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« Attention aux dangers d’épidémie de Moscovicidose !… »

Publié le par Felli Bernard

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Vous ne connaissez sans doute pas encore cette maladie redoutable mais hélas, vous n’allez pas tarder à découvrir les ravages que ce virus absolument terrible va provoquer sur les cellules économiques. En effet, les symptômes de la Moscovicidose provoquent un arrêt rapide des fonctions vitales économiques provoquant une « grécification » majeure du système conduisant rapidement au décès du patient. Il n’y a rien à faire et comme pour le virus Ebola, hélas, nous ne disposons d’aucun traitement efficace. Soyez donc particulièrement prudents.

Les voies naturelles de propagation de la maladie sont des facteurs particulièrement bien connus comme les « zimpôts », les « taxes » ou encore l’Europe, sans oublier évidemment le FMI ou encore la Commission européenne qui est bien sûr le plus important mode de contagion. La seule solution est de vous tenir à distance et de vous préparer.

L’hôpital qui se moque de la charité

Je dois vous avouer que je suis resté pantois à la lecture de cet article de La Tribune qui revient sur les derniers propos tenus par Moscovici, notre ex-mamamouchi en charge de l’économie de notre beau pays et dont le bilan pour le moins calamiteux semble lui avoir servi de tremplin pour poursuivre sa carrière comme commissaire européen en charge des affaires économiques, de l’austérité et de la rigueur…

Notre Mosco national prend donc la pose, assis confortablement dans un canapé en cuir, s’efforce le teint hâlé de celui qui a pu se reposer, d’apparaître intelligent et lumineux, ce qui est facile, lui qui est le « phare dans la tempête » de sa copine de 25 ans qui baignait son chat en nous faisant gentiment profiter sur Facebook. Mosco a donc cette phrase remarquable, titre de cet article non moins remarquable de La Tribune en tout cas en terme d’humour : « Moscovici juge « sérieux » le problème du déficit français. »

Avouez qu’une telle blague pour commencer la semaine va avoir le mérite de vous mettre de bonne humeur et de vous faire sauter de joie. J’aime apporter de la joie à mes lecteurs. C’est tellement rare comme le dit ma femme.

Mais cet article nous permet d’en apprendre un peu plus sur ce que va faire notre petit Mosco, en tout cas en lisant entre les lignes et si l’on tente de ne pas faire preuve d’une naïveté confondante : « Quand on devient commissaire européen, on reste quelqu’un qui a sa nationalité (…) en même temps, on devient quelqu’un qui défend l’intérêt général européen », a-t-il répété samedi, estimant qu’il lui faudrait « naviguer » entre deux écueils, celui de « l’indulgence excessive » et celui de « l’approche purement punitive ». »

Ne soyez pas inquiets mes chers amis contrariens, il y a peu de chance que notre petit ami Pierrot à qui l’on a prêté notre plume fasse preuve à notre égard d’une « indulgence excessive », je pense qu’il saura à merveille éviter cet « écueil ». Je vous rappelle que notre petit Mosco vient de découvrir que les « déficits de la France sont préoccupants »… Il n’y a pas à dire, depuis les sommets européens, les choses semblent toujours plus claires à nos GM (gentils mamamouchis). Nous sommes donc bien dans le proverbe populaire de l’hôpital qui se moque de la charité.

Pierrot, qui n’est pas avare de confidences, va même plus loin, et ce passage de l’article de La Tribune est remarquable : « Interrogé sur ce qui allait concrètement changer avec la nomination d’un socialiste français en remplacement du libéral Olli Rehn au poste de commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici a répondu : « Je ne peux pas vous le dire, là, maintenant, mais je peux vous dire une chose, vous le verrez. » Il a notamment indiqué qu’il souhaitait consacrer du temps à « faire la pédagogie de l’Europe » dans son pays. »

Franchement, c’est drôle, tout plein d’esprit moscovicien. Traduction de votre serviteur contrarien : la nomination d’un socialo à la place d’un libéro ne va rien changer du tout, vous allez vous faire enfler selon un programme identique mais mon job sera de vendre à l’opinion française, en français dans le texte, la politique européenne terrible à laquelle ils vont se faire dévorer. Désormais, je pense que c’est plus clair dans votre esprit et que vous commencez à moins rigoler.

Préparer la mise sous tutelle de la France par les Français eux-mêmes

Soyons objectifs, Mosco est un mauvais et de cela, en Europe, tout le monde est parfaitement conscient. Pour quelle raison donc les Allemands et Angela ont-ils donc accepté que le poste de commissaire européen à la destruction de l’économie européenne soit confié à ce type ?

La raison ou plutôt le mobile du crime est assez simple à comprendre. Mosco va rejoindre la Troïka qui va mettre notre pays sous tutelle, et pour mieux faire passer la pilule (je ne reprendrai pas, pour des raisons d’élégance évidentes, la formule que je retrouve des dizaines de fois dans le courrier de mes chers lecteurs concernant une vague histoire de produit que l’on trouverait en tube et qui s’appellerait vaseline mais que vous comprendrez aisément compte tenu du sérieux profond de cette publication quotidienne).

Je rappelle tout de même, pour ceux que ça intéresse, que la Troïka, c’est le FMI avec une française qui s’appelle Christine Lagarde, elle aussi ancienne ministre de l’Économie, puis l’Europe avec le commissaire européen ad hoc qui sera donc notre ami Pierrot et enfin la BCE, la banque centrale européenne, où l’on trouve un italien, ce qui est évidemment beaucoup « moinsse » pire qu’un… allemand par exemple !

La grande idée d’Hollande et de l’Europe, et de nos gentils zamis les Zallemands, c’est donc de faire appel aux Français eux-mêmes, enfin à l’élite française, européiste, mondialiste et libre-échangiste, pour vendre au petit peuple de sans-dents que nous sommes l’austérité et la rigueur à laquelle nous ne couperons pas. C’est donc pour cela que Moscovici indique qu’il va faire beaucoup de pédagogie. C’est son job, il a été recruté exactement pour cette raison là et il va pouvoir compter sur le soutien de Christine Lagarde au FMI qui, elle aussi, va nous faire de la pédagogie relayée par notre MEDEF et mise en musique par Valls, notre Premier ministre. Tout cela va commencer avec notre prochain budget.

Vous pouvez donc vous attendre avec une quasi-certitude à un pic épidémique de Moscovicidose très prochainement.

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

http://www.latribune.fr/actualites/economie/20140914tribc2b41f646/moscovici-juge-serieux-le-probleme-du-deficit-francais.html

	« Attention aux dangers d’épidémie de Moscovicidose !… »

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La France est loin d’être un caniche !

Publié le par Felli Bernard

La France est loin d’être un caniche !

981 vues 14 septembre 2014 11 commentaires Géopolitique Avic

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Dans le politiquement correct, il est de mode de fustiger les Etats-Unis et Israël pour toutes les horreurs guerrières du monde contemporain. Ce n’est, certes, pas sans raison. Ces deux pays, les Etats-Unis en particulier, ont été les fomenteurs de presque, sinon tous, les conflits à travers le monde depuis au moins 70 ans. Il est généralement admis que les Etats-Unis en sont le chef d’orchestre, docilement suivis par tous ses alliés, dont la France, présentés comme de gentils toutous obéissants.

Mais est-ce vraiment le cas ? Pour ne prendre que le cas de la France, tout ce que font les Etats-Unis aujourd’hui en matière de manipulation de l’opinion, de changements de régimes, de coups de force hégémoniques, de pillages et d’assassinats, la France l’a fait tout au long de son histoire, bien plus longue que celle de l’Amérique. Si ses actions semblent plus limitées, ce n’est que parce que la mondialisation n’existait pas alors et que les moyens d’information n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Mais il se trouve encore des indochinois, des malgaches, des camerounais, des algériens… qui pourraient en dire long sur les actions de la France.

Les Etats-Unis ne font que continuer un état d’esprit qui a toujours prévalu. Si la France suit, c’est qu’elle possède, elle-même, ce même état d’esprit et non par pure obéissance. La différence entre hier et aujourd’hui, c’est que le pouvoir de décision est devenu collectif et est géré par le plus fort, les Etats-Unis. Quand la France décidait (ou semblait décider) d’elle-même de sa politique hégémoniste vis-à-vis de l’Afrique, personne ne trouvait à redire. Quelques exemples : quand Giscard d’Estaing a fait sauter ses paras sur Kolwezi, personne n’en a été choqué, pas plus que lors de la guerre au Tchad pour la Bande d’Aozou. Personne non plus n’a été ému par la politique de Mitterrand en Afrique, menée à travers un réseau serré digne de Jacques Foccart, avec son fils au surnom éloquent de « Papa m’a dit ». C’est sous son règne que disparut un autre libérateur africain, Thomas Sankara. Il en est de même pour Chirac, devenu un héros pour son refus d’aller en Irak et qui, pourtant, n’hésita pas à enclencher le processus de changement de régime en Côte d’Ivoire, allant jusqu’à bombarder l’aviation de ce pays sous des prétextes fallacieux dignes de Georges Bush.

Non, la France n’a besoin de personne pour faire ce qu’elle fait actuellement. Alors pourquoi les gouvernements de Sarkozy et de Hollande passent-ils pour des caniches ? S’il y a un merci que l’on peut adresser à Sarkozy, c’est au moins d’avoir dévoilé le pot aux roses en jouant cartes sur table. La France, dans toutes ses interventions réussies post seconde guerre mondiales et même avant, a agi avec l’accord et le soutien de ses alliés, notamment les Etats-Unis. C’est peut-être cette découverte qui fait mal à beaucoup de Français. La France n’est plus un empire qui décide tout seul, mais fait partie d’un empire dominé par les anglo-saxons. L’effet toutou est d’autant plus accentué que la France s’est dotée d’un président qui, malgré ses postures, ne peut en aucun cas passer pour un bouledogue.

Ce n’est pas par hasard que François Hollande est toujours le premier à être sur pied de guerre dès que le clairon washingtonien sonne. Certes, il ne peut plus donner l’impression que c’est lui qui décide, mais il ne fait que perpétuer le comportement de ses prédécesseurs, et l’on peut remonter très loin, au moins jusqu’à l’époque des croisades. Déjà à l’époque, bien que les décisions soient prises à Rome, la France était le fer de lance des entreprises papales au nom de la chrétienté. Ce sont bien les Francs, au sens large, qui créèrent des royaumes et comtés au Proche-Orient. Qu’est-ce qui a changé mille ans après ? Rien, sinon les noms donnés aux causes des guerres. Les causes elles, n’ont pas changé, et ce ne sont pas les américains qui les ont inventées. La tendance à aller chercher le coupable ailleurs n’est pas nouvelle, elle non plus. C’est malheureusement ce qui permet de continuer les mêmes exactions ad vitam aeternam. Le fameux peuple, qui profite pourtant, de manière indirecte de toutes les rapines, de tous les asservissements causés par les guerres décidées en leur nom par une poignée d’individus, ne se sent jamais concerné en aucune manière. Ce même peuple capable de lyncher ses rois et de jeter ses juifs hors des murs de leurs villes, ou encore de pratiquer, dans une hystérie collective, des chasses aux sorcières quand de grands malheurs s’abattaient sur lui, ne s’est jamais senti responsable de quoi que ce soit.

Ce serait un bon début que d’arrêter de sacraliser le peuple, si tant est qu’il existe, qu’il soit de France ou d’ailleurs. L’invoquer sans cesse est encore une bonne façon de désigner ‘’l’autre’’ à la vindicte, car ceux qui clament l’innocence du peuple sont les mêmes qui sont prêts à chercher la culpabilité chez les autres peuples qui, eux-mêmes, se trouvent être d’éternels innocents.

Avic – Réseau International

La France est loin d’être un caniche !

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Le vrai clivage politique

Publié le par Felli Bernard

RIOUFOL YVAN
RIOUFOL YVAN

Le vrai clivage politique

Le vrai clivage politique passe par l'islam
Le vrai clivage ? Ce n’est plus la droite contre la gauche ; cette opposition-là ne produit que de vaines disputes. Ce pourrait être les libéraux contre les dirigistes ; cependant, ce serait considérer l’économie comme la clef de voûte des crises. Or l’inquiétude identitaire, née du rouleau compresseur de la mondialisation, est celle qui, partout, réveille les peuples. Les Écossais, par exemple, semblent attacher de plus en plus de poids à leur libre destin, en dépit des surenchères de Londres pour tenter de faire échec au prochain vote sur l’indépendance. En France, un même désir de retour à la nation originelle fédère de nombreux citoyens, par-delà les partis. Mais c’est l’islam qui, en l’occurrence, sert de révélateur à la fracture politique. Celle-ci oppose ceux qui défendent la pérennité de l’unité nationale aux partisans de sa dissolution dans la "diversité", au prétexte d’une culpabilisation occidentale enfouie.

Un choix est à faire entre la nation laïque et le communautarisme islamisé. La présidentielle se jouera prioritairement sur ce terrain existentiel, dont dépendent les enjeux européens. L’alternative est cautionnée majoritairement par les classes moyennes, qui trouvent un écho auprès du Front national. Pour autant, ce nouveau clivage n’est pas celui que les dirigeants osent pour l’instant reconnaître. À droite comme à gauche, les élites ont avalisé un multiculturalisme de fait, en renonçant à maîtriser l’immigration de masse et à l’intégrer dans la société d’accueil. Toutefois, l’irrésistible ascension de Marine Le Pen les oblige à ouvrir les yeux et à prendre position. Lui laisser le thème de la nation et de sa protection serait lui offrir la victoire en 2017. Déjà, les derniers sondages la mettent largement en tête au premier tour.

Sous couvert d’un discours républicain présentable, le PS a choisi le camp du différentialisme, théorisé par son think-tank Terra Nova. Le parti héberge les procureurs en "islamophobie", ce concept imposé par l'islam radical pour réfuter toute critique. Si Manuel Valls sait dénoncer l'idéologie islamiste, le premier ministre ne manque jamais une occasion de saluer l'islam, en étalant ainsi une préférence politique. Défendre les chrétiens d'Irak, martyrisés par le Califat, peut être présenté à gauche comme la manifestation d'une "droite dure" et "raciste". La promesse récurrente d'un droit de vote aux immigrés pour les élections locales est une autre manière de vouloir flatter un électorat conscient du dynamisme de sa démographie.

C'est donc à la droite qu'il revient d'investir ce débat essentiel, pour lequel Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez ou Hervé Mariton ont déjà apporté leur soutien. Nicolas Sarkozy, qui fait annoncer son retour, ne pourra se contenter d'un positionnement accommodant s'il veut être un obstacle au FN. Pour avoir choisi cette voie molle et centriste, il est peu probable qu'Alain Juppé conserve les bons sondages qui ont accueilli sa candidature à l'Elysée? La priorité qu'il met à disqualifier le vote lepéniste et à valoriser la religion musulmane lui fait expressément rejeter l'"assimilation", qui est pourtant l'ADN de la nation. En 2002, celui qui était alors président de l'UMP se disait prêt à suivre l'air du temps qui était à l'altermondialisme, mouvement aujourd'hui disparu. Le multiculturalisme qu'il caresse aujourd'hui avec une semblable légèreté lui réservera la même déconvenue.

La déférence que porte Juppé à l'islam, à l'instar d'une grande partie de la gauche, lui fait dire que "l'islamophobie est un point de clivage" pour l'UMP. Or, il est contradictoire de se réclamer de la laïcité comme il le fait et de n'avoir d'intérêt que pour une religion au prétexte qu'elle est nouvelle et mal comprise. D'autant que la "christianophobie" et la "judéophobie" mériteraient alors, ô combien ! les mêmes inquiétudes. Les Français musulmans n'ont pas droit à plus d'égard que les catholiques, protestants ou juifs. C'est pourtant ce que soutient l'ancien premier ministre lorsqu'il dit "inventer une identité heureuse" dans "le respect des différences", comme si la France millénaire était devenue un laboratoire pour l'Homme nouveau. D'autant que Juppé reconnaît : "Jamais tout au mlong de mon parcours scolaire et universitaire, on ne m'a proposé d'ouvrir le Coran, dont j'ignore à peu près tout". Une lecture de Claude Lévi-Strauss (Tristes tropiques) lui ferait peut-être prendre conscience de ce que l'anthropologue appelait "l'intolérance musulmane" qui 'adopte une forme inconsciente chez ceux qui s'en rendent coupables".

Cette religion n'est pas un problème, quand elle est contenue dans la sphère privée. La difficulté tient à la démission de responsables politiques qui, comme Juppé et ses néogaullistes, croient pouvoir acheter la paix civile en tenant un discours sur "l'apaisement". Cette crainte du conflit revient à admettre une inaptitude de cette "diversité" à se fondre chez l'autochtone prié de s'effacer. Or, la démarche, approuvée par les sermons sur la non-discrimination, est une soumission à l'islam politique qui exige sa "visibilité" et ne supporte pas la contrariété. Refuser cette intimidation n'est pas s'opposer aux musulmans, comme le soutiennent les "antiracistes" qui hurlent au retour des années 1930. La plupart ne réclament rien. Comparer leur sort à celui des Juifs est une outrance qui n'effraie pourtant pas ceux qui ont choisi d'accélérer la balkanisation de la nation affaiblie.

C'est au nom de ce même islam politique que le Califat commet actuellement d'indicibles cruautés contre les minorités en Irak et en Syrie. Il menace aussi l'Occident qui enfin se mobilise derrière les Etats-Unis, avec le soutien de certains pays arabes. Ces derniers signes de solidarité s'imposent aussi en France, d'où partent des centaines de jeunes djihadistes pour rejoindre l'Etat islamique. Mardi, des associations musulmanes ont, sous l'égide de la Mosquée de Paris, pris la défense des chrétiens d'Orient. Certes, leur "Appel de Paris" se garde de voir l'islamisme dans ces barbaries "qui ne peuvent se prévaloir de l'islam". Si le texte critique les "appels inconsidérés au djihad", il ne rejette pas le djihad lui-même. Reste la démarche de bonne volonté, répondant à une société inquiète. Sa vigilance reste le meilleur rempart devant la démission des désabusés.
Paru dans Le Figaro, 12 septembre 2014

{C}

RIOUFOL Ivan

Né le 12 septembre 1952
Marié – 2 enfants


Journaliste


Université de Nantes
Diplôme d"études approfondies (DEA) de droit maritime et aérien

Au Figaro:
Grand chroniqueur et Membre du comité éditorial (depuis 2000)
Rédacteur en chef - informations générales (1995-2000)
Rédacteur en chef adjoint (1992-1994)
Chef de service (1990-1992)
Responsable de la rubrique Confidentiel (1988-1990)
Grand reporter (1985-1987)
Correspondant du Quotidien de Paris (1976-1984)
Du Journal du Dimanche
De Forum international
Journaliste à Presse-Océan

Ouvrages
La Tyrannie de l'impudeur (2000) - La République des faux gentils (2004) - Chroniques d'une résistance (2005) - La fracture identitaire (2007) - Où va la France ? (2008) - Chronique d’une année de crise (2009) - La démocratie d’apparence (ouvrage collectif)(2009) - Allez-y sans nous (ouvrage collectif) (2009) - De l'urgence d'être réactionnaire (2012) -Touche pas à ma France (2014) -

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« Le naufrage de Normal 1er et de la France !…

Publié le par Felli Bernard

Décryptage quotidien et sans concession de l'actualité économique

Édition N°510

Édition du Jeudi 11 septembre 2014

« Le naufrage de Normal 1er et de la France !… »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Je ne suis pas consterné, non, le mot est faible, je suis a minima complètement effrayé, effaré par le naufrage de Mamamouchi 1er, de sa majorité, et évidemment de l’économie française.

Il ressort trois grands thèmes aujourd’hui. À savoir les histoires de fesses de notre président rabaissé au rang d’un guère plus Zizi 1er – ce qui n’est pas grand-chose au niveau historique –, l’affaire Thévenoud avec les contorsions inacceptables d’une majorité de gauche qui n’arrive même pas à se défaire de ce gus et enfin, les statistiques économiques dramatiques de notre pays qui sera représenté à la Commission européenne de Bruxelles par le moins bon d’entre eux, ce qui n’est donc vraiment pas terrible vu le niveau global, à savoir Pierre Moscovici, le plus mauvais ministre de l’Économie que ce pays ait porté…

« L’humiliation de trop pour Julie »…

Je vous mets le lien en annexe, on ne va pas s’appesantir là-dessus trop longtemps. En gros, l’idée c’est que, suite au bouquin de la Valoche (qui est en vacances à l’autre bout de la terre), la Julie se sent méga-super-humiliée (sans blague) vu que Quéquette 1er envoyait des SMS énamourés à la Valoche alors qu’il était avec la Julie et qu’il jouait un double jeu sentimentalo-sexuel… C’est la « une » de Gala… (Eh oui, je suis bien informé.)

Bref, nous avons droit à tous les états d’âme des maîtresses du président dans un déballage absolument inouï massacrant l’importance de la fonction présidentielle. Sous d’autres présidents, ces femmes portaient le doux sobriquet de « putain de la République », et je n’en dirai pas plus pour éviter tout procès tout en sachant que, comme beaucoup, je n’en pense pas moins.

Je pensais avoir échappé au pire avec l’éviction de DSK mais côté gaudriole, le mariole actuel s’en sort plutôt bien. Je n’oublie pas Ségo interrogée par Bourdin sur RMC, ce qui fut un grand moment où elle devait défendre son ex contre toutes ses ex-nouvelles… Pathétique spectacle d’une crasse politique en plein naufrage moral.

La phobie administrative de Thévenoud !

Alors que Rebsamen veut contrôler et radier un maximum de chômeurs, ces espèces de salauds qui profitent et abusent du système, ils soutiennent en se tortillant dans tous les sens cet homme bon et généreux, député – je l’espère bientôt dépité de gôôôche –, suintant les bons sentiments cucul-gnangnan à souhait, lui aussi aimant les pôôôvres (ça fait bien de dire qu’on aime les pauvres) même si les actes que l’on commet les insultent tous les jours, et c’est le cas de Thévenoud qui est une injure au peuple de France.

Alors braves crétins que nous sommes, payons, raquons, serrons-nous la ceinture, encore et encore, plus, beaucoup plus, car il faut rembourser les dettes et renflouer les déficits. Mais pas Thévenoud. Cet homme charmant, représentant du peuple des sans-dents qui souffrent le martyr à chaque bouchée (ils ne savent pas ce que c’est que de bouffer sur les gencives ces nodocéphales gavés aux ors de la République payés avec nos zimpôts), non seulement ne paie pas ses impôts, mais en plus ne paie pas son loyer pendant plus de 3 ans et je vous passe l’exonération qu’il s’attribue pour toutes ses contraventions, ce qui semble une maladie touchant nos bons et gentils gôôôôchistes, prompt à me faire la morale et m’expliquer que je pense mal, que ce que je pense rappelle vite les « heures les plus sombres de notre histoire » alors qu’un autre illustre écologiste (monsieur le sénateur Placé) bien gôcho comme il faut, plus écolo que le roi Ékolo, m’expliquant que je dois jeter dans le bac vert, bleu ou rose (surtout si je suis un mec), me culpabilisant sur les rejets de gaz à effet de serre lorsque j’allume ma vieille 205 diesel, et de façon générale sachant bien mieux que moi comment je dois vivre et élever mes propres gosses, lui aussi avait quelques menus retards de paiement d’amendes.

Lamentable gôche en plein naufrage moral, en plein délire collectif qui ne peut laisser place qu’à un immense vide qui sera bien vite comblé (la nature ayant horreur du vide) et Manu peut effectivement frémir à l’idée de voir la Marine au second tour… Car objectivement, des sans-dents au cas-huzac, de Thévenoud à Placé, des frasques de Zizi 1er à l’effondrement économique de notre pays, cette clique aux affaires depuis maintenant plus de 2 ans est à la tête d’un bilan effroyable qui ne peut conduire qu’à la tentation populaire de tenter autre chose, car au point où nous en sommes, que peut-il y avoir de pire ?

Je ne légitime pas, ni ne condamne cette question (ayant bien trop de respect pour l’intelligence collective de mon peuple y compris la grande majorité silencieuse des sans-dents, surtout les sans-dents), je dis juste, parce que c’est un fait, qu’une majorité de citoyens électeurs ne va aboutir qu’à ce questionnement et que la réponse qu’ils risquent d’apporter fera frémir tous les bien-pensants qui fantasment leur idéologie sans avoir la moindre idée de la réalité des problèmes aussi bien sociaux qu’économiques rencontrés par leur propre peuple.

Une telle déconnexion va finir par une véritable révolution et elle ne sera pas pacifique tant monte non plus un sentiment d’exaspération (mot repris à l’envie par les grands médias parce que policés et politiquement corrects) dans ce pays, mais un sentiment de haine profond, retenu, contenu, raisonné, réfléchi, à l’égard de ceux qui nous dirigent. Cette haine va s’exprimer et ce jour-là, Hollandouille et sa clique devront courir très vite car leurs services de protection risquent d’être dépassés et rapidement.

Je suis effaré de les voir à ce point s’accrocher à un pouvoir dont ils ne font rien. Gouverner mes braves amis socialistes, certes, mais pour quoi faire ? La réponse donnée par la « bande » à Hollande (n’y voyez aucun jeu de mots grivois) est : pour rien. Juste pour le job, le pognon et le gavage quotidien aux frais des con-tribuables.

Cette clique insupportable n’a même pas encore conscience qu’elle finira comme Ben Ali si elle a seulement la chance d’atteindre Roissy… et comme Louis XVI si elle n’y arrive pas.

Enfin, François pourra toujours obtenir l’asile politique non pas de Poutine mais de Barack, il pourra même crécher à la Maison Blanche pour services rendus aux USA et sévices faits à la France et à son peuple de sans-dents et sans-culotte… Quoique les sans-culotte soient déjà à l’Élysée ces derniers temps.

L’effondrement économique…

Une catastrophe les derniers chiffres.

Augmentation des déficits publics, augmentation du déficit de la balance commerciale, augmentation du chômage même si selon l’INSEE on a créé un poil plus d’emploi, comme on est un poil plus nombreux, ne vous inquiétez pas, le nombre de chômeurs peut continuer tranquillement de monter encore un peu.

Notre dette évidemment va s’alourdir du montant considérable de nos déficits de cette année. Un montant compris entre 150 et 200 milliards d’euros supplémentaires.

Sapin (Michel), face à cette impossibilité de maîtriser les dépenses publiques dans notre pays, a décidé d’annoncer que finalement le retour de la trajectoire en maintenant le cap – vous vous souvenez de ces termes « l’important c’est la trajectoire », où l’autre Zizi 1er qui prend son air martial de demeuré en nous expliquant doctement qu’il a fixé un cap, alors qu’il ne fixe rien si ce n’est les fesses de ses ex –, ce sera plutôt pour 2017… hein, après les érections… heu pardon, les élections, où cet abruti pense encore pouvoir se représenter et être réélu alors qu’il est cramé comme aucun autre homme politique avant lui, et je peux écrire ces lignes avec d’autant plus de certitudes que j’avais voté pour cet imbécile qui me fait déjà regretter le précédent que je ne pouvais plus supporter… Je vous laisse donc deviner le niveau de celui qui nous fera regretter Zizi 1er et sa bande de marioles de l’Assemblée, incapables de simplement payer leurs impôts ou leurs loyers parce que vous comprenez, ils font de la « phobie administrative », pathologie absolument pas reconnue pour le commun des mortels et le citoyen lambda qui, lui, en cas de phobie administrative, sera cloué au pilori par une administration intransigeante et une justice impitoyable. Scandale et honte pour la France et pour son peuple que le comportement inexcusable de ces pantins à qui le pouvoir confère un sentiment de toute puissance.

Pour le moment, tout va bien, puisque sur les échéances courtes… notre pays emprunte même avec des taux négatifs, oui vous avez bien lu. Les zinvestisseurs sont prêts à payer pour prêter à la France, un pays en faillite et condamné par des dirigeants dont le niveau se rapproche de la hauteur des caniveaux.

Sur les emprunts à 3, 6 et 12 mois, notre pays a levé, c’est-à-dire emprunté, un montant total de 8,2 milliards d’euros au début du mois à des taux très légèrement en dessous de zéro et compris entre -0,002 % et -0,004 %.

Incroyable n’est-ce pas ? Comment expliquer qu’un pays sans croissance, sans capacité à réduire ses déficits, voyant sa dette augmenter sans cesse attire à ce point les gentils « zinvestisseurs » de la finance ?

Trois éléments permettent d’expliquer cette folie « patrimoniale ». Tout d’abord, l’épargne des Français est abondante et dans tous les fonds dits euros ou sécurisés de vos placements, vous ne trouvez rien d’autre ou presque que des obligations d’États, à savoir des titres de dette de la France… Et comme la collecte sur les assurances vie par exemple augmente, il faut bien placer ces actifs… mais ce n’est pas la seule raison ni d’ailleurs la plus importante.

La plus importante c’est que « la finance », la grande copine de Zizi 1er qui décidément semble apprécier l’amour vache, est convaincue de la capacité de l’administration fiscale à lever les impôts sans coup férir et, s’il le faut, à réquisitionner l’épargne des ménages pour rembourser la dette et donc la finance. Pour elle, les 3 600 milliards d’euros d’épargne et d’économie de notre peuple servent de caution à un gouvernement impuissant et de garantie à leur crédit.

Enfin, dernier élément, la grande copine de Zizi 1er, qui n’en est plus à un reniement près après nous avoir fait le coup de son beau discours du Bourget sur son « ennemi sans visage qui ne présentera jamais sa candidature », sait être très aimable avec ceux qui la servent et notre mamamouchi en chef s’est aplati devant les exigences monumentales d’un monde anglo-saxon dont les intérêts stratégiques divergent avec les nôtres.

Vous devez comprendre qu’Hollande, devenu le caniche de Washington, pense qu’il n’a pas d’autre choix car sans cette alliance géopolitique, les Américains lâcheraient leurs chiens de marchés sur notre pays qui verrait sa dette attaquée et ses taux d’emprunt s’envoler et le souvenir d’emprunt à taux négatif serait bien loin.

Nous mangeons donc dans la main des Américains pour la simple et bonne raison que la main qui donne est située plus haut que celle qui reçoit. Hollande, dans tous les sens du terme, est devenu un mendiant. Un mendiant sans dignité, car à tous les sans-dents qu’il méprise il reste au moins une chose essentielle et qu’il manque cruellement à toute cette caste d’incompétents et de traîtres dont nous n’avons que trop supporté la vacuité et les inepties : la dignité.

L’honneur et la dignité devraient l’amener à rendre son tablier, il n’a plus aucun autre choix pour s’en sortir, bientôt il sera trop tard.

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Gala, l’humiliation de trop pour Julie qui fait la tête à François à cause de Valérie sous l’œil goguenard de Ségolène…

« Le naufrage de Normal 1er et de la France !…

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Hollande/Trierweiler : Quand on n’a que l’amour… Jean Paul BRIGHELLI

Publié le par Felli Bernard

Brighelli J ean Paul
Brighelli J ean Paul

Hollande/Trierweiler : Quand on n’a que l’amour… Jean Paul BRIGHELLI

Les liaisons entre politiques et femmes de médias ne peuvent finir autrement

Publié le 08 septembre 2014 à 9:00 dans Politique

Mots-clés : François Hollande, Merci pour ce moment, Valérie Trierweiler

Nous nous sommes longtemps demandés ce qu’elle pouvait bien lui trouver. La réponse arrive enfin : c’était une ordure, et cela ne manque pas de fascination, une ordure. Il se moquait des pauvres en s’efforçant quand même de glaner leurs voix. Il préférait le caviar aux lentilles — alors même que Ducasse, au Plaza Athénée, mélange les deux en ce moment. Il aimait les grands restaurants, les hôtels de luxe, il avait toujours eu de l’argent, il payait l’impôt sur la fortune, le plus étonnant, c’est que tant de gogos aient voté pour lui en croyant qu’il était de gauche.

Non qu’on doive absolument être gueux pour être de gauche. Mais il est nécessaire, au moins, d’aimer les plus humbles (la Droite classique, celle qui se goberge au Fouquet’s, aime les moins humbles et ne s’en cache pas). D’adopter une politique qui apaise leurs souffrances — alors que tout ce qui s’est mis en place depuis deux ans vise essentiellement à… les abréger.

Donc, elle l’aimait — jusqu’à ce qu’il se montre non seulement odieux, mais goujat. Une femme aimante peut passer sur bien des défauts (et même, parfois, vous pardonner vos qualités), mais jamais elle ne supportera une humiliation (sauf demande expresse, mais c’est une autre histoire, et de toute façon, dans les couples SM, c’est toujours le / la maso qui domine). « Casse-toi, pauv’ conne », lui a-t-il jeté, via l’AFP, ce qui est encore moins classe que par SMS.
Alors, mutatis mutandis, l’amour s’est inversé. Pour avoir vécu cela moi-même, je connais le processus sur le bout des doigts : tout ce que l’on trouvait charmant se révèle répugnant. L’homme à qui l’on a fait feuille de rose des années durant pue soudain du cul, si je puis dire. (Cette prose est insoutenable de vulgarité : je serais vous, j’irais voir ailleurs).

Les types dans son genre aiment bien dominer leurs partenaires. Surtout quand ils se croient très intelligents. Ce qui peut les amener à sous-estimer la malheureuse élue, à ne pas prendre en compte ses talents particuliers (son aptitude à écrire en français, par exemple). Les liaisons fatales entre hommes politiques et femmes de médias ne peuvent finir autrement : celui des deux qui sait écrire — elle, en général — racontera forcément, à un moment ou un autre, ce qui s’est passé dans l’intimité : « Ce type, il pue. »
À noter qu’au pire, la belle répudiée s’adressera à un nègre : j’en connais qui auraient plaisir à expliquer au peuple quel jean-foutre réside chez la Pompadour.
Ce qui m’étonne, c’est que la presse s’étonne — et même condamne le procédé. Bande d’hypocrites qui se délectent des détails d’un livre dont ils affirment hautement qu’ils ne le liront jamais !

Les différents obsédés qui ont occupé ce poste ont toujours eu l’élégance d’être aimés des femmes qu’ils abandonnaient — ou, mieux, dont ils avaient l’adresse de se faire abandonner. Ni le joueur d’accordéon, qui avait des accidents de voiture en rentrant au petit matin, ni le Florentin aux dents limées, ni le Grand Cavaleur (on a tout su de ses conquêtes quand son chauffeur a écrit ses mémoires, mais peu lui chalait), ni le petit nerveux. Il a fallu attendre Culbuto pour que soit révélée l’intimité peu ragoûtante d’un type qui se prend pour un séducteur parce qu’il a du ventre et du pouvoir.

À vrai dire, tout ce fatras médiatique permet de cacher la vraie merde du chat : le chômage qui grimpe et les pauvres qui ont de moins en moins les moyens de s’offrir un dentier, les patrons qui font péter les roteuses à l’université d’été du MEDEF quand le ministre de gauche leur dit qu’il les aime, l’Education nationale dans le rouge foncé, et l’alignement de la politique étrangère sur ce que l’OTAN a de plus bête (quelqu’un a-t-il entendu parler de la vie sexuelle de Poutine ? Non — ni de celle d’Obama : les Grands de ce monde, s’ils forniquent, le font discrètement). Sans compter les impôts qui grimpent, la déflation qui est là et dont nous ne tirons rien, parce que les prix peuvent bien baisser, quand il n’y a plus de sous, hein… Et Marine Le Pen qui se déclare prête…

Alors, le rideau de fumée des débordements sexuels de l’odieux personnage qui nous gouverne, et qui a fait de la fonction présidentielle une caricature d’autorité, nous nous en fichons. Nous sommes peut-être pauvres mais nous, on nous aime.

*Photo : MEIGNEUX/SIPA. 00691594_000003.

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Jacques Attali : “Nous ne sommes pas loin de la Révolution”

Publié le par Felli Bernard

lundi 8 septembre 2014

Jacques Attali : “Nous ne sommes pas loin de la Révolution”

Extraits de l’émission Ce Soir ou Jamais du 05/09/14 avec Jacques Attali et Étienne Chouard.

“La France n’a plus de direction depuis 20 ans, les dirigeants politiques passent leur temps à essayer de durer. Ça peut tenir un certain temps parce que la France est un pays riche mais là on arrive au bout. [...] Je pense que nous ne sommes pas loin de la Révolution, il y a un sentiment de rage contre la politique, gauche et droite confondues.” – Jacques Attali

Les chiffres qui vont sortir vont montrer que l’Allemagne va très mal, qu’elle est menacée.” – Jacques Attali

L’État a de moins en moins de pouvoir et ça sera comme cela dans l’avenir. Sauf si nous sommes capables, comme je le prône, de faire un État à la taille du Monde, c’est-à-dire un État européen. Ça viendra dans un siècle ou ça ne viendra jamais et si ça ne vient jamais on reviendra à un État type Corée du Nord comme certains peuvent le rêver.” – Jacques Attali

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Tags : attali, chaos économique, crise sociale 2014, guerre civile france, politique 2014, politique mensonge, révolution france

Jacques Attali

Jacques Attali

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L’incroyable par Chritine du Chêne

Publié le par Felli Bernard

Casseroles
Casseroles

L’incroyable

Qui aurait dit, il y a deux ans de cela, que la légitimité du Président de la République serait remise en cause par des politiques ou des observateurs ?

Et pourtant, depuis les fictions politiques de l’été en forme de feuilletons jusqu’aux très sérieuses analystes de journalistes politiques en passant par des prises de position de responsables, les media soulèvent la question sinon de la destitution, tout au moins de la démission, voire du choix que serait amené à faire le chef de l’Etat dans les semaines ou mois à venir.

Si ses précédents gouvernements nous avaient habitués aux scandales tels qu’un ministre justiciable qui les yeux dans les yeux faisait la leçon aux Français, un de ses ex-collègues est amené en quelques jours à quitter ces fonctions au sein du dernier remaniement ministériel pour avoir fraudé le fisc.

Si le responsable des finances publiques déclare des revenus de l’ordre de 90000 euros mensuels, les contribuables ne peuvent qu’être surpris de voir de tels fortunés leur dicter leur conduite.

Si le plus haut dignitaire de la légion d’honneur se fin pincer sur un scooter pour cause d’aventure galante et répudie en quelques mots une femme considérée comme la première dame de France lors d’une déclaration télévisée, témoignant ainsi d’une indélicatesse peu compatible avec la réputation de ses compatriotes envers la gente féminine.

Si le Président préfère se faire tremper sous des averses et fait le clown sur les photos des sommets.

Si l’ex N°1 du PS qui se voulait un homme de parole tergiverse sur l’exécution de contrats internationaux.

Si le gouvernement de la République comporte un titulaire de poste ministériel ayant la double nationalité, si un ex-ministre de l’Intérieur devenu le Premier de tous va dans son pays natal faire des discours dans sa langue maternelle pour faire campagne pour les européennes.

Si tout ce petit monde se prétend légitime pour gouverner un peuple qu’il ne représente plus.

Alors la question peut être posée pour inciter le garant des institutions de la Cinquième république de faire ce qu’elle prévoit : user des référendum, se tourner vers les Françaises et Français pour tenter de retrouver leur aval, dissoudre une assemblée de godillots qui ne traînent leurs sabots dans les couloirs que par souci de ne pas perdre leur légitimité et les attributs du pouvoir que les élections leurs ont conférés .

Alors la question se pose de valeurs pas nécessairement républicaines mais tout simplement propres à l’espèce humaine : dignité, respect de l’autre, confiance, sincérité, bref, toutes ces qualités que l’éducation nationale ne peut prétendre enseigner dès lors que ceux qui les méprisent voudraient les imposer.

Cet establishment politique familial allant d’une ancienne concubine délaissée à des courtisanes répudiées ressemble à une histoire de famille sordide dans laquelle on est même incapable d’y laver son linge sale.

Alors non, nous ne voulons plus de ces représentants de notre nation qui la ridiculisent aux yeux du monde entier, qui l’ont abaissée tout autant que ne le firent ceux qui prétendaient restaurer la famille, le travail et la patrie. Les crimes en moins, la collaboration en moins ? En est-on si sûrs ? Qu’avons-nous fait en Lybie, que faisons-nous au sein de l’OTAN si ce n’est tuer et nous compromettre avec une puissance qui se permet d’intervenir quand bon lui semble, sans demander l’avis de qui que ce soit, quitee à mettre une bonne partie du monde à feu et à sang.

Ceux qui ont évoqué le spectre d’une troisième guerre mondiale en raison des événements en Ukraine feraient bien de faire attention à ce qu’ils font : en poussant au crime les Ukrainiens, en s’acharnant sur un pays que l’on a maintes fois essayé de mettre à genoux et en tentant de l’humilier avec une kyrielle de sanctions de toute nature, ces gens-là sont des irresponsables qui mettent en danger la paix et la sécurité : notre paix et notre sécurité.

Cette bande de copains et de coquins ont aujourd’hui tous les pouvoirs ; ils rackettent sans vergogne, tant qu’ils le peuvent et voilà qu’ils s’inquiètent de la montée des populismes de par le monde alors qu’ils sont totalement illégitimes pour défendre des régimes qu’ils ont mis en coupe réglée.

Alors si le vocabulaire dérape, si l’incroyable consiste à ne même plus croire à la valeur du suffrage universel, à celle des institutions ; c’est que nous y sommes confrontés : en se posant en donneurs de leçons en sanctionnant l’ancien- nouveau- futur ennemi, ce sont les PME, les groupes industriels français, les Français tout bonnement que l’on sanctionne.

Mais l’incroyable, c’est que l’on soit prêt à accepter la dictature la plus redoutable qui soit : celle qui ne dit pas son nom.

Christine du Chêne

L’incroyable par Chritine du Chêne

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Réponse à B-H. Lévy

Publié le par Felli Bernard

HADDAD  MEZRI
HADDAD MEZRI

Réponse à B-H. Lévy

Contrairement au politique dont la "fonction" est de se tromper toujours, le métier de philosophe serait-il d’avoir raison, même lorsqu’il se trompe, pour paraphraser l’irrévérent Sartre après la publication de L’Archipel du Goulag par Soljenitsyne ? Non, bien évidemment, l’essence de la philosophie, la vocation même du philosophe est dans cette quête perpétuelle de la vérité, intrinsèquement liée à la conquête de la connaissance.
D’où le rôle bénéfique que peut jouer le philosophe auprès du prince, nonobstant la critique tardive de Diderot qui, après avoir bien profité de la générosité des princes, tout comme Voltaire d’ailleurs, a décrété qu’un philosophe peut perdre son âme à trop fréquenter les antichambres des princes. A défaut d’être roi, comme le stipulait l’utopie platonicienne, le philosophe peut et doit en être l’éclaireur. La relation entre le politique et le philosophe se ramène finalement au binôme Savoir-Pouvoir, que la sagesse romaine pratiquait sous la forme de l’auctoritas et de la potestas, et que la sagacité musulmane perpétuait sur le modèle du Hukm et de la Sulta.
C’est pour dire à Bernard Henri-Lévy que je ne suis pas de ceux, idiots ou envieux, qui lui reprocheraient ses ingérences en politique, une ineptie découlant de l’ignorance totale et de la philosophie et de l’essence du politique. Bien au contraire, je lui sais gré d’avoir contribué comme d’autres, à la restauration et à l’importance irréductible du philosophe dans la cité. Aristotélicien et averroïste, je dirai même que la philosophie n’a pas de sens en dehors de la politique et que le déclin de la philosophie s’est déclenché dès lors où on a voulu la cantonner dans les méandres de la métaphysique. De Socrate à Sartre, en passant par Machiavel, Spinoza, Averroès, Ibn Khaldûn, Voltaire, Rousseau…, philosophie et politique ont toujours été consubstantiellement et intimement liées.

Je lui reprocherai plutôt ses égarements, ses errements et, plus grave encore, son ignorance de la pensée philosophique et théologique islamique. De même que c’est à partir d’une fausse prémisse qu’on arrive à une fausse conclusion, c’est partant d’une connaissance imparfaite de l’islam et du monde musulman que l’on arrive à épouser l’islamisme "modéré" et à soutenir les hordes fanatisées du "printemps" dit arabe. Facteur aggravant, BHL persiste et signe. Et c’est là qu’il trahi, me semble t-il, sa vocation de philosophe, en suivant ce que la doxa désire et non guère ce que l’épistémè exige. Ce faisant, il n’est plus philosophe mais politique. Nous savons bien avant Max Weber qu’il est très difficile d’être à la fois homme de science et homme de pouvoir sans sacrifier l’une des deux vocations.

A la question du journaliste du Figaro, "Donc, pas de regrets" au sujet de la Libye, BHL répond à la sartrienne, "Aucun. D’ailleurs prenez le cas inverse. Celui où on n’est pas intervenu. C’est-à-dire celui de la Syrie. Quel est le résultat ? Vous avez aussi l’islamisme radical…" (Le Figaro du 4 septembre 2014).
La rhétorique est un art que le philosophe doit maitriser, mais pas la sophistique, ne serait-ce que par fidélité à Socrate ! Ce n’est pas parce que l’Etat syrien – et je ne dis pas le régime - n’est pas tombé que l’islamisme s’est métastasé, mais parce que la "révolution" syrienne a été dès le départ une sédition des Frères musulmans avec la complicité de l’Internationale islamiste basée à Doha, y compris celle du Hamas.
Le cas de la Libye est quasiment similaire et, malgré ma conviction que Kadhafi était capable du pire, je reste persuadé que le slogan "Il faut éviter un bain de sang à Benghazi" n’était qu’un mythe, une énorme manipulation des islamistes libyens dont BHL a été le bien candide vecteur.
C’est pour le moins troublant et affligeant que BHL, Tariq Ramadan et l’obscurantiste Qaradaoui, aient été sur la même longueur d’onde, pour ne pas dire dans le même front contre Kadhafi, alliance contre nature qui avait justifié à l’époque ma phrase dans Le Parisien, "Allah est grand et BHL est son prophète" ! Non, cher collègue philosophe, la Libye d’aujourd’hui, ou ce qui en reste, se porte nettement plus mal que la Jamahiriya sous la dictature de Kadhafi. Et cela vaut pour l’Irak sous Saddam Hussein, de la Syrie sous Al-Assad père et fils et, à plus forte raison, de la Tunisie sous Ben Ali.
Il ne s’agit là ni de nostalgie d’un régime (tunisien) que j’ai combattu plus de dix ans avant de comprendre que le réformisme et le gradualisme sont préférables aux maximalismes révolutionnaires, ni d’un penchant pour les dictateurs que j’ai toujours honnis. Il s’agit plutôt d’une attitude philosophique, politique et même éthique fondée sur l’intelligibilité de l’islam, sur la connaissance de l’islamisme, sur la psychologie des peuples et sur la réminiscence de l’Histoire.

BHL connait mal l’islam, encore moins sa subversion : l’islamisme. Il dit que "Le djihadisme est un fascisme, non par métaphore mais par définition".
Non Monsieur, c’est l’islamisme lui-même qui est par définition, par essence, par axiologie et par étiologie une idéologie néo-fasciste.
C’est l’islamisme des Frères musulmans (1928) qui est la cellule mère du djihadisme, du khomeynisme, du talibanisme, d’Al-Qaïda, du Hamas, de Boko haram, d’Ansars al-charia, de l’AKP, d’Ennahda, du FIS…
Si ces métastases terminologiques, ces excroissances et ramifications peuvent brouiller l’analyse et troubler la rationalité occidentale, elles n’empêchent pas le philosophe musulman de voir ce qui les unie toutes et ce qui constitue leur fondement commun, à savoir l’indissociabilité du temporel et du spirituel, du sacré et du profane, du religieux et du politique. La différence entre un Erdogan ou un Ghannouchi et un Ben Laden ou Abou Bakr al-Baghdadi, calife auto-proclamé de l’EIIL, n’est donc pas une différence de nature mais de stratégie ou plus exactement de tactique. En cela, la perspective machiavélienne centrée sur le réajustement des moyens par rapport aux fins, devrait davantage nous éclairer : dans la doctrine islamiste, l’islam est un moyen religieux au service d’une fin politique, le pouvoir, tout le pouvoir, rien que le pouvoir.

Nécrose de la civilisation islamique, altération de la religion musulmane, l’islamisme est une idéologie néo-fasciste, théocratique et totalitaire. Il n’est pas l’incarnation de l’islam mais son incarcération. C’est une "religion séculière", pour emprunter cette expression à Raymond Aron par laquelle il définissait le nazisme et le communisme. C’est là que BHL a parfaitement raison lorsqu’il qualifie le "fascislamisme" (cela fait 25 ans que je parle d’islamo-fascisme) de dernière forme de totalitarisme moderne à combattre, parce qu’il constitue un péril, pas seulement pour le monde musulman mais aussi pour le monde occidental. S’adressant récemment au corps diplomatique en Arabie Saoudite, le roi Abdallah – qui sait de quoi il parle ! - a déclaré que "S’ils ne réagissent pas, l’Europe et les USA vont avoir les djihadistes chez eux dans un mois" !
Et ce combat est celui de la philosophie contre le sophisme, de l’autonomie contre l’hétéronomie, de l’altérité contre l’identité, du savoir contre l’ignorance, de l’herméneutique contre l’intégralisme exégétique, de la vérité contre le mensonge, de la raison contre la passion, de la pédagogie contre la démagogie, des Lumières contre l’obscurantisme, de la sécularisation contre le cléricalisme, de la liberté contre le totalitarisme. Et c’est à ce combat décisif que BHL doit revenir, car il s’en est bien éloigné, tout égaré qu’il fut dans le désert libyen…et ses mirages.
Texte intégral de la réponse de M. HADDAD, philosophe et ancien ambassadeur à l’UNESCO, dont Le Figaro a publié un extrait le 6 septembre sur Figarovox

HADDAD Mezri

Né le 2 juillet 1961
Marié - 2 enfants

Philosophe
Ancien Ambassadeur


Doctorat de philosophie morale et politique
Problématique des rapports entre l’autorité spirituelle et le pouvoir temporel dans l’Islam et dans le Christianisme.
DEA de philosophie morale et politique
Matérialisme historique et lutte des classes chez Karl Marx
Maîtrise de philosophie morale et politique
L’idéologie communiste et l’islamisme : analyse et perspective. Une étude politico-philosophique
Maître de conférences en théologie catholique (Premier candidat de tradition musulmane qualifié)

Réalisateur et maquettiste de la Revuede la Radio Télévision Tunisienne (1982-1983)
Chercheur au Centre de recherche sur la Pensée antique (grecque), associé au CNRS (1991-1994)
Chercheur au Centre d’histoire des sciences et des philosophies arabes et médiévales, associé au CNRS (1999-2001)
Enseignant d’histoire à Paris VII - Denis Diderot, UFR Géographie, Histoire et Sciences de la Société (1999-2001)
Conseiller politique auprès de la rédaction de l’hebdomadaire indépendant Réalités (depuis 2000)
Ambassadeur de Tunisie auprès de l'UNESC

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Jean-Pierre Raffarin déclare que le gouvernement Valls est la dernière étape avant le chaos…

Publié le par Felli Bernard

samedi 6 septembre 2014

Jean-Pierre Raffarin déclare que le gouvernement Valls est la dernière étape avant le chaos…

Je dois vous avouer que je n’en ai pas cru mes chastes oreilles, moi qui pensais naïvement que la reprise était là, que la « crôassance » allait revenir, ou encore que la courbe des « chômistes » allait s’inverser, et ne voilà pas que l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin nous fait une sortie digne d’un Fillon en pleine verve qui avait osé dire qu’il « était à la tête d’un État en faillite », ce qui fut à l’époque très mal pris et tout le monde lui demanda de se taire.

Que vient de dire Raffarin ? Oh rien de bien grave, juste que « ce gouvernement est la dernière étape avant le chaos ». Il se reprend d’ailleurs aussitôt en disant en substance qu’il y aura nécessairement une grande crise politique nécessitant une dissolution, mais en réalité, Jean-Pierre Raffarin n’a en aucun cas peur d’une dissolution qui reste avant tout une action politique, démocratique et dans un cadre connu de tous. Des élections législatives n’ont jamais constitué un « chaos » quel qu’il soit et une cohabitation non plus. Alors pourquoi l’utilisation de ce terme en particulier ?

« Personne n’a intérêt à ce que Valls échoue »

Raffarin a développé une analyse de la situation particulièrement exacte en insistant sur la vitesse de dégradation de la situation dans notre pays et sur l’impuissance de l’action publique. Il a bien décoché quelques piques à l’égard des socialistes mais cela n’a pas été le cœur de ses propos.

Il a même indiqué avec une grande justesse que personne n’avait intérêt à ce que Valls échoue mais que le virage social-libéral arrivait au pire moment pour sa mise en place et que cela ne fonctionnerait très probablement pas. Il a, hélas, parfaitement raison.

Lancer notre pays dans une grande politique de libéralisation lorsqu’il n’y a pas de travail, c’est précipiter des centaines de milliers de gens ou des millions vers une pauvreté assurée. Or c’est la misère qui fait le lit des révolutions violentes dont notre pays a le secret.

Vous savez à quel point je suis critique à l’égard de nos dirigeants, quel que soit leur bord ou le parti qu’ils représentent, ils sont en grande partie responsable depuis des années par leur mollesse et leur manque de courage de la situation désespérée dans laquelle nous nous trouvons et que nous allons devoir tôt ou tard affronter.

Néanmoins, nous devons tous souhaiter le succès de ce nouveau gouvernement, mais ne soyons pas naïfs : il n’y a presque aucune chance pour que Valls réussisse puisqu’il est déjà dans son propre camp très affaibli, minoritaire idéologiquement. Valls est plus un Premier ministre de droite que socialiste et son score de 5 % à la primaire PS le démontre parfaitement.

Le « chaos », en France, ce sera quoi ?

Nous avons dans notre pays deux immenses faiblesses qui, lorsqu’elles rentreront en résonance – et elles vont le faire –, provoqueront une situation explosive pouvant rapidement dégénérer vers un chaos plus ou moins prononcé.

La première faiblesse est économique. Sans l’argent public (et il n’y a plus d’argent public dans notre État qui dépense depuis 40 ans l’argent qu’il n’a pas et qu’il n’a même plus la possibilité de créer puisque nous avons abandonné notre planche à billets à l’Europe dans le cadre de la monnaie unique), ce sont des pans entiers de notre société qui cesseront très rapidement de fonctionner.

Plus de pensions de retraite ou des versements partiels, plus de minimas sociaux ou des versements partiels. Des fournisseurs de l’État français qui ne sont déjà plus payés depuis des mois et dont les retards de paiements provoquent, au moment même où j’écris ces lignes, des faillites d’entreprises de plus en plus nombreuses et la mise au chômage des salariés… Plus d’accès aux soins ou aux médicaments. Les problèmes bancaires arriveront rapidement et de grandes banques pourraient ne pas y survivre. La France étant le maillon faible de l’Europe malade, une France partant à la dérive entraînerait avec elle l’ensemble de la zone euro et vraisemblablement sa dislocation.

Dans des économies complexes fonctionnant en flux tendus, les pénuries apparaissent en moins d’une semaine. Une grande ville comme Paris ne dispose que de 3 jours de stocks dans ses magasins et ses supermarchés. Une situation de blocage des comptes pendant plus de 15 jours comme ce fut le cas à Chypre entraînerait une situation quasi-insurrectionnelle dans notre pays avec pillages et autres joyeusetés.

L’autre faiblesse c’est évidemment que cela plaise ou non, que vous soyez pour ou contre, la communautarisation excessive de notre pays pour ne pas dire sa quasi-balkanisation, avec des communautés qui ne se parlent plus, qui ne se supportent plus et pour qui, disons-le, le « vivre-ensemble » a laissé place, au mieux et pour rester sobre, à une grande méfiance.

Je ne juge personne et ne condamne encore moins, car tel n’est pas le but de cet article. Je pose juste un fait, aussi désagréable soit-il pour toutes les bonnes âmes bien-pensantes. La « diversité », le « multiculturalisme » appelez cela comme vous voudrez est un échec cuisant partout en Europe. Il est d’ailleurs forcément un échec lorsqu’il n’y a plus « intégration » et encore moins « assimilation ». Il ne reste alors plus que des haines qui s’autoalimentent jusqu’à devenir incontrôlables. J’ai beau le déplorer, j’ai beau le regretter, cela ne changera rien, hélas et triplement hélas, aux drames qui s’annoncent pour notre pays et pour nos concitoyens, quelle que soit leur « palette de couleur » !

Lorsque les difficultés financières rencontreront les difficultés sociétales que nous refusons d’affronter, alors les tensions s’exacerberont. C’est une évidence. C’est parfaitement prévisible. Logique, imparable et nous n’y couperont pas.

Comment s’y préparer ?

Lorsqu’un ancien Premier ministre, dans le cadre d’une émission de grande écoute, utilise le terme « chaos », vous vous devez de l’entendre et de le prendre pour ce qu’il signifie même si cette signification peut vous sembler effrayante et elle l’est bien.

N’oubliez pas le PEL (patrimoine, emploi, et localisation) et le PEBC (plan épargne boîtes de conserve).

Soyez en mesure de quitter les grandes villes. Préparez-vous à rejoindre des zones moins exposées aux grands mouvements sociaux.

Soyez prêts en ayant devant vous les ressources nécessaires pour tenir plusieurs mois (en mode dégradé certes mais vous tiendrez mieux que les autres) en stockant ce qui est nécessaire à votre vie quotidienne (alimentation, médicaments, produits d’hygiène, etc.).

Pour votre patrimoine, pensez à l’assurer avec de l’or et de l’argent (métal) car si le chaos devait s’installer en France, n’imaginez pas que l’euro s’en sorte indemne, votre monnaie pourrait se disloquer ou s’effondrer. L’euro sans la France ou l’Allemagne n’est plus l’euro et la tentation du retour aux monnaies nationales risque de s’imposer comme une évidence. Néanmoins, prévoyez une somme d’argent en espèces car en cas de blocage des distributeurs de billets ou de fermeture des banques (hautement probable dans un contexte insurrectionnel ou de plus les transporteurs de fonds ne transporteront plus rien), seules les espèces vous permettront de fonctionner un peu et de parer au plus pressé tant que l’euro sera encore accepté.

Enfin, pour votre localisation, tous ceux qui peuvent s’installer en zone rurale et cultiver un potager ont plus qu’intérêt à le faire et ce n’est pas faute de vous répéter ce discours depuis des mois pour ne pas dire des années.

En attendant, espérons tous le meilleur et que ce gouvernement, qu’il nous plaise ou non, réussisse mais préparons-nous au pire et à affronter une situation de « chaos » comme l’a si bien dit Jean-Pierre Raffarin.

Préparez-vous et restez à l’écoute.

Charles SANNAT

Le contrarien

Posté par Nadmiiiz à 12:30 - Europe : La faillite de l'Euro - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : chaos économique, crise sociale, crise économique, europe crise 2014, faillite de l'état, faillite des banques 2014, information alternative, politique valls

Jean-Pierre Raffarin déclare que le gouvernement Valls est la dernière étape avant le chaos…

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La déclaration de guerre de l'Angleterre à la Russie

Publié le par Felli Bernard

samedi 6 septembre 2014

La déclaration de guerre de l'Angleterre à la Russie

Vendredi, le Premier Ministre anglais a demandé, restez assis, à ce que la Russie soit débranchée du réseau interbancaire Swift, comme le fut le Vatican (ce qui avait forcé le départ de Benoît XVI) et l'Iran. Sauf que la Russie de Poutine n'est ni le Vatican, ni l'Iran !



C'est une déclaration de guerre, indirecte certes, mais bien réelle.

Cameron veut affamer le peuple russe pour le punir d'avoir Poutine. Et si l'UE et les US débranchent les banques russes de Swift, je ne donne pas très cher de la paix.

Encore plus hilarant, d'une "Pierre le Grand" deux coups, la Russie ne pourra pas payer la livraison des Mistral, et par conséquent cela annulle la vente. Vous voyez... C'est sioux, non? "The UK will press EU leaders to consider blocking Russian access to the SWIFT banking transaction system under an expansion of sanctions over the conflict in Ukraine, a British government official said ... SWIFT, is one of Russia's main connections to the international financial system. Prime Minister David Cameron's government plans to put the topic on the agenda for a meeting of EU leaders in Brussels today, according to the official, who asked not to be named because the discussions are private."

Comme c'était du soi disant "top secret", il fallait que cela tombe immédiatement sur les fils presse, histoire de montrer aux Russes ce qui les attend. Cela rappelle vaguement le blocus que Napoléon avait voulu imposer pour ruiner les Anglais. Non seulement cela n'avait pas fonctionné, mais en plus on sait comment cela s'était terminé. Aujourd'hui, la Russie et la Chine sont la main dans la main, sans compter le soutien de l'Inde et bien sûr du Brésil. Et comme, la situation dégénère très vite en ce moment, il ne faudra pas beaucoup de temps pour que cette guerre ukrainienne en devienne une, officiellement, avec l'envoi des troupes françaises, anglaises, espagnoles, italiennes et bien sûr américaines. Pour affronter les Russes. Ce sera donc une IIIe Guerre Mondiale. Lire ici Bloomberg, et ici ZH.

PS: de notre lecteur JM: "je travaille à Genève, et je l'ai vu, ce jour, chez un client (une compagnie d'assurance privée). Les entreprises suisses qui possèdent des locaux en France demandent des extensions d'assurance pour GUERRE et GUERRE CIVILE !"

PS2 : Hollande a parlé ce week-end de la possibilité d'une guerre, tout comme le président de ne je sais quelle ex république d'URSS. Comprenez: il y aura une guerre, il faut juste préparer l'opinion.

PS3 : je le dis depuis 2008, seule une guerre permettra de masquer la faillite. Un Etat en guerre n'est pas tenu de payer ses bons du trésor. CQFD.

Jovanovic

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Tags : conflit ukraine, europe crise 2014, guerre nucléaire, otan russie guerre, russie guerre nucléaire, russie sanctions, troisieme guerre mondiale

La déclaration de guerre de l'Angleterre à la Russie

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