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La France dans le piège Djihadiste !…

Publié le par Bernard Felli

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La France dans le piège Djihadiste !…

Publié le par Felli Bernard

La France dans le piège Djihadiste !…

par Daniel MARTIN (son site)
lundi 22 septemb2014

Depuis de nombreuses décennies, nos « amis » Saoudiens qui peuvent être par ailleurs en rivalité avec nos autres grand « amis » Qataris ont servi ou servent encore de sponsors à tous les groupes wahhabistes – salafistesconvertis au terrorisme qui sévissent dans le monde entier. Al-Shabab dans la corne de l’Afrique, Boko-Haram en Afrique de l’Ouest, Al-Qaïda un peu partout, et maintenant ce sinistre « Etat islamiste (E.I.) », encore appelé DAECH ou EEIL, sous la bienveillance de l’Occident, sont des créations de l’Arabie saoudite et du Qatar. Par sa politique de domination mondiale, en particulier sur le pétrole, qui passait par la déstabilisation et l’élimination des Etats de la région qui y maintenaient un équilibre politiques, notamment l’Irak et la Libye, grâce à la logistique fournie par les USA et leurs fidèles serviteurs Franco-Britanniques pour renverser ces régimes, ces groupes Nazislamistes se sont constitués un pactole en terme de moyens financiers et militaires. Et maintenant, tel le monstre de Frankenstein les créateurs sont non seulement dépassé par leur créature, mais directement menacé par le monstre qu’ils ont créé ! On peut désormais se poser la question : en servant fidèlement OBAMA, François HOLLANDE n’entraîne-t-il pas la France dans un piège, dont nul ne sait où cela peut nous conduire ?…

« Pauvre petit perroquet, dis plutôt notre marâtre… »

La politique internationale du Président de la République François HOLLANDE, copie collée de celle de SARKOZY et de sa dépendance à celle des USA, me rappelle cette histoire qui fut rapportée lors d’une visite de Jules FERRY en visite dans une école kabyle à la fin du 19° siècle. A l’institutrice française qui fait venir au tableau le meilleur élève, évidemment, et lui demande : « Dis à ces messieurs, ce que c’est que la France ». Le petit garçon répond : « La France est notre mère ». Jules Ferry, ce chantre de la colonisation et de la ‘’mission civilisatrice’’ de la France, mais aussi le père de notre école laïque, note, en marge… « Pauvre petit perroquet, dis plutôt notre marâtre’’.

L’engagement militaire de la France par François HOLLANDE auprès de la ‘’marâtre’’ US pour combattre et éradiquer le ‘’ Nazislamisme’’ est toutefois plus que problématique et l’argument selon lequel « le fait d’être dans la coalition permet à la France d’avoir son mot à dire sur le choix des cibles et les grandes décisions » ne tient pas. La vraie raison serait plutôt à rechercher du coté de certains des Etats arabes qui ont engendré l’Etat Islamiste (E.I.) et qui aujourd’hui, pour leur propre sécurité, sont contraints de jouer la carte de soutien au USA, mais seraient mal à l’aise pour participer seuls à une opération, strictement Américaine. La présence du pays occidental qui a dit non à la guerre de Bush en 2003 les rassure et leur sert de caution auprès de leur population fortement imprégnée d’hostilité à l’égard des Etats Unis. La ‘’marâtre’’ USA a besoin de la France essentiellement pour cela, car pour l’action militaire en soutien, les Américains peuvent se passer de nos services. Comme le fait observer François HEISBOURG, spécialiste des questions géostratégiques, d’ordinaire plutôt favorable aux actions transatlantiques contre le terrorisme islamique : » notre armée a déjà beaucoup donné ces derniers mois, notamment au Mali et en Centrafrique, où nous étions les seuls à pouvoir et à vouloir intervenir. Pour l’Irak , la situation est différente : militairement les Américains peuvent se passer de nous. Alors, puisque notre apport ne sera pas indispensable, mieux vaut ne pas faire exploser, une fois de plus, le budget de la Défense ».

Une intervention militaire aérienne Française au bilan Financier et écologique des plus désastreux

Un bilan Financier, énergétique et carbone des plus désastreux. A titre d’exemple : En 2012 le coût des opération extérieures (OPEX) de la France s’est chiffré à 870 millions d’euros, contre 1, 2 milliard en 2011. Déja avant l’intervention au Mali, le projet de loi de Finance pour 2013 prévoyait une dépense de 630 millions. Il est toujours compliqué d’avoir une idée précise du coût de l’heure de vol d’un avion de combat. Le député François Cornut-Gentille (UMP), passé de la commission de la Défense à celle des Finances, a demandé par écrit, en juillet dernier, à Jean-Yves Le DRIAN, le ministre de la Défense de bien vouloir lui « préciser le coût budgétaire de l’heure de vol pour chacun des aéronefs, avions et hélicoptères, en service dans les armées » afin de « mettre un terme à un débat stérile sur le coût de ces équipements. » En janvier dernier, donc 6 mois plus tard, le parlementaire n’était pas plus avancé, il avait reçu pour toute réponse un vague tableau « des moyennes des coûts du MCO (Maintien en condition opérationnelle) par heure de vol constatés en 2010. »

Toutefois, il est toujours possible d’avoir quelques estimations. Ainsi, pour le Rafale, le chiffre de 39.000 euros l’heure de vol a circulé pendant un temps. Un rapport rédigé à l’occasion du débat portant sur le projet de Loi de finances initiale 2013 évoque 27 000 euros, ce qui correspondrait au total des dépenses en rémunérations et charges sociales (RCS) des personnels et en entretien programmé des matériels (EPM, le tout divisé par la somme des heures de vol. A cela il faut rajouter le coût de l’armement.

Concernant la consommation pour une heure de vol à pleine puissance. Sans postcombustion, un rafale consomme 8 000 Kg (sachant qu’un kg de kérosène= 1,25 litre cela fait 10 000 litres) de carburant. Par minute cela fait 133,4 kg (ou 167 litres) de carburant. En maintenant cette puissance pendant un vol, un Rafale n’emportant pas de réservoir supplémentaire ne peut donc voler que 35 minutes avant de devoir se faire ravitailler. Avec un emport de carburant maximum grâce à cinq supplémentaires, cette autonomie monte à 1 heure et 25 minutes. L’utilisation de la postcombustion permet d’augmenter la puissance des réacteurs, mais consomme en contre partie beaucoup plus de carburant. En utilisant la postcombustion à pleine puissance, pendant une heure, le Rafale consommerait donc 12 750 kg (ou 16 000 litres) de carburant. Par minute, cette consommation serait de 425 kg.( 532 litres) (http://tpe-rafale.e-monsite.com/pages/rafale-ses-caracteristiques/performances/)

Rejet en CO2 : Pour chaque kilo de kérosène utilisé, ce sont 3 kilos de C02 qui sont émis. Ce qui signifie que par heure de vol à pleine puissance en post combustion c’est 38 250 kg (38,25 tonnes) de CO2 qui sont rejetés. Sachant que la France met à disposition 6 Rafales stationnés à Abou Dabi et que l’on peut supposer plusieurs rotations de bombardements par jour, imaginons les dégats quand on y ajoute la puissance de feu Américaine… sans compter la destruction de la Biodiversité, les inévitables effets collatéraux avec des civils et des animaux souvent parmi les premières victimes…

L’intervention Militaire aérienne plus que controversée en terme d’efficacité pour éliminer les djihadistes …

Imaginez un instant que vous êtes à la place des djihadistes du groupe État islamique (EI) et que face au puissant arsenal militaire aérien, auquel vous ne pouvez résister, et malgré toutes les promesses de bonheur si vous passez au-delà en martyr de la cause, que faites vous ? Sinon de vous replier dans les zones urbaines et mener des actions de guérilla pour défendre les fiefs que vous avez préalablement conquis. Au gré des réactions de la population qui est souvent misérable et manque de tout, car délaissée par des pouvoirs politiques locaux en totale déliquescence quand ils ne sont pas gangrené par la corruption, les Djihadistes qui disposent de larges moyens financiers n’hésiteront pas à jouer de la carotte et du bâton en éliminant très violemment les récalcitrants, dans un climat dissuasif de terreur et pour s’attirer la sympathie des plus passifs, ils le feront par des prises en charge d’aides et solidarités diverses pour mieux leur faire accepter la charia…

Autre raison de se déployer dans les villes : Pousser les forces Américaines, celles de la ‘’coalition’’ ou Irakiennes à la faute, en infligeant des pertes parmi les civils lorsqu’elles veulent frapper les djihadistes. Et ces derniers utiliseront leurs outils de propagande pour monter les sunnites contre le gouvernement irakien, dirigé par les chiites, et éroder ainsi la légitimité de la ‘’coalition internationale’’.

Pour Christopher HARMER, un analyste de l’Institut pour l’étude de la guerre, un think-tank américain. « L’EI utilisera ses cellules dormantes, les tireurs embusqués, les voitures piégées ou les assassinats ciblés. Pour le moment, l’engagement américain ne représente pas une menace conséquente pour l’EI ». Richard BARRET, spécialiste en contre-terrorisme, va dans le même sens : « L’EI ne peut pas contrer les raids américains et il va donc inverser son processus de développement. D’un mouvement clandestin terroriste, il avait progressé vers un ‘État’ et il va devoir redevenir ce qu’il était avant ».

Par ailleurs, avec 35 000 hommes sur 215 000 km2, l’EI va devoir faire des choix et comme le fait observer Christopher HARMER « L’EI possède des unités organisées, un commandement capable de diriger plusieurs opérations simultanément et la capacité d’utiliser des armes lourdes prises aux armées syrienne et irakienne, les frappes américaines vont endommager les éléments visibles de la structure militaire de l’EI, cette organisation va revenir à un modèle insurrectionnel en se mêlant à la population civile, ce qui rendra plus difficile d’atteindre ses combattants ». Ce qui démontre bien les limites des pilonnages aériens par les Rafales ou autres F16. Dans ce contexte les drones cher à OBAMA sembleraient plus efficaces mais ne dispensent pas pour autant d’une intervention au sol avec les conséquences que l’on suppose…

Mais alors quelle serait la formule la plus efficace pour arrêter la progression des djihadistes et leur élimination ?

Il est évident que l’on ne fait pas la guerre à une religion, mais aux hommes qui la pratiquent en l’interprétant dans un sens guerrier et barbare. Pour cela il faut s’attaquer à la racine, c’est-à-dire à ceux qui les engendre et les nourrissent. Contrairement à ce qu’affirme HOLLANDE et son Ministre FABIUS, n’en déplaise à Tel Aviv, il faut une coalition qui intègre la Syrie de Bachard AL ASSAD avec son armée et l’Iran. D’ailleurs, l’Arabie Saoudite a bien conclu une alliance avec l’Iran, tandis que les États-Unis coordonnent la sécurité avec le régime syrien du président Bachar AL ASSAD contre lequel, il y a un an, les Américains fournissaient de l’argent et des armes à l’opposition Djihadiste. Pendant ce temps, le gouvernement Irakien dirigé par Nouri AL MALIKI est mis au service de son plus proche allié, l’Iran. Lorsque de tels petits miracles se produisent du jour au lendemain, il convient alors de s’interroger sur ce phénomène qu’on appelle l’« État islamique ». Ce dernier a modifié les rapports de force et réuni les camps opposés de la région, tout en déclenchant cependant une autre guerre dans un Moyen-Orient qui en compte déjà tant.

La question qui se pose maintenant concerne la source de la puissance dont dispose ‘’l’État islamique’’ (E.I.). Une puissance supérieure à celle de toute organisation islamique similaire, si bien que les alliances régionales et internationales se sont portées contre elle, avec vitesse et ardeur. Une telle alliance entre camps opposés n’est pas la première du genre : plusieurs autres alliances de ce type se sont déjà produites au cours de l’Histoire. Celle du Britannique Winston Churchill avec Staline, son ennemi juré communiste, face à la menace nazie d’Hitler, en est un exemple, tout comme l’alliance conclue par l’Arabie saoudite avec le dictateur irakien Saddam Hussein, malgré son opposition bien connue au Parti Baas et à tous les autres partis nationaux, afin de faire face à la révolution menée par Khomeini en Iran au début des années 80.

Une ‘’marâtre’’ USA, au fond bienveillante avec la France de François HOLLANDE mais pas avec ses contribuables.

Il est évident que la ‘’marâtre’’ US de la France de François HOLLANDE n’a pas besoin de la ‘’force de frappe’’ militaire aérienne Française, comme démontré plus haut. Bien que sa présence puisse avoir une justification pour aider les Américains sur le plan politique, cela permet surtout au président de la République Française de se donner l’impression qu’il est à la tête d’un pays qui peut encore peser sur la scène internationale, ce qui est loin d’être le cas. En voulant imiter et dépassé SARKOZY avec la Libye, François HOLLANDE qui ne cessait de vouloir en découdre en vain avec Damas et Téhéran, après s’être rabattu en Ukraine en y envoyant BHL, a enfin sa guerre… Or ces opérations aériennes sont les plus chères. Carburant, missiles guidés, ravitaillement en vol, soutien logistique… Chaque frappe d’un Rafale coûte une fortune. Or tous les officiers répètent que les finances de l’armée Française sont « au taquet ». Il y a quelques mois, les principaux chefs militaires ont même menacé de démissionner si le budget de l’armée était une nouvelle fois rogné. « Le surcoût ne sera pas très élevé, rétorque-t-on au ministère de la Défense. Pour l’instant, on prévoit d’utiliser seulement les six Rafale pré positionnés sur la base d’Al-Dhafra à Abu Dhab ». On ajoute que l’on négocie actuellement un gigantesque contrat d’armement de 20 milliards d’euros avec Riyad. La France aurait donc un intérêt sonnant et trébuchant à montrer qu’elle participe à la gueurre contre l’E.I. et à la défense du royaume Saoudien. Un comble quand on sait que notre grande amie l’Arabie Saoudite, l’une des pires dictatures Arabo – pétrolière, a participé, tout comme la France d’ailleurs en Libye et en Syrie à l’équipement militaire des Djihadistes, même si aujourd’hui ces groupes risquent de se retourner contre elle, car il ne faut pas penser que l’État islamique va s’arrêter à telle ou telle frontière, et même très affaibli qu’il ne peut porter des coup à la sécurité des pays Occidentaux.

Une certitude toutefois avec le débat sans vote qui aura lieu Mercredi 24 Septembre, pour lequel se dégage un consensus PS UMP en faveur de l’intervention militaire aérienne en Irak, rien ne changera

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La France dans le piège Djihadiste !…
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L’Irak ou le monde des marchands de mort

Publié le par Bernard Felli

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L’Irak ou le monde des marchands de mort

Publié le par Felli Bernard

L’Irak ou le monde des marchands de mort

© REUTERS/ Stringer

13:51 23/09/2014

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Les dirigeants des factions politiques de la Chambre des représentants des Etats-Unis n’ont pas lu la lettre de leur homologue syrien Jihad al-Lahham, qui appelle à ne pas armer les opposants "modérés" au régime de Bachar al-Assad.

C’est la raison pour laquelle il affirmait dans sa lettre que ce sont des opposants " modérés " qui ont vendu aux militants de l’Etat islamique le journaliste américain, qui a été par la suite exécuté. Il est fort probable qu’il s’agit du journaliste Seteven Sotloff. Cependant, certains arguments de l’homme politique syrien se sont avérés exacts.

Le New York Times évoquait déjà l’année dernière le fait que les membres de l’opposition vendent des armes aux islamistes. L’un des chefs de guerre avait alors indiqué que des " brigades fictives de l’Armée syrienne libre "affirment que ce sont des révolutionnaires, et en se dotant des armes, ils les revendent".

En outre l’AFP a indiqué le 9 mars 2013 qu’aucun ordre du président américain n’est nécessaire pour que des armes soient envoyées en Syrie. L’agence site l’article du journal croate Jutarnji List, qui explique qu’en l’espace de quelques mois, près de 3000 tonnes d’armements ont été envoyée depuis Zagreb par 75 vols cargos opérés par des compagnies turques et jordaniennes "pour lutter contre le régime d’Assad". C’est l’Arabie saoudite qui payait pour le transport de ces armes, organisé par les Etats-Unis.

Une chose étonnante : les parties impliquées dans ce scandale nient tout en bloc. Le directeur de la compagnie cargo aérienne Jordanian International Air Cargo (JIAG) ne se souvient plus du fait qu’il organisait des vols à destination de la Croatie. Et lorsque le représentant du réseau du transport aérien régional a confirmé que ces vols ont bien eu lieu, le directeur a fait semblant d’ " oublier " que JIAG possède des avions cargo Iliouchine (Il), alors que les photos de deux Il-76MF se trouvent bien sur le site Internet du transporteur. L’histoire a été ensuite étouffée.

Mais 18 mois plus tard, ces armes ont soudain ressurgi en Irak. Un récent rapport de la société londonienne Conflict Armament Research (CAR), qui assure le monitoring du déplacement des armes illégales, a indiqué que parmi les trophées confisqués à l’armée du "califat", et à l'exception des fusils américains M16, on y retrouve aussi la carabine croate Elmech EM 992, et des lance-roquettes antichar M-79 Ossa. En comparant les données sur l'approvisionnement de l'Armée syrienne libre avec des missiles des lance-grenades de type Ossa en 2013, CAR arrive à la conclusion qu’il s’agit bien de ces missiles.

Il n’est donc plus exclu que cet armement puisse être dirigé contre l’armée irakienne. Les militaires américains ont déjà rassuré leurs compatriotes, que des versions allégées du char M1 Abrams, destinées à l’exportation, étaient livrés en Irak.

Ces mêmes chars " en carton " ont été livrés à l’Etat islamique. Immédiatement après la prise de Mossoul, on a appris que les troupes du " califat " ont détruit l’équipement militaire, confisqués pour un montant de plusieurs millions de dollars. Il s’agissait de chars Abrams, de blindés M113, et de camions équipés de protection antimine (MRAP). Des photos récentes ont montré que l'armée du " califat " maîtrise parfaitement ces machines. C’est aussi le cas d’une cinquantaine d’obusiers américains M198 de 155 mm et de 4000 Kalashnikov.

Il s'est avéré que les "groupes terroristes disparates" avaient déjà en leur possession une trentaine de chars T-55. Ces chars ont été confisqués en Syrie où ils étaient déjà utilisés. Une dizaine de chars T-72 se sont ajoutés, avec plusieurs modèles qui ressemblent à des Abrams. En outre, l’Etat islamique a reçu 200 véhicules tous-terrains et des camions, dont une partie a été envoyée en Syrie. L’Etat islamique a aussi reçu " un cadeau " qui vient d’Istanbul. Il s’agit des blindés de la société turque Otokar - des modifications Scorpion et Sobra. Le " califat " peut se doter également de se propres forces aériennes, s’il arrive à réparer plusieurs hélicoptères Mi-8 et Mi-17 de l’armée syrienne, en panne actuellement. Ces machines sont aussi l’héritage de l'Armée syrienne libre.

Cependant, la plupart des arsenaux du " califat " - ce sont des trophées qui viennent des entrepôts de l'armée irakienne. Ainsi, les pilotes irakiens, français et américains vont détruire toutes ces cibles " coûteuses " avec des armes aussi coûteuses, produites par les meilleures sociétés occidentales d’armement.

Lorsqu’un obus valant 70.000 dollars atteint un char qui coûte un ou deux millions de dollars, la question de la livraison de nouveaux missiles pour détruire les autres chars se pose. Un seul lot de 5000 missiles Hellfire avec les équipements appropriés et les pièces de rechange a coûté 700 millions de dollars à l’Irak. Ces acquisitions sont bénéfiques aux vendeurs de l’armement, et ils désirent que ce processus puisse durer le plus longtemps possible…

Actuellement le président américain est en passe de signer la loi sur la formation et l’armement des " rebelles syriens modérés ". On ignore à quel point les instructeurs enseignent bien ces techniques aux soldats de l’armée. Mais ces armes serviront certainement un jour, cela ne fait aucun doute. Pour l’instant on ignore à qui.

La Voix de la Russie

L’Irak ou le monde des marchands de mort

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Opération « Émirat islamique », objectif Chine

Publié le par Bernard Felli

Opération « Émirat islamique », objectif Chine

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Opération « Émirat islamique », objectif Chine

Publié le par Felli Bernard

Opération « Émirat islamique », objectif Chine

par Manlio Dinucci

Alors que l’« Émirat islamique » est en train d’incorporer de nombreux officiers chinois, le géographe Manlio Dinucci apporte de nouveaux éléments aux analyses des politologues Alfredo Jalife-Rahme et Thierry Meyssan montrant que l’objectif ultime de cette organisation est de déstabiliser la Russie et la Chine.

Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 21 septembre 2014

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Tandis que l’Isis diffuse à travers les complaisants réseaux médiatiques mondiaux les images de la troisième décapitation d’un citoyen occidental, sonne une autre sirène d’alarme : après s’être diffusé en Syrie et en Irak, l’« Émirat islamique » est en train de pénétrer dans le Sud-Est asiatique. C’est ce que communique la société Muir Analytics, qui fournit aux multinationales du « renseignement contre le terrorisme, la violence politique et l’insurrection », faisant partie des « auxiliaires » » de la CIA en Virginie, souvent utilisée par la maison mère pour répandre des « informations » utiles à ses opérations.

Un domaine dans lequel la CIA a une solide expérience. Pendant les administrations Carter et Reagan, elle finança et entraîna, à travers les services secrets pakistanais, environ 100 000 moudjahiddines pour combattre les forces soviétiques en Afghanistan. Opération à laquelle participa un riche saoudien, Oussama Ben Laden, arrivé en Afghanistan en 1980 avec des milliers de combattants recrutés dans son pays et de gros financements. La guerre de 1989 finie, avec le retrait des troupes soviétiques et l’occupation de Kaboul en 1992 par les moudjahiddines, dont les factions étaient déjà en lutte entre elles, naquit en 1994 l’organisation des talibans endoctrinés, entraînés et armés au Pakistan pour conquérir le pouvoir en Afghanistan, par une opération tacitement approuvée par Washington. En 1998, dans une interview au Nouvel Observateur, Brzezinski, ancien conseiller pour la sécurité nationale étasunienne, expliqua que le président Carter avait signé la directive pour la formation des moudjahiddines non pas après, mais avant, l’invasion soviétique de l’Afghanistan pour « attirer les Russes dans le piège afghan ». Quand dans l’interview on lui demanda s’il n’avait pas regretté cela, il répondit : « Qu’est-ce qui était le plus important pour l’histoire du monde ? Les talibans ou l’effondrement de l’empire soviétique ? » [1]

Il n’y aurait donc pas à s’étonner qu’à l’avenir quelque ex-conseiller d’Obama admît, les choses faites, ce dont on a dès aujourd’hui les preuves : à savoir que ce sont les États-Unis qui ont favorisé la naissance de l’« Émirat islamique », sur un terrain social rendu « fertile » par leurs guerres, pour lancer la stratégie dont le premier objectif est la démolition complète de la Syrie, jusqu’à présent empêchée par la médiation russe en échange du désarmement chimique de Damas, et la réoccupation de l’Irak qui était en train de se détacher de Washington en se rapprochant de Pékin et Moscou. Le pacte de non-agression en Syrie entre l’« Émirat islamique » et les « rebelles modérés » sert cette stratégie.

Dans ce contexte, l’alarme sur la pénétration de l’« Émirat islamique » aux Philippines, en Indonésie, en Malaisie et dans quelques autres pays aux abords de la Chine —lancée par la CIA par l’intermédiaire d’une société de complaisance— sert à justifier la stratégie déjà en acte, qui voit les USA et leurs principaux alliés concentrer des forces militaires dans la région Asie/Pacifique. Là où, prévenait le Pentagone en 2001, « existe la possibilité qu’émerge un rival militaire avec une formidable base de ressources, avec des capacités suffisant à menacer la stabilité d’une région cruciale pour les intérêts états-uniens ».

La « prophétie » s’est avérée, mais avec une variante. La Chine est aujourd’hui redoutée à Washington non pas tellement comme puissance militaire (même si elle n’est pas négligeable), mais surtout comme puissance économique (au renforcement de laquelle contribuent y compris les multinationales états-uniennes en fabriquant beaucoup de leurs produits en Chine). La Chine devient plus redoutable encore pour les USA à la suite d’une série d’accords économiques avec la Russie, qui rendent vaines les sanctions occidentales contre Moscou, et avec l’Iran (toujours dans le viseur de Washington), important fournisseur pétrolifère de la Chine. Il existe en outre des signaux indiquant que la Chine et l’Iran soient disponibles au projet russe de dédollarisation des échanges commerciaux, qui infligerait un coup mortel à la suprématie états-unienne.

D’où la stratégie annoncée par le président Obama, fondée sur le principe (expliqué par le New York Times) qu’en Asie, « la puissance américaine doit poursuivre ses intérêts économiques ». Les intérêts étasuniens que suivra l’Italie en participant à la coalition internationale sous conduite USA contre l’« Émirat islamique ».

Manlio Dinucci

Manlio Dinucci

Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013 ; Geografia del ventunesimo secolo, Zanichelli 2010 ; Escalation. Anatomia della guerra infinita, Ed. DeriveApprodi 2005.

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

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[1] « Brzezinski : "Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes …" », par Zbigniew Brzezinski, Nouvel Observateur (France), Réseau Voltaire, 15 janvier 1998.

Jihadistes chinois de l’« Émirat islamique » en Syrie.

Jihadistes chinois de l’« Émirat islamique » en Syrie.

En mai 2013, le sénateur John McCain entrait illégalement en Syrie pour rencontrer l’état-major de l’Armée syrienne libre. On le voit ici discuter avec « Abu Youssef », officiellement recherché par le département d’État US sous le nom d’« Abu Du’a » et par l’Onu sous le nom d’« Ibrahim al-Badri ». Ce chef de l’ASL (modéré) était au même moment et en même temps le chef de l’« Émirat islamique » (extrémiste). Il se fait appeler aujourd’hui « calife Ibrahim ».

En mai 2013, le sénateur John McCain entrait illégalement en Syrie pour rencontrer l’état-major de l’Armée syrienne libre. On le voit ici discuter avec « Abu Youssef », officiellement recherché par le département d’État US sous le nom d’« Abu Du’a » et par l’Onu sous le nom d’« Ibrahim al-Badri ». Ce chef de l’ASL (modéré) était au même moment et en même temps le chef de l’« Émirat islamique » (extrémiste). Il se fait appeler aujourd’hui « calife Ibrahim ».

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L’Algérie fournit aux États-Unis le nom des...

Publié le par Bernard Felli

L’Algérie fournit aux États-Unis le nom des...

L’Algérie fournit aux États-Unis le nom des activistes algériens de Daesh
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L’Algérie fournit aux États-Unis le nom des activistes algériens de Daesh

Publié le par Felli Bernard

L’Algérie fournit aux États-Unis le nom des activistes algériens de Daesh

Publié par Gilles Munier sur 22 Septembre 2014, 19:25pm

Catégories : #Algérie

Par Essaïd Wakli (revue de presse : Algérie-Focus.com - 22/9/14)*

Les contours de la coopération algérienne dans la lutte contre les islamistes de l’État islamique se précisent. L’agence chinoise Xinhua*, citant « une source sécuritaire algérienne », affirme que l’Algérie va livrer aux États-Unis la liste des Algériens qui sont partis combattre en Irak.

« Les services de renseignement américains ont, selon la même source, sollicité l’Égypte et la Tunisie afin de collecter un maximum de données sur les combattants arabes, notamment nord-africains, qui se sont engagés dans les troupes de l’EI, communément appelé Daech », ajoute Xinhua.

La coopération sécuritaire entre l’Algérie et les États-Unis n’est pas nouvelle. Lors de sa visite à Alger en avril dernier, le secrétaire d’État américain, John Kerry, avait estimé que «les États-Unis restent solidaires avec l’Algérie dans sa lutte contre le terrorisme et continueront à travailler avec ce pays dans le cadre du Forum global de la lutte contre le terrorisme (GCTF) ».

Dans différents rapports américains, l’Algérie est considérée comme un « État pivot » dans la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme.

Photo : Groupe de djihadistes en Irak

Source : Algerie-focus.com

*L'Algérie sollicitée par les Etats-Unis pour obtenir la liste des Algériens qui ont rejoint l'EI

 Groupe de djihadistes en Irak

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Irak : une nouvelle guerre... vouée à l’échec

Publié le par Bernard Felli

Irak : une nouvelle guerre... vouée à l’échec

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Irak : une nouvelle guerre... vouée à l’échec

Publié le par Felli Bernard

Gilles Munier
Gilles Munier

Irak : une nouvelle guerre... vouée à l’échec

Publié par Gilles Munier sur 23 Septembre 2014, 06:40am

Catégories : #Irak

Par Ramzy Baroud (revue de presse : Info-Palestine.eu – 22/9/14)*

Si les guerres américaines en Irak et en Afghanistan ont échoué à imposer des objectifs politiques sur le long terme, alors les chances de succès d’Obama sont désormais proches de zéro.

Il y a quelques mois, peu d’Américains et guère plus d’Européens ne connaissaient l’existence d’une secte Yazidi au nord-ouest de l’Irak. Au Moyen-Orient même, les Yazidis et leur mode de vie restaient une énigme, enveloppée de mystère et surtout considérée à travers quelques stéréotypes et affirmations dénuées de fondements. Pourtant, en peu de temps, le sort des Yazidis est devenu un cri de ralliement pour une autre campagne militaire en Irak, sous la houlette des États-Unis.

Ce n’était pas une surprise que la petite minorité irakienne soit devenu une cible pour les fanatiques de l’État islamique (EI), accusés d’avoir commis des crimes innommables contre les Yazidis, les poussant à fuir vers Dohouk, Erbil et d’autres régions du nord irakien. Selon les Nations Unies et d’autres groupes, 40 000 Yazidis étaient restés bloqués sur le Mont Sinjar, dans l’attente d’un « génocide » imminent si les États-Unis et d’autres puissances ne prenaient aucune mesure pour les sauver.

La suite de l’histoire a été élaborée à partir de ce moment, quand les Yézidis - dont l’existence même était rarement connue dans la plupart des médias internationaux - sont devenus un cri de ralliement pour une intervention américaine en Irak. La logique d’intervention qui a précédé la dernière campagne de bombardements américains contre l’EI - qui a débuté à la mi-juin - est similaire à ce qui s’est passé en Libye il y a plus de trois ans. Début 2011, un imminent « génocide » allait avoir lieu à l’instigation de Mouammar Kadhafi, dans la ville de Benghazi à l’est de la Libye. Cette supposée menace était devenue le cri de ralliement qui a mobilisé les puissances occidentales dans une guerre qui n’a apporté que meurtres et destructions en Libye.

Depuis l’intervention de l’OTAN en Libye, qui a tué et blessé des dizaines de milliers de personnes, le pays est en proie à une guerre interne sans fin et sans pitié impliquant de nombreuses milices, armées, financièrement et politiquement soutenues par diverses puissances régionales et internationales. La Libye a maintenant deux gouvernements, deux parlements, et près d’un millier de milices.

Quand les forces spéciales américaines sont arrivées au sommet du Mont Sinjar, elles ont réalisé que les Yazidis avaient soit été sauvés par les milices kurdes, soit y vivaient déjà auparavant. Ils ont constaté que moins de 5000 Yazidis s’y trouvaient, la moitié d’entre eux étant des réfugiés. La montagne est vénérée dans la légende locale comme le lieu du dernier accostage de l’arche de Noé. C’était aussi le lieu d’une fin abrupte et définitive pour l’histoire du génocide des Yazidis... Le constat n’a guère eu de couverture dans les médias, lesquels avaient pourtant bien orchestré la campagne pour une intervention occidentale en Irak.

Nous savons tous comment la première intervention a tourné. Les tactiques brutales dans l’est, le nord et le centre de l’Irak sont intolérables, mais un véritable acte de génocide a déjà été commis en Irak depuis près de deux décennies, à commencer par la guerre des États-Unis en 1990-91, puis un cruel embargo de dix ans et une guerre encore plus destructrice et une occupation à partir de 2003. Pas une seule fois un éditorial d’un grand journal aux États-Unis n’a utilisé le terme de « génocide » pour parler du meurtre et de la mutilation de millions d’Irakiens. En fait, la campagne actuelle fait en réalité partie d’une plus large rébellion sunnite en Irak, en réponse à la guerre des États-Unis et à l’oppression menée par le gouvernement chiite au cours des années. Ce contexte n’est guère mentionné dans les déclarations biaisées sur la violence actuelle en Irak.

Il va sans dire que les décideurs américains se soucient peu des Yazidis, car ceux-ci ne servent en aucune façon les intérêts américains. Cependant, l’expérience a montré que ces groupes ne prennent de l’importance dans un récit spécialement adapté, qu’à un moment précis dans le temps et pour être exploités à des fins politiques et stratégiques. Ils cesseront d’exister le moment où l’objectif est atteint. Considérons, par exemple, le fait que l’EI a commis des crimes de guerre horribles en Syrie occidentale et septentrionale depuis des années, tout comme les forces loyales au président Bachar al-Assad et les militants appartenant aux divers groupes d’opposition. Des centaines de milliers de Syriens ont été tués et blessés. Divers groupes minoritaires, ont fait face et continuent de faire face à un génocide. Mais, curieusement, cette horrible effusion de sang a été non seulement tolérée, mais en plus encouragée.

Depuis plus de trois ans, peu d’efforts ont été déployés pour trouver ou imposer une juste solution politique à la guerre civile en Syrie. Les Syriens se sont entretués et des milliers d’étrangers, grâce à des frontières turques poreuses à dessein, ont été autorisés à s’engager dans le conflit, dans un perpétuel « Guernica » qui, avec le temps, s’est développé pour se transformer en un nouveau statu quo au Moyen-Orient. En fait, nous sommes tous coupables de laisser à ce jour le génocide syrien se perpétuer avec toute sa barbarie et sa macabre réalité. C’est comme si nous avions appris à coexister avec certains actes de génocide mais pas d’autres. Beaucoup se sont barricadés derrière des montagnes de preuves taillées sur mesure, affirmant qu’un camp commettait tous les crimes tandis que l’autre et ses partisans étaient, en fait, de bonne foi ou dans une situation de légitime défense.

Les massacres d’Alep ne sont-ils pas un génocide ? Le siège de Yarmouk ? L’anéantissement de villages entiers, la décapitation et la mutilation de gens pour la seule raison qu’ils appartiennent à la mauvaise secte ou religion ?

Et même s’ils étaient reconnus comme tels, ce n’était certainement pas le genre de génocide qui déclencherait une action, en particulier celle de l’Occident. Ces derniers jours, alors qu’il devenait évident que les États-Unis revenaient à leurs vieux jeux interventionnistes, des pays se sont alignés pour combattre l’EI. Le Secrétaire d’État américain John Kerry a fait la navette à travers le monde une fois de plus, partant des États-Unis pour se rendre en Europe, en Turquie, en Irak et Arabie saoudite, et ce n’est pas terminé. « Nous croyons que nous pouvons battre l’EI avec la coalition que nous avons maintenant », a-t-il dit. Mais pourquoi maintenant ?

Les Français sont aussi très excités à l’idée de combattre l’EI. Après tout, la France est l’un des deux principaux partis de l’accord de l’Asie Mineure (Sykes-Picot) en 1916, qui a divisé les provinces arabes auparavant sous domination de l’Empire ottoman, entre la France et la Grande-Bretagne. Aucune guerre et aucun bouleversement n’ont depuis autant modifié les anciennes frontières coloniales imposées aux Arabes, que l’a fait l’EI, dont le nombre a été habilement exagéré en passant de 10 000 à 31 000, selon la CIA. François Hollande s’est rendu à Bagdad pour une manifestation publique de soutien au nouveau gouvernement irakien. Une conférence sur l’Irak était ensuite organisée pour montrer un front occidental uni, attestant que l’administration Obama n’était pas seule dans cette guerre. La France, bien sûr, a ses propres calculs en Syrie et au Liban, et elle trouvera le bon moment pour interrompre son soutien à la guerre des États-Unis.

Dans son discours à la veille du 13e anniversaire des attentats du 11 septembre, Obama a déclaré la guerre à l’EI. L’ordre du jour déjà embrouillé de la politique étrangère d’Obama, est devenu encore plus confus dans son discours de 13 minutes depuis la Maison Blanche. Il a promis de « traquer » les combattants de l’EI « où qu’ils soient » jusqu’à ce que les États-Unis finissent par détruire le groupe, comme il l’a soit disant fait avec al-Qaïda. L’EI est bien sûr un avatar du groupe al-Qaïda, débutant comme une idée qui grâce à la « guerre contre le terrorisme » des États-Unis à l’échelle mondiale, s’est métamorphosée en une armée avec de nombreuses branches. Les États-Unis n’ont pas détruit al-Qaïda... Ils ont en fait provoqué la création de l’EI.

« Cela signifie que je ne vais pas hésiter à prendre des mesures contre l’EI en Syrie, ainsi qu’en Irak. C’est un principe de base de ma présidence : si vous menacez l’Amérique, vous ne trouverez aucun refuge sûr », a déclaré Obama. Bien sûr, il faut dire que ses rivaux républicains l’ont accusé de manquer d’esprit de décision et d’être un président faible. Son parti démocratique pourrait perdre le contrôle du Sénat lors des prochaines élections de novembre. Son combat contre l’EI est destiné à le faire apparaître comme un président résolu et décidé, et peut-être créer une distraction face aux difficultés économiques à domicile. Obama utilise le même langage que son prédécesseur George W. Bush, et il fait appel aux mêmes craintes et appréhensions sur une menace étrangère, encouragées et alimentées par les médias dans l’opinion publique américaine depuis de nombreuses années.

Les médias ont habilement sous-évalué ou amplifié les conflits et les actes de génocide de manière conforme aux objectifs de politique étrangère des États-Unis.

Alors que les Yazidis étaient prétendument bloqués sur la montagne de Sinjar, Israël commettait un génocide contre les Palestiniens à Gaza. Plus de 2150 personnes ont été tuées, en majorité des civils dont des centaines d’enfants, et plus de 11 000 personnes ont été blessées, la grande majorité toujours des civils. Pas de prétendus 40 000 mais de confirmés 520 000 mille étaient en fuite, et, avec le reste de la bande de Gaza et ses 1,8 million d’habitants, totalement piégés dans une prison à ciel ouvert, sans aucune issue. Mais ce n’était pas un acte de génocide, puisque les gouvernements des États-Unis et les médias occidentaux ne s’en inquiétaient pas. Pire encore, ils l’ont défendu activement. Et en particulier dans le cas des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France et de l’Italie, ils ont armé et financé l’agression israélienne. Alors que l’armée israélienne était à court de munitions pour mener à bien ses crimes de guerre, les États-Unis n’a pas tardé à expédier encore plus d’armes vers Israël. Grâce à l’aide et au soutien des États-Unis, le génocide dans Gaza a été mis en œuvre à la perfection.

L’expérience nous a appris que tous les « actes de génocide » ne naissent pas égaux : certains sont fabriqués, et d’autres sont exagérés. Certains sont utiles pour déclencher des guerres et d’autres, peu importe leur niveau d’atrocité, ne sont pas dignes d’être mentionnés. Certains actes de génocide sont stigmatisés comme des guerres pour libérer, apporter liberté et démocratie. Dans ce cas, le nombre de morts importe n’est pas important. Et d’autres actes de génocide doivent être encouragés, défendus et financés.

Mais du point de vue de l’implication des États-Unis au Moyen-Orient, le seul génocide est celui qui sert les intérêts de l’Occident en offrant une possibilité d’intervention militaire suivie d’ingérence politique et stratégique dans le but de réorganiser la région. La première administration Bush a essayé mais a échoué, la seconde administration Bush a flirté avec l’idée du « Nouveau Moyen-Orient » et a également échoué, et maintenant, c’est le tour d’Obama.

L’expérience américaine en Irak nous a aussi appris que son intervention ne réussira qu’à exacerber une situation déjà difficile, générant encore plus de privations des droits, de désespoir politique et de violence. Si la guerre américaine en Irak et en Afghanistan a si lamentablement échoué à réaliser des objectifs politiques sur le long terme, malgré les milliards de dollars dépensés et il les centaines de milliers de vies sacrifiées, les chances de succès d’Obama sont proches de zéro.

Par Ramzy Baroud

Photo : Hélicoptère Apache abattu par la résistance irakienne (2003)

*Traduction : Info-Palestine.eu - Claude Zurbach

Version originale : Middleeasteye.net

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 Hélicoptère Apache abattu par la résistance irakienne (2003)

Hélicoptère Apache abattu par la résistance irakienne (2003)

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