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Sanctions contre la Russie: sept pays de l’UE...

Publié le par Bernard Felli

Sanctions contre la Russie: sept pays de l’UE...

Sanctions contre la Russie: sept pays de l’UE disent "stop"
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Sanctions contre la Russie: sept pays de l’UE disent "stop"

Publié le par Felli Bernard

Javier Morales, professeur de relations internationales à l'Université européenne de Madrid, expert de la fondation Alternative
Javier Morales, professeur de relations internationales à l'Université européenne de Madrid, expert de la fondation Alternative

Sanctions contre la Russie: sept pays de l’UE disent "stop"

© Sputnik. Vladimir Sergeev

International

15:36 20.03.2015(mis à jour 16:37 20.03.2015)

Dossier:

Sanctions de l'Occident contre la Russie (77)

77411052

Russie-Occident: un an de sanctions réciproques

La Hongrie pense qu'il ne faut pas se presser d'élargir les sanctions, parce que l'accomplissement des accords de Minsk ne pourra être évalué que d'ici la fin de l'année. Budapest fait partie des pays affichant une attitude prudente envers les sanctions. Selon les estimations des experts hongrois, les sanctions ont déjà fait perdre à la Hongrie 80 millions d'euros en un an. Je pense que le pays ne pourra pas voter contre parce qu'il ne veut pas s'opposer au principe de solidarité européenne ou l'affaiblir. Mais la Hongrie pourrait justifier à Bruxelles son soutien aux pays qui estiment que la politique de sanctions est une impasse. Je pense qu'actuellement les sanctions resteront comme telles, parce que le groupe pro-atlantiste cherche à les durcir, tandis que les "modérés" ne partagent pas cette position et ne permettront pas de le faire. Le sort de ces mesures dépendra de la situation dans l'Est de l'Ukraine, mais on ne pourra réellement parler de changements qu'en fin d'année. Cependant, il est déjà évident que les sanctions ne sont ni dans l'intérêt de la Hongrie, ni de l'Europe.

Docteur Theodoros Tsakiris, analyste, directeur du département de l'énergie du think tank grec ELIAMEP, professeur à l'université de Nicosie.

© Flickr/ European Parliament

L'UE divisée sur les sanctions antirusses

Orietta Moscatelli, chef de la rédaction d'information diplomatique, chef de projet Nouvelle Europe à l'agence de presse AskaNews, Italie

L'Italie ne souhaite pas que l'UE adopte des sanctions supplémentaires et s'oppose à l'extension des mesures actuelles. Premièrement, l'Italie subit les problèmes économiques et commerciaux qui surviennent à cause des sanctions. Rome est en effet le deuxième partenaire commercial européen (derrière l'Allemagne) de la Russie. En 2013, le commerce avec Moscou avait rapporté 30 milliards d'euros à l'économie italienne, sachant qu'en 2014 entre août et décembre nos pertes directes s'élevaient à 1,3 milliard d'euros — sans compter les pertes indirectes suite à la baisse de l'activité touristique. En y ajoutant d'autres domaines importants de coopération — de l'énergie au secteur bancaire — c'est une raison suffisante pour les entreprises de s'opposer aux sanctions. Le gouvernement écoute les entreprises bien plus attentivement aujourd'hui, parce que le pays traverse une longue crise économique douloureuse et que l'industrie italienne est le principal espoir pour en sortir.

Sept pays de l’UE disent "stop" aux sanctions antirusses

Je ne m'attends pas aujourd'hui à ce que Bruxelles adopte une décision foncièrement nouvelle, la question du prolongement des sanctions sera très probablement reportée jusqu'en juillet. L'Italie espère vraiment qu'il sera enfin possible, en juin, de lever les sanctions et de "redémarrer" les relations avec Moscou.

Javier Morales, professeur de relations internationales à l'Université européenne de Madrid, expert de la fondation Alternative

© REUTERS/ Marcelo del Pozo

Madrid hostile à un durcissement des sanctions contre Moscou

Nikolas Stelia, politologue grec

En ce qui concerne les sanctions, la Grèce reste entre deux feux. Historiquement, Athènes, Chypre et la Russie ont toujours entretenu des relations particulières et amicales. La Grèce fait également partie de l'Europe et de l'UE, et le nouveau gouvernement éprouve de sérieuses difficultés à cause de cette double position. Ces dernières semaines, les relations et la coopération étroite avec la Russie sont constamment à l'ordre du jour. Reste le problème de la dette autour duquel l'Europe, notamment l'Allemagne, ainsi que l'Amérique compliquent sciemment la situation. Alexis Tsipras est donc très limité dans ses mouvements parce que les négociations sur la question critique de la dette sont en cours, et c'est pourquoi le soutien de la Russie, et le renoncement aux sanctions, fait partie des plans du gouvernement mais connaît des difficultés. La nécessité de renoncer aux mesures antirusses est soutenue par Tsipras et par la majorité des Grecs, qui pensent qu'une guerre froide a été engagée contre la Russie, qu'elle est opprimée, et la Grèce ne peut pas soutenir un tel scénario. Mais du point de vue diplomatique et économique, Athènes est coincé.

Karl Hartleb, chef du département du commerce extérieur à la Chambre de commerce d'Autriche

© Photo. nito

Crise ukrainienne : l'UE lie les sanctions à l’application des accords de Minsk

Vladimir Batchichine, économiste, professeur à l'université paneuropéenne de Bratislava, Slovaquie

Bien que la Slovaquie soit membre de l'UE, elle cherche à mener une politique étrangère relativement indépendante. Le premier ministre n'hésite pas à aller contre les bureaucrates européens en déclarant que les sanctions réciproques décrétées par l'UE et la Russie sont insensées. Tout le monde n'est pas de son avis, la scène politique slovaque est divisée. Certains sont influencés par l'interprétation unilatérale des événements en Ukraine. Les médias se transforment en arme de propagande — c'est toujours le cas quand il y a des belligérants. Mais les politiciens ne doivent pas se baser sur des suppositions, mais sur des faits. Et la meilleure solution pour s'en sortir est diplomatique.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150320/1015268174.html#ixzz3V2E1Gc6t

Russie-Occident: un an de sanctions réciproques

Russie-Occident: un an de sanctions réciproques

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Tunis : avertissement sanglant pour la France

Publié le par Bernard Felli

Tunis : avertissement sanglant pour la France

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Tunis : avertissement sanglant pour la France

Publié le par Felli Bernard

Manuel Gomez
Manuel Gomez

Tunis : avertissement sanglant pour la France

Nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas.

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Nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas.

La Tunisie vient de subir à son tour le plus grave attentat terroriste depuis 2002. 22 morts et 50 blessés au musée du Bardo, le site le plus visité du pays par les touristes étrangers.

Au-delà des victimes humaines, c’est son tourisme qui est une nouvelle fois assassiné. Il représente 10 % des ressources et fait vivre 400.000 personnes. Il commençait à redémarrer, +6 % en 2014. Oui, ce sont bien les touristes qui étaient ciblés puisque les kalachnikov ont commencé à tirer sur un car avant même d’entrer dans le musée.

Les assassins ont été abattus, certes, comme l’ont été les frères Kouachi et Coulibaly après les attentats de janvier à Paris, mais ce qu’il faut surtout rechercher en tout premier lieun c’est l’origine de ces terroristes. Qui sont-ils et d’où viennent-ils ?

Les autorités tunisiennes, et surtout les services secrets, se penchent actuellement sur ce problème. La Tunisie compte un peu plus de 3.000 combattants djihadistes répartis entre la Syrie, l’Irak et la Libye, dont 600 d’entre eux sont revenus au pays.

Plusieurs questions se posent :

Lire aussi : Bardo : la peste noire

Est-ce que ces assassins faisaient partie des « revenants » ? Sont-ils rentrés en Tunisie dissimulés parmi les milliers de migrants traversant la longue frontière qui sépare (c’est un euphémisme) la Libye de la Tunisie ? Ou appartiennent-ils à un groupe islamiste implanté dans le pays ? D’après l’enquête, les deux assassins abattus, Yassine Laabidi et Hatem Khachnaoui, appartiendraient au groupe Okba Ibn Nafaa, dépendant d’AQMI et localisé sur le mont Châambi, à la frontière algéro-tunisienne.

Nous nous trouvons, en France, devant une situation identique : de nombreux djihadistes reviennent chez nous, chez eux puisqu’ils sont français pour le plus grand nombre, par droit du sol ou par naturalisation. Ils peuvent être contrôlés et suivis, mais même un bracelet électronique n’empêchera pas une action terroriste de leur part puisqu’ils sont destinés à mourir en devenant martyrs !

Ceux qui ne sont pas Français resteront au-delà des frontières, nous pouvons au moins espérer cela !

Ensuite, les islamistes radicalisés et formés militairement seront de plus en plus nombreux à pouvoir s’infiltrer en France, dissimulés parmi les dizaines de milliers de migrants traversant la Méditerranée, et ceux-là, nos services secrets ne les connaissent pas. Ils ne seront donc pas surveillés et seront donc libres d’agir.

La France (comme la Tunisie et tout le Maghreb) se trouve confrontée au même dilemme : empêcher de laisser partir et surveiller les volontaires au djihad, contrôler et emprisonner les assassins de retour après avoir accompli leurs sanglantes besognes, et être livrée totalement démunie à l’infiltration de terroristes introduits parmi les milliers de migrants qui stationnent sur notre sol.

L’État islamique et Al-Qaïda nous ont promis (et leurs menaces se précisent) de nous en expédier 500.000, et c’est bien eux qui imposent leurs conditions et nous les subissons. Rien n’est organisé pour les empêcher de partir, de quitter les pays organisateurs, de prendre la mer et de débarquer chez nous.

Nous pouvons penser qu’il est déjà trop tard car les mesures prises, et celles envisagées, sont insuffisantes et surtout tardives. Nous risquons malheureusement d’en payer le prix fort.

Manuel Gomez

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La Chine avertit les États-Unis de ne pas interférer avec son espionnage

Publié le par Felli Bernard

La Chine avertit les États-Unis de ne pas interférer avec son espionnage

Le 19 mars 2015 – Source MoonofAlabama

Hier la Syrie a abattu un drone espion américain qui survolait Lattaquié au nord-ouest de la Syrie. Lattaquié est une zone pro-gouvernementale bien protégée et entièrement aux mains du gouvernement. Il n’y a pas d’État islamique ni d’autres rebelles dans la région.

«Le drone est-il entré en territoire syrien juste pour pique-niquer ?», a questionné la source, qui a demandé à garder l’anonymat.

«Nous considérons que s’il entre dans l’espace aérien syrien, c’est pour collecter des renseignements militaires et sécuritaires sur le territoire de la Syrie», a-t-il dit à l’AFP.

Selon la source, l’avion n’a pas été immédiatement identifié comme étant américain, mais a été traité en cible hostile.

Les défenses aériennes syriennes ont abattu l’avion dans la province côtière de Lattaquié, un bastion du président Bachar al-Assad, ont annoncé mardi les médias d’État.

Il y a un accord tacite entre le gouvernement syrien et les États-Unis selon lequel il ne sera pas fait obstacle aux frappes états-uniennes sur les positions de l’État islamique dans les zones tenues par les forces hostiles au gouvernement syrien.

Mais cela ne s’étend certainement pas aux zones où l’armée syrienne est la seule force à espionner. Il est évident que le drone, non identifié au moment où il a été abattu, représentait un danger imminent pour les intérêts syriens. Il n’avait rien à faire dans la région et c’est tout à fait normal qu’il ait été considéré comme hostile.

Mais l’orgueil américain est sans limites et la porte-parole du Département d’État, Jen Psaki, interrogée sur l’incident, a menacé la Syrie:

«Nous réitérons, naturellement, notre avertissement au régime d’Assad de ne pas interférer avec le matériel aérien américain qui survole la Syrie.»

On sait que le gouvernement chinois a réitéré son avertissement au régime d’Obama de ne pas interférer avec le cyber-espionnage chinois des systèmes informatiques américains.

Qu’est-ce que Psaki va leur répondre ?

Traduit par Dominique Muselet, relu par jj pour le Saker Francophone

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Les secrets de lavalanche de milliards de dollars...

Publié le par Bernard Felli

Les secrets de lavalanche de milliards de dollars...

Les secrets de lavalanche de milliards de dollars sur lÉgypte
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Les secrets de l’avalanche de milliards de dollars sur l’Égypte

Publié le par Felli Bernard

Les secrets de l’avalanche de milliards de dollars sur l’Égypte

Les secrets de l’avalanche de milliards de dollars sur l’Égypte

Par Nasser Kandil

Mondialisation.ca, 19 mars 2015

Url de l'article:
http://www.mondialisation.ca/les-secrets-de-lavalanche-de-milliards-de-dollars-sur-legypte/5437754


Du 13 au 15 mars courant s’est tenue à Charm el-Cheikh « la Conférence sur l’avenir de l’Égypte ». Quatre pays du Golfe ont promis des investissements et une aide de 12,5 milliards de dollars, et le Caire aurait signé des contrats d’investissements directs d’un montant de 36,2 milliards. Plusieurs ministres occidentaux ont fait le déplacement, dont le chef de la diplomatie américaine John Kerry [1].

Certains analystes se sont demandé quel était le but de ce soutien financier, éminemment politique, des Pays du Golfe et de l’Occident, notamment des États-Unis. Éviter le rapprochement entre l’Égypte et la Syrie dans leur lutte commune contre le terrorisme et les Frères Musulmans ? Éloigner l’Égypte de la Russie ? Empêcher l’Égypte de jouer son rôle historique dans la région du Moyen-Orient et le Monde arabe ?

Pour M. Nasser Kandil, sans nier toutes ces hypothèses qui pourraient paraître contradictoires, ce qui s’est passé en Égypte est en relation directe avec ce qui se passe actuellement au Yémen [NdT].

Comprendre les raisons de l’avalanche de ces milliards de dollars sur l’Égypte exige que nous envisagions les deux dimensions de cet événement :

  • La relation de cette manne consentie à l’Égypte par les Pays du Golfe avec les problèmes auxquels ils font face au Yémen [depuis la prise de Sanaa par la rébellion houthiste le 21 septembre 2014, NdT].
  • Le pourquoi du soutien occidental sans lequel les Pays du Golfe n’auraient pas pu placer leur argent pour redresser la situation politique et financière de l’Égypte.

En réalité, nous sommes devant une équation bi-factorielle égypto-yéménite, à la fois, géographique, démographique et économique. Car, si le Yémen est au coeur des pays arabes du Golfe, l’Égypte est au coeur des pays arabes d’Afrique, avec entre les deux la Mer rouge.

Par conséquent, lorsque nous parlons des Pays du Golfe, nous ne pouvons que tenir compte du Yémen. La preuve en est que l’Arabie saoudite, qui ne semblait se préoccuper que de la Syrie et du Liban, n’a plus d’yeux que pour ce qui se passe au Yémen [2]. Les Saoudiens se sont battus avec tous leurs moyens financiers et relationnels pour que leur capitale, Riyad, soit le siège du dialogue entre les yéménites. Ils ont échoué.

Dès lors, comment faire alors qu’ils ne disposent pas de la force militaire nécessaire pour imposer leurs exigences comme, par exemple, la reconnaissance de Mansour al-Hadi [Le président yéménite démissionnaire qui a subordonné la poursuite des négociations nationales inter-yéménites au transfert du siège des pourparlers de Sanaa vers le Conseil de Coopération du Golfe Persique à Riyad, NdT] ou la qualification d’Aden en tant que capitale yéménite ? Comment faire face aux forces des Houtis [3] rendues à leur frontière avec des incursions au-delà ?

D’où le pari sur l’Égypte. Le président égyptien, Mohammad al-Sissi, n’a-t-il pas déclaré, au quotidien Al-chark, que la sécurité du Golfe faisait partie de la sécurité de l’Égypte [4] ? Alors, payons ce qu’il faudra pour que les Égyptiens dépêchent leurs forces au Yémen et nous aident à imposer notre domination.

Mais voilà que les Égyptiens se comportent comme les Turcs. Les Saoudiens ont bien tenté de les réconcilier dans l’espoir de les pousser à coopérer au Yémen. Mais la réponse évidente du Turc fut : « Quand nous serons prêts à intervenir militairement quelque part, nous irons en Syrie ». Et la réponse, tout aussi évidente, de l’Égyptien fut : « Quand nous serons prêts à intervenir militairement quelque part, nous irons en Libye ».

Ne restait plus qu’à leur proposer d’assurer une sorte de « siège maritime » du Yémen par une alliance « locale » turco-égypto-saoudienne. Pourquoi ? Parce qu’il faut absolument étrangler Sanaa et empêcher les Houtis d’en faire la capitale du Yémen, alors que l’Arabie saoudite en a décidé autrement et a invité les États à transférer leurs ambassades à Aden. Une telle pression sur les régions acquises aux révolutionnaires est censée les amener à négocier une solution à Riyad et non entre yéménites, ce qui lui permettrait de les empêcher de consolider leur relation avec l’Iran.

C’était sans compter sur la colère du peuple égyptien suite à l’exécution de vingt-et-un de leurs compatriotes par Daech [EIIL, ISIS ou État islamique], en Libye ; colère qui a imposé aux autorités égyptiennes d’envisager une riposte militaire [5] et de pousser le Conseil de sécurité à mandater une intervention internationale spéciale contre le terrorisme en Libye, appuyées en cela par la France [6], l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ceci, alors que l’Égypte avait refusé d’intégrer la Coalition internationale décidée par les États-Unis suite à l’invasion de Mossoul, faute d’avoir obtenu que la guerre contre le terrorisme inclut la lutte contre les Frères Musulmans.

Mais quelle ne fut la surprise du ministre égyptien des Affaires étrangères, une fois rendu à l’ONU [Conseil de sécutité du 18 février 2015, NdT], de constater que le Qatar s’opposait à qualifier la demande égyptienne de « demande formulée par les États arabes » et que, vérification faite, l’Arabie saoudite soutenait le Qatar !

Ici, la décision a été dictée par l’administration américaine, et cette décision est liée au Yémen : « Laissez agir les Frères Musulmans. Qui d’autres vous restent-ils pour défendre vos intérêts au Yémen ? ». Par conséquent, l’Arabie saoudite mise devant le fait de choisir entre la volonté de l’Égypte et les Frères Musulmans, qui l’aideraient à rétablir l’équilibre des forces escompté au Yémen, a choisi ces derniers.

D’où la déclaration du ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud Al-Faisal, se résumant à dire : « Nous n’avons aucun litige avec les Frères Musulmans ». D’où le rétablissement des relations entre l’Arabie saoudite et le Qatar. D’où la volte-face des Saoudiens contre l’Égypte et en faveur du Qatar.

Ainsi, et nous devons l’admettre, l’Égypte a été maîtrisée par le refus de sa demande d’une intervention internationale spéciale en Libye, l’administration US lui ayant fait savoir que la solution devra être politique. Laquelle solution passe par les Frères Musulmans et la recherche d’un accord entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Qatar.

Le régime égyptien s’est donc incliné en dépit du soutien de la Russie prête à coopérer, la coalition contre le terrorisme en Libye n’a pas eu lieu, mais instruction a été donnée aux Pays du Golfe d’ouvrir les tiroirs-caisses pour distraire le peuple égyptien par la manne financière à venir. Et les voilà tous rendus à Charm el-Cheikh pour claironner des chiffres de 10, 18, puis 30 milliards de dollars, qui pourraient atteindre les 100 milliards si l’année prochaine il s’avérait que les investissements étaient profitables.

Alors qu’en réalité, il s’agit essentiellement de projets et de prêts dont les intérêts iront aux nantis, et de placements bancaires destinés à éviter l’écroulement de la monnaie égyptienne ; ce qui ne modifiera pas grand-chose du revenu réel des citoyens égyptiens écrasés par la pauvreté.

Partant de là, nous pouvons donc répondre aux questions suivantes :

  • L’équation yéménite penchera-t-elle en faveur de l’Arabie saoudite ? NON.
  • L’équation libyenne penchera-t-elle en faveur de l’Égypte ? NON.
  • L’Égypte, acceptera-t-elle de s’aventurer dans une guerre contre le Yémen ? NON.
  • La Turquie, acceptera-t-elle de s’aventurer dans une guerre contre le Yémen ? NON.
  • L’Arabie saoudite, se trouvera-t-elle obligée d’accepter de revenir au dialogue inter-yéménite qui devrait déboucher sur un Conseil présidentiel, avec les Houtis comme interlocuteurs de poids ? OUI.
  • Le gouvernement égyptien se trouvera-t-il obligé à une confrontation, car si les Frères Musulmans arrivaient au pouvoir en Libye, même au sein d’un gouvernement d’union nationale [actuellement, deux gouvernements et deux assemblées législatives, NdT], ils se renforceront en Égypte ? OUI.

Autrement dit, la situation évolue dans un sens qui ne sert pas les intérêts de ceux qui se sont embarqués dans le sillage des USA, que ce soit du côté saoudien ou du côté égyptien.

Ceci, alors que le destin de l’Égypte est de s’associer avec la Syrie dans la guerre contre Daech, Jabhat al-Nosra et les Frères Musulmans, et que le destin de l’Arabie saoudite est de reconnaître humblement que les Houtis sont désormais un facteur obligatoirement déterminant dans les négociations, ainsi que dans le dialogue inter-yéménite, et que leur relation avec l’Iran, au cas où elle se concrétise, ne peut les affecter en tant que force patriote yéménite capable d’apaiser les tensions, non l’inverse.

Nasser Kandil

16 mars 2015

Source : émission de Top News-nasser-kandi [à partir de la 48ème minute]

https://www.youtube.com/watch?v=LWFRgRP0lBI&feature=youtu.be

Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Notes :

[1] L’Egypte décroche 36,2 milliards de dollars de contrats en trois jours

http://www.latribune.fr/economie/international/l-egypte-decroche-36-2-milliards-de-dollars-de-contrats-en-trois-jours-461114.html

[2] Yémen. Les dernières nouvelles de demain… par Hedy Belhassine

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5702

[3]Retour des chiites sur la scène yéménite

http://www.monde-diplomatique.fr/2014/11/BONNEFOY/50965

[4] Al-Sissi : la sécurité du Golfe est une ligne rouge et elle est inséparable de la sécurité égyptienne

http://www.alsharq.net.sa/2014/11/02/1242609

[5] L’Egypte bombarde l’Etat islamique en Libye et réclame un appui international

http://www.lemonde.fr/libye/article/2015/02/16/chretiens-decapites-par-l-ei-l-egypte-riposte-en-libye_4577040_1496980.html

[6] L’Egypte pousse l’ONU pour une intervention internationale en Libye

http://www.slateafrique.com/558351/legypte-pousse-lonu-pour-une-intervention-internationale-en-libye

Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député, Directeur de TopNews-nasser-kandil, et Rédacteur en chef du quotidien libanais Al-Binaa.

Copyright © 2015 Mondialisation.ca

Les secrets de l’avalanche de milliards de dollars sur l’Égypte

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Boycott aux Nations-Unies

Publié le par Felli Bernard

Photo By © Maxim Shemetov / Reuters/Reuters
Photo By © Maxim Shemetov / Reuters/Reuters

Boycott aux Nations-Unies

Le 20 mars 2015 – Source sg.news

NATIONS UNIS – La Russie, la Chine, le Venezuela et l’Angola n’ont pas participé à une réunion informelle du Conseil de sécurité des Nations unies, jeudi dernier, sur les droits de l’homme en Crimée un an après que la Russie a annexé la péninsule ukrainienne en mer Noire de l’Ukraine, ont indiqué des diplomates.

Le parlement russe a approuvé l’annexion de la Crimée le 21 mars 2014, après que les forces russes en ont pris le contrôle, car celle-ci héberge une base de la flotte russe, et que les résidents ont voté pour le rattachement à la Fédération de Russie lors d’un référendum.

«Nous considérons cette réunion comme contre-productive et provocatrice. Son sujet ne relève pas de la compétence du Conseil de sécurité de l’ONU», a déclaré le porte-parole russe à l’ONU, Alexey Zaytsev.

Les quinze membres du Conseil de sécurité ont tenu plus de trente réunions sur l’Ukraine depuis le rattachement de la Crimée. Les combats entre les rebelles séparatistes soutenus par la Russie et les troupes du gouvernement ukrainien en Ukraine orientale ont tué plus de six mille personnes et déplacé plus d’un million de réfugiés, selon l’Organisation des Nations unies.

L’ambassadrice des Nations unies pour la Lituanie, Raimonda Murmokaite, qui a organisé cette réunion informelle, a déclaré qu’il était regrettable que la Russie, la Chine, le Venezuela et l’Angola n’y aient pas assisté.

«La Russie est habituellement très rapide à critiquer l’Ukraine sur les allégations de violations des droits de l’homme, mais ignore complètement ces mêmes violations quand elles se déroulent dans son propre pays ou dans les pays sous sa coupe», a-t-elle déclaré.

Note du traducteur
Ce texte d’information est essentiellement à noter parce qu’il montre une fois de plus le soutien indéfectible de la Chine envers la Russie. La coalition des deux pays pour contrer les initiatives occidentales est de plus en plus avérée.

Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone

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Tribune de Nicolas Baverez dans Le Figaro :...

Publié le par Bernard Felli

Tribune de Nicolas Baverez dans Le Figaro :...

Tribune de Nicolas Baverez dans Le Figaro : réponse de Yvan Blot
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Tribune de Nicolas Baverez dans Le Figaro : réponse de Yvan Blot

Publié le par Felli Bernard

Yvan Blot
Yvan Blot

Tribune de Nicolas Baverez dans Le Figaro : réponse de Yvan Blot

Publié par Realpolitik.tv le 20 mars 2015 dans Articles

Cher monsieur Baverez,

Vous avez commis une tribune libre dans Le Figaro qui mérite quelques remarques : vous prétendez dans un esprit néo-colonialiste et raciste que la Russie a été coupée du monde civilisé dit “moderne” par les tsars puis par le communisme. Vous ignorez tout du tsarisme et du développement économique russe du début du 20ème siècle. Quant au communisme, c’est un produit de cette modernité occidentale que vous admirez tant : Marx était allemand et Lénine (que vous n’avez pas du lire) admirait la Commune de Paris : il disait que le marxisme était juste car il mêlait l’économie politique anglaise, le socialisme français et la philosophie allemande : tout cela est bien occidental et non russe ! L’Occident a aussi produit le 3ème Reich et le livre de chevet d’Hitler était “Les juifs maitres du monde” de l’industriel américain Henry Ford : vous admirez aussi ? L’Occident n’a que des qualités, c’est bien connu !

Yvan Blot

Vous critiquez les liens entre le FSB et les entreprises : savez vous que c’est exactement ce qu’a dit le président Eisenhower dans son discours d’adieu à propos des USA ? Vous n’avez pas entendu parler du complexe militaro-industriel américain ? Je vous signale que ce genre de liens existe aussi en France, et heureusement : il faut être un bisounours pour vouloir diaboliser des services secrets dont chaque État ne peut se passer !

Vous parlez de la régression sous Poutine : le niveau de vie russe a doublé depuis 2000 : excusez moi du peu ! L’État ne garantie aucune propriété ? Mais les impôts spoliateurs sont en France et non en Russie où il y a une flat tax de 13% sur les revenus ! Pourquoi il y a 1500 entreprises françaises en Russie ou commerçant avec la Russie ? Total, Servier, Auchan, la Société générale sont des imbéciles ou c’est vous qui écrivez n’importe quoi ? Vous avez fait des affaires en Russie ? Je vous signale que la Heritage Foundation dans son Liberty index pour 2014 montre que la Russie est plus libérale que la France pour le droit du travail et les prélèvements fiscaux.

Vous parlez de personnes assassinées en Russie : mais en France, on a eu les assassinats ou “suicides” de Broglie, Boulin, Béregovoye, Grossouvre, etc… et vous en tirez quoi comme conclusion ? Que la France est une dictature ? Kennedy et Martin Luther King : les USA sont une dictature ?

Citez moi, je vous prie, des paroles précises du président Poutine sur son “projet impérial” issu de vos rêves !

Vous dites que la Russie est isolée : mais avez-vous vu un globe terrestre ? Isoler la Russie ! Pourquoi pas l’Amérique latine ? La Russie n’est pas la Belgique ! Vous voulez aussi isoler la Chine et l’Inde, ces amis de la Russie ? Donc vous isolerez près de 3 milliards d’habitants ? Pour vous, il n’y a visiblement que l’Occident de race blanche (et si possible parlant anglais) qui compte !

Poutine est un nihiliste ? Mais relisez donc “les Démons” de Dostoïevski, vous verrez ce que sont les nihilistes. Vous êtes ni historien ni philosophe, cela se voit ! Poutine est un conservateur pragmatique et il a bien raison !

La guerre d’Afghanistan a provoqué la chute de l’URSS ? C’est à pleurer de bêtise ! Le prix Nobel Friedrich Hayek m’avait confié en 1985 qu’à son avis l’URSS disparaitrait 5 ans plus tard car sans marché, ils n’avaient pas de signaux pour calculer la rareté et gaspillaient donc leurs ressources, ce qui les conduirait à l’effondrement : analyse plus fine que la votre, vous m’excuserez ! Un guerre lointaine n’a jamais détruit un régime politique : les USA ont survécu à leur échec au Vietnam que je sache !

Enfin, vous parlez d’une société russe hystérique ? Je vois surtout que c’est vous qui êtes vraiment malade d’hystérie anti russe. Visiblement, vous ne devez pas voyager beaucoup en Russie !

Je vous plains de vous abaisser ainsi à publier des feuillets d’une propagande aussi indigente ! Revenez sur terre et ne restez pas dans votre bulle idéologique. On peut être ivre d’alcool mais aussi ivre d’idéologie : dans ce cas, il est urgent de faire une cure de sobriété (que prône l’église orthodoxe que vous croyez fanatique car vous ne la connaissez pas) !

Cordialement,

Ivan Blot
Ancien député
Consultant auprès de Spoutnik France
Expert au Club international de Valdaï

Photo en une : Nicolas Baverez à l’université d’été du MEDEF en 2009. Crédit : MEDEF via Flickr (cc)

Nicolas Baverez à l’université d’été du MEDEF en 2009. Crédit : MEDEF via Flickr (cc

Nicolas Baverez à l’université d’été du MEDEF en 2009. Crédit : MEDEF via Flickr (cc

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