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Et si les USA prenaient le risque face à la Russie...

Publié le par Felli Bernard

Et si les USA prenaient le risque face à la Russie...


31/01/2015 - Bloc-Notes

Et si les USA prenaient le risque face à la Russie...

On sait que, désormais, Gorbatchev est complètement réhabilité en Russie comme une voix politique, sinon “autorisée”, dans tous les cas à laquelle on reconnaît une incontestable autorité. Cette évolution vient, bien entendu, des retrouvailles de Gorbatchev avec la politique générale de la Russie, particulièrement depuis qu’a éclaté la crise ukrainienne. Du coup, le système de la communication s’intéresse beaucoup à lui, essentiellement en Russie, et son avis est souvent sollicité et largement répercuté. Il a (re?)gagné également en crédit, ayant du fait de son “retour” retrouvé l’accès à de nombreuses sources de haut niveau. Tout cela nous dit par conséquent que toutes les déclarations de Gorbatchev ont aujourd’hui une singulière importance, en exprimant d’une façon beaucoup plus libre des conceptions et des analyses circulant au plus haut niveau des directions politiques, notamment russe bien sûr.

On s’intéressera particulièrement à sa dernière déclaration faite à l’agence Interfax, et largement répercutée par Sputnik.News et Russia Today qui l’ont placée en tête de leurs sites. On reprend ici la version RT, du 29 janvier 2015. Gorbatchev y montre une position de plus en plus dure, anti-BAO, dans l’affaire ukrainienne et l’antagonisme avec la Russie. Ce qui nous semble très important ici, c’est ce qu’il dit du comportement des USA et des possibilités impliquées par ce comportement (nous soulignons en gras la phrase qui nous paraît absolument essentielle)

«Mikhail Gorbachev has accused the US of dragging Russia into a new Cold War. The former Soviet president fears the chill in relations could eventually spur an armed conflict. “Plainly speaking, the US has already dragged us into a new Cold War, trying to openly implement its idea of triumphalism,” Gorbachev said in an interview with Interfax.

»The former USSR leader, whose name is associated with the end of the Cold War between the Soviet Union and the United States, is worried about the possible consequences. “What’s next? Unfortunately, I cannot be sure that the Cold War will not bring about a ‘hot’ one. I’m afraid they might take the risk,” he said.

»Gorbachev’s criticism of Washington comes as the West is pondering new sanctions against Russia, blaming it for the ongoing military conflict in eastern Ukraine, and alleging Moscow is sending troops to the restive areas. Russia has denied the allegations. “All we hear from the US and the EU now is sanctions against Russia,” Gorbachev said. “Are they completely out of their minds? The US has been totally ‘lost in the jungle’ and is dragging us there as well.”»

Cette phrase que nous avons souligné (“Je suis effrayé à l’idée qu’ils pourraient courir le risque” de transformer la nouvelle guerre froide en guerre réelle) renvoie à des spéculations conjoncturelles courantes, à certaines évaluations de haut niveau dont Gorbatchev a été instruit, enfin à l’expérience qu’il a des années 1980. On doit souligner combien cet aspect de l’expérience de Gorbatchev est important, qui fait toute l’originalité et le poids de son jugement puisqu’il est quasiment le seul parmi les “gens informés” à en disposer à un si haut niveau de responsabilités, venue des années 1980... Durant ces années 1980, effectivementGorbatchev vécut d’abord une période d’intense danger de guerre stratégique nucléaire entre les USA et l’URSS, jusqu’au début 1985 avec un point culminant à l’automne 1983. (Voir le 21 septembre 2003, selon des documents la CIA, l’épisode où la direction soviétique, emportée par la panique, craignit une attaque nucléaire surprise et mit toutes ses forces nucléaires en alerte maximale. Gorbatchev disait en 1986 : «Never, perhaps, in the postwar decades was the situation in the world as explosive and hence, more difficult and unfavorable, as in the first half of the 1980s»).

Ce fut une période au cours de laquelle diverses circonstances psychologiques et un enfermement des deux camps dans des perceptions complètement différentes firent craindre un tel conflit, soit selon des mauvaises évaluation par l’un des intentions de l’autre, soit par des craintes sinon des paniques obsessionnelles conduisant à l’hypothèse par l ‘un d’une attaque unilatérale par surprise de l’autre. Dans les années 1985-1990, le climat changea complètement, avec d’intenses échanges entre les deux camps à l’occasion de la “révolution gorbatchévienne”, introduisant un désordre avec certains groupes à l’intérieur des deux camps craignant des manœuvres de diversion ou de manipulation et envisageant eux-mêmes des situations du type “agression préventive”. Gorbatchev estime sans doute que nous nous trouvons dans une période de danger extrême équivalent à celle de ces années 1980, avec particulièrement une extraordinaire rupture des perceptions entre les deux camps dépassant très largement celle qui exista en 1980-85, – mais, cette fois, lui-même attribuant tout le poids énorme de cette rupture au bloc BAO dont il juge qu’il se conduit d’une façon si irrationnelle qu’on peut parler d’une pathologie de la psychologie (“Ont-ils complètement perdu l’esprit ? Les USA ont complètement perdu le sens des réalités et ils tentent de nous conduire à les imiter.”)

Il est manifeste que ce que craint Gorbatchev par-dessus tout, c’est une évolution psychologique vers la panique comme l’on eut quelques exemples en 1980, juste après l’invasion de l’Afghanistan. (Un incident peu connu mais resté symbolique du climat fut celui d’un général faisant partie de la DIA, et arguant d’un ton hystérique dans un séminaire, en octobre 1980, de la nécessité immédiate d’une attaque nucléaire “préventive” contre l’URSS pour “sauver la République” [américaine]. Il fut immédiatement relevé de ses fonctions.) Le danger réside dans le climat psychologique, beaucoup plus volatile, – ce n’est pas peu dire, – aujourd’hui que dans les années 1980-1985, pouvant amener brutalement à une évaluation extrêmement alarmiste et conduire certains à presser la direction politique US pour une “attaque (nucléaire) de première frappe” (cela contenu dans le concept de Prompt Global Strike). L’idée rejoint celle de Eric Zuesse, du Washington’s blog (voir le 6 janvier 2015), qui argumente pour son compte qu’Obama pourrait choisir la guerre nucléaire pour perpétuer l’hégémonie US et éviter l’effondrement “de l’Empire” (“du Système”, pour notre compte)...

«The background of President Obama’s efforts to provoke a nuclear war has been presented in a succinct 14-minute video by the superb documentarian Aaron Hawkins, and also in an article that I wrote (which is to the same effect as that documentary, but cites different documentation). Basically, it has to do with something that is of intense concern to the U.S. aristocracy: continuation of their domination over all other nations’ aristocracies. It’s like the buildup to World War I was, which war likewise was aristocratically sponsored in order to achieve global aristocratic dominance.

»Unfortunately, this time, that war would have to be nuclear. Obama is doing everything he can to win it, but he is hoping to be able to achieve this win by something called “Prompt Global Strike,” which would eliminate Russia’s ability even to respond to a nuclear attack. Scientists are virtually unanimous that, with the current generation of vastly more-powerful nuclear bombs, even if only a few nuclear weapons are involved in an exchange, this planet will experience nuclear winter and massive starvation, so that if the nuclear exchange goes beyond that, then life as it has existed on this planet will essentially be ended. However, a doctrine of “U.S. Nuclear Primacy” was introduced by the U.S. aristocracy in 2006, which concludes that, “If Washington continues to believe such preeminence is necessary for its security, then the benefits of nuclear primacy might exceed the risks.” The authors ignored nuclear winter, because their article was addressed to America’s aristocrats, not to the public (whose concerns and especially their priorities are very different).»

• A côté de ces diverses conceptions et observations, on observe, dans un domaine un peu différent mais qui va dans le même sens, un effort de communication massif du Pentagone pour lancer de nouveaux programmes, mettre au point de nouvelles technologies, renforcer qualitativement et quantitativement les capacités militaires US dans les prochaines années. Cet effort a pris le nom de Defense Innovative Initiative (DII ou D2I), ce qui indique qu’un ensemble bureaucratique important est en train d’être mis en place pour assurer à la fois les pressions de communication, les budgets nécessaires et les poussées internes au Pentagone pour faire avancer un ensemble de programme.

(Cela ne signifie nullement le succès de ces programmes, et nous serions tentés de croire le contraire au vu des résultats de récents efforts gavés de tels moyens considérables, mais cela signifie une pression psychologique constante pour installer une narrative de la nécessité vitale d’une sorte de “réarmement”, – si le mot n’était pas chargé d’une ironie explosive lorsqu’on sait que le budget du Pentagone, annoncé nominalement à près de $600 milliards, dépasse en fait, par divers artifices comptables, dotations cachées, budgétisation vers d’autres ministères, etc., les $1.200 milliards. Ce chiffre, lui, dépasse très largement l’addition de tous les budgets de défense de tous les autres pays du monde. Considérées en chiffres réels, – ces “plus de $1.200 milliards” et non pas le budget officiel du DoD, – nous estimons que les dépenses militaires US doivent atteindre entre 80% et 90% de toutes les dépenses militaires du monde, et non les 50% que le budget officiel indique aujourd’hui. Le monstre [Moby Dick & le reste] est quasiment indescriptible en termes humains courants.)

Voici donc quelques extraits, ici et là, de déclarations et précisions données par divers hauts fonctionnaires du Pentagone sur la nécessité de renforcer l’effort de développement de nouvelles technologies. L’argument est essentiellement celui de la puissance et des capacités technologiques que les Russes et les Chinois sont en train de développer, réduisant considérablement ce qui est considéré comme l’avantage technologique du bloc BAO sur ces deux puissances. (Cet argument implique une logique dont un autre aspect opérationnel, plutôt inverse de celui du développement de nouvelles technologies, pourrait rejoindre la crainte de Gorbatchev exprimée plus haut [“Je suis effrayé à l’idée qu’ils pourraient courir le risque...”]. Il consisterait à juger qu’une attaque est d’autant plus envisageable le plus rapidement possible parce qu’il serait “risqué” de laisser Russes et Chinois encore progresser dans le développement de capacités quasiment à niveau des capacités actuelles du bloc BAO ; l’argument se renforce de la différence chronologique du rythme, avec Russes et Chinois en pleine progression tandis que le DoD, célèbre pour sa gestion catastrophique, n’en est qu’aux intentions de lancer de nouveaux programmes.)

• Sur Reuters, le 30 janvier 2015 : «Pentagon arms buyer Frank Kendall told the House Armed Services Committee in a separate hearing that he was deeply concerned about heavy investments by China, Russia and others in weapons designed to target critical U.S. military capabilities such as aircraft carriers and satellites. “I am very concerned about the increasing risk of loss of U.S. military technological superiority,” he said. “We're at risk and the situation is getting worse.”]

• Sur Spoutnik.News (France), le : «Les pays de l'Otan doivent intensifier la conception d'armes de pointe, a déclaré le sous-secrétaire américain à la Défense Robert Work. [...] Work a appelé les pays de l'Otan à accélérer le développement d'armes de pointe pour rester en avance sur la Russie et la Chine dans ce domaine, rapporte jeudi le journal Business Insider. “Nous devons coordonner nos efforts et travailler ensemble pour éviter tout doublon, ainsi que renforcer nos structures à l'aide de technologies innovantes, d'expériences et de simulations d'opérations militaires’, a déclaré M. Work lors d'une conférence sur la sécurité internationale tenue à Washington. Selon le responsable, le Pentagone a mis au point un nouveau programme baptisé Defense Innovation Initiative et travaille actuellement sur plusieurs projets à long terme destinés à assurer la suprématie militaire des Etats-Unis sur leurs adversaires potentiels.»

• Selon Sputnik.News (USA), le 30 janvier 2015 : «The US Department of Defense no longer has exclusive access to the world's cutting-edge military technologies, the spokeswoman for the US Deputy Secretary of Defense told Sputnik on Friday. “DoD [Department of Defense] no longer has exclusive access to the most cutting-edge technology or the ability to spur or control the development of new technologies the way we once did,” Lt. Cmdr. Courtney Hillson told the news agency. Hillson added that “many, if not most, of the technologies we seek to take advantage of today are no longer in the domain of DoD development pipelines or traditional defense contractors.”»

... On dira que c’est l’habituelle fiesta de communication des divers sous-fifres du Pentagone pour tenter d’influencer le Congrès dans le bon sens alors que celui-ci va débattre du nouveau budget de la défense qui devrait lui être présenté courant février. On n’aura pas vraiment tort mais on n’aura pas tout à fait raison. Ces arguments ne sont pas de pure communication, disons techniquement de la “pure fabrication” de circonstance, mais bien des “fabrications de circonstance” considérées comme véridiques, puis devenues inconsciemment et bureaucratiquement (phénomène du groupthink, version bureaucratique du virtualisme) des vérités stratégiques dans le chef de ceux qui les développent ; c’est-à-dire devenus appréciations sincères et donc une vérité de circonstance permettant de soutenir la narrative concernée ... Cela signifie que les militaires US, qui représentaient jusqu’ici un ilot de raison dans la folie washingtonienne, sont en train de basculer dans la même narrative-paranoïa de leurs directions, en justifiant les demandes budgétaires pour de nouveaux programmes par les considérables progrès des puissances russe et chinoise. Le nouveau Secrétaire à la défense Ashton Carter, qui doit être confirmé par le Congrès courant février, réputé pour représenter l’excellence dans la médiocrité la plus basse, poussera fort au feu cette affaire ; et les militaires, qui jusqu’ici se sont montrés prudents (bis), pourraient très vite verser dans la dénonciation offensive et furieuse des intentions agressives des Russes et des Chinois ... Car l’on remarque, et c’est une nouveauté montrant que les résultats de la crise ukrainienne ont été marquants à cet égard, que Russes et Chinois sont désormais considérés ensemble, c’est-à-dire comme des alliés stratégiques de fait, dont le but est la destruction des USA ...

Mais gardons bon espoir, bien entendu ... Cet emportement paranoïaque général, cette folie, est aussi dispensatrice d’erreurs considérables, d’évaluations complètement faussaires, de mauvais calculs, de gestion catastrophique et de décisions qui le sont tout autant, etc., avant d’en arriver à l’ultime choix sans retour évoqué in fine par Gorbatchev (attaque nucléaire) qui demande tout de même une certaine dose de courage rationnel dans la folie, de structuration des esprits et des intérêts, de solidité psychologique, toutes ces choses qui n’existent plus. En d’autres mots, notre pari pascalien serait que le monstre s’effondrerait avant de pouvoir frapper.

Pendant ce temps, l’autre monstre, l’immense Himalaya de stupidité paralysée de l’UE, continue, dans ses couloirs, à chanter la supériorité militaire incontestable et quasiment divine du bloc BAO, – les “gentils”, descendants des civilisés des XIXème-XXème siècle, mais blanchis encore plus dans l’antiracisme-Ajax qui lave plus blanc que blanc, – supériorité bien entendu affirmée sur les Russes, – les “barbares”, descendants des bandits de tous nos temps de notre contre-civilisation. (Voir le 27 janvier 2015 : «Cette situation est aggravée par une évaluation militaire qui va dans le sens d’un maximalisme, en garantissant en théorie une impunité militaire. Les évaluations de la force militaire russes au sein de l’UE sont que ces forces sont incapables de résister à l’irrésistible et sublime puissance militaire du bloc BAO. Cette étonnante évaluation ressort d’une réflexe pavlovien entraînant la nécessité absolue de faire correspondre l’évaluation à la narrative : comme pour le renseignement, les autorités civiles doivent recevoir le message qu’elles et leur narrative attendent. Il y a aussi le vieux réflexe de mépris pour les Russes, relevant bien plus du suprémacisme que du racisme.») Le poids de cette sottise de l’UE peut certes être ressentie comme écrasant, mais cela ne doit pas empêcher d’évoquer une certaine signification devant la perfection de ce rapport inverti masse-stupidité, – un peu comme les bourgeois de Brel, mais adaptés tout de même, “plus ça devient gros, plus ça devient con”, – et de montrer la souplesse nécessaire pour échapper à la pression du poids tout en appréciant l’originalité rassurante de l’évolution intellectuelle.

... Quand on ajoute les deux, notre “pari pascalien” nous semble de plus en plus valable. Le tout est de tenir devant cette masse insupportable pour la plupart des psychologies.

Mis en ligne le 31 janvier 2015 à 12H36

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La veille de la « révolution », un député...

Publié le par Bernard Felli

La veille de la « révolution », un député...

La veille de la « révolution », un député ukrainien révélait le complot (vidéo)
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La veille de la « révolution », un député ukrainien révélait le complot

Publié le par Felli Bernard

 Oleg Tsarov
Oleg Tsarov

La veille de la « révolution », un député ukrainien révélait le complot

Réseau Voltaire International | 29 janvier 2015

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Un lecteur nous a fait parvenir cette vidéo : le 20 novembre 2013 —c’est-à-dire la veille de la décision du gouvernement ukrainien de ne pas signer un accord d’association avec l’Union européenne ; décision qui servit de signal aux événements de la place Maïdan—, un député ukrainien, Oleg Tsarov, dénonçait à la tribune de l’Assemblée la préparation d’une guerre civile par l’ambassadeur des États-Unis, Geoffrey R. Pyatt.

M. Tsarov, qui était alors élu du Parti des régions, est aujourd’hui un des leaders de Novorossia. Il avait tenté de faire interdire les organisations prétendument non-gouvernementales chargées par Washington d’organiser le changement de régime dans son pays.

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#antidjihadisme. La France ouvre officiellement la...

Publié le par Bernard Felli

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#antidjihadisme. La France ouvre officiellement la chasse aux musulmans
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#antidjihadisme. La France ouvre officiellement la chasse aux musulmans

Publié le par Felli Bernard

PERMIS DE CHASSER
PERMIS DE CHASSER

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#antidjihadisme. La France ouvre officiellement la chasse aux musulmans

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Il n’a pas fallu attendre 3 semaines après les attentats terroristes qui ont frappé Paris pour que la France, pays autoproclamé des droits de l’homme lance officiellement la chasse aux musulmans sur son propre sol.

Sous prétexte de « continuer et renforcer l’action de lutte contre la menace terroriste », le gouvernement français vient en effet de mettre en ligne un site Internet www.stop-djihadisme.gouv.fr que Vichy et Pétain n’auraient pas renié si Internet avait existé à l’époque.

En invitant les bons citoyens à « se mobiliser ensemble pour agir contre la menace terroriste et lutter contre l’enrôlement djihadiste », le gouvernement propose un arsenal de moyens pour dénoncer les personnes suspectes de son entourage.

Suspectes de quoi ? C’est tout le problème.

Le site s’ouvre d’abord sur un clip de 2 minutes pendant lesquelles on ne peut s’empêcher de penser à Fabius et Hollande qui nous ont cassé les oreilles pendant des semaines en ânonnant qu’il fallait absolument aller combattre Bachar el-Assad en Syrie, exactement ce que font les djihadistes qu’ils prétendent aujourd’hui dénoncer.

On ne peut pas s’empêcher non plus de penser à l’article du New York Times qui affirme que la France est le plus gros financeur d’Al Quaïda avec 58 M $ versés au titre de rançons pour libérer ses ressortissants. (1)

Et puis, pour rester dans le ton très second degré du clip, remplacez « djihadiste » par « socialiste » et le message de fin donne : « les discours d’embrigadement djihadistes socialistes font chaque jour de nouvelles victimes » #stopsocialisme.

Bref, on se marre devant tant d’hypocrisie.

Là où le site devient moins marrant, c’est quand on fouille un peu dedans. On y trouve la parfaite panoplie du collabo modèle, pardon du citoyen modèle.

Les services de renseignements, la police et la gendarmerie sont incapables d’identifier des Merah, des Coulibaly ou des Kouachi avant qu’ils ne passent à l’action, mais toi, futur agent du renseignement, grâce à ton flair de policier, tu vas y arriver. On y croit.

Le site comprend donc un numéro vert, un formulaire de signalement, un formulaire de dénonciation et un petit schéma censé aider les Français à repérer et signaler les futurs terroristes.

Le numéro vert ne fonctionne qu’en semaine et de 9h à 17h. Il doit être utilisé pour « prévenir les radicalisations violentes ». Donc si vous trouvez un djihadiste en voie de radicalisation violente le vendredi à 17h05, vous le gardez bien au chaud jusqu’à lundi en espérant qu’il ne se radicalise pas trop violemment pendant le week-end. Non mais, on va quand même pas bosser le samedi, jour du Shabbat ou le dimanche, jour du Seigneur. La laïcité à ses limites.

En dehors de ces horaire, on nous indique qu’on peut utiliser un formulaire de dénonciation. On passe donc sur le site du ministère de l’Intérieur et là on vous propose de dénoncer un proche ou un membre de votre famille par écrit, en vous promettant de vous rappeler très rapidement. En espérant que votre fils, neveu ou cousin que vous aimez tant au point de le foutre en taule pour des années ne prenne pas l’avion samedi ou dimanche.

Enfin pour ceux qui voudraient en remettre une couche, ils peuvent aussi aller jusqu’au formulaire « signaler une apologie du terrorisme ». Vous savez, cette fameuse apologie du terrorisme dont se sert le gouvernement socialiste pour terroriser tout le monde et surtout les enfants en les inculpant à tour de bras, de 7 à 77 ans. (2)

Bien évidemment, tout cela est anonyme, ce qui vous permet de balancer n’importe qui et n’importe quoi.

Mais ce n’est pas fini. Si jamais vous n’aviez encore trouvé personne à qui vous voudriez nuire, ils ont inventé une petite infographie pour vous aider à trouver quelqu’un à qui pourrir la vie. C’est du lourd. Ca s’intitule : « les premiers signes qui peuvent alerter »

Parmi ces signes que le gouvernement socialiste nous ordonne maintenant de surveiller, principalement chez nos proches, on trouve :

- Ils rejettent des membres de leur famille (comme Hollande qui fait hospitaliser Trierweiler folle de rage d’être trompée)
– Ils se méfient des anciens amis (comme les socialistes avec Cahuzac, ministre chargé de la fraude fiscale qui possédait des comptes en Suisse)
– Ils ne regardent plus la télévision, ils fréquent assidument des sites et des réseaux sociaux (comme de plus en plus de monde qui se rend compte que les mass-médias ont pour unique objectif de manipuler, pas d’informer)
– Ils changent brutalement leurs habitudes alimentaire (surtout, ne vous mettez pas dans la tête de commencer un régime en 2015, vous allez finir en garde-à-vue)

Et le meilleur pour la fin :
– Ils changent leur tenue vestimentaire, « notamment pour les filles, avec des vêtements qui cachent le corps ».
Oui, vous ne saviez-pas ? Le vêtement laïc, lui, ne cache pas le corps, surtout en hiver. C’est par exemple la tenue « seins nus » des Femen quand elles vont pisser dans les églises. Ca c’est du vrai vêtement laïc garanti 100% anti-radicalisation. Tu m’étonnes.

Mais il y a un gros problème. Moi, à titre personnel quand je lis ce truc, je dénoncerai bien Hollande. Il rentre dans au moins 3 cases. Il se méfie de ses anciens amis (et ses anciens amis se méfient de lui), il a rejeté des membres de sa famille (demandez à Ségolène ou Valérie…), il a changé brusquement ses habitudes alimentaires (quand il a décidé de se présenter aux présidentielles). Si on rajoute que, selon Obama, il a financé Al-Qaïda et qu’il a essayé d’envoyer des milliers d’hommes combattre en Syrie, plus de doutes, je le dénonce.

Donc il manque quelque chose, ça déconne leur truc. Si on peut dénoncer le Président de la République Laïque Socialiste car il présente des signes très clairs de radicalisation djihadiste, c’est qu’il y a un problème.

Le problème, c’est que ces bons à rien ont oublié l’essentiel, le plus important, le plus fondamental. Cet oubli est volontaire, car s’il était mentionné, le site tomberait sous le coup de l’incitation à la haine raciale et serait fermé immédiatement. Un comble…

Oui, le plus important, qui est sous-entendu du début à la fin de ce site, qui est insinué entre chaque mot, qui transpire à chaque phrase, c’est bien évidemment que TOUS les suspects qu’on nous invite à dénoncer sont forcément MUSULMANS.

Ne vous amusez pas à dénoncer un juif qui s’habille tout en noir ou un catholique qui fait le carême, vous pourriez vous retrouvez devant un tribunal pour dénonciation calomnieuse.

Et puis, c’est bien connu, les juifs ou les chrétiens ne tuent pas au nom de leur Dieu des citoyens dans leur propre pays. Il leur arrive bien de massacrer de temps en temps des populations entières, particulièrement des civils comme en Palestine, mais ça, c’est moins grave, c’est autorisé par la communauté internationale.

Ne vous amusez pas non plus à dénoncer comme ça votre voisin qui vous empêche de dormir ou votre ex-mari qui veut absolument la garde des enfants. Avant toute chose, assurez-vous bien qu’il est musulman, sinon ça ne marche pas. Et n’oubliez pas le plus important, ne le dites pas hein, surtout pas d’amalgame. La France est en guerre contre les terroristes islamistes qui sont tous musulmans mais pas contre les musulmans, vous comprenez la nuance ?

Et si vous ne vous sentez pas concernés, ne rêvez pas. Hier il fallait dénoncer les juifs. Aujourd’hui, il faut dénoncer les musulmans. Demain, il faudra dénoncer tous ceux qui n’adhèrent pas aux valeurs laïques socialistes. Après demain, il ne restera plus personne debout.

Vive la Ripoublique, Vive la France !

> Philippe Alain anime un blog.

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François Hollande grimé en Hitler à la une d'un...

Publié le par Bernard Felli

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François Hollande grimé en Hitler à la une d'un hebdo marocain
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François Hollande grimé en Hitler à la une d'un hebdo marocain

Publié le par Felli Bernard

F. Hollande
F. Hollande

François Hollande grimé en Hitler à la une d'un hebdo marocain

Publié par Gilles Munier sur 31 Janvier 2015, 08:14am

Catégories : #Maroc

Revue de presse: Assawra (30/1/15)

"Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d'Hitler pour exterminer les musulmans ?" C'est la question que pose l'hebdomadaire marocain El Watan Al Ane, dans son édition du 29 janvier, en présentant en une le président français avec les attributs du leader du IIIe Reich. Une façon pour le journal de protester et de tirer la sonnette d'alarme quant à la politique intérieure française.

Le directeur de la publication du journal, Abderrahim Ariri, assume totalement le choix de sa couverture ainsi que l'analogie avec le régime nazi. Interrogé par le site du magazine Tel Quel, il "assume" sans problème cette couverture et cette comparaison : "François Hollande mérite pire", estime-t-il. Et d'ajouter : "Le gouvernement français n'assure pas la sécurité des citoyens musulmans en France, comme c'est le cas pour la communauté juive. Plusieurs lieux de culte musulmans sont attaqués quotidiennement sans que cela alerte les autorités françaises"..

Rebondissant sur la flambée des violences à l'encontre des musulmans depuis l'attentat contre Charlie Hebdo, Abderrahim Ariri estime que "la gauche comme la droite française sont parties dans une compétition à qui va causer le plus de tort à la communauté musulmane après ces attentats". Selon lui, la France prépare "le pays à priver les musulmans de leurs droits, logements et emplois, si ça continue comme ça".

Cette une intervient alors que les relations entre la France et le Maroc ont rarement été aussi froides. D'ordinaire alliés, les deux pays ont cessé tout contact diplomatique depuis près d'un an. En effet, le Maroc a suspendu fin février 2014 sa coopération judiciaire avec la France et la coopération sécuritaire a également été affectée, alors que les deux pays sont engagés dans une lutte de longue haleine contre le djihadisme. Les deux partenaires, à la relation d'ordinaire bien cadrée, ont le plus grand mal à tourner la page d'une crise inédite, née de dépôts de plainte en France contre de hauts dignitaires marocains.

En février 2014, des policiers s'étaient rendus à la résidence de l'ambassadeur marocain pour notifier une convocation à l'encontre du patron des services de renseignements Abdelatif Hammouchi, contre qui des opposants marocains avaient déposé à Paris des plaintes pour torture. "Nous n'avons jamais demandé une immunité judiciaire, quelle qu'elle soit, pour aucun de nos responsables", a réitéré le ministre marocain de la Justice Mustapha Ramid, en visite à Paris vendredi, démentant une nouvelle fois que Rabat soit à la recherche d'une exception au principe de compétence universelle autorisant la justice française à poursuivre des responsables étrangers sur son territoire. "Ce que nous demandons depuis le début (de la crise), c'est la révision des conventions d'entraide judiciaire", a-t-il ajouté, sans entrer dans le détail.

La suspension de la coopération judiciaire a de nombreuses répercussions. Paris est le premier partenaire économique du royaume, où vivent entre 60 000 et 80 000 Français tandis que plus de 1,3 million de Marocains résident en France.

Source et photo de couverture: Assawra

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Tsípras s’oppose aux sanctions imposées au...

Publié le par Bernard Felli

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Tsípras s’oppose aux sanctions imposées au dernier représentant de ce cher vieil axe du mal : Moscou.
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Tsípras s’oppose aux sanctions imposées au dernier représentant de ce cher vieil axe du mal : Moscou.

Publié le par Felli Bernard

GRECE
GRECE

Il y a 19 heures

Tsípras, un allié pour Moscou au sein de l’Union européenne ?

Tsípras s’oppose aux sanctions imposées au dernier représentant de ce cher vieil axe du mal : Moscou.

Nicolas Vodé

Étudiant

Étudiant en khâgne et rédacteur sur le blog 'Le Rouge et le Noir'.

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La victoire aux élections législatives grecques de SYRIZA n’a pas fini de faire trembler les eurocrates en place : après les salves libérales contre la doctrine économique du parti de gauche radical, voici que l’on s’inquiète de ce que Tsípras s’oppose aux sanctions imposées au dernier représentant de ce cher vieil axe du mal : Moscou. En ce moment même, les grandes sphères financières bruissent de chuchotis paniqués sur les dangers que représenterait une collaboration économique entre Moscou et Athènes.

Il est vrai, il n’est d’ailleurs pas besoin d’être un grand analyste pour s’en rendre compte, qu’Aléxis Tsípras n’est pas le meilleur champion qui soit pour les intérêts géopolitiques de Wall Street. Le parti désormais au pouvoir en Grèce alimente depuis les débuts de la crise une claire opposition à la politique atlantiste dans bien des domaines, mais il serait un peu rapide d’y voir beaucoup plus qu’un jeu politique sur l’écœurement du peuple grec face aux injonctions venues de Washington. C’est ce qui explique en partie, par exemple, que Tsípras ait parlé de factions « néonazies » qui combattent Poutine dans l’est de l’Ukraine : le but était surtout de contester l’attitude de l’Union européenne, soutien desdites factions, et aussi ennemi public numéro 1 en Grèce.

Lire aussi : Pour Angela Merkel, le cauchemar commence…

De même, les déclarations du parti souverainiste de droite coalisé à SYRIZA, les Grecs indépendants, en faveur d’une alliance avec la Russie qui partage l’héritage religieux et civilisationnel de la Grèce orthodoxe, sont à relativiser : ce n’est pas pour sa foi orthodoxe, pas plus que pour ses convictions anti-immigrationnistes, que le très athée Tsípras a choisi Kamennos comme allié pour gouverner, mais bien pour leur commun refus de la domination bruxelloise sur l’économie grecque. Et si le dirigeant de SYRIZA a récemment participé aux fêtes de la Théophanie en compagnie de Jérôme d’Athènes, primat de Grèce, il ne faut y voir que sa prudence face à une population orthodoxe jusqu’au bout des ongles et très attachée à son Église.

Par ailleurs, on l’avait vu en 2013 lorsque la Russie avait renoncé à financer Chypre contre la volonté de l’Union européenne, mettre un pied dans l’espace voracement défendu par Washington revient, pour la Russie et ceux qui pactisent avec elle, à entrer en choc frontal avec l’Occident. Si de tels chocs existent déjà, il est peu probable que la Grèce en provoque un de plus : pour avoir quelques affections pour l’ancien phare du monde communiste, la gauche radicale de Tsípras appartient tout de même à un pays résolument tourné vers l’Occident depuis son indépendance de l’Empire ottoman. Recevoir de l’argent de Moscou en vue du rétablissement économique reviendrait à se couper du monde occidental, et la mentalité grecque n’y est pas du tout prête. Les appels du pied de Tsípras vers Moscou sont plutôt une posture destinée à faire pression sur Bruxelles pour aller vers une renégociation consistante de la dette. Et on n’est pas près de voir Tsípras et Poutine communier au même calice.

Nicolas Vodé

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Publié le par Bernard Felli

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