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Washington vient de déclarer la guerre à la Russie.

Publié le par Felli Bernard

Washington vient de déclarer la guerre à la Russie.

Washington vient de déclarer la guerre à la Russie.

Par Martin Berger – Le 29 septembre 2016 – New Eastern Outlook

Lauréat du prix Nobel de la paix, le président américain Barack Obama n’en poursuit pas moins fermement une politique d’interventions armées et de conflits à travers le monde, plus longues et plus intenses que tout autre président dans l’histoire récente des États-Unis. Et maintenant, il lance un ballon d’essai contre la Russie, sans prêter attention au fait que cela pourrait entraîner une guerre mondiale suivie rapidement d’un anéantissement nucléaire mutuel.

Comment comprendre autrement la déclaration faite par le porte-parole du département d’État américain, le contre-amiral John F. Kirby, si ce n’est comme une déclaration de guerre directe. La déclaration dit ceci :

Les conséquences seront que la guerre civile se poursuivra en Syrie, que les extrémistes et les groupes extrémistes continueront à exploiter les vides qui sont là, en Syrie, pour étendre leurs activités, qui comprendront, sans aucun doute, des attaques contre les intérêts russes, peut-être même les villes russes, et la Russie continuera à renvoyer ses troupes à la maison dans des sacs mortuaires, et elle continuera à perdre ses ressources – et même, peut-être, perdre encore plus d’avions…

Le même mode opératoire a été utilisé pendant un quart de siècle pour abattre l’Union soviétique. A la fin des années 1980, les États-Unis ont décidé qu’ils étaient en bonne position pour prendre l’empire du mal dans le piège afghan grâce à l’appui qu’eux-mêmes fournissaient aux terroristes armés qui se sont maintenant transformés en terroristes modérés, y compris al-Qaïda. Dans les années 1980, Washington a profité de la richesse saoudienne et des services secrets pakistanais. Voilà comment la soi-disant résistance afghane est née, bénéficiant du soutien logistique pakistanais et du flux de nouvelles recrues venant de tout le Moyen-Orient.

L’ancienne secrétaire d’État américaine et maintenant candidate à la présidentielle, Hillary Clinton, a ouvertement déclaré, en 2012, que de son point de vue c’était une bonne idée :

Lorsque l’Union soviétique a envahi l’Afghanistan, nous avons eu cette brillante idée d’aller au Pakistan et de créer une force de moudjahidines, de les équiper de missiles Stinger et tout le reste, pour aller se battre contre les Soviétiques en Afghanistan. Et nous avons réussi, les Soviétiques ont quitté l’Afghanistan, puis nous avons dit « Great! Goodbye», laissant ces gens formés et fanatiques en Afghanistan et au Pakistan, les laissant bien armés, à créer du désordre…

Ce qu’Hillary a oublié de mentionner, cependant, est le fait que le mouvement moudjahidin en Afghanistan était un terrain fertile pour les actifs d’al-Qaïda. Al-Qaïda était et est toujours contrôlée directement par la Central Intelligence Agency (CIA) afin d’entretenir un processus de déstabilisation du Moyen-Orient, fournissant aux entrepreneurs militaires étasuniens un prétexte pour envahir les États, les uns après les autres.

C’est ce même scénario que la Maison Blanche veut répéter maintenant en Syrie. Il n’est pas étonnant qu’elle ait permis le violent bombardement des soldats syriens le 17 septembre, car il a été fait dans le but d’épargner la vie des militants de Jabhat al-Nusra qui auraient eu du mal autrement à garder leurs positions. Il convient de rappeler qu’en septembre 2015, l’ancien chef de la CIA, David Petraeus, l’un des parrains de la guérilla étasunienne, a exhorté la Maison Blanche à combattre État islamique côte à côte avec Jabhat al-Nusra.

Après six années de guerre perpétuelle, le conflit en Syrie est loin d’être aussi civil que l’on veut nous le faire croire, c’est un conflit entièrement mené de l’extérieur, et non pas de l’intérieur. La Syrie est devenue une sorte de nœud gordien, un endroit où les intérêts de la Russie, de la Chine, de l’UE, de la Turquie, de l’Iran, de l’Arabie saoudite et des États-Unis ont été incroyablement embrouillés.

A ce stade, Washington est totalement incapable de discuter de tout règlement politique sérieux en Syrie, car il considère tout processus de paix dans ce pays déchiré par la guerre comme le signe avant-coureur de la présence permanente de Moscou, de Pékin et de Téhéran dans la région et de la mise en place de plusieurs routes de l’énergie qui donnerait à ces États l’influence et la richesse dans la région, pour l’avenir, et signifiera qu’il n’y aura pas de place à table pour les avides défenseurs de démocratie occidentaux.

Voilà pourquoi les États-Unis se sont opposés si vigoureusement à la publication des détails de l’accord de cessez-le-feu russo-américain et ont gardé la discussion sur l’accord aussi loin que possible de l’ONU, de peur qu’il puisse y avoir une résolution de l’ONU adoptée qui rendrait obligatoire de s’y conformer.

Voilà aussi pourquoi, tout en gardant à l’esprit son plan d’ensemble, Washington a utilisé le territoire syrien pour commencer la plus grande guerre indirecte de l’Histoire moderne, si elle continue sa transformation actuelle en une confrontation armée directe avec la Russie. Un total de 80 États se battent à la fois directement et indirectement en Syrie. Ce n’est pas un hasard si le 23 mai 2003, au lieu de rassembler les forces irakiennes en une seule grande unité, l’administration d’occupation américaine a dissous l’armée irakienne, créant ainsi les conditions préalables à la montée d’EI. En janvier 2012, au milieu de la guerre civile syrienne, la CIA a créé une branche d’sl-Qaïda en Syrie – le fameux Jabhat al-Nusra. Ce n’est plus un secret que les militants de ce groupe terroriste, à différents moments, ont été soignés dans les hôpitaux turcs et israéliens – deux États satellites fidèles à Washington. Ces étapes ont été suivies par l’approbation de l’invasion de la Syrie par l’armée turque, qui a été lancée le 20 août dernier.

Pour créer les conditions préalables à un conflit armé ouvert avec la Russie, Washington a lancé une campagne massive de propagande, visant à discréditer Moscou sans arrêt. Il suffit de se rappeler le soi-disant scandale de dopage et des révélations que le président ukrainien Petro Porochenko a fait de la présence présumée de plus de 30 000 soldats et des centaines de chars russes dans l’est de l’Ukraine. Et même si ces allégations sont ridicules et sans fondement, Washington les répète, comme s’il n’avait aucun moyen de suivre quelques centaines de tanks partout sur la surface de la Terre et de fournir des preuves irréfutables au public. Et encore, nous entendons ces accusations au sujet de l’implication présumée de Moscou dans la chute du Boeing de la Malaysian Airlines sur le Donbass et bien d’autres accusations. La liste continue. En regardant toutes ces étapes, on ne peut s’empêcher penser au génie de la propagande nazie – Joseph Goebbels – qui conquit la perception du public par la répétition continue de mensonges pourtant transparents, même le jour de l’invasion de la Russie par les nazis.

Martin Berger

Article original publié sur New Eastern Outlook

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Les USA menacent d’« attaques dans les villes russes »

Publié le par Felli Bernard

Les USA menacent d’« attaques dans les villes russes »

Les USA menacent d’« attaques dans les villes russes »

Publié par wikistrike.com sur 30 Septembre 2016, 11:49am

Catégories : #Politique internationale

Imaginons un instant Maria Zakharova, porte parole du Ministre des Affaires Etrangères de Russie, déclarer « Si les Etats-Unis continuent à soutenir les terroristes, ils pourraient subir des attaques dans les villes américaines ». Imaginez le tollé des Américains et de leurs roquets européens, imaginez les titres des médias occidentaux « La Russie menace d’attaquer les Etats-Unis », etc…

Eh bien lors de son point de presse quotidien du 28 septembre, John Kirby, porte-parole du Département d’Etat américain (State Department) a directement menacé la Russie d’attaques dans ses villes si la Russie ne cesse pas de soutenir le Président Assad.

Voici sa déclaration exacte: « The consequences are that the civil war will continue in Syria, that extremists and extremists groups will continue to exploit the vacuums that are there in Syria to expand their operations, which will include, no question, attacks against Russian interests, perhaps even Russian cities, and Russia will continue to send troops home in body bags, and they will continue to lose resources – even, perhaps, more aircraft. »

En français: « Les conséquences (de l’aide Russe, voir la totalité de sa déclaration ici) seront que la guerre civile continuera en Syrie, que les groupes extrémistes profiteront du chaos en Syrie pour étendre leurs opérations, ce qui impliquera des attaques contre les intérêts Russes, peut-être même les villes Russes. La Russie continuera à renvoyer ses troupes dans des sacs mortuaires et ils continueront de perdre leurs ressources matérielles, sans doute plus d’avions »

Le chantage américain est clair: Soit la Russie cesse de soutenir Assad soit…

On notera que dans le même temps les Etats-Unis « menacent » de cesser toute concertation avec la Russie concernant les opérations en Syrie, n’appréciant visiblement pas que leurs protégés, les fameux « terroristes modérés », soient en totale déroute grâce aux opérations conjointes de la Syrie et de ses deux seuls intervenants légitimes, la Russie et l’Iran.

Il est certain que la Russie ne répondra pas à cette menace autrement qu’en confirmant sur le terrain son soutien au gouvernement syrien, c’est à dire en poursuivant les opérations d’anéantissement de tous les groupes terroristes, y compris ceux soutenus par les Occidentaux. Et concernant les menaces directes d’attentats dans nos villes de Russie, les américains devraient tout de même faire preuve de prudence: Ce sont eux-mêmes qui ont annoncé il y a quelques semaines « savoir » que la Russie maintient un très grand nombre d’« agents dormants » aux Etats-Unis… Et ceci, ni Maria Zakharova ni aucun officiel Russe n’aura besoin de le dire.

Иван Михайлович Фраков

Mise à jour, 13h: Réaction du Kremlin aux « menaces de terrorisme en Russie »:
http://www.rbc.ru/politics/29/09/2016/57ece35f9a7947986df7a5c2

source: https://rusreinfo.ru/fr/2016/09/les-usa-menacent-d-attaques-dans-les-villes-russes/

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Dimitri Casali : « Nos élites ne défendent plus l’intérêt général parce qu’elles ont honte de la France ».

Publié le par Felli Bernard

Bel exemple de l’incapacité, l’incompétence, la mauvaise volonté des « élites » qui mènent le pays à la catastrophe.
Bel exemple de l’incapacité, l’incompétence, la mauvaise volonté des « élites » qui mènent le pays à la catastrophe.

Dimitri Casali : « Nos élites ne défendent plus l’intérêt général parce qu’elles ont honte de la France ».

26 septembre 2016 | Polémia

Dimitri Casali, historien, entretien

♦ Atlantico : L’idée même d’un débat sur la notion d’identité française est depuis plusieurs années critiquée par bon nombre de personnalités politiques et intellectuelles. Pourquoi l’identité française est-elle perçue négativement par certaines de nos élites ? Quels sont les ressorts de cette opposition ?

Dimitri Casali : Il existe depuis une vingtaine d’années une véritable détestation des valeurs constitutives de l’identité française au sein même de nos élites politiques et médiatiques. La culture, l’histoire de France, la langue (écoutez le président Hollande et sa manie de redoubler le sujet au début de chacune de ses phrases) et ses symboles nationaux sont constamment dévoyés ou dénigrés. A l’exemple de Christiane Taubira traitant notre hymne de «karaoké d’estrade», de Thierry Tuot, haut conseiller d’Etat, prônant la fin de l’intégration ou encore l’acteur Lambert Wilson, s’exprimant à propos de la Marseillaise sur la radio RTL, et rabâchant les âneries habituelles bourrées de contrevérités historiques : «les paroles sont épouvantables, sanguinaires, d’un autre temps, racistes et xénophobes».

Alors que dans le monde entier, notre hymne incarne, non pas un chant d’asservissement, mais un chant de liberté et de libération.

Ces inepties dissimulent mal l’ignorance crasse et l’inculture de nos élites politiques ou médiatiques. La vérité est que nos élites ne défendent plus l’intérêt général parce qu’elles ont honte de la France. A l’inverse, je suis très frappé de voir à quel point les élites britanniques sont fières de leur nation !

Depuis 20 ans, à l’opposé de leurs prédécesseurs qui ont reconstruit la France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les hommes qui nous gouvernent sont convaincus que la France est née uniquement des valeurs universelles positives qu’elle incarne aujourd’hui. Ce qui est historiquement faux. Depuis 20 ans, nos dirigeants révisent le passé pour ne célébrer ou critiquer que des événements ou des personnages incarnant soit le bien, soit le mal. Dès lors, ils éliminent toute la complexité de l’Histoire. Une nouvelle fois, ils «égalitarisent» pour éviter à tout prix tout culte de la personnalité ou du héros qui pourrait mettre en relief leur propre médiocrité. On nie Jeanne d’Arc pour Hollande, la laissant au seul Front National, on gomme Napoléon pour Chirac, on ignore Louis XIV à nouveau pour Hollande. Le manichéisme est érigé en nouveau paradigme avec d’un côté le bien, avec les valeurs de la France, les déclarations des droits, et de l’autre le mal avec nos grands conquérants, le colonialisme, Vichy. Cette attitude est imposée par la perspective de donner une version politiquement correcte à toutes les nouvelles composantes de notre population. Il y a désormais une version binaire de l’Histoire avec une bonne histoire «blanche et immaculée» d’une part, s’opposant à une histoire noire, mauvaise et partiale, d’autre part…

Dans son livre Désintégration française, Dimitri Casali revient sur les causes du déclin français. Un déclin qui trouve sa source notamment dans l’effondrement de notre système éducatif et de notre modèle d’intégration.

En novembre 1997, le Premier ministre, Lionel Jospin, interpellé à l’Assemblée nationale, avait, en digne héritier du modèle soviétique – et trotskyste -, fini par refuser d’admettre, hors de lui, «un signe égal entre le nazisme et le communisme…» Et ses 80 millions de morts, alors ! Un bel exemple d’aveuglement idéologique. De Gaulle et Mitterrand portaient, eux, un jugement bien plus savant, à la fois éclairé et éclairant, sur notre histoire. L’un déclarant : «Pour moi, la France commence avec Clovis», l’autre en 1982 : «Un peuple qui n’enseigne plus son histoire est un peuple qui perd son identité» ou encore, au sujet de la repentance, «Je considère que c’est une demande excessive, de gens qui ne sentent pas profondément ce que c’est d’être Français et l’honneur de l’Histoire de France. C’est l’entretien de la haine, et ce n’est pas la haine qui doit gouverner la France.» Imprégnés l’un et l’autre d’une immense culture historique, ils possédaient une hauteur de vue qu’ignorent leurs pâles successeurs.

Aujourd’hui, nos élites capitulent sur nos fondamentaux culturels à la moindre offensive comme on le voit avec François Hollande. Faire aimer la France, ce serait par conséquent et avant tout faire aimer leur propre histoire à nos dirigeants eux-mêmes…

Dans votre ouvrage, vous fustigez une école incapable d’apprendre à lire, écrire, compter ainsi qu’un collège unique qui représente «un creuset des inégalités». Vous estimez également que la nouvelle réforme du collège va accentuer la médiocrité. Comment justifiez-vous votre analyse ? Quelles sont, selon, vous les causes profondes qui ont mené à ce diagnostic que vous dressez aujourd’hui ?

Apprendre à lire, écrire et compter certes, mais l’Ecole échoue aussi dans sa mission chaque fois qu’elle ne sait pas faire de ces élèves des Français, c’est-à-dire des citoyens fiers de leur appartenance à la Nation, enrichie de leurs histoires personnelles. De 1881 à 1981, nos Hussards de la République avaient réussi à faire de la France un des pays les plus instruits au monde, où le système éducatif était un des moins inégalitaires de la planète et où l’ascenseur social devait le moins à la naissance. La nouvelle réforme s’annonce catastrophique. Nous étions encore 10e au classement PISA en 2000, nous sommes désormais 25e ! La réforme de l’école n’est pas faite au nom de l’égalité mais au nom de l’égalitarisme, du nivellement par le bas et de la médiocrité.

Elle choisit d’accompagner la désintégration de la société plutôt que de se poser en digue protectrice. Les anciennes disciplines classiques sont réduites pour promouvoir des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (les fameux EPI), mais aussi l’abaissement du Latin et du Grec, la réduction des classes bilangues, la suppression des classes européennes, toutes des filières d’excellence… Alors que pendant plus de cent ans la recherche de l’excellence et la méritocratie ont caractérisé la France. Les plus aptes à gouverner, à inventer, à diriger le pays avaient suivi un enseignement classique souvent éloigné de leur poste de dirigeants. Citons en exemple Georges Pompidou, petit-fils de valet de ferme, Jean Jaurès, fils de petit paysan, Aristide Briand, fils de tenancier de bar à vin, Edouard Herriot, petit-fils de caporal, tous issus de milieux modestes et ont fait de brillantes études, pour la plupart élèves de l’Ecole normale supérieure. Cet «élitisme républicain» permit de donner une base au recrutement des classes dirigeantes par la méritocratie. Durant leurs classes préparatoires, tous ont fait leurs humanités en acquérant une excellente culture générale que ce soit en histoire, en sciences ou même en latin… D’Henri Bergson à Georges Charpak, tous ont pu faire des études supérieures grâce aux examens et aux concours, des bourses mises en place par l’école républicaine. Il s’agissait de permettre aux meilleurs de s’en sortir et d’être des exemples pour les autres, de sorte qu’ils pouvaient dire avec fierté : je suis fils d’ouvrier artisan, et j’ai passé des concours que j’ai réussis !

Un autre des symptômes les plus évidents de cette maladie qui ronge la France est cet acharnement, cette hargne qu’ont nos élites à déconstruire notre passé pour faire croire à nos enfants que les Français ont tous été d’horribles esclavagistes au XVIIIe siècle, d’infâmes colonisateurs au XIXe siècle et uniquement des collabos au XXe siècle…. On joue la carte de la culpabilisation, voire de la criminalisation de l’Histoire de France. Les sujets, tel que l’Islam, la traite négrière, la colonisation, sont obligatoirement étudiés, – les autres comme le christianisme médiéval, l’humanisme et les Lumières – sont réduits à la portion congrue.

Non seulement ces thèmes se retrouvent à tous les niveaux mais on leur adjoint dès l’école primaire «l’histoire des mouvements de population», ce qui inclut l’esclavage et la traite négrière, les colonisations et décolonisations, les immigrations économiques, les réfugiés, les migrations liées aux Printemps arabes et celles des Roms. Et tous cela au détriment de notre histoire de nos grands personnages et évènements. Même un évènement comme le débarquement en Normandie du 6 juin 1944 ne sont plus appris…

Vous faites le constat que le système d’intégration français, basé sur l’assimilation et à l’opposé du multiculturalisme britannique, est en panne. Par quels moyens pourrait-il être relancé ?

Pendant plus de 200 ans l’ «intégration à la française» a réussi au-delà de nos espérances. Intégrer les immigrés belges, polonais, italiens, portugais, serbes, juifs d’Europe de l’est ou musulmans de première génération et deuxième génération n’a jamais été le résultat d’une conversion miraculeuse à la francité. Cela s’est passé au contraire par des expériences extrêmement douloureuses au moins dans les premiers temps. Mais l’on peut dire globalement que creuset français a merveilleusement fonctionné pendant ces deux siècles, et pourrait continuer de le faire si l’on restait ferme sur nos valeurs fondamentales. Tous ces immigrés – simples ouvriers, réfugiés politiques, artistes, hommes de sciences et intellectuels de tous bords –, hommes ou femmes, avaient choisi de devenir Français. Aujourd’hui, on ne cesse de parler du «vivre-ensemble» mais la réalité est que justement plus personne ne veut vivre ensemble – notion floue qui se résume à une mosaïque identitaire recouvrant l’occultation de tout ce qui pourrait contrarier certaines communautés. Attentats islamiques, banlieues aux bords de l’implosion, école, immigration, Etat en déliquescence, économie, corporatisme, c’est toute la République et la notion de «vivre-ensemble» qui sont à reconstruire. Les événements que traversent notre pays vont certainement changer la face de la fin du quinquennat de François Hollande.

La politique d’immigration menée par nos gouvernements successifs a conduit à la reconstitution des sociétés d’origine sur le sol d’accueil, rendant ainsi l’intégration traditionnelle chimérique. Désormais, l’inquiétude identitaire au sujet de l’immigration massive est devenue un des thèmes majeurs de questionnement de notre société. C’est le sujet le plus important de l’Histoire de France, tous siècles compris. Moins marqué politiquement, il va désormais au-delà des familles idéologiques. Cependant, son traitement est de moins en moins sensible à l’auto-culpabilisation que l’on nous assène depuis une vingtaine d’années. Plus que jamais, l’enseignement de l’Histoire de France est fondamental pour ancrer nos principes fondateurs dans la tête de tous nos concitoyens, pour inscrire l’amour de son pays, sentiment irraisonné comme le sont tous les sentiments, dans le cœur de chacun. Plus que jamais, il est nécessaire de s’inscrire dans le flux d’une histoire qui plonge dans le plus lointain passé, donne sens au présent, et éclaire l’avenir. Par sa richesse culturelle, intellectuelle, spirituelle, la France possède les clés pour empêcher sa fragmentation en communautés opposées.

À tous, il faut faire découvrir les grandes œuvres françaises, ouvrir les portes de Versailles, de l’Hôtel des Invalides, du Louvre. À tous, je souhaite que la France puisse devenir ce qu’elle est pour moi : une seconde mère, (moi, qui suis d’origine italienne) à laquelle un lien indéfectible m’attache. De sorte que tous, dans les crises que nous traversons, choisiront de la défendre. Le pays a besoin de retrouver sa foi, son dynamisme, son enthousiasme. Enseignons à nos enfants ce qu’est leur pays, son Histoire, ses institutions et ses valeurs. Beaucoup de Français ont sacrifié leur vie pour ça. Nous devons nous en souvenir et être fidèles à la mémoire de ces millions de morts. Cocteau disait : «les vrais tombeaux des morts sont les cœurs des vivants». Notre Histoire, plus que la morale laïque ou l’éducation civique, sera la clé de l’intégration. Transmettons l’envie de réussir à tous les jeunes de France, d’où qu’ils viennent. Apprenons à nos élèves à être fiers d’eux-mêmes car la vraie mémoire est celle qui regarde résolument vers l’avenir. L’historien Michelet l’a écrit : « Plus l’homme entre dans le génie de sa patrie, mieux il concourt à l’harmonie du globe ; il apprend à connaître cette patrie, et dans sa valeur propre, et dans sa valeur relative, comme une note du grand concert, il s’y associe par elle, en elle il aime le monde. La patrie est l’initiation nécessaire à l’universelle patrie… »

Dimitri Casali
4/09/2016

Dimitri Casali, historien, spécialiste de l’enseignement de l’Histoire, est l’auteur de Désintégration française (JC Lattès, 2016), du Nouveau manuel d’histoire (La Martinière, 2016), de L’Empire colonial français (Gründ, 2015), d’Ombres et Lumières de l’Histoire de France (Flammarion, 2014), du manuel Lavisse-Casali Histoire de France, de la Gaule à nos jours (Armand Colin, 2013), et de L’Histoire de France interdite. Pourquoi ne sommes-nous plus fiers de notre histoire (Lattès, 2012). Il collabore régulièrement avec la presse écrite, la radio, la télévision.

Source : Atlantico.fr

Correspondance Polémia – 26/09/2016

Image : Bel exemple de l’incapacité, l’incompétence, la mauvaise volonté des « élites » qui mènent le pays à la catastrophe.

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RT @infos140: 🔴ALERTE FRANCE-IRAK-EI Depuis...

Publié le par bernard felli

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La Russie se déploie militairement en Iran

Publié le par Felli Bernard

La Russie se déploie militairement en Iran

La Russie se déploie militairement en Iran

19 août 2016 JP Algarath

par Valentin Vasilescu

Les dirigeants et les médias occidentaux sont désarçonnés par l’installation d’une base militaire russe en Iran, comme ils l’avaient été lors de leur installation en Syrie, en septembre 2015. Pourtant, ces deux déploiements avaient été très longuement préparés, depuis novembre 2015 pour l’Iran, depuis juin 2012 pour la Syrie. Même si elle n’est pas destinée à être permanente, la base d’Hamadān atteste du changement de statut international de la Russie, désormais présente au-delà de sa zone d’influence traditionnelle.

RÉSEAU VOLTAIRE | BUCAREST (ROUMANIE)

Le 30 septembre 2015, la Russie a déployé un groupe de bombardiers de combat sur la base aérienne de Hmeymim pour débuter la campagne de bombardements contre les jihadistes en Syrie. Le 23 novembre 2015, le président Vladimir Poutine a effectué une visite en Iran. Il est supposé que, durant cette visite, il avait demandé l’autorisation d’utiliser la base aérienne de Hamadān pour au moins une escadrille de bombardiers lourds Tu-22M3 russes qui devait opérer en Syrie. Les conditions de livraison des missiles anti-aériens russe S-300 à l’Iran contenaient l’autorisation d’utilisation par les Russes de cette base aérienne. Poutine voulait que ces systèmes S-300 prennent sous leur protection les bombardiers lourds russes déployées en Iran. Par ailleurs, la version livrée de S-300 à l’Iran est la plus puissante (S-300 PMU2), étant proche de la performance du S-400.

Jusqu’à la Révolution islamique de 1979, les États-Unis avaient créé en Iran des infrastructures d’aérodromes ultra-modernes disposant de groupes techniques dans des bunkers capable de faire fonctionner, armer et maintenir des bombardiers lourds B-52 et des bombardiers supersoniques B-58 en cas de conflit avec l’URSS. Par conséquent, les bombardiers lourds Tu-22M3, à géométrie variable, avec une vitesse maximale de 2 300 km/h et un équipage composé de quatre membres, disposent en Iran de bien meilleures installations qu’en Syrie ainsi que pour les munitions. Et la Russie possède plus de 70 bombardiers de ce type. Deux bombes accrochées sur des bombardiers légers Su-24, Su-25 et Su-34, peuvent être assemblées et testées électroniquement sur la plate-forme de la base aérienne de Hmeymim. Mais quand il s’agit de 40 à 90 bombes à embarquer dans la soute d’un bombardier Tu-22M3, il faut projeter un groupe technique spécial, de nombreux armuriers et des outils spécialisés.

À la fin juillet 2016, l’armée arabe syrienne a réussi à couper la route d’accès de Castello qui relie Alep au gouvernorat d’Idlib au nord-ouest de la Syrie occupée par les jihadistes. La manœuvre de l’armée arabe syrienne a isolé un groupe de 10 000 combattants à l’est d’Alep. Les mercenaires ont réussi à transférer en une nuit à Idlib environ 10 000 autres combattants qui ont commencé deux contre-attaques dans le nord-ouest et au sud d’Alep, pour briser l’encerclement.

Bien que des avions de reconnaissance sans pilote russes aient détecté très tôt des formations de plusieurs colonnes de transport massif de troupes, d’approvisionnement de munitions et de blindés, les quelques bombardiers russes ne pouvaient agir que sur l’une d’entre elles. Commence alors la course sur les 55 km qui séparent Idlib de Alep, sachant il faut 1 h 15 aux camions et au matériel blindé des jihadistes pour les franchir.

Les quelques bombardiers russes restants à la base aérienne de Hmeymim (Su-24 et Su-25), après que les Russes aient échoué dans leur tentative d’imposer un cessez-le-feu (27 février 2015) peuvent exécuter chaque jour 2 à 3 sorties, chaque avion ayant besoin d’un minimum de trois heures pour se ravitailler et des armes pour revenir au-dessus de la cible à neutraliser. Ces avions sont armés chacun de 2 à 4 bombes intelligentes d’une grande précision (KAB-250 S/LG de 250 kg KAB-500 L/Kr de 500 kg et KAB-1500 L à guidage laser ou KAB-1500 Kr guidée par caméra TV). Chaque avion peut également être équipé de missiles air-sol guidés de type Kh-29 L/T et T Kh-25 T (guidés par faisceau laser ou une caméra TV), lancés à partir d’une distance de 10 à 12 km de la cible.

Il est connu que les jihadistes continuent à opposer une résistance farouche aux troupes terrestres syriennes, en raison de la protection offerte par les tunnels souterrains qu’ils avaient creusés, de l’utilisation des terrains fragmentés au nord-ouest de la Syrie, et des armes antichars modernes états-uniennes, avec lesquels ils ont été formés. Dans une analyse publiée sur Réseau International le 2 décembre 2015, nous soutenions que la Russie avait fait une grosse erreur en hésitant à apporter au moins 30 bombardiers lourds Tu-22M3, Tu-95MS et éventuellement Tu-160 dans un pays voisin, où les avions pourraient exécuter des vols quotidiens, trois frappes chacun. L’action des bombardiers lourds vise à la destruction des infrastructures des jihadistes, y compris le stockage des armes et des munitions dans la province d’Idlib et dans le nord de la province d’Alep, et également la destruction des jihadistes. Les objectifs des bombardiers lourds russes sont disposés sur une bande de 20 à 30 km de profondeur et longue de 70 à 80 km, le long de la frontière syrienne, dans les gouvernorats d’Alep, Idlib et Lattaquié.

C’est seulement après avoir nettoyé cette bande frontalière par des bombardements qu’elle pourrait être sécurisée par l’armée arabe syrienne et que les bombardements de l’aviation russe pourraient être étendus à d’autres régions de la Syrie. Contrairement aux bombardiers tactiques Su-24, Su-25 et Su-34 utilisés par les Russes en Syrie, un bombardier lourd russe Tu-22M3 couvre avec un tapis de bombes une superficie équivalente à plusieurs terrains de football dans une mission. Par exemple, lors de l’invasion de l’Irak en 2003, la coalition menée par les USA a utilisé environ 1 400 avions de combat, et dans les premiers jours de l’opération, ils ont utilisé plus de 100 bombardiers lourds états-uniens B-2, B-52 et B-1B.

Le 15 août 2016, Al-Masdar News a publié des photos des trois premiers bombardiers lourds russes Tu-22M3 déployés sur la base aérienne d’Hamadān dans l’ouest de l’Iran. Le lendemain, des avions Tu-22M3, ainsi que quatre bombardiers légers Su-34 ont bombardé des cibles des groupes État islamique et Jabhat al-Nusra/Jabhat Fatah al-Sham dans Seraquib (5 km à l’est de Idlib), Al-Bab (nord-Est du gouvernorat du d’Alep) et Deir ez-Zor.

Auparavant, des formations d’avions russes Tu-22M3 (qui, en pleine charge ont une portée de 2 500 km) avaient réalisé des frappes aériennes en Syrie, en décollant de la base aérienne de Mozdok (Ossétie du Nord), volant au-dessus de la mer Caspienne, l’Iran et l’Irak. Étant proche de la limite de la plage tactique, la quantité de bombes (9 000 à 12 000 kg) a été réduite à un tiers pour pouvoir transporter une plus grande réserve de carburant. La distance entre les cibles bombardées en Syrie et la base aérienne Mozdok est de plus de 2 300 km qui est parcourue en près de trois heures. En utilisant la base aérienne iranienne de Hamadān, la distance est divisée par trois, soit 700 km. Souvent, durant les trois heures qui suivent le décollage de Russie des bombardiers russes, leur trajet est découvert par les satellites d’une grande puissance mondiale qui prévient les groupes jihadistes de l’imminence d’une attaque aérienne russe. Cela leur donne le temps de rentrer dans les tunnels souterrain dont ils disposent.

Le 23 novembre 2015, un bombardier Su-34 russe effectuait facilement un atterrissage sur la base aérienne de Hamadān. L’avion, très probablement en route vers la Syrie, a dû avoir une défaillance technique et a préféré atterrir en toute sécurité à Hamadān. Il a attendu sur place l’équipe technique qui est arrivée le lendemain, à bord d’un avion-cargo IL-76 pour réparer la panne. Les deux avions ont ensuite quitté la base aérienne Hamadān.

Il est possible que le déploiement des bombardiers lourds russes sur la base aérienne de Hamadān ait été reporté jusqu’à ce que tous les cinq bataillons de missiles antiaériens de longue portée russes, livrés à l’Iran à partir du 15 avril 2015, soient devenus opérationnels et que leurs équipages aient terminé leur formation en tir réel. L’un des cinq bataillons de S-300 a été localisé au sud de Téhéran, soit à moins de 100 km de la base aérienne de Hamadān. Les bombardiers russes au sol sont donc protégés par des missiles iraniens S-300. Le système S-300 se compose de huit lanceurs sur un châssis de camion, chacun avec quatre missiles sur la rampe. Il est capable de suivre 100 cibles aériennes et d’engager le combat avec 12 à 36 d’entre eux à une distance de plus de 200 km.

Valentin Vasilescu

Traduction
Avic
Réseau International

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Un commentaire sur “La Russie se déploie militairement en Iran”

gunsbourg dit :

19 août 2016 à 17 h 14 min

Et pas que là extrait 18/09/2016 :
“L’accumulation du groupe permanent des troupes dans l’Arctique est en cours”, a déclaré le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou. “Cela permettra d’élargir les capacités des forces armées pour assurer la défense des intérêts nationaux dans la région.”
Moscou rouvre anciens terrains d’aviation et les bases militaires sur les îles Nouvelle-Sibérie et la Nouvelle-Zemble, Terre Franz Josef et archipels Severnaya Zemlya – et en construire de nouvelles.
Il a également déployé des sous-marins supplémentaires, navires de patrouille, des brise-glaces à propulsion nucléaire, les systèmes anti-aériens et des avions militaires dans le Nord. À grande échelle et des exercices militaires inopinées sont effectuées à proximité de voisins du Nord, avec l’intensité des patrouilles aériennes et sous-marines dans la région aurait atteint des niveaux jamais vus pendant la guerre froide.
en VO:
http://www.marinelink.com/news/military-presence-russia414128.aspx
MT* français:
https://translate.google.be/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.marinelink.com/news/military-presence-russia414128.aspx&prev=search
(*MT= mal traduit)

La Russie se déploie militairement en Iran

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Le Combat Final qui voit la mise à Mort de l’Establishment Américain par les Élites Mondialistes

Publié le par Felli Bernard

Le Combat Final qui voit la mise à Mort de l’Establishment Américain par les Élites Mondialistes

Le Combat Final qui voit la mise à Mort de l’Establishment Américain par les Élites Mondialistes

29 septembre 2016 JP Algarath

Ce texte vise à réveiller les données d’observation des dissidents résistants en leur soumettant la grille de décodage qu’ils ont sans doute loupé.

La lutte à mort entre ces deux élites a commencé à la chute du mur de Berlin et de l’URSS, aux environs de 1990, il y a plus d’un quart de siècle. Elle est à la fois de proportions épiques et pourtant passe inaperçue du grand public bien sûr, et surtout des dissidents du monde alternatif.

Cette lutte à mort a connu des épisodes qui n’ont aucunement été interprétés par les observateurs, et elle bat son plein en ce moment mais arrive à son point culminant.

Les élites mondialistes, les banquiers internationaux chercheurs de rente, existent depuis le milieu du 18ème siècle avec Mayer Amschel Bauer dit Rothschild. Cette élite a pris possession de l’Amérique avec la guerre de sécession et a investi le monde américain de la finance, des affaires et de l’industrie avec l’aide subordonnée de JP Morgan aux Rothschild vers 1914 et la création inespérée de la Réserve Fédérale Américaine, la FED.

En 1914 les élites mondiales ont choisi de s’allier avec les élites américaines de l’establishment, l’État Profond, pour changer le système financier mondial de la Livre anglaise au dollar US, qui prendra une quinzaine d’années en parallèle avec la Livre pour devenir seul maître à bord.

Avec la création de la Banque des Règlements Internationaux de Bâle plus tard, les élites mondialistes dont le cœur est à la City de Londres ont construit un système élaboré à Bretton-Woods en 1944, en complétant les mécanismes économiques et financiers avec le FMI, la Banque Mondiale, l’OMC, etc.

Ce fut le dollar américain qui fut choisi pour monnaie principale de paiement dans le monde, d’abord adossé à l’or et ensuite avec Nixon en 1971 coupé du métal jaune. À l’époque de Bretton Wood les US représentaient 55% du PIB mondial.

Ce fut l’histoire d’amour entre les élites mondiales des banquiers internationaux chercheurs de rente et les élites américaines, l’establishment de l’État profond. Avec la puissance du dollar qui s’affirmait, compte-tenu de son utilisation exclusive pour le paiement des ressources et donc du pétrole et du quadruplement de son prix en 1973 imposé par les US à l’Arabie Saoudite, les élites américaines se sont démarquées des élites mondialistes de la City.

La FED, 100% aux mains de cette élite mondialiste, fut attaquée par JF Kennedy. Le 4 Juin 1963 JFK a fait émettre des dollars non soumis à la FED. Il a signé l’Executive Order numéro 11110 qui ôtait à la FED donc aux élites mondialistes le pouvoir d’émettre de la monnaie et de la prêter contre intérêts au gouvernement américain. Kennedy agissait pour le compte de l’Establishment US contre les élites mondiales des banquiers chercheurs de rente de la City de Londres. Quelques mois après il était assassiné le 22 Novembre 1963 à Dallas.

Cette tentative de Kennedy fut un premier essai dans la guerre des élites.

Depuis le décrochage de l’or du dollar US les Américains s’en sont donnés à cœur joie, avec les deux clans, les deux élites, agissant de concert. La FED crée ex-nihilo des dollars, et les profits gigantesques résultant des guerres (Vietnam), du complexe militaro industriel, sont partagés entre les 2 élites.

Les Etats-Unis sont devenus au fil des années extrêmement puissants et incontrôlables. Du point de vue du reste du monde qui détient des quantités considérables de dollars dans leurs réserves de change, toute création nouvelle de dollar déprécie leurs dollars à eux.

Du fait de la mise en évidence du paradoxe de Triffin vers 1960, du fait du risque pour l’élite mondiale de perdre la préséance sur les US et de savoir qu’avec le paradoxe de Triffin le dollar sera un jour inopérant comme réserve de change, les élites mondiales mettent la Chine dans les pattes de l’économie américaine.

La Chine, au fil des années, prend du pouvoir et le yuan doit être utilisé du point de vue des élites mondiales pour contrer le dollar US, entrer dans une monnaie mondiale, les DTS / SDR, qui vont remplacer le dollar US et dompter de façon magistrale l’élite américaine, l’Establishment de l’État profond.

En 2009 le gouverneur de la Banque Centrale de Chine écrit au FMI pour suggérer l’utilisation des DTS comme monnaie mondiale. En 2010 lors du rendez-vous du FMI qui a lieu tous les 5 ans (2010-2015-2020, etc.) les DTS sont adoptés par tous les 186 pays du monde et aussi par les US qui, cependant, dit que le Congrès va devoir avaliser dans les semaines qui viennent. Rien ! Si bien que fin 2015 le Congrès n’a toujours pas avalisé.

En Novembre 2014 les élites mondiales font exploser le prix du pétrole, ce qui fait que cela assèche les flux en dollars. DSK en 2011 se fait enfermer par l’Establishment Américain car il est du FMI, donc de l’élite mondiale, et veut promouvoir les DTS au détriment des dollars. Saddam Hussein, Kaddafi se font éjecter par les élites américaines et leur machine de guerre, et Christophe de Marjorie qui voulait promouvoir d’autres monnaies pour payer le pétrole mondial se fait assassiner par l’Establishment.

Fin 2015 l’Institut Petersen et le FMI publient leur fameux plan B pour contourner le refus du Congrès de contresigner l’accord du FMI sur les DTS. Début 2016 les Américains, poussés par Obama qui a le droit de surpasser le Congrès, acceptent finalement les DTS, qui signent l’arrêt de mort du dollar US et des US.

Un accord de compensation est trouvé pour que l’Establishment s’en sorte financièrement, et les élites mondiales des banquiers chercheurs de rente, qui ont GAGNÉ, mettent l’Establishment à sa botte.

Les US se sauvent de leurs guerres car Poutine est bien au courant de cette issue entre la guerre des élites. Les Chinois roulent à 100% pour l’élite mondiale à laquelle ils appartiennent corps et âme et ils sont aussi 100% les ennemis de l’élite américaine.

La fin de la préséance de l’élite américaine est proche, et Hillary Clinton les représente, contre Trump qui représente l’élite mondiale.

Cette semaine l’Establishment américain vient d’imposer au FMI de prêter de l’argent en Ukraine pour des raisons politiques et donc d’accepter que l’Ukraine fasse défaut sur sa dette aux Russes.

Le FMI, organe de l’élite mondiale mais où les US ont encore un droit de veto et plus de 40% à dire, a menacé depuis mi 2015 de dégrader fortement les US du FMI pour les ramener vers 10% et éliminer leur droit de veto.

C’est le sort qui attend les US. Mais cet animal a encore 900 bases militaires dans le monde et une quantité astronomique d’armements nucléaire.

L’empire Russe a explosé. L’empire américain explose dans une redite de l’Histoire.

Du point de vue de nous, les dominés, c’est superbement bon que les US aillent devenir très vite un pays dompté. C’est superbement mauvais que les élites mondiales des banquiers chercheurs de rente introduisent leurs DTS, prélude à une monnaie mondiale, un gouvernement mondial et à une population mondiale décimée pendant les quelques dizaines d’années qui suivent.

Poutine, ce grand homme que j’admire, n’a pu mettre la branlée aux US qu’avec l’accord formel des élites mondiales.

La guerre n’aura pas lieu. Elle n’est pas du tout dans les plans des élites mondiales, qui règnent maintenant en maîtres et qui ont réussi à écarter les prétentions des élites américaines.

Ferzi écrit que les élites mondiales n’auraient pas les moyens de coercition contre les US. Les élites mondiales ne risqueront pas un instant leur vie ou leur bien-être pour que les US s’accrochent à leur faste d’antan et à leur dollar. Elles tueront s’il le faut. Ferzi dit avec raison que l’ours et le dragon sont les armes que les élites mondiales opposent à l’aigle US. Des échauffourées sont susceptibles de se produire. Comme les élites mondialistes Rothschildiennes ont organisé la guerre de secession aux US, ces mêmes élites organiseront l’enterrement de première classe des américains s’ils osent franchir le Rubicon.

De la même façon les élites mondiales qui sont en pleine période de transition sur le remplacement du système financier mondial avec les DTS ne toléreront pas une crise aigüe qui les discréditeraient. Si crise il y aura, ce sera plus tard avec les augmentations de taux courts qui viendront en leur temps, ruinant la moitié de l’humanité.

La grande affaire de la fin du siècle dernier et du début de celui-ci n’est pas la forme du cul de Kim Kardashian, le divorce de Brad et d’Angelina ou les non-résultats électoraux de l’UPR.

C’est le combat de titans entre deux élites super puissantes, des clans mafieux qui se partagent le monde comme les familles de la Cosa Nostra se partagent Chicago, la prostitution, la drogue et les jeux, ou comme les gouvernements, les villes et les nantis nous mangent la laine sur le dos.

Notre destinée à nous c’est de subir jusqu’à l’os, souvent sans rien n’y comprendre. Mon ambition en écrivant ce billet c’est de nous aider à réfléchir ensemble.

L’élite mondiale, qui a eu le dessus haut la main, va déléguer aux élites américaines les rôles d’armées s’il est besoin. Mais l’establishment perd de sa superbe. Les US n’imprimeront plus leur satané dollar à tout va.

Quand à nos politiciens tout petits tout petits, des nains ridicules, ils savent qu’ils sont entre l’arbre et l’écorce et que s’ils ne se font pas flinguer par une élite, ils se feront émasculer par l’autre. Alors ils filent doux et vont encore faire voter les cons pour eux !

L’élite mondiale a des liens forts avec Israël et on ne voit pas comment ce petit pays disparaîtrait de la surface de la terre.

Le pays le plus puissant au monde, les US, viennent de se faire battre à plate couture par les élites mondialistes et leurs SDR / DTS. Et il y a des doux rêveurs et rêveuses parmi les forces dissidentes des sites alternatifs pour oser croire que nous on va les éliminer ! Nous sommes tellement quantité négligeable que ça en est sordide et ridicule. Notre espoir n’est que de s’interposer pour satisfaire notre capacité innée de résistance à l’agression. Nous sommes ici pour cela, et croire le contraire confine à l’inconscience.

Cette démarche est cependant essentielle car elle marque la grandeur de l’esprit humain encore capable de résister. Faute de quoi, la bête mourut dans l’agonie, vidée de son âme, impuissante et inerte. L’humanité l’avait quittée, elle rejoignait la horde des esclaves conquis.

Algarath

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Confirmations

Publié le par Felli Bernard

Confirmations

Confirmations

Après cinq années de guerre en Syrie, les masques sont tombés. La diffusion du texte de l’accord russo-états-unien révèle les intentions cachées des deux Grands : couper la « route de la soie » pour Washington, anéantir les jihadistes pour Moscou. En outre, l’échec de cet accord et les débats du Conseil de sécurité attestent du surréalisme de la rhétorique du président Obama : en cinq ans, il n’est pas parvenu à constituer le moindre groupe d’opposition « modérée » et ne s’est donc pas trouvé en mesure de les aligner, contrairement au texte de l’accord. Les États-Unis ne sont pas en mesure d’honorer leur signature.

L’échec de l’accord russo-états-unien du 9 septembre et les débats du Conseil de sécurité qui ont suivi permettent de confirmer plusieurs hypothèses.

L’objectif stratégique actuel des États-Unis en Syrie est bien de couper la « route de la soie ». En préparant durant de nombreuses années, puis en plaçant au pouvoir le président Xi Jinping en mai 2013, la Chine a fait de la restauration de cet axe historique de communication son but principal. Cependant, la Chine étant devenue le principal producteur au monde, Xi a prévu de la doubler par une « nouvelle route de la soie » passant par la Sibérie et l’Europe orientale avant de rejoindre l’Union européenne.

En toute logique, les États-Unis organisent actuellement deux guerres par proxy, au Levant d’une part, en Ukraine d’autre part. L’installation du chaos en Syrie et au Donbass ne vise pas à satisfaire les théories cyniques de Leo Strauss, mais exclusivement à couper les deux trajets de la route.

Sans surprise, le président ukrainien Petro Porochenko est venu participer au Conseil de sécurité pour soutenir la délégation états-unienne accusant la Russie d’avoir bombardé un convoi humanitaire syrien.

D’autre part, l’accord russo-états-unien prévoyait que les États-Unis sépareraient les combattants « modérés » des « extrémistes » ; puis que ces « modérés » participeraient avec les deux Grands et l’Armée arabe syrienne à la neutralisation des « extrémistes » ; enfin qu’un gouvernement d’union nationale serait formé à Damas, sous la présidence de Bachar el-Assad, intégrant des représentants des « modérés » ayant participé à la bataille finale contre les « extrémistes ».

Or, rien n’a été fait en ce sens. L’engagement du secrétaire d’État John Kerry s’est avéré n’être qu’un vœu pieux. Washington n’a pas trouvé de combattants pour jouer le rôle des « modérés ». En réalité, tous les « modérés » sont des « extrémistes ». Il a donc fallu sauter sur l’occasion —voire l’organiser— du convoi humanitaire brûlé pour échapper à ses propres contradictions. La rhétorique du président Obama selon laquelle il soutient des Syriens qui se battent pour la Démocratie face à un régime qui les réprime ne correspond pas à la réalité. En 2013, le président Vladimir Poutine avait raison de railler les Occidentaux qui considéraient comme « modérés » les cannibales de l’Armée syrienne libre.

Enfin, cet accord manifeste que l’objectif de la Russie est d’anéantir les jihadistes qui se préparent ici à l’attaquer dans le Caucase. La solution négociée était idéale pour Moscou : elle mettait fin aux souffrances de son allié syrien, elle ouvrait une voie de communication pour son allié chinois, et l’assurait d’en finir avec le jihadisme international. A contrario, Moscou vient de vérifier que, depuis la guerre d’Afghanistan, le jihadisme est une arme états-unienne tournée contre lui et que Washington ne va pas l’abandonner. Bien sûr, les nouveaux jihadistes n’en ont pas conscience, mais ceux qui se battent avec l’aide des États-Unis depuis 38 ans ne peuvent pas ignorer n’être que des supplétifs du Pentagone.

Thierry Meyssan

Source
Al-Watan (Syrie)

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/24861-2.pdf

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Source : « Confirmations », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 27 septembre 2016, www.voltairenet.org/article193437.html

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Les pays non alignés… Sur qui ?

Publié le par Felli Bernard

Les pays non alignés… Sur qui ?

Les pays non alignés… Sur qui ?

Pepe Escobar – Le 22 septembre 2016 – Source Strategic Culture

Le sommet des pays non alignés (PNA) s’est réuni à Isla Margarita, au Venezuela, sans la moindre référence dans les médias grand public occidentaux.

De nos jours, les PNA regroupent tous les pays africains sauf le Sud-Soudan, la majorité de l’Amérique latine sauf le Brésil, l’Argentine et le Mexique (qui y sont membres observateurs) et la plupart de l’Asie et du Moyen-Orient (la Chine est un observateur).

Qu’est il sorti de ce formidable rassemblement de nations globalement représentatives ? Apparemment pas grand-chose, sauf un long document que peu de gens liront, rappelant les thèmes habituels de non-ingérence et plaidant pour une paix et une coopération mondiale.

Après que l’Iran a passé le témoin au Venezuela qui dirige les PNA pour les trois prochaines années – années qui seront secouées par des turbulences socio-économico-politiques (voici un bon résumé de là où nous en sommes) – le président Maduro n’a pas hésité à dénoncer l’offensive de Washington contre l’Amérique latine et son administration en particulier, offensive centrée sur des changements de régime par le biais d’une guerre économique. Son diagnostic est globalement exact.

Et cela amplifie les problèmes si vous êtes un non-aligné dans une époque de modernité liquide, digitale. Géopolitiquement et géo-économiquement, vous êtes alors une proie facile pour toutes sortes de manipulations algorithmiques.

La guerre du pétrole, conduite surtout par l’Arabie saoudite et qui repose sur la spéculation électronique, a dévasté l’économie vénézuélienne dont le budget dépend à 96% du pétrole. Le manque de nourriture et de médicaments atteint des niveaux alarmants, tout comme le taux d’inflation, un des plus fort au monde actuellement.

Au cours de réunions parallèles, Caracas a désespérément cherché un consensus pour geler la production de pétrole avant la prochaine réunion cruciale de l’OPEC d’Alger, à la fin du mois. Le gouvernement vénézuélien a correctement analysé que l’OPEC a été politisée pour faire chuter le prix du pétrole pour cette guerre économique saoudienne, dans le but de frapper l’Iran, la Russie et le Venezuela. Maduro demande maintenant que l’OPEC arrête d’opérer sur le marché libre, à cause de cette surproduction.

Mais c’est la manipulation électronique qui décide. Même si la politique, bien sûr, joue encore un rôle : dans les discussions sur le prix du pétrole, mais aussi dans la récente décision du Mercosur d’empêcher le Venezuela d’exercer la présidence temporaire du bloc commercial sud-américain.

Alors, Maduro a, durant ce sommet des PNA, cherché un soutien auprès de ses quelques alliés restants, comme Rafael Correa d’Équateur, Evo Morales de Bolivie et Hassan Rouhani d’Iran. Pourtant, aucun d’eux n’a la possibilité d’influencer le jeu de l’Arabie saoudite et de son maître.

Mais il n’y a pas eu que le Venezuela. D’autres nations ont, pendant ce sommet, accusé les exceptionnalistes d’interférence. C’est la Corée du Nord qui a chopé le pompon, en menaçant de tout faire péter sans prévenir.

Où est le nouveau Sukarno ?

Le début des années 1960 fut l’époque des Nehru, Sukarno, Nasser et Tito. Sans oublier l’événement fondateur du mouvement des PNA, la conférence de Bandung de 1955, hébergée par l’Indonésie de Sukarno. Ce fut là que le gratin de l’ancien Tiers Monde, devenu maintenant le Sud global, Sukarno, Nasser, Nehru, Tito, Ho Chi Minh, Zhou Enlai, Sihanouk, U Thant et Indira Gandhi, adoptèrent une «déclaration pour la promotion de la paix et coopération mondiale» en demandant collectivement de pouvoir rester neutres dans la Guerre froide de l’époque.

L’esprit de Bandung est encore vivant, car les PNA restent engagés contre l’impérialisme, le colonialisme, le néocolonialisme, le racisme, l’interférence et l’agression étrangère, l’occupation et l’hégémonie. On pourrait appeler cela les PNA contre l’Empire. Pourtant, l’empire postmoderne est beaucoup plus subtil dans ses mécanismes d’interférence, utilisant les myriades de déclinaisons de la guerre hybride, des révolutions de couleur aux guerres économique, jusqu’à la dernière farce institutionnelle/parlementaire/judiciaire/médiatique/changement de régime brésilienne.

La Guerre froide continue, ré-étiquetée Guerre Froide 2.0, mettant surtout l’OTAN face à la Russie, en parallèle à l’endiguement de la Chine grâce au Pivot vers l’Asie. La Russie et la Chine sont les deux menaces annoncées ouvertement par le Pentagone, ces deux pays devraient donc, dans un but pragmatique, aligner leur propre partenariat stratégique avec celui des PNA.

L’esprit des PNA les empêche de s’aligner avec une structure géopolitique militaire ; alors que le projet chinois Une Ceinture, une Route (OBOR) progresse, les nouvelles Routes de la soie vont finalement se joindre à l’Union économique eurasienne (UEE) conduite par la Russie ; tout cela est un progrès conforme aux intérêts des PNA.

Ces projets sont les seuls projets d’intégration mondiale dans un futur prévisible, centrés bien sûr sur l’Eurasie, mais avec de multiples ramifications à travers l’Asie, l’Afrique et même l’Amérique latine. Le projet chinois de ligne de chemin de fer reliant le Pérou sur la côte Pacifique, au Brésil sur la côte Atlantique, par exemple, peut être perçu comme une ramification sud-américaine des Routes de la soie.

La sainte trinité des PNA, le multilatéralisme, l’égalité et la non-agression est aussi reprise par les BRICS, dont le sommet du mois prochain à Goa devrait faire avancer le développement pratique de mécanismes tels que la Nouvelle banque de développement (NBD) qui, pour des raisons bien pratiques, devrait aussi progresser dans l’intérêt du Sud global.

L’un des chemins de sortie pour le Venezuela est de renforcer ses alliances avec les groupes d’intégration latino-américains, côte à côte avec les PNA et en connexion avec les BRICS et le G20, tous recherchant un monde multipolaire, loin du pathétique genre de punition médiévale incarnée par les sanctions du Pays exceptionnel.

Un sujet non ordinaire fut discuté pendant ce sommet. Un processus de réorganisation, comme l’a nommé Maduro, du système des Nations unies, en particulier le Conseil de sécurité. En realpolitik, cela n’arrivera pas, car la Russie est actuellement le seul membre ouvert à ce genre de discussion.

La realpolitik va aussi faire que les nations des PNA continueront à être marginalisées, et rudement exploitées, par des mécanismes néocoloniaux sophistiqués, engrainés dans la logique unipolaire. C’est donc les PNA contre le Pays exceptionnel. Les PNA contre la globalisation néolibérale et ses torrents d’inégalités. Les PNA contre l’économie casino.

La route sera longue et sinueuse. Les PNA n’ont pas grand-chose, à part un Centre pour la coopération Sud-Sud basé à Jakarta et un certain nombre de comités conjoints entre ce groupe de 77 nations en développement. Mais le moral reste bon dans ce combat pour un monde plus égalitaire, équilibré et décent.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), Empire of Chaos (Nimble Books) et le petit dernier, 2030, traduit en français.

Article original publié dans Strategic Culture.

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Escalades

Publié le par Felli Bernard

Escalades

Escalades

29 Septembre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Etats-Unis, #Pétrole, #Moyen-Orient, #Russie, #Ukraine, #Extrême-Orient, #Economie, #Europe

Ca chauffe...

Si le débat Trump vs système impérial a finalement accouché d'une souris, Washington est toujours dans l'oeil du cyclone. Le Congrès américain vient d'humilier Obama en passant outre le veto présidentiel concernant la complicité saoudienne dans les attaques du 11 septembre. Le Sénat (97-1) et la Chambre des représentants (348-77) ont massivement voté pour rejeter le veto de Barack à frites, dépassant très largement la majorité requise des deux tiers.

La possibilité de poursuivre l'Arabie saoudite est maintenant ancrée dans le marbre de la loi, assommant et la Maison Blanche - qui pleurniche sur "le vote le plus gênant de l'histoire du Sénat US" (défense de rire) - et Riyad. Si Churchill vivait encore, il aurait glissé à l'oreille du président US quelque chose du genre : Vous avez voulu éviter la dédollarisation au prix du déshonneur, vous aurez le déshonneur et la dédollarisation.

Quant aux grassouillets Seoud, ils n'avaient vraiment pas besoin de ça, eux qui sont engagés sur la voie de l'anorexie après une nouvelle cure d'austérité liée à la chute des cours du pétrole qu'ils ont eux-mêmes provoquée. Paniqués, les voilà qui rétro-pédalent et cherchent un accord sur le gel de la production d'or noir afin de stabiliser les prix, mais il est bien tard. Sans compter le bourbier yéménite où le chameau saoudien s'enfonce chaque jour un peu plus. Dernière bourde en date : l'aviation wahhabite a bombardé ses propres soldats. Seule consolation : les bombardements de civils qu'il commet là-bas seront soigneusement tus par l'establishment occidental qui atteint des sommets d'hypocrisie...

Cela nous amène tout droit à la Syrie et aux cris d'orfraie autour de l'offensive sur Alep. Là, votre serviteur doit faire amende honorable : il pensait que l'affaire de Deir ez-Zoor calmerait les ardeurs de l'empire... C'est au contraire un déchaînement hystérique auquel on assiste, les clowns américano-franco-britanniques activant leurs diplomates onusiens et leurs médias, la palme revenant, en France, au Fig à rot de Dassault (sans doute en négociations avec le Qatar pour vendre quelques Rafales) et à l'imMonde. Chose intéressante, notons tout de même la position plus mesurée de l'Allemagne.

Sur le terrain, les djihadistes modérés croulent sous l'avance loyaliste, dans la Ghouta orientale mais surtout à Alep, clé du nord syrien. Pas étonnant que la clique américano-européo-saoudienne ait une poussée d'acné. Sa réaction est imprévisible, qui va de la menace de livraisons d'armes à des livraisons d'armes qui auraient déjà eu lieu. Le sommet a été atteint par l'interview, évidemment passée sous silence par la sous-volaille médiatique française, d'un commandant d'Al Qaeda déclarant que les Etats-Unis aident le mouvement de feu Ben Laden. Pour être honnête, je reste quelque peu dubitatif sur certaines des affirmations dudit barbu, notamment la présence d'officiers US et israéliens à Alep. Mais le soutien, au minimum indirect, de Washington aux djihadistes très modérément modérés n'étonnera personne, surtout pas le lecteur de ce blog.

Ce qui pose la question de la Turquie, par où ces armes transitaient / transitent / transiteraient / transiteront (barrez la mention inutile). Le sultan a-t-il vraiment tourné casaque ou a-t-il amadoué Poutine sans contrepartie ? Jusqu'ici, les "rebelles" faisaient état d'un réel lâchage turc. Leurs déclarations plastronnantes de ces derniers jours ne relèveraient-elles pas en fait de l'intox, visant à effrayer l'armée syrienne ? Les prochains jours nous apporteront la réponse.

Dans l'immédiat, Erdogan a d'autres soucis en tête. Comme nous le disions, l'offensive sultanesque patine complètement dans le nord et le fait est maintenant reconnu par la presse officielle d'Ankara. Devant l'inefficacité de ses alliés de l'ASL, il est de plus en plus question d'envoyer l'armée turque elle-même pour prendre le noeud d'Al Bab ! De quoi multiplier les pertes militaires, créer un incident international aux conséquences imprévisibles et compliquer encore s'il était possible la scène. D'autant plus que l'armée syrienne elle aussi commence à avoir des vues sur Al Bab, jusqu'ici laissée en dehors du radar des généraux de Damas plus occupés à prendre Alep. L'on passerait ainsi à un détonnant billard à quatre bandes : loyalistes, YPG kurdes, armée turque, Daech. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Russes et Iraniens en force, Turcs dans la balance, Américains et Saoudiens en chute libre : tel est le tableau syrien. Guère étonnant dans ce contexte que la guerre médiatique soit relancée contre Moscou. Etrange coïncidence, le tribunal d'enquête sur le vol MH17 est soudain sorti de son cryo-sommeil pour accuser les Russes d'avoir fourni le Bouk ayant abattu l'avion. Bah voyons... Rappelons que ce tribunal du peuple est composé - ne riez pas - des Pays-Bas et de la Belgique (membres de l'OTAN), de l'Australie (fidèle alliée de tonton Sam) et de l'Ukraine (LOL). Autant dire que sa crédibilité est aussi grande que celle de Colin Powell et de ses petites fioles...

Dans le reste de l'actualité, le fiévreux président philippin Duterte, celui-là même qui avait qualifié Obama de "fils de [péripatéticienne]", annonce qu'il est prêt à "franchir le Rubicon" en tournant le dos aux Etats-Unis. Il est en tout cas attendu à Pékin et à Moscou avec qui il souhaite grandement se rapprocher. Une nouvelle pièce de l'empire prête à passer dans l'autre camp ? Après l'Irak, voire Israël et la Turquie, ça devient une habitude...

Ankara justement, revenons-y. Un proche du sultan a déclaré que son pays était prêt à racheter la Deutsche Bank, en énorme difficulté financière et détenant des tonnes d'"actifs pourris". Certes, bien de l'eau coulera peut-être sous les ponts avant de voir ce projet (cette menace ?) se concrétiser, mais la chose est assez symbolique de l'ornière insondable dans laquelle se trouve l'UE, autre tentacule de l'empire en ballottage très défavorable.

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Syrie : les négociations impossibles…

Publié le par Felli Bernard

Syrie : les négociations impossibles…

Syrie : les négociations impossibles…

… où l’on voit que les étasuniens ont une répulsion pathologique au compromis − c’est pas d’hier − et pourquoi les récents développements en Syrie montrent que l’administration Obama est dans un état de confusion terminale

Par le Saker US − Le 23 septembre 2016 − Source SouthFront

Les derniers développements en Syrie ne sont pas, à mon avis, le résultat d’un plan délibéré des États-Unis afin d’aider leurs alliés «terroristes modérés» sur le terrain, mais plutôt le symptôme de quelque chose d’encore plus grave : la perte totale de contrôle par les États-Unis sur la situation en Syrie, et possiblement ailleurs aussi.

Permettez-moi juste de rappeler ce qui vient d’arriver :

Premièrement, suite à des jours et des jours de négociations intensives, le secrétaire d’État Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov, étaient finalement parvenus à un accord de cessez-le-feu en Syrie qui potentiellement aurait pu, au moins geler la situation sur le terrain jusqu’à ce que l’élection présidentielle ait lieu aux États-Unis et que l’administration change − ceci étant maintenant l’événement le plus important dans le proche avenir. Donc aucun plan de quelque nature que ce soit ne peut aller au-delà de cette date.

Puis l’USAF, l’aviation étasunienne, avec quelques autres [membres de leur coalition, NdT] ont bombardé une unité statique de l’armée syrienne qui n’était pas engagée dans des opérations intenses, mais tenait simplement un secteur clé du front. Les frappes des États-Unis ont été suivies d’une offensive massive des terroristes modérés contenue difficilement par l’armée syrienne et les forces aériennes russes. Inutile de dire que suite à cette provocation effrontée l’accord de cessez-le-feu était mort. Les Russes ont exprimé leur profond dégoût et leur indignation à propos de cette attaque et commencé à dire ouvertement que les Étasuniens étaient «недоговороспособны». Ce mot signifie littéralement «incapables de passer un accord» ou incapables d’en faire un, et puis de s’y conformer. Bien que cette expression soit polie, elle est extrêmement forte car elle n’implique pas tant une tromperie délibérée que l’impuissance même à établir une entente et ensuite à s’y tenir. Par exemple, les Russes ont souvent dit que le régime de Kiev est «incapable de passer un accord», et cela a du sens étant donné que l’Ukraine occupée par des nazis est essentiellement un État failli. Mais de dire qu’une superpuissance nucléaire est «incapable de passer un accord» est un diagnostic terrible et extrême. Essentiellement cela signifie que les Étasuniens sont devenus fous et ont perdu la capacité même à faire toute sorte de transaction. Encore une fois, un gouvernement qui rompt ses promesses ou qui tente de tromper mais qui, au moins en théorie, reste capable de respecter un accord ne serait pas décrit comme «incapable de passer un accord».

Ce terme n’est utilisé que pour décrire une entité qui n’a même pas l’aptitude dans sa boîte à outils politique, de négocier et de tenir un accord. C’est un diagnostic absolument dévastateur.

Puis est survenue la scène pathétique et absolument non professionnelle, de l’ambassadrice étasunienne aux Nations-Unies, Samantha Powers qui a simplement quitté la réunion du Conseil de Sécurité au cours de l’intervention du représentant de la Russie. Encore une fois les Russes ont été tout simplement époustouflés, non pas par la tentative infantile d’offenser, mais par le manque total de professionnalisme diplomatique étalé par cette puissance. Du point de vue russe, pour qu’une superpuissance quitte simplement la salle au moment même où une autre superpuissance fait une déclaration cruciale est tout simplement irresponsable et, encore une fois, le signe que leurs homologues étasuniens ont totalement perdu les pédales.

Finalement est arrivée l’apogée : l’attaque d’un convoi humanitaire en Syrie pour lequel les États-Unis ont, bien sûr, voulu rejeter le blâme sur la Russie. Les Russes, une fois de plus, pouvaient à peine en croire leurs yeux. Premièrement, c’était une tentative tellement flagrante et franchement puérile, pour montrer que «les Russes font aussi des erreurs» et que «ce sont eux qui ont tué le cessez-le-feu». Deuxièmement, il y eut cette déclaration étonnante des États-Unis, affirmant qu’il n’y avait que deux aviations susceptibles de l’avoir fait : les Russes ou les Syriens (Comment les Étasuniens espéraient-ils s’en sortir avec cette déclaration, alors que cet espace aérien est minutieusement contrôlé par les radars russes ? Cela me dépasse !). On ne sait pas comment les Étasuniens ont pu oublier de mentionner que leur propre aviation était également présente dans la région, ainsi que les aviations de nombreux de leurs alliés. Plus important encore, ils ont oublié de mentionner que cette nuit-là des drones armés Predator étasuniens volaient juste au-dessus de ce convoi.

Ce qui est arrivé en Syrie est douloureusement évident : le Pentagone a saboté l’accord conclu entre Kerry et Lavrov et quand il a été accusé d’en être responsable, a monté une attaque sous fausse bannière dans le but de tenter de rejeter le blâme sur les Russes.

Tout cela montre tout simplement que l’administration Obama est dans un état de confusion terminale. Apparemment la Maison Blanche est tellement affolée par la perspective d’une victoire de Donald Trump en novembre qu’elle a essentiellement perdu le contrôle de sa politique étrangère en général, et syrienne en particulier. Les Russes ont littéralement raison : l’administration Obama est vraiment «incapable de passer un accord».

Bien sûr, le fait que les Étasuniens agissent comme des enfants frustrés et désemparés ne signifie pas que la Russie va rendre la pareille. Nous avons déjà vu Lavrov revenir en arrière et poursuivre les négociations avec Kerry. Non pas parce que les Russes sont naïfs, mais précisément parce que, contrairement à leurs collègues étasuniens, les Russes sont des professionnels qui savent que les négociations et les lignes de communications sont toujours ouvertes, et par définition, préférables à l’action de quitter la table, surtout face à une superpuissance. Ces observateurs qui critiquent la Russie pour sa faiblesse ou sa naïveté projettent tout simplement sur les Russes leur propre façon de réagir, imitée des Étasuniens, et ne parviennent pas à réaliser tout simplement que les Russes sont différents ; ils pensent différemment et agissent différemment. En réalité, les Russes ne se soucient pas d’être perçus comme faibles ou naïfs. En fait, ils préféreraient être perçus comme tels si cela favorisait leurs objectifs et leur permettait de confondre l’adversaire sur ses véritables intentions et capacités. Les Russes savent qu’ils n’ont pas construit le plus grand pays de la planète en étant faibles ou naïfs et ils n’ont pas à prendre de leçons d’un pays qui est plus jeune qu’un grand nombre de leurs monuments. Le paradigme occidental fonctionne généralement comme ceci : une crise conduit à une rupture des négociations et s’ensuit le conflit. Le paradigme russe est complètement différent : une crise conduit à des négociations qui sont menées jusqu’à la dernière seconde avant que le conflit n’éclate. Il y a deux raisons à cela : premièrement, continuer à négocier jusqu’à la dernière seconde rend possible la quête ultime d’un moyen pour éviter la confrontation, et deuxièmement, les négociations jusqu’à la dernière seconde permettent de se rapprocher le plus possible pour faire une attaque stratégique surprise. C’est exactement ainsi que la Russie a agi en Crimée et en Syrie − sans aucun signe d’avertissement et encore moins une annonce très médiatisée de puissance pour tenter d’intimider qui que ce soit (l’intimidation est aussi une stratégie politique occidentale dont les Russes ne se servent pas).

Ainsi Lavrov persistera-t-il à négocier, peu importe combien de telles négociations paraîtront ridicules et inutiles. Et Lavrov lui-même ne prononcera probablement jamais officiellement le mot «недоговороспособны», mais le message envoyé à ce stade au peuple russe et aux alliés syriens, iraniens et chinois par la Russie sera qu’elle a perdu tout espoir de négocier avec l’administration actuelle des États-Unis.

Obama et Cie sont actuellement si préoccupés à essayer de cacher les problèmes de santé et de caractère d’Hillary Clinton, qu’ils ne peuvent probablement pas penser à autre chose que de savoir comment survivre au prochain débat Hillary Clinton-Donald Trump. Le Pentagone et le Département d’État sont la plupart du temps engagés à se combattre l’un l’autre sur la Syrie, la Turquie, les Kurdes et la Russie. La CIA semble se battre contre elle-même, bien que cela soit difficile à vérifier.

Il est probable qu’une sorte d’accord sera encore annoncé par Kerry et Lavrov, et si ce n’est aujourd’hui, ce sera demain ou le jour d’après. Mais, franchement, je suis entièrement d’accord avec les Russes: les Étasuniens sont vraiment «incapables de passer un accord» et de ce fait les conflits en Syrie et en Ukraine sont gelés. Je ne veux pas du tout dire gelés au sens ou il n’y a pas de combats, mais j’entends gelés dans le sens de l’impossibilité d’un développement majeur. Il y aura encore des combats, surtout maintenant que les alliés wahhabites et nazis des États-Unis estiment que leur patron n’est pas aux commandes, étant occupé avec les élections et les émeutes raciales, mais comme il n’y a pas de solution militaire rapide possible dans l’une ou l’autre de ces guerres, les affrontements et les tactiques offensives ne donneront aucun résultat stratégique.

Hormis une opération de fausse bannière qui annulerait les élections étasuniennes, telle que l’assassinat d’Hillary Clinton ou de Donald Trump par un tireur isolé, les guerres en Ukraine et en Syrie se poursuivront sans perspective de quelques négociations constructives que ce soit. Et quand Donald Trump ou Hillary Clinton entreront à la Maison Blanche, une grande réorganisation aura lieu au début de 2017. Donald Trump voudra probablement rencontrer Poutine pour une grande séance de négociations impliquant toutes les principales questions en suspens entre les États-Unis et la Russie. Si Hillary Clinton et ses néocons prennent la Maison Blanche, alors une sorte de guerre entre la Russie et les États-Unis sera presque impossible à éviter.

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Traduit par Alexandre Moumbaris, relecture par Marie-José Moumbaris pour le Saker Francophone

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