Au cours de l’année passée, les médias britanniques ont publié des histoires où ils affirmaient que la Russie se préparait à envahir l’Europe et déclencher la Troisième Guerre mondiale.

Le Daily Express a publié trois histoires de ce type en juin, en juillet et en septembre.

Ce n’était pas juste les tabloïds qui s’adonnaient à un cet alarmisme imprudent : The Independent, qui est prétendument plus sérieux, a publié au moins deux articles en mai et en septembre, avec des citations des hauts responsables militaires disant que la guerre nucléaire pourrait éclater en 48 heures, et qu’il y avait un plan d’invasion «secret» de la Russie.

En novembre, The Guardian et d’autres médias britanniques, dont le Daily Mail, le Daily Telegraph, la BBC et Sky, ont fait écho aux paroles d’Ian Parker, chef du MI5 : «la Russie présente une menace croissante pour le Royaume-Uni».

Si on croyait les médias britanniques, l’Europe et tout l’hémisphère nord auraient dû disparaître en fumée nucléaire il y a quelques mois déjà.

C’est un exemple de campagne propagandiste orchestrée qui vise à diaboliser la Russie et à créer, dans la plus grande imprudence, une atmosphère pour la guerre mondiale

Se lier avec des «fake news», comme démontré ci-dessus, n’est pas seulement faux ou peu éthique  de la part des médias otaniens. C’est exemple de campagne propagandiste orchestrée qui vise à diaboliser la Russie et à créer, dans la plus grande imprudence, une atmosphère pour la guerre mondiale.

Dans ce contexte, accuser les médias russes de «fausses nouvelles» est une inversion flagrante de la réalité.

Que les dirigeants de l’OTAN, les gouvernements occidentaux et les médias dociles puissent faire impunément de telles accusations est un signe inquiétant d’endoctrinement collectif. Les politiciens occidentaux «libres et indépendants» autoproclamés, et des médias se comportant comme une armée de robots partant en guerre, tout en accusant la Russie des «fake news» – c’est d’une ironie indescriptible.

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Note 1 – Finian Cunningham a beaucoup écrit sur les relations internationales. Ses articles ont été publiés en plusieurs langues. Originaire de Belfast, en Irlande du Nord, il est titulaire d’un Master en chimie agricole et a travaillé en tant que rédacteur scientifique pour la Royal Society of Chemistry, à Cambridge, en Angleterre, avant de poursuivre une carrière en tant que journaliste de presse écrite. Depuis plus de 20 ans, il travaille en tant que rédacteur et écrivain dans les principaux médias britanniques et irlandais, dont The MirrorThe Irish Times et The Independent. Journaliste freelance basé en Afrique de l’Est, ses chroniques sont publiées par RT, Sputnik, Strategic Culture Foundation et Press TV.

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Le président Trump et le général Flynn tendent un « piège à canaris » aux journalistes menteurs

Publié le par Felli Bernard

jeudi 16 février 2017

Le président Trump et le général Flynn tendent un « piège à canaris » aux journalistes menteurs. Une grande rafle commence

 
 
 
Le ministère de la Justice des États-Unis vient de lâcher 23 équipes spécialisées d'agents du FBI contre de nombreux journalistes américains, en vue de préparer leur emprisonnement, pour leur violation du Code 18 § 798 des États-Unis sur la divulgation d'informations classifiées. Ce code stipule, en partie, que : «Celui qui, sciemment et volontairement, communique ... ou met autrement à la disposition d'une personne non autorisée ou publie ... toute information classifiée ... [...] sera sanctionné ou emprisonné pendant au plus dix ans »
Deux semaines avant son entrée en fonction, le président Donald Trump a demandé aux législateurs américains d'enquêter sur NBC News pour avoir divulgué des renseignements hautement classifiés américains, dans ce qu'il croyait être un complot orchestré par certains espions, qui travaillent en collusion avec les grands médias, dans le but de détruire sa présidence à venir. Lorsque la présidente de NBC News, Deborah Turness, a été confrontée hier 14/02/2017, par le FBI, elle a rapidement été « démissionnée » de son poste et brusquement transférée en Europe.
 
Trump (qui a dit que «La communauté du renseignement distribue à la presse des informations classifiées «comme des bonbons» »), aidé par l'ancien général de l'armée américaine Michael Flynn (qui était le principal espion des armées américaines), a déployé une manœuvre classique nommée « piège à canaris » contre les «espions » de certaines agences de renseignement américaines et leur incitateurs journalistes. Un piège à canaris est une méthode pour déterminer d’où provient une fuite d'information sensible, en donnant différentes versions de cette info sensible à chacun des suspects puis de voir quelle version a fuité et par qui.
Le principal «appât» déployé dans cette manœuvre de « piège à canaris » par Trump-Flynn était une conversation téléphonique inoffensive que le général Flynn a initiée avec l'ambassadeur de Russie, Sergey Kislyak, après que le régime Obama eut infligé des sanctions contre la Russie. Le général Flynn a détaillé la substance de cette conversation en déclarant: «Il ne s'agissait pas de sanctions. Il s'agissait des 35 gars qui ont été expulsés. C'était essentiellement: «Ecoutez, je sais ce qui est arrivé. Nous allons passer tout cela en revue ». Je n'ai jamais rien dit des choses du genre « nous allons passer en revue les sanctions » ou quelque chose comme ça. »
Près de temps après que le général Flynn eut parlé à l'ambassadeur Kislyak, le premier «oiseau» capturé dans ce «piège à canaris» était le rédacteur adjoint du The Washington Post, David Ignatius, qui a construit sa carrière en répétant ce que lui disent ses sources au sein de la CIA, et qui dans sa colonne du 12 janvier, a écrit: "Selon un haut fonctionnaire du gouvernement américain, Flynn a téléphoné à l'ambassadeur russe Sergey Kislyak à plusieurs reprises le 29 décembre, le jour où l'administration Obama a annoncé l'expulsion de 35 responsables russes ainsi que d'autres mesures en représailles pour le piratage [par les Russes]. "
 
Or, la CIA classe automatiquement chaque fonctionnaire du gouvernement russe comme étant un "agent de renseignement". Et d’ailleurs, bien avant l'élection présidentielle, les électeurs américains savaient que (1) Trump avait visité la Russie, (2) son secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, avait eu de nombreuses réunions avec le président Poutine et d'autres hauts fonctionnaires de la Fédération lorsqu'il était PDG d'Exxon, (3) le général Flynn avait visité la Russie et (4) Paul Manafort, le directeur de la campagne de Trump, avait eu aussi des liens étroits avec des Russes en raison de son entreprise de consultation électorale internationale.
En fait, ce critère d’« avoir des "liens" avec la Russie » utilisé par les médias américains pour attaquer Trump et tous ceux qui travaillent avec lui, devrait maintenant inclure toutes les sociétés américaines, leurs cadres et leurs PDG, qui ont des affaires commerciales en Russie, et qui, de ce fait, ont des rencontres et des échanges téléphoniques avec leurs clients russes, qui ne peuvent être que des « agents de renseignement ».
Selon ces mass médias menteurs et propagandistes, nous devrions croire que les dizaines de milliers de citoyens et de chefs d'entreprise américains qui visitent quotidiennement la Russie (et osent même faire des appels téléphoniques !!) sont tous des «espions» travaillant pour la Russie.
En réalité, la raison véritable pour laquelle ces journalistes des merdias américains diffusent les flammes de «l'hystérie russe» contre Trump n'a rien à voir avec la réalité, mais a tout à voir avec leur désir de le démettre de son poste.
Dans leur zèle, cependant, pour détruire Trump, ces journalistes ont aveuglément négligé le fait que ces agents de renseignement américains, qui leur fournissent « l'information classifiée », travaillent pour le président Trump, et non contre lui.
Et bien qu'un nombre relativement restreint d'agents de renseignement de Trump aient en fait été en collusion avec les grands médias américains pour le faire tomber, ces journalistes et leurs dirigeants n'ont pas remarqué à leurs risques et périls que, du côté de leurs présidents, il y a au moins 1.271 organisations de renseignement du gouvernement, 1.931 compagnies de renseignement privées (dans 10.000 endroits des États-Unis) travaillent actuellement contre le terrorisme, pour la sécurité intérieure et le renseignements. Ce qui en fait, dans leur ensemble, plus de 854.000 agents loyaux pour Trump, détenant des autorisations ultra-secrètes, et qui ont prêté serment et sont prêts à le défendre.
Ces manœuvres de Trump-Flynn avec ce «piège à canaris» n'ont pas encore été remarquées par la majorité des journalistes américains. Ces derniers n’ont pas non plus remarqué que le président Trump a secrètement promu, il y a presque 3 jours, le général Flynn en le nommant à la tête du plus puissant et du plus secret service d’espionnage américain, connu sous le nom de Bureau de renseignement et de recherche (Bureau of Intelligence and Research (INR)).
Bien que la masse des journalistes principaux américains jubilent encore parce qu’ils pensent avoir détruit le général Flynn et piégé Trump, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.
Ils ne s’attendent pas au contrecoup dévastateur du président Trump contre eux, à part quelques rares vrais journalistes :
Mais trop peu, et trop tard, ces avertissements sont-ils venus aux masses de ces journalistes américains qui ont grossièrement violé les lois les plus puissantes contre la fuite des informations classifiées. Comme en témoigne la période de moins de 24 heures entre le moment où le général Flynn a été secrètement déplacé à sa nouvelle position de renseignement par le président Trump et les équipes du FBI qui ont commencé à balayer les journalistes à la fois à New York et à Washington DC.
Armés de leurs lettres de Sécurité Nationale, (National Security Letters (NSL’s), ces équipes du FBI se présentent aux journalistes piégés avec une citation administrative délivrée par l'administration du gouvernement fédéral du président Trump. Ces agents sont chargés de recueillir des informations à des fins de sécurité nationale. Leur mission ne nécessite pas l'approbation préalable d'un juge, et pourrait déclencher un emprisonnement.
Dans la préparation de l’arrestation et de l’emprisonnement de ces journalistes, le président Trump a commencé à rassembler une «équipe d'action» , qui inclut notamment ses anciens adversaires de la campagne présidentielle du Parti républicain, dont le gouverneur Chris Christie et le sénateur Marco Rubio . Ils ont été les premiers «invités» de Trump pour un dîner privé à la Maison Blanche depuis sa prise de pouvoir. Or le gouverneur Christie est l'un des plus puissants procureurs de district des États-Unis contre la corruption publique, et le sénateur Rubio est un membre top niveau du Comité spécial du renseignement du Sénat américain.
Ces journalistes propagandistes dirigés par la CIA vont bientôt réaliser la vérité brutale de la vieille maxime américaine: «Personne n'est au-dessus de la loi».
 

 

Le FBI innocente Michael Flynn
 
Le FBI a conclu que Michael Flynn n'avait aucune relation secrète avec la Russie et innocente le lieutenant général à la retraite de tout acte répréhensible.
 
Selon un fonctionnaire des services de renseignement des États-Unis parlant avec NPR (National Public Radio), après avoir examiné les transcriptions, les agents du FBI ont constaté que la démission forcée de Michael Flynn aurait pu être orchestrée par des initiés d'Obama opérant au sein de la Maison Blanche.
Après avoir passé en revue les transcriptions, le FBI n’a rien trouvé de répréhensible!
« Le FBI a examiné les interceptions de communications entre l'ambassadeur de Russie aux États-Unis et le lieutenant à la retraite Michael T. Flynn - conseiller de sécurité nationale du président élu Trump - mais n'a pas trouvé de preuve d'acte répréhensible ou de liens illicites avec le Gouvernement russe, ont déclaré les officiels américains. »
Un autre fonctionnaire des services de renseignement des États-Unis est d’accord avec le FBI et a déclaré à NPR:
"Il n'y a aucune preuve d'actes répréhensibles criminels dans les transcriptions des conversations de l'ancien conseiller de sécurité nationale Michael Flynn avec l'ambassadeur russe Sergey Kislyak, "
Le fonctionnaire a également dit qu'il n'y avait «absolument rien» dans les transcriptions qui suggère Flynn agissait sous des instructions « ou que la piste mène plus haut ».
"Je ne pense pas que [Flynn] savait qu'il faisait quelque chose de mal", a déclaré le responsable. "Flynn a parlé de sanctions, mais aucune promesse spécifique n'a été faite. Flynn parlait plus en général «peut-être allons-nous y jeter un œil plus tard» termes.
Alors, pourquoi n'écoutons-nous pas les fonctionnaires qui ont ENTENDU les appels?
Ne soyons pas dupe, il ne s’agit pas de Flynn discutant des sanctions ou tout autre chose avec la Russie. Il s'agit de délégitimer un président.
Il ya une raison pour laquelle les Démocrates sont toujours déterminés à enquêter sur Flynn, même s'il a déjà démissionné. Ils utilisent cela comme un moyen de prouver que Trump était "avec la Russie" et donc un président illégitime.
Rien n’arrêtera les Démocrates pour essayer de bouter Trump hors de la Maison Blanche. Ils ne se soucient pas combien de vies ils ont à ruiner.
 
Les journalistes de TOUTES les chaînes françaises, qui jubilaient en annonçant la "démission" de Flynn pour "connivence avec la Russie", ont montré qu'ils ne sont que "la voix de son maître". Ils n'ont aucun honneur ni aucune déontologie : seul leur misérable salaire compte.


VOIR AUSSI :
 
 
Hannibal GENSERIC

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USA. "Démission" du général Michael Flynn. Le dessous des cartes

Publié le par Felli Bernard

 

mercredi 15 février 2017

USA. "Démission" du général Michael Flynn. Le dessous des cartes

 
 
 
Un rapport fascinant du service russe de renseignement extérieur (SVR) circulant dans le Kremlin aujourd'hui 14/02, exprime des préoccupations "multi-niveaux" après que le président Donald Trump a brusquement et mystérieusement déplacé son directeur national de sécurité, le Général Michael Flynn, de la Maison Blanche vers la plus puissante et secrète, agence d'espionnage américain connu, le Bureau du renseignement et de recherche (INR).
Cela se passait exactement sept heures après le général Flynn a personnellement demandé au Département du Trésor américain de placer des sanctions immédiates sur vice-président vénézuélien Tareck El Aissami et son associé Samark José López Bello accusés d'être des trafiquants de drogue internationaux liés à la CIA, aux islamistes radicaux et à la famille du crime Clinton.
Dès sa prise du pouvoir le 20 Janvier, le général Flynn, de son poste de directeur de la sécurité nationale, a chargé l’un des officiers les plus secrets, nommé Robin Townley [il n’existe aucune information publique ou des photos de cet agent] pour commencer une enquête sur les liens de la CIA avec des cartels internationaux de la drogue.
L'une des premières «découvertes» faites par Robin Townley, est l'utilisation fréquente par la CIA d'un aéronef identifié comme Israël Aircraft Industries Gulfstream 200 (numéro de queue N200VR 2006 ) appartenant à une société nommée 200G PSA Holdings LLC à Miami, en Floride. Cette société est la propriété de Samark José López Bello, et dont le général Flynn a immédiatement ordonné la capture, comme cela est indiqué dans l'ordre de sanctions des États-Unis :
"Cinq sociétés américaines détenues ou contrôlées par Lopez Bello et / ou MFAA Holdings Limited ontété bloquées dans le cadre de l'action d'aujourd'hui. Ces entités sont les sociétés suivantes de responsabilité limitée enregistrée en Floride: 1425 Brickell Ave 63-F LLC; 1425 Brickell Avenue Unit 46B, LLC; 1425 Brickell Avenue 64E, LLC; Agusta Grand-I LLC; et 200G PSA Holdings LLC. En outre, l'avion enregistré avec le numéro de queue N200VR a été identifié comme propriété bloquée détenue ou contrôlée par PSA 200G Holdings LLC ".
 
Plus étrange, lorsque l’agent de renseignement militaire Robin Townley est allé au siège de la CIA la semaine dernière pour continuer son enquête, on lui a scandaleusement ordonné de se soumettre à un examen d'habilitation de sécurité, en dépit du fait qu’il dispose, depuis plusieurs années, de l’habilitation top-secret du plus haut niveau. Et, en l’espace de 15 minutes, "toute enquête à l'intérieur de la CIA" lui a été refusé.
Quelques heures après que la CIA a incroyablement rejeté l’habilitation top-secret de l’agent de renseignement militaire Robin Townley, la CIA, aidée par les merdias grands publics, connus pour leurs fausses nouvelles, ont lancé une campagne de propagande contre le général Flynn, l'accusant d’avoir eu une conversation secrète avec l'ambassadeur russe, Sergey Kislyak, concernant les sanctions d’Obama contre la Russie, avant que le Président Trump ne prenne le pouvoir. Il aurait, selon cette propagande, promis à l’ambassadeur russe que les sanctions seraient levées par Trump. Mais le Kremlin a fermement démenti ces allégations mensongères.
En effet, ceux qui croient qu’un top-officier du renseignement militaire américain, comme le général Flynn, sachant que TOUTES ses communications téléphoniques sont enregistrées par de nombreuses agences de renseignement américaines, commette une telle erreur, doivent assurément croire aux contes de fées aussi.
Le plus inquiétant cependant, c’est qu’hier, lorsque le ministère russe des Affaires étrangères (MoFA) a tendu la main à la Maison Blanche et lui a proposé de publier publiquement la totalité de l'enregistrement et la transcription de cette conversation téléphonique, prouvant que ces accusations sont des mensonges, l'administration Trump a catégoriquement refusé et n'a fourni aucune explication pour cela. [Note: en vertu de la législation russe, toutes les parties enregistrées des conversations d'État à État doivent être approuvées par les deux parties avant d'être publiquement libérées.]
Près de trois heures après que la Maison Blanche ait refusé cette offre du Kremlin , le général Flynn a démissionné soudainement de son poste de conseiller à la sécurité nationale de Trump. Mais, dans les 30 minutes qui ont suivi cette démission, le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, a passé un appel personnel et confidentiel au président Poutine.
Bien que les détails exacts de ce qui a été discuté entre le Président Poutine et le Secrétaire Tillerson soit confidentiels, il est important de noter que, une heure après cette conversation, le Conseil russe de sécurité (SC) a émis une directive au SVR, intimant que toutes les questions de sécurité internationales précédemment coordonnées avec les différentes agences des États-Unis doivent cesser immédiatement; et elles doivent être redirigées exclusivement vers les départements du Bureau d'État américain du renseignement et de recherche (INR) .
Rappelons que l'INR est en fait la version moderne du puissant et fameux Bureau des Services Stratégiques (Office of Strategic Services (OSS)), qui a été l'agence de renseignement des États-Unis pendant la Seconde guerre mondiale, et qui a été fondée le 1er Octobre 1945. Les noms et le nombre actuel d'employés et le budget de l'INR restent l'un des plus grands secrets de l'histoire américaine.
Pour le SVR, il est évident que le général Flynn et le super agent secret militaire Robin Townley travaillent maintenant au sein de l'INR, car ce dernier a demandé d’urgence que les fichiers, documents, etc. en possession du SVR concernant le vice président vénézuélien Tareck El Aissami et son associé Samark José López Bello lui soient remis directement. Ce qui prouve que Flynn et Townley sont en train de mener leur enquête sur les partenariats de la CIA avec les cartels internationaux de la drogue en dehors des «voies normales».
Vous voulez en savoir plus? Cliquez ICI.
Avec le président Trump agissant maintenant en dehors "des voies normales" de son gouvernement, et sachant que le leadership Russe n’a aucun appétit pour l'instabilité mondiale, il est clair que les nouveaux dirigeants américains se considèrent comme des révolutionnaires dont la mission consiste à démanteler l’«ancien régime», tout en sachant qu’ils font face à des complots venant de l’État Profond de la CIA, des mondialistes, des Euronouilles, du Pape François, et d’autres encore…
 
Les écoutes de Flynn par le FBI sont illégales
Le président de la commission du renseignement de la Chambre affirme que le FBI a agi illégalement en écoutant les appels téléphoniques de Michael Flynn.
Le républicain Devin Nunes a qualifié de « fautes » les fuites d'informations classifiées obtenues par le biais d'enregistrements des conversations entre Flynn et l'ambassadeur de Russie.
"J’espère que le FBI va me dire ce qui se passe, et il ferait bien d’avoir une bonne réponse. Le gros problème que je vois ici, est que vous avez un citoyen américain qui voit ses appels téléphoniques enregistrés illégalement. "
 
«Toute agence de renseignement ne peut pas écouter les appels téléphoniques des Américains," a déclaré Nunes aux journalistes mardi soir.

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Du Nouvel ordre mondial au désordre fumeux globalisé

Publié le par Felli Bernard

Du Nouvel ordre mondial au désordre fumeux globalisé

From New World Order to Hazy Global Disorder


Wayne MadsenPar Wayne Madsen – Le 10 février 2017 – Source Strategic Culture

L’administration de Donald Trump et la rupture du Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ont fait basculer, en un peu plus de six mois, du Nouvel ordre mondial post-guerre froide, basé sur la suprématie américaine, à un désordre global d’alliances nouvelles sur un échiquier géopolitique multipolaire. À bien des égards, le nouveau désordre mondial a également mis en péril différentes composantes de l’après-guerre, y compris l’OTAN, l’Organisation des États américains (OEA) et l’Alliance entre l’Australie et les États-Unis (ANZUS).

 

Tous les manuels de relations internationales et leurs règles du jeu peuvent être jetés à la poubelle avec l’avènement du nouveau désordre global. Trump avance sa politique étrangère en toute incohérence. D’une part, il affirme vouloir s’associer avec la Russie pour la guerre contre le « terrorisme islamiste radical », et pourtant, il a également indiqué, par son ambassadeur à l’ONU Nicky Haley et son secrétaire à la Défense James Mattis, qu’il est attaché à l’OTAN et veut que la Russie se retire de Crimée. Il est bien connu que le Super Bowl annuel de la National Football League coordonne ses événements militaires patriotiques avec le Pentagone. Ces dernières années, des troupes américaines servant dans des endroits comme l’Afghanistan et l’Irak ont ​​été présentées pendant et après le match sur les écrans de télévision monumentaux du stade hôte.

Le Super Bowl 2017 à Houston était différent. Cette année, le reportage en direct de troupes américaines, avec l’équipe de combat de la 3e brigade blindée et la 4e division d’infanterie, provenait d’une base militaire à Zagan, en Pologne. Les spécialistes des opérations psychologiques du Pentagone voulaient transmettre le message selon lequel, sous Trump, les nouvelles lignes de front américaines n’étaient plus en Afghanistan et en Irak dans une guerre contre les insurgés radicaux musulmans, mais en Pologne avec la Russie comme « nouvel ennemi ». Les optiques ne correspondent tout simplement pas aux déclarations de Trump sur la recherche de liens plus étroits avec la Russie.

Trump a indiqué qu’il espérait augmenter le budget de la défense des États-Unis pour avoir 90 000 hommes de plus dans les rangs de l’armée ; une marine de 350 navires, y compris les nouveaux porte-avions à 12 milliards de dollars pièce ; une augmentation du nombre de bataillons du Corps des Marines passant de 23 à 36 ; et 100 autres avions de chasse avancés pour l’armée de l’air. Cela équivaut à une augmentation du budget militaire annuel de 500 milliards de dollars à 1 000 milliards de dollars sur une période de dix ans.

Essentiellement, l’équipe de sécurité nationale de Trump désire une armée qui peut combattre la Russie et la Chine et soit capable de faire face à tous les avions de combat, chars et navires de guerre russes et chinois, sur le champ de bataille

Trump et son équipe de sécurité nationale, le conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, Mattis, et d’autres faucons de guerre préparent également la confrontation militaire avec l’Iran. L’équipe Trump a contribué à intensifier les tensions avec l’Iran en autorisant la vente à l’Arabie saoudite, pour 300 millions de dollars, de missiles de précision guidés et, pour des milliards de dollars, de chasseurs F-16 dernier cri à l’état vassal de l’Arabie saoudite, le Bahreïn. Ces livraisons avaient été suspendues par l’administration Obama à cause des crimes de guerre saoudiens au Yémen et de la sanglante répression, par le Bahreïn, de sa majorité chiite. Trump laisse toujours le feu vert à l’agression génocidaire saoudienne dans la guerre civile au Yémen. Les Saoudiens et les Bahreïnis sont maintenant utilisés par Trump pour obtenir un avantage militaire sur l’Iran. L’ordonnance de Trump interdisant le territoire des États-Unis aux Irakiens avec des visas valides, des documents de réfugiés et, à l’origine, des cartes vertes permanentes, a irrité le gouvernement irakien, allié de l’Iran, au point de limiter les visas irakiens aux entrepreneurs et aux journalistes américains. Cela ne fera qu’encourager les combattants irréguliers d’État islamique et d’al-Qaïda contre les forces militaires américaines dans le pays. Tout ce qui menace le gouvernement de Bagdad est une bonne nouvelle pour le régime saoudien.

Trump, lors d’un appel téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, a souligné les étroites relations américano-turques. En juillet 2016, après une tentative de coup d’État contre Erdogan, Trump, dans un entretien avec le New York Times, avait loué la façon dont Erdogan avait géré l’insurrection. Depuis la tentative de coup d’État, Erdogan a ordonné l’arrestation et l’emprisonnement de centaines de journalistes, de militaires et de policiers, de professeurs, de fonctionnaires, d’hommes politiques et d’hommes d’affaires pour avoir prétendument appuyé la Fethullah Terrorist Organization (FETO), une façon péjorative de qualifier ceux qui sont affiliés au dirigeant turc en exil, et ancien allié d’Erdogan, Fethullah Gulen.

Gulen est actuellement exilé en Pennsylvanie et se trouve sous la protection de la CIA. Toutefois, Flynn et d’autres parties de l’appareil de sécurité Trump favorisent l’extradition de Gulen, un réfugié politique, vers la Turquie pour qu’il affronte un procès, un emprisonnement certain, la torture et, éventuellement, l’exécution.

La liaison de Trump avec Erdogan compromettra également la sécurité des forces kurdes en Syrie, qui ont été alliées avec les États-Unis contre État islamique, et le gouvernement régional kurde à Erbil en Irak. La Turquie considère les Kurdes syriens et irakiens comme des partisans du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et si Trump s’associe avec Erdogan contre le Kurdistan, ce sera un autre coup fourré de Washington contre cette nation assiégée et non reconnue. Le secrétaire d’État américain Henry Kissinger a abandonné les Kurdes dans les années 1970 quand il a sacrifié leurs intérêts au régime militaire irakien.

Le stratège principal de Trump, Stephen Bannon, aurait été impliqué dans une guerre civile interne au Vatican qui a vu une prise de contrôle virtuelle de l’Ordre souverain militaire de Malte (SMOM) à Rome par le Pape François. Bannon s’oppose à ce qu’il considère comme les voies socialistes du Pape. Le Vatican peut être un micro-État sans grande armée, mais une fracture dans les relations entre le Vatican et Washington ne peut avoir qu’un impact négatif sur l’UE, l’OTAN et d’autres alliances traditionnelles.

Le rejet du traité de commerce transpacifique (TPP) a mis la région Asie-Pacifique en situation de chaos contrôlé. Le premier voyage à l’étranger de Mattis en tant que secrétaire de la Défense a consisté à rassurer la Corée du Sud et le Japon sur l’engagement militaire de l’Amérique. Mais l’abandon du TPP par son plus grand supporter, les États-Unis, a donné un élan au bloc commercial alternatif de la Chine, le RCEP (Regional Comprehensive Economic Partnership). L’allié de longue date de l’Amérique, l’Australie, un partisan du PPT, est maintenant impatient de rejoindre le RCEP. L’appel téléphonique houleux de Trump avec le Premier ministre australien Malcolm Turnbull à propos d’un échange de réfugiés, a provoqué la furie australienne contre Trump. Alors qu’elle est un adversaire amical de l’Australie pour les questions de sport et de fierté nationale, la Nouvelle-Zélande est venue à la défense de l’Australie en crachant sur Trump.

D’autres échanges téléphoniques hargneux entre Trump et la chancelière allemande Angela Merkel, puis le président français François Hollande ont également secoué les liens euro-atlantiques avec Washington. Trump a tempêté contre Hollande disant que la France et les autres pays de l’OTAN devraient rembourser les États-Unis pour les dépenses de l’OTAN. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a qualifié Trump de menace pour l’Union européenne.

Après une réunion à la Maison Blanche avec le roi Abdullah de Jordanie, Trump a choqué le gouvernement israélien quand il a dit à Israël qu’il devrait cesser d’annoncer de nouvelles colonies en Cisjordanie. Alors que la rhétorique de Trump suggère qu’il est le président le plus pro-israélien à avoir jamais occupé la Maison Blanche, son attitude versatile envers Israël pousse certains observateurs du Moyen-Orient à se demander si la promesse de Trump de déplacer l’ambassade l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem est simplement un paravent pour une autre politique des États-Unis dans la région.

L’Organisation des États américains (OEA), institution vénérable mais relativement insipide et inutile, dont le siège est à Washington, ne survivra vraisemblablement pas à la promesse faite par Trump de construire un mur à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, ni à ses rodomontades contre Cuba, qui vient de revenir dans l’OEA et le système politique inter-américain. L’Amérique latine et les Caraïbes ont des alternatives à l’OEA plus intéressantes, notamment l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, le Marché commun du Sud (MERCOSUR) et la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), toutes ces organisations étant à l’abri de l’influence des États-Unis.

C’est un nouveau désordre mondial, mais dans ce chaos, le retour à un monde multipolaire et la fin du statut de seule superpuissance des États-Unis peut être une bénédiction à long terme. À court terme, cependant, le chaos va sidérer tous les ministères des Affaires étrangères et la bureaucratie de l’organisation internationale sur tous les continents.

Wayne Madsen

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Trump : le business contre la guerre

Publié le par Felli Bernard

Trump : le business contre la guerre

Thierry Meyssan nous invite à observer Donald Trump sans le juger avec les critères de ses prédécesseurs, mais en essayant de comprendre sa propre logique. Il observe que le président états-unien tente de restaurer la paix et de relancer le commerce mondial, mais sur une base nouvelle, totalement différente de l’actuelle globalisation.

| Damas (Syrie)
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Pour comprendre l’administration Trump, lire aussi :
 « Trump : le 11-Septembre, ça suffit ! », 24 janvier 2017.
 « Contre Donald Trump : la propagande de guerre », 7 février 2017.

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Donald Trump inaugure le « Strategy and Policy Forum » à la Maison-Blanche (3 février 2017).

Cherchant à renverser le pouvoir qui l’a précédé et qui tente de se maintenir malgré lui, le président Trump ne peut pas composer son administration en s’appuyant sur la classe politique ou sur de hauts-fonctionnaires. Il a donc sollicité des personnes nouvelles, des entrepreneurs comme lui, malgré le risque que cette confusion des genres comporte.

Selon l’idéologie puritaine, en vogue depuis la dissolution de l’Union soviétique, confondre la politique d’un État et ses affaires personnelles est un crime ; raison pour laquelle on a instauré une stricte séparation entre ces deux mondes. Au contraire, durant les siècles passés, on n’abordait pas la politique sous un angle moral, mais sous celui de l’efficacité. On considérait alors normal d’associer des entrepreneurs à la politique. On ne qualifiait leur enrichissement personnel de « corruption » que lorsque ils s’engraissaient au détriment de la Nation, pas lorsqu’ils la développaient.

Concernant ses relations avec les deux Grands, le président Trump aborde la Russie au plan politique et la Chine au plan commercial. Il s’appuie ainsi sur Rex Tillerson (ancien patron d’Exxon-Mobil), un ami personnel de Vladimir Poutine, comme secrétaire d’État ; et sur Stephen Schwarzman (le patron de la société de capital-investissement Blackstone), un ami personnel du président Xi Jinping, comme président du nouvel organe consultatif chargé de proposer la nouvelle politique commerciale : le Forum stratégique et politique (Strategy and Policy Forum) qui a été inauguré par le président Trump, le 3 février à la Maison-Blanche [1]. Il réunit 19 entrepreneurs de très haut niveau. Contrairement aux pratiques précédentes, ces conseillers n’ont pas été choisis sur le critère de savoir s’ils avaient soutenu ou non le président durant sa campagne électorale, ni en fonction des entreprises qu’ils dirigent, de leur taille et de leur influence, mais de leurs capacités personnelles à les diriger.

Rex Tillerson

En tant que directeur d’ExxonMobil, Rex Tillerson a conçu une forme de partenariat avec ses homologues russes. Gazprom, puis Rosneft ont autorisés les États-uniens à venir travailler chez eux à la condition que ces derniers les autorisent à coopérer ailleurs avec eux. Ainsi, les Russes ont investi pour un tiers dans les opérations d’ExxonMobil au Golfe du Mexique, tandis que la multinationale a participé aux découvertes du gigantesque champ d’hydrocarbures de la mer de Kara [2].

C’est ce succès partagé qui a valu à Rex Tillerson de recevoir la Médaille de l’Amitié des mains du président Vladimir Poutine.

La presse a souligné les liens personnels qu’il a développés avec le président russe, ainsi qu’avec Igor Sechin, son homme de confiance.

À la tête d’ExxonMobil, il s’est affronté à la famille Rockefeller, fondatrice de la société. En définitive, il a imposé son point de vue et les Rockefeller ont commencé à vendre leurs actions en vue de quitter la compagnie [3].

Selon les Rockefeller, le pétrole et le gaz sont des ressources épuisables qui arrivent bientôt à leur fin (théorie vulgarisée dans les années 70 par le Club de Rome). Leur usage dégage du carbone dans l’atmosphère et provoque ainsi le réchauffement climatique de la planète (théorie vulgarisée dans les années 2000 par le GIEC et Al Gore) [4]. Il est temps de passer aux sources d’énergies renouvelables. Au contraire, selon Rex Tillerson, rien ne permet de valider l’idée selon laquelle les hydrocarbures sont une sorte de compost de détritus biologiques. On ne cesse de découvrir de nouveaux gisements dans des zones dépourvues de roche-mères et à des profondeurs toujours plus importantes. Rien ne prouve que les hydrocarbures vont s’épuiser dans les siècles à venir. Rien ne prouve non plus que le carbone relâché par l’homme dans l’atmosphère, soit la cause des évolutions climatiques. Dans ce débat, chacun des deux camps a financé un intense lobbying pour convaincre les décideurs politiques en l’absence d’argument déterminant [5].

Or, les deux camps défendent par ailleurs des positions diamétralement opposées en politique étrangère. C’est pourquoi le combat entre les Rockefeller et Tillerson a certainement eu un impact sur la politique internationale. Ainsi, en 2005, les Rockefeller ont conseillé au Qatar —dont les revenus proviennent d’ExxonMobil— de soutenir les Frères musulmans, puis, en 2011, de s’investir dans la guerre contre la Syrie. L’émirat y a englouti des dizaines de milliards de dollars pour soutenir les groupes jihadistes. Au contraire, Tillerson a considéré que si la guerre clandestine est bonne pour la politique impériale, elle ne fait pas avancer le business. Depuis la défaite des Rockefeller, le Qatar se retire progressivement de la guerre et consacre ses dépenses à la préparation du Mondial de football.

Quoi qu’il en soit, pour le moment, l’administration Trump n’a pris aucune décision face à la Russie, hormis l’abrogation des sanctions prises en réaction à une ingérence russe dans la campagne électorale présidentielle qui aurait été observée par la CIA.

Stephen Schwarzman

Le président Trump a d’abord choqué la Chine populaire en acceptant un appel téléphonique de la présidente de Taïwan, malgré le principe « Une Chine, deux systèmes ». Puis il s’est excusé auprès de Xi en lui souhaitant chaleureusement une « Bonne année du Coq de feu ».

Simultanément, il lui a accordé un cadeau somptueux en annulant le Traité trans-Pacifique. Cet accord, qui n’avait pas encore été signé, avait été conçu comme l’ensemble de la globalisation des quinze dernières années pour exclure la Chine du pouvoir décisionnel.

Le président Trump a ouvert un canal de négociation avec les principales autorités commerciales et financières chinoises, via les membres de son Forum stratégique et politique. La société de Stephen Schwarzman, Blackstone, est détenue depuis 2007 à hauteur de 9,3 % par le fonds souverain de la République populaire, China Investment Corp. [6], dont le directeur de l’époque, Lou Jiwei, est aujourd’hui ministre des Finances de son pays.

Schwarzman fait partie du Conseil consultatif de l’École d’économie et de management de l’université de Tsinghua [7]. Or ce Conseil, placé sous la présidence de l’ancien Premier ministre Zhu Rongji, réunit des personnalités chinoises et occidentales des plus importantes. Parmi celles-ci : Mary Barra de General Motors, Jamie Dimon de JPMorgan Chase, Doug McMillon de Wal-Mart Stores, Elon Musk de Tesla Motors et Indra K. Nooyi de PepsiCo qui siègent également au nouveau Forum stratégique et politique de la Maison-Blanche.

Dans un article précédent, j’ai indiqué que depuis sa rencontre avec Jack Ma d’Alibaba (également membre du Conseil consultatif de l’université de Tsinghua), Donald Trump envisage que son pays adhère à la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures. Si tel était le cas, les États-Unis cesseraient de brider la Chine et s’engageraient dans une véritable coopération pour développer les « routes de la soie » rendant ainsi inutiles les conflits en Ukraine et en Syrie [8].

La coopération par le commerce

Depuis la dissolution de l’URSS, la politique des États-Unis était fixée par la « doctrine Wolfowitz ». Pour faire de leur pays le « premier », les administrations successives n’ont pas hésité à livrer consciemment quantité de guerres qui les ont appauvries [9].

Bien entendu, cet appauvrissement n’a pas été pour tous. On a donc assisté à un conflit interne au capitalisme entre les sociétés ayant intérêt à la guerre (aujourd’hui BAE, Caterpillar, KKR, LafargeHolcim, Lockeed Martin, Raytheon, etc.) et celles ayant intérêt à la paix.

L’administration Trump entend relancer le développement du pays en rompant avec l’idéal du « premier » et en devenant le « meilleur ». Cela suppose de faire vite. Il faudra des années pour ouvrir les routes de la soie, même si leur construction est largement entamée. Par conséquent, les États-Unis n’ont pas le temps de renégocier les grands Traités commerciaux multilatéraux actuels. Ils doivent conclure sans attendre des accords bilatéraux de sorte que les contrats soient immédiatement mis en œuvre.

Sachant l’extrême difficulté à reconvertir une économie de guerre en économie de paix, Donald Trump a associé à son Forum stratégique et politique un entrepreneur d’une des sociétés qui pourraient se développer aussi bien en temps de paix que par la guerre : Jim McNerney (Boeing).

[1] “Remarks by President Trump in Strategy and Policy Forum”, The White House, February 3rd, 2017.

[2] « Rosneft exploitera le pétrole du golfe du Mexique », par Juliana Gortinskaïa, Traduction Louis-Benoît Greffe, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 8 mars 2013.

[3] “The Rockefeller Family Fund vs. Exxon”, David Kaiser and Lee Wasserman, The New York Review of Books, December 8th, 2016.

[4] « 1997-2010 : L’écologie financière », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie) , Réseau Voltaire, 26 avril 2010.

[5] “Exxon Mobil Accuses the Rockefellers of a Climate Conspiracy”, John Schwartz, The New York Times, November 21st, 2016. “Rockefeller Foundations Enlist Journalism in ‘Moral’ Crusade Against ExxonMobil”, Ken Silverstein, The Observer, January 6th, 2017.

[6] Annual Report 2008, p. 40 & 56, The Blackstone Group.

[7] “The Advisory Board of Tsinghua University School of Economics and Management (2016-2017)”, Tsinghua University.

[8] “The Geopolitics of American Global Decline”, by Alfred McCoy, Tom Dispatch (USA) , Voltaire Network, 22 June 2015.

[9] La doctrine Wolfowitz a été élaborée dans le Defense Policy Guidance for the Fiscal Years 1994-1999. Ce document n’a jamais été déclassifié, mais son contenu a été révélé dans « U.S. Strategy Plan Calls For Insuring No Rivals Develop », Patrick E. Tyler, New York Times, 8 mars 1992. Le quotidien publie également de larges extraits du rapport en page 14 : « Excerpts from Pentagon’s Plan : "Prevent the Re-Emergence of a New Rival" ». Des informations supplémentaires sont apportées dans « Keeping the U.S. First ; Pentagon Would Preclude a Rival Superpower », Barton Gellman, The Washington Post, 11 mars 1992.

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Changement possible dans la position russe sur la Novorussie

Publié le par Felli Bernard

Changement possible dans la position russe sur la Novorussie


Saker US
Saker US

Par le Saker – Le 11 février 2017 – Source The Saker

Il se passe quelque chose d’intéressant en Russie. Le récent assassinat de Givi y attire BEAUCOUP l’attention des principaux organes de presse, beaucoup plus que tous les autres assassinats de commandants novorusses. En outre, une majorité des personnes importantes invitées à exprimer leur opinion semble en général être d’accord sur un certain nombre de conclusions.

  1. Porochenko est quasiment parti et il est fini.
  2. Les Ukronazis ont pratiquement déclaré officiellement que Minsk-2 était mort.
  3. Les Ukronazis ont pratiquement déclaré officiellement qu’ils sont en guerre avec la Russie.
  4. Les Ukronazis ne veulent aucune solution négociée.
  5. Les Ukronazis ont maintenant décidé qu’une attaque militaire contre la Novorussie est la seule solution.
Le lieutenant colonel Mikhail Sergueïevitch Tolstych, alias « Givi »

Il est intéressant d’observer que la quantité effective des tirs d’artillerie ukronazis a en fait énormément diminué au cours des dernières 48 heures, et que pourtant, selon tous les rapports, les Novorusses restent dans une situation d’avant la guerre. Si le but de l’assassinat de « Givi » était de démoraliser les Novorusses, alors il a atteint l’effet exactement opposé : les Novorusses bouillonnent de colère.

Aparté :
Ceux qui m’ont critiqué pour avoir écrit que l’assassinat de « Motorola » était le symptôme d’un important problème novorusse et qu’un tel meurtre n’aurait pas pu se produire sans des complices locaux, font profil bas cette fois-ci. Ce n’est pas tant dû à quelque sentiment de culpabilité d’avoir été si aveugles, mais au fait qu’en Russie et en Novorussie, la question des complices sur place est maintenant mentionnée ouvertement. Bien – mieux vaut tard que jamais. Si la reconnaissance du fait que les services de sécurité et de contre-espionnage novorusses ont un besoin urgent de l’aide du FSB peut sauver même une seule vie, disons celle de Zakharchenio (qui est aujourd’hui ouvertement menacé par les Ukronazis comme étant le « prochain »), alors il vaut la peine de faire un aveu aussi douloureux.

Fait intéressant, les Novorusses aussi semblent suprêmement confiants. C’est plutôt surprenant, si l’on considère que les forces ukronazies les dépassent largement en nombre (de 2 contre 1 à 4 contre 1, cela dépend de comment vous comptez). Dans des interviews, les commandants et les combattants en première ligne novorusses disent tous qu’alors que les Ukronazis ont utilisé les derniers mois pour se rééquiper et se reformer, ce ne sera pas suffisant pour faire une différence.

Des membres de la Douma russe ont publiquement déclaré qu’ils en ont assez de Kiev et que si les Ukronazis attaquent le Voentorg et le Vent du Nord, le robinet sera totalement ouvert. Au moins une source a rapporté qu’un grand nombre de Cosaques avait déjà franchi la frontière et était déployé à l’intérieur des Républiques de Donetsk et Lougansk.

Enfin, encore une autre théorie régulièrement citée est que la raison pour laquelle Trump ne dit pas aux Ukronazis de se calmer et de reculer (supposant que c’est la raison pour laquelle Trump leur parle, ce qui reste à prouver) est qu’il veut qu’ils attaquent et échouent, pour ensuite les blâmer de refuser l’Accord de Minsk-2. C’est une théorie intéressante. D’un côté, je ne suis pas si sûr que les Américains n’aient pas dit aux Ukies de se calmer – après tout, les bombardements ont considérablement diminué. Cela pourrait aussi être un cas de projection de la logique de la junte de Kiev sur les Américains. Il est bien connu que Porochenko aime envoyer les escadrons de la mort nazis (connus comme les « Dobrobats » ou les bataillons de volontaires) sur les lignes de front, pour que les Russes les tuent au lieu de devoir le faire lui-même. Selon cette théorie, c’est une stratégie gagnant-gagnant pour Porochenko : il envoie les « Dobrobats » au front – soit ils gagnent et le crédit lui revient, soit ils perdent (jusqu’à présent, c’est ce qu’ils ont fait) et ses plus dangereux ennemis politiques sont tués par les Novorusses. Cela fait d’eux des martyrs des « cent héros célestes ». Gloire à l’Ukraine, gloire aux héros, etc., etc., et Porochenko peut mobiliser là autour. Peut-être. Cela me semble une théorie plausible.

Ce qui est sûr, c’est que l’opposition à Porochenko (Liatchko, Timotchenko, Sementchenko, etc.) est totalement déprimée et qu’elle pousse à une escalade, en déclarant un état de guerre en Ukraine ou en soutenant d’autres attaques ukronazies contre les Novorusses. Quant à l’assassinat de Givi, il a été bienvenu pour l’ensemble de la scène politique ukrainienne, qui s’est réjouie du meurtre et a même organisé des sondages d’opinion, pour voir qui les gens voulaient voir assassiné ensuite. La seule exception était, croyez-le ou non, Nadejda Savtchenko (oui, oui, la « Jeanne d’Arc ukrainienne » et « l’espoir de la nation ukrainienne »), qui a accusé Porochenko d’essayer de déclencher un massacre dans le Donbass. Les Ukronazis sont scandalisés et les Russes sont stupéfaits par le virage politique à 180 degrés de Savtchenko. Quant aux Novorusses, leur position est hyper-pragmatique : « Elle est une meurtrière et nous la méprisons, mais nous travaillerons avec elle si elle veut travailler à la paix et même à des échanges de prisonniers. »

J’écoutais hier un politicien ukronazi dire que les médias russes préparent le peuple à une intervention russe dans le Donbass. Eh bien, je ne le formulerais pas exactement comme il l’a fait, mais je suis globalement d’accord avec ce sentiment. Alors que ce n’est pas « le Kremlin » qui dirige qui que ce soit, l’humeur générale en Russie semble être un dégoût profond, de l’irritation et de la frustration avec la junte de Kiev. Et alors que j’exclus catégoriquement toute intervention ouverte à large échelle dans le Donbass, je vois aussi que la théorie d’une opération russe de maintien de la paix est ouvertement envisagée à Moscou et fréquemment débattue. Cela, cependant, exigerait que l’une de ces deux choses se produisent d’abord :

  1. Une attaque ukrainienne sur des forces russes, par opposition aux forces novorusses, quelque part,
  2. Une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant une telle opération de maintien de la paix.

Avec Trump à la Maison Blanche, il y a au moins une possibilité théorique que le Conseil de sécurité des Nations unies autorise une telle opération, en particulier si cela fait porter ensuite à la Russie la charge de reconstruire la Novorussie. Cela, en fait, est quelque chose que ne veulent ni Poutine, ni la plupart des Russes. Ils ont peur d’être pris au piège de devoir prendre du territoire ukrainien sous contrôle russe seulement pour découvrir, comme le droit international le stipule clairement, que toute force d’occupation est responsable de l’administration du territoire sous son contrôle. Les Russes estiment que ce n’est pas eux qui ont créé ce désordre sanglant et que par conséquent ils ne devraient pas être ceux qui paient pour le réparer. Ils savent aussi que l’économie russe, relativement petite, ne peut tout simplement pas supporter une telle charge financière.

Il y a une nette possibilité que 2017 voie une transformation fondamentale et cruciale de la guerre en Ukraine. D’une part, que l’attaque ukronazie finale se matérialise ou non, si elle le fait ce sera le dernier « hourrah » d’une Ukraine en décomposition et à l’agonie. Avec ou sans l’aide directe de la Russie, je prédis que les Ukronazis seront totalement vaincus. Une fois éliminée la composante militaire, d’une manière ou d’une autre, la question centrale deviendra : « Qui paie pour le gâchis », avec les États-Unis et la Russie pointant le doigt sur l’Europe en général et sur l’Allemagne en particulier. Si la dernière attaque ukronazie ne se concrétise jamais, le régime implosera très probablement, au point que tous les acteurs importants devront intervenir et s’accorder sur un plan pour reconstruire au moins la base même de la société ukrainienne. L’Europe n’aura pas d’autre choix que d’accepter encore une nouvelle immense vague de réfugiés.

Quant aux Russes, il apparaît que leur position aujourd’hui est la suivante : la seule option pour le régime de Kiev est de se soumettre à l’Accord de Minsk-2. Cela, bien sûr, signifierait un « suicide en douceur » pour le régime ukronazi. Sinon, alors un « suicide dur » incluant une éventuelle intervention russe limitée ou la reconnaissance des Républiques de Donetsk et de Lougansk par Moscou devient une possibilité réelle. Dans tous les cas, la patience russe/novorusse semble avoir atteint sa limite.

The Saker

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Alep, la douleur et la honte

Publié le par Felli Bernard

Alep, la douleur et la honte

 

08 février, 2017
Note de voyage
Leslie Varenne

 

Alep, capitale économique d’un pays en guerre. Alep, berceau de la civilisation, inscrite au patrimoine de l’humanité depuis 1986, se dispute avec Jéricho le titre de l'une des plus anciennes villes du monde. Alep, dès l’arrivée : des ruines. Pour s’y rendre depuis Beyrouth, il a fallu emprunter une route ouverte par l’armée contournant les zones toujours en conflit, traverser un désert peuplé de postes militaires et de villages abandonnés aux maisons éventrées, comme un avant-goût du spectacle de désolation à venir. Alep, sans eau ni électricité puisque les djihadistes ont coupé l’approvisionnement à partir de l’Euphrate et plastiqué la centrale électrique. Vingt-cinq jours après sa libération, le bruit des roquettes et des missiles s’est tu et la vie tente difficilement de reprendre le dessus. Désormais, pour des décennies et pour des générations d’Alépins, il y aura un avant et un après la guerre, un avant et un après juillet 2012. C’est à cette date que des groupes armés divers et variés [1] venus des quatre coins de la planète, ont envahi puis occupé les quartiers Est et Sud et assiégé la totalité de la ville. Avant, le gouvernorat de la région d’Alep comptait entre six et sept millions d’habitants et la ville environ trois millions, quatre ans et demi plus tard, entre les morts, les exilés et les déplacés internes, le nombre d’Alépins a été divisé par deux. Avant quinze zones industrielles employaient un million de salariés ; il y avait un hôpital réputé dans tout le Moyen-Orient ; un centre historique avec le plus grand et le plus ancien souk du monde, 4000 ans avant Jésus Christ, attenant à la mosquée des Omeyyades, monument classé appartenant au culte musulman et chrétien. De tout cela, il ne reste que des gravats… [2]

 

Mosquée des Omeyyades

L’humanité en ruines

Les imams sunnites de la mosquée des Omeyyades servent de guides pour commenter l’étendue du désastre : « ils ont occupé la mosquée pendant trois ans de 2013 à 2016 ». Qui est ce « ils » ? « D’abord, il y a eu l’Armée syrienne libre (ASL), ensuite Daech et enfin al-Nosra.» Ces religieux, comme tous les Syriens rencontrés, ne font pas de différences entre ces divers groupes, « ce sont les mêmes » répètent-ils inlassablement. Pour les désigner, les Alépins emploient un seul mot : « terroristes ». La délégation d’imams poursuit : « dès qu’ils sont entrés dans les souks, ils les ont fait exploser. » Puis les religieux désignent l’endroit, au fond de la salle de réception, d’où ils lançaient les roquettes et où se tenaient les snipers qui tiraient sur les civils. Ils montrent également les tranchées et les tunnels creusés avec des excavateurs sous cette église byzantine construite en 627 et transformée en mosquée au 13ème siècle. Lorsqu’au détour de leurs déprédations, ils trouvaient des antiquités, ils s’en emparaient pour les revendre. Et comme si cela ne suffisait pas, avant de partir, ils ont incendié ce qui n’était pas encore complètement détruit. « Ces gens-là », poursuit un imam « n’ont aucune relation avec le spirituel ni avec l’islam, l’idée est d’effacer les traces des civilisations chrétiennes et musulmanes. » Devant les visages dépités des personnes contemplant le désastre, un autre religieux tente de rassurer « la décision de restaurer cette mosquée est prise. Ce ne sont pas les pierres, c’est « l’être » syrien qui fait le monument. Nous sommes des bâtisseurs, nous reconstruirons. » A côté des Omeyyades, dans le centre historique, les djihadistes ont utilisé 40 tonnes d’explosifs pour faire sauter l’école Sultanieh, le Carlton construit par les Turcs puis les Français, le tombeau du fils de Saladin ; le hammam de l’époque ottomane, le caravansérail… Le centre-ville historique n’est pas le seul touché. Midan, le quartier arménien du Nord de la ville était une ligne de front, il ressemble à un paysage d’après tremblement de terre. Le député de cette circonscription, Jirair Reisian, décrit le quotidien de ces années de guerre : « les années les plus noires ont été celles de 2013 et 2014. Chaque fois que nous sortions, nous ne savions pas si nous allions revenir. Un jour, en moins de 12 heures, 80 roquettes sont tombées ici. Des églises arméniennes ont été détruites. » Les Arméniens se sont installés en Syrie après le génocide de 1915, compte tenu du rôle joué par la Turquie dans la guerre en Syrie, cette communauté a eu l’impression de revivre l’impensable, « Nous nous sommes dit, ça recommence ! ».

La triple peine

Non seulement les Syriens doivent contempler chaque jour leur ville en ruines mais ils doivent aussi affronter un quotidien difficile. Sans eau, il a fallu creuser des puits dans les cours des maisons, des hôpitaux, des lieux de cultes. Sans électricité, il a fallu s’équiper de groupes électrogènes, le bruit de ces engins résonne dans toute la ville. Ces machines fonctionnent au gasoil et avec la guerre il a eu l’inflation, la dépréciation de la livre syrienne. Alors les Alépins se regroupent dans une seule pièce et ne se chauffent qu’une à deux heures par jour. Avant-guerre, un euro valait environ 65 livres syriennes, aujourd’hui un euro est égal à 547 livres. Avant-guerre, avec un dollar une famille achetait cinq paquets de pain. Après la guerre, elle pourrait en acheter quinze, mais qu’importe puisque la majorité des gens est ruinée [3] . Après six années de conflit, les riches ont épuisé leur bas de laine et les pauvres n’ont toujours rien. Toutes les usines sont à terre et 85% de la population est au chômage. En Syrie, les communautés religieuses ont encore un rôle social, sanitaire et éducatif, elles offrent paniers repas, ampères, vêtements et des cours pour les enfants. Les hôpitaux et cliniques privés des congrégations de chrétiens soignent, sans distinction de religion, tous les malades et les blessés de guerre. Mais en plus du dénuement, du nombre de patients à traiter, dont beaucoup touchés par des éclats d’obus, tous les hôpitaux qu’ils soient publics ou privés doivent faire face à un autre mal : l’embargo. Cette mesure décrétée par les USA et l’Union européenne interdit toutes transactions commerciales avec la Syrie sans aucune distinction. Aucun habitant de ce pays, aucune organisation caritative ne peut recevoir un chèque, un don, un virement Western Union. Pire encore, impossible pour les hôpitaux d’obtenir des médicaments et des pièces de rechange pour les scanners ou les IRM. Avec la guerre, les médecins rencontrés estiment qu’un Syrien sur deux a besoin de soins sanitaires, mais les compagnies étrangères ne coopèrent plus pour entretenir le matériel, ne livrent plus de médicaments. La Syrie était productrice de génériques, 70 % de ces médicaments étaient fabriqués à Alep, mais les usines ont été détruites… « Nous manquons de tout, de scanner, d’IRM, d’appareils de radiologie, de petits consommables, d’antibiotiques de dernière génération, nous ne recevons aucun soutien, hormis l’OMS et l’Unicef qui nous ont un peu aidé, mais c’était symbolique, et les Russes qui nous donnent aussi quelques médicaments. L’embargo pourrait s’imposer à tout mais jamais aux matériels médicaux. » déclare le directeur du CHU. Monseigneur Dionicio Antonio Chahda partage la même colère : « Tous les biens même ceux de l’église sont sous embargo. Nous sommes en train de souffrir pas seulement de la guerre, certes les lancements de missiles se sont arrêtés, mais nous avons une autre guerre : le manque de tout. Alep est une ville morte, dommage il n’y a pas une lumière d’espérance pour croire que la vie normale va reprendre. Les Américains sont venus nous voir, nous leur avons dit : laissez-nous tranquille et nous saurons construire notre vie. » [4]

La guerre gagnée

Ici, dans une clinique tenue par une congrégation catholique, une maman portant le foulard implore les sœurs de prier pour la survie de son enfant blessée à la tête par des éclats d’obus. Là, à un poste de douane, c’est un commandant de police alaouite qui prend le thé avec son supérieur, un colonel sunnite. Dans les rues d’Alep, se croisent des femmes en burqa, en foulard, têtes-nues, ni plus, ni moins qu’avant-guerre. Les nombreux experts arabisants qui ont déversé leur « science » à longueur de colonnes et sur les plateaux de télévision, en expliquant doctement cette guerre comme un conflit entre sunnites et alaouites devraient se rendre en Syrie pour entendre et voir. Les manifestations religieuses sont encore œcuméniques, catholiques, protestants, musulmans, chrétiens d’Orient s’y côtoient. Le député de Midan constate que rien n’a changé « Il y a eu des manipulations pour faire de ce conflit un problème de religion, mais c’est pareil qu’avant. » Sur ce sujet, au moins, il n’y aura pas d’avant et d’après.

La mystification

Tout au long de ce voyage et qu’elles que soient les personnes rencontrées, dans les hôpitaux, les lieux de culte, dans la rue, tous les Alépins tiennent le même langage « s’il vous plaît, ne mentez pas, dites seulement ce que vous voyez, ce que vous entendez. Soyez honnêtes. » Ce leitmotiv revient comme une supplique. Car, en plus de la guerre et de ses horreurs, aucune famille n’a été épargnée par un drame, en plus de l’embargo, les Syriens ont souffert de la manière dont ce conflit a été traité par les médias occidentaux. La couverture des événements de ce qui a été appelé « Alep Est » en est la démonstration. Pendant la guerre, 25% du territoire de la ville, quartiers Est et Sud, était occupée par les djihadistes, le reste étant sous contrôle gouvernemental. Selon les médecins rencontrés, il y a eu dix fois plus de morts à l’Ouest qu’à l’Est à cause des tirs de roquettes, de missiles et de bonbonnes de gaz remplies de clous. Mais la compassion occidentale ne s’est tournée que vers les populations des quartiers Est. Or, tous les Alépins ont vécu les mêmes affres et une minorité seulement soutenait les groupes armés. Lors de la libération d’Alep, sur les 140 000 personnes qui vivaient encore en zone occupée, seules 35 000 ont choisi de rejoindre Idlib, une ville sous l’emprise d’al-Nosra, les autres sont allées se réfugier du côté gouvernemental.

Jean-Marc Ayrault et Brita Hadji Hassan à Paris le 30 novembre 2016

 

Un autre événement a provoqué l’ire des Syriens. Un homme, sorti de nulle part, Brita Hadji Hassan, soupçonné d’avoir des liens avec al-Nosra, s’est présenté comme le maire d’Alep Est devant tous les médias internationaux. Les Alépins sont restés médusés lorsqu’il a été reçu sous les lambris du Quai d’Orsay par le ministre des Affaires Etrangères, Jean-Marc Ayrault. Un député, Boutros Merjaneh raconte sa stupéfaction « J’ai découvert son existence lorsqu’il est arrivé en France et j’ai mis trois jours à savoir qui il était. En réalité, il travaillait à la direction de la communication de la mairie. Pour être maire d’Alep, il faut être né ici, or lui est de la région d’Idlib. Que les autorités françaises reçoivent de cette manière un homme sans qualité est simplement inacceptable. » Mieux encore, l’affaire tout aussi inacceptable, voire surréaliste, de trois députés français, dont une ancienne ministre, Cécile Duflot, Patrick Menucci et Hervé Mariton tentant d’entrer sans visa en territoire syrien, via la Turquie, le chemin qu’emprunte les djihadistes, accompagnés d’un faux maire ! Et le député Merjaneh de conclure « si ces députés veulent venir ici, je suis prêt à les accueillir et ils auront leurs visas de manière légale. »

La trahison

De nombreux Syriens sont francophones et étaient, avant la guerre, très attachés à la France, à sa culture, mais les positions de Paris dans le conflit syrien les ont profondément heurtés. Ils sont amers « la France nous a poignardé dans le dos » « Nous nous sentons trahis » « Nos enfants seront anglophones ». Etre Français et marcher dans les ruines d’Alep, s’entretenir avec des habitants, rencontrer les blessés de guerre, c’est un peu comme porter sa honte en bandoulière. En armant « les rebelles » en soutenant, contre vents et marées, une « opposition » coupable de tant de crimes contre l’humanité, en privilégiant son alliance avec les pétromonarchies qui financent les djihadistes, une nouvelle fois, la France s’est placée du mauvais côté de l’histoire. Dans ce pays berceau de la civilisation, le peuple a la mémoire longue…

Leslie Varenne
Directrice de l'IVERIS

[1] Il y a eu jusqu’à 93 groupes armés dans Alep, dont les principaux sont : l’Armée syrienne libre (ASL) Daech, (Organisation de l’Etat islamique (EI)) et le Front al-Nosra, filiale d’al-Quaeda, rebaptisé Fatah el Chaam, mais les Syriens n’ont cure de cette nouvelle appellation et continuent d’utiliser le nom al-Nosra.

[2] L'auteur de ces lignes, s'est rendue à Alep pour accompagner une mission humanitaire composée de quatre chirurgiens en cardiologie : Victor Fallouh, Antoine Salloum, Daniel Roux et le député Gérard Bapt, qui était présent en tant que cardiologue et non en tant que parlementaire.

[3] C'est une valeur pour l'exemple, en Syrie, le pain est un produit soutenu par l'Etat. 

[4] C'est la sénatrice démocrate, Tulsi Gabbart, qui a rencontré Monseigneur Dionicio Antonio Chahda. 

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syrie, alep, moyen orient

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La Chine continue à s’armer plus vite que les autres

Publié le par Felli Bernard

La Chine continue à s’armer plus vite que les autres

La Chine continue à s’armer plus vite que les autres

Le président américain Donald Trump a rassemblé une équipe éclectique. Mais savoir qui, parmi ses coéquipiers, représente sa voix authentique au sujet de la politique étrangère reste à voir. La récente visite du secrétaire américain à la Défense James Mattis en Corée du Sud et au Japon n’a probablement fait qu’ajouter à la confusion.

Le choix de Séoul et de Tokyo par Mattis pour son premier voyage d’affaires à l’étranger a suscité des interprétations. Certains ont dit que l’administration Trump manifestait son engagement pour le « pivot vers l’Asie ». Une telle opinion laborieuse peut éventuellement être entendue car le Partenariat transpacifique (TPP, qui a été abandonné, ce qui est probablement un signal indiquant qu’ils vont chercher à obtenir de meilleurs accords commerciaux plutôt que de baisser de rideau pour son implication en Asie) est moribond et la stratégie du pivot patauge. Les optimistes espèrent que le pivot restera une priorité de la politique étrangère américaine dans un avenir prévisible.

Les États-Unis doivent créer des synergies pour créer des emplois et stimuler la croissance économique par le biais des liens commerciaux et de l’investissement, tandis que l’Asie peut être un pilier pour consolider le leadership américain dans la gouvernance mondiale.

Durant l’événement, la visite de Mattis a laissé l’impression que les États-Unis avaient l’intention de continuer la politique de l’administration de Barack Obama dans la région, ce qui contredit l’approche plus musclée envers la Chine, dont le secrétaire d’État Rex Tillerson – ou Trump lui-même – se sont faits les avocats. En particulier, la remarque de Mattis selon laquelle la solution au problème de la mer de Chine méridionale doit être trouvée par la voie diplomatique, et qu’il n’y avait pas besoin de « mouvements militaires dramatiques » de la part des États-Unis, reprend la feuille de route d’Obama.

Il n’en reste pas moins que La Chine (qui défend ses intérêts vitaux) continue à s’armer plus vite que les autres  :

La Chine continue à s’armer plus vite que les autres pays au point de s’orienter dans certains domaines militaires « vers une quasi parité avec l’Ouest » (c’est une lutte pour l’hégémonie mondiale, ndlr) , selon le rapport annuel de l’Institut international pour les études stratégiques (IISS).

« La supériorité technologique militaire de l’Occident, qui était considérée comme acquise, est de plus en plus contestée », a souligné John Chipman, le directeur de l’IISS, en présentant mardi à Londres ce rapport annuel faisant référence sur l’équilibre des forces armées dans le monde.

Depuis que l’Asie à doublé l’Europe en 2012, les dépenses consacrées à la défense ont continué à y croître de 5 à 6% par an. En comparaison, elles ont diminué, à l’échelle mondiale, de 0,4% en 2016, essentiellement en raison d’une réduction de voilure au Moyen-Orient, plombé par la chute des prix du pétrole.

A l’origine de plus d’un tiers des dépenses de tout le continent asiatique, la Chine se taille la part du lion avec un budget de la défense de 145 milliards de dollars en 2016.

C’est toujours très loin de celui des Etats-Unis (604,5 milliards). Mais nettement devant la Russie (troisième budget mondial avec 58,9 milliards), l’Arabie Saoudite (56,9), le Royaume-Uni (52,5) ou encore la France (47,2).

« Dans certains domaines, notamment dans les airs, la Chine semble s’orienter vers une quasi parité avec l’Ouest », a relevé John Chipman. Le pays investit également massivement dans les bateaux et les sous-marins.

Signe de ces progrès, la Chine, après avoir longtemps répliqué les programmes de l’ancienne Union soviétique ou de la Russie, « possède aujourd’hui ses propres circuits de recherche, de développement et de construction ». « Elle commence aussi à vendre ses armements à l’étranger », a insisté John Chipman.

Via AFP

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Voilà , c'est fait , il suffisait de franchir le pas , de passer le Rubicon

Publié le par Felli Bernard

 

15 Février 2017 , Rédigé par New Dawn

 

Voilà , c'est fait , il suffisait de franchir le pas , de passer le Rubicon , pour se retouver , légère et sans a priori ... définitivement débarrassée des vains scrupules que les pouvoirs publics et les médias ensemencent dans nos cerveaux pour nous mener vers le précipice ... 

Savez vous que les sarigues procèdent parfois à des suicides collectifs en se précipitant en groupe dans un ravin , sans que l'on sache exactement ce qui a motivé ce désir de finalité désespérée , surpopulation , manque de nourriture , phénomènes consécutifs à des ultrasons ... Le motif reste  inexpliqué encore à ce jour  ...

J'ai décidé que je ne terminerai pas comme une sarigue dans un mouvement d'éradication incontrôlée et je me fiche pas mal de l'opprobre à laquelle mon article va me condamner .

Dans le Sud , nous avons l'habitude d'appeler un chat , un chat , et nous ne ressentons pas le besoin d'avoir des pudeurs de vierges folles  pour exprimer ce que nous pensons :

" ... Comment ça , ma daurade elle est pas fraîche ? ... et ta b*te , elle est fraîche ?"

C'est tout ce qui fait notre sel , voyez-vous ... Faites donc attention à vos remarques lorsque vous vous trouvez sur un marché provençal , si vous ne voulez pas éprouver la honte de votre vie !

Je l'avouerai donc sans barguigner , j'ai lâché les Républicains chez qui j'étais encartée depuis longtemps ... trop longtemps en y réfléchissant bien , car ils sont aussi responsables de notre mal-être que l'Entullé corrézien !

Je vogue , sans scrupule et sans désespoir de retour dans les eaux bleu marine qui s'offrent à notre choix électoral ... Je vous devine déjà , me montrer du doigt , comme vous l'avez fait à plusieurs reprises pour mon patriotisme que vous jugez franchouillard  et digne d'une demeurée atteinte de crétinisme précoce ... Réveillez-vous mes tourtereaux de la bien-pensance ,n'en avez-vous pas assez des émeutes dites raciales pendant lesquelles les blancos sont restés terrorisés chez eux pendant que la racaille immigrée cassait tout le mobilier urbain que vous allez devoir payer avec vos taxes et vos impôts sans l'avoir jamais provoquée ... Que leur avons-nous dit pour les courroucer à ce point ? Rien , nada , nib , zob ... nous évitons même de croiser leur regard lorsque nous en rencontrons un , de peur de nous faire tabasser sans raison !  Il faudrait peut-être que la notion de droits de l'homme soit valable dans les deux sens quand même , non ?

Les frenchies n'ont qu'un tout petit territoire à eux , autant dire un petit lopin de terre pour y vivre et y mourir.. certes , d'une beauté à couper le souffle , mais qui a toujours constitué une proie pour les peuples épris de conquête , jadis les Germains , aujourd'hui les maghrébins ... Ces conquérants se trouvent toujours à l'étroit chez eux  parce qu'ils ne veulent pas se retrousser les manches et travailler la terre qui les a vus naître ... Ils jonglent avec le fric et les pétrodollars , tandis que le Français cultive son petit jardin ouvrier que la mairie lui alloue ... Il ne faudrait peut-être pas déconner à plein tube , non ?

Les puissances de l'argent veulent cependant extirper de sa tête l'amour qu'il porte à cette glaise féconde , dure à biner , mais qui le nourrit lui et sa famille ... faire table rase du passé , en faire un homme sans mémoire et sans racine , une sorte de juif errant à la Eugène Sue  , alors que justement , ce sont les racines de sa terre qui l'aident à subsister ... Vous trouvez cela normal , vous ?

Pourquoi enfin voudriez-vous que je me fasse chier à respecter les droits de l'homme avec des barbares qui ne respectent pas les droits de la femme ... Sommes-nous une sous-espèce animale tout juste digne de porter des burqas et maintenant des muselières pour ne pas être infidèle à de gros porcs qui craignent que leurs bonnes femmes fassent une fellation à leur meilleur copain qui se trouve être aussi le traître qui leur plantera un coup de couteau dans le dos quand ils tourneront les talons ? Mais réveillez-vous , bande de cons !

Enfin les Cathos ont trouvé le moyen de se faire plus papistes que le pape , cette vieille cloche qui ne tinte que d'un seul son à Rome , en s'attaquant à Philippot qui aurait "outragé" la religion catholique ... Pauvres merdes , tous les jours , les muzz pénètrent dans les églises pour déféquer sur les croix et procéder à des décollations de la Vierge Marie et vous vous taisez comme des pleutres que vous êtes ... et priez comme des lâches sur l'âme de vos bourreaux ... Il n'y a pas de place pour le vivre-ensemble ... ou alors , espèce de trous du cul allez le faire dans leur pays d'origine ... 

Bon , je pense que je vais tomber sous le couperet de la censure ... mais je m'en tape le coquillard ! 

A la prochaine , peut-être ...

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