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Et pendant ce temps ....Autorisation des cultures...

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Et pendant ce temps ....Autorisation des cultures d'OGM facilitée par le Parlement européen : les entreprises gagnent

Publié le par Felli Bernard

Air du temps Santé Sagesse Maya Elections 2012

15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 13:39

Et pendant ce temps ....Autorisation des cultures d'OGM facilitée par le Parlement européen : les entreprises gagnent

Les députés européens ont adopté mercredi une directive facilitant les autorisations de cultures transgéniques. Elles ne seront plus décidées au niveau communautaire, mais par chaque État. Et les entreprises pourront attaquer les interdictions.

C'en est fini de la directive 2001/18 qui présidait depuis quatorze ans à l'autorisation de tout nouvel organisme génétiquement modifié (OGM) et dont les difficultés d'application bloquaient de facto les cultures transgéniques en Europe - le seul OGM cultivé dans l'Union est le maïs MON 810, autorisé en 1998 dans le cadre d'un précédent texte européen. Les députés européens ont en effet voté mercredi 13 janvier à Strasbourg à une très large majorité (480 voix contre 159) une nouvelle directive dont on peut craindre qu'elle soit beaucoup plus favorable aux OGMs.

Dite « de renationalisation des procédures d'autorisation des OGMs », la nouvelle directive est pourtant en apparence plus sévère que sa devancière car elle prétend « faciliter » les interdictions nationales. Auparavant en effet, pour interdire la culture d'une variété transgénique autorisée en Europe, un pays devait démontrer au moyen « de nouvelles preuves scientifiques » que ces plantes présentaient un risque pour la santé humaine ou animale et décréter un moratoire. En France, les moratoires étaient régulièrement déboutés par le Conseil d'État. Désormais, d'autres raisons pourront être invoquées, comme « des objectifs de politiques agricoles, environnementales, publiques » ou simplement « des impacts socio-économiques ».

Mais, et c'est là que le bât blesse pour les opposants aux OGMs, ces raisons devront avoir été négociées au préalable entre l'État qui veut interdire l'OGM sur son territoire et l'entreprise de biotechnologie qui fait la demande d'autorisation. « Pour la première fois en Europe, quelque soit le domaine concerné, des États devront demander une autorisation à des entreprises pour pouvoir interdire un de leur produit sur leur territoire. C'est inacceptable ! », s'insurge José Bové, député Verts-ALE.

De surcroît, le manque de clarté du texte ouvre la porte à des attaques des entreprises semencières contre les interdictions nationales, par exemple pour distorsion de concurrence dans le marché intérieur, atteinte aux règles de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) ou encore devant des tribunaux arbitraux tels que prévu dans le traité TTIP ou le CETA (accord de commerce entre le Canada et l'Union européenne). « Quel sera le poids juridique des raisons autres que « scientifiques » mises en avant par un État pour interdire un OGM sur son territoire ? », s'interroge-t-il.

Ce n'est pas tout. La nouvelle directive placera les États membres dans une situation « schizophrénique » quand une demande d'autorisation d'un nouvel OGM leur sera présentée. « Comment pourront-ils faire valoir leur opposition à l'autorisation au niveau européen alors qu'ils disposeront des outils pour prendre une décision au niveau national ? », s'interroge Eric Meunier, d'Inf'OGM. Et ne risque-t-on pas d'assister à d'autres marchandages et arrangements dans les coulisses du Parlement où les négociations ne sont pas toujours de la plus grande transparence ?

Avec cette nouvelle directive, la Commission Juncker fait aboutir un projet muri de longue date. « C'est l'ex-commissaire européen John Dalli, sous l'ère Barroso, qui est à l'initiative de cette nouvelle directive. Sous couvert de la possibilité donnée aux États d'interdire les cultures sur leur sol, l'objectif est de débloquer politiquement la situation et de donner aux OGMs un élan nouveau en Europe », analyse Eric Meunier.

Les semenciers, par la voix de Marc Richard-Molard, délégué permanent de Initiatives Biotechnologies Végétales (IBV est la plate-forme qui fédère l'interprofession semencière et les organisations professionnelles impliquées dans le développement des semences « performantes et innovantes ») ne cachent pas leur satisfaction : « A cause du dissensus permanent qui existait au sein du Conseil des chefs d'État, la directive 2001-18 n'avait permis la mise sur le marché d'aucun OGM (à part de manière très brève l'Amflora). Cette situation n'était pas satisfaisante pour les pays européens favorables à la culture des OGM, la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas notamment, mais le nouveau texte va changer les choses », dit-il à Reporterre.

Citée par le journal The Guardian, Sarah Cundy, la directrice de la politique britannique en matière d'OGM, s'est déjà déclarée en faveur d'une mise en culture rapide d'OGMs dans son pays. « Nous espérons voir le maïs 1507 être autorisé très rapidement désormais. La nouvelle directive devrait permettre aussi le développement de nouvelles semences innovantes beaucoup plus rapidement que par le passé », s'est-elle félicitée dès que le résultat du vote a été connu. Les pro-OGM ont malheureusement remporté hier une bataille importante.

Philippe Desfilhes
Reporterre

Via Sott


Commentaire : Les derniers remparts sont abattus. Et si l'on parle de liberté, c'est bien de celle des entreprises de l'agro-chimie dont il est question. La notre, enfin, ce qui l'en reste, se situe en aval, en choisissant avec soin et avec l'aide d'une loupe, ce que nous décidons de manger.

- Les dangers d'une alimentation aux OGM soulignée par une étude égyptienne

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OGM = C'est confirmé : L'ADN des cultures génétiquement modifiées est transféré aux humains qui les mangent. - MOINS de BIENS PLUS de LIENS

Par Steven Peters - Le 11 février 2014 Dans une nouvelle étude publiée dans la revue " Public Library of Science ", les chercheurs soulignent qu'il existe des preuves suffisantes que des repas a...

http://www.brujitafr.fr/article-ogm-c-est-confirme-l-adn-des-cultures-genetiquement-modifiees-est-transfere-aux-humains-qui-les-123803497.html

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Le bitcoin démarre l'année sur un décrochage

Publié le par bernard felli

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Le bitcoin démarre l'année sur un décrochage

Publié le par Felli Bernard

BITCOIN
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Le bitcoin démarre l'année sur un décrochage

AFP Publié le mercredi 14 janvier 2015 à 17h56 - Mis à jour le mercredi 14 janvier 2015 à 17h58

Actualité

Le bitcoin a une nouvelle fois été victime d'une forte baisse de son cours, la monnaie virtuelle ayant perdu près de 30% de sa valeur entre mardi matin et mercredi soir, passant sous la barre symbolique des 200 dollars.

Alors que le bitcoin valait encore 270 dollars hier matin sur la plateforme d'échanges européenne Bitstamp, il cotait mercredi autour de 190 dollars en fin d'après-midi, après une chute à 160 dollars dans la matinée.

Début 2014, la monnaie virtuelle valait près de 1.000 dollars. Fortement volatile, elle a connu depuis plusieurs krachs-éclair mais elle n'avait pas franchi à la baisse la barre des 200 dollars depuis octobre 2013.

Pour expliquer la chute de ces deux derniers jours, les sites spécialisés évoquent une possible manipulation des cours ou une sortie des spéculateurs qui chercheraient à se débarrasser massivement de leurs bitcoins.

Le piratage de la plateforme Bitstamp, qui s'est fait dérober 19.000 bitcoins début janvier (soit l'équivalent de plus de 4,5 millions de dollars au moment des faits) a également pu jouer à la marge.

Bitstamp, l'un des plus importants sites d'échanges, avait dû suspendre provisoirement son activité pour sécuriser son service, relançant le débat sur la fiabilité de la monnaie virtuelle, déjà mise en cause par la faillite au printemps 2014 de la plateforme d'échanges MtGox.

Ce site japonais avait dû cesser ses opérations après une attaque informatique ayant fait disparaître plus de 600.000 bitcoins.

En outre, avec le début mardi du procès du cerveau présumé du site internet Silk Road, qui proposait drogues, faux papiers et produits de contrebande payables en bitcoin, la réputation sulfureuse de la monnaie est revenue sur les devants de la scène, ce qui a pu contribuer à alimenter la nervosité.

Selon le site spécialisé Coindesk, les traders du Nasdaq estiment que la juste valeur de la monnaie se situe autour de 140 dollars.

Sur le même sujet :

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Publié le par Bernard Felli

Bonjour à tous voici le message envoyé au terroristes par rapport au attentats de charlie hebdo. Je tient à préciser que je suis en aucun membre des anonymous et je ne fait que publier le message des anonymous. Je suis Charlie, Nous sommes Charlie

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Publié le par bernard felli

Bonjour à tous voici le message envoyé au terroristes par rapport au attentats de charlie hebdo. Je tient à préciser que je suis en aucun membre des anonymous et je ne fait que publier le message des anonymous. Je suis Charlie, Nous sommes Charlie

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Flambée du franc suisse et tsunami sur la bourse...

Publié le par bernard felli

Flambée du franc suisse et tsunami sur la bourse...

Flambée du franc suisse et tsunami sur la bourse de Zurich (-9%)
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Flambée du franc suisse et tsunami sur la bourse de Zurich (-9%)

Publié le par Felli Bernard

Franc suisse
Franc suisse

Flambée du franc suisse et tsunami sur la bourse de Zurich (-9%)

AFP Publié le jeudi 15 janvier 2015 à 14h44 - Mis à jour le jeudi 15 janvier 2015 à 15h16

Actualité

La Banque Nationale Suisse (BNS) a pris les marchés par surprise en annonçant jeudi l'abandon du taux plancher, l'axe principal de sa politique monétaire depuis plus de trois ans, déclenchant une montée en flèche du franc suisse et une véritable tempête en Bourse.

En septembre 2011, en pleine crise de l'euro, la banque centrale helvétique avait fixé un taux de change minimum à 1,20 franc suisse pour 1 euro afin de décourager les investisseurs de se retrancher derrière sa devise, une valeur refuge par excellence, alors que sa surévaluation avait lourdement impacté les entreprises exportatrices suisses. "Cette mesure exceptionnelle et temporaire a préservé l'économie suisse de graves dommages", a expliqué la BNS dans un communiqué.

Ces dernières semaines, cet axe central de sa politique monétaire a cependant été malmené par la chute de l'euro face au dollar, qui a entraîné par ricochet une dépréciation du franc suisse face au billet vert. "Dans ce contexte, la Banque nationale est parvenue à la conclusion qu'il n'est plus justifié de maintenir le cours plancher", a-t-elle considéré.

L'an passé, le franc suisse s'était dangereusement rapproché du cours plancher alors que la BNS s'était retrouvée prise en étau entre la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), qui s'acheminait vers un assouplissement quantitatif, et celle de la Réserve fédérale américaine, qui s'orientait au contraire vers un relèvement des taux.

Lors d'une conférence de presse jeudi à Zurich au siège de la BNS, Thomas Jordan, son directeur général, a déclaré que compte tenu de l'évolution de la situation dans les principales zones monétaires "s'accrocher au taux plancher n'avait plus de sens à long terme", estimant qu'il s'agissait du "bon moment" pour y renoncer. Dans la foulée la BNS a annoncé qu'elle abaissait à nouveau son taux d'intérêt, à -0,75% afin de réduire l'attrait du franc suisse.

Choc boursier

Cette décision a pris les investisseurs par surprise, déclenchant une véritable choc sur les marchés. "Le marché ne l'avait clairement pas vu venir", a réagi Andreas Ruhlmann, analyste chez IG Bank, évoquant un changement "drastique" de politique monétaire. Le franc suisse est remonté en flèche face à l'euro (+50%), la parité se situant à 1,05, soit un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis plus de trois ans.

La Bourse suisse a quant à elle immédiatement dégringolé. A 12H48 GMT, l'indice SMI des valeurs vedettes de la place suisse perdait 9,54%. Le secteur du luxe, très sensible aux fluctuations de change, accusait les plus fortes baisses, l'horloger Swatch plongeant de 17% tandis que Richemont chutait de 15,7%. "Il s'agit d'un mini krach. La crédibilité de la BNS est entamée", a jugé Christopher Dembik, Economiste chez Saxo Banque. Cette décision soulève d'ores et déjà de vastes interrogations quant à son impact sur l'économie suisse. "Une période de forte déflation est un risque sérieux", a estimé Christian Schulz, économiste chez Berenberg, pointant que les secteurs d'exportations, le commerce de détail mais aussi le tourisme risquaient d'en souffrir.

Impacts négatifs sur l'économie suisse

La banque suisse UBS prévoit pour sa part d'importants impacts négatifs pour l'économie helvétique après l'abandon du taux plancher. Dans une note, les experts d'UBS estiment que cette mesure va réduire de 5 milliards de francs suisses (5 mlds euros) les exportations suisses. La croissance de la Suisse devrait également être affectée, ajoute cette note, avec un recul estimé de 0,7%.

Pour Nick Hayek, patron de Swatch Group, numéro 1 mondial de l'industrie horlogère, l'abandon du cours plancher est un "tsunami pour l'ensemble de la Suisse". Cette mesure va avoir des répercussions pour "l'industrie d'exportation, le tourisme, mais également pour l'ensemble de la Suisse", a-t-il poursuivi.

Enfin, l'industrie des machines suisse, regroupée dans l'organisation patronale Swissmechanic, juge catastrophique l'abolition du taux plancher. L'association patronale, qui compte dans ses membres 1.400 petites et moyennes entreprises de l'industrie des machines, des équipements électriques et des métaux employant au total plus de 70.000 personnes, demande à la BNS de reconsidérer sa décision. "Il n'est pas possible que nos PME - la colonne vertébrale de notre économie - soient ainsi abandonnées", écrit Swissmechanic.

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En chiffres, USA et OTAN sont les plus grands...

Publié le par Bernard Felli

En chiffres, USA et OTAN sont les plus grands...

En chiffres, USA et OTAN sont les plus grands tueurs de journalistes au monde
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En chiffres, USA et OTAN sont les plus grands tueurs de journalistes au monde

Publié le par Felli Bernard

CHARLIE HEBDO
CHARLIE HEBDO

En chiffres, USA et OTAN sont les plus grands tueurs de journalistes au monde

Publié par wikistrike.com sur 15 Janvier 2015, 08:01am

Catégories : #Politique internationale, #Culture - médias - Livres - expos - rencontres

Dans la foulée des attaques terroristes perpétrées par des agents autoproclamés d’Al-Qaïda et ayant coûté la vie à 12 personnes, dont huit journalistes du journal satirique français Charlie Hebdo, l’élite et les médias dominants occidentaux, en exprimant leur compassion et leur indignation, ne font que mettre en lumière leur complaisance envers le terrorisme d’État occidental et israélien.

Avant d’explorer de plus près cette question, il convient de noter que les attentats de Paris comportent des signes indiquant la possibilité d’un attentat sous faux pavillon, par exemple la carte d’identité laissée dans la voiture par un terroriste. Cette hypothèse ne fait toutefois pas l’objet d’une analyse et est exclue d’emblée, complètement ignorée par les médias traditionnels. Par ailleurs, l’un des terroristes présumés, Cherif Kouachi, a déclaré à un média français qu’il avait été financé par l’ancien chef d’Al-Qaïda Anwar Al-Awlaki, un religieux étasunien ayant dîné au Pentagone quelques mois après le 11-Septembre. Selon le lieutenant-colonel étasunien Anthony Shaffer, Al-Awlaki a « travaillé comme agent triple et était un atout du FBI avant le 11-Septembre » (Kurt Nimmo, FBI admet Pentagone convive Al-Awlaki a travaillé pour eux , Infowars 2 août 2012.)

Depuis les attentats meurtriers du 7 janvier 2015, les médias occidentaux, en particulier les médias québécois, clament d’une manière très ethnocentrique que « la planète est en deuil » et pleure la mort des journalistes français. Cet événement tragique doit être condamné, mais il doit être examiné dans un contexte approprié. Dans les pays où la France a bombardé des civils, par le biais de l’OTAN et des invasions militaires menées par les États-Unis, et là où des terroristes soutenus par l’Occident tuent des civils innocents (Libye, Syrie), les populations vivent constamment le deuil de leurs proches. Ces décès ne sont cependant pas signalés. Le monde occidental n’est pas « la planète » et « tout le monde n’est pas Charlie », contrairement à ce que les médias nous portent à croire.

Plusieurs salles de rédaction du réseau public Radio-Canada ont pris des photos tenant des affiches « Je suis Charlie ».

Lors de la dernière attaque contre Gaza, 13 journalistes palestiniens ont été tués par l’armée israélienne. Ces journalistes ont été tués dans le but de supprimer la vérité concernant les atrocités israéliennes. On n’a vu nulle part des journalistes occidentaux tenant des affiches de solidarité.

Avant les décapitations de James Foley et Steven Sotloff, des dizaines de journalistes ont été tués en Syrie par des terroristes armés, entraînés et financés par des pays de l’OTAN et leurs alliés antidémocratiques comme l’Arabie saoudite. Des centaines de civils ont également été décapités bien avant eux, environ 200 dans un seul village, selon un rapport de Human Rights Watch. (Voir Julie Lévesque, L’État islamique: un groupe terroriste « prodémocratie » appuyé par les États-Unis et formé pour décapiter, Mondialisation.ca, 19 septembre, 2014.)

L’indignation a cependant été réservée aux journalistes occidentaux décapités.

La guerre en Syrie a été très meurtrière pour les journalistes : 153 morts, selon certaines estimations, et ce grâce au terrorisme appuyé par l’OTAN. Là encore, aucun journaliste occidental brandissant des pancartes de compassion pour les journalistes syriens en vue.

Le pays le plus meurtrier dans le monde pour les journalistes a toutefois été l’Irak durant l’occupation des États-Unis. Selon le Comité de protection des journalistes (CPJ):

La guerre menée par les États-Unis en Irak a coûté la vie d’un nombre record de journalistes et a remis en question certaines perceptions répandues sur les risques de la couverture des conflits. Par exemple, plus de journalistes ont été tués dans des assassinats ciblés en Irak que dans des circonstances liées au combat [...]

Selon des recherches du CPJ, au moins 150 journalistes et 54 travailleurs de soutien ont été tués en Irak à la suite de l’invasion étasunienne, de mars 2003 à la fin déclarée de la guerre en décembre 2011.

Les décès en Irak dépassent de loin tout autre bilan documenté pour la presse en temps de guerre. Le CPJ, fondé en 1981, a enregistré la mort de 58 journalistes au cours de la guerre civile algérienne de 1993 à 1996, 54 autres décès dans la guerre civile non déclarée en Colombie, qui a commencé en 1986, et 36 décès dans le conflit des Balkans de 1991 à 1995 [...]

Des insurgés de tous acabits ont été responsables de la mort de 110 journalistes et de 47 travailleurs des médias en Irak. Les actions des forces étasuniennes, incluant des tirs provenant de points de contrôle et des frappes aériennes, ont entraîné la mort de 16 journalistes et de six travailleurs des médias. (Frank Smyth, Iraq war and news media: A look inside the death toll, Committee to Protect Journalists, 18 mars 2013)

Les chiffres du Tribunal BRussells concernant les meurtres de journalistes en Irak sont beaucoup plus élevés:

Selon les statistiques du Tribunal BRussells, au moins 404 professionnels des médias ont été tués en Irak depuis l’invasion étasunienne en 2003, parmi eux 374 Irakiens. L’impunité en Irak est bien pire que n’importe où ailleurs dans le monde. (Dirk Adriaensens, The Killing of Journalists in Iraq, BRussells Tribunal, 4 janvier 2014)

Parmi les morts, deux journalistes – un Irakien, Yasser Salihee, et un Étasunien, Steven Vincent – lesquels enquêtaient sur les escadrons de la mort soutenus par les États-Unis en Irak.

Le 24 juin, Yasser Salihee, un correspondant spécial irakien pour l’agence de nouvelles Knight Ridder, a été tué d’une seule balle à la tête alors qu’il approchait d’un point de contrôle mis en place près de son domicile dans l’ouest de Bagdad par les troupes étasuniennes et irakiennes. Le coup aurait été tiré par un tireur d’élite américain. Selon des témoins oculaires, aucun coup de semonce n’a été tiré.

L’armée étasunienne a annoncé qu’elle mène une enquête sur le meurtre de Salihee. Cependant Knight Ridder a déjà déclaré qu’il n’y a aucune raison de croire que la fusillade était liée a son travail. Au contraire, sa dernière affectation donne des raisons de soupçonner qu’elle l’était.

Au cours du mois passé, Salihee avait recueilli des preuves que les forces irakiennes soutenues par les USA ont mené des exécutions extra-judiciaires de membres présumés et de partisans de la résistance anti-occupation. Son enquête était basée sur un reportage du magazine New York Times en mai et détaillant comment l’armée étasunienne avait constitué les commandos de la police du ministère irakien de l’Intérieur, appelés la Brigade des Loups, en prenant pour modèle les escadrons de la mort déployés au Salvador dans les années 1980 pour écraser l’insurrection de la gauche. (James Cogan, Journalist killed after investigating US-backed death squads in Iraq, World Socialist Web Site, 1er juillet, 2005)

Le journaliste américain Steven Vincent a été enlevé et assassiné le 2 août à Bassorah, la ville irakienne du sud où il travaillait comme auteur et blogueur à la pige. Les soupçons de ce meurtre, le premier d’un journaliste étasunien en Irak, pèsent non pas sur Al-Qaïda ou les insurgés sunnites, mais sur la police de l’administration à majorité chiite installée à Bassorah avec le soutien des forces d’occupation étasuniennes et britanniques. (Patrick Martin, US journalist who exposed Shiite death squads murdered in Basra, World Socialist Web Site, 5 août 2005)

Pour des raisons inconnues, le journaliste irakien Yasser Salihee, n’a pas été inclus dans la liste du CPJ.

Le Tribunal BRussells rapporte en outre que de nombreux décès ne sont pas signalés par le CPJ et Reporters sans frontières. L’explication reflète le contraire de ce qui se passe avec la couverture biaisée et émotive des meurtres de Charlie Hebdo, à savoir la dédramatisation de la mort des journalistes irakiens.

Depuis l’invasion de 2003, les grands médias ont constamment cherché à minimiser le nombre de mortalités. Il s’agit d’un fait bien établi et le meurtre des professionnels des médias ne fait pas exception. Il est évident que les groupes occidentaux de défense des droits des journaliste hésitent à dire exactement combien de leurs collègues ont perdu la vie sous l’occupation impitoyable des États-Unis et de la Grande-Bretagne, une occupation qui perdure. Ces groupes réduisent alors les critères d’inclusion dans leurs listes. Cette attitude est inacceptable, surtout parce qu’il est question de collègues professionnels [...]

L’Irak était le pays le plus meurtrier pour les professionnels des médias en 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2010, 2011 et 2013 (Adriaensens, op. cit.)

Presque 400 journalistes irakiens morts et pourtant nos compatissants professionnels des médias n’ont jamais affiché leur solidarité.

Julie Lévesque

Journaliste

Article initialement publié en anglais: Mourning Charlie Hebdo Journalists, While Ignoring that US-NATO State-Sponsored Terrorism is the “Number One Killer” of Journalists, 10 janvier 2015

Lu ici

Plusieurs salles de rédaction du réseau public Radio-Canada ont pris des photos tenant des affiches « Je suis Charlie ».

Plusieurs salles de rédaction du réseau public Radio-Canada ont pris des photos tenant des affiches « Je suis Charlie ».

L’Irak était le pays le plus meurtrier pour les professionnels des médias en 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2010, 2011 et 2013 (Adriaensens, op. cit.)

L’Irak était le pays le plus meurtrier pour les professionnels des médias en 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2010, 2011 et 2013 (Adriaensens, op. cit.)

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