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Publié le par bernard felli

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Rédacteur de la LICRA et directeur de L’Express, Alexis Lacroix insulte les catholiques sur le plateau de BFM TV

Publié le par Felli Bernard

 

Sur Twitter, un certain Mourad signale les propos d’Alexis Lacroix, des propos qui insultent tous les catholiques.

Cet Alexis Lacroix profite de l’affaire Fillon pour glisser à l’antenne de BFM TV (qui appartient à l’homme d’affaires israélien Patrick Drahi) des propos scandaleusement anti-catholiques.

« C’est un catholique donc il n’aime pas, y a un rapport à la vérité qui est un peu, si vous voulez, troublé, je dirais pas qu’il est dans le mensonge mais le catholicisme ne privilégie pas la vérité ; en revanche ce qu’on lui demande, c’est d’être un peu protestant »

Le propos passe sur BFM TV sans qu’un autre intervenant ne vienne corriger Alexis Lacroix.

Mais qui est Alexis Lacroix ?

Jusqu’il y a peu directeur-adjoint de la rédaction de Marianne, Alexis Lacroix – parfois conférencier pour le Grand Orient de France – est devenu en novembre 2016 le directeur délégué de la rédaction de L’Express.

Alexis Lacroix est également chroniqueur sur RCJ, radio du Fonds social juif unifié.

Alexis Lacroix est aussi co-fondateur, avec Bernard-Henri Lévy, des Séminaires de La Règle du Jeu où il a par exemple accueilli Caroline Fourest.

Alexis Lacroix est par ailleurs collaborateur régulier de L’Arche, « revue du judaïsme français ».

Alexis Lacroix est enfin membre du comité de rédaction de la revue Le Droit de Vivre éditée par la LICRA. 

Que n’aurait-on entendu cette même LICRA si quelqu’un avait prononcé les mêmes propos qu’Alexis Lacroix en remplaçant les mots catholique et catholicisme par juif et judaïsme

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L’“homme de Davos” a rejoint l’homme de Néandertal

Publié le par Felli Bernard

L’“homme de Davos” a rejoint l’homme de Néandertal

Bloc-Notes

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L’“homme de Davos” a rejoint l’homme de Néandertal

Il est (ou était) extrêmement rare, par les temps qui courent (ou coururent) au rythme des anathèmes contre Moscou et sa terrible machine de propagande dont RT est l’arme et l’âme principales, de voir et d’entendre un officiel US du rang d’ambassadeur US auprès de l’UE répondre à une interview de dix minutes. (“Rare” et même sans précédent à notre connaissance pour la période rappelée ci-dessous...) Ted Malloch, qui attend sa nomination dès que le secrétaire d’État Tillerson se mettra effectivement au travail après le processus de sa confirmation du Congrès qui vient de se terminer, répondait donc ce 4 février aux questions de Afshin Rattansi qui le recevait dans son émission Underground, sur RT. Depuis l’interview qu’il a donnée à la BBC, Malloch a acquis une célébrité qui a été jusqu’à donner à un député européen, allemand bien entendu et bien informé, l’idée martiale de demander, ou bien d’exiger qui sait, que l’UE réfute et refuse cet ambassadeur. (Pourtant, quatre jours après cette interview de Malloch à la BBC, les cadres dirigeants de l’Union Européenne n’étaient pas encore informés, ni de l'émission, ni de son conteu. Ils ont donc appris grâce à l’intervention de Jo Leinen ce que Malloch pense d’eux.)

Tant pis, RT n’est plus l’antre du diable moscovite pour le gouvernement US, s’il l’est plus que jamais pour la presse-Système et l’“opposition” progressiste-sociétale dans le bloc-BAO. Voici donc le début de l’interview de Malloch par Rattansi, de RT, ce 4 janvier. (L’interview dans son intégralité peut être visionné sur une vidéo qui accompagne le texte RT référencé ; l’ensemble est également repris sur ZeroHedge.com.)

RT« The EU parliament is somehow trying to veto your appointment as the next ambassador to the European Union. What is your reaction? »

Ted Malloch: « They must not have got the notice that Donald Trump won the American election. Of course, ambassadors are chosen by their home countries to represent those countries and those national interests in foreign capitals, in this case, in Brussels. »

RT: « Is it symptomatic of the fact that European politicians don’t really understand their power relations with Washington? »

Ted Malloch: « I think there is some sense of that. But there is also an inkling, particularly in some leftist political circles in Europe, to wish Trump away or to think that in four years they might have Obama back or basically to call me things like ‘malevolent’  which actually requires a theory of ‘good and evil,’ which they don’t have. »

RT« How out of touch are elites continuing to be in European capitals and the MSM when it comes to Trump? »

Ted Malloch: « I don’t think it is just Europe. It is certainly the case around the world. The Davos Man is dead. We had the Davos World Economic Forum the other week and of course they had a lot of has-beens there. The keynote speakers were all people who were leaving office, for example, US Secretary of State John Kerry. Xi Jinping was their poster boy for globalization, and in effect, China has been a beneficiary of globalization. The 300 million jobs that were created in China was a significant economic fact, but lots of those jobs were taken out of the hallowed places of Western Europe and Middle America. »

RTIn the diplomatic world, Britain’s ambassador to Washington, Sir Kim Darroch, believes that “Trump inexperience will be able to be exploited by the UK.” Wise for Britain to have a diplomat there that thinks like that? » 

Ted Malloch: « Good luck. Of course, facetiously, Donald Trump suggested that someone else be the ambassador to the UK, obviously that didn’t come to fruition and wasn’t going to happen. Everyone underestimated Donald Trump this entire past year and a half. Seventeen political candidates and Republican primaries, Hillary Clinton, the most experienced, seasoned pro in American politics – what happened to all of them? »

Bien entendu, le fait même de l’interview à RT est très significatif, sinon exceptionnel. Beaucoup de citoyens US, commentateurs, chroniqueurs, journalistes, experts, etc., sont quotidiennement interviewés par RT (RT-America dans ce cas), mais pas des officiels en activité. La politique officielle des USA, jusqu’à l’arrivée de Trump, était de considérer RT comme une officine de propagande type-Guerre froide de la Russie-type URSS, – selon les développements de la narrative surréaliste depuis la crise ukrainienne commencée en février 2014 par un coup d’État complètement opérationnalisé par la CIA et complètement interprété comme une riposte démocratique à l’ingérence constante de la Russie dans les affaires ukrainiennes (ainsi va la narrative, avec les obligations terroristes du déterminisme-narrativiste). En conséquence de tout cela, l’exceptionnalité de l’interview de Malloch tient en ce qu’il dit clairement que l’administration Trump écarte de facto cette interprétation terroriste et déterministe-narrativiste sur le statut, le rôle, la fonction de RT par rapport aux USA ; il s’agit, pour l’administration Trump, d’une organisation normale, sinon amie (certainement plus amie que la presse-Système US), de communication de l’information et non pas d’une organisation de propagande dans une quasi-guerre totale de la communication.

On lit donc ci-dessus ce que Malloch pense de l’Europe, des jugements extérieurs sur Trump, etc. (Il faut entendre son “Bonne chance” [Good luck] chargé d’ironie défiante, sinon sarcastique, qui vient en réponse à la citation par Rattansi des nouvelles d’il y a deux mois selon lesquelles, selon un mémo “fuité”, les Britanniques entendent profiter de l’inexpérience supposée de Trump pour le manipuler à leur avantage.) Le passage sur Davos est surtout ce qui attire l’attention par la force de la formule, mais il s’agit simplement de confirmer que, pour l’administration Trump, le globalisme est mort et enterré, devenu une vieillerie sans plus aucun intérêt, passé de mode et dont le temps a passé, – par conséquent, fin de séquence et point final. “L’homme de Davos” a rejoint l’homme de Neandertal et l’on a vu effectivement combien, à la dernière rencontre, les présents étaient des has-been qui ne comptent plus guère... Les intéressés apprécieront.

Le reste de l’interview est également très intéressant... On y relève notamment les idées suivantes, qui ont pour intérêt, notamment, de remettre à jour et en place certains jugements récents sur ce qui serait l’évolution de la politique extérieure de Trump. Voici comment nous les interprétons :

• Sur la Russie, Malloch est tranchant et définitif. Tout doit être fait pour rétablir les meilleures relations possibles avec cette puissance. De ce point de vue, Malloch retrouve la ligne clairement mise en évidence par Trump durant sa campagne ; laquelle ligne, semble-t-il de plus en plus précisément, sera fondamentalement la “ligne Tillerson”, du secrétaire d’État qui commence désormais son travail puisque le Congrès vient de donner son aval à sa nomination : Tillerson sera l’homme qui, à l’intérieur du cabinet, donnera son impulsion à cette orientation majeure de l’administration Trump.

(Il y a deux jours, The Independent a recueilli des déclarations de l’ancien ministre russe de l’énergie Yousoufov, absolument enthousiaste à l’égard de Tillerson. C’est aussitôt l’occasion pour le quotidien londonien, plus presse-Système que jamais à cet égard, de reprendre le refrain du “complot russe” [Tillerson, sorte d’“homme de main”, ou Manchurian Secretary of State de Poutine]. La stupidité et l’aspect absolument rassis et fripé de cette narrative qui se voulait si pimpante il y a trois ou quatre mois ne découragent aucun des plumitifs commis à cette besogne ; l’entrain des robots, c’est bien connu, ne connaît aucune limite tant qu’ils sont alimentés comme il importe qu’ils soient, et l’effet de leur travail complètement aveugle et absurde devrait être de renforcer la détermination de ceux dont ils sont la cible :

« The new US Secretary of State, Rex Tillerson, has received a ringing endorsement from a former Russian energy minister. Speaking to The Independent, Igor Yusufov said his experience of working with Mr Tillerson, former chief executive of oil giant ExxonMobil, had been “fantastic”, adding that he had the “best qualities” of a senior manager. His remarks come amid concern in some quarters about the closeness of the Trump administration to Vladimir Putin and US intelligence agency reports that Russian agents interfered in the US election to help the Republican billionaire beat Hillary Clinton. Mr Tillerson made his name in Russia by helping turn a technically difficult project to drill for oil off Sakhalin Island into a success, earning billions of dollars in tax revenue for Moscow. Fortune magazine even suggested Mr Putin might have a “man crush” on the new Secretary of State... »)

• Sur la politique européenne, la logique implicite du discours de l’administration Trump est plus que jamais populiste. Deux points sont mis en évidence : le Brexit d’une part, qui est l’évasion d’une souveraineté emprisonnée dans un contexte de contrainte supranationale : un référendum type-Brexit devrait, selon Malloch, devrait avoir lieu dans tous les pays de l’UE pour permettre aux peuples d’exprimer leurs positions sur l’appartenance à l’UE. D’un point de vue plus général, la politique européenne de Trump commence à prendre forme d’une manière conceptuelle sous la forme d’un axe Washington-Bruxelles-Moscou.

Tous les mots chaleureux à l’égard des Russes qu’on a mentionnés plus haut, se trouvent intégrés dans une conception qui se résumerait par un propos lapidaire de cette sorte : “Si vous voulez le rétablissement d’un axe transatlantique entre les USA et l’Europe (après que les peuples des nations européennes aient parlé quant à leurs positions vis-à-vis de leur union, et sous quelle forme, etc.), alors il faut l’envisager comme se prolongeant jusqu’à Moscou dans le respect des intérêts de chacun. L’entente de l’Europe avec la Russie est aussi indispensable que l’entente des USA avec la Russie...” Symboliquement, Malloch rappelle la fameuse photo des trois “grands“ de la deuxième Guerre mondiale à Yalta (Roosevelt-Churchill-Staline) aussi bien qu’à Potsdam (Truman-Churchill-Staline), cela étant entendu avec le fait capital que la Russie n’est plus l’URSS et n’est donc plus menaçante : l’axe transatlantique continuera à vivre s’il est prolongé jusqu’à Moscou et devient l’axe fondamental de la paix du monde.

• Interventionnisme ? Les positions de Malloch peuvent-elles considérées comme une ingérence dans les affaires européennes ? Curieusement et joliment, Malloch utilise l’argument des antiaméricanistes et des anti-européistes selon lequel les USA (CIA & le reste) ont été fondateurs de ce qui est devenu l’Europe-UE pour mieux la contraindre au travers d'un carcan supranational, mais complètement à front renversé : “N’oubliez pas, dit-il, que nous avons été à la base du relèvement et de la de la fondation de l’Europe, en intervenant dans la Deuxième Guerre mondiale puis avec le plan Marshall. Cela nous donne le droit d’avoir notre mot à dire, et ce mot est aussi bien Brexit pour tout le monde et accommodement avec Moscou...” On voit combien l’antiSystème est un art, y compris dans sa dialectique la plus resserrée, constitué de souplesse, de contrepied et de “faire aïkido.

• Sur l’évolution de ces derniers jours, qui a beaucoup inquiété ceux qui attendent une politique extérieure antiSystème de l’administration Trump, Malloch a été catégorique tout en restant très général : les diverses postures, aussi bien vis-à-vis de l’Iran que vis-à-vis de l’Ukraine à l’ONU, sont les effets d’une mise en marche toujours complexe et contradictoire, lorsqu’on passe d’une politique à l’autre, avec nécessairement des interférences de l’ancienne politique. Malloch parle en termes apaisants (c’est-à-dire entente avec la Russie) de la Syrie, de l’Ukraine, et même de la Crimée dont il juge qu’en négociant on peut arriver à une apparence de compromis qui permettrait de régler l’aspect international du problème.

 

Mis en ligne le 5 février 2017 à 11H08

 

 

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L’ambassadeur des USA en Tunisie « dégagé » par Donald Trump

Publié le par Felli Bernard

L’ambassadeur des USA en Tunisie « dégagé » par Donald Trump

 

23 Janvier 2017

 

Daniel Rubinstein a fait ses valises et a discrètement quitté la Tunisie à la suite d’une décision prise par le Président Donald Trump qui, selon le quotidien The Independent, concerne tous les Ambassadeurs « sans exception ». Très mauvaise nouvelle pour tous les mercenaires locaux des Etats-Unis qui faisaient la queue devant le bureau du Proconsul américain.

 
Daniel Rubintein, ancien Ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie (2015-2017).
Daniel Rubintein, ancien Ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie (2015-2017).
Selon le quotidien The Independent (voir lien ci-dessous), trois semaines avant son investiture officielle, Donald Trump avait donné l’ordre à tous les Ambassadeurs américains « sans exception » de quitter leurs chancelleries avant son arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier dernier. Habituellement, la tradition américaine exige de laisser aux diplomates au moins deux mois afin de leur permettre d’organiser leur départ. Mais pas cette fois-ci. Ainsi en a décidé le nouvel homme fort de Washington. Jusqu’à ce jour, aucun remplaçant n'a encore été nommé et cela risque de prendre quelque temps puisque c'est le Sénat qui entérinera officiellement les nominations présidentielles. 

Toujours selon nos confrères du The Independent qui déplore cette décision, « C'est début janvier que le département d'État a envoyé aux ambassadeurs leur lettre de fin de mission. D'ordinaire, lors d'une passation de pouvoir, ces derniers sont autorisés à rester en poste quelque temps pour ne pas perturber leur vie de famille, ni la scolarité des enfants de ces représentants américains à l'étranger. Ce que chamboule complètement cette décision de Donald Trump ».

Deux jours après la date limite imposée par Donald Trump, une centaine d’ambassadeurs ont déjà bel et bien quitté leurs postes, selon le journal The Independent. Parmi eux, Daniel Rubinstein, qui a été nommé par Barack Hussein Obama Ambassadeur, le 8 juin 2015, en succédant à Jacob Walles. La nomination à Tunis de cet ancien Consul général à Jérusalem (2009-2012) intervenait trois semaines après la visite de Béji Caïd Essebsi à la Maison Blanche et la ratification de l’acte de protectorat par John Kerry et Mohsen Marzouk, le 20 mai 2015. Barack Hussein Obama, avait indiqué à l’époque sa volonté de « renforcer les liens entre son pays et la Tunisie », notamment en désignant ce pays « allié majeur non-membre de l’OTAN ». Autrement dit, protectorat américain et base avancée des intérêts atlantistes dans la région.  

A l’inverse de plusieurs Ambassadeurs américains qui ont publiquement annoncé leur départ et exprimé des mots de remerciements à l’égard des pays hôtes, notamment Matthew barzun qui était en poste en Grande Bretagne, Daniel Rubinsttein, en homme du renseignement, a caché la mauvaise nouvelle et choisi de quitter la Tunisie en catimini et sans même rendre visite de courtoisie au Bey de Carthage, encore moins aux centaines de mercenaires Tunisiens qui étaient à ses ordres, des Frères musulmans aux camarades du prolétariat, en passant par les partis, les syndicats, les députés, les associations, les instituts de sondage, les médias, les ministères...

C’est une très mauvaise nouvelle pour tous les mercenaires locaux des Etats-Unis qui faisaient la queue devant le bureau du Proconsul américain (en lien notre article d’archive), à l’instar de leurs semblables en Irak à l’époque du Proconsul Paul Bremer. Avec le prochain Ambassadeur américain, ça sera fini les salamalek, la servitude et les rapports. Représentant d’un Etat souverainiste et isolationniste, il attendra des Tunisiens un peu de dignité et un semblant de patriotisme !

Nebil Ben Yahmed    
 
The Independent du 21 janvier 2017 :
http://www.independent.co.uk/news/world/americas/donald-trump-fires-us-ambassadors-no-replacements-a7538256.html

A lire dans nos archives, “L’élite tunisienne en file indienne chez le Proconsul Rubintein” :
http://www.tunisie-secret.com/L-elite-tunisienne-en-file-indienne-chez-le-Proconsul-Rubinstein_a1607.html
 
Signature du Pacte de Protectorat entre John Kerry et Mohsen Marzouk, le 20 mai 2015.
Signature du Pacte de Protectorat entre John Kerry et Mohsen Marzouk, le 20 mai 2015.

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Pré-Vérité

Publié le par Felli Bernard

Pré-Vérité


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Par Juan Manuel de Prada – Le 21 novembre 2016 – Source carlismo.es via abc.es

Le progressisme mondialiste n’arrête pas de pleurnicher, incapable qu’il est de s’expliquer les dernières contrariétés que lui ont réservé les urnes. Et, pour décrire son étonnement et sa confusion, il a créé le néologisme de « post-truth » ou « post-vérité », qu’il prétend utiliser pour décrire des « circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont une influence moindre, sur la formation de l’opinion publique, que les appels à l’émotion et à la croyance personnelle ».

Résultats de recherche d'images pour « vérité »

 

On voit, dans cette définition grotesque, comment le mondialisme confond les « faits objectifs » et sa particulière vision des choses, qu’il a réussi à imposer aux masses abruties moyennant le contrôle des moyens de communication et de la propagande systémique. Mais le fait que le mondialisme ait réussi à convaincre une telle multitude de crétins ne signifie pas que ses faux dogmes soient des « faits objectifs ». La vision mondialiste des choses n’est en réalité rien d’autre qu’une suite décrépie du « Non Serviam » primitif, dont l’objectif ultime est la négation de la nature humaine. Et pour y arriver, le mondialisme énonce différents « dogmes » qui se propagent tels un nuage, en obscurcissant la réalité des choses et en effaçant des consciences toute trace de sens commun (qui, en fin de compte, est une marque du divin). Pour atteindre encore mieux cet objectif, le mondialisme a établi la dictature du « politiquement correct » et, comme ultime recours dissuasif, il a aussi instauré des délits d’opinion dans des matières particulièrement sensibles (l’homo-sexualisme, les théories du genre, etc.) qui intimident le réfractaire éventuel. Et, à dire vrai, cette intimidation a fourni des résultats spectaculaires.

Il est spectaculaire que le mondialisme ait réussi à imposer ses « dogmes » déments comme s’il s’agissait effectivement de « faits objectifs », aussi bien entre les activistes de gauche qu’entre les suiveurs de droite. Et, une fois gagnée la bataille culturelle, le mondialisme s’est endormi sur les lauriers de son triomphe, en se contentant de stigmatiser les réfractaires un peu trop bruyants, qu’il a taxés de gros lourdauds incultes, de beaufs, de vieux débris nostalgiques du Moyen Âge, etc. ; d’engeance, pour tout dire, « déplorable » (pour reprendre le terme de la sorcière Hillary) qui finira par disparaître avec le temps. En revanche, le mondialisme ne s’est pas méfié des réfractaires silencieux, et il ne s’est pas rendu compte que son arrogance était en train de générer une réaction souterraine chez un grand nombre de gens qui se taisent par peur de la stigmatisation, mais ne sont pas prêts à communier aux moulins à vent de la fameuse « opinion publique », qui demeurent fidèles à une vérité harcelée et poursuivie, qui s’accrochent clandestinement aux vestiges d’un sens commun désormais interdit. Des gens qui en ont marre des libertés excentriques et qui regrettent des choses aussi simples et élémentaires que la possibilité de former une famille, d’éduquer ses enfants sans influences idéologiques perverses, ou de vivre dans la paix fondée sur la justice.

Et ces gens qui se taisent, par prudence ou par lâcheté, devant la violence de la propagande systémique, qui font semblant d’adhérer aux faux « dogmes » imposés moyennant des lois iniques, qui se réfugient discrètement dans leur quant-à-soi lorsque résonnent les trompettes orgueilleuses du mondialisme, hésitent encore à clamer leur révolte, mais ils osent déjà exprimer leur plainte dans les urnes. Ils ne cèdent pas aux « appels à l’émotion et à la croyance personnelle », comme le prétend le discours progressiste, sinon à ceux de la nature et du sens commun, que le mondialisme a prétendu en vain effacer de leurs consciences. Ce sont des hommes et des femmes comme tout le monde, qui refusent de vendre leur âme et de renier leur raison ; ils sont porteurs d’une « pré-vérité », qui est la seule espérance qui reste à ce monde pourri.

«S’il y a un espoir, il est chez les prolétaires» George Orwell, 1984.

Juan Manuel de Prada

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Saisir le pétrole saoudien pour résoudre les problèmes mondiaux

Publié le par Felli Bernard

Saisir le pétrole saoudien pour résoudre les problèmes mondiaux


Par Raymond Ibrahim – Le 23 janvier 2016 – Source raymondibrahim.com


Souhaitez-vous savoir comment les États-Unis peuvent pratiquement éliminer le terrorisme islamique mondial et la faim dans le monde d’un coup ?

En saisissant les puits de pétrole de l’Arabie saoudite.


Si cela semble absurde et contraire à l’éthique ─ « les États-Unis ne vont pas passer à l’offensive et voler les ressources naturelles d’autres peuples, surtout ses alliés ! » ─, considérons certains faits.

Tout d’abord, quiconque considère ISIS comme un cancer sur la terre qui doit être éradiqué ─ et la plupart des Américains, y compris le président américain Donald Trump, ont cette opinion ─ doit également voir l’Arabie saoudite en des termes semblables. Car le royaume désertique applique le même genre d’islam qu’ISIS – avec toutes les intolérances religieuses, les décapitations, les crucifixions, les mutilations et la misogynie que nous associons aux terroristes.

Pire encore, ce pays dépense une somme astronomique de 100 milliards de dollars annuellement ─ soit des milliers de milliards depuis des décennies ─ pour soutenir et diffuser la forme la plus vile de l’Islam (wahhabisme / salafisme) dans le monde. Pratiquement toute la littérature radicale, les mosquées radicales, les sites radicaux et les programmes satellitaires radicaux ─ qui créent tous ces musulmans radicaux ─ sont financés par l’Arabie saoudite. En d’autres termes, si vous suivez la « radicalisation » des musulmans ─ y compris vos anciens voisins et collègues qui sont soudainement devenus très pieux, se sont fait pousser la barbe ou ont enfilé un voile, puis se sont fait tuer en martyrs dans un attentat-suicide ─, l’argent saoudien sera presque toujours au bout de la ligne.

Cela empire encore : le royaume islamique n’est pas seulement le principal exportateur d’idéologies radicales ; il est aussi le principal financier et soutien matériel des pires groupes terroristes. ISIS et al-Qaïda n’existeraient pas sans l’Arabie saoudite et les largesses des autres États du Golfe.

Alors, comment l’Arabie saoudite est-elle en mesure d’alimenter ce djihad polyvalent et global ? Entièrement avec ses réserves de pétrole sous la péninsule arabique.

Maintenant, dans un monde équitable, les Saoudiens devraient sûrement garder les ressources naturelles de l’Arabie, même si c’est l’Occident qui a découvert et créé la technologie pour utiliser le pétrole. Mais lorsqu’ils utilisent ouvertement cette richesse pour répandre la haine, la tourmente, le terrorisme et le massacre d’innocents dans le monde, la communauté internationale est sûrement en droit de répondre ─ en l’occurrence, en saisissant l’arme de leurs mains, c’est-à-dire les puits de pétrole.

Certains pourraient soutenir que, quels que soient les mérites de cet argument, il n’y a aucun moyen pour les dirigeants américains de vendre une telle guerre au peuple américain. En fait, ils le pourraient ─ très facilement ; et tout ce qu’ils auraient à faire, c’est dire au peuple américain la vérité pour obtenir une volte-face.

Rappelez-vous, l’establishment s’est déjà comporté de manière plus « spectaculaire », y compris en passant à l’offensive contre plusieurs dirigeants arabes ─ en Irak, en Libye et maintenant en Syrie. Dans tous les cas, les vrais motifs de guerre étaient cachés au public, probablement parce qu’ils ne servaient pas et ne servent pas les intérêts américains (d’où la raison pour laquelle ISIS est maintenant enracinée dans l’Irak « libéré », ou à la Syrie « libérée »). Tous ce  que les dirigeants américains et les médias avaient à faire, c’était de présenter Saddam, Kadhafi et Assad comme des « monstres » persécutant leur propre peuple. C’était assez pour la plupart des Américains pour acquiescer à ces guerres, si ce n’était pas de les soutenir de tout cœur.

Dans le cas de l’Arabie saoudite, l’establishment n’aurait pas à tromper le public : le régime saoudien est un monstre. Comme dans les territoires détenus par ISIS, les femmes ne sont guère mieux loties que des biens ou des meubles ; les blasphémateurs, les apostats et les homosexuels sont persécutés et parfois exécutés ; tous les non sunnites ─ des hindous aux chiites ─ sont des sous-humains infidèles à traiter en conséquence ; les églises sont fermées, les bibles et les crucifix confisqués et détruits, et les chrétiens pris en flagrant délit d’adoration en privé, jetés en prison et torturés. L’Arabie saoudite est sans doute encore plus arriérée qu’ISIS : les femmes peuvent encore conduire à Mossoul et Raqqa, alors qu’elles en sont interdites à Riyadh ; et le gouvernement saoudien a son propre département spécial consacré à traquer et exécuter les sorcières et magiciens.

La sauvagerie saoudienne ne se limite pas non plus à la péninsule. Le régime a publié une fatwa, ou un décret sanctionné par l’islam, toujours disponible en ligne pour que tous puissent voir, en appelant les musulmans du monde à haïr tous les non-musulmans (c’est-à-dire plus de 99% des Américains ; voici ce que « nos amis et alliés » pensent vraiment de nous).

Bref, d’un point de vue libertarien ou humanitaire ─ et c’est le point de vue qui a été utilisé pour justifier la guerre en Irak, en Libye et en Syrie ─, la tyrannie de Saddam, de Kadhafi et d’Assad est bien pâle par rapport à celle des dirigeants saoudiens.

Dans ce contexte, comment arrêter cela ? Disons que le Conseil de sécurité de l’ONU ─ l’Amérique, la France, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine, toutes nations qui ont souffert de la radicalisation et du terrorisme financés par l’Arabie saoudite ─ enverrait une coalition militaire pour saisir et internationaliser les puits de pétrole d’Arabie ? En quoi cela serait-il différent de la saisie des avoirs d’une organisation terroriste, que ce régime représente ? Il n’y aurait même pas de « guerre », certainement rien à l’échelle de l’invasion américaine de l’Irak.

Le pétrole peut être partagé à parts égales, des prix internationaux justes peuvent être établis et, pour apaiser toute culpabilité occidentale, les revenus ─ y compris les 100 milliards dépensés annuellement de parrainage du radicalisme islamique et de la terreur ─ peuvent aller aux pauvres et aux nécessiteux du monde. Les Arabes péninsulaires pourraient encore recevoir une riche allocation ; ils peuvent garder la Mecque et Médine et, s’ils le désirent encore, pratiquer la charia pour eux-mêmes sans être une menace pour le monde civilisé en général.

Un deal gagnant-gagnant pour tous les pays concernés ─ le monde développé, le monde sous-développé et même les Arabes péninsulaires contents de pratiquer l’islam entre eux. Même les musulmans du monde, dont on nous dit qu’ils sont extrêmement modérés, devraient accueillir avec joie la libération de leurs lieux sacrés.

Les seuls qui vont perdre sont ceux qui s’engagent à utiliser la richesse pétrolière pour répandre les idéologies islamiques radicales et le terrorisme dans le monde.

Si cette proposition semble encore trop « irréaliste », rappelez-vous : nous avons déjà eu des précédents où les États-Unis se sont comportés de façon plus spectaculaire. En 2003, l’administration Bush a accusé Saddam Hussein d’être derrière le 11 septembre, de développer des armes de destruction massive et d’avoir commis des violations des droits humains sans précédent. Parce que ces accusations étaient fausses ou exagérées ─ même les violations des droits de l’homme étaient souvent menées contre des types d’ISIS ─, la plupart des nations du Conseil de sécurité ont rejeté la guerre contre l’Irak. Néanmoins, les États-Unis ont envahi et conquis l’Irak ; et l’Américain moyen était assez d’accord.

Alors, qu’est-ce qui empêchera les États-Unis de remettre le couvert seuls ou en coopération avec tous ou certains membres du Conseil de sécurité ─ peut-être un effort commun Trump / Poutine ─ pour couper la lignée du terrorisme mondial ? Ce n’est pas la realpolitik, les théories de « l’équilibre du pouvoir » ou les normes éthiques qui empêchent les États-Unis de défaire la tête du serpent djihadiste. Si les États-Unis ont pu aller à l’encontre de l’opinion internationale et envahir l’Irak sous un certain nombre de prétextes faux / douteux, pourquoi ne peuvent-ils pas faire de même avec une nation qui est coupable de soutenir et de disséminer le radicalisme et le terrorisme dans chaque coin du globe ? Par ailleurs, à la différence de Saddam Hussein, les dirigeants saoudiens ─ pour ne rien dire des 15 terroristes du 11 septembre sur 19 ─ étaient effectivement impliqués dans les attentats du 11 septembre, au cas où les Américains seraient encore intéressés de se faire payer cette facture.

Pourquoi cette proposition n’a-t-elle pas été mise en œuvre ? Parce que les Saoudiens savent mieux que quiconque quelle est la vulnérabilité de leurs activités terroristes et qu’ils ont acheté, il y a longtemps, des politiciens, des institutions, des universités et des médias occidentaux influents ─ en un mot, l’establishment. Autrement dit, la richesse saoudienne n’est pas seulement consacrée au djihad offensif, à la propagation d’idées et des groupes radicaux à travers le monde, mais au djihad défensif. Cela consiste à « donner » des milliards à des éléments occidentaux clés, qui à leur tour blanchissent ce pays devant le public américain ─ vous savez, notre « allié indispensable dans la guerre contre le terrorisme ».

L’establishment a un autre travail plus subtil : conditionner les Américains à croire que l’idée même de saisir le pétrole saoudien est aussi irréaliste et absurde que… eh bien, de voir Donald Trump devenir président.

Mais les temps changent et les vieux paradigmes se brisent ; des choses jadis dédaignées par l’establishment comme « impossibles » et « ridicules » arrivent. Au fait, il y a un nouveau gouvernement américain en ville, dirigé par quelqu’un dont l’immense richesse l’immunise contre les pots-de-vin saoudiens ─ celui qui promet de drainer le marais. L’une des choses les plus grossières qui seront sûrement trouvées, collées autour du trou de drainage et ayant besoin d’être éradiquées, c’est l’alliance impie entre l’Arabie saoudite et l’establishment.

Raymond Ibrahim

Note du Saker Francophone

Voici un nouvel auteur trouvé en papillonnant sur le web, donc l'article est à prendre avec des pincettes mais l'idée générale fait son chemin. Il n'est pas le premier à en parler. Si on veut être taquin, il faut se dépêcher, sinon les puits seront à sec.

Si on surveille attentivement la toile, on peut peut-être aussi relier cet article à une étonnante minute de vérité d'Eric Denécé du Cf2R sur la situation en Syrie devant un Yves Calvi « faussement » étonné. 

Le site stratpol vient d'ailleurs de publier une série de vidéo d'un colloque sur le wahhabisme dont voici la 1ere vidéo. Juste au moment où Trump arrive au pouvoir ? Assiste-t-on à un revirement géopolitique dont les Saoudiens vont faire les frais ?

Traduit par Hervé, vérifié par Julie, relu par Cat pour le Saker Francophone

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John McAfee sur les allégations russes de piratage : « Si ça à l’air d’être les Russes qui l’ont fait, alors je peux vous garantir que ce n’était pas les Russes”

Publié le par Felli Bernard

5
Fév
2017

Source : John McAfeeRussia Today, 30-12-2016

John McAfee

John McAfee

Après la publication d’un rapport du FBI décrivant le rôle présumé de la Russie dans le piratage des élections de 2016, Larry King s’est entretenu avec un pionnier de la technologie, John McAfee, pour discuter de l’état actuel de la cybersécurité.

McAfee n’est pas un étranger de la cybersécurité. En tant que développeur du premier programme commercial antivirus, il a été un acteur majeur de l’industrie depuis 50 ans. Il est également le PDG de MGT Capital Investments et un ancien candidat à la présidence du Libertarian Party.

Basé sur toute son expérience, McAfee ne croit pas que les Russes étaient derrière les piratages sur le Comité national démocratique (DNC), les courriels de John Podesta et la campagne présidentielle Hillary Clinton. Comme il l’a dit à RT, « si ça à l’air d’être les Russes qui l’ont fait, alors je peux vous garantir que ce n’était pas les Russes. »

Le rapport d’analyse du FBI joint contient une annexe qui répertorie des centaines d’adresses IP qui étaient censées être « utilisées par les services de renseignement civils et militaires russes ». Alors que certaines de ces adresses IP correspondent à la Russie, la majorité sont de partout dans le monde, ce qui signifie que les pirates ont constamment falsifié leur emplacement.

McAfee affirme que le rapport est un « trompe-l’œil », expliquant que les pirates peuvent fausser leur emplacement, leur langue et tous les marqueurs qui pourraient les ramener à eux. Tout pirate qui avait les compétences nécessaires pour pénétrer dans la DNC serait également en mesure de cacher ses traces, dit-il

« Si j’étais Chinois et je voulais que cela ressemble à ce que ce soit les Russes qui l’ont fait, j’utiliserais la langue russe dans le code, j’utiliserais les techniques russes pour entrer dans l’organisation », a déclaré McAfee, ajoutant qu’en fin de compte, « Il n’y a tout simplement pas moyen d’assigner une source pour une attaque. »

Cependant, McAfee voit un problème avec la National Security Agency (NSA) qui est en mesure d’écouter chaque conversation et de lire chaque message texte et e-mail de chaque Américain. Plutôt que de se concentrer sur la perturbation des méchants à l’étranger, McAfee pense que « tout cet effort a été placé sur un pays qui a peur de ses propres citoyens. »

Il prétend que la seule façon qu’il a été en mesure d’utiliser pour empêcher complètement la NSA d’infecter son téléphone avec des logiciels espions est d’utiliser un téléphone à clapet trop vieux pour être piraté. Il va même jusqu’à appeler l’iPhone « l’appareil-espion ultime ».

Quant à l’avenir, la plus grande crainte de McAfee est que le rôle de la NSA change sous le président Donald Trump.

« Donald Trump veut que le ministère de la Justice dirige un groupe de travail national des organismes d’application de la loi pour créer notre cybersécurité », dit-il.

McAfee prédit que si le président élu Trump mène à bien cette intention, le FBI finira par diriger la NSA, car ils sont les leaders technologiques au sein du ministère de la Justice.

McAfee pense que cette idée est une bonne recette pour un désastre, avertissant que « nous n’avons pas besoin d’un attaquant de plus, cet attaquant étant notre propre gouvernement. »

Lien vers le rapport du NCCIC

Source : John McAfeeRussia Today, 30-12-2016

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Ces politiques qui sont prêts à mettre Fillon hors-jeu

Publié le par Felli Bernard

Ces politiques qui sont prêts à mettre Fillon hors-jeu

Publié le dans Politique, Pushmobile

Par Philippe Bilger.

fillon hors-jeu

Georges Fenech by Zhent_ (CC BY-SA 2.0)

Je ne me prononce pas sur l’aspect judiciaire ni sur le caractère dévastateur de l’indécence de ces sommes en jeu dans le Penelopegate, même licites, pour le commun des citoyens.

Je reconnais que la cause de François Fillon, vainqueur éclatant de la primaire de la droite et du centre est aujourd’hui dramatique mais pas encore désespérée. Il y a des gouffres qui s’ouvrent après les triomphes. Il peut y avoir aussi des résurrections qui se produisent avant l’hallali.

La curée médiatique sur François Fillon

Aussi légitime que soit, en démocratie, l’inquisition médiatique, je ne peux me déprendre cependant, face à cette curée systématique et renouvelée, d’une sensation de nausée qui n’est pas contradictoire avec l’agacement que m’inspire la médiocrité de la cellule de communication de François Fillon.

La formule est belle et percutante, mais il ne s’agit sans doute pas d’un « coup d’État institutionnel » même si des révélations récentes suscitent pour le moins un questionnement sur le rôle de l’Élysée. Il y a un moment où il convient d’affronter les accusations et leur substance plutôt que de se demander d’où elles viennent. Surtout quand tout laisse penser que les aigreurs les pires surgissent de son propre camp. Donc la délation la plus laide.

La double rançon de l’affaire Fillon est politique et éthique. Elle sera à payer même si François Fillon ressort indemne, autant que faire se peut, des procès qui lui sont faits par deux médias acharnés à sa perte, les autres suivant le mouvement.

Ceux qui condamnent le résultat de la primaire

Avoir entendu Georges Fenech saisi par je ne sais quelle pulsion prendre les devants au nom de la morale en réclamant la mise hors jeu de François Fillon était déjà assez réjouissant. Que je sache, il ne s’était guère élevé, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, contre la conception dévoyée de l’état de droit ayant gangrené le cours de certaines affaires. Mais le plus grave n’est pas là. Car si on était contraint, pour se parer des plumes du paon irréprochable, de l’être soi-même, la vie publique ne serait plus drôle ni tenable. Non, il a osé déclarer dès le premier jour que le résultat de la primaire était caduc… Il a été rembarré mais la pique avait été lancée.

Alors que la primaire a été un immense succès, consacré par l’électorat de la droite et du centre, et que le meilleur candidat, par sa tenue, sa radicalité et ses principes, avait été largement élu, quel étrange procédé que de prétendre discuter la validité de ce résultat !

Comme si les attaques contre François Fillon avaient eu pour finalité de faire rejouer le match et qu’il convenait de leur complaire alors qu’au contraire c’est ce vainqueur précisément qui leur importe et qu’elles ciblent ! En mettant sans nécessité le débat de la primaire dans les polémiques qui ont suivi, Georges Fenech participe d’un mouvement visant à discréditer ce formidable processus démocratique au prétexte qu’il n’aurait pas désigné le bon gagnant ! (Le Figaro)

Quand Henri Guaino vitupère le système de la primaire malgré la forte légitimité qu’elle a donnée en proposant une candidature inconcevable, la sienne, qui n’a pour elle que d’être spontanée et libre, on croit rêver (BFMTV). Encore une banalisation d’une démarche spécifique au général de Gaulle et qui n’avait de sens qu’avec lui ! Où est la légitimité historique d’Henri Guaino ? Où serait celle de Michèle Alliot-Marie parce que de mauvaise ministre elle prétendrait se métamorphoser en grande présidente ?

Les noms qui circulent pour remplacer Fillon

S’il fallait trouver un argument décisif en faveur de la primaire, à l’exception d’Alain Juppé qui y a participé et qui même battu ne serait pas indigne de la charge présidentielle, qui aujourd’hui accepterait de voir François Fillon supplanté par Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez et même François Baroin heureusement délivré, pour ceux qui l’apprécient, de la virtualité de devenir Premier ministre de Nicolas Sarkozy ?

Quant au président du Sénat, aussi poussé qu’il soit par certains, nous ne serions pas prêts à prendre ses désirs secrets pour nos réalités. Sa faconde volubile remplacerait la roideur élégante de François Fillon mais pour l’essentiel, ça ne le ferait pas comme on dit !

Fillon hors-jeu, vraiment ?

La première rançon de l’affaire Fillon sera, pour demain, pour les prochaines années, une discussion sur l’utilité de la primaire, sa suppression peut-être.

La seconde sera plus accablante. François Fillon a gagné parce qu’il a été le premier, le seul, à attacher l’importance qu’elles méritaient à l’éthique personnelle, à la morale publique. On se souvient de sa phrase si juste sur la mise en examen du général de Gaulle. On se rappelle comme lui-même s’était présenté comme un modèle d’intégrité. Il peut l’être encore aujourd’hui ou non – homme probe ou homme d’argent par solidarité familiale ? -, le mal est fait dans tous les cas.

Le hiatus entre son discours victorieux et la réalité d’après, de quelque manière que les choses tournent, rendra dorénavant inaudible, lors des joutes de droite et du centre, tout propos ferme sur l’éthique, toute exigence de morale publique. On pensera à tort que toute promesse de rectitude est mensongère, tout engagement d’honnêteté est faux et hypocrite.

Au-delà de l’affaire Fillon qui est loin d’être terminée, je ne voudrais pas qu’à droite et au centre nous ayons à payer cette double rançon.

Alors que la primaire ne s’est pas trompée et qu’on a plus que jamais besoin de morale.

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@fabricearfi @Tiembs VOS TECHNIQUES SOIENT DISANT...

Publié le par bernard felli

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Ukraine – Le gouvernement mis en place par le coup d’État tente de saboter le rapprochement entre les États-Unis et la Russie

Publié le par Felli Bernard

Ukraine – Le gouvernement mis en place par le coup d’État tente de saboter le rapprochement entre les États-Unis et la Russie


Moon of Alabama
Moon of Alabama

Le 1er février 2017 – Source Moon of Alabama

Les combats ont recommencé dans l’est de l’Ukraine. Il s’agit d’une tentative de l’« État profond » pour empêcher tout rapprochement entre les États-Unis et la Russie sous la nouvelle administration Trump.

Les forces de l’Ukraine de l’ouest dirigées par le gouvernement putschiste du président Porochenko se sont lancées dans une grande attaque contre les forces d’auto-défense ukrainiennes soutenues par la Russie dans les gouvernorats de Donetsk et de Lugansk.

Un cessez-le-feu conclu après l’accord de Minsk II prévoyait des zones démilitarisées le long d’une ligne de séparation. Le gouvernement ukrainien n’a jamais respecté l’accord de Minsk II qui permettrait la réunification du pays. Une Mission spéciale de surveillance de l’OSCE en Ukraine (SMM), qui regroupe des officiers des pays de l’OTAN ainsi que de la Russie, supervise le cessez-le-feu et rédige des rapports quotidiens.

Le 26 janvier, la SMM a déclaré :

« La Mission a enregistré plus de violations du cessez-le-feu [1] dans la région de Donetsk, dont environ 420 explosions, contre 228 au cours de la période précédente. Plus de 160 explosions ont été enregistrées autour de la zone de Svitlodarsk, avec des échanges de feu également enregistrés autour d’Avdiivka et Yasynuvata. 

[…]

La Mission a réexaminé un site de stockage permanent des forces armées ukrainiennes, dont l’emplacement correspondait aux lignes de retrait concernées et a constaté qu’il manquait 12 chars (T-64) et quatre mortiers (2B9 Vasilek, 82mm), comme indiqué précédemment.

[…]

La Mission s’est intéressée aux informations faisant état du blocage d’une voie ferrée près de Hirske qui est sous contrôle du gouvernement. Le train mène aux villes de Donetskyi et Sentianivka (anciennement Frunze) (49 et 44 km à l’ouest de Lugansk, respectivement) contrôlées par la LPR (République populaire de Lugansk). La Mission avait mis sous observation un train qui allait vers l’est, via Donetskyi, le 23 janvier. La Mission a constaté que la voie de chemin de fer avait été bloquée par des troncs d’arbres sous un pont, au sud de la ville. Une vingtaine d’hommes sans armes portant des tenues camouflées se sont présentés à la Mission comme des anciens combattants d’anciens bataillons de volontaires. La Mission a constaté qu’il y avait une tente près de l’endroit où la voie ferrée était bloquée.

Les observations du 26 janvier ont mis en lumière la préparation d’une attaque d’envergure qui a été lancée le 28 janvier :

La Mission a enregistré moins de violations du cessez-le-feu dans la région de Donetsk les soirs des 27 et 28 janvier que dans la période précédente (y compris environ 330 explosions contre environ 520) [1]. Au cours des 24 heures suivantes, cependant, le Mission a enregistré plus de 2 300 explosions, principalement dans la région de l’aéroport d’Avdiivka-Yasynuvata-Donetsk. »

Selon la Mission, l’intense barrage d’artillerie a été lancé du nord au sud depuis la zone détenue par le gouvernement.

Les bataillons de volontaires NAZIS de Galice, à l’ouest de l’Ukraine, sont à l’origine de l’attaque. Il y a des attaques continues de l’artillerie sur plusieurs points de la ligne de cessez-le-feu (carte). La ville d’Avdeevka, dans la zone démilitarisée au nord-ouest de la ville de Donetsk, est un des principaux champs de bataille.

RFERL, un site de propagande du gouvernement des États-Unis, parle d’une « offensive masquée » lancée par le gouvernement. Même les éditeurs bellicistes et anti-russes du Washington Post sont obligés de reconnaître que c’est le gouvernement ukrainien qui a commencé. Tout en accusant injustement la Russie, ils notent :

« Les commandants ukrainiens reconnaissent qu’au cours des dernières semaines, leurs forces ont avancé certaines de leurs positions dans le no man’s land entre les lignes de front. »

Au cours des deux dernières années, l’armée ukrainienne s’est énormément développée. De nouveaux équipements sont arrivés des États-Unis et d’autres pays de l’OTAN et il y a eu des missions de formation étasuniennes pour essayer d’enseigner les tactiques basiques de combat. Mais tandis que cette armée de 250 000 hommes nouvellement recrutés semble importante sur le papier, elle manque encore de cohérence et de volonté de se battre pour le gouvernement putschiste et pour ses maîtres américains. Seuls les « bataillons de volontaires » NAZIS ont un certain esprit de combat, mais ils se battent contre des gens qui défendent leurs foyers et leurs familles. Toutes les offensives du gouvernement, aussi ambitieuses soient-elles, sont donc vouées à l’échec.

La lutte a été planifiée et a commencé juste après la prise de fonction du nouveau président américain Trump. Trump a reconnu que la Crimée faisait partie de la Russie, sa population étant majoritairement russe. Il a annoncé qu’il voulait de bonnes relations avec Moscou. Il va probablement supprimer les sanctions contre la Russie.

Pour le gouvernement putschiste ukrainien et ses partisans néo-conservateurs, cela marque la fin de leurs rêves. Si elle perd l’appui des États-Unis et de l’OTAN, l’Ukraine devra se déclarer en faillite, le gouvernement sera expulsé et le pays, avec le temps, reviendra tout naturellement dans la sphère russe.

Pour empêcher cela, il a été ordonné à Porochenko de lancer une nouvelle attaque et de la mettre sur le dos de la Russie. Il a fait ce que ses mentors lui disaient et est allé à Berlin pour s’assurer du soutien allemand. Mais il ne l’a pas obtenu. Le gouvernement allemand lui a fait savoir qu’il voyait clair dans son jeu et qu’il n’avait aucun intérêt à le suivre dans cette voie. Le quotidien pro-gouvernemental Süddeutsche Zeitung a « laissé fuiter » (voir ici) que Berlin savait que Porochenko avait commencé le combat pour influencer Trump et empêcher tout allègement des sanctions contre la Russie. Mais Berlin estime que la manœuvre va échouer et Merkel craint que Porochenko ne finisse par perdre cette nouvelle phase de la guerre tandis que la Russie, elle, obtiendra l’amélioration voulue de ses relations.

On l’espère bien. Il n’y a rien à gagner pour l’Europe occidentale, ni pour personne d’autre, dans une nouvelle confrontation avec la Russie.

Ni l’administration Trump ni l’UE n’ont accusé aucun des deux camps d’avoir relancé le conflit. Le responsable civil de l’OTAN, Stoltenberg, est resté dans la ligne officielle en ne blâmant aucun des deux protagonistes. Ce n’est certainement pas une bonne chose pour Porochenko.

L’accumulation massive de troupes des États-Unis et de l’OTAN le long de la frontière russe, ainsi que la reprise des combats en Ukraine, font partie du plan impérial lancé sous Obama pour réduire la Russie à un rôle mondial mineur. C’est une entreprise extrêmement dangereuse. L’histoire russe montre qu’elle ne se laissera pas faire. Trump va probablement inverser le projet d’Obama et, pour autant qu’on le sache, chercher à organiser une coopération amicale avec la Russie chaque fois que ce sera possible.

La dernière visite officielle à l’étranger de l’ancien vice-président Biden a été pour l’Ukraine. Le promoteur de la troisième Guerre mondiale, le sénateur McCain, est allé à Kiev la veille du Nouvel An. Les deux hommes se sont fortement impliqués dans le coup d’état antérieur contre le gouvernement constitutionnel ukrainien. Le fils de Biden est engagé dans des affaires de gaz naturel en Ukraine. Ont-ils donné des conseils, voire des directives, à Porochenko ?

Les tentatives actuelles de l’Ukraine pour saboter le rapprochement de la Russie et des États-Unis ne seront probablement pas les seules. Des « accidents » dans la Baltique ou des « erreurs » en Syrie pourraient certainement être organisés par des forces dévoyées de l’« État profond ». Si tel est le cas, espérons qu’aucun des deux camps ne tombera dans le panneau.

Mise à jour :

Politico a parlé de la visite du Nouvel An de John McCain / Lindsey Graham en Ukraine, il y a un mois. Notez bien ce que ces derniers ont dit :

« J’admire le fait que vous luttiez pour votre patrie » , a déclaré Graham à la 36e brigade maritime séparée de l’Ukraine, dans la ville de Shyrokyne, à environ quatre kilomètres de la ligne de contact, selon une vidéo diffusée lundi par la présidence ukrainienne.

« Votre combat est notre combat », a déclaré Graham lors de la visite, samedi, aux côtés du président Petro Porochenko.  « 2017 sera l’année de l’offensive », a-t-il poursuivi. « Nous retournerons tous à Washington pour faire pression contre la Russie. […] . »

[…]

McCain, un ancien candidat à la présidentielle républicaine qui a été prisonnier de guerre au Vietnam, a déclaré : « Je crois que vous allez gagner. Je suis convaincu que vous gagnerez et nous ferons tout notre possible pour vous fournir ce qu’il vous faut pour gagner. … »

C’est évidemment une incitation à lancer une nouvelle guerre. Mais du fait de leur opposition à Trump, McCain et Lindsay sont exclus des cercles de décision de Washington. Ils peuvent écrire autant d’articles incendiaires qu’ils veulent, personne ne les lira et personne ne déclarera la guerre à la Russie.

Traduction : Dominique Muselet

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