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LA LUTTE DE CLASSE A PRIS UN CARACTERE NATIONAL

Publié le par Felli Bernard

Le Capital n’a pas de patrie

LA LUTTE DE CLASSE A PRIS UN CARACTERE NATIONAL
Claude Beaulieu

La voie du peuple : c’est la Nation républicaine laïque, démocratique et sociale

lundi 21 novembre 2016, par Claude Beaulieu

 

 

Lorsque Cohn-Bendit, Négri, Strauss-Kahn, Rocard, Giscard et les autres fédéralistes européens expriment leur haine de la nation, c’est en réalité une haine du peuple et de la République qu’ils manifestent. C’est une haine de classe au service de l’Europe supranationale, qui n’est qu’un instrument destiné à pérenniser la dictature d’une globalisation capitaliste, menée par la finance mondialisée. Une haine de classe car de nos jours, l’oligarchie financière n’ayant plus de patrie, les Etats-Nations sont devenus, au service de la classe ouvrière et des peuples, les principaux obstacles à la domination de cette tyranie sous hégémonie germano-américaine, qui entend bien les détruire.

Pourtant, la réalité nationale est bien vivante. En France, avec la République, la laïcité et la question sociale, desquelles elle est indissociable, la nation reste au cœur du combat populaire pour la liberté, la paix, la démocratie, le progrès et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Longtemps, le PCF a défendu une stratégie politique qui était naturellement à la fois internationaliste et nationale. Le rôle éminemment patriotique des communistes, notamment dans la Résistance et, un peu plus tard, contre la CED, en témoigne.

En septembre 1952, lors d’une réunion du Comité Central à Montreuil, Jacques Duclos lançait même un appel "Pour un puissant Front National Uni" contre la CED, projet d’Europe supranationale de la « Défense » et relais déjà, de la menace américaine et atlantiste.

Cette permanence de la soumission de cette Europe supranationale à l’impérialisme américain ainsi qu’à sa politique d’agression et de guerre, n’a jamais été démentie. Elle se trouvait encore confirmée, dans le projet fédéraliste de « Constitution européenne », ultra-libéral, totalitaire et toujours atlantiste. Il serait utile d’étudier cela d’un point de vue historique...

A une autre époque, pour ces mêmes raisons, Georges Marchais et d’autres responsables du PCF furent tentés par un changement d’alliance et de stratégie, symbolisée par le mot d’ordre d’Union du peuple de France. Je suis de ceux qui pensent que si cette ligne politique n’était pas restée velléitaire, si elle avait été développée, elle seule aurait pu permettre de résister efficacement et, à la mobilisation populaire, d’avancer sur des objectifs conformes à la réalité concrète.

C’est le contraire qui s’est produit en conséquence de la stratégie délétère d’"union de la gauche" qui a placé les forces populaires sous la direction des dirigeants atlantistes d’un parti socialiste, social libéral, antinational et maastrichtien.

Cette stratégie inspirée de la Résistance, tentée par Jacques Duclos en 1952 et envisagée plus tard par Georges Marchais, reste aujourd’hui pertinente. Elle seule peut ouvrir le chemin d’un rassemblement populaire majoritaire.

Pendant longtemps sur des positions de principe, lorsque les partisans du nihilisme national insistaient sur la phrase tronquée de Marx "les prolétaires n’ont pas de patrie", les communistes répliquaient que la classe ouvrière n’était pas hostile à la nation, mais qu’elle devait avoir pour objectif d’y conquérir le pouvoir politique accaparé par la bourgeoisie dominante. Marx et Engels prévoyaient lucidement que le moment viendrait où la classe ouvrière devrait s’ériger en classe nationalement dirigeante, « devenir elle-même la nation. »

Aujourd’hui, prenons-en conscience, en Europe particulièrement, ce sont les capitalistes financiers qui n’ont plus de patrie.

Les dirigeants américains, tout en étant eux-mêmes des nationalistes bellicistes, entendent détruire les Etats-Nations, qui sont pour les peuples les bases de leur résistance et deviennent le cadre privilégié du combat démocratique.

La lutte de classe a pris un caractère national.

Le peuple laborieux, dans le combat actuel, doit s’unir et reconquérir la souveraineté populaire et nationale, rétablir la République et la démocratie. C’est le seul chemin vers le progrès social et l’émancipation.

Par opposition aux pratiques de soumission de la social-démocratie maastrichtienne, le moment est venu d’une rupture franche. Celui de la construction d’une alternative populaire, démocratique, anti-impérialiste, patriotique, républicaine et sociale. L’internationalisme passe par la résistance populaire des nations et des peuples, par leur alliance.

Toute Europe supranationale est incompatible avec le progrès social comme avec le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Un rassemblement pluraliste, du type de celui de la Résistance, est à l’ordre du jour.

Claude Beaulieu, militant communiste, président du Comité Valmy. janvier 2006

Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot. ...Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. Du jour où tombe l’antagonisme des classes à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles
(Marx et Engels, le Manifeste du Parti communiste.)

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Qui gagnera la bataille de la politique étrangère ? Trump ou les néocons ?

Publié le par Felli Bernard

Qui gagnera la bataille de la politique étrangère ? Trump ou les néocons ?

«Trump et sa famille ont intérêt à apprendre rapidement de la réalité et des détracteurs de mythes, parce que dans le peu de temps qu'ils ont pour commencer à diriger le gouvernement américain, il y a beaucoup de propagande américaine qu'ils devront désapprendre, et beaucoup d'histoire cachée qu'ils auront besoin d'apprendre à la place.» Eric Zuesse

Eric Zuesse

Par Eric Zuesse – Le 17 novembre 2016 – Source Russia Insider

La première grande bataille de la transition Trump à la Maison Blanche concerne la question fondamentale qui avait causé la répudiation de Donald Trump par l’establishment : à quelle guerre l’Amérique donnera-t-elle la priorité : celle contre les djihadistes, ou contre la Russie et toute nation prétendant à un leadership et amicale envers la Russie – y compris l’Iran ?

 

Une guerre clandestine domestique fait rage depuis longtemps entre Trump et les néocons – ceux qui veulent maintenant transformer la guerre froide contre la Russie en guerre chaude par le renversement de tous les gouvernements favorables à la Russie : Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, Viktor Ianoukovitch, Bashar al -Assad. La rage des néocons contre Trump est devenue furieuse lorsque ce dernier a clairement précisé cette année qu’il voulait arrêter la guerre d’Obama en Syrie contre Assad et Poutine, et commencer la vraie guerre contre les nombreux groupes djihadistes qui essaient de renverser le laïc Assad, ainsi qu’éliminer les djihadistes dans tous les pays, sauf dans ceux qui les hébergent, qui deviennent alors des commanditaires étatiques du djihadisme et donc des ennemis des États-Unis. C’est une guerre contre la guerre.

Cette guerre s’annonce avec la rupture, le mardi 15 novembre, des efforts de conciliation de Trump pour gagner la coopération des néocons, le groupe qui comprend pratiquement tout l’establishment des Affaires étrangères du Parti républicain et du Parti démocrate, à la fois militaire et diplomatique. Ces deux establishments sont en réalité deux équipes d’une même idéologie et sont maintenant, après trois présidents américains néocons successifs – Bush, Clinton et Obama – presque tous des néocons, surtout du côté républicain (Bush).

Le néoconservatisme a commencé sérieusement le 24 février 1990 quand le président américain George Herbert Walker Bush a dit à ses agents que si la guerre froide se terminait du côté russe, elle ne serait pas vraiment finie du côté américain, même s’ils avaient tous promis à l’ancien président soviétique et futur président russe Mikhaïl Gorbatchev qu’elle le serait. Le prochain président, Bill Clinton, a suivi et étendu l’OTAN, et ses successeurs, G.W. Bush et Barack Obama, l’ont élargie encore plus, et nous encerclons maintenant la Russie avec nos missiles. Nous avons également renversé les amis et les alliés de Moscou – Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi et Viktor Ianoukovitch, et essayons toujours de le faire en Syrie – afin d’affaiblir encore plus la Russie, et d’y aller pour la curée finale.

Si Trump essaie d’ignorer les lignes du Parti afin de récupérer le petit segment de l’establishment des Affaires étrangères du Parti démocrate qui n’est pas néocon, il devra faire face à une forte opposition des républicains au Sénat et à la Chambre, lors de la validation d’une partie significative des initiatives du Département de la Défense et du Département d’État. Sa présidence sera alors paralysée par le refus de l’establishment de Washington (les néocons) de fournir l’information et la coopération essentielles pour que l’administration Trump ait un succès majeur dans le domaine des affaires étrangères. L’establishment dispose d’un grand nombre d’informations essentielles et de contacts avec les gouvernements étrangers, sans lesquels rien ne peut se faire dans les relations internationales. La présidence de Trump serait alors mort-née.

L’homme qui avait organisé la révolte néocon contre la candidature de Trump et qui récemment, mais brièvement, a tendu un rameau d’olivier pour aider l’équipe Trump à sélectionner des gens pour s’occuper des relations internationales américaines, Eliot A. Cohen, a tweeté le 15 novembre : «Après quelques échanges avec l’équipe de Trump, j’ai modifié ma recommandation : ‘restez à l’écart’. Ils sont en colère, arrogants, et crient ‘vous avez perdu !’. Ce sera moche.»

L’effort des néocons pour saboter la Présidence de Trump sera une guerre totale.

Un autre leader néocon, Daniel W. Drezner, a tweeté plus tard le même jour : «À propos, la phrase la plus effrayante dans ce tweet est ‘Flynn et Kushner contrôlent maintenant l’attribution des postes de base’».

Il s’agit du lieutenant général à la retraite Michael Flynn, que Obama a congédié en tant que directeur de l’Agence de renseignement de la défense parce qu’il s’est opposé à la priorité donnée par Obama à la guerre anti-russe plutôt qu’à la guerre anti-djihad : Flynn aurait préféré travailler avec Assad contre tous les djihadistes, pas seulement contre ISIS (comme Obama l’exigeait).

Et c’est aussi Jared Kushner, le gendre juif sioniste anti-palestinien et anti-iranien de Trump, qui vient juste d’apprendre que tout le terrorisme qui a été perpétré contre les États-Unis et l’Europe vient presque à 100% non pas des anti-sionistes, mais plutôt de l’ennemi existentiel auto-déclaré de l’Iran, la famille saoudienne qui possède l’Arabie saoudite et qui a des liens profonds avec l’establishment américain, ou l’aristocratie, en particulier les milliardaires américains, depuis la Seconde Guerre mondiale, et qui restent déterminée, avec l’aide des États-Unis, à conquérir la Russie, qui – plus que l’Iran – est leur principal concurrent sur les marchés du pétrole et du gaz. Voici ce que l’équipe Trump ne sait pas [au sujet du conflit entre les aristocraties US]. Et, surtout, ils ne savent pas que la famille royale qui possède l’Arabie saoudite était le principal bailleur de fonds d’al-Qaïda et du 11 septembre. Le gouvernement des États-Unis est dans la position inconfortable d’être allié aux ennemis non seulement de la population américaine, mais de toutes les nations qui ne sont pas dirigées par les fondamentalistes sunnites et la charia. Nous les armons. Nous les défendons. Et, à l’occasion, ils nous font sauter.

Trump et sa famille ont intérêt à apprendre rapidement de la réalité et des détracteurs de mythes, parce que dans le peu de temps qu’ils ont pour commencer à diriger le gouvernement américain, il y a beaucoup de propagande américaine qu’ils devront désapprendre, et beaucoup d’histoires cachées qu’ils auront besoin d’apprendre à la place.

Ils disent vouloir nettoyer le marais à Washington, mais le marais inclut des milliers de personnes qui refusent d’aider à informer et à former leurs propres remplaçants. Les néocons, depuis George W. Bush – dont voici 450 des plus éminents, seulement du côté républicain – ont eu un quasi-monopole sur la politique étrangère des États-Unis et ne veulent pas y renoncer.

Eric Zuesse

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Donald Trump : le Marais et le Feu

Publié le par Felli Bernard

Donald Trump : le Marais et le Feu

“Le Marais” c’est le nouveau nom de la secte globaliste, des adeptes de la société ouverte, des pervers LGBT, de l'armée de Soros, des post-humanistes et ainsi de suite. Il est absolument impératif d’assécher le Marais, pas seulement pour les Etats-Unis : c’est un défi global pour nous tous. De nos jours, chaque peuple est prisonnier de son propre Marais. Nous, tous ensemble, devons commencer la lutte contre le Marais russe, le Marais français, le Marais allemand, etc. Nous avons besoin de purger nos sociétés de l'influence du Marais. Au lieu de nous battre entre nous, asséchons-le ensemble. Assécheurs du Marais du monde entier, unissez-vous !

L'autre point c’est que l'anti-américanisme est fini. Non pas parce que c'était faux, mais exactement le contraire : parce que le peuple américain lui-même a commencé la révolution justement contre ce côté des États-Unis que nous avons tous haï. Maintenant l'élite dirigeante européenne, ainsi qu'une partie de l'élite russe (qui est encore libérale), ne peuvent pas être blâmées comme avant d'être trop pro-américaines. Ils doivent désormais être blâmées à cause de ce qu'ils sont : une bande corrompue, pervertie, avare de banksters et destructeurs des cultures, des traditions et des identités. Alors, laissez-nous égoutter le Marais européen. Assez avec Hollande, Merkel et Bruxelles ! L’Europe pour les européens. Soros et sa secte doivent être publiquement condamnés !

Dorénavant, le Marais est un phénomène extraterritorial, exactement comme un réseau terroriste international. Le Marais est partout et nulle part. Hier, le centre du Marais, son noyau, était situé aux États-Unis, mais plus maintenant. C'est une chance pour nous tous de commencer à les chasser. Le Marais ne se manifeste plus sous une forme fixée au niveau régional. Néanmoins, il existe et a toujours une puissance extrêmement grande. Mais son caractère antinational est maintenant explicitement évident. Le Marais ne peut plus se cacher derrière l'Amérique. Il est parti en exil. Mais où ? Au Canada ? En Europe ? En Ukraine ? Pour d'autres planètes où divers acteurs et actrices dopés promettaient d'émigrer dans le cas de la victoire de Trump ? Maintenant, il est temps pour eux de tenir leur promesse. Tout cela semble être l'ascension des globalistes. Ils sont maintenant absorbés dans un non-lieu, une utopie, dans la terre de l'utopie libérale – un “no man's land”. Nous sommes maintenant témoins de la déterritorialisation du Marais, de l'élite mondialiste et du gouvernement mondial.

Quelle est la structure du Marais ?

Premièrement, le Marais est une idéologie – le libéralisme. Nous avons besoin d'un procès de Nuremberg pour le libéralisme, la dernière idéologie politique totalitaire de la Modernité. Fermons cette page d'histoire.

Deuxièmement, le Marais est une culture spéciale postmoderniste. Elle est basée sur la décomposition de toute entité par digitalisation, schizomorphisme obligatoire, et ainsi de suite. Le drainer signifie de rétablir l'unité de l'art apollinien. L'art doit revenir au holisme.

Troisièmement, c’est le capitalisme mondial transnational. Ceci est le moteur matériel du Marais. Ce sont des emprunts et la Réserve fédérale qui imprime des billets verts virulents. Nous devons mettre fin à tout cela et revenir au secteur productif réel et à l’approche mercantiliste.

Je propose de redécouvrir les idées de Pitirim Sorokine. Il a noté que la dynamique sociale de l'histoire est une chaîne de paradigmes sociaux qu'il appelait idéationnelle, idéaliste, et sensualiste. L'idéation est la domination absolue de l'esprit sur la matière, l'ascétisme et la soumission vigoureuse du monde matériel à l'aspiration spirituelle et religieuse. Le type idéaliste est équilibré et fondé sur la coexistence harmonieuse de l'esprit et de la matière, où la partie spirituelle est légèrement dominante, mais non exclusive (comme dans le type idéationnel). Le type sensualiste de la société est la domination de la matière sur l'esprit, le corps sur l'âme. Le Marais est le type sensualiste de la société. Jusqu'à récemment, il semblait que “sensualiste” et “américain” étaient synonymes. Mais après le triomphe de Trump, tout est différent. Maintenant sensualiste signifie global et excentrique. Il y a une sorte de “translatio imperii” nulle part et partout.

Sorokine a souligné que la nature cyclique de la société suit l’unique chaîne de succession : de l'idéationnel à l'idéaliste, puis au sensualiste. L'idéaliste ne peut pas succéder au sensualiste, comme il est impossible pour le Marais de se retransformer en semi-Marais. Après le Marais vient le Soleil, c'est-à-dire le Feu, l'Esprit – l'Esprit dans sa forme radicale et idéationnelle. Pour dessécher le Marais, nous avons besoin du Feu Solaire, un Grand Feu qui devrait être en abondance.

Le Marais et le Feu sont deux éléments opposés répartis à travers la terre. La géopolitique devient alors verticale. Les deux peuvent être trouvés à tout endroit. Le sens du lieu maintenant est l'élan du processus de drainage du Marais. Où ? Ici et maintenant.

Le Marais n'est plus l'hégémonie américaine car le Président de l'Amérique lui-même rejette une telle hégémonie. C'est donc l'hégémonie “tout court”, l'hégémonie comme telle avec un vide purement postmoderniste au centre.

Les Etats-Unis sont l'Extrême Occident du monde. C'est l'espace de Minuit. Et là, le dernier point de la Chute est atteint. Le moment qui se déroule est celui du changement de pôles. L'Occident se transforme en Orient. Poutine et Trump sont dans les deux coins opposés de la planète. Au XXème siècle, ces deux extrêmes étaient incarnés par les formes les plus radicales de la Modernité – le capitalisme et le communisme – deux monstres apocalyptiques – le Léviathan et l’Hippopotame. Maintenant, ils se sont transformés en deux promesses eschatologiques : la Grande Russie de Poutine et l'Amérique qui se libère sous Trump. Le XXIème siècle a enfin commencé.

Donc tout ce dont nous avons besoin maintenant, c'est du Feu.

Alexandre Douguine

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Le monde souffre d’une commotion cérébrale après l’élection de Trump

Publié le par Felli Bernard

Le monde souffre d’une commotion cérébrale après l’élection de Trump


Par Brandon Smith – Le 16 novembre 2016 – Source alt-market


Je dis cela depuis longtemps, et je le répète ici – dans la vie, il n’y a que deux genres de gens : ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Certains pourraient prétendre qu’il y a une troisième option : ceux qui ne veulent pas savoir. En tout cas, si vous voulez être en mesure de prévoir les tendances géopolitiques et sociales, vous devez être parmi ceux qui connaissent.

Par-dessus tout, pour savoir, vous devez être prêt à sortir de la confusion et de ce cirque et en regarder les développements d’en haut. Si vous avez des préjugés et si vous conservez trop de vaches sacrées, vous ne comprendrez jamais comment le monde fonctionne. Vous serez trop occupé à essayer de renforcer vos propres fantasmes pour voir autre chose.

Au-delà, vous devez également comprendre que les développements politiques et sociaux ne sont pas aléatoires. Ils sont soit des réactions à des politiques délibérées d’intérêts particuliers, soit des politiques d’intérêts particuliers. Par conséquent, ces développements sont prévisibles et peuvent être calculés (jusqu’à un certain point).

Je me réfère habituellement à ces «intérêts particuliers» comme aux élites mondiales, ou globalistes, parce que c’est ainsi qu’elles se réfèrent souvent à elles-mêmes. Le fait est que la plupart des événements que vous voyez dans le monde politique sont conçus pour susciter une réponse psychologique spécifique de votre part et des gens autour de vous. Vous n’êtes pas un être humain pour ces personnes ; vous êtes soit un actif à mouler, soit un obstacle à éliminer. C’est ainsi que notre monde fonctionne. Et jusqu’à ce que nous le comprenions parfaitement et que nous l’acceptions, les choses ne changeront jamais.

Donc, pour être clair, si vous comprenez l’esprit des globalistes et ce qu’ils veulent, vous pouvez comprendre la direction générale de l’avenir.

C’est cette philosophie qui m’a permis de prédire de manière cohérente et précise les événements géopolitiques et économiques que très peu d’autres personnes ont pu prédire. Par exemple, j’ai prédit correctement la diminution du QE de la Réserve fédérale, j’ai prédit l’inclusion de la Chine dans les droits de tirage spéciaux du FMI à l’avance, j’ai prédit le moment exact de la première hausse des taux de la Fed, j’ai prédit le succès du référendum du Brexit quand la plupart des analystes et le mouvement de liberté ont dit que cela n’allait jamais arriver, j’ai prédit que le projet de loi saoudien 9/11 serait adopté, que Barack Obama y mettrait son veto mais que le Congrès annulerait son veto, j’ai prédit que Hillary Clinton serait la candidate démocrate et que Donald Trump serait le candidat républicain à la présidence des États-Unis et, depuis cinq mois, je prédis que Donald Trump remportera les élections de 2016.

Les gens peuvent attribuer ces séries de prédictions réussies à de la pure «chance», ou ils peuvent envisager la possibilité que je connais ce dont je parle. Je vais leur laisser ce choix.

La vraie question, cependant, n’est pas que mes prédictions étaient correctes. Ce qui est plus important, c’est POURQUOI elles étaient correctes. Pour commencer, j’ai souvent raison parce que c’est un fait que les globalistes influencent les événements. Les globalistes sont humains (au moins partiellement) ; Ainsi, ils sont prévisibles, ce qui rend les événements prévisibles. Si vous pouvez voir à partir de la perspective d’un globaliste, vous saurez ce qu’ils veulent et ce qu’ils sont susceptibles de faire pour l’obtenir.

Dans un monde sans globalistes, j’aurais du mal à prédire quoi que ce soit.

Je ne fais jamais une prévision à froid sans une raison concrète expliquant pourquoi je tiens cette position. Je décompose toujours les raisons et les preuves qui leur donnent du sens. Certains analystes pourraient se contenter de simplement renverser une pièce de monnaie et faire une annonce sans explications. Je ne suis pas de ceux-là.

En ce qui concerne la victoire de Trump lors de l’élection, c’est ce que j’ai dit en juin de cette année :

«À la lumière du Brexit, je vais devoir le rappeler ici et maintenant et prédire que le scénario le plus probable pour les élections sera une présidence Trump. Trump a toujours averti au sujet d’une récession pendant sa campagne et avec le Brexit provoquant une baisse des marchés au cours des prochains mois, il sera probablement prouvé qu’il a eu une vision «prophétique».

… Même si Trump est un conservateur anti-establishment légitime, son entrée dans le bureau ovale scellera l’accord sur l’effondrement économique et servira bien les mondialistes. Les banques internationales ont seulement besoin de débrancher le support de vie du système de marché existant pour lui permettre d’imploser complètement, tout en blâmant Trump et ses partisans conservateurs.

Les médias mainstream ont constamment comparé les partisans de Trump à des partisans du Brexit et Trump lui-même a attelé son wagon politique au Brexit. Cela cadre parfaitement avec le récit globaliste selon lequel les populistes et les conservateurs tuent l’économie mondiale et mettent tout le monde en danger.»

Toutes mes prédictions sont enracinées dans une prémisse particulière : que les élites mondiales ont, du moins depuis 2008, délibérément jeté les bases d’une crise financière internationale en pleine évolution, plus grande que toute autre connue dans l’histoire moderne. Cette crise est un moyen pour une fin. Les globalistes utilisent une stratégie au-dessus de toutes les autres pour atteindre leurs objectifs – la dialectique hégélienne : problème, réaction, solution.

Comme je l’ai documenté depuis des années, les élites appellent ouvertement à l’éradication ultime de la souveraineté nationale et à la formation d’une économie mondiale unique, d’une seule monnaie mondiale et, éventuellement, d’un seul gouvernement mondial. Pour faire cette omelette, ils ont l’intention de casser quelques œufs (et d’effondrer quelques économies). En accusant la «souveraineté nationale» (et les gens qui la défendent) pour cette crise, ils espèrent convaincre les masses que la seule solution pratique est la centralisation totale. Vous pouvez lire mon analyse approfondie et la preuve de cela dans mon article La fin du jeu économique expliqué.

J’ai aussi spécifiquement prédit le Brexit et la victoire de Trump en me basant sur une autre prémisse : celle que les élites permettent à des mouvements conservateurs de prendre le pouvoir politique dans certaines régions, juste pour supprimer leur soutien à la relance de l’économie mondiale par la suite. C’est-à-dire que j’ai réussi à prédire la victoire du Brexit et de Trump parce que je comprends et accepte la réalité que les conservateurs et les militants de la liberté ne sont pas «gagnants» ; nous ne sommes mis en avant que comme des boucs émissaires pour un crash financier que les mondialistes ont déjà préparé.

Encore une fois, les gens peuvent dire que je suis chanceux, ou qu’il y a quelque chose de caché derrière moi, mais le fait est que j’ai eu raison et je vais probablement continuer à avoir raison. Cela nous amène à ce qui se passera en 2017.

L’élection de Donald Trump signale un changement radical non seulement dans la politique mondiale, mais surtout dans la stabilité économique mondiale et le développement social. Alors que 2016 a été frénétique et fou, 2017 sera drastiquement plus chaotique. Certains de ces changements seront évidents, certains d’entre eux seront une fois de plus visibles seulement pour une poignée de personnes dans le monde. Commençons d’abord par mes prédictions les plus heureuses…

La mort des médias mainstream

C’est facile. Les médias dominants, avec leurs aliénés régressifs-progressistes et leur parti pris élitiste, ont mal interprété la campagne «Alt-Right», la campagne de Trump et l’action des mouvements contre la justice sociale pendant toute la durée du processus électoral. Non seulement cela, mais à travers WikiLeaks, les médias de gauche ont été mis à nu et de nombreux journalistes et journaux ont alors été exposés : en collusion directe avec la tête du Parti démocrate et la campagne Hillary pour d’abord écarter Bernie Sanders, puis contrôler les débats, les sondages dans le but de faire montrer Clinton et la mettre artificiellement dans une position supérieure à Trump.

Les médias mainstream sont maintenant perçus par la majorité des Américains à gauche et à droite comme un outil de propagande en décomposition qui doit être décapité avant qu’il ne répande sa maladie à quiconque. Je prédis que le nombre de lecteurs et de téléspectateurs de ces médias (à l’exception de FOX News) s’effondrera encore plus qu’actuellement et que de nombreux journaux seront forcés de se renforcer jusqu’à ce qu’ils disparaissent.

Comme je l’ai dit depuis des années, les grands médias sont morts, ils ne le savent pas encore. Eh bien, après cette élection, tout le monde le sait. Les médias alternatifs prendront la place des grands médias. Nous obtiendrons leur audience et nous nous développerons de façon exponentielle au cours de la prochaine année, alors qu’ils fléchiront.

Ils ont décidé que leur travail n’était pas de signaler les faits, mais de manipuler l’opinion publique. Ce sont des menteurs et une honte pour le vrai journalisme. Bon débarras.

Cela dit, certains diront que ma position selon laquelle les élites voulaient une présidence Trump n’est pas tenable précisément parce que les médias libéraux ont travaillé si dur pour forcer l’opinion publique contre Trump. Je vais expliquer dans mon prochain article pourquoi ces gens manquent de recul.

La neutralisation des Guerriers de la justice sociale (SJW)

Le culte des SJW n’est pas mort, mais il a été paralysé. C’est maintenant un hémiplégique baveux cloué au lit, mangeant ses repas avec une paille ; la coquille dysfonctionnelle d’un mouvement destiné à être sorti de sa misère.

Quand je pense à eux, je pense à l’île des jouets inadaptés ; personne ne veut de ces gens. Ils sont un préjudice pour tout ce qu’ils touchent, y compris le Parti démocrate. C’est le zèle des SJW qui a permis aux conservateurs de se rassembler en colère autour de Trump. Ce sont eux qui ont réveillé le géant endormi.

Une des raisons pour lesquelles j’étais tellement certain que Clinton s’était préparée à perdre, c’était son insistance pour que les démocrates adoptent ouvertement ces générations infernales et leur idéologie. En recourant à une rhétorique politiquement correcte et en accusant toute opposition d’être des racistes «déplorables», sexistes et homophobes, Clinton a condamné sa campagne dès le début. N’importe qui doté d’un peu de bon sens aurait pu voir la marée massive croissante sur Internet contre ces SJW. En fait, je pense que les globalistes, à l’aide des analyses Web avancées à leur disposition, l’avaient vu bien avant nous.

Les SJW sont une minuscule minorité dans la société américaine. Leur seule stratégie a été d’utiliser les tactiques d’Alinsky pour faire paraître leur mouvement beaucoup plus grand qu’il ne l’est réellement. Grâce à l’aide mutuelle et aux partisans élitistes des médias populaires, les SJW présentaient un consensus artificiel. Ils se sont fait paraître comme s’ils étaient la vision de la majorité et, donc, la vision «supérieure».

Un des résultats fantastiques de l’élection de 2016 a été la réalisation par les conservateurs qu’ils ne sont pas isolés aux marges de la société. En fait, en Amérique au moins, nous sommes une force considérable à prendre en compte. Il y a une vieille histoire d’un sénateur romain d’il y a 2000 ans qui a suggéré l’idée de forcer les esclaves à porter des brassards pour les rendre facilement identifiables. Un autre sénateur a critiqué cette idée en disant : «Non, s’ils réalisent combien ils sont vraiment, ils pourraient se révolter.»

C’est ce que l’élection 2016 a fait pour les conservateurs, c’est que nous avons vu que des millions d’entre nous sont visibles, et nous sommes maintenant en révolte.

Je fais rarement de commentaires sur les problèmes de race parce que je ne vois pas vraiment la race comme très pertinente dans la plupart des cas. Mais c’est la tactique des adeptes de la justice sociale de cibler constamment et brutalement les hommes blancs comme les monstres de l’Histoire et donc responsables des maux et des échecs de chaque groupe minoritaire d’aujourd’hui et jusqu’à la fin des temps. À ce stade, je pense qu’il est sûr de dire que nous ne serons plus jamais assis les bras ballant comme victimes expiatoires pour ces tristes sires dupés clamant le statut de victimes.

La fin des sondages des médias mainstream

J’étais également confiant dans ma prédiction d’une victoire de Trump basée sur ma connaissance des incohérences dans les méthodes modernes de sondage. Le fait est que le sondage souffre du même manque d’objectivité que celui dont toute autre «science» peut parfois souffrir – les résultats seront toujours vulnérables à l’influence de l’observateur. Si l’observateur veut un résultat particulier concernant ces chiffres, il va, consciemment ou inconsciemment, manipuler la méthode pour produire le résultat désiré.

J’ai vu cela se produire à plusieurs reprises au cours des sondages sur le Brexit menant au référendum et, comme je l’ai dit maintes fois avant les élections américaines, les sondages de campagne semblaient se comporter de la même façon. C’est ainsi que vous avez des sources médiatiques comme Reuters affirmant une chance de 90% pour une victoire de Hillary Clinton juste avant les élections. Lorsque les sondeurs pondèrent leurs enquêtes d’opinion avec beaucoup plus de Démocrates que de Républicains et scrutent ces mêmes groupes à plusieurs reprises, ils ne vont pas obtenir des données variées ou honnêtes.

En fin de compte, les sondages deviennent des outils de propagande plutôt que des tests décisifs. Les médias ont essayé désespérément d’expliquer pourquoi leurs sondages étaient tellement faux, mais il est trop tard pour eux. Après les élections du Brexit et aux États-Unis, personne n’aura plus confiance dans ces chiffres.

Les groupes de liberté vont obtenir un certaine espace pour respirer (pour un petit moment)

Le roulement de tambour régulier de l’antagonisme gouvernemental contre les «groupes patriotes» va probablement disparaître pendant un court laps de temps. Je sais que beaucoup de milices et de réseaux de préparation soupirent de soulagement aujourd’hui après huit ans de présidence hostile d’Obama, l’IRS [Impôts, NdT] frappant des organisations de liberté et des militants individuellement en se basant uniquement sur le zèle politique, le DHS qualifiant les militants de la liberté de terroristes et le SPLC bavant comme des animaux enragés qui cherchent à utiliser leurs liens avec les fédéraux comme un moyen d’enfoncer leurs dents dans tous les conservateurs avec la volonté de nier leur participation au récit dominant.

Avec les conservateurs se lançant dans cette année 2017 avec un contrôle complet du gouvernement et un mandat de Trump, il semblerait que les groupes de liberté «ont gagné la lutte» et n’ont rien à craindre.

Cela dit, ne soyez pas trop à l’aise, les gars, parce que maintenant nous allons discuter de mes prédictions négatives pour l’année prochaine…

La dernière étape de l’effondrement économique

L’effondrement économique est un processus, pas un événement singulier. Les marchés boursiers n’y jouent qu’un rôle mineur. La plupart des Américains n’ont un rapport à l’économie que par la montée et la chute quotidienne du Dow Jones. S’ils voient le Dow dans le vert, ils continuent leur journée. S’ils voient le Dow dans le rouge, ils s’arrêtent et se demandent ce qui se passe. L’élection de Donald Trump a surpris beaucoup de gens avec une augmentation soudaine, plutôt qu’une baisse, sur les marchés boursiers. Mais, comme je l’ai dit à mes lecteurs avant les élections, il serait sage d’attendre quelques semaines avant d’essayer d’analyser ces marchés parce que c’est le temps qu’il faudra pour absorber les résultats des élections.

Je prédis d’abord que les banques centrales du monde entier vont encore réduire les mesures de relance et que la Fed est désormais assurée d’augmenter les taux d’intérêt, probablement en décembre, avant même que Trump n’entre à la Maison Blanche. Je crois également que le processus d’ouverture d’une crise du marché prendra environ six mois avant de devenir largement visibles au public. En raison de la pression de la Fed sur les marchés, je prédis que Trump et la Fed entameront des hostilités ouvertes l’un contre l’autre, ce qui érodera la confiance internationale dans le dollar états-unien en tant que monnaie de réserve mondiale.

Par extension, la présence de Trump à la Maison Blanche va exacerber les tensions déjà existantes avec l’Arabie saoudite. Le projet de loi saoudien 9/11 n’est qu’un début. En conséquence, je crois que l’Arabie saoudite va lâcher le dollar US comme pétro-monnaie, influençant de nombreux autres pays de l’OPEP a faire de même. Je crois que cela se fera au début de 2018.

À mon avis, pour le moment, les prix du pétrole seront le meilleur indicateur de la direction des actions au cours des prochains mois.

Ce n’est pas quelque chose que de nombreux partisans Trump veulent entendre. Dans le mouvement de la liberté, la réponse  à ma prédiction que les élites permettraient à Trump d’accéder au bureau ovale était assez prévisible pourtant. Dans mon article Pourquoi l’élection présidentielle des États-Unis a créé la confusion dans le monde entier, j’ai déclaré :

«Je n’ai pas pris cette position juste pour être contrariant. Je le pense honnêtement et ma position est vraiment une position perdante. Si je me trompe et que Clinton gagne le 8, je n’ai probablement pas fini de l’entendre, mais c’est un risque qui doit être pris, parce que ce que je vois ici, c’est un mouvement sur l’échiquier que d’autres ne considèrent pas. Si je me trompe, je me trompe.

Cela dit, si j’ai raison, je perds toujours, parce que les partisans de Trump et la moitié du mouvement de la liberté seront tellement ravis qu’ils ignoreront probablement la plus grande information – Trump est le candidat que les élites voulaient depuis le début.»

Cela semble être la réaction d’environ la moitié du mouvement de la liberté jusqu’à présent : une foi aveugle générale et un préjugé, s’accrochant à l’idée que l’élection (tout comme le Brexit) était une victoire, et que les conservateurs venaient de gagner la guerre de la culture et avaient vaincu les globalistes. C’est drôle comme ça n’a pas été une grande controverse alors que tout le monde pensait que j’avais tort de penser que Trump gagnerait.

Il y a deux principaux arguments qui viennent à ces personnes. Tout d’abord, que mon point de vue sur l’influence des élites est «irréaliste» et que les élites devraient être «omnipotentes» pour réussir à diriger le résultat de ces événements si efficacement. Je vais aborder cet argument en détail dans mon prochain article sur la présidence Trump et quelles seront les conséquences pour nous tous si Trump ne s’avère pas être un constitutionnaliste.

Le deuxième argument qu’ils présentent est que les élites «ne réussiront jamais» à culpabiliser Trump et les conservateurs par une crise économique qui a mis des décennies à venir. Aux gens qui embrassent cet argument je dis : «je comprends la psychologie de masse beaucoup mieux que vous.»

La réalité est que la moitié de l’Amérique est DÉJÀ préposée à blâmer Trump pour tout ce qui va se produire au cours des quatre prochaines années (si cela dure aussi longtemps). C’est la finalité dans l’esprit de beaucoup. Au-delà, chaque mème dans les médias mondiaux et dans les partis de gauche est la promotion de l’idée que Trump est une apocalypse en devenir. Même l’allemand «Der Spiegel» a publié son magazine après-élection avec une couverture représentant la tête de Trump comme une comète géante se précipitant vers la Terre. Ne me dites pas que Trump ne peut pas être accusé pour une crise économique. Seul un idiot complet pourrait suggérer qu’il est autre chose que le bouc émissaire parfait.

Au fond, peu importe si les gens croient les prédictions ci-dessus ou non. J’ai des centaines de courriels de lecteurs qui m’ont traité de fou par le passé et sont maintenant en train de s’excuser. Donc, si vous prévoyez de réagir à l’idée que Trump et les conservateurs sont mis en place par les élites pour une flagellation financière finale, n’oubliez pas d’écrire deux lettres – une pour aujourd’hui disant que j’ai perdu le contact et l’autre pour demain quand vous découvrirez que j’avais raison, une fois de plus.

Brandon Smith

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Girouette, APEC et cacahuètes

Publié le par Felli Bernard

Girouette, APEC et cacahuètes

21 Novembre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Europe, #Etats-Unis, #Russie, #Extrême-Orient, #Chine

Le grand jeu des girouettes continue suite à l'élection du Donald ; on a comme l'impression que certaines digues ont cédé. Après Barack à frites et fraü Grösse Bertha, c'est au tour du guignol en chef d'OTAN en emporte le vent. Dans un discours remarqué vendredi dernier à Bruxelles, le secrétaire général Jens Stoltenberg a déclaré sans rire :

Je crois au dialogue politique avec la Russie car c'est notre plus grand voisin. La Russie est là pour rester [sans blague...] Il est impossible que nous isolions la Russie, nous devons gérer notre relation avec elle. Il est important de garder une opportunité de dialogue politique, spécialement en période de tension.

Faut-il ressortir les déclarations incendiaires de ce triste sire il y a quelques mois ? Cela n'empêche en tout cas pas l'organisation atlantique de mener de grands exercices en Lituanie. Ils avaient été décidés au paroxysme de la tension entre l'empire et Moscou. Pas sûr que l'année prochaine, on en voit de semblables... Tout dépendra cependant de qui composera l'administration du Donald.

Au Pérou, à Lima, se tient le sommet de l'APEC (Asie-Pacifique) qui regroupe en réalité la presque totalité des principaux acteurs mondiaux. En marge du sommet, le président de la "Russie isolée" y rencontre bilatéralement les dirigeants chinois, japonais, philippin, vietnamien et péruvien. L'ours et le dragon ont évidemment discuté le bout de gras et une nouvelle visite de Poutine est prévue en Chine pour l'année prochaine.

Duterte y a enfin rencontré "son héros" Poutine et envoyé une nouvelle salve en direction des Etats-Unis et de "l'hypocrisie occidentale". Cependant, l'élection de Trump, qui a réjoui l'exalté président philippin, évitera peut-être finalement que Manille sorte définitivement du giron américain, ce qui, on s'en souvient, aurait eu de très importantes répercussions géostratégiques. Sortie ou pas, plus rien en tout cas ne sera pareil désormais...

Et puisqu'on parle des relations trans-pacifiques, le traité du même nom est pratiquement mort. Ca n'a pas l'air de beaucoup perturber l'Australie, pourtant fidèle alliée de tonton Sam, qui quitte de manière assez peu chevaleresque le Titanic US pour faire allégeance au traité de libre-échange chinois. Les paroles du ministre australien du commerce sont pour le moins piquantes :

L'Australie travaillera pour conclure un nouvel accord entre 16 nations de l'Asie et du Pacifique qui exclura les Etats-Unis.

Ô Brutus, toi aussi, mon fils...

 

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Trump et le Moyen-Orient

Publié le par Felli Bernard

 

Trump et le Moyen-Orient

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Depuis que Donald Trump a largement contredit les sondages, les experts et l’ensemble de l’establishment politique et médiatique en emportant l’élection en tant que nouveau président américain, les commentateurs et analystes arabes se sont efforcés d’en évaluer les implications pour le Moyen-Orient et le reste du monde.

Il est un peu prématuré de prédire avec une certaine confiance les politiques étrangères qu’une administration Trump est susceptible de suivre. D’une part, il y avait beaucoup de contradictions et d’incohérences dans les déclarations de politique étrangère faites par Trump lors de sa campagne électorale, et ses positions déclarées devraient être modifiées à une plus ou moins grande échelle une fois qu’il entrera en fonction. Les politiques suivies par son administration dépendront également de façon non négligeable de ses aides et conseillers et des hauts fonctionnaires qu’il nommera, et le processus de sélection vient tout juste de commencer.

De plus, Trump s’est concentré principalement sur les questions intérieures, principalement l’emploi et l’immigration, et c’est le programme national qui va orienter la nouvelle administration sur les questions internationales. Il considère que la reconstruction de l’économie américaine – plutôt que des mesures spécifiques de politique étrangère en tant que telles – est la clé de la restauration du pouvoir américain et de sa « grandeur » à l’étranger.

Néanmoins, il est possible, sur la base des éléments aujourd’hui disponibles, de faire provisoirement quelques prévisions sur les possibles ruptures d’une « administration Trump » avec la politique d’Obama au Moyen-Orient, et sur qui pourraient être les principaux gagnants et perdants dans la région.

Le président syrien Bashar al-Assad est en tête de liste des gagnants potentiels, en raison de l’admiration et du respect déclarés par Trump envers le président russe Vladimir Poutine et de son souhait déclaré de travailler avec lui et d’améliorer les relations avec la Russie. Trump considère Poutine comme un adversaire déclaré des « djihadistes » en Syrie et il est prêt à les combattre à ses côtés plutôt que d’essayer de renverser le régime syrien. Il s’est abstenu de rejoindre le chœur des dénonciations américaines des actions militaires russes en appui au régime syrien, à Alep et dans d’autres secteurs.

Combattre avec la Russie contre l’État islamique et d’autres groupes « djihadistes » équivaudrait à combattre aux côtés d’Assad, ce qui implique une ré-légitimation effective aux yeux de l’administration américaine et une relation plus stable avec le régime en place. Trump s’est exprimé contre l’invasion de l’Irak et l’intervention de l’OTAN en Libye, et il a affirmé qu’il ne s’intéressait pas à l’exportation de la démocratie américaine ou à l’évolution des régimes au Moyen-Orient. Cette attitude bénéficie à un certain nombre de régimes dans la région, mais surtout et avant tout à celui de Syrie.

L’Égyptien Abdel Fattah al-Sisi peut également compter parmi les gagnants possibles. Trump l’a chaleureusement salué lorsque les deux hommes se sont rencontrés sur les bancs de l’Assemblée générale des Nations Unies et il a promis de renforcer les relations avec l’Égypte, tout en critiquant l’administration Obama pour avoir soutenu le gouvernement des Frères musulmans que al-Sisi a renversé.

L’Iran, pour sa part, pourrait avoir un pied à la fois dans les camps gagnant et perdant. En tant qu’allié régional de la Russie, il tirerait profit d’un rapprochement entre les États-Unis et la Russie, renforçant alors sa présence en Syrie et en Irak. Mais si Trump tente de modifier ou d’annuler l’accord nucléaire iranien comme il l’a promis lors de sa campagne électorale, cela le placerait dans une confrontation directe avec Téhéran.

Pourtant, il est peu probable que Trump respecte son engagement : l’accord n’est pas un accord bilatéral avec l’Iran mais un accord international approuvé par les Nations Unies et impliquant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne. L’abandon de cet accord laisserait alors les mains libres à l’Iran pour développer ses options nucléaires et placerait les deux pays sur la voie d’une éventuelle confrontation militaire, une perspective que Trump ne voudrait vraisemblablement pas avoir à gérer.

Parmi les perdants d’une victoire de Trump, figurent les divers éléments, armés ou modérés, de l’opposition syrienne. Ils ont attendu avec impatience que l’administration Obama termine ses derniers jours au pouvoir et laisse la place à un successeur plus vindicatif, comme Hillary Clinton. Celle-ci avait promis de fournir à l’opposition armée des armes plus sophistiquées et de mettre en place des zones d’exclusion aérienne en Syrie – ce qui aurait été un pas vers le renversement d’Assad – et d’adopter une approche plus conflictuelle à l’égard de la Russie. Mais la victoire inattendue de Trump a réduit en miettes tous leurs rêves et les a laissés en plan… Au lieu de l’augmentation attendue et décisive du soutien américain, ils font face à la possibilité de voir les États-Unis s’associer à la Russie pour les détruire.

L’Arabie saoudite attendait avec impatience une victoire de Clinton dans l’espoir qu’elle allait adopter une ligne plus dure que celle d’Obama envers l’Iran et la Syrie. L’Arabie saoudite et d’autres États du Golfe savent que Trump n’a que peu d’égards pour eux, malgré les politesses diplomatiques qu’il a échangées avec le monarque saoudien par téléphone. Obama s’est peut-être plaint – dans son célèbre entretien avec le magazine The Atlantic – de l’Arabie Saoudite essayant d’abuser des États-Unis et de leur faire livrer ses guerres à sa place, mais Trump est allé plus loin. Il veut se faire rembourser les coûts de toutes les protections militaires américaines qui ont été accordées [à l’Arabie saoudite] au fil des années et il a promis qu’il n’y aura plus de passe-droit ou de protection. Il est également l’un des partisans les plus enthousiastes de la loi JASTA qui encourage les Américains touchés par les attentats du 11 septembre, à poursuivre l’Arabie saoudite pour obtenir une compensation financière pouvant s’élever à plusieurs milliards de dollars.

Il reste difficile de dire sur la base des déclarations de Trump, dans quelle mesure les Israéliens et les Palestiniens se retrouveront – en termes relatifs – dans le camp des perdants ou des gagnants. Initialement, Trump avait déclaré qu’il adopterait une position neutre dans le conflit, mais il a ensuite exprimé un soutien inconditionnel pour Israël – comme Clinton – et il a promis de déplacer l’ambassade des États-Unis en Israël à Jérusalem sous occupation. C’était probablement destiné à séduire ou au moins neutraliser le lobby israélien aux États-Unis. Ce lobby n’a pas joué de rôle actif pour soutenir sa campagne ou lui fournir des dons. Sa future administration cependant, garantit qu’Israël restera l’allié privilégié et choyé de toute administration américaine. C’est donc un pari sûr, jusqu’à nouvel ordre, de placer les Palestiniens dans le camp des perdants.

Je ne peux pas être plus d’accord avec le point de vue selon lequel les Arabes devraient cesser de spéculer sur les résultats des élections présidentielles américaines et devraient compter sur eux-mêmes pour améliorer leur condition. Il aurait peut-être été plus logique de dire cela quand il y avait des États forts et stables dans le Monde arabe, et des dirigeants réellement indépendants. Le fait que cela semble maintenant inconcevable est un reflet douloureux de l’ampleur de son déclin.

Abdel Bari Atwan

Source et Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah

Version originale : Raï al-Yaoum

Photo : Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en septembre 2016 à New York/

Abdel Bari Atwan est le rédacteur en chef du journal numérique Rai al-Yaoum. Il est l’auteur de L’histoire secrète d’al-Qaïda, de ses mémoires, A Country of Words, et d’Al-Qaida : la nouvelle génération. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @abdelbariatwan


 

 
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Trump menacé d’une révolution orange

Publié le par Felli Bernard

Trump menacé d’une révolution orange


«Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple.» Bertolt Brecht


2016-07-19_11h15_59Le 14 novembre 2016 – Source entrefilets

C’est une missive édifiante. Elle est signée des présidents de l’UE et se veut une lettre de félicitations au POTUS nouvellement élu, Donald Trump. Or ce courrier, banal en apparence, contient entre les lignes un véritable ultimatum au trublion anti-Système, à qui il est dit en substance: «Ok, vous nous avez bien eus, mais maintenant voici la Règle : ou vous vous soumettez, ou nous vous détruisons.»

 

Bien sûr, les opérateurs-bouffons de la succursale européenne que sont les signataires Tusk et Juncker, ne sont dans cette affaire que les messagers transparents de l’oligarchie du Système néolibéral atlantiste. Mais en cette période de flottement à la tête de l’Empire US, il fallait bien rappeler officiellement Donald Trump à l’ordre, en lui précisant les règles du jeu dans la cour des grands où il vient de pénétrer par effraction. De l’autre côté de la tenaille, c’est l’inépuisable Soros qui s’occupe de faire monter la pression aux États-Unis, en organisant l’agitation des habituels bobos de service, pour bien faire comprendre au presque 45e président US qu’il n’est pas à l’abri d’une révolution orange, s’il ne rentre pas dans le rang. Le Système sort donc l’artillerie lourde, mais son effondrement reste pourtant inéluctable et il a lieu sous nos yeux.

Globalisation néolibérale et messianisme militarisé

La lettre du duo de comiques européens est une pathétique tentative d’intimidation déguisée, et l’on imagine fort bien dans quelle ambiance d’hystérie feutrée elle a dû être pondue par une brochette de spin-doctors-system triés sur le volet.

Ainsi, après une phrase glaciale de félicitations, la missive va directement à l’essentiel, pour réaffirmer le catéchisme officiel du Système au travers des «valeurs communes que sont la liberté, les droits de l’homme, la démocratie et une croyance en l’économie de marché.»

La pompeuse évocation de la Sainte-Trinité des vertus-vernis du Système n’est là que pour promouvoir le cœur de la machinerie : la globalisation néolibérale, c’est-à-dire le Marché. La connotation religieuse du mot croyance (est-ce un acte manqué ?) confirme d’ailleurs que pour le Système, il n’y a pas d’autre Dieu que le Marché (et que l’élite néolibérale atlantiste est son prophète).

Vient ensuite un verset d’auto-adoration, avec l’affirmation que l’UE et les USA «se sont employés à garantir la paix et la prospérité du monde» (ne riez pas…), puis c’est le rappel à l’ordre sur l’importance de «renforcer les relations transatlantiques», notamment pour faire face aux «menaces pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine».

Le Système rappelle ici très clairement à M. Donald Trump, qu’il n’est pas question de réchauffer les relations avec Moscou et que les Russes sont et doivent rester les méchants de l’histoire, pour l’instant. Et s’il devait subsister un doute dans son esprit, une piqûre de rappel arrive au paragraphe suivant, déjà où l’on évoque le «partenariat stratégique UE-États-Unis» pour faire face aux «menaces sur la sécurité des voisins orientaux (suivez mon regard) et méridionaux de l’Europe».

Enfin, avant de promettre d’adouber le bon Trump s’il se couche, le Système rappelle la marche à suivre au plan économique, en insistant sur l’importance des «négociations relatives au partenariat transatlantique de commerce et d’investissement». On voit bien ici que, malgré le rejet du TAFTA par les peuples européens, le Système exige donc que l’on poursuive dans cette voie et le fait savoir – les peuples ? Combien de divisions ?

Puis le Système psalmodie un peu, non sans cet humour involontaire 1 et impayable, dont le passage suivant est un morceau d’anthologie : «Les Européens ne doutent pas que l’Amérique, dont les idéaux démocratiques ont toujours représenté une lueur d’espoir dans le monde entier, continuera à investir dans ses partenariats avec ses amis et ses alliés, afin de contribuer à offrir à nos citoyens et aux populations du monde, davantage de sécurité et de prospérité.»Sic On se pince…

Enfin, la lettre-ultimatum se termine comme il se doit, par une invitation «dès que possible» à un sommet UE-États-Unis, avec la promesse implicite d’adouber le trublion pour les «quatre prochaines années» au moins si la Règle est respectée.

En résumé, via ses opérateurs-bouffons européens, le Système rappelle donc à M. Trump qu’au-delà d’enfantillages antisystèmes qu’on pourra bien lui pardonner, il ne peut y avoir d’alternative sérieuse ni à la globalisation néolibérale, ni au messianisme militarisé d’un Bloc atlantiste uni, car porteur de la vrai foi pour une humanité enfin soumise et nivelée, pardon, éclairée.

Pression maximum

Et pendant ce temps-là, les manifs anti-Trump font la une de tous les journaux et JT alignés, le tout sous l’aiguillon bien intentionné des acteurs habituels de l’oligarchie globalisée genre Soros et ses clones. Et Wikileaks de révéler que c’est précisément le spécialiste ès révolutions oranges de l’Empire, qui est aujourd’hui à la manœuvre aux États-Unis. On en rirait presque.

Et bien sûr, toute la caste médiatique occidentale est derrière lui, avec sa finesse et son impartialité coutumières.

Ainsi, en quelques jours, nous avons eu droit à un appel à l’assassinat lancé par une collaboratrice du Guardian, appel d’ailleurs relayé ensuite par un humoriste français subventionné.

De son côté, CNN s’appliquait à faire monter la mayonnaise avec la neutralité qu’on lui connaît, son reporter faisant même témoigner un copain à lui, pour illustrer la colère de la rue contre Trump.

Sur le site Change.org, une pétition ayant déjà réuni plus de 4 millions de signatures invérifiables, demande désormais aux Grands électeurs de désigner Clinton plutôt que Trump, le 19 décembre prochain. D’ailleurs, des manifestations sont d’ores et déjà en préparation pour l’investiture du 20 janvier à Washington, avec une marche d’un million de femmes prévue pour le lendemain…

Quant à l’ambiance bon-enfant et démocratique des manifestations, les bobos de service se sont surpassés. A l’agression d’une étudiante pro-Trump sur un campus faisait écho, en version Pussy Riot, la performance d’une possédée déféquant en pleine rue sur un portrait de Trump, avant de le badigeonner à pleines mains. Ambiance, ambiance.

Les bobos enrôlés à l’insu de leur plein gré par l’oligarchie sont donc prêts, chauffés à blanc et inondés de dollars comme il se doit, avec à la clé la menace d’une révolution orange ou d’un Printemps américain, comme on voudra.
On n’en attendait pas moins.

La pression est donc à son maximum, sur un Trump qui apparaît dès lors plus que jamais comme un président authentiquement anti-Système.

Un effondrement irréversible

Reste que le bonhomme est ce qu’il est et, pour l’heure, il n’est de loin pas assuré qu’il se couche.
L’apaisement des relations avec Moscou, le désengagement partiel d’avec l’OTAN, de même qu’un coup de frein aux guerres extérieures type Libye ou Syrie restent au programme, avec pour conséquence la fin de l’Empire en tant que gendarme et bourreau du monde. Et quand bien même Soros et sa bande d’hallucinés iraient jusqu’au bout de leur délire en provocant la chute de Donald Trump, celle-ci aurait de fortes chances d’entraîner une guerre civile, avec éventuellement dislocation du pays. On aboutirait donc au même résultat d’une chute de l’Empire, par d’autres moyens, éventuellement plus rapides.

Dans les états-majors de la politique-système européenne, la caste néolibérale dirigeante commence ainsi à comprendre que le phénomène Trump n’est pas un accident de l’Histoire, mais bien une étape de plus, certes décisive, dans un processus d’effondrement du Système néolibéral globalisé, qui finira tôt ou tard par emporter l’UE à son tour.

entrefilets.com

Note du Saker Francophone

Nous assistons là, à quelque chose de totalement inouï, quand, où et dans quel pays démocratique, a-t'on vu la presse et les perdants d'une élection remettre aussi violemment et rapidement en cause un résultat obtenu à une large majorité ? Ce comportement est insurrectionnel.

Un délai de latence, du genre deuil assumé démocratiquement, pour permettre au vainqueur de faire ses preuves, a toujours prévalu chez les vaincus.

Si ces manœuvres devaient finalement réussir, ce serait la preuve absolue de l'inanité des élections. Le seul recours restant serait une disparition symbolique du peuple par auto-dissolution, dans une désertion massive des urnes afin de ne pas se rendre complice de ce genre de mascarade, achevant ainsi la fulgurante prophétie de Bertolt Brecht "Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple."

Dès lors, sans l’archaïsme des élections, les dirigeants - forcément progressistes -, qui seront, eux, toujours là d'une manière ou d'une autre, choisiront eux-mêmes les catégories qu'ils ont envie d'avantager, après eux bien sûr : les bobos, les paysans, les ouvriers, les réfugiés, les noirs, les femmes,les commerçants, les banquiers, les fonctionnaires, etc., en fonction de leurs propres intérêts, et sans comptes à rendre, cela va de soi !

Comme aujourd'hui, en somme, mais sans le peuple, désormais vraiment innocent, l'hypocrisie sera levée...

Rêvant un peu beaucoup, on pourrait même imaginer que la culpabilité change de camp et qu'une certaine forme de moralité renaisse.

Notes

  1. On dit même que le diable, quand il veut, est fort bon théologien ; il est vrai, pourtant, qu’il ne peut s’empêcher de laisser échapper toujours quelque sottise. René Guénon

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Sans déconner ? !

Publié le par Felli Bernard

Sans déconner ? !

20 Novembre 2016 , Rédigé par New Dawn

Sans déconner ? !

Il y a vraiment des potes dont on aimerait bien se passer au fil du temps , car ils sont devenus de vrais boulets qui vous entraînent au fond de la baille , comme les plombs sur la palangrotte ... Le marin d'eau douce tullois , à bord de son pédalo a bien dû regretter d'avoir bromégé en veux tu en voilà pour ramener dans ses filets un tel  fretin cacochyme  que même les hérons ne veulent plus déguster de peur d'attraper la grippe aviaire...

Tous les vieux du cinéma de la veille et de la vieille , dont personne ne veut plus voir la moindre bobine ont profité de l'aubaine  d'un radeau en déroute pour rejouer Le Titanic , façon troisième âge  ! Il faut croire qu'ils se pensaient insubmersibles , avec leurs silhouettes siliconées qui leur serviraient de flotteurs  ... même pas peur !

Mais bon passons sur le physique , malgré ce que prétendait l'autre qui te serinait qu'à partir de la quarantaine tu es responsable de ta gueule ( tu n'as qu'à voir la tronche de Marisol et tu seras édifié(e) !) ... mais croire , qu'intellectuellement , ces taches qui ne savent dire qu'un texte écrit par un autre , peuvent représenter des sommités intellectuelles  aptes à montrer le chemin de la lumière à des gens qui ont usé leurs collants et leurs falsards sur les bancs des Facs et surtout ont bossé dur pour s'en sortir  , ressemble à un gag de Benny Hill !

Pour me rassurer sur leur santé mentale , je me demande s'ils ont vraiment conscience qu'ils ne sont rien que des parasites gavés par un pouvoir qui croit encore à panem et circenses et que les gens qui restent sur cette Terre, éduqués durement par leurs parents, vont gober leur hideuses conneries ?

C'est la guerre entre le populisme instruit et le boboïsme abruti du spectacle que les merdias veulent encore faire passer pour des gens lumineux  ... et moi , je dirais surtout "illuminés"

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Alors maintenant ?

Publié le par Felli Bernard

Alors maintenant ?


Par James Howard Kunstler – Le 14 novembre 2016 – Source kunstler.com

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L’air de rien, l’Amérique a recraché Hillary Clinton la semaine dernière, comme un glaviot irritant mais qu’elle a dû ravaler comme une pilule amère appelée Donald Trump. Cela valait la peine de voir le brouillard de la mafia Hillary s’étaler sur les réseaux des médias, alors que la narrative « Je suis avec elle / c’est son tour» n’était qu’une couverture pour l’équipe de pilleurs qu’est devenu l’establishment permanent à Washington DC, y compris la Fondation Clinton.

 

De toute évidence, la nation est ébranlée par ce laxatif, luttant pour comprendre le sens de tout cela. Le grand moment pour moi est survenu lorsque la semaine dernière, Slate Political Gabfest, un podcast orienté très à gauche, via son modérateur David Plotz, a demandé à ses collègues John Dickerson (de CBS News) et Emily Bazelon (du NY Times) ce que pourrait faire le Parti démocrate pour regagner la légitimité après cette catastrophe électorale. Silence de mort. Rien ne leur est venu à l’esprit.

Quelque chose m’est venu à l’esprit, comme à un vieux démocrate encarté depuis longtemps : jeter cette stupide politique ethnique et revenir à la réalité. Hélas, c’est peut-être trop demander. Pour l’instant, le parti est en ruines, sans une seule figure de taille pour représenter un ensemble cohérent d’idées autres que celle de stimuler l’estime de soi des groupes cherchant des faveurs. Voici mon idée : que diriez-vous de former une opposition crédible à ce qu’on appelle l’État profond, la matrice du racket et de la construction de cet Empire qui a drainé la vie hors de la politique? C’était impossible avec le racketteur en chef menant le ticket électoral bleu [Démocrate, NdT], mais maintenant que la dynamique se tient nue et évidente, répondons à la question: que faire ensuite?

Autre élément, bien sûr, c’est que s’opposer à l’état profond des rackets est à peu près ce que M. Trump a promis de faire, si «drainer le marais» [Douguine aussi parle de marais, NdT] signifie quelque chose. Il ne l’a jamais bien articulé clairement au-delà de cette métaphore, mais vous pouvez parier que c’est ce pourquoi l’establishment de Washington DC est si alarmé. Le comportement de Trump lors de la campagne est maintenant salué dans les médias comme une sorte de génie. Pour moi, il semble encore très suspect et il reste à voir comment un tel brigand pourrait organiser notre évasion de l’empire des rackets et du racket de l’Empire. Il commence à ressembler à un homme dans un tunnel, regardant fixement la puissante lumière d’un train roulant vers lui.

M. Trump pourrait ne pas le savoir encore, mais sa tâche principale sera de gérer la contraction économique. Cela semble problématique, puisque sa promesse principale – «Make America Great Again» – est basée sur le redémarrage des expansions épiques des XIXe et XXe siècles. Eh bien, les choses ont changé. Ce n’est plus un continent vierge rempli de filons, de champs pétroliers inexploités et de gisements fabuleux qui implorent d’être exploités. En fait, nous sommes sur le point d’être au bout de ces ressources. Et l’économie techno-industrielle élaborée à partir de ces actifs est salement vacillante.

Il y a un fort désir de voir ce système remplacé juste-à-temps par une économie verte alternative, encore à créer, avec des voitures solaires électriques sans conducteur – mais, bien sûr, l’idiotie pathétique incontestée de la dépendance automobile, supposée au centre de cette narrative, devrait vous dire à quel point c’est irréel. La contraction à laquelle nous faisons face, a ses impératifs qui lui sont propres, et cela n’inclut pas la poursuite du Happy Motoring, en aucune façon. Je suis certain que les équipes de Trump ne l’ont même pas imaginé.

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Je proposerais trois méta-problèmes pour considérer la façon dont l’Amérique pourrait survivre aux désordres de The Long Emergency : la financiarisation de l’économie, les fardeaux de l’empire et le fiasco de notre organisation de vie suburbaine.

La financiarisation de l’économie a déjà atteint son climax désastreux sur lequel j’ai écrit, avec des marchés obligataires en baisse, partout sur la planète. Ce que cela signifie, c’est que les facteurs de risques longuement ignorés, associés à la dette sont de retour à la maison. Comme prévu, ils vont étaler une belle couche de caca sur tout le paysage financier. Les sociétés industrielles ont emprunté sur l’avenir à un degré grotesque depuis des décennies, prétendant que ces dettes étaient des actifs plutôt que des passifs. Cette perception est sur le point de changer et avec elle, une quantité énorme de richesse théorique présumée va disparaître. Cela se traduira par une hausse des rendements obligataires (et une baisse des valeurs obligataires), des effondrements de monnaies, des flux de capitaux paniqués, des situations d’urgence bancaires et des sautes d’humeur sur le prix des actions sur les marchés. Si cela semble trop métaphysique, on peut aussi considérer cela comme des économies en contraction et le flétrissement des relations commerciales mondiales. Il y a aussi une chance qu’elle s’exprime en un conflit cinétique, c’est-à-dire la guerre.

Mon point de vue est que cette méta-situation seule pourrait submerger le gouvernement Trump dès le début. Nous pourrions avoir des problèmes avec des ordres de grandeur bien pires que tout ce que à quoi Roosevelt a fait face en 1933, avec les fermetures de banques, la saisie des comptes et la paralysie des affaires quotidiennes. Cela mènerait facilement à des troubles civils, à une rupture de la légalité et à la paupérisation de la plupart des Américains. Elle pourrait aussi déboucher sur des résultats politiques jusqu’alors inconnus, comme une discontinuité du gouvernement. Ceci est lié au second méta-problème, les fardeaux de l’Empire.

Les États-Unis gaspillent leur vitalité en essayant de maintenir un empire mondial à moitié garanti de supposés intérêts économiques, idéologiques et existentiels. Dernièrement, ce projet malheureux n’a abouti qu’à des guerres sans fin, dans des endroits qui ne nous appartiennent pas. Cela comprend des expériences imprudentes, telles que la promotion de changements de régime (Irak, Libye, Ukraine, Égypte, Syrie) et des exercices insensés et provocateurs, comme l’utilisation des forces de l’OTAN pour mener des jeux de guerre près de la frontière russe. Le coût monétaire de tout cela est hors limites, bien sûr, redondant avec le désordre financier. Mettre fin à ses impulsions impériales pourrait être à l’ordre du jour de Trump, mais ses propres prétentions impériales plaquées en or suggèrent qu’il pourrait aggraver la situation, en combinant une réduction de notre empire avec une perte de la «grandeur» qu’il veut réclamer. En effet, l’Amérique pourrait être forcée par les circonstances économiques à céder les fardeaux de l’Empire. Le monde est sur le point de devenir une place plus grande à nouveau, à mesure que le mondialisme va s’essouffler et que les grandes nations vont établir des sphères d’influence plus réalistes. Nous ferions mieux de nous associer à ce programme.

Troisièmement vient la question de la façon dont les Américains habitent: le fiasco des banlieues et tous ses accessoires et autres meubles. Vous pouvez juste faire une croix dessus. Le grand projet qui attend ce pays est celui de la façon dont nous pourrions redistribuer notre population autour de communautés pédestres réaménagées et dotées d’économies localisées, y compris une agriculture remaniée. Cela va arriver, qu’on le veuille ou non. C’est seulement une question de savoir à quel point le processus peut être désordonné. De toute évidence, toute cette banlieue mitée là-bas représente également une énorme portion de richesse présumée. La «valeur» investie dans les maisons de banlieue est à elle seule la sous-couche de la finance structurée. Il n’y a pratiquement aucune conscience politique dans aucun parti – y compris chez les Verts – quant à la façon dont nous pourrions essayer de résoudre ce problème.

Mais, par exemple, et pour commencer, M. Trump pourrait considérer les effets que la chaîne nationale de magasins «Big Box» a eu sur Main Street America. Elle a littéralement détruit les économies commerciales locales partout dans le pays, et avec elles, des niches professionnelles innombrables et des rôles sociaux dans les communautés. Cela ne veut pas dire signer un édit contre l’empire Big Box, mais ses employés pourraient commencer à imaginer le processus de reconstruction des réseaux locaux de commerce et désactiver activement le business modèle Big Box. Ce modèle a beaucoup d’autres manières d’échouer, accessoirement, et il est déjà en échec dans une certaine mesure, entre l’appauvrissement de ses clients et les problèmes croissants avec les lignes d’approvisionnement mondiales. Mais tout ce qui pourrait lubrifier la transition serait mieux que l’effondrement brutal des petits arrangements actuels.

Le bavardage de cette semaine a été tout accaparé par l’orgie à venir d’«infrastructures» que Trump veut entreprendre. Cela dépend avant tout de la façon dont le secteur financier se fissure. J’espère que nous ne gaspillerons pas plus de notre capital en diminution, sur les accessoires de la dépendance automobile, parce que cette addiction va devoir être sevrée. Une chose que M. Trump pourrait obtenir, c’est la restauration des chemins de fer de transport de voyageurs de l’Amérique, afin que nous puissions au moins traverser la nation-continent lorsque la fête Happy Motoring calera. Cela mettrait beaucoup de monde au travail sur des choses réellement bénéfiques à long terme – cela s’inscrit dans la restauration des villes de Main Street [Villes populaires, NdT] et de leurs économies – et c’est un projet faisable, qui pourrait nous donner un encouragement nécessaire pour aller de l’avant, avec les nombreux autres projets nécessaires qui attendent notre attention.

Au cas où tu te demanderais si je n’aurais pas sauté de joie en applaudissant la victoire de Trump, aussi étonnante qu’elle fut. J’ai pensé que la bonne nouvelle était que Hillary ait perdu et que la mauvaise nouvelle était que Trump ait gagné. Maintenant, nous devons juste faire avec cela.

James Howard Kunstler

Ancien journaliste et auteur de nombreux ouvrages dont Too Much Magic et The Long Emergency.

 

Note du Saker Francophone

Kunstler a mis une semaine à cogiter son premier papier sur l'élection. Beau joueur, il acte le résultat mais il frappe fort. Il tape là où ça va faire mal pour Trump, sur ce que celui-ci n'a pas dit ou pas compris. C'est que ça va tanguer, quoi qu'il arrive. Lirait-t-il Brandon Smith? Le système de racket a mélangé l'argent sale, les retraites des vieux occidentaux et les actifs de bien d'autres. Sans ce système, c'est la notion d'argent au sens dollar qui peut disparaître. On peut toujours imaginer qu'une nouvelle monnaie devait remplacer ce pétro-dollar, mais sur 15 ans, pas en quelques semaines ou en un week-end. Tactiquement, Trump devrait jouer cartes sur table et affronter la crise selon son calendrier, mais osera-t-il ? Il faudrait que les BRICS soient parties prenantes... et si en plus les anciens maîtres s'y font plumer... On peut rêver. 

Pour la partie réorganisation, il faut lire son livre Too Much Magic, pour bien comprendre les risques systémiques liées aux villes américaines qui ne sont pas construites là où il faut, comme en Europe. Mais les résistances culturelles vont être énormes et ce n'est a priori pas Trump qui pourrait l'incarner.

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Peut-on transposer la politique russe en France ? Par Yannick Jaffré

Publié le par Felli Bernard

Yannick Jaffré

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