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Les renseignements français cèdent à l’américain Palantir la surveillance du web

Publié le par Felli Bernard

Je l’avais loupé en décembre, je me rattrape donc…

Source : L’Express, 09/12/2016

Alex Karp, cofondateur et DG de Palantir. L’entreprise a signé un contrat avec la DGSI en France. REUTERS/Mike Blake

La DGSI n’a pas les moyens d’analyser l’ensemble des données récoltées par le biais de ses systèmes de surveillance. Elle va déléguer à Palantir, cofondée par un membre du cabinet Trump, le traitement de ces données.

Il n’est pas suffisant de voter des tas de lois antiterroristes et renseignement imposant la surveillances des réseaux télécoms. La quantité de données amassée par ces grandes oreilles numériques est énorme, et il faut par la suite pouvoir les traiter.

Or, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) s’est rendue compte qu’elle ne possédait pas les moyens suffisants pour le faire. Paris-Match a révélé que l’agence française avait signé un contrat avec la firme américaine Palantir, pour la seconder dans ses missions d’anti-terrorisme.

Une solution financée par la CIA

Palantir, société très secrète basée dans la Silicon Valley, financée à son lancement par la CIA et qui serait valorisée aujourd’hui 20 milliards de dollars, est spécialisée dans l’analyse big data et travaille pour des clients tels que le FBI et la NSA. Elle aurait, dit-on, contribué à localiser Ben Laden en 2011.

D’après les services, la France n’a pas eu le choix, et dû faire appel aux services d’une entreprise étrangère. “Ils sont les seuls à disposer de cette technologie qui nous est nécessaire”, explique à Paris Match un agent de la lutte antiterroriste. “Avec Palantir, les services US vont disposer d’une fenêtre grande ouverte sur des informations sensibles et notre lutte antiterroriste. C’est un moindre mal, mais il ne faut pas être dupe”.

“Des problèmes de souveraineté nationale”

Des informations tellement sensibles qu’en février dernier, alors interrogé par L’Express, le ministère de l’Intérieur indiquait: “utiliser une solution américaine, de surcroît financée par la CIA, pose des problèmes de souveraineté nationale”.

Le problème se pose avec d’autant plus d’acuité que l’un des co-fondateurs de Palantir est Peter Thiel, seul soutien notable de Donald Trump dans la Silicon Valley, désormais membre du cabinet du président élu.

Source : L’Express, 09/12/2016

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La City de Londres alias la Couronne contrôle la finance et l’argent du monde

Publié le par Felli Bernard

a City de Londres alias la Couronne contrôle la finance et l’argent du monde

La City de Londres alias la Couronne contrôle la finance et l’argent du monde

Ce que l’on appelle “la couronne” n’est pas la propriété de Westminster ni de la reine d’Angleterre…

La City de Londres a reçu des privilèges variés et spéciaux depuis la conquête normande, tel que celui de gérer ses propres affaires, dû en partie aux pouvoirs de son capital financier. Ceux-ci sont aussi mentionnés dans les statuts de William et Mary de 1690.

La City de Londres est l’épicentre du monde de la finance et le kilomètre et demi au carré le plus riche de la planète, il contient la Banque d’Angleterre sous contrôle de la famille Rothschild, la Lloyd’s de Londres, le London Stock Exchange (bourse de Londres), TOUTES les banques britanniques, les succursales de 385 banques étrangères et de 70 banques américaines.

Elle a ses propres tribunaux, lois, drapeau et force de police, elle ne fait pas partie de Londres, du greater London, ni de l’Angleterre, ni du Commonwealth britannique. ELLE NE PAIE AUCUN IMPOT !!

L’état de la City de Londres abrite les journaux de Fleet Street ainsi que les monopoles de publication comme la BBC et l’agence d’information Reuters, elle est aussi le QG mondial, le GQG, de la Franc-Maçonnerie anglaise et du cartel de la finance mondiale connu sous le nom de “la couronne”…

Depuis des siècles la Banque d’Angleterre a été le centre du système monétaire frauduleux mondial, fondé sur la “dette” (et sa monnaie de singe inhérente).

Le cartel banquier des Rothschild a maintenu une poigne de fer sur le système monétaire global au travers de:

  • La Banque des Règlements Internationaux (BRI), la Banque centrale des banques centrales, basée à Bâle en Suisse
  • Le Fond Monétaire International (FMI)
  • La Banque Mondiale (BM), les banques centrales de chaque nation (comme la Réserve Fédérale dans leur colonie américaine) et les banques satellites des paradis fiscaux des Caraïbes.

Ils déterminent d’un coup de stylo la valeur de toutes les monnaies sur la planète ; c’est leur contrôle du volume d’argent qui leur permet de contrôler les marchés internationaux et tout le commerce planétaire – les propriétaires de la réserve fédérale ici: (click here for Federal Reserve owners) — en finançant les deux côtés de toute belligérance par le truchement de directoires entre-mêlés de fabrication d’armement, exécutant des schémas et des plans de dépopulation mondiale, des croisades, des génocides, en contrôlant les réserves alimentaires, les médicaments et leur fabrication ainsi que TOUTES les nécessités basiques de l’humanité.

Ils ont façonné leur inaudibilité par le moyen du contrôle de la soi-disant “presse libre” et ils sortent des feux de la rampe à chaque fois que ceux-ci sont pointés sur eux, avec leur sempiternelle accusation d’antisémitisme.

Les tentacules sionistes atteignent toute transaction financière dans le monde… Un pouvoir sans concession !

La couronne n’est en aucun cas la famille royale ou le monarque britannique.

La Couronne est une entreprise privée basée à la City de Londres, son conseil de 12 membres est appelé le comité directeur, règne sur l’entreprise sous la houlette d’un maire, dont la représentation légale est fournie par S.J Berwin.

Un comité de 12 hommes règne sur le Vatican juif.

Ils sont connus sous le nom de “LA COURONNE”. La City et ses dirigeants. La Couronne n’est pas sujette au parlement. Ils sont un état dans l’état. La City est le cœur de la haute finance mondiale.

C’est là que les Rothschild ont la base de leurs opérations et c’est le noyau central du contrôle:

  • La banque centrale d’Angleterre (contrôlée depuis longtemps par les Rothschild) est située à la City.
  • Toutes les banques principales du Royaume-Uni ont leurs QG à la City
  • Il y a 385 banques étrangères situées à la City
  • 70 banques américaines sont situées à la City
  • Le London Stock Exchange (la bourse britannique) est situé à la City
  • La banque Lloyd’s de Londres est située à la City
  • Le Baltic Exchange (régissant des contrats maritimes) est à la City
  • Fleet Street (journaux, maisons d’édition) est localisé à la City
  • Le London Metal Exchange est localisé à la City
  • Le London Commodity Exchange (commerce du caoutchouc, de la laine, du sucre, du café, du cacao etc…) est situé à la City

Chaque année, le Lord Mayor est élu comme monarque de la City.

Le parlement britannique ne bouge pas le petit doigt sans d’abord consulter le Lord Mayor. Car ici, au cœur de Londres sont regroupées les institutions dominées par la Banque Centrale d’Angleterre, elle-même sous contrôle Rothschild.

Les Rothschild ont traditionnellement choisi le Lord Mayor depuis 1820. Qui est le Lord Mayor de la City de Londres actuel ? Seuls les Rothschild le savent pour sûr…

Comment la City de Londres est-elle parvenue au pouvoir en Angleterre

Entrée des Rothschild

Mayer Amschel Bauer a ouvert une affaire d’usurerie sur la Judenstrasse à Francfort en Allemagne en 1750 puis a changé son nom en Rothschild.

Mayer Rothschild avait cinq fils.

Le plus intelligent de ses fils, Nathan, fut envoyé à Londres pour y établir une banque en 1806. Une grande partie du financement initial de la nouvelle banque fut pris de la compagnie des Indes (British East India Company), sur laquelle Mayer Rothschild avait un contrôle assez important. Mayer plaça ses quatre autres fils à Francfort, Paris, Naples et Vienne.

En 1815, Nathan Rothschild vit une opportunité en la bataille de Waterloo, Tôt dans la bataille, Napoléon parût gagner et le premier rapport militaire envoyé à Londres communiquait ce fait. Mais les évènements tournèrent en la faveur de Wellington.

Un courrier de Nathan Rothschild amena la nouvelle avec lui à Londres le 20 juin. 24 heures avant que le courrier de Wellington n’arrivât à Londres avec la nouvelle de la victoire de Wellington. Voyant ce fait fortuit, Nathan Rothschild commença à faire répandre la rumeur que l’Angleterre avait été vaincue.

Avec tout le monde ayant cru à la défaite de Wellington, Nathan Rothschild commença à vendre son portfolio d’actions sur le marché boursier anglais. Tout le monde paniqua et commença aussi à vendre, ce qui eut pour effet un effondrement des cours.

A la dernière minute, Nathan Rothschild commença à racheter les actions au plus bas prix.

Cette opération donna à la famille Rothschild le contrôle de l’économie britannique, à l’époque déjà le centre financier mondial et força l’Angleterre à mettre en place une Banque d’Angleterre complètement revampée ayant Nathan Rothschild comme contrôleur avéré.

Des noms du comité directeur dit “comité des 300” de la “Couronne” incluent dans cette corporation basée à Londres:

Pourquoi ces “Américains” sont-ils dans un comité étranger ?… parce qu’en fait la COURONNE est toujours propriétaire de l’entreprise Etats-Unis, qui est une corporation / entreprise privée !…

La Lord Mayor (maire de la City) et le conseil des 12 membres sont des représentants par procurations pour ceux qui s’assoient pour les 13 plus grosses et plus riches familles banquières au monde à la tête desquelles se tient la dynastie Rothschild, ces familles incluent:

  • Les Warburg
  • Les Oppenheimer
  • Les Schiff

Ces familles et leurs descendants gèrent et dominent l’entreprise de la couronne sise à la City de Londres.

Le syndicat (du crime) Rockefeller dirige la colonie américaine, la succursale au travers de directorats intrinqués entre la JP Morgan Chase/Manhattan Bank/Bank of America et la Brown Brothers Harriman (BBH) et la BBH de New York, ainsi que leur oligarchie du pétrole d’Exxon-Mobil (anciennement le colosse multi-têtes de la Standard Oil)

Ils gèrent également les biens pétroliers des Rothschild et leur British Petroleum (BP et de la Royal Dutch Shell). La corporation de la couronne possède des titres de propriété foncière dans le monde entier, dans des colonies de la couronne comme le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et beaucoup des îles de la mer des Caraïbes.

Le parlement britannique et le premier ministre servent de vitrine publique pour le pouvoir caché de ces familles banquières de la couronne.

Aujourd’hui la voie pour une dictature totale aux Etats-Unis peut-être établie avec des moyens strictement légaux… Nous avons un groupe d’action politique très bien organisé dans ce pays, groupe qui est bien déterminé à détruire notre constitution et à établir un état au parti unique…

Il opère secrètement, silencieusement et continuellement pour transformer notre gouvernement… Cette élite sans pitié avide de pouvoir est une des grandes maladies de notre siècle… Ce groupe n’est responsable ni devant le président, ni le congrès, ni les tribunaux. Il est pour ainsi dire inamovible.”

— Senator William Jenner, dans un discours datant de 1954 —

Humans are Free

url de l’article original: http://humansarefree.com/2017/04/the-city-of-london-aka-crown-is.html

Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

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@Sisf94 @Mouleyre117 @fatimascohier @tritriva

Publié le par bernard felli

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De l’insoutenable légèreté du Français

Publié le par Felli Bernard

De l’insoutenable légèreté du Français

Journal dde.crisis de Philippe Grasset

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De l’insoutenable légèreté du Français

08 mai 2017 – Regardant hier soir quelques secondes, pas plus, cet océan en carton-pâte d’enthousiasme et de drapeaux français, je crois que c’était sur l’esplanade du Louvre, – que Dieu me pardonne mais la seule image qui me vint fut celle de Daladier, le grincheux et taciturne Taureau du Vaucluse, rentrant de Munich-38 et s’attendant à être conspué pour l’affreux accord qu’on sait, et devant cet océan semblable d’enthousiasme, qui marmonna : « Ah les cons ! » Eh oui, ils sont légers et, par conséquent, ils peuvent aisément être ce que Daladier a vu en eux, – sauf que, et là j’insiste en poursuivant l’analogie mais en l’inversant décisivement, comme font les déconstructeurs (Deleuze avec Platon), – sauf que Macron, face à cet océan d’enthousiasme n’a en aucune façon pensé du Daladier façon Munich-38, mais plutôt dans le genre “Ah, les braves mecs !”, comme l’on dit devant une téléréalité réussie. (Décidément, Macron a beaucoup du The-Donald en lui. Leurs rencontres vaudront leur pesant de peanuts et de barbe-à-papa.)

Oui, le Français est léger, et ce fut une de ses vertus, lorsque la légèreté était celle de ses superbes arrangements architecturaux ou celle de la rectitude sublime de se grands Jardins, mais il avait pour faire l’équilibre qui est harmonie, – il avait aussi le sens du tragique, comme il y a dans la franche gaieté de la camaraderie des Mousquetaires de Dumas toujours ce coin sombre prêt à distinguer et à affronter la tragédie du monde. Le Français d’aujourd’hui est léger comme une bulle, et il n’est que cela derrière son charabia postmoderne, et cela me déchire l’âme de penser un instant qu’on ne peut émettre d’autre jugement que ceci qu’il a le président qu’il mérite.

On me dira : voyez les candidats, quel choix leur était offert ! Je n’en disconviens pas, mais il est vrai que l’on a les candidats qu’on mérite, avec lesquels on s’accorde et d’ailleurs ils ont été aussitôt au pire d’entre eux ; mais encore, il est vrai que le Français léger s’il avait eu sa part de tragique, il n’aurait pas eu ce besoin morbide de souligner un tel choix qui est absolument catastrophique, de cet enthousiasme de carton-pâte comme un décor théâtral. Sinon, pourquoi ai-je également pensé hier, en plus de Daladier et Munich-38, à la Fête de l’Être Suprême de la Grande Révolution Française dans ses ablutions initiales ? Fête célébrée et sanctifiée par le ci-devant évêque d’Autun, Talleyrand certes, qui fit son office riant sous cape, avec une légère et énigmatique grimace de mépris et de dérision devant une telle polissonnade...

Hier, sur ce qui doit être l’esplanade du Louvre, en plus de l’absence de Daladier il n’y avait pas de Talleyrand pour rire sous cape. Il n’y avait, planant au-dessus de tout cela, que ce que le professeur Segatori, psychiatre italien qui me semble être de bon renom (*), nous décrit le 3 mai 2017 du Macron, originalement caractérisé comme un psychopathe narcissique et dangereux bloqué en l’état depuis l’âge de 15 ans, marié avec sa violeuse implacable et représentant le monde comme simulacre à son image, avec le seul souci stratégique de la théâtralité de la sorte qu’il nous a montrée tout au long de la campagne. Segatori ne rit pas sous cape, lui, il est inquiet et mesure très sérieusement « ...à quel point de danger se trouve un pays comme la France face à un [président] de ce genre ».

Le président Coty, accueillant de Gaulle en 1958 pour l’instituer premier président de la Vème République, lui disait « Vous étiez le premier des Français, vous êtes désormais le premier en France ». Daladier était un peu sans nuances avec son exclamation Munich-38 et je crois qu’il faut catégoriser le domaine et aller au détail, et observer notamment qu’il y a les cons sinistres et les cons flamboyants, et que c’est la première catégorie qui accueillera la seconde, dans quelques jours à l’Elysée, et qui lui dira avec cette solennité notariale qui est sa caractéristique : “Vous étiez le plus léger des Français légers, vous êtes désormais le premier à l’Elysée”.

D’une façon qu’on comprendra aisément, j’avais cette humeur d’encre et le sentiment un peu nihiliste lors de l’annonce, hier soir, des résultats qu’on sait. Le professeur Segatori, avec d’autres signes ici et là qui pourraient bien se multiplier, m’a en un sens requinqué. Nous commençons un quinquennat catastrophique qui, à l’inverse des autres du même type, ne se cachera pas de l’être et se fait même vertu de l’être avant que de commencer. A côté de ce qui nous attend, la jument de Caligula aura l’allure d’un temple de sagesse, – ce qui est rendre un juste hommage au noble animal ; or, nous savons bien qu’il faut en passer par toutes les catastrophes nécessaires et visibles pour en venir au point de l’explication finale.

Peut-être, sans doute même ne savent-ils pas ce qu’ils ont fait, tous ses divers sponsors et parrains, en lançant la chose sur orbite. Mon idée est qu’ils n’ont pas lancé une marionnette comme ils le croient, sauf à admettre comme ce devrait être le cas qu’aujourd’hui ce sont les marionnettes qui manipulent les manipulateurs et non le contraire ; mais en plus d’une marionnette, c’est une bombe à retardement qu’ils ont mis sur orbite, qui vendra la mèche et découvrira le pot-aux-roses par la grâce de ses incontinences diverses. Ses divers sponsors et parrains finiront un jour assez proche par être traités comme bien moins que des juments de Caligula par le Macron ingrat du professeur Segatori et les Français eux-mêmes conduits à reconnaître et même à douloureusement ressentir le poids insupportable de leur “insoutenable légèreté”. Ce jour-là, tous ils regretteront sans vraiment le réaliser, inconsciemment en un sens, Talleyrand pour sa grimace énigmatique de mépris et de dérision et Daladier pour son instant de lucidité.

 

Note

(*) Intervention à nous signalée par signalé par l’article d’Alexis Toulet. On n’a pas chômé, du côté des internautes, avec depuis le 3 mai 667.104 visions aujourd’hui à 06H00 et 669.423 à 09H00. Bref, pressez-vous d’aller écouter l’insolent avant que la Garde Prétorienne ne crie à l’interférence des Russes dans la campagne post-électorale. 

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MacronLeaks : L’équipe d’En Marche ! dénonce un «piratage massif» de ses données, Hollande réagit ..

Publié le par Felli Bernard

MacronLeaks : L’équipe d’En Marche ! dénonce un «piratage massif» de ses données, Hollande réagit ..

MacronLeaks

L’équipe de campagne d’Emmanuel Macron a dénoncé une «action de piratage massive et coordonnée» après la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations internes comme des courriels ou des documents comptables.

Dans la soirée du vendredi 5 mai, quelques minutes avant la fin de campagne, plusieurs gigas de documents internes (mails, documents comptables, contrats…) de l’équipe d’Emmanuel Macron ont été publiés sur les réseaux sociaux, via un lien diffusé par le site WikiLeaks sur Twitter. WikiLeaks a assuré ne pas être à l’origine de cette opération qu’il a baptisée «MacronLeaks».

En Marche! dénonce une «tentative de déstabilisation massive»

L’équipe du candidat a dans la foulée dénoncé une «action de piratage massive et coordonnée», y voyant une «opération de déstabilisation» à la veille du second tour.

«Les fichiers qui circulent ont été obtenus il y a plusieurs semaines grâce au hacking de boîtes mail personnelles et professionnelles de plusieurs responsables du mouvement», a fait savoir En Marche! dans un communiqué, ajoutant que ces documents sont tous «légaux».

«Le mouvement En Marche! a été victime d’une action de piratage massive et coordonnée donnant lieu ce soir à la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations internes de nature diverse. Ceux qui font circuler ces documents ajoutent à des documents authentiques nombre de faux documents afin de semer le doute et la désinformation», a affirmé l’équipe d’Emmanuel Macron en soulignant que cette opération, «intervenant dans la dernière heure de la campagne officielle», relevait manifestement de la déstabilisation démocratique, «comme cela s’est déjà vu aux Etats-Unis pendant la dernière campagne présidentielle».

La commission électorale exhorte la presse de ne pas publier les documents ayant fuités

La Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle (CNCCEP) a recommandé aux médias de ne pas rendre compte du contenu des données internes issues de cette «attaque informatique» visant l’équipe Macron, rappelant que «la diffusion de fausses informations est susceptible de tomber sous le coup de la loi».

https://twitter.com/cnccep/status/860636738116608005/photo/1

La commission a été saisie dans la soirée du 5 mai par l’équipe d’Emmanuel Macron «à la suite d’une attaque informatique dont son mouvement a été l’objet, et qui avait donné lieu à la diffusion sur les réseaux sociaux de données présentées comme issues des systèmes d’information du candidat, mais dont une partie était probablement constituée de faux», ajoute le communiqué de la CNCCEP.

Wikileaks doute de la nature «fausse» des documents

Malgré les déclarations du mouvement En Marche! qui assure que la majorité des documents ayant fuité sont des faux, le site lanceur d’alerte a émis des doutes sur ces affirmations. Dans un tweet, Wikileaks explique :

«Pour notre part, nous n’avons pas encore découvert de « faux » parmi ces documents du #Macronleaks et sommes particulièrement sceptiques à l’idée que l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron ait été plus rapide que nous dans cette analyse».

En effet, selon Wikileaks, le nombre de documents fuités est tellement important (plusieurs dizaines de milliers d’emails, photos, pièces jointes jusqu’au 24 avril 2017 – environ 9 giga au total) que «d’un point de vue économique il n’y a pas d’intérêt à « fabriquer » toutes ces données», laissant entendre que les informations ayant fuité sur les réseaux sociaux seraient donc authentiques.

Le site lanceur d’alerte s’interroge par ailleurs du but de ces fuites : «Qui va finalement bénéficier [de cette opération] ? Les fuites arrivent trop tard pour pouvoir atteindre l’élection, mais seront très vraisemblablement utilisées pour stimuler une hostilité envers la Russie et justifier une hausse des dépenses dans le domaine du renseignement», a expliqué Wikileaks dans un tweet.

La campagne officielle a pris fin le 5/6 mai à minuit, ce qui interdit aux médias de publier des sondages ou des déclarations de candidats jusqu’à la fin du vote, dimanche 7 mai à 20h, heure à laquelle les premiers résultats seront connus.

Source 

Le piratage de documents de l’équipe de Macron ne restera pas «sans réponse», prévient Hollande

Après que neuf gigas de documents confidentiels de l’entourage du candidat sont apparus sur la toile quelques minutes avant la fin de la campagne présidentielle, le chef de l’Etat a assuré que les autorités étaient sur le qui-vive.

«S’il y a eu effectivement un certain nombre de parasitages ou de captations, il y aura des procédures qui vont entrer en vigueur», a déclaré François Hollande à l’AFP le 6 mai au sujet de la fuite de dizaines de milliers de documents confidentiels de l’équipe du mouvement En Marche!.

«On savait qu’il y aurait ces risques-là durant la campagne présidentielle puisque ça s’était produit ailleurs. Rien ne sera laissé sans réponse», a poursuivi le président sortant, sans fournir davantage de précisions.

Appelant à «laisser les enquêtes se faire», il a assuré que les pouvoirs publics étaient «d’une très grande vigilance».

Tandis que les journalistes lui demandaient s’il voyait dans le piratage une tentative de «déstabilisation», comme l’avait déclaré l’équipe du candidat En Marche!, François Hollande a répondu : «Je n’y vois rien du tout.»

Le 5 mai, quelques minutes avant la fin de la campagne, environ neuf gigas de documents fuités de l’équipe d’Emmanuel Macron ont été diffusés sur les réseaux sociaux, via un lien publié par WikiLeaks sur Twitter. Le site de Julian Assange a toutefois précisé qu’il n’était pas à l’origine de l’opération, baptisée MacronLeaks.

 

De son côté, En Marche! a dénoncé une «action de piratage massive et coordonnée» visant à déstabiliser le candidat à la veille du second tour de la présidentielle.

 
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Publié par le 7 mai 2017 dans général, Politique

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Macron, Présidentielle 2017

Publié le par Felli Bernard

Créé par Olivier Berruyer

208 réponses à 07/05/2017

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Chasseurs USA F-35 en Estonie et Bulgarie. Déployés dans les bases à quelques minutes de vol de la Russie.

Publié le par Felli Bernard

Chasseurs USA F-35 en Estonie et Bulgarie. Déployés dans les bases à quelques minutes de vol de la Russie.

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Deux chasseurs F-35 étasuniens sont arrivés le 25 avril dans la base aérienne d’Ämari, en Estonie, pour leur « premier déploiement d’entraînement en Europe » », c’est-à-dire pour leur premier exercice de guerre en Europe. Peu après, le 28 avril, deux autres chasseurs sont arrivés avec le même objectif dans la base aérienne de Graf Ignatievo en Bulgarie. Ils font partie du groupe de six F-35A Lightning II transférés le 15 avril des Etats-Unis à la base anglaise de Lakenheat.

C’est le premier « déploiement d’entraînement » de F-35 étasuniens outre-mer, communique la U.S. Air Force, en soulignant qu’il « renforce la sécurité de nos alliés Otan et partenaires européens et démontre notre engagement pour la sécurité régionale et mondiale ». Le ministre estonien de la défense Tsahkna a déclaré, à la cérémonie de bienvenue, qu’ « héberger un avion aussi avancé constitue une reconnaissance de l’important rôle joué par cette base ». Ämari est en effet la principale base de la mission Otan de « surveillance aérienne » de la Baltique, où des chasseurs-bombardiers fournis par roulement par les membres de l’Alliance (Italie comprise) sont prêts au décollage vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour « réagir rapidement aux violations de l’espace aérien ». La base se trouve à environ 200km du territoire russe et à environ 400km de l’enclave russe de Kaliningrad, qu’un chasseur peut rejoindre en quelques minutes. Stratégiquement importante aussi Graf Ignatievo, une des quatre bases USA en Bulgarie, à à peine plus de 500km du territoire russe.

Le choix de ces bases pour le premier exercice des F-35 en-dehors du territoire étasunien a de multiples objectifs. Avant tout celui de renforcer la « European Reassurance Initiative », l’opération lancée par les Etats-Unis en 2014 pour « rassurer » les alliés Otan et partenaires européens face à « une Russie qui veut de plus en plus s’imposer avec ses actions agressives ». Pour cette opération, dans laquelle entre le déploiement de la 3ème Brigade blindée US en Pologne, ont été attribués 3,4 milliards de dollars pour l’année fiscale 2017.

L’exercice des F-35 sert en même temps à « intégrer le nouveau chasseur de 5ème génération dans l’infrastructure Otan ». Pour le moment, communique la U.S. Air Force, on ne prévoit pas d’utiliser le F-35 dans la « surveillance aérienne » de la Baltique, mais « si nécessaire, le chasseur pourrait être utilisé au combat ».

Un autre objectif de l’exercice, effectué aux frontières de la Russie, est celui de tester la capacité du F-35 d’échapper aux radars russes. C’est en substance un essai d’attaque nucléaire : le nouveau chasseur est de fait destiné à être le principal vecteur de la nouvelle bombe nucléaire B61-12 par laquelle les USA vont remplacer les actuelles B-61 à partir de 2020. L’Italie disposera à la fois des F-35 et des B61-12, utilisables dans des opérations sous commandement USA.

Un objectif ultérieur de l’exercice est de démontrer que le nouveau chasseur de Lokheed Martin, malgré les nombreux problèmes techniques, est désormais « combat ready » (prêt au combat), en démentant les prévisions de ceux qui pensaient qu’il ne volerait jamais. Le 26 avril, Lokheed Martin a reçu un contrat de 109 millions de dollars pour l’upgrade (modernisation) d’un des nombreux software du chasseur. Le 1er mai, la société a reçu un autre contrat d’une valeur de 1,4 milliards de dollars, pour la production initiale de 130 F-35 Lightning II du lot 12, destinés aux Etats-Unis et à d’autres pays.

Il est maintenant essentiel que le chasseur « combat ready » soit utilisé dans une guerre pour être déclaré « combat proven », testé au combat. Dans l’attente, il est envoyé en Estonie et Bulgarie combattre la nouvelle guerre froide contre la Russie pour nous « rassurer », nous Européens.

Manlio Dinucci

Article original en italien :

Caccia Usa F-35 in Estonia e Bulgaria. Schierati nelle basi a pochi minuti di volo dalla Russia

Edition de jeudi 4 mai 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/cacciabombardieri-usa-f-35-schierati-in-estonia-e-bulgaria/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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Editorial de Bernard Lugan

Publié le par Felli Bernard

 
Editorial de Bernard Lugan
 
Dans les pays de l'hémisphère nord, la vie politique repose sur des convictions communes et sur des programmes politiques transcendant les différences culturelles, sociales ou régionales. L'addition des suffrages individuels y fonde la légitimité politique.
Dans les Afriques où les sociétés sont communautaires, hiérarchisées et solidaires, l'ordre social et politique ne repose pas sur les individus, mais sur les groupes. Voilà pourquoi le principe démocratique du « one man, one vote » y conduit à l’impasse et au chaos.
 
La question de la redéfinition de l'Etat, donc de la place des ethnies dans la société, constitue le principal problème politique et institutionnel que l'Afrique doit résoudre. Mais, pour cela, il ne faut pas commencer par nier la réalité ethnique. Or, tout à son universalisme, l’africanisme français et plus largement francophone, a décidé de bannir le fait ethnique car jugé trop « identitaire ». Ses grands prêtres, à l’image de Jean-Pierre Chrétien, de Jean-Loup Amselle, de Catherine Coquery-Vidrovitch, d’Elikia M'Bokolo et de leurs disciples, vont même jusqu’à soutenir, certes avec des nuances, que les ethnies ont une origine coloniale. Une telle arrogance doctrinale sous-entend donc que les peuples africains ont reçu des colonisateurs jusqu’à leur nom et leur identité. Jean-Pierre Chrétien est tout à fait clair à ce sujet quand il ose écrire que : « L’ethnicité se réfère moins à des traditions locales qu’à des fantasmes plaqués par l’ethnographie occidentale sur le monde dit coutumier ». Or, comme l’a remarqué avec justesse Axel Eric Augé, un sociologue français d’origine gabonaise : « En somme, les Africains étaient une masse indifférenciée et attendaient les Européens pour ressentir des phénomènes identitaires ! ».
Certes, l'ethnie n'explique pas tout…, mais rien ne peut être expliqué sans elle. L’histoire contemporaine de l’Afrique s’écrit ainsi autour des ethnies, comme l’actualité le montre quotidiennement, et de manière souvent dramatique.
La question des frontières étant figée car il n’est pas raisonnable de penser vouloir donner un territoire à chacune des 1500 ethnies africaines, comment faire pour pondérer l’ethno-mathématique électorale dans les pays où les populations sont juxtaposées ou enchevêtrées ?
Au Nigeria, les Britanniques avaient trouvé la solution consistant à définir des grandes zones administratives autour des trois grandes ethnies régionalement dominantes, à savoir les Haoussa-Peul-Kanouri au nord, les Yoruba et les Ibo au sud. Le « one man one vote » a ruiné cette politique de coagulation régionale et a au contraire provoqué l’émiettement administratif autour de 36 Etats, ce qui rend le pays ingérable.
Au Mali, l’alternative à l’éclatement du pays se trouve dans un large fédéralisme ethno-régional avec la région de Kidal dirigée par les Touareg, celle de Tombouctou par les Arabes et alliés, celle de Bamako par les Bambara et alliés, celle de Mopti par les Peul, etc. Toute autre solution est vouée à l'échec car les élections au « one man one vote » donneront toujours le pouvoir aux plus nombreux. Ceci fait que le problème du Nord ne sera jamais réglé. En définitive, le vote serait individuel au seul niveau régional, entre populations apparentées qui éliraient un nombre égal de députés, nonobstant leur poids démographique. Au niveau national, le pouvoir serait l’émanation de cette représentation. Mais ne rêvons pas. Les plus nombreux n’accepteront jamais cette évolution constitutionnelle marquant la fin de leur domination ethno-mathématique. La solution des problèmes politiques africains n’est donc pas pour demain…

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Goldfinger versus Pétrodollar

Publié le par Felli Bernard

 

 

Goldfinger versus Pétrodollar

5 Mai 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Pétrole, #Economie, #Moyen-Orient, #Etats-Unis, #Russie, #Chine

Lorsqu'en 2012-2013, les Etats-Unis édictèrent une série de sanctions contre la banque centrale iranienne à propos du supposé programme nucléaire, Téhéran contourna le piège en recourant à l'or. L'Inde, qui achetait du pétrole iranien et ne pouvait le payer en dollars, passa par l'intermédiaire de la Turquie, principal marché de l'or au Moyen-Orient : Ankara recevait les paiements en monnaie fiduciaire et transférait le précieux métal jaune à Téhéran.

On voit d'ailleurs que les importations d'or turques ont explosé en 2013, pour pouvoir réaliser ce tour de passe-passe :

Notons au passage que les encouragements depuis quelques mois des autorités turques à vendre du dollar pour acheter de l'or ou de la lire et la presque confiscation de l'or des particuliers visent certes à enrayer la dégringolade de la monnaie (attaques des fonds spéculatifs US ?) mais s'inscrit plus généralement dans un vaste plan de dédollarisation et de constitution d'un axe de l'or.

Quand Erdogan déclare récemment vouloir commercer en monnaies nationales avec la Russie, la Chine et l'Iran, il ne fait que reprendre une antienne bien plus ancienne ; en 2012 déjà, il suggérait au FMI de remplacer le dollar par l'or pour ses prêts. Ce qui doit expliquer la mansuétude répétée de Moscou envers le sultan...

Le triangle Iran-Inde-Turquie vu plus haut n'est qu'un des nombreux exemples de la vague de dédollarisation qui touche lentement mais sûrement la planète et met en péril l'empire américain. A ce titre, la lune de miel aurifère sino-russe est éclairante. Le mois dernier, nous écrivions :

Une nouvelle est passée à peu près inaperçue quelques semaines avant le false flag chimique de Khan Cheikhoun. La banque centrale russe a ouvert son premier bureau à l'étranger à Pékin le 14 mars, à un moment où la Russie va pour la première fois de son histoire lancer un emprunt en yuans chinois.

Fin mars, le dragon renvoyait la pareille en ouvrant une banque de compensation à Moscou afin gérer les transactions en yuans et de créer en Russie un pool de liquidités en RMB facilitant le commerce bilatéral en monnaies nationales. Ce centre pourrait devenir un important hub financier dans le cadre de l'Union Economique Eurasienne et les nouvelles routes de la Soie chinoises.

Mais surtout, les discussions avancent sur l'établissement d'un étalon-or commun aux deux pays au moment où les monnaies occidentales deviennent chaque jour un peu plus des monnaies de singe. Il est même évoqué l'éventualité de paiements commerciaux en or !

Cela fait un certain temps que l'ours et le dragon nous mijotent quelque chose avec le métal précieux.

De fait, le mariage aurifère est déjà assez poussé. La Chine paye en yuans le pétrole russe qu'elle importe. Avec ces yuans, Moscou se précipite... à Shanghai pour acheter de l'or ! Circuit autarcique dont le dollar est totalement absent.

Assistera-t-on bientôt à un échange direct pétrole contre or ? Pas impossible vu ce que nous évoquions précédemment. Mais alors pourquoi Pékin continue de pousser à l'acceptation de contrats à terme sur le pétrole en yuans dans l'optique de rendre la monnaie chinoise indispensable sur le marché de l'or noir - ce que d'aucuns nomment le pétroyuan ? Peut-être bien pour embarquer les Saoudiens dans l'aventure.

Le fidèle lecteur du blog à ses débuts avait été prévenu :

[...] Une chose demeurait, stoïque et inébranlable : le pétrodollar. Saddam avait bien tenté de monter une bourse pétrolière en euros mais il fut immédiatement tomahawkisé. Kadhafi avait lancé l'idée mais les bombes libératrices de l'OTAN tombaient déjà sur Tripoli avant qu'il ait eu le temps de passer un coup de fil. Les stratèges américains pouvaient dormir du sommeil du juste, leurs charmants alliés pétromonarchiques du Golfe resteraient le doigt sur la couture du pantalon.

Sauf que... Une info extrêmement importante, donc passée inaperçue dans la presse française, est sortie il y a quelques jours. La Russie et l'Angola ont dépassé l'Arabie saoudite comme premiers fournisseurs de pétrole à la Chine. Chose intéressante d'après les observateurs, c'est le fait que la Russie (encore ce diable de Poutine !) accepte désormais les paiements en yuans chinois qui a motivé ce changement tectonique. D'après un analyste, si l'Arabie veut reprendre sa part de marché, il faudrait qu'elle commence à songer sérieusement à accepter elle aussi les paiements en yuans... c'est-à-dire mettre fin au pétrodollar.

Et là, cela risque de poser un sérieux dilemme aux Saoudiens : faire une croix sur leur prééminence pétrolière mondiale ou faire une croix sur le pétrodollar au risque de voir les Américains le prendre très mal et éventuellement fomenter un changement de régime.

Si - et cela reste encore un gros si pour le moment - les Saoudiens franchissent le Rubicon, une kyrielle d'autres pays suivront, dans et en dehors de l'OPEP, entraînant dans leur sillage la chute du pétrodollar et de la puissance impériale.

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La “victimisation” des médias grand public, par Robert Parry

Publié le par Felli Bernard

Créé par Olivier Berruyer

Source : Consortium News, le 28/02/2016

Le 28 février 2017

Exclusif: Il y a quelques semaines, les médias grand public (MSM) américains décriaient les “fausses nouvelles” et soutenaient une liste noire de sites indépendants catalogués comme “propagande russe”. Aujourd’hui, sous le feu de Donald Trump, les MSM aiment une presse libre, écrit Robert Parry.

Par Robert Parry

Il est réconfortant que The New York Times et The Washington Post soient inquiets que le Président Trump répande des accusations de “fausses nouvelles” à la légère. Il est bien qu’ils réalisent aujourd’hui que la vérité ne vient pas avec fiabilité de la bouche de tout officiel haut placé du gouvernement ou de tous les rapports officiels.

The Washington Post building in downtown Washington, D.C. (Photo credit: Washington Post)

Le Times sort même des publicités en pleine page pour offrir des truismes sur la vérité : “La vérité est difficile. La vérité est cachée. La vérité doit être recherchée. La vérité est dure à entendre. La vérité est rarement simple. La vérité n’est pas si évidente…” Dimanche, ces truismes sur la vérité prenaient la direction opposée avec une colonne alarmiste de Jim Rutenberg intitulée : “Les amoureux de la vraie démocratie peuvent-ils se faire entendre s’il vous plait ?” Pendant ce temps, The Washington Post lançait son propre slogan mélodramatique : “La démocratie meurt dans les ténèbres.”

Pourtant, il y a quelques semaines de cela, le Post et le Times promouvaient avec ferveur des plans pour faire taire ou exclure des sites d’information indépendants qui ne suivaient pas la ligne jugée comme vraie par le gouvernement américain et ses alliés.

Le 20 novembre, le Times publiait un éditorial appelant Facebook et d’autres géants de la technologie à concevoir des algorithmes qui pourraient éliminer ce que le Times condamne comme étant “faux”. Le Times et d’autres médias grand public – aux côtés de quelques sites internet privilégiés – ont rejoint un groupe spécial sponsorisé par Google, appelé la First Draft Coalition (ébauche de Coalition), pour décider de ce qui est vrai et de ce qui ne l’est pas. Si les recommandations de la rédaction du Times étaient suivies, les histoires mal vues et les sites les publiant ne seraient plus accessibles via les moteurs de recherche et plateformes populaires, ce qui reviendrait à en bloquer l’accès au public. [Voir l’article sur Consortiumnews.com “What to Do About ‘Fake News.’”]

Le jour de Thanksgiving, le Post a publié une histoire en première page citant un groupe anonyme, appelé ProporNot, blacklistant 200 sites internet, y compris Consortiumnews.com et d’autres importantes sources du journalisme indépendant, parce que nous promouvions soi-disant la “propagande russe”.

Bien que ProporNot et le Post ne se soient pas ennuyés à citer des exemples concrets ou demander des commentaires aux accusés, la chose était claire : si vous ne marchez pas en collaboration étroite avec le Discours officiel, à savoir, sur la crise en Ukraine ou la guerre en Syrie, vous serez isolés, diabolisés et réduits au silence. Dans cet article, le Post brouille les lignes entre “fausses nouvelles” – histoires tout simplement fabriquées – et ce qui est jugé comme de la “propagande”, en fait, une information qui ne colle pas avec ce que le département d’État américain a dit.

À ce moment-là, en novembre, les grands journaux pensaient que la vérité était facile, simple, évidente, et requérait seulement l’accès à quelques membres du gouvernement bien placés, ou à une lecture rapide des résumés des rapports officiels. Durant plus ou moins le dernier quart de siècle, le Times, en particulier, a élevé au rang de fétichisme la pratique consistant à faire sien à peu près tout ce que le monde Officiel déclarait comme étant vrai. Après tout, de telles personnes si bien habillées et aux titres ronflants ne pouvaient pas mentir.

L’ancien journaliste de New York Times Judith Miller, qui a cosigné l’article de New York Times tristement célèbre en 2002 de l’Irak achetant des tubes d’acier pour construire des bombes nucléaires.

Cette crédulité est allée du sérieux, comme rejeter des preuves accablantes que les rebelles Contra nicaraguayens de Ronald Reagan étaient largement impliqués dans le trafic de drogue, au stupide, comme croire aux allégations absurdes du ‘Deflategate’ de la NFL contre Tom Brady. Durant ces temps “anciens”, qui apparemment se sont terminés il y a quelques semaines, le Times aurait pu remplir des pleines pages de publicités disant “La vérité est tout ce que l’autorité dit être.”

En 2002, lorsque l’administration de George W. Bush a prêté foi à un groupe bigarré de “transfuges” irakiens décrivant les armes cachées de destruction massive de Saddam Hussein, l’achat par l’Irak de plusieurs “tubes d’aluminium” devait être pour construire des bombes nucléaires. En 2003, lorsque le secrétaire d’État Colin Powell montrait quelques dessins d’artiste de “laboratoires mobiles d’armes chimiques”, ils devaient exister – et quiconque doutait du témoignage spectaculaire de Colin Powell ne méritait que mépris et ridicule.

Lorsque l’administration Obama a produit une “analyse gouvernementale” blâmant l’armée syrienne de l’attaque au gaz sarin dans la périphérie de Damas le 21 août 2013, il n’était aucunement nécessaire de regarder de plus prêt ses affirmations douteuses ou de demander des preuves réelles. Le faire faisait de vous un “défenseur d’Assad”.

Lorsqu’un petit groupe d’alliés américains, sous le contrôle effectif des services secrets ukrainiens de la peu ragoûtante SBU, présentait quelques vidéos comprenant des graphiques générés par ordinateur et montrant les Russes approvisionner des missiles Buk qui avaient abattu le vol 17 de la Malaysia Airlines dans l’est de l’Ukraine le 17 juillet 2014, il n’était aucunement nécessaire d’examiner les éléments obscurs de la démonstration ou de noter que les graphiques réalistes n’en étaient pas moins fictionnels et basés sur des suppositions douteuses. Faire cela faisait de vous un “laquais russe”.

En d’autres termes, lorsque le gouvernement américain collait l’étiquette d’ennemis à certains et d’alliés à d’autres, le Times ne semblait jamais objecter. Pas plus que la plupart des autres médias grand public. Personne ne semblait noter que généralement les deux camps méritent une étiquette plus nuancée. A quelques exceptions près – lorsque le département d’État ou d’autres agences américaines émettaient des accusations – le Times et ses acolytes cessaient tout simplement de faire preuve d’un scepticisme journalistique responsable.

Bien sûr, il existe un problème avec les “fausses nouvelles”, i.e. des histoires qui sont intentionnellement fabriquées pour faire de l’argent en générant des clics. Il y a également des théories conspirationnistes dénuées de toute réalité qui opèrent sans preuve ou en les contredisant. Personne ne déteste ces histoires bidons plus que moi – et elles ont de longue date été un fléau pour le journalisme, depuis des siècles, et non juste depuis les dernières élections.

Mais ce que le Times, le Post et les autres médias grand public ont généralement ignoré est qu’il y a beaucoup de situations dans lesquelles les faits ne sont pas clairs, ou dans lesquelles il existe des explications alternatives qui pourraient raisonnablement expliquer un ensemble de faits. Il existe même des cas où les preuves vont clairement à l’encontre de ce qu’affirme le gouvernement américain. Face à cela, le scepticisme et le courage sont nécessaires pour remettre en cause des discours officiels faux ou douteux. Vous pourriez même dire : “La vérité est rarement simple. La vérité n’est pas évidente…”

Une difficile transition

Durant la transition de l’administration Obama à l’équipe de Trump, le Times, le Post et d’autres grands organes de presse se sont faits prendre à leur propre transition à croire tout ce que les officiels sortant disaient pour décrédibiliser tout ce que disaient les officiels arrivant. Durant les derniers jours, les grands médias acceptèrent ce qu’affirmèrent les agences de renseignement du président Obama au sujet de la Russie interférant supposément dans les élections américaines, et ce malgré l’absence de preuves publiquement disponibles pouvant être analysées et vérifiées.

Bâtiment du New York Times à New York. (Photo de Wikipédia)

Même quelque chose d’aussi étrange que les attaques contre le conseiller de Trump pour la sécurité nationale, Michael Flynn – avec le reliquat de l’administration Obama citant le Logan Act de 1799, jamais appliqué, comme prétexte pour gonfler une pseudo affaire au vague air criminel effrayant Trump au point qu’il vire Flynn – furent traitées comme valables, sans qu’aucune question sérieuse ne soit posée. Etant donné que c’étaient les membres de l’administration Obama qui l’affirmaient, la règle du zéro-scepticisme s’appliquait. Peu importe les déclarations venant de Trump, et même ses quelques moments de lucidité lorsqu’il expliquait pourquoi une guerre nucléaire avec la Russie n’était pas vraiment une bonne idée, elles étaient toutes traitées comme de dangereux non-sens.

Lorsque Trump réprimanda la presse grand public pour sa participation aux “fausses nouvelles” et qu’il utilisa la phrase “ennemi du peuple”, le Times, le Post et les autres entrèrent dans un mode de victimisation. Lorsque certains médias furent exclus du briefing de la Maison-Blanche, ils ruèrent tous dans les brancards pour défendre la liberté de la presse. Puis, Trump alla encore plus loin – il rejeta son invitation au dîner des correspondants de la Maison-Blanche, l’évènement robe de soirée/cravate noire où les stars des médias grand public se font la concurrence pour inviter les célébrités les plus en vue et frayer avec les membres du Gouvernement, une soirée incarnant le conflit d’intérêt, une orgie de suffisance.

Donc, le Times, le Post et leurs amis des médias grand public se sentent aujourd’hui attaqués. Alors qu’il y a quelques semaines de cela ils demandaient à Google, Facebook et aux autres puissantes plateformes d’information de mettre à l’arrêt ceux d’entre nous qui montraient un scepticisme professionnel face aux affirmations douteuses du gouvernement américain, maintenant le Times, le Post et les autres insistent pour que l’on s’unisse tous autour d’eux, pour défendre la liberté journalistique. Dans une autre pleine page publicitaire de dimanche, le Times a écrit : “La vérité. C’est plus important que jamais.”

J’avancerai l’argument que la vérité est toujours importante, mais surtout lorsque les membres du gouvernement mènent des pays à la guerre, lorsque des vies sont en jeu, que ce soit en Irak, en Syrie, en Ukraine ou dans les nombreux autres points chauds du monde. Durant cette période récente, le Times n’a pas du tout traité la vérité – dans toutes ses subtilités et nuances – comme importante.

J’avancerai également l’argument que les enjeux sont encore plus élevés lorsque les propagandistes et les idéologues risquent une guerre nucléaire qui pourrait tuer des milliards de personnes et réellement mettre fin à l’humanité. Cependant, dans ce cas précis, le peuple américain a vu peu de vrai journalisme professionnel ni un réel engagement pour la vérité. Au contraire, il était beaucoup plus attrayant de diaboliser le président russe Vladimir Poutine et de dépeindre une image en noir et blanc des méchants russes.

En de telles occasions, les truismes du New York Times sur la vérité sont oubliés : “La vérité est rarement simple. La vérité est rarement si évidente…”

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé un grand nombre d’affaires de l’Irangate à Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Consortium News, le 28/02/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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