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Articles avec #manipulations tag

Est-ce du complotisme d’affirmer que la construction européenne s’est faite sous l’influence des Etats-Unis ?

Publié le par Felli Bernard

 

François Asselineau, l’un des 11 candidats à la présidence de la république, ne manque pas une occasion de répéter que la France est victime d’une entreprise de domestication américaine. Les médias du système l’ont classé dans la catégorie « complotiste ». Il répond par cette vidéo.

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De nouveaux documents de la CIA déclassifiés

Publié le par Felli Bernard

De nouveaux documents de la CIA déclassifiés


Ils montrent que la CIA travaille en étroite collaboration avec les propriétaires et journalistes des grands médias. Et cela depuis des décennies.


Par George Washington — Le 5 mars 2017 – Source Zero Hedge

Des documents nouvellement déclassifiés montrent qu’un agent de la CIA et un directeur adjoint à la Direction du renseignement ont travaillé en étroite collaboration avec les propriétaires et les journalistes des plus grands médias :

La Commission spéciale du Sénat des États-Unis pour étudier les opérations gouvernementales en matière d’activités de renseignement a révélé, en 1975, que la CIA avait soumis des articles à la presse américaine.

 

Wikipedia ajoute des détails :

Après 1953, le réseau a été supervisé par Allen W. Dulles, le directeur de la CIA. À cette époque, l’Opération Mockingbird avait une influence majeure sur 25 journaux et agences de presse. La méthodologie habituelle consistait à fournir des articles rédigés à partir de renseignements fournis par la CIA à des journalistes, volontaires ou pas. Ces articles seraient alors répétés ou cités par les autres journalistes, qui seraient à leur tour cités dans tous les services de presse.

Le Bureau de la coordination des politiques (OPC) a été financé par des prélèvements sur les fonds destinés au Plan Marshall [c.-à-d. La reconstruction de l’Europe par les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale]. Une partie de cet argent servait à corrompre journalistes et éditeurs.

En 2008, le New York Times écrivait :

« Pendant les premières années de la guerre froide, [des écrivains et artistes éminents, d’Arthur Schlesinger Jr. à Jackson Pollock] ont été financés, quelquefois somptueusement, toujours secrètement, par la C.I.A. dans le cadre de sa campagne de propagande contre l’Union soviétique. C’est peut-être l’utilisation la plus réussie du soft power dans l’histoire américaine. »

Un agent de la CIA a déclaré au propriétaire du Washington Post, Philip Graham […] dans une conversation sur la volonté des journalistes de vendre la propagande de la CIA et ses histoires montées de toutes pièces : « Vous pouvez vous payez un journaliste pour moins cher qu’une escort girl, juste pour quelques centaines de dollars par mois. »

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Le célèbre journaliste du Watergate, Carl Bernstein, écrivait en 1977 :

« Plus de 400 journalistes américains […] au cours des vingt dernières années, ont secrètement effectué des missions pour la CIA, selon des documents provenant du siège de la CIA. »

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Dans de nombreux cas, selon des documents de la CIA, des journalistes ont été engagés pour accomplir des tâches pour la CIA avec le consentement des directions des principales organisations médiatiques américaines.

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Parmi les cadres qui ont prêté leur concours à l’Agence figuraient les dirigeants de CBS, de Time, du New York Times, du Journal de Louisville Courier, et de Copley News Service. Parmi les autres organisations qui ont collaboré avec la CIA, citons ABC, NBC, AP, UPI, Reuters, Hearst Newspapers, Scripps Howard, le magazine Newsweek, le Mutual Broadcasting System, le Miami Herald,  l’ancien Saturday Evening Post et le New York Herald Tribune.

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Il est amplement prouvé que les principaux éditeurs américains et les dirigeants de médias se sont autorisés, à eux-mêmes et à leurs organisations, à servir les services de renseignement. « Ne nous contentons pas de mauvais journalistes, pour l’amour de Dieu », s’écriait William Colby à un moment donné aux enquêteurs du Church Comittee, « montons directement à la direction ».

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La CIA a même dirigé un programme de formation officiel dans les années 1950 pour enseigner à ses agents à être journalistes. Les officiers de renseignement ont été « entraînés à faire du bruit, comme des journalistes », a expliqué un haut fonctionnaire de la CIA, et ont ensuite été placés dans les principales organisations médiatiques, avec l’aide de la direction.

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Une fois par an, pendant les années 1950 et le début des années 1960, les correspondants de CBS se réunissaient avec la hiérarchie de la CIA pour des dîners privés et des séances d’information.

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Allen Dulles entretenait de fréquents contacts avec son bon ami, le regretté Henry Luce, fondateur des magazines Time et Life, ce qui a facilement permis à certains membres de son personnel de travailler pour l’Agence. Il a aussi accepté de fournir des emplois et des lettres de recommandation à d’autres agents de la CIA qui manquaient d’expérience journalistique.

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Dans les années 1950 et au début des années 1960, les correspondants étrangers du magazine Time ont assisté à des dîners d’information de la CIA semblables à ceux que la CIA tenait pour CBS.

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Lorsque Newsweek a été acheté par la Washington Post Company, l’éditeur Philip L. Graham a été informé par les représentants de l’Agence que la CIA utilisait parfois le journal à des fins de couverture, selon des sources de la CIA. « Il était largement reconnu que Phil Graham était quelqu’un toujours prêt à vous aider », a déclaré un ancien directeur adjoint de l’Agence. « C’est Franck Wisner qui s’arrangeait avec lui ». (Wisner, directeur adjoint de la CIA de 1950 à peu de temps avant son suicide en 1965, était le premier organisateur des « opérations noires » de l’Agence, dont nombreuses impliquaient des journalistes. Wisner aimait se vanter de son « tout puissant Wurlitzer », un instrument de propagande merveilleux qu’il a construit, et utilisé, avec l’aide de la presse).

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En novembre 1973 − après que la CIA a prétendu avoir mis fin à ce programme − Colby a déclaré aux journalistes et éditeurs du New York Times et du Washington Star que l’Agence avait « environ trois douzaines » de journalistes américains « dans le fichier des salaires de la CIA », dont cinq qui travaillaient aussi pour des « organismes de presse à diffusion générale ». Pourtant, au moment même où le Comité sénatorial de renseignement tenait ses audiences en 1976, selon des sources de haut niveau de la CIA, la CIA continuait de maintenir des liens avec soixante-quinze à quatre-vingt dix journalistes de toutes fonctions, des cadres, des reporters, des pigistes, des photographes, des chroniqueurs, des commis de bureau et des membres des équipes techniques de radiodiffusion. Plus de la moitié d’entre eux avaient été retirés des contrats de la CIA et de la masse salariale, mais ils étaient encore liés par d’autres accords secrets avec l’Agence. Selon un rapport inédit de la commission parlementaire sur le renseignement, présidé par le représentant Otis Pike, encore au moins une quinzaine d’organismes de presse continuaient à fournir une couverture pour les agents de la CIA en 1976.

***

Les responsables les plus compétents sur le sujet disent que le chiffre de 400 journalistes américains est une estimation faible.

Beaucoup de gens pensaient que si que si ce fait était connu, quelques-uns des plus grands noms du journalisme seraient foutus  […]

Un expert sur la propagande a témoigné sous serment pendant un procès que la CIA emploie maintenant des milliers de journalistes et possède ses propres organisations médiatiques. Que son estimation soit exacte ou non, il est clair que de nombreux journalistes éminents font toujours un rapport à la CIA.

Un documentaire de la BBC en 4 parties intitulé Century of the Self montre qu’un américain, Edward Bernays, le neveu de Freud, a créé la technique moderne de manipulation des perceptions du public et que le gouvernement américain a largement utilisé ses techniques.

John Pilger est un journaliste très réputé (John Simpson, rédacteur en chef des affaires mondiales de la BBC, a déclaré: « Un pays qui n’a pas de John Pilger dans son journalisme est un pays très faible »). Pilger a déclaré en 2007 :

Nous savons maintenant que la BBC et d’autres médias britanniques ont été utilisés par un service secret britannique, le MI-6. Dans ce qu’ils appelaient Operation Mass Appeal, les agents du MI-6 ont fabriqué des histoires au sujet des armes de destruction massive de Saddam, telles que les armes cachées dans ses palais et dans des bunkers souterrains secrets. Toutes ces histoires étaient fausses.

***

Une de mes histoires préférées au sujet de la guerre froide concerne un groupe de journalistes russes qui faisaient un tour des États-Unis. Le dernier jour de leur visite, ils ont été invités par l’hôte pour faire part de leurs impressions. « Je dois vous dire, a dit le porte-parole, que nous sommes étonnés de constater, après avoir lu tous les journaux et regardé la télévision jour après jour, que toutes les opinions sur tous les points importants sont les mêmes. Pour obtenir ce résultat dans notre pays, nous envoyons des journalistes au goulag. Nous arrachons même leurs ongles. Ici, vous n’avez rien à faire. Quel est votre secret ? »

En 2008, Nick Davies écrit dans The Independent :

« Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il existe une stratégie concertée pour manipuler la perception des masses. Et les mass media fonctionnent comme des assistants complaisants, négligeant de résister en révélant ce fait.

La facilité avec laquelle ce système peut établir son emprise reflète une faiblesse structurelle rampante qui afflige maintenant la production de nos informations. J’ai passé les deux dernières années à la recherche d’un livre sur le mensonge, la distorsion et la propagande dans les médias globalistes.

La « lettre de Zarqawi », qui fut publiée en première page du New York Times en février 2004, faisait partie d’une série de documents hautement suspects qui auraient été écrits par, ou à, Zarqawi et qui ont alimentés les médias.

Ce matériel est produit, en partie, par des agences de renseignement qui continuent de travailler sans surveillance efficace ; Et aussi par une structure nouvelle de « communications stratégiques » qui a été initialement conçue par des colombes du Pentagone et de l’Otan qui voulaient utiliser des tactiques subtiles et non violentes pour faire face au terrorisme islamiste mais dont les efforts sont mal réglementés et mal supervisés, entraînant comme résultat que certains de ses pratiquants se déchaînent et s’engagent dans les arts noirs de la propagande.

***

Le Pentagone a maintenant désigné les « opérations d’information » comme sa cinquième « compétence de base » aux côtés des forces terrestres, maritimes, aériennes et spéciales. Depuis octobre 2006, chaque brigade, division et corps de l’armée américaine possède sa propre unité « psyop » produisant des « informations » pour les médias. Cette activité militaire est liée à la campagne de « diplomatie publique » du Département d’État qui comprend le financement de stations de radio et de sites Web d’actualités. En Grande-Bretagne, la Direction du ciblage et des opérations d’information du ministère de la Défense collabore avec des spécialistes de 15 psyops britanniques, basés à l’école de sécurité et de renseignement de la défense de Chicksands, dans le Bedfordshire.

Dans le cas du renseignement britannique, on a pu voir cette combinaison de propagande imprudente et d’échec de surveillance du travail dans le cas de l’opération Mass Appeal. L’ancien inspecteur des armements de l’ONU, Scott Ritter, a expliqué dans son livre Iraq Confidential comment, à Londres en juin 1998, il a été présenté à deux « spécialistes de la propagande noire » du MI6 qui voulaient qu’il leur donne des documents qu’ils pourraient disséminer grâce aux « éditeurs et auteurs qui travaillent avec nous de temps en temps ».

Le gouvernement continue de payer des journalistes pour répandre la désinformation. Et les médias d’entreprise agissent comme des « services d’escorte » virtuels pour les élites, vendant leur disponibilité  à un certain prix aux puissants fonctionnaires du gouvernement, au lieu d’enquêter et d’écrire un article sur ce que font ces fonctionnaires.

L’une des façons dont le gouvernement des États-Unis diffuse la propagande consiste à s’assurer que sa version soit diffusée en premier. Par exemple, le chef de la division de la télévision et du cinéma de l’Agence américaine de l’information – Alvin A. Snyder – écrivait dans son livre Warriors of Disinformation : How Lies, Videotape et USIA Won the Cold War :

« Tous les gouvernements, y compris le nôtre, mentent quand cela sert leurs objectifs. Le truc est de mentir le premier. »

***

Une autre victime, toujours de la guerre, est la vérité. Tout le monde se souviendra de l’histoire du « tir accidentel russe sur un avion de ligne coréen », à peu près comme on nous l’a raconté en 1983, et non pas comme cela s’est réellement passé.

En 2013, le Congrès américain a abrogé l’interdiction formelle d’utiliser de la propagande contre les citoyens américains vivant sur le sol américain. Il y a donc encore moins de contrainte à la propagande qu’auparavant.

L’un des usages les plus courants de la propagande est de vendre des guerres inutiles et contre-productives. Étant donné que les médias américains sont toujours pro-guerre, les éditeurs, les producteurs et les reporters traditionnels sont des participants volontaires.

Il ne s’agit pas seulement de mentir sur les armes de destruction massive inexistantes de Saddam […] les médias d’entreprise vendent encore des mensonges pour promouvoir la guerre.

L’ancien journaliste de Newsweek et d’Associated Press, Robert Parry, souligne que Ronald Reagan et la CIA ont lancé une campagne de propagande dans les années 1980 pour vendre au public américain le soutien aux rebelles Contras, en utilisant des personnes du privé comme Rupert Murdoch pour diffuser la désinformation. Parry note que beaucoup des mêmes personnes qui ont mené l’effort de propagande nationale de Reagan dans les années 1980 sont encore au pouvoir aujourd’hui :

« Alors que la génération plus âgée, qui a été la pionnière de ces techniques de propagande domestique est sortie de scène, beaucoup de leurs protégés sont encore là de même que certaines organisations. La National Endowment for Democracy (NED), fondé en 1983 à la demande du directeur de la CIA, Casey, et sous la supervision de Walter Raymond, est toujours dirigée par le même néoconservateur, Carl Gershman, et a un budget encore plus important, dépassant actuellement les cent millions de dollars par an.

Gershman et sa NED ont joué un rôle important, bien qu’en coulisse, dans la crise ukrainienne en finançant des militants, des journalistes et d’autres agents qui ont soutenu le coup d’État contre le président élu Ianoukovitch. La Freedom House, affiliée à la NED, a également fait sonner les sirènes de la propagande. [Voir Consortiumnews.com « A Shadow Foreign Policy. »].

Deux autres anciens combattants de l’ère Reagan, Elliott Abrams et Robert Kagan, ont tous deux apporté un soutien intellectuel important à la poursuite de l’interventionnisme des États-Unis dans le monde. Plus tôt cette année, l’article de Kagan pour The New Republic, intitulé Les superpuissances ne peuvent se permettre la retraite, a touché un tel nerf chez le président Obama qu’il a accueilli Kagan à un déjeuner à la Maison Blanche et celui-ci a conçu le début du discours présidentiel de West Point pour montrer une partie de la critique de Kagan envers l’hésitation d’Obama à utiliser la force militaire.

***

L’empire médiatique de Rupert Murdoch est plus grand que jamais… »

Une autre clé de la propagande américaine est la répétition constante. Comme l’a indiqué Business Insider en 2013 :

Le lieutenant-colonel Daniel Davis, un officier très respecté qui a publié un rapport critique sur la déformation de la vérité par les hauts responsables militaires en Irak et en Afghanistan […].

Du lieutenant-colonel Davis :

« Dans le contexte, le colonel Leap suggère que nous devrions changer la loi pour permettre aux agents des affaires publiques d’influencer l’opinion publique américaine quand ils jugent nécessaire de ‘protéger un centre de gravité amical important, ou renforcer la volonté nationale des États-Unis’. »

La Loi sur la modernisation de Smith-Mundt de 2012 semble servir à cette fin en permettant que le public américain soit la cible de campagnes d’information financées par le gouvernement des États-Unis.

Davis cite également le général de brigade Ralph O. Baker – l’officier du Pentagone chargé du développement des forces interarmées au ministère de la Défense – qui définit les opérations d’information comme des activités entreprises pour « façonner le récit essentiel d’un conflit ou d’une situation et affecter ainsi les attitudes et comportements du public ciblé ».

Le général de brigade Baker continue en comparant les descriptions des opérations de combat avec la stratégie de marketing standard qui consiste à répéter une information jusqu’à ce qu’elle soit acceptée :

« Pendant des années, les annonceurs commerciaux ont fondé leurs stratégies publicitaires sur l’hypothèse qu’il existe une corrélation positive entre le nombre de fois qu’un consommateur est exposé à la publicité du produit et l’envie d’essayer ce nouveau produit. Le même principe s’applique à la façon dont nous influençons nos publics cibles lorsque nous menons une COIN. »

Et ces « milliers d’heures par semaine de programmes de radio et de télévision financés par le gouvernement » semblent servir la stratégie de Baker, qui explique : « La répétition est un principe clé de l’exécution des OI et l’échec à répéter constamment un message cohérent en dilue l’impact sur les publics cibles. »

Le gouvernement manipule massivement le Web, les médias sociaux et les autres formes de communication.

Bien sûr, le Web et les médias sociaux sont devenus une énorme plate-forme médiatique, et le Pentagone et d’autres agences gouvernementales manipulent massivement les deux.

Les documents publiés par Snowden montrent que les espions manipulent les sondages, la popularité des sites Web et le nombre de pages vues, censurent les vidéos qu’ils n’aiment pas et amplifient les messages qu’ils aiment.

La CIA et d’autres organismes gouvernementaux ont également mis énormément d’énergie à propager la propagande par le biais de films, de la télévision et de jeux vidéo.

Propagande transfrontalière

La propagande ne se limite pas à nos frontières…

Parfois, le gouvernement sème la désinformation dans les médias américains pour tromper les étrangers. Par exemple, un résumé officiel du gouvernement américain sur le renversement du président démocratiquement élu de l’Iran dans les années 1950, dit : « En collaboration avec le Département d’État, la CIA avait transmis plusieurs articles aux principaux journaux et magazines américains qui, une fois republiés dans les journaux iraniens, ont eu l’effet psychologique désiré sur la population iranienne et ont contribué à la guerre des nerfs contre Mossadegh. »

La CIA a également soudoyé des journalistes étrangers de premier plan.

Et CNN a accepté de l’argent du dictateur Bahrani pour mener une propagande pro-monarchique.

Et quiconque conteste le statu quo est étiqueté comme fournisseur de « fausses nouvelles »… ou pire.

Le premier amendement de la Constitution américaine protège la liberté de la presse contre la censure du gouvernement.

En fait, la raison pour laquelle il est illégal pour le gouvernement d’empêcher les histoires d’être imprimées est parce que cela punirait ceux qui critiquent ceux au pouvoir.

Pourquoi ? Parce que les Pères fondateurs savaient que les gouvernements (comme la monarchie britannique) vont toujours sévir contre ceux qui soulignent que l’empereur est nu.

Mais la liberté de la presse est soumise à une attaque massive en Amérique aujourd’hui…

Par exemple, les puissances en place prétendent que seules les entreprises médiatiques reconnues et qui agissent comme sténographes pour les grosses huiles devraient bénéficier des protections constitutionnelles garantissant la liberté de la presse.

Un professeur d’école de droit de Harvard soutient que le Premier Amendement est dépassé et devrait être abandonné.

Quand les blogueurs qui s’occupent de finance contestent la politique de la Réserve fédérale, un fonctionnaire de la Fed dit que tous les blogueurs sont stupides et manquent de qualifications pour commenter.

Et le gouvernement traite les vrais journalistes d’investigation comme des criminels… ou même des terroristes :

  • Obama s’en est pris à des journalistes reconnus. Son ministère de la Justice a qualifié le correspondant de Fox News à Washington, James Rosen, de « co-conspirateur criminel » dans un cas de fuite et menacé pendant de nombreuses années de poursuivre le journaliste du New York Times, ayant reçu un prix Pulitzer, James Risen.
  • L’administration Obama a également espionné Risen, Rosen, l’Associated Press, la journaliste CBS Cheryl Atkinson et d’autres médias.
  • En fait, les principaux dénonciateurs de la NSA ont dit au Washington’s blog que la NSA a espionné les journalistes pendant plus d’une décennie… pour s’assurer qu’ils ne révèlent pas les programmes gouvernementaux illégaux.
  • Le Pentagone a dénigré les journalistes d’USA Today parce qu’ils ont enquêté sur la propagande illégale du Pentagone.
  • Des journalistes couvrant les manifestations d’Occupy Wall Street ont été menacés d’arrestation.
  • Le gouvernement admet que les journalistes pourraient être visés par les lois antiterrorisme (et ici). Par exemple, après que le journaliste Chris Hedges, autre journaliste ayant reçu un Prix Pulitzer, la journaliste Naomi Wolf, le lanceur d’alerte des Pentagon Papers Daniel Ellsberg et d’autres ont poursuivi le gouvernement en justice pour s’opposer à la détention illimitée d’Étasuniens – le juge a demandé cinq fois aux procureurs du gouvernement si des journalistes comme Hedges pouvaient être indéfiniment détenus simplement pour avoir interviewé et écrit sur les pourris du gouvernement. Le gouvernement a refusé de promettre que des journalistes comme Hedges ne seront jamais mis au cachot pour le reste de leur vie sans aucun droit de parler à un juge.
  • Dans un effort pour protéger la Bank of America de la menace de Wikileaks d’exposer les actes répréhensibles de la banque, le ministère de la Justice a conseillé à la banque d’embaucher un cabinet d’avocats spécialisé afin de réunir une équipe pouvant faire fermer WikiLeaks (et voir ceci)
  • La NSA et son homologue britannique ont traité Wikileaks comme une organisation terroriste, allant jusqu’à cibler politiquement ses employés et espionner les visiteurs de son site Web

 George Washington

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INFORMATION, DÉSINFORMATION ET DÉLATION : STOP !

Publié le par Felli Bernard

INFORMATION, DÉSINFORMATION ET DÉLATION : STOP ! – Jean Daspry.
« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ». Une fois encore, cet adage sur l’air de la calomnie n’a pas pris la moindre ride. Nous en avons une nouvelle illustration avec le Penelopegate et toutes les révélations connexes sur les dérives, les turpitudes de nos parlementaires, toutes opinions confondues. Sans se prononcer sur la réalité des faits dont la Justice est saisie, présomption d’innocence oblige, nous pourrons nous interroger sur certaines pratiques détestables des médias dans cette affaire, pratiques que tout citoyen, attaché à la défense des libertés publiques, devrait condamner, si ce n’est devrait s’y opposer avec la plus grande fermeté lorsque l’affaire tourne au lynchage médiatique. Il s’agit, selon nous, d’une bataille pour les principes dans un État de droit digne de ce nom et non d’un simple cas individuel contre certaines turpitudes inacceptables des médias. Les médias s’imposent, aujourd’hui, comme un insupportable tribunal médiatique, condamnant un citoyen avant tout jugement en violation patente de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantit à tout citoyen (innocent ou coupable sans la moindre distinction) le « droit à un procès équitable », en particulier la présomption d’innocence, un principe sacro-saint de notre droit. C’est la meute qui se déchaine, la curée, la mise au mort du présumé coupable en toute impunité. C’est la condamnation avant tout jugement digne d’un État totalitaire. Qui sont les journalistes pour s’autoriser à se transformer en procureurs, en Saint-Just ? Quelle autorité impartiale les a-t-elle investis d’une telle mission ? Ce sujet a déjà été évoqué sur ce site dans le cas de Bernard Squarcini, il y a quelques semaines1. Tout change pour que rien ne change, en somme dans notre pays. Un vieux classique du genre. Les médias se transforment brusquement en tribunal moral, jugeant ce qui serait moral et ce qui ne le serait pas, et cela en un temps record2. Une fois encore, de quel droit ? Selon quels critères ? Existerait-il un code moral comme un code civil, un code pénal ? Par qui aurait-il été rédigé ? Quel en serait le contenu connu de tous et avalisé par tous ? Où commence et où finit la morale dans notre pays ? Où se situe la limite entre loi, morale, déontologie, éthique ? Le retour à l’ordre moral ferait-il un « happy come back » en France ? Va-t-on en revenir à l’ordre moral de Vichy3 qui réprimait les infractions telles que l’adultère, l’abandon de famille, l’homosexualité, la prostitution, l’avortement, l’alcoolisme… ? Un peu d’humilité tout de même. Que celui qui n’a jamais pêché, lui jette la première pierre. Tout ce qui est excessif est insignifiant, nous rappelle à l’occasion Talleyrand. Il serait temps de savoir raison garder, d’en revenir à un minimum de sérénité. Les médias pratiquent le faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais. S’il est aisé de jouer le rôle de grand inquisiteur, d’accusateur public à l’abri de tous les reproches, il l’est moins de se retrouver soi-même dans la position de l’accusé. Nous en avons un exemple criant avec le directeur du site de délation en ligne Médiapart, Edwy Plenel. Grand donneur de leçons de morale à la terre entière, ce monsieur n’aime pas voir retourner les armes qu’il utilise contre lui. Il pousse des cris d’orfraie en découvrant que les partisans de François Fillon mettent sur la place publique les petits arrangements de sa fille Eve avec la Mairie de Paris. Ce sont tout de suite les grands (gros) mots chez cet ancien trotskyste reconverti en bobo : calomnie, crapulerie, fachosphère, ignominie…4 Tout vocabulaire qui prend une dimension particulière sous sa plume. C’est de bonne guerre. La meilleure défense, lorsqu’on est mal traité, n’est-elle pas l’attaque ? « Rumeur, le plus vieux média du monde » (Jean-François Revel). Une fois encore, les citoyens français vont-ils prendre la juste mesure de ce totalitarisme médiatique qui menace nos libertés publiques ? Vont-ils apprendre à raisonner comme des hommes au lieu de raisonner comme des tambours ? Vont-ils comprendre que toute personne attaquée – justement ou injustement – par les médias qui se trouvent automatiquement en position de force – possède le droit sacré de s’en prendre aux médias quoi qu’en pense le Monde qui crie immédiatement au populisme ?5 Si les citoyens veulent véritablement prendre en main leur destinée, ils ont le choix et devaient dire de manière unanime : information, désinformation, délation : stop !



1 Guillaume Berlat, Lynchage médiatique de Bernard Squarcini : ça suffit !, www.prochetmoyen-orient.ch , 5 décembre 2016.
2 David Lisnard (propos recueillis par Jérôme Cordelier), « Ce n’est pas aux médias de porter une sentence morale », www.LePoint.fr , 8 décembre 2017.
3 Marc Boninchi, Vichy et l’ordre moral, PUF, 2005.
4 Edwy Plenel, Une calomnie doublée d’une crapulerie, www.mediapart.fr , Les carnets libres d’Edwy Plenel, 9 février 2017.
5 Alexandre Lemarié, Le discours antimédias au cœur de la riposte du candidat de la droite, Le Monde, 12-13 février 2017, p. 7.

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John McAfee sur les allégations russes de piratage : « Si ça à l’air d’être les Russes qui l’ont fait, alors je peux vous garantir que ce n’était pas les Russes”

Publié le par Felli Bernard

5
Fév
2017

Source : John McAfeeRussia Today, 30-12-2016

John McAfee

John McAfee

Après la publication d’un rapport du FBI décrivant le rôle présumé de la Russie dans le piratage des élections de 2016, Larry King s’est entretenu avec un pionnier de la technologie, John McAfee, pour discuter de l’état actuel de la cybersécurité.

McAfee n’est pas un étranger de la cybersécurité. En tant que développeur du premier programme commercial antivirus, il a été un acteur majeur de l’industrie depuis 50 ans. Il est également le PDG de MGT Capital Investments et un ancien candidat à la présidence du Libertarian Party.

Basé sur toute son expérience, McAfee ne croit pas que les Russes étaient derrière les piratages sur le Comité national démocratique (DNC), les courriels de John Podesta et la campagne présidentielle Hillary Clinton. Comme il l’a dit à RT, « si ça à l’air d’être les Russes qui l’ont fait, alors je peux vous garantir que ce n’était pas les Russes. »

Le rapport d’analyse du FBI joint contient une annexe qui répertorie des centaines d’adresses IP qui étaient censées être « utilisées par les services de renseignement civils et militaires russes ». Alors que certaines de ces adresses IP correspondent à la Russie, la majorité sont de partout dans le monde, ce qui signifie que les pirates ont constamment falsifié leur emplacement.

McAfee affirme que le rapport est un « trompe-l’œil », expliquant que les pirates peuvent fausser leur emplacement, leur langue et tous les marqueurs qui pourraient les ramener à eux. Tout pirate qui avait les compétences nécessaires pour pénétrer dans la DNC serait également en mesure de cacher ses traces, dit-il

« Si j’étais Chinois et je voulais que cela ressemble à ce que ce soit les Russes qui l’ont fait, j’utiliserais la langue russe dans le code, j’utiliserais les techniques russes pour entrer dans l’organisation », a déclaré McAfee, ajoutant qu’en fin de compte, « Il n’y a tout simplement pas moyen d’assigner une source pour une attaque. »

Cependant, McAfee voit un problème avec la National Security Agency (NSA) qui est en mesure d’écouter chaque conversation et de lire chaque message texte et e-mail de chaque Américain. Plutôt que de se concentrer sur la perturbation des méchants à l’étranger, McAfee pense que « tout cet effort a été placé sur un pays qui a peur de ses propres citoyens. »

Il prétend que la seule façon qu’il a été en mesure d’utiliser pour empêcher complètement la NSA d’infecter son téléphone avec des logiciels espions est d’utiliser un téléphone à clapet trop vieux pour être piraté. Il va même jusqu’à appeler l’iPhone « l’appareil-espion ultime ».

Quant à l’avenir, la plus grande crainte de McAfee est que le rôle de la NSA change sous le président Donald Trump.

« Donald Trump veut que le ministère de la Justice dirige un groupe de travail national des organismes d’application de la loi pour créer notre cybersécurité », dit-il.

McAfee prédit que si le président élu Trump mène à bien cette intention, le FBI finira par diriger la NSA, car ils sont les leaders technologiques au sein du ministère de la Justice.

McAfee pense que cette idée est une bonne recette pour un désastre, avertissant que « nous n’avons pas besoin d’un attaquant de plus, cet attaquant étant notre propre gouvernement. »

Lien vers le rapport du NCCIC

Source : John McAfeeRussia Today, 30-12-2016

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L’analyse du FBI sur le piratage russe confond la Suisse et le Swaziland par RTS

Publié le par Felli Bernard

27
Jan
2017

Tellement drôle…

Pas trop vu sans les grands medias…

Source : RTS, 09-01-2016

Les adresses indiquées comme situées au Swaziland sont en réalité suisses. [RTS]

Les adresses indiquées comme situées au Swaziland sont en réalité suisses. [RTS]

Le rapport américain sur les piratages attribués à la Russie confond la Suisse avec le Swaziland. Il ressort du document que trois serveurs utilisés par les hackers étaient hébergés en Suisse, et pas dans le pays africain.

Annexée au rapport publié lundi dernier, les renseignements américains ont fourni une liste de 875 adresses IP qui auraient servi à mener des cyberattaques. Parmi elles, trois sont indiquées comme provenant du Swaziland.

Problème: le site spécialisé danois Version2 a analysé ces données et a découvert que les trois adresses menaient en réalité en Suisse. Une recherche effectuée à l’aide d’un service qui permet de trouver des informations sur une adresse internet (Whois, ndlr), renvoie effectivement à des serveurs helvétiques.

Serveurs infectés

En remontant ces adresses IP, la RTS a constaté qu’elles menaient à des sites internet signalés comme infectés par des logiciels malveillants utilisés par le groupe de hackers Fancy Bears, soupçonné par les autorités américaines d’être lié au pouvoir russe.

Version2 signale également des confusions entre des adresses danoises et allemandes. Selon un expert informatique cité par le site danois, dans les deux cas il s’agirait probablement d’une confusion, une fois entre les noms des pays en anglais (Switzerland / Swaziland), l’autre à cause de domaines similaires (.dk pour le Danemark, .de pour l’Allemagne).

Ces inexactitudes viennent s’ajouter aux critiques qui ont accompagné la publication de ce rapport, considéré par de nombreux spécialistes comme peu précis et n’apportant pas les preuves concrètes de l’implication du gouvernement russe.

Source : RTS, 09-01-2016

12 réponses à L’analyse du FBI sur le piratage russe confond la Suisse et le Swaziland par RTS

Commentaires recommandés

modérateur Le 27 janvier 2017 à 02h12

Bref ces serveurs sont des zombies infectés qui peuvent être activés par n’importe quel groupe de hackers … Et le FBI a bouclé tellement vite son rapport qu’ils ont mis n’importe quoi pour faire plaisir à Obama et Clinton.

  1. modérateur Le 27 janvier 2017 à 02h12
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    Bref ces serveurs sont des zombies infectés qui peuvent être activés par n’importe quel groupe de hackers … Et le FBI a bouclé tellement vite son rapport qu’ils ont mis n’importe quoi pour faire plaisir à Obama et Clinton.

  2. atanguy Le 27 janvier 2017 à 02h32
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    Le FBI,c’est pas la référence en matière d’informatique,je me souviens d’une interview après 9/11 ou l’agent du FBI qui avait des infos sur les terroristes justifiait le retard mis a les communiquer au fait qu’il devait les taper a la machine a écrire en 3 exemplaires,alors qu’a l’époque toutes les boites avaient des word processeurs.

  3. LEVESQUE Romuald Le 27 janvier 2017 à 06h49
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    Erreur sur la date de la source : 09/01/2017 et non 2016.

  4. MinL Le 27 janvier 2017 à 08h31
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    Si ça se trouve ils ont aussi confondu Russie et Royaume Uni … ambiance ambiance pour la visite d’état de T. May aujourd’hui 😉

  5. Dids Le 27 janvier 2017 à 08h46
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    Les ´vraies’ News sont tellement drôles… J’espère que la guerre contre les ´faké News préservera cet espace de créativité infinie de la bêtise officielle et aussi journalistique.

  6. UnJournaliste Le 27 janvier 2017 à 09h36
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    Ce qui est vraiment étonnant dans cette affaire est que la majorité des accusations se basent sur les rapports de la société privée Crowdstrike alors que le FBI ou la NSA ont largement les moyens de mener l’enquête. Peut-on imaginer un instant que Crowdstrike (qui vit de la commande publique) réponde à son commanditaire “vous savez, l’attribution des cyberattaques n’a aucun sens : n’importe qui peut utiliser les malware des autres et attaquer de n’importe où sur le globe.”? Crowdstrike enchaine donc les commandes et les rapports (si possible avec des noms effrayants; “Grizzly Steppe” vient de chez Crowdstrike) qui finissent à chaque fois sur la même conclusion.
    et je vous laisse admirer le talent du graphiste de crowdstrike sur la supposée (mais controversée) attaque de l’infanterie ukrainienne: https://www.crowdstrike.com/wp-content/brochures/FancyBearTracksUkrainianArtillery.pdf

  7. Dominique Le 27 janvier 2017 à 11h15
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    « le site spécialisé danois Version2 a analysé ces données et a découvert que les trois adresses menaient en réalité en Suisse »

    Même pas besoin d’être spécialisé. Tapez « ip 95.183.50.23 » dans votre moteur de recherche et voyez le résultat :

    IP Lookup Result for 95.183.50.23
    Host of this IP: hosted-by.solarcom.ch
    Organization: Solar Communications GmbH
    ISP/Hosting: Solar Communications GmbH
    Updated: 01/23/2017 04:14 AM
    Country: Switzerland

  8. Tonton Poupou Le 27 janvier 2017 à 12h15
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    Il est de notoriété publique que les américains ne sont pas très forts en géographie. N’est ce pas ?

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L'«OSDH» : un seul individu dans une maison en brique, quelque part au Royaume-Uni

Publié le par Felli Bernard

L'«OSDH» : un seul individu dans une maison en brique, quelque part au Royaume-Uni

Rami Abdel Rahman, alias  Ossama Suleiman, alias OSDH, photo postée sur Facebook en février 2013, capture d'écran Facebook, DR.
Rami Abdel Rahman, alias Ossama Suleiman, alias OSDH, photo postée sur Facebook en février 2013, capture d'écran Facebook, DR.

C'est l'une des principales sources des médias occidentaux. Mais dans la frénésie qui suit la reconquête l'Alep, on semble oublier que l'OSDH, ce n'est qu'un seul homme, au Royaume-Uni et quatre correspondants non-identifiés sur le terrain en Syrie.

L'homme est craintif. En octobre 2015, RT avait tenté sans succès de rencontrer le fondateur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). «Ils veulent me tuer», avait avancé Rami Abdel Rahman, également orthographié Rami Abdulrahman, pour justifier son lapin, évoquant les dangers d'une rencontre en plein jour. Le journaliste Nimrod Kamer avait dû renoncer à visiter les locaux de l'observatoire au nom prestigieux : un modeste pavillon en brique dans la banlieue morne et post-industrielle de Coventry, près de Birmingham, au Royaume-Uni. 

Toutefois, peu après, l'homme traqué acceptait finalement de répondre à quelques questions – préférant le téléphone – d'un autre correspondant de RT, Ilia Petrenko : «Nous sommes attaqués tous simplement parce que nous disons la vérité sur ce qui se passe en Syrie. Apparemment, personne ne veut l’entendre.» Un an plus tard, l'injustice semble réparée, au-delà même des espérance de l'activiste qui a créé l'OSDH en 2006 après avoir fui la Syrie en 2000. Depuis, il n'y a jamais remis les pieds.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) est en effet l'une des sources autorisées des médias occidentaux comme des opposants à Bachar el-Assad. Exemple parmi d'autres, France Info, dans un article de pédagogie à l'intention de ses lecteurs, «Quels sont les comptes Twitter à suivre pour s'informer sur la situation à Alep ?», dresse une liste des comptes Twitter, dont le fameux – tout autant que mystérieux – OSDH. Et justifie ainsi son choix : «Même s'il existe des questions sur la fiabilité de l'OSDH, créé en 2006 et tenu par un opposant au régime vivant à Londres, Rami Abdel Rahman, force est de constater que les grandes agences de presse, dont l'AFP, reprennent les informations qu'il diffuse.»

L'OSDH source des agences de presse

Avec candeur, et l'utilisation de la rhétorique du «même si...» pour désamorcer la critique en la minimisant, France Info, dans une démonstration circulaire et inversée, explique ainsi à ses lecteurs que si l'AFP reprend l'OSDH, c'est que ça doit bien être vrai. «Force est de le constater», indique France Info, recourant à l'argumentum ad verecundiam, l'argument d'autorité. Une démonstration périlleuse puisque l'auteur de l'article lie la réputation de l'AFP à celle d'OSDH (et inversement, donc).

Or l'OSDH fait l'objet de nombreuses controverses, et il n'est pas nécessaire d'aller les chercher dans les médias «pro-régime syrien et pro-russes», comme les qualifie France Info. Il suffit d'aller voir ce qu'en disaient les médias mainstream en 2014 et en 2015, avant l'emballement qui les a saisis depuis lors. En octobre 2013, le Times of Israel s'intéresse à cet observatoire et rapporte qu'il centralise les informations de quatre activistes anonymes sur le terrain en Syrie, qualifiant Abdel Rahman d'«homme orchestre». A mesure que l'Observatoire devient incontournable pour les médias occidentaux, estime alors le quotidien hébreu, «ses chiffres et ses sources nécessitent d'être mieux examinés».

Les autres défenseurs des droits de l'homme en Syrie tombés dans l'oubli

Au début de la guerre en 2011, déclenchée par des officines occidentales comme chacune des révolutions du printemps arabe, l'OSDH a même été du mauvais côté de la barrière. Bachar el-Assad, par stratégie, s'est efforcé de noircir le plus possible l'opposition, afin de se poser plus facilement en recours. A ce moment-là, les «rapports» des premières atrocités en Syrie de l'OSDH servent plutôt le «régime» de Damas. Et les agences de presse préfèrent citer les organisations de défense des droits de l'homme ayant pignon sur rue, et, au premier chef, le vénérable Comité syrien des droits de l'homme (CSDH) fondé dès 1986. C'est avec la répression de l'opposition syrienne, que l'OSDH supplante les autre organismes. Les agences de presse, dont l'AFP, très critiques à l'égard de l'OSDH jusque-là, commencent à reprendre ses «informations».

Voir aussi : ONU : une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie

Quatre informateurs et «200 activistes» sur le terrain, mais anonymes

Mais ce sont les méthodes de l'OSDH qui posent le plus question. En premier lieu, Rami Abdel Rahman, depuis Coventry fait office à la fois de porte-parole, de directeur, de community manager sur Facebook et d'éditeur du site de l'OSDH. Si l'exilé syrien revendique un contact avec le terrain, c'est par l'intermédiaire de «quatre informateurs» et d'un réseau de 200 activistes sur place. Mais sur ce point, il faut croire Abdel Rahman sur parole.

Malgré son nom destiné à forcer le respect, l'Observatoire syrien des droits de l'homme n'est qu'un agrégateur d'«informations» qui ne sont pas vérifiables, et qui pourraient tout aussi bien venir de groupes de terroristes qui chercheraient à influencer l'opinion publique. L'OSDH ne donne en effet aucune de ses sources. Il n'empêche, ses informations reprises et légitimées par les agences de presse occidentales font foi pour les médias occidentaux, lesquels légitiment à leur tour l'OSDH qui ne manque pas de reprendre sur son site les coupures de presse. Et, dans un mouvement perpétuel auto-entretenu, Twitter comme les grandes institutions internationales, telle l'Organisation des Nations unies, construisent une réalité parallèle, laquelle s'impose comme une évidence à l'opinion publique.

Lire aussi : Alep : la musique orientale de la propagande de l'Occident

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Les médias créent une tempête de fausses nouvelles autour de l’effondrement de la partie rebelle d’Alep

Publié le par Felli Bernard

Les médias créent une tempête de fausses nouvelles autour de l’effondrement de la partie rebelle d’Alep

C’est la première fois que j’assiste à un pareil assaut de nouvelles mensongères. Tous les grands médias et toutes les agences semblent avoir perdu toute inhibition et ils présentent n’importe quelles rumeurs concernant la libération d’Alep-Est comme des faits.

Voyez cette annonce de la BBC en ouverture du journal :

Bataille d’Alep : selon l’ONU, 82 civils ont été abattus sur place

Les forces pro-gouvernementales syriennes ont pénétré dans des maisons d’Alep-Est et ont tué ceux qui étaient à l’intérieur, y compris des femmes et des enfants, selon l’ONU.

Le bureau des droits de l’homme de l’ONU a affirmé avoir des preuves fiables que dans quatre zones 82 civils avaient été abattus à vue.

1. Il n’y a pas de bureau des droits de l’homme de l’ONU, cela n’existe pas. La BBC veut parler du Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH). Ce commissaire est le prince jordanien Zeid Ra’ad Al Hussein, un hachémite qui a fait ses études au Royaume-Uni et aux États-Unis et qui est un parent du roi dictateur jordanien. C’est intéressant de noter que la Jordanie est fortement impliquée dans le soutien des « rebelles » contre le gouvernement syrien.

2. Le bureau n’a pas « dit » que « 82 civils avaient été abattus », ni rien d’aussi horrible. Il a dit qu’il y avait des « sources » qui avaient « rapporté » que cela s’était produit. Voilà un extrait de son communiqué de presse aujourd’hui :

Selon de nombreuses sources, des dizaines de civils ont été abattus hier place al-Ahrar, dans le quartier d’Al-Kallaseh, ainsi qu’à Bustan al-Qasr, par les forces gouvernementales et leurs alliés, dont le groupe irakien al-Nujabaa.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme (HCDH) a affirmé que « de nombreuses sources » ont reçu des informations » de XYZ, sans révéler ni le nom des « sources » ni la provenance des soi-disant « informations » de XYZ.

Je trouve irresponsable que le HCDH mentionne des informations non vérifiées dans ses conférences de presse. Mais c’est encore plus irresponsable de la part de la BBC de titrer « L’ONU dit que... » en ouverture de bulletin d’information à propos de ces rumeurs, surtout sans apporter le moindre élément supplémentaire dans le reste de son « reportage »

Il y a aussi cette info récente sur les chats tués à Alep.

#Flash info - Militants : Tous les chats résidents et de passage au dernier refuge d’Alep ont été tués dans une attaque au gaz du Hezbollah.

Le porte-parole du Haut-Commissariat a eu connaissance de cette nouvelle. Nous attendons maintenant le titre de la BBC : « L’ONU dit que le Hezbollah a gazé les derniers chats d’Alep ».

La BBC n’est pas la seule à sortir de fausses nouvelles. En effet, il semble que les agences de presse recherchent la « sécurité du nombre » en rapportant toutes les mêmes sottises partout où elles le peuvent :

Là encore, l’ONU a seulement dit qu’elle avait connaissance de tels rapports. Elle ne les a pas vérifiés et ne s’en porte pas garante. Cela n’empêche pas les influentes organisations « humanitaires » habituelles, comme Amnesty International, de se joindre au chœur de ceux qui brodent sur le thème de « l’ONU a dit que... ». Des milliers de sites d’information et de sites Web copient les faux rapports de l’agence et de la presse « humanitaire » et font en sorte de rendre la fausse nouvelle encore plus sensationnelle. La désinformation déraille complètement.

Mais il se passe aussi des merveilles à Alep.

Les vrais habitants et les vrais journalistes d’Alep disent que les connexions internet y sont lentes et instables. Mais les « militants » qui se trouvent sous un feu d’artillerie intense dans l’est semblent avoir des quantités de gigabits de bande passante fiable à leur disposition. C’est un miracle. Photos et vidéos dans des tweets comme celui-ci « sortent d’Alep » à chaque instant.

Bien sûr, une telle quantité de gigabits pourrait être utilisée à meilleur escient que pour des captures d’écran de vieux clips musicaux, mais personne n’est parfait, surtout sous un feu d’artillerie lourde.

Les agences de presse et les médias grand public considèrent tous les tweets des « militants », les échanges sur la situation, les téléchargements vidéo et les diffusions en direct de Periscope comme la pure vérité sans même savoir d’où ça vient. Ces « militants » pourraient se trouver n’importe où sur terre et les journalistes n’ont aucun moyen de vérifier leur location.

Je suis inquiet pour la sécurité de toutes ces opérations d’information (pdf). Quand les « derniers militants d’Alep » tweetent que l’armée syrienne se rapproche d’eux, veulent-ils dire que les chars d’Assad s’approchent en vrombissant de Vauxhall Cross (le building du M16, les services secrets britanniques, ndt) ?

Mais tant que tout le monde répète les mensonges de ces « militants » sur « les événements sur le terrain » personne ne pourra être tenu pour responsable. « Nous nous sommes tous honnêtement trompé », est l’excuse habituelle, et elle passe comme une lettre à la poste.

Nous devrions essayer, partout où nous le pouvons, d’obliger ces journalistes à se comporter plus honnêtement.

Moon of Alabama

Traduction : Dominique Muselet

EN COMPLEMENT :
https://francais.rt.com/international/30587-onu-journaliste-dement-rhe...

»» http://www.moonofalabama.org/2016/12/-msm-create-fakenews-storm-as-reb...
URL de cet article 31311

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Ridicules: les pieds nickelés Duflot, Mennucci et Mariton bloqués à l’entrée de la Syrie comme des terroristes

Publié le par Felli Bernard

 

Les pieds nickelés, Cécile Duflot, Patrick Menucci et Hervé Mariton voulaient se rendre à Alep, pour apporter leur soutien aux derniers terroristes islamistes qui s’y trouvaient encore lundi 12 décembre, et pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté dans leur démarche, ils s’étaient fait accompagner du maire autoproclamé d' »Alep libre », entendez « du maire fantoche des terroristes islamistes « modérés » d’Alep occupé ». Arriva ce qui devait arriver, ils se sont fait refouler par les douaniers turcs à qui on ne la fait pas, tout simplement en application de l’accord conclu avec l’Union européenne sur la lutte contre le terrorisme:

« Nous avons été bloqués par les autorités turques qui appliquent avec zèle le principe de fermeture de la frontière qui est contenu dans l’accord avec l’Union européenne. » explique l’édile écolo.

C’est que maintenant les apprentis-terroristes ne passent plus la frontière! Pour faire avaler la fiction du gentil rebelle aux pays du Levant, même en se levant matin, ça ne passe plus. 

Le quartet vert-rose-bleu-noir pensait pourtant avoir trouvé là un bon moyen de redorer leurs images bien pâlies ces derniers temps, ils n’ont réussi qu’à se ridiculiser encore un peu plus. Entre Cécile Duflot qui se voyait investie par les écologistes pour la présidentielle et qui a reçu une claque magistrale, en passant par Patrick Ménucci qui ne sait plus comment exister, jusqu’à Mariton qui a eu la mauvaise inspiration de se rallier au dernier moment de la Primaire de Droite à Juppé, il ne leur manquait que l’illustre maire d’Alep Libre que seuls des bobos gauchistes peuvent éventuellement connaître, pour achever le tableau!  Ainsi ils ne pourront pas voir, ni profiter des ravages de la guerre à Alep.

Le plus simple, naturellement, aurait été de demander leurs visas auprès des autorités syriennes, mais comment faire quand on vient soutenir les pires ennemis du pays ?

Ce qui ne les a pas empêché de pérorer: de cette frontière qu’ils n’ont pu franchir en leur qualité de terroristes ou assimilés, cette bande de pieds-nickelés a demandé au Quai d’Orsay de faire pression sur la Russie pour accepter un cessez-le-feu de 24 heures pour évacuer les civils etc. Comme si la Russie les attendaient! Comme si l’armée syrienne n’existait pas et n’obéissait pas à un pouvoir légitime.

Si le ridicule tuait ? Les porte-paroles de la France sous la présidence finissante de François Hollande, ne sont que les rebuts de ce pouvoir déjà au rebut.

Mais  voici quelques images aujourd’hui d’Alep vraiment libérée:

emiliedefresne@medias-presse.info

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ONU : une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie

Publié le par Felli Bernard

ONU : une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie

Capture d'écran d'une vidéo de l'ONU
Capture d'écran d'une vidéo de l'ONU

Les médias occidentaux se basent-ils toujours sur des sources crédibles dans leurs reportages sur la Syrie ? La réponse de cette journaliste canadienne a laissé sans voix son interlocuteur.

Lors d'une conférence de presse ayant pour thème «Contre la propagande et le changement de régime en Syrie», dans le cadre d'une rencontre de l’ONU, la journaliste canadienne Eva Bartlett est interrogée par son collègue norvégien du journal Aftenposten. Il cherchait à comprendre comment elle pouvait accuser les médias grand public de mensonges sur la situation en Syrie.

Deux minutes ont suffi à Eva Bartlett pour faire voler en éclats le mythe de la crédibilité des soi-disant «médias de qualité».

Lire aussi : Exécution de civils à Alep selon l'ONU : «incroyablement difficile» à vérifier... selon l'ONU

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[Vidéo] Les Nouveaux Chiens de Garde, par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat

Publié le par Felli Bernard

9
Déc
2016

Tout simplement IN-DIS-PEN-SABLE…

Source : Vimeo, Gilles Balbastre et Yannick Kergoat

En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi.

Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise

Voir aussi :

capture-decran-2016-12-06-a-10-53-26

21 réponses à [Vidéo] Les Nouveaux Chiens de Garde, par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat

Commentaires recommandés

Homère d'Allore Le 09 décembre 2016 à 07h36

À propos de la mainmise du pouvoir politique gaulliste sur la Télévision rappelé au début du reportage, il est nécessaire de spécifier que De Gaulle avait quasiment toute la presse écrite contre lui.

Et qu’il se servait de la Télévision d’Etat comme contrepoids à cette dernière. Il y avait, à l’époque, une possibilité réelle de pluralité de points de vue dans le mainstream.

  1. jim Le 09 décembre 2016 à 05h45
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    Fort utile. Dans le prolongement, dans cette vidéo Frédéric Lordon analyse comment les médias ont manipulé l’opinion sur la question majeure des forces à l’oeuvre derrière la crise financière de 2008: http://wp.me/p5oNrG-u04

  2. BEOTIEN Le 09 décembre 2016 à 05h57
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    “Faudra-t-il attendre trente ans…”

    Las ! Aujourd’hui, ce système médiatique aux ordres ayant fait basculer la recherche de vérité sur le net, c’est lui dont les dominants sont en train de prendre le contrôle. Et en prime celui des individus. Et pas seulement par les traces qu’ils y laissent, mais par le fichage, la biométrie, les lois qui veulent toujours plus asservir le judiciaire au politique lui-même au service de la dominance économique, contre les “classes dangereuses”.

  3. Fritz Le 09 décembre 2016 à 06h23
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    “Ouiiii ! Enfin ! On l’a tellement attendu ! Le Parti socialiste est désormais DANS le marché, DANS la mondialisation, pour la réguler, pour l’améliorer bien entendu… il est DEDANS, quelque part entre social-démocratie et social-libéralisme”.

    La joie de Christophe Barbier (à partir de 48’07), sur LCI-Bouygues, fait plaisir à voir. Avec sa brillante analyse entre social-truc et social-bidule, il ne se paye pas de mots, c’est clair. Et on partage son soulagement : depuis 1983, nous avons trop souffert du bolchevisme du PS.

  4. Xavier Le 09 décembre 2016 à 07h21
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    Appel à la commémoration du 60e anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance du Appel à la commémoration du 60e anniversaire du programme du CNR du 15 mars 1944 : extrait
    (…)
    Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au
    profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais
    pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes
    et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne
    s’éteigne jamais :
    • Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités
    publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble
    l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans
    la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des
    ” féodalités économiques ” , droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée
    de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il
    manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales,
    alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération,
    période où l’Europe était ruinée

    • Xavier Le 09 décembre 2016 à 07h22
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      Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts
      privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux
      ordonnances sur la presse de 1944.
      Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons
      dire avec notre affection : ” Créer, c’est résister. Résister, c’est créer “.

      • Dominique Le 09 décembre 2016 à 14h03
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        « Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts
        privés »

        Mais nous nous trompons peut-être, en pensant que les principaux médias soient les traditionnels. Combien de lecteurs chaque jour des « grands journaux » et combien pour la presse dite alternative sur le web ?

  5. Homère d'Allore Le 09 décembre 2016 à 07h36
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    À propos de la mainmise du pouvoir politique gaulliste sur la Télévision rappelé au début du reportage, il est nécessaire de spécifier que De Gaulle avait quasiment toute la presse écrite contre lui.

    Et qu’il se servait de la Télévision d’Etat comme contrepoids à cette dernière. Il y avait, à l’époque, une possibilité réelle de pluralité de points de vue dans le mainstream.

    • AG Le 09 décembre 2016 à 09h55
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      Hmmm, j’aurais tendance à penser que la presse écrite était déjà infiltrées par les US qui ne supportaient pas l’indépendance du loustic …

    • Babar Le 09 décembre 2016 à 10h57
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      Certes la presse écrite était dans l’opposition, mais de Gaulle avait une arme massive: l’état d’urgence de l’époque promulgué jusqu’en 1962 autorisait la censure et je me souviens des journaux et surtout l’Humanité et plus largement la presse communiste paraissant avec de longues pages blanches….

      • Papagateau Le 09 décembre 2016 à 13h58
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        Aujourd’hui on fait de la censure à postériori, à 200.000 euros.
        C’est plus discret et plus efficace.

        Quand c’est mener à titre privé (individu, syndicat, association ou multinationale), on l’appel droit à l’image ou procès en diffamation.
        Quand c’est mener par le ministère public, on appel ça : incitation au trouble, lutte contre la haine, ou contre le conspirationisme (plusieurs variantes légales).
        Je n’ai rien contre ces catégories morales, mais elles sont instrumentalisés (les juges aussi).

        Elles interviennent à postériori, mais détruisent économiquement ceux qui voudraient aller contre, ce que ne faisait pas la censure.
        Donc plus efficaces.

  6. Xavier Le 09 décembre 2016 à 07h44
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    La presse a depuis toujours été chargée d’écrire l’histoire, illustrée (poids des des mots, choc des photos), de la conquête occidentale, puis de celle du “progrès” sur le “monde barbare”…

    Je me demande en fait comment on peut être surpris de sa soumission.

    Qu’a-t-on à gagner dans cette histoire me semble essentiel à décoder.
    Laborit aurait répondu : “la justification par le langage des hiérarchies de dominance”.

  7. koupa Le 09 décembre 2016 à 09h23
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    reprise du titre d’un livre que j’avais lu il y a fort longtemps: https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nouveaux_Chiens_de_garde

    très instructif et complémentaire du “pas vu pas pris” de Pierre Carl.
    https://www.youtube.com/watch?v=6DgOE9KZZME

    merci pour la vidéo du jour, une actualisation des références c’est toujours utile 🙂

  8. Catalina Le 09 décembre 2016 à 09h43
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    “qu’ils déploient leur jugement”, ???
    Ben, pourtant, le rôle des journalistes est de donner des faits, pas d’utiliser une intelligence achetée…..

    “publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ;
    ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;”
    http://eeas.europa.eu/archives/delegations/tunisia/documents/page_content/charte_munich1971_fr.pdf

  9. Catalina Le 09 décembre 2016 à 09h48
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    Ockrent ou le pistonnage puissance mille ! sans doute bien malléable, bien achetable….

    • Fritz Le 09 décembre 2016 à 10h26
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      Le sourire d’Ockrent devant la prestation d’Alain Peyrefitte est insupportable.
      Elle qui sera nommée par Sarkozy n° 2 (directrice générale) du groupe France Monde, la voix de la France… (13′ 40 à 14′ 53).

      • Catalina Le 09 décembre 2016 à 10h55
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        pour anecdote, il y a des émissions de france-télévision inaccessibles en France ! arf !
        Bon, je m’en fous cazr je n’ai pas cette saleté de télé mais quand m^me, de qui se moque t-on ?

  10. Lysbeth Levy Le 09 décembre 2016 à 10h18
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    La presse est la parole des dominants et la plèbe ou le peuple doit donc l’écouter et suivre ces conseils comme un enfant écoute ces parents. Mieux il doit la reproduire et la recracher. !..http://www.acrimed.org/Fort-avec-le-faible-faible-avec-le-fort-l-anticonformisme-de-la-revue-Medias sans oublier les éditocrâtes : http://www.acrimed.org/La-meute-des-editocrates “ils façonnent notre pensée, la manipule pour nous amener à voter dans le bon sens…
    D’ou la colère des médias dominants aux Usa après le vote Trump “un chien dans un jeu de quilles” car ce n’est pas lui que les médias (et leurs patrons) avaient choisi de “faire voter” mais bien Hillary Clinton. Celle ci vient de déclarer la guerre aux “fake-news” à la suite du WP qui attaque les médias alternatifs dont les médias russes, d’avoir “biaiser” le vote des citoyens américains. Quelle blague !

  11. Toff de Aix Le 09 décembre 2016 à 10h38
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    L’élection de Trump a, il me semble, porté un coup fatal à la “narrative” déployée par tous ces chiens de garde. Cette élection a déjoué (presque ) tous les pronostics, mais elle a surtout braqué un immense projecteur sur l’aveuglement, l’incompétence, et au final l’incompréhension du monde actuel dont font preuve 95 % des participants de ce cirque médiatique :”journalistes ” s’auto censurant en permanence, “experts” récurrents des plateaux tv, “économistes” à sens unique, et j’en passe…

    Elle ne les a pas forcé à se remettre en question, à se regarder dans la glace, oh non.. L’aveuglement est trop intense, la maladie trop avancée, il n’y a d’autre solution que d’attendre la fin du processus. Mais elle a surtout permis à un nombre croissant de se rendre compte de la duperie, de la supercherie, du mensonge et de la comédie. Et cet effet boule de neige n’a pas de prix…

    • Chris Le 09 décembre 2016 à 13h32
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      L’appréciation de Bannon, conseiller deTrump, parlant de la presse MSM : “c’est juste un cercle de gens qui se parlent entre eux et n’a aucune putain d’idée de ce qui se passe”.

    • Lysbeth Levy Le 09 décembre 2016 à 15h10
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      Dans la série on ne parle que de ce que l’on veux vous dire a vous “les gueux” et bien il y la contre-offensive de l’OTAN contre les présumés “mauvais médias” désinformateurs, auteurs de “fake-news” dont surtout les médias russes : “EP Study on EU Strategic Communication” dénonçant ceux ci : http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/IDAN/2016/578008/EXPO_IDA(2016)578008_EN.pdf
      Interdire les médias russes et ceux anglo-saxons alternatifs fait parti aussi de leurs plan mais à plus long terme estimant qu’ils sont un danger contre la démocratie américaine ou européenne :
      http://us11.campaign-archive1.com/?u=cd23226ada1699a77000eb60b&id=c648da6b81&e=6be6445564
      Pourtant il y a bien une loi internationale contre le fait d’interdire la pluralité de l’information et des lois punissant le fait de “faire” de la “propagande de guerre” ou en vue de faire “une guerre” mais déjà que la Charte de Munich ils s’assoient dessus qu’attendre des médias dominants ?? .

  12. Doucka Le 09 décembre 2016 à 13h51
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    “Tout simplement IN-DIS-PEN-SABLE…”, cette excellente vidéo date de… 2012 !

    D’autres vidéos indispensables, au cas où vous (ou vos lecteurs) seriez passé à côté :

    – Oil, smoke and mirros => https://www.youtube.com/watch?v=N6porZSebrM

    – Dette, crise, chômage : qui crée l’argent ? => https://www.youtube.com/watch?v=syAkdb_TDyo

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