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L'Union européenne renforce son industrie de la...

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L'Union européenne renforce son industrie de la défense
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L'Union européenne renforce son industrie de la défense

Publié le par Felli Bernard

25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 07:50

L'Union européenne renforce son industrie de la défense

Organisation des industries de défense en Europe source ead-minerve.fr

25-09-2014 French.china.org.cn

L'Unon européenne (UE) a estimé mercredi que la défense devait rester une priorité de son agenda étant donné l'instabilité croissante, notamment au voisanage de l'UE, et les coupes budgétaires constantes chez ses Etats membres.

La défense européenne sera l'un des principaux sujets du premier Conseil "Compétitivité" sous le mandat de la présidence italienne de l'UE, qui aura lieu à Bruxelles les 25 et 26 septembre.

Le vice-président de la Commission européenne Michel Barnier et le commissaire européen Nelli Feroci présenteront la feuille de route de la commission pour la mise en oeuvre du "New Deal pour la défense européenne" adopté le 24 juin 2014.

Ils préciseront les priorités et le calendrier établi par la feuille de route afin de fournir des résultats concrets lors du Conseil européen en juin 2015.

L'industrie de la défense de l'UE est un secteur majeur avec un chiffre d'affaires de 96 milliards d'euros (122,73 milliards de dollars US) rien que pour 2012, employant environ 400 000 personnes et générant jusqu'à 960 000 emplois indirects.

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Published by RP Defense - dans Europe Defence Industry EDTIB CSDP PSDC Michel Barnier Nelli Feroci Défense Industrie

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Lavrov fait un portrait d’Obama… et de son...

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Lavrov fait un portrait d’Obama… et de son discours en novlangue du " ministère de la vérité"
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Lavrov fait un portrait d’Obama… et de son discours en novlangue du " ministère de la vérité"

Publié le par Felli Bernard

Lavrov fait un portrait d’Obama… et de son discours en novlangue du " ministère de la vérité"

24sept

Lavrov :

La Russie occupe la deuxième place sur la liste noire d’Obama, selon le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov

Il a également déclaré que le Président des Etats-Unis Barack Obama n’a pas prononcé un discours d’apaisement à la session de l’Assemblée générale de l’ONU mercredi.« En ce qui concerne le discours du Président des États-Unis, nous avons gagné la deuxième place parmi tous ceux qui menacent la paix et la stabilité internationale », a déclaré Lavrov. « Le numéro un est le virus Ebola, le numéro deux est la soi-disant agression russe en Europe, tandis que l’ISIS et les autres terroristes qui se propagent maintenant au Moyen-Orient et principalement dans les pays où il y a eu des interventions des États-Unis, sont classés comme numéro trois ».

« Une chose que j’ai trouvé bizarre, c’est que le Président des États-Unis d’Amérique a dit à plusieurs reprises que le monde est plus libre et plus sûr, » a-t-il ajouté. "Je ne comprenais pas si c’était grave ou non et s’il y avait là un rappel orwellien. C’est pour cela que George Orwell a inventé le ministère de la vérité et il semble que cette philosophie soit encore d’actualité. »

« Le Président des États-Unis d’Amérique a présenté la vision du monde des Etats-Unis, soulignant à plusieurs reprises le caractère exceptionnel de lui-même et de son pays, » a déclaré Lavrov. "Il s’agit de la vision du monde d’un pays fondé sur sa doctrine de défense nationale, il a affirmé son droit de recourir à la force arbitrairement et indépendamment des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ou d’autres instruments juridiques internationaux".

"C’est pourquoi le discours du présumé pacificateur, si l’on considère les faits, n’est pas correctement établi," a déclaré Lavrov.

« Moscou cherche à résoudre les conflits par un dialogue entre égaux et non pas par des accusations unilatérales » – a ajouté Sergueï Lavrov.

"Nous sommes intéressés à résoudre les conflits qu’il y a dans le monde, nous n’apportons pas des accusations unilatérales ou en distribuant des blâmes, mais en instaurant un dialogue juste, équitable et respectueux".

http://en.ITAR-TASS.com/Russia/751108

Dans le roman 1984 de George Orwell, le Miniver est le ministère de la vérité (le nom est la contraction de la fonction ; en version originale, sous le nom de Minitrue pour Ministry of Truth).

Il s’agit d’un terme de novlangue, qui fait intervenir la double pensée, puisqu’il s’agit en fait d’un ministère de la propagande : un organe du pouvoir qui réécrit l’histoire aussi souvent que « nécessaire ». Par exemple, quand l’Océania est en guerre contre l’Eurasia (et alliée à l’Estasia), le Miniver détruit tous les documents datant de l’époque où les alliances étaient inverses.

Exemples types de novlangue de la double pensée illustrée par le discours d’Obama

1. « c’est le meilleur moment dans l’histoire du monde"
Le monde est à un moment compliqué, lorsque la menace des djihadistes de l’ État islamique se développe jour après jour, l’ épidémie d’ebola pourrait affecter presque 1 million de personnes en janvier, l’Ukraine, la Syrie et Gaza restent déchirées par les conflits armés, mais pour le dirigeant américain c’est "le meilleur moment de l’histoire mondiale"; « Je dis souvent aux jeunes, aux États-Unis, que, malgré la une des journaux, c’est le meilleur moment dans l’histoire humaine à naître, » dit-il.
2 les Etats-Unis « favorisent la paix et la stabilité. »
Au début de son discours, Obama a promis que les Etats-Unis resteraient un pouvoir « qui promeut la paix et la stabilité ». Cependant, quelques minutes plus tard, le dirigeant américain a souligné que « le seul langage que comprennent les tueurs est le langage de la force ». Il est à noter que, en moins de six ans de présidence, Obama a bombardé 7 pays.
3. « l’Irak est sur le point de replonger dans l’abîme »
Obama a averti que « l’Irak s’apprête à replonger dans l’abîme ». Selon lui, « le conflit a créé un champ de recrutement fertile pour les terroristes qui, inévitablement, exportent ce type de violence. » Cependant, ce sont les Etats-Unis qui ont contribué à ce que les djihadistes deviennent la monstrueuse menace qu’elle est après que sa stratégie ait échoué en Irak et en Syrie. Les analystes ont souligné que la montée de l’État islamique est passée par les étapes suivantes : la destruction des stabilisateurs et des régimes laïcs d’Irak et de Syrie et le soutien aux fondamentalistes sunnites contre Assad. Ce que Lavrov ne lui envoie pas dire
4 Les « grands pays ne doivent pas intimider les petits »
Selon le discours d’Obama, « les grandes nations ne soient capables d’intimider les petites nations". Selon ses propres termes, il semble que le Président américain ait oublié, par exemple, le blocus économique imposé par son pays à Cuba en 1962 et qui a été prolongé d’une année au cours de septembre dernier.
5. « la politique est la seule solution à la guerre civile en Syrie"
Conformément à ce qu’a dit Obama devant l’Assemblée plénière de l’ONU, "la seule solution à long terme de la guerre civile en Syrie est politique, y compris une transition politique qui répond aux aspirations légitimes de tous les citoyens syriens, indépendamment de leur appartenance ethnique ou de croyance". Cependant, depuis les premiers jours du conflit Obama a montré son soutien aux rebelles, mettant à leur disposition armes, équipements et formation. En outre, à plusieurs reprises, il a préconisé l’intervention en Syrie".

 le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov

le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov

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En France, la Russie compte ses soutiens

Publié le par Bernard Felli

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En France, la Russie compte ses soutiens

Publié le par Felli Bernard

En France, la Russie compte ses soutiens

De l’extrême droite à l’extrême gauche, des voix s’élèvent contre la politique de sanctions économiques à l’égard de Moscou. Plongée dans la galaxie des amis français de la Russie de Vladimir Poutine.

23/9/14 - 10 H 06

(Jean Claude MOSCHETTI/REA)

Devant le navire Vladivostok, manifestation organisée par le collectif « Mistral gagnons » en faveur de la livraison à la Russie des deux porte-hélicoptères Mistral en cours de construction au chantier naval de Saint-Nazaire, le 7 septembre.

(Jean Claude MOSCHETTI/REA)

Devant le navire Vladivostok, manifestation organisée par le collectif « Mistral gagnons » en faveur de la livraison à la Russie des deux porte-hélicoptères Mistral en cours de construction au chantier naval de Saint-Nazaire, le 7 septembre.

Avec cet article

Face aux sanctions européennes, la Russie prépare sa riposte
Les deux navires « Mistral » russes restent à quai

Une longue journée s’annonçait ce mardi 16 septembre pour les députés français. On attendait du monde sur les bancs de l’Assemblée, l’ordre du jour était dense. En chute dans les sondages, le premier ministre Manuel Valls devait y lire sa déclaration de politique générale, suivi d’un vote de confiance où la majorité malmenée allait compter ses forces.

Avant de rejoindre les quais de la Seine, une poignée de députés s’était réunie au 120 de l’avenue des Champs-Élysées, siège de « l’Association dialogue franco-russe ». Ces élus venaient dire tout le mal qu’ils pensaient des sanctions européennes contre la Russie, au retour d’un voyage à Moscou organisé par le « Dialogue franco-russe », un groupe de pression coprésidé par Thierry Mariani, député UMP des Français de l’étranger.

Sur la liste des voyageurs, on trouvait 14 députés ou sénateurs siégeant sur les bancs de l’UMP, du centre et de la gauche. Maître de cérémonie, Thierry Mariani résumait l’objet de la mission : « À l’intérieur du monde politique français, des députés entendent préserver la relation particulière avec la Russie. Il fallait le rappeler. »

« La Crimée, c’est la Russie »

Dans la délégation, des amis anciens du pays de Vladimir Poutine côtoyaient des admirateurs de fraîche date qui n’étaient pas les derniers à défendre la politique russe en Ukraine. Très en verve, le député gaulliste de l’Aube Nicolas Dhuicq, dont c’était la première visite à Moscou, récita devant la presse le discours entendu là-bas : « Des miliciens russes sont intervenus dans le Donbass pour empêcher une catastrophe humanitaire… Les Russes en Ukraine sont des citoyens de seconde classe… La Crimée, c’est la Russie. »

L’un de ses collègues s’alarma à l’idée de voir les ressources énergétiques tomber entre les mains de la Chine. Un autre demanda que la France arrête de s’aligner sur la politique américaine.

Un troisième s’inquiéta des conséquences des sanctions pour les entreprises françaises. Alain Marsaud, député des Français de l’étranger, s’étonna « des promesses inconséquentes des Européens faites aux Ukrainiens » et pointa la « faute de l’Occident dans la crise ukrainienne ».

contre les sanctions

Au-delà de leur différence, tous étaient unis par leurs hostilités aux sanctions européennes décrétées à Bruxelles contre des entreprises ou des personnalités russes.

Six mois après l’entrée en vigueur de la première vague de sanctions, les soutiens de la Russie se rassemblent et donnent de la voix à travers les groupes d’amitié franco-russes, qu’ils soient politiques ou économiques.

Certains se sont retrouvés début septembre 2014 à une table ronde organisée à l’ambassade de Russie à Paris, à l’initiative, là encore, du Dialogue franco-russe.

Ils sont venus écouter le président de la Douma, Sergueï Narychkine, frappé personnellement par des sanctions individuelles. Le président de Total, Christophe de Margerie, représentait les entreprises. Autour de la table, se pressaient aussi une dizaine de députés de tous bords.

« U ne opération de communication habile et caricaturale »

« C’était une opération de communication habile et caricaturale, se souvient Thomas Gomart, chercheur à l’Institut français de relations internationales (Ifri). Le message consistait à rejeter la faute de la crise en Ukraine sur les États-Unis, et à minimiser l’agression russe. La crise aidant, le discours sur la Russie se radicalise. »

Moscou recrute ses défenseurs parmi les courants souverainistes de la droite française comme de la gauche. Ils citent de Gaulle, parlent de l’Europe de l’Atlantique à l’Oural.

L’antiaméricanisme et l’antieuropéanisme sont leur ciment. Hostile aux sanctions, Nicolas Dupont-Aignant, président de Debout la République, parle de « gâchis et de contresens historique ». « La nation russe ne peut admettre que les Nord-Américains et l’Otan s’installent à ses portes », estime Jean-Luc Mélenchon, chef de file du Parti de gauche, tout en prenant ses distances avec Vladimir Poutine pour lequel il n’éprouve pas de « sympathie ».

Soutiens indéfectibles dans l’extrême droite française

C’est dans les rangs de l’extrême droite française que le chef du Kremlin recrute ses soutiens indéfectibles. On loue son nationalisme. On apprécie son style autoritaire, sa conduite musclée des affaires du pays. On est séduit par son conservatisme. « Le gouvernement russe défend un contre-modèle de société à laquelle nous adhérons, assure le député européen du FN Aymeric Chauprade. En refusant le mariage homosexuel, en défendant les valeurs traditionnelles de la famille, la Russie devient un pôle de référence pour nous. »

Le gouvernement russe s’appuie d’ailleurs sur le Front national pour changer une image globalement négative en France. Lors de son premier déplacement à Moscou le 20 juin, Marine Le Pen a été accueillie en grande pompe par Sergueï Narychkine ainsi que par d’autres députés de la Douma. « Le Kremlin mise sur le FN et la droite populaire pour des raisons idéologiques et tactiques, observe Thomas Gomart. Il parie sur une division de l’UMP. »

Des relations économiques étroites avec la France

Plus discrets, mais sans doute plus efficaces à l’heure de contester les sanctions contre la Russie, sont les entrepreneurs français. Ils ont trouvé une oreille attentive mercredi 17 septembre lors de la visite à Moscou de Jean-Pierre Chevènement, nommé fin 2012 représentant spécial pour la Russie de Laurent Fabius, dans le cadre de la « diplomatie économique ».

« Après l’annonce du report de la décision sur la vente des Mistral, la France souffre d’un grave problème de confiance en Russie, a tempêté l’homme d’affaires Georges Polinski devant l’ancien ministre. La situation est catastrophique. »

La France et la Russie ont développé des relations économiques étroites ces dernières années. Les investissements français ont été multipliés par dix depuis dix ans, faisant de l’Hexagone le troisième investisseur étranger en Russie. Les exportations françaises ont passé le seuil de 9 milliards d’euros, soit près d’un demi-point au PIB du pays.

1200 entreprises françaises présentes en Russie

« Les sanctions créent une grande imprévisibilité, font reporter les décisions d’investissement, nous font perdre des parts de marché, insiste Philippe Pégorier, patron de la filiale d’Alstom à Moscou. Tout ceci aura très vite un coût en termes d’emploi dans l’Union européenne. »

À des degrés divers, les 1 200 entreprises françaises présentes en Russie sont touchées par la crise. La baisse du rouble a renchéri le coût des exportations. L’embargo russe sur les produits alimentaires a fermé des marchés. Les pétroliers s’inquiètent de l’interdiction d’exporter du matériel de haute technologie ou d’accéder aux financements bancaires européens.

Chez Total, on craint de devoir geler une usine de gaz liquéfié en chantier dans l’Arctique. Des inquiétudes relayées par plusieurs patrons de groupes français à l’Élysée et au Quai d’Orsay.

pour une levée des sanctions

Ont-ils été entendus ? Difficile à dire. Jean-Pierre Chevènement a plaidé pour une levée sous conditions des sanctions européennes. « Pour nous, les sanctions sont vouées à être levées à partir du moment où deux conditions sont rassemblées : le maintien du cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine et une application stricte des accords de Minsk entre les séparatistes et le gouvernement de Kiev. »

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Les amis européens de la Russie

La Russie de Vladimir Poutine ne compte pas seulement des alliés en Chine, au Venezuela ou en Syrie. Elle a des soutiens de poids en Europe.

En Allemagne, le soutien le plus connu n’est autre que l’ancien chancelier Gerhard Schröder, membre du conseil d’administration de Gazprom, et ami proche du président russe chez qui il a récemment fêté son anniversaire. Les entreprises allemandes, très présentes sur le marché russe, tentent de défendre leurs intérêts auprès de leur gouvernement.

En Italie, le groupe pétrolier Eni, qui a signé d’importants contrats avec l’entreprise russe Rosneft, pèse de tout son poids auprès du gouvernement pour limiter la portée des sanctions. L’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi se présentait comme un ami de Vladimir Poutine.

Au Royaume-Uni, les établissements financiers de la City attirent de nombreux capitaux russes. British Petroleum (BP) tire des dividendes conséquents de ses investissements dans le secteur énergétique russe.

Face aux sanctions européennes, la Russie prépare sa riposte

23/9/14 - 10 H 06

En France, la Russie compte ses soutiens

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Le métropolite Hilarion (Kapral) : « La Russie...

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Le métropolite Hilarion (Kapral) : « La Russie n’est pas votre ennemie mais votre amie »
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Le métropolite Hilarion (Kapral) : « La Russie n’est pas votre ennemie mais votre amie »

Publié le par Felli Bernard

Le métropolite Hilarion (Kapral) : « La Russie n’est pas votre ennemie mais votre amie »

« Je dis chaque jour : connaissez la Russie, et vous comprendrez qu’elle n’est pas votre ennemie, mais votre amie ». Interview du métropolite Hilarion (Kapral), primat de l’Église orthodoxe russe hors frontières.

Au cours de sa visite au monastère de Saint-Paphnuce de Borovo en Russie, en été de cette année, avec un groupe de pèlerins venant des États-Unis et d’Australie, le métropolite Hilarion a répondu à une interview que nous publions ci-dessous :

- Monseigneur, je pense que la réception de ce jour au monastère illustre bien l’attitude des Russes envers tous les hommes dans le monde. Nous sommes ouverts, accueillants et honnêtes à l’égard de tous ceux qui viennent à nous. Des Américains et des Australiens sont venus, c’est bien. Nous montrons nos saintes reliques, nous invitons à déjeuner. Récemment des Amérindiens sont venus de Fort Ross, en Californie, lequel avait été fondé par les missionnaires russes. Nous les avons reçus comme les nôtres. Demain que des Allemands ou des Chinois viennent ici, nous les recevrons de même. Mais vous savez parfaitement comment on parle de nous en Occident.

- Chaque jour, je suis en contact avec des gens qui, malheureusement, non seulement ne connaissent rien de la Russie, mais ne veulent pas non plus en savoir quelque chose. Les images négatives qu’ils reçoivent de la télévision et des journaux leur suffisent. La plupart d’entre eux [des Américains] ne savent même pas où se trouve l’Ukraine, ni ce que ce pays représente, aussi ils ont parfaitement assimilé que la Russie, c’est l’ennemi. Je leur demande : « Que savez vous de la Russie, de son peuple, de sa culture ? Comment cette Russie vit-elle, que veut-elle ? » Ils répondent : « La Russie, ce sont des tyrans qui asservissent les peuples pacifiques qui veulent vivre en démocratie ». Je leur demande à mon tour : « Pour avoir une réelle idée de quelqu’un, il faut en faire la connaissance. Peu importe de ce que qu’une personne dit sur une autre. Vous, essayez de faire connaissance des Russes eux-mêmes, de connaître de quoi ils vivent, ce qu’ils aiment, ce qu’ils veulent. Même avec ceux qui vivent ici, en Amérique. Peut-être, ils ne s’y retrouvent pas bien dans la situation politique en Russie, mais ils gardent et aiment leur culture, leur histoire, leurs traditions. N’importe quel Russe donnerait sa dernière chemise pour aider l’autre. Les Russes ont cela dans le sang, aider les autres. Chez qui voyez-vous cela ? Une telle chaleur, une telle bonté, un tel goût du sacrifice ? Ce sont tous des traits moraux chrétiens, qui sont devenus l’âme, le caractère du peuple russe. La générosité, la douceur, la compassion de l’âme russe, tout cela naît de la foi du peuple. Les Russes veulent que leur pays soit orthodoxe, pour eux c’est une idée populaire qui va de soi. Bien sûr, lorsqu’ils apprennent ce qui se produit en Occident, qui légalise les unions de même sexe, autorise l’euthanasie, qui met sur un même niveau les religions traditionnelles et les sectes, cela les effraye et les repousse. Ils disent, non, nous n’avons pas besoin de cela. La réaction à cela est celle-ci : « Ah ! ces Russes mauvais et ignorants, ils sont contre la liberté, contre les valeurs libérales, contre la démocratie ! » C’est la logique du péché. Et moi, je dis aux Américains : « Comprenez, les Russes ne sont pas contre, ils sont pour. Les Russes sont pour la moralité chrétienne traditionnelle et le concept chrétien de la liberté, ne pas imposer les choses par la force, comme on le fait aujourd’hui dans notre société. Lorsque les Russes apprennent que l’on peut imposer aux enfants, dans les écoles, sans l’accord des parents, des connaissances sur des relations non-traditionnelles et autres choses semblables, il est naturel que cela les effraye. Ils ne veulent pas de cela et ne le permettront jamais. Il y a pour eux des concepts saints, immuables, qu’ils ne permettront jamais à quiconque de changer. C’est la foi orthodoxe, grâce à laquelle la Russie est devenue un grand État européen, c’est la famille et le respect des parents, dans lesquels on éduque traditionnellement dans les familles russes, et l’orgueil pour son pays. Il ne plait pas aux Russes, de même qu’aux Américains, que l’on s’efforce d’accuser, d’humilier leur pays, de l’exposer à la vindicte. Les Russes peuvent partager des points de vue différents, des intérêts différents, mais lorsque quelqu’un offense leur pays, ils oublient tous les désaccords et alors s’unissent. Mais si vous venez chez les Russes avec la paix, de bonnes intentions, ils s’adresseront à vous comme à des frères. Chaque jour, je dis : « Connaissez la Russie, et vous comprendrez qu’elle n’est pas votre ennemi, mais votre ami. Un ami fidèle et fiable, qui ne vous trahira jamais, qui ne vous lâchera pas dans l’adversité, comme l’a démontré la Russie à travers toute son histoire ». La Russie est un pays amical et pacifique, qui ne souhaite de mal à personne. Là-bas, en Amérique, je dis toujours que pour juger de la Russie, écoutez l’autre son de cloche. Malheureusement, on ne donne en Amérique qu’un seul avis, un seul point de vue sur la Russie. Je dis que l’information unilatérale ne peut être objective. Cela, les gens sensés le comprennent. Mais naturellement, la propagande exerce une très grande influence sur les opinions des gens. Les journaux trompent, comme la télévision, et imposent un certain point de vue. La foi, de son côté, donne à l’homme la possibilité d’avoir un regard juste sur les événements, sans inventions mensongères. Bien sûr, c’est plus simple pour les croyants. Ils dépendent moins des médias et sont ouverts à la vérité. En regardant le monde à travers le Christ, il nous est plus facile de détecter les tentatives de satan, le mensonge semé par lui, visant à diviser et amener les gens à se disputer les uns avec les autres. Or le Christ agit dans le sens contraire : Il les unit tous par Son amour, en fait des frères.


- Monseigneur, je ne peux pas ne pas demander quelle est votre attitude envers les événements en Ukraine ?

- Nous sommes tous aussi très affectés par ce qui se produit avec nos frères en Ukraine. Lors de chaque Liturgie, nous prions avec toute notre Église afin que Dieu raisonne et réconcilie le peuple ukrainien, afin que cesse cette terrible guerre fratricide. Nous prions pour que la paix revienne sur la terre d’Ukraine et dans les cœurs des hommes. Nous prions pour tous les innocents qui ont été tués, pour tous ceux qui ont souffert, qui ont été blessés et emprisonnés, pour tout le peuple ukrainien très éprouvé.

- Monseigneur, quels sont à votre avis les problèmes principaux des chrétiens du monde entier ?

- C’est la sécularisation, l’adaptation à l’esprit de ce monde qui est contraire à notre foi. Derrière les grands mots de liberté, de tolérance, notamment religieuse, se déroule une guerre ouverte contre les institutions fondamentales de la société humaine. Et les croyants se trouvent aussi impliqués dans cela. On propage ouvertement les vices, les péchés mortels, comme une norme de vie. Les gens disent : c’est normal, c’est bien. Certaines communautés protestantes copient aveuglément les mœurs antichrétiennes de la société contemporaine, se mêlant en définitive avec elle. Nous, chrétiens contemporains, devons nous souvenir que le principal dans notre vie est le Christ. C’est selon Lui que nous devons bâtir notre vie, et seuls les commandements qu’Il a établis doivent être le critère de vie pour tout homme croyant. Heureusement, le Seigneur peut tourner en bien même les actes de satan pour le bien de notre salut. En voyant la Sodome que l’on crée dans notre société, beaucoup de gens viennent à la foi orthodoxe, trouvant en elle la Vérité et le Salut. Malgré une autre culture, une autre langue et des habitudes différentes, les gens s’efforcent de trouver la véritable foi. Et c’est le témoignage authentique de la force vivante et pleine de grâce de l’Orthodoxie.

- Monseigneur, qu’est-ce qui vous a fait venir en Russie et au monastère de Saint Paphnuce à Borovo ?

- Nous sommes des fidèles orthodoxes américains et australiens qui, durant de longues années, des dizaines d’années, vivent hors des frontières de la Russies, dans différents pays et continents, parmi des gens de différentes cultures et traditions, mais qui confessent la foi orthodoxe et gardent la culture et les traditions russes. Nous sommes venus en Russie afin de vénérer les lieux saints russes, les grands saints russes. C’est un pèlerinage aux lieux saints, aux monastères de l’Église orthodoxe russe. La première halte, le premier lieu saint que nous avons choisi est le saint monastère de saint Paphnuce de Borovo, ce grand saint de Dieu et thaumaturge de toute la Russie. Nous avons lu chez nous les vies de saint Paphnuce, de saint Serge et d’autres saints russes. C’est une grande grâce de Dieu que nous puissions prier sous les voûtes de l’église qui abrite ses saintes reliques, et nous inspirer du zèle et de la foi de saint Paphnuce. C’est très important, d’avoir la possibilité d’être en contact avec le saint.

- Et que représente pour le chrétien un tel contact ? Pour quelles raisons l’homme devrait-il traverser toute la terre pour aller auprès d’un saint ?

- Nous nous adressons toujours aux saints de Dieu afin qu’ils prient pour nous. Premièrement, pour notre salut, afin que le Seigneur nous donne le temps de nous repentir, pour se consacrer aux exploits spirituels. Afin de préparer notre âme à l’éternité. Afin de nous purifier de tous les péchés et des passions, afin de devenir des récipients de la grâce Divine, afin que le Seigneur demeure toujours en nous. Afin que nous soyons rendus dignes d’une bonne réponse lors du Jugement redoutable. Nous considérons les exploits des saints de Dieu et pouvons les imiter dans leur dévouement au Christ. Je suis ici pour la première fois et j’en suis heureux. J’avais lu avant au sujet du saint, mais lorsqu’on arrive là, où il a vécu dans l’ascèse et pria, il devient plus proche de nous, et c’est un grand bonheur que de se trouver dans un tel lieu. En premier lieu, nous avons demandé au grand saint de Dieu de nous renforcer, de nous donner son aide et d’augmenter notre foi, afin de faire face à l’esprit de ce siècle et de servir le Christ en tout lieu de notre vie. Saint Paphnuce s’est consacré entièrement à Dieu et le Seigneur l’a glorifié par de nombreux dons, dont celui de guérir de nombreuses maladies spirituelles. Nous croyons que, par ses prières, notre vie trouvera une nouvelle profondeur, une nouvelle dimension sur la voie de la vérité et du Royaume divin. Je demande les prières de la communauté monastique pour tout notre groupe. Il y a parmi nous des gens qui construisent chez eux une église orthodoxe et ont besoin de vos prières pour la bonne issue de cette construction. Ils croient sincèrement que l’aide spirituelle des frères russes les aidera. Pour eux, c’est important.

Source et photographie : Pravmir.ru

Le métropolite Hilarion (Kapral) : « La Russie n’est pas votre ennemie mais votre amie »

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@artacademie Je me joints a vous et suis persuadé...

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Djihadisme : carte des principaux groupes armés...

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Djihadisme : carte des principaux groupes armés...

Djihadisme : carte des principaux groupes armés islamistes dans le monde
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