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Le dispositif Clinton pour discréditer Donald Trump

Publié le par Felli Bernard

Le dispositif Clinton pour discréditer Donald Trump

Cet article est une mise en garde : en novembre 2016, un vaste système d’agitation et de propagande a été mis en place pour détruire la réputation et l’autorité du président Donald Trump dès qu’il arriverait à la Maison-Blanche. C’est la première fois qu’un telle campagne est scientifiquement organisée contre un président des États-Unis et avec de tels moyens. Oui, nous entrons dans une ère de post-vérité, mais les rôles ne sont pas ceux que vous croyez.

| Damas (Syrie)
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David Brock est considéré comme l’un des maîtres de l’agit-prop (agitation & propagande) du 21ème siècle. Personnalité sans scrupule, il peut défendre une cause aussi bien que la détruire, selon les besoins de son employeur. Il est à la tête d’un empire de la manipulation de masse.

La campagne conduite par les sponsors de Barack Obama, d’Hillary Clinton et de la destruction du Moyen-Orient élargi, contre le nouveau président états-unien se poursuit. Après la marche des femmes du 22 janvier, une marche pour la science devrait se tenir non seulement aux États-Unis, mais dans l’ensemble du monde occidental, le 22 avril. Il s’agit de montrer que Donald Trump n’est pas seulement misogyne, mais aussi obscurantiste.

Qu’il soit l’ancien organisateur du concours de Miss Univers et qu’il soit marié à un mannequin en troisièmes noces prouve qu’il méprise les femmes. Que le président conteste le rôle de Barack Obama dans la création de la Bourse climatique de Chicago (bien avant sa présidence) et qu’il rejette l’idée selon laquelle les perturbations climatiques sont causées par le rejet de carbone dans l’atmosphère attestent qu’il ne comprend rien à la science.

Pour convaincre l’opinion publique états-unienne de la folie du président qui a dit souhaiter la paix avec ses ennemis et collaborer avec eux à la prospérité économique internationale, un des plus grands spécialistes de l’agit-prop (agitation & propagande), David Brock, a mis en place un imposant dispositif avant même l’investiture.

À l’époque où il travaillait pour le compte des Républicains, Brock lança contre le président Bill Clinton ce qui devait devenir le Troopergate, l’affaire Whitewater et l’affaire Lewinsky. Ayant retourné sa veste, il est aujourd’hui au service d’Hillary Clinton pour laquelle il a déjà organisé aussi bien la démolition de la candidature de Mitt Romney que sa riposte dans l’affaire de l’assassinat de l’ambassadeur US à Benghazi. Durant les dernières primaires, c’est lui qui dirigeait les attaques contre Bernie Sanders. The National Review a qualifié Brock « d’assassin de droite devenu assassin de gauche ».

Il importe de rappeler que les deux procédures de destitution d’un président en exercice, intentées depuis la Seconde Guerre mondiale, l’ont été au profit de l’État profond et pas du tout de la démocratie. Ainsi le Watergate fut entièrement piloté par un certain « gorge profonde » qui s’avéra 33 ans plus tard être Mark Felt, l’adjoint de J. Edgar Hoover le directeur du FBI. Quant à l’affaire Lewinsky, ce ne fut qu’un moyen pour contraindre Bill Clinton à accepter la guerre contre la Yougoslavie.

La campagne actuelle est organisée en sous-main par quatre associations :

- Media Matters (« Les médias ont de l’importance ») est chargé de débusquer les erreurs de Donald Trump. Vous lisez tous les jours son bulletin dans vos journaux : le président n’est pas fiable, il s’est trompé sur tel ou tel point.

- American Bridge 21st Century (« Le pont américain du 21ème siècle ») a collationné plus de 2 000 heures de vidéos montrant Donald Trump depuis des années et plus de 18 000 autres heures de vidéos des membres de son cabinet. Il dispose de moyens technologiques sophistiqués conçus pour le département de la Défense —et en principe hors marché— lui permettant de rechercher des contradictions entre leurs anciennes déclarations et leurs positions actuelles. Il devrait étendre ses travaux à 1 200 collaborateurs du nouveau président.

- Citizens for Responsibility and Ethics in Washington — CREW (« Les citoyens pour la responsabilité et l’éthique à Washington ») est un cabinet de juristes de haut niveau chargé de traquer tout ce qui pourrait faire scandale dans l’administration Trump. La plupart des avocats de cette association travaillent gratuitement pour la cause. Ce sont eux qui ont préparé la plainte de Bob Ferguson, le procureur général de l’État de Washington, contre le décret sur l’immigration.

- Shareblue (« Le partage bleu ») est une armée électronique qui touche déjà 162 millions d’internautes aux États-Unis. Elle est chargée de répandre des thèmes fixés à l’avance, dont :
• Trump est autoritaire et voleur.
• Trump est sous l’influence de Vladimir Poutine.
• Trump a une personnalité faible et colérique, c’est un maniaco-dépressif.
• Trump n’a pas été élu par la majorité des États-uniens, il est donc illégitime.
• Son vice-président, Mike Pence, est un fasciste.
• Trump est un milliardaire qui ne cessera pas de rencontrer des conflits d’intérêts entre ses affaires personnelles et celles de l’État.
• Trump est une marionnette des frères Koch, les célèbres financiers de l’extrême-droite.
• Trump est un suprémaciste blanc qui menace les minorités.
• L’opposition anti-Trump ne cesse de croitre en dehors de Washington.
• Pour sauver la démocratie, soutenons les parlementaires démocrates qui attaquent Trump, démolissons ceux qui coopèrent avec lui.
• Même chose avec les journalistes.
• Renverser Trump va demander du temps, ne faiblissons pas le combat.
Cette association produira des newsletters et des vidéos de 30 secondes. Elle s’appuiera sur deux autres groupes : une société de documentaires vidéos, The American Independent (L’américain indépendant), et une unité statistique Benchmark Politics (Politique comparative).

L’ensemble de ce dispositif —mis en place durant la période de transition, c’est-à-dire avant l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche— emploie déjà plus de 300 spécialistes auxquels il convient d’ajouter de nombreux bénévoles. Son budget annuel, initialement prévu à 35 millions de dollars, a été augmenté pour atteindre environ 100 millions de dollars.

Détruire ainsi l’image —et donc l’autorité— du président des États-Unis avant qu’il ait eu le temps de faire quoi que ce soit peut être lourd de conséquences. En éliminant Saddam Hussein et Mouamar Kadhafi, la CIA a plongé ces deux pays dans un long chaos et le « pays de la Liberté » lui-même pourrait gravement souffrir d’une telle opération. Jamais ce type de technique de manipulation de masse n’avait été utilisé contre le chef de file du camp occidental.

Pour le moment, ce plan fonctionne : aucun leader politique dans le monde n’a osé se féliciter de l’élection de Donald Trump, à l’exception de Vladimir Poutine et de Mahmoud Ahmadinejad.

Source
Al-Watan (Syrie)

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Vérité post-Journalisme] Message aux controversés Emmanuel Jarry et Michel Rose, de l’agence Reuters (à la Direction controversée)

Publié le par Felli Bernard

28 fev

2017

Aux lecteurs : désolé, j’ai encore un peu de ménage à faire cette semaine. Je termine le coeur du sujet Macron ce soir, et on reprend un cours plus normal la semaine prochaine… Désolé.

“Bonjour, Reuters, c’est le blogueur !”

Chers Emmanuel Jarry et Michel Rose, de l’agence Reuters :

je vous remercie d’avoir parlé de moi dans votre Dépêche d’hier :

Elle amène cependant quelques questions de ma part :

1/ Point accessoire. Je voudrais simplement savoir quand est-ce que M. Philippot (avec qui je n’ai aucun lien) se serait “référé” à moi svp ? C’est bien possible, me lit qui veut, mais merci de m’indiquer votre source précise svp.

Je sais qu’il a parlé du sujet Macron hier sur BFM, mais je l’entends dire à 11’13 : “Certains ont fait le calcul.”

Comme il ne vous aura pas échappé que je ne m’appelle pas “Olivier Certain” mais “Olivier Berruyer”, merci donc de m’indiquer les autres endroits où il aurait parlé nominativement de moi, pour mon information.

Parce que sinon, je vous rappelle qu’il suffit d’une paire d’yeux (en fait, un seul suffit, même…), d’un cerveau et d’une calculatrice pour arriver à ce résultat :

macron

Pour les impôts, je suis gentil, c’est là :

macron

2/ Je ne comprends par ailleurs pas pourquoi vous laissez entendre que je serais la “source” de ce questionnement, alors qu’il s’agit, comme je l’ai indiqué clairement, de questions fondamentales posées par le Canard enchaîné le 1er juin 2016, et auxquelles M. Macron refuse de répondre depuis lors :

3/ Tiens, puisque je vous tiens : vous n’avez donc pas eu envie de creuser ce sujet auprès de M. Macron depuis le 1er juin 2016 ? #Journalisme #NoNews

4/ Point central. Je souhaitais VRAIMENT revenir sur le mot “controversé” que vous avez accolé à mon nom. Je trouve ça TRÈS original comme méthode.

Je m’interroge simplement sur son adéquation avec les principes éthiques élémentaires de votre profession :

J’aimerais donc là-encore connaitre vos sources exactes. Ici, il vous sera plus facile d’en trouver, je vous l’accorde.

Ma vraie question est : Quelle est la règle chez Reuters pour accoler dans une dépêche le terme “controversée” à une personnalité controversée ?

Parce que si on va par là, tout le monde est, à un moment ou à un autre, “controversé” (bienvenue au club, grâce à ce billet).

Par exemple, j’ai regardé vos dépêches, et je n’ai pas vu ce terme accolé à M. Bernard-Henri Levy par exemple :

Il me semble pourtant que “philosophe controversé” serait assez bien adapté – même si vous m’accorderez qu’en dehors de Saint-Germain-des-Prés, il y a plutôt un franc consensus – mais vous comprenez l’idée.

Ceci étant, loin de moi de penser qu’il y aurait un “tarif spécial” quand on critique les médias et les journaux, plutôt que quand on les dirige, hein… 🙂

Il l’est toujours depuis lors en fait – la presse en parle peu…

Notez aussi que votre propre Direction semble très “controversée” par ses salariés :

Bref, si vous ne corrigez pas la dépêche (et j’ai peu d’espoir sur le respect actuel de la Vérité dans votre profession, après 3 semaines d’observation des pratiques du journal Le Monde…) , je vous remercie de me répondre afin que j’estime votre intention de nuire, et que j’en tire les conséquences.

Parce que votre petit jeu irresponsable contamine désormais tous les médias, genre LCI.

Vous vous imaginez bien comme il peut être facile, par exemple, pour un individu (genre moi) de trouver un job si Reuters vous a estampillé intuitus personae “controversé”. Alors que vous vous exprimiez simplement sur votre blog – et bientôt simplement sur votre Facebook ? – en tant que citoyen vigilant désireux de surveiller les Pouvoirs.

M. Jarry, vous noterez enfin, qu’à ce jour, on ne m’a remonté encore aucune erreur sur ma liste de 25 questions longues comme le bras à Macron…

M. Rose, on compte donc sur vous pour cuisiner M. Macron quand il ne sera plus en PLS…  🙂

Bref, Reuters, un bon conseil : prenez donc exemple sur Arthur Berdah qui, au Figaro, sait encore travailler correctement :

Source = Canard ; préservation de mon identité ; pas de dépréciation ou de rumeur ; pas de lien direct suggéré avec Phillipot – exemplaire !

 

Je vous recommande donc, en conclusion, de réfléchir chez Reuters à ce point éthique d’importance.

Car les journalistes feraient mieux de cesser de s’interroger sur le “Journalisme post-Vérité” pour passer vraiment du temps à travailler sur la “Vérité post-Journalisme”…

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La paranoïa nord-coréenne est fondée

Publié le par Felli Bernard

La paranoïa nord-coréenne est fondée


Par Ulson Gunnar – Le 15 février 2017 – Source New Eastern Outlook

La Corée du Nord est dépeinte par les médias étasuniens et européens comme un pays arriéré, gouverné par un dirigeant despotique et délirant entouré de conseillers souffrant de paranoïa irrationnelle et militante. Le pays est aussi décrit comme une menace importante pour la sécurité dans l’Asie-Pacifique, bien que la Corée du Nord ne mène pas de guerre dans la région depuis qu’un armistice en 1953 a effectivement mis fin à la guerre de Corée.

Une direction despotique et délirante, toutefois, ne posséderait très probablement pas d’armes nucléaires, de missiles balistiques et d’une importante armée conventionnelle, tout en restreignant pourtant leur utilisation, malgré des décennies de provocations organisées le long de ses frontières par les États-Unis et leurs alliés au sein du gouvernement sud-coréen. De même, un pays gouverné par une irrationalité totale serait incapable de maintenir, et même de développer, des liens avec des États voisins comme la Chine.

Et pourtant, dans la réalité, la Corée du Nord a fait tout cela.

La plus grande partie des accusations des États-Unis et de l’Europe reposent sur le développement continu des programmes défensifs de la Corée du Nord, qui comprennent des progrès dans les ogives nucléaires et les missiles balistiques. Stratégiquement omises par la rhétorique étasunienne et européenne, les provocations dont l’Occident est coupable stimulent la militarisation accrue de la Corée du Nord.

Et si, alors, la paranoïa prétendument irrationnelle de la Corée du Nord était fondée ?

Lorsque la santé de l’ancien dirigeant nord-coréen Kim Jong-il se dégradait, les États-Unis et leurs alliés dans la région ont commencé à planifier tout à fait ouvertement une occasion de renverser l’État nord-coréen. Un groupe de réflexion basé aux États-Unis, le Council on Foreign Relations (CFR dans son sigle anglais) publiera en 2009 un rapport de 60 pages intitulé Preparing for Sudden Change in North Korea [Se préparer à un changement subit en Corée du Nord], dans lequel des scénarios pour une invasion à large échelle, une occupation et un assujettissement de la Corée du Nord étaient décrits.

Le rapport comprenait des recommandations pour une armée d’invasion et d’occupation, qu’il appelait une « force de stabilisation », de plus de 460 000 troupes étasuniennes et alliées.

Considérant qu’en 2009 les États-Unis avaient déjà réussi à envahir, occuper et détruire l’Irak et l’Afghanistan, il n’était pas « irrationnel » du tout que la paranoïa nord-coréenne atteigne de nouveaux sommets.

Les éléments qui manquaient à l’Irak et à l’Afghanistan pour faire face à l’invasion des États-Unis étaient des programmes de défense conséquents, qui puissent dissuader cette invasion. La possession par la Corée du Nord d’ogives nucléaires et de missiles balistiques de plus en plus sophistiqués signifie que le prix augmente chaque année, pour toute tentative de mise en œuvre des plans inclus dans le rapport du CFR de 2009.

Pour la Corée du Nord et ses liens avec Beijing, ce n’est qu’une question de temps avant qu’un certain seuil ne soit atteint, où l’invasion et l’occupation par les États-Unis deviendra impossible. Une fois ce seuil atteint, il est probable que la géopolitique pan-asiatique délogera presque totalement, sinon entièrement, les États-Unis de l’Asie-Pacifique.

Dans ce contexte, le récent lancement du missile balistique de portée intermédiaire Pukguksong-2 par la Corée du Nord n’est pas aussi « irrationnel » ou « provocateur » que les médias américains et européens essaient de le décrire. C’est une tentative de dissuader le conflit, pas de le provoquer.

Aux dires de tous, y compris des États-Unis eux-mêmes (et notamment dans le rapport du CFR de 2009), la Corée du Nord n’a pas les moyens de dépasser les forces sud-coréennes ou de menacer significativement ses voisins de l’Asie-Pacifique. Le faire serait très déstabilisant pour ses plus proches alliés à Beijing et nuirait à la préservation de la Corée du Nord elle-même.

Le lancement de missiles et les essais d’armes nucléaires ne sont pas les actes d’un dirigeant dérangé mentalement cherchant un conflit mondial, mais une stratégie tout à fait rationnelle de dissuasion destinée à arrêter la pendule au moment où le soleil se couche sur l’hégémonie des États-Unis en Asie-Pacifique.

Ulson Gunnar

Ulson Gunnar est un analyste en géopolitique basé à New York et un auteur écrivant spécialement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

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M. Cazeneuve, seriez-vous coupable de collusion avec les casseurs ?

Publié le par Felli Bernard

M. Cazeneuve, seriez-vous coupable de collusion avec les casseurs ?

M. Cazeneuve, seriez-vous coupable de collusion avec les casseu

Le témoignage d’un policier, paru ce lundi sur le site Breiz-info, accuse très précisément le gouvernement d’avoir laissé faire les casseurs.

 
Journaliste

Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma
 

Le témoignage d’un policier, paru ce lundi sur le site Breiz-info, accuse très précisément le gouvernement d’avoir laissé faire les casseurs, en totale impunité, pendant deux jours dans les rues de Nantes où Marine Le Pen avait invité ses électeurs à venir l’écouter au Zénith. Le résultat n’a pourtant pas été à la hauteur de ce que pouvaient espérer M. Cazeneuve et ceux qui se sont ouvertement prononcés pour la victoire de M. Macron. Malgré l’attaque en règle de plusieurs bus amenant les militants au rassemblement mariniste, la salle était pleine.

Pendant deux jours, la ville a donc été livrée à quelques centaines de jeunes antifas et autres extrémistes. Les forces de police et de gendarmerie avaient pourtant été dépêchées en nombre pour faire face aux hordes de casseurs. Mais on les a vues reculer dès que les ninjas cachés sous leurs cagoules s’avançaient vers eux. Malgré les dizaines de grenades lacrymogènes, au bout de 48 heures, on comptait seulement huit interpellations, qui se sont terminées par quatre misérables gardes à vue.

De la vaste rigolade, car en face, il y eut onze blessés dont un gendarme brûlé au second degré par un cocktail Molotov. 

Le policier a témoigné sous anonymat, tout en précisant que ses collègues et lui ne vont pas tarder à dire ce qu’ils ont sur le cœur à visage découvert, tant ils sont écœurés.

« 

J’ai honte de ma hiérarchie. Honte de ce gouvernement, honte de la préfecture et de toutes ces personnes planquées derrière des bureaux et leur idéologie malsaine. Cela fait des mois, des années, que les mêmes manifestations se déroulent à Nantes. Les noyaux durs des zadistes sont identifiés nominativement. Les noyaux durs des groupes d’extrême gauche sont identifiés… Mais le fait est que rien n’est fait, en plein état d’urgence, pour les empêcher de nuire. »

​‌”


Et d’accuser non seulement le gouvernement mais aussi la Justice, qui n’applique pas la loi :

« On pourrait faire des arrestations préventives si la Justice le permettait, profitant des nouveaux pouvoirs légaux apportés par l’état d’urgence. On pourrait aussi, pour la plupart des manifestations qui ne sont pas déclarées, arrêter tout le monde dès le début, placer en garde à vue toute la troupe et faire en sorte que les personnes armées ou les meneurs écopent de peines de prison ferme. La loi le prévoit. Il suffit de l’appliquer.

Selon lui, ces manifestants sont souvent des gamins qui profitent du mythe du Black Bloc pour faire peur : « Il ne faut pas que les gens se fient aux images : derrière les uniformes noirs et les masques à gaz, il y a parfois des gamins, très jeunes. » Ce jeune policier explique aussi que l’utilisation du gaz lacrymogène est inefficace et « qu’il ne sert pas à grand-chose si ce n’est à énerver tout le monde ». Et d’ajouter que lui et ses coéquipiers sont pourtant formés aux techniques d’encadrement et d’arrestations massives : « Il suffit d’entourer les 300 fauteurs de trouble. Et d’arrêter massivement. Nous aurions trouvé des armes, et tous les leaders qui s’étaient réunis dès le vendredi soir sur Nantes. »

« On va nous rétorquer la crainte des dérapages et des violences policières. Mais à partir du moment où vous êtes avec une arme, cagoulé, dans un cortège bien spécifique, c’est que vous cherchez quelque chose, non ? »

​‌”



Sa conclusion exprime le ras-le-bol de ces policiers que Cazeneuve et son inexistant ministre de l’Intérieur envoient au casse-pipe à chaque manif sans qu’ils puissent ni se défendre ni faire respecter la loi.

« Le laisser-faire des manifestations d’ultra-gauche, c’est la même chose que lorsqu’on vous apprend que mes collègues ne vont plus dans certains quartiers perdus. C’est politique. C’est de la frousse. C’est du renoncement. C’est de la lâcheté. Et cette responsabilité, c’est ma hiérarchie, ce sont les gouvernements successifs, et donc l’État, qui la portent. »

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Chine : Pékin s’offre Islamabad via le Corridor économique Chine-Pakistan

Publié le par Felli Bernard

Chine : Pékin s’offre Islamabad via le Corridor économique Chine-Pakistan

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Chine : Pékin s’offre Islamabad via le Corridor économique Chine-Pakistan

La Chine ne cesse d’étendre son hégémonie économique à travers la planète. Dans cette optique, les autorités du géant asiatique viennent de prendre une option sérieuse pour les investissements étrangers au Pakistan à travers le Corridor économique Chine-Pakistan.

Le Corridor économique Chine-Pakistan, un modèle de coopération bilatérale

Que ce soit des relations bilatérales ou multilatérales, l’Empire du Milieu ne cesse de nouer des partenariats solides à travers le monde. Cet élan économique est pour les dirigeants chinois une manière appropriée de partager le bien-être de l’économie de leur pays. « En mai 2017, la Chine accueillera à Beijing le Forum sur la coopération internationale « une Ceinture et une Route« , lors duquel les participants discuteront des plans de coopération, de la construction de la plateforme de coopération, du partage des fruits de la coopération… »

C’est lors de la réunion annuelle 2017 du Forum économique mondial à Davos que le président Xi Jinping a officiellement annoncé au monde le rendez-vous à Beijing sur l’initiative « une Ceinture et une Route ». En tant que projet phare de l’initiative, le Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC) est entré dans sa phase de mise en œuvre. La profondeur de ses progrès, l’authenticité de la coopération ont fait de ce projet avant-gardiste de la coopération entre la Chine et les pays situés le long du parcours de ces nouvelles routes de la Soie.

A en croire l’ancien Premier ministre pakistanais Shaukat Aziz : « L’initiative « une Ceinture et une Route » va changer le destin du Pakistan ! » En tant que grand projet pionnier de l’initiative, les programmes d’infrastructures à grande échelle dans les domaines de l’énergie et des transports menés dans le cadre du Corridor économique constituent un moteur important pour la croissance économique du Pakistan, qui apporteront plus d’activité économique et de plus grandes opportunités de développement à ce pays.

De gigantesques travaux pour mettre en place le Corridor

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/02/une-Ceinture-et-une-Route-Jpg-300x171.jpg

une-Ceinture-et-une-Route-Jpg-300x171Les travaux de construction de la deuxième tranche de la modernisation de l’autoroute de Karakoram (section Takhot-Havelian), de l’autoroute Lahore-Peshawar (section Sukkur-Multan) et du projet de ligne de métro Orange à Karachi ont officiellement commencé. Les travaux de construction de la centrale à charbon de Sahiwal et 10 autres projets ont également débuté, avec une capacité totale de 7,3 millions de kilowatts. La construction du port de Gwadar a également fait beaucoup de progrès. Enfin la zone d’infrastructures de la zone franche de 25 hectares située près du port de Gwadar a été entièrement achevée, et les travaux commerciaux et d’investissement se poursuivent de manière régulière.

Cette zone économique sino-pakistanaise apportera des contributions importantes pour le développement économique et social au Pakistan et l’amélioration de la vie des populations locales. Ainsi que l’a souligné Shahbaz Sharif, chef de l’exécutif de la Province du Pendjab: « Le Corridor économique Chine-Pakistan ouvre une porte pour les investissements étrangers au Pakistan », ajoutant que le peuple pakistanais bénéficiera d’une large participation dans les différents processus du projet.

Les retombées du projet pour les Pakistanais et les Chinois

Ces projets apporteront également de nouvelles opportunités pour l’industrie chinoise des machines de construction. Ainsi, Zhao Wei, représentant au Pakistan du Xugong Group, a déclaré aux journalistes que, bénéficiant de la promotion active de la construction du Corridor économique Chine-Pakistan, sa société a vendu près de 400 pièces d’équipement sur le marché pakistanais en 2016, d’un montant de plus de 43 millions de dollars, lui permettant d’enregistrer une forte croissance des ventes.

L’initiative « une Ceinture et une Route » est un « programme chinois » permettant de réaliser l’inter-opérabilité entre les pays situés le long de son parcours et un développement commun. Jusqu’à présent, les investissements des entreprises chinoises dans les pays situés le long du parcours de l’initiative ont atteint 50 milliards de dollars. Selon les statistiques chinoises, lors des trois premiers trimestres de 2016, le volume du commerce entre la Chine et le Pakistan a atteint un total de plus de 14 milliards de dollars, et les entreprises chinoises ont signé des contrats de projets de construction totalisant 7,1 milliards de dollars.

En tant que projet phare de l’initiative « une Ceinture et une Route », le Corridor économique Chine-Pakistan s’appuie sur la coopération pour construire des routes qui parcourront ce corridor pour relier les cœurs et les peuples, et constitueront un point de référence et une bannière pour la coopération entre les pays situés le long du parcours de l’initiative.

(Source : Quotidien du Peuple)

via:http://www.afrique-sur7.fr/43377/chine-pekin-soffre-islamabad-via-le-corridor-economique-chine-pakistan/


En savoir plus sur http://reseauinternational.net/chine-pekin-soffre-islamabad-via-le-corridor-economique-chine-pakistan/#LuOAIh75RbCWEVkS.99

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LA NOUVELLE GUERRE DES ETATS-UNIS CONTRE L’IRAN…

Publié le par Felli Bernard

LA NOUVELLE GUERRE DES ETATS-UNIS CONTRE L’IRAN…

Téhéran, le 26 février.

Si les embouteillages de Téhéran sont source de plaisanteries multiples – comme par exemple celle consistant à dire qu’ainsi les passagers des voitures immobilisées peuvent poursuivre leur nuit en s’y endormant -, d’une dérision qui puise dans 7000 ans de culture éternelle, les difficultés de circulation de la ville – qui dépasse désormais dix millions d’habitants – disent aussi bien d’autres choses. D’abord que malgré l’accord signé sur le dossier nucléaire (14 juillet 2015), la situation économique reste difficile parce que les grandes banques sous tutelle américaine bloquent toujours la reprise des grands investissements étrangers. Cela dit, on croise moins – dans les rues de Téhéran -, de mendiants et de sans logis qu’à Paris, Londres ou Madrid.

Mais cette situation contribue à multiplier les recours aux secteurs informels. Beaucoup d’habitants de la capitale s’improvisent taxis et transporteurs en tous genres, augmentant d’autant les flux de circulation. Aux carrefours les marchands de fleurs et les laveurs de pare-brises sont plus nombreux. La pollution et le stress des employés, qui font parfois six heures quotidiennes de trajet, multiplient d’autant les pathologies nerveuses et autres maladies cardio-vasculaires. C’est l’un des aspects de la nouvelle guerre sourde et invisible que les Etats-Unis poursuivent résolument contre l’Iran et sa population.

Sur la route de l’aéroport Iman Khomeiny, de grandes publicités habillent les viaducs qui enjambent les échangeurs autoroutiers : Global Market in your hands… En fait, le marché global reste, plus que jamais, inaccessible et interdit aux opérateurs iraniens parce que le gouvernement israélien – et malgré d’exécrables relations avec l’ancienne administration Obama – a réussi à obtenir que les grandes banques internationales empêchent le retour de l’Iran dans l’économie mondiale. Certes, nombre de micro-projets sont en cours, mais les grands programmes touchant aux hydrocarbures, aux infrastructures et aux nouvelles technologies, sont systématiquement sabotés et passés sous les fourches caudines des sanctions américaines qui perdurent (en matière de lutte anti-terroriste notamment – Allez comprendre pourquoi !); tandis que la nouvelle administration Trump vient d’adopter de nouvelles rétorsions contre plusieurs dizaines de personnes privées et sociétés iraniennes, même si elles sont installées en Chine, au Liban et aux Emirats arabes unis.

A la veille de l’élection présidentielle de mai prochain, cette nouvelle guerre fragilise le président Rohani et encourage les conservateurs à présenter un candidat qui pourrait remettre en cause l’accord nucléaire. Ces derniers, du moins certains d’entre eux – à commencer par le président du parlement et plusieurs dirigeants des Gardiens de la Révolution – savent parfaitement que la nouvelle administration Trump cherche à pousser l’Iran dans ce piège…

Le 11 novembre 2016, prochetmoyen-orient.ch écrivait : « Trump, tout changer pour que rien ne change ! » Le constat était malheureusement prémonitoire, les nouvelles sanctions américaines contre l’Iran ayant été étrangement adoptées quelques jours avant la première visite officielle du Premier ministre israélien à Washington, alors qu’un porte-parole de la Maison blanche reconnaissait « qu’elles étaient dans les tuyaux avant même le changement d’administration… ». Ce n’est pas la première fois – dans l’histoire récente – que les Etats-Unis recourent à de telles mesures pour punir un ou plusieurs pays dont l’évolution ne sert pas leurs intérêts.

Un exemple ! L’auteur de ces lignes a eu la chance de « couvrir » la révolution sandiniste au Nicaragua en juillet 1979, moment emblématique pour l’Amérique centrale et l’ensemble de l’Amérique Latine, alors théâtre privilégié de la Guerre froide. Face à la réforme agraire, à la nationalisation de la United Fruit Company – la plus ancienne entreprise bananière américaine (1899) -, à la promotion des femmes et à une nouvelle constitution plus démocratique, Washington a aussitôt déclenché l’Operation Golden Pheasant (Faisan doré). Ce plan a mis aussitôt en œuvre un blocus économique, bancaire et commercial, tout en attisant une rébellion armée aux frontières nord et sud du Nicaragua, les tristement célèbres Contras, des mercenaires recrutés dans la communauté cubaine anticastriste de Miami, parmi les factions centro-américaines d’extrême-droite, jusqu’au sein de la communauté vietnamienne installée aux Etats-Unis.

Le blocus et les sanctions économiques font des ravages parmi la population civile dont la situation alimentaire et sanitaire ne cesse de se dégrader. En 1989, la guérilla des Contras prend fin avec la signature de l’accord de Tela qui prévoie la démobilisation des combattants du Front sandiniste de libération nationale et des Contras. Un an plus tard – en 1990 -, des élections « démocratiques » voient l’élection d’une coalition de partis opposés au Front sandiniste, présidée par Violeta Barrios de Chamorro, obtenant 54,2% des voix. Les Sandinistes quittent le pouvoir. Le Nicaragua rejoint l’ordre américain s’ajoutant à d’autres évolutions régionales qui aboutissent à la chute du Mur de Berlin, la fin de la Guerre froide et le début d’une mondialisation orchestrée par Wall Street, la City et Bruxelles.

Depuis, la liste des négociations et accords internationaux – initiés, sinon signés par Washington, mais dont le respect et la mise en oeuvre sont aussitôt oubliés – s’allonge. Citons seulement la longue négociation qui aboutit au référendum d’autodétermination des 9 et 15 janvier 2011 : le Soudan est amputé d’un tiers de son territoire, le Soudan du Sud faisant sécession le 9 juillet 2011. Malgré la reconnaissance immédiate de ce nouvel Etat par Khartoum et l’acceptation du partage des ressources pétrolières qui en découle, Washington appuie et arme des groupes armés du Nil Bleu et du Sud-Kordofan qui s’infiltrent au Soudan pour y attiser une rébellion armée. Dès 2013, le Soudan du Sud sombre dans une guerre civile particulièrement sanglante entre partisans du président pro-américain Salva Kiir et ceux du vice-président Riek Machar, tandis que les Majors américaines mettent la main sur les plus grands gisements pétroliers. Le cas soudanais illustre non seulement la logique des accords internationaux initiés et supervisés par Washington et de ses agressions armées sous-traitées, mais aussi l’évolution beaucoup plus pernicieuse de l’extra-territorialité du droit américain telle qu’elle a été magistralement étudiée par le politologue Hervé Juvin1.

Autre cas parfaitement exemplaire qui vient de revenir à la une de l’actualité : la mort des Accords d’Oslo. Menés en parallèle de la Conférence de Madrid de 1991, ces accords devaient aboutir au document de paix signé à Washington le 13 septembre 1993 en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, président du comité exécutif de l’OLP et de Bill Clinton, président des États-Unis. Cette signature instaurait le principe d’une autonomie palestinienne temporaire de cinq ans pour progresser vers une paix plus durable. La poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin devant la Maison-Blanche et Bill Clinton faisait ainsi renaître l’espoir de l’établissement d’une paix durable entre l’État d’Israël et l’OLP, et celui de la création de deux Etats.

Le processus d’Oslo a été complété le 4 mai 1994, par l’Accord de Jéricho-Gaza qui investissait la nouvelle Autorité nationale palestinienne de pouvoirs limités. Enfin, l’accord intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza ou « Accord de Taba », qui était signé à Washington le 28 septembre 1995, prévoyait les premières élections du Conseil législatif palestinien et impliquait un découpage négocié des territoires palestiniens en zones où les contrôles israélien et palestinien s’appliquaient de façon différente, dans l’attente de négociations complémentaires à venir.

Largement soutenue par la communauté internationale, cette tentative de paix sera mise en difficulté entre 1996 et 1999 à la suite du durcissement des positions israéliennes sur les thèmes cruciaux du statut de Jérusalem et du problème du retour des réfugiés palestiniens. Les positions les plus extrêmes s’expriment durant les années qui suivent, notamment lors de l’assassinat de Yitzhak Rabin en 1995 par un étudiant israélien d’extrême-droite. Gelé après 2000 par les provocations répétées d’Ariel Sharon et le déclenchement de la seconde Intifada, le processus d’Oslo n’avait pu être relancé. Dans une entrevue de 2001, ne sachant pas que les caméras tournaient, Benyamin Netanyahou s’est vanté d’avoir fait échouer les accords d’Oslo au moyen de fausses déclarations. Il déclarait alors : « j’interpréterai les accords de telle manière qu’il sera possible de mettre fin à cet emballement pour les lignes d’armistice de 1967. Comment nous l’avons fait ? Personne n’avait défini précisément ce qu’étaient les zones militaires. Les zones militaires, j’ai dit, sont des zones de sécurité ; ainsi, pour ma part, la vallée du Jourdain reste une zone militaire ».

Seize ans plus tard, Donald Trump accrédite ces mensonges et ces tromperies avouées de Netanyahou et exauce son vieux rêve du Grand Israël et la disparition annoncée de la Palestine historique. Il est à craindre que ce déni d’Histoire ne provoque de nouvelles émeutes et guerres meurtrières, non seulement en Palestine et au cœur même d’Israël, mais aussi plus largement dans d’autres régions des Proche et Moyen-Orient… sans parler de la récupération que des mouvements terroristes ne manqueront pas de faire de cette injustice pour continuer à commettre d’autres attentats en Asie, en Afrique, en Europe, sinon aux Etats-Unis…

La semaine dernière à Téhéran, la sixième Conférence internationale de soutien à l’Intifada palestinienne, a été l’occasion de rappeler et déconstruire cette logique et le déterminisme de sanctions sélectives, de blocus orientés et de non-respect des accords passés. En présence d’un millier d’invités représentant une cinquantaine de pays et une trentaine d’ONGs, le Guide de la Révolution – l’ayatollah Sayed Ali Khameneï – a proclamé que « la Palestine peut et doit être le pivot de l’unité de tous les pays des Proche et Moyen-Orient », ajoutant que « dès le début, la République islamique d’Iran a insisté sur l’inexactitude de la stratégie du compromis et a mis en garde sur les effets nocifs et les lourds dommages qu’elle provoquerait ».

Le Guide a expliqué pourquoi et comment « la résistance continue à Gaza – qui s’est transformé en forteresse invincible – montrant durant plusieurs années de guerre que le régime de Tel-Aviv était trop faible pour pouvoir résister à la volonté de toute une nation », avant de citer les groupes engagés dans la résistance : Saraya al-Qods (Mouvement du Jihad islamique), Kataeb Izz ad-Din al-Qassam (Hamas), Kataeb ash-Shuhada al-Aqsa (Fatah) et Kataeb Abu Ali Mustafa (Front populaire pour la libération de Palestine). Il a appelé ces différentes composantes à l’unité : « l’existence de divergences d’opinions est naturelle et compréhensible en raison de la diversité des tendances de ces organisations, et tant que ces divergences restent limitées, elles peuvent mener à une coopération et un approfondissement du combat du peuple palestinien ».

L’ayatollah Khameneï a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de « l’unité nationale sur la base d’un plan jihadiste, constituant une nécessité nationale pour la Palestine. Nous espérons que toutes les orientations s’efforceront de réaliser cette union… »

Enfin, dans un contexte géopolitique régional particulièrement dégradé du fait des offensives saoudiennes en Syrie, au Yémen et à Bahreïn, le Guide a conclu en lançant un appel : « cette conférence peut être un modèle pour tous les Musulmans et toutes les nations de la région, afin de les aider à surmonter leurs divergences en s’appuyant sur ce qui les rassemblent pour préparer le terrain – en dépassant chacune de ces divergences – au renforcement croissant de l’Ummah de Muhammad (paix et salutations sur lui) ». Plusieurs organisations palestiniennes ont aussitôt prolongé le message du Guide en insistant sur la portée universelle de la Résistance palestinienne impliquant non seulement tous les Musulmans mais aussi les Chrétiens et l’ensemble des communautés vivant aux Proche et Moyen-Orient.

L’intervention du chef de la délégation libanaise – Nabih Berry – président du parlement libanais, a été particulièrement applaudie lorsque ce dernier a proposé la fermeture de toutes les ambassades arabes à Washington, si Donald Trump venait à mettre en œuvre sa promesse de campagne visant le transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem ! Le président du parlement iranien Ari Larijani a aussitôt repris la balle au bond en demandant à Nabih Berry de se charger de cette « salutaire initiative » en assurant et coordonnant le suivi et la réalisation concrète de l’appel..

Adopté et diffusé le 22 février dernier, le communiqué final de la Conférence a appelé la communauté internationale à prendre ses responsabilités pour faire pression sur le régime de Tel-Aviv afin de mettre fin aux atrocités liées à l’occupation, la colonisation et l’oppression dans les Territoires palestiniens occupés. Par ailleurs, le texte condamne la « politique de judaïsation » de Jérusalem et toutes espèces de normalisation avec le régime de Tel-Aviv. Il demande l’application du droit naturel au retour des réfugiés sur leurs terres ancestrales et salue les efforts internationaux, y compris les activités des organisations civiles qui luttent contre la banalisation des violations permanentes des résolutions du Conseil de sécurité dans la région. Enfin, le texte souligne les dangers croissants des armes nucléaires israéliens et demande aux organisations internationales d’engager un désarmement nécessaire pour assurer la paix et la sécurité mondiales.

Cet appel de Téhéran intervient dans un moment particulièrement décisif marqué par trois tendances lourdes : le renforcement d’un axe Washington – Tel-Aviv et son corollaire obligé d’une nouvelle guerre économique, voire pire, contre l’Iran ; l’augmentation spectaculaire des investissement saoudiens aux Etats-Unis en parallèle à l’engagement croissant de Riyad en Syrie, au Yémen et à Bahreïn ; enfin, les efforts de Moscou et Téhéran initiés par Astana I et II afin de consolider les efforts de médiation diplomatique pour trouver une issue à la guerre civilo-globale de Syrie. Dans ce contexte, les Etats-Unis poursuivent une obsession centrale : empêcher l’Iran de redevenir la puissance régionale majeure, trait d’union, sinon passerelle entre l’Asie (Inde et Chine), les Proche et Moyen-Orient et leurs prolongements africains et méditerranéens.

En définitive et en dépit de l’accord sur le dossier nucléaire, la nouvelle guerre des Etats-Unis contre l’Iran reprend actuellement toute sa vigueur parce que Téhéran réaffirme son soutien à une Palestine revenue au cœur du grand jeu proche et moyen-oriental ; parce que – dans le cadre d’une recherche de sortie de crise en Syrie – Washington et Tel-Aviv cherchent à promouvoir l’Arabie saoudite et la Turquie comme puissances régionales au détriment de l’Iran.

Richard Labévière
27 février 2017

1 Hervé Juvin : La guerre du droit pénal américain aura-t-elle lieu ? Cap sur le nouveau système de corruption mondialisé. Editions de l’Observatoire EUROGROUP-CONSULTING, mai 2016.

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Les renseignements allemands exonèrent la Russie de toute interférence.

Publié le par Felli Bernard

Les renseignements allemands exonèrent la Russie de toute interférence.

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Les médias américains ne veulent que des histoires sur la perfidie russe, alors quand les Renseignements allemands exonèrent Moscou de toute subversion présumée de la démocratie allemande, le silence médiatique accompagnant ces résultats est assourdissant, dit l’ex-analyste de la CIA, Ray McGovern.

Après une enquête de plusieurs mois, politiquement chargée, les services de renseignement allemands n’ont trouvé aucune preuve solide de cyber-attaques dirigées par Moscou ou d’une campagne de désinformation visant à subvertir le processus démocratique en Allemagne. Du coup, la chancelière Angela Merkel a ordonné l’ouverture d’une nouvelle enquête.

L’an dernier, les deux principales agences de renseignement de Berlin, la BND et la BfV (équivalentes de la CIA et du FBI) ont lancé une enquête conjointe pour étayer les allégations selon lesquelles la Russie s’ingérerait dans les affaires politiques allemandes et tenterait d’influencer les élections de septembre prochain.

Comme la grande majorité des Américains mal alimentés par les « grands médias », la plupart des Allemands ont été amenés à croire que, par le piratage et la « propagande », le Kremlin s’est ingéré dans les récentes élections américaines et a aidé Donald Trump à devenir président.

Les agences de renseignement allemandes mordent rarement la main qui les nourrit et se rendent compte que la partie la plus abondante de la gamelle vient de la station de la CIA à Berlin avec des conseils ultimes venant du siège de la CIA à Langley, en Virginie. Mais cette fois, dans un rejet inhabituel des pratiques courantes, les analystes de la BND et BfV ont décidé d’agir seuls, comme des adultes responsables.

Alors que l’ancien directeur de la CIA, John Brennan, a forcé ses analystes à recourir à une argumentation anémique et légère pour « évaluer » que la Russie avait bien tenté d’influencer le résultat des urnes en faveur de Donald Trump, les services de renseignement de Berlin ont eux trouvé que les preuves manquaient et ont terminé leur enquête sur une telle conclusion.

Encore mieux, les conclusions ont été rapportées par un grand quotidien allemand, le Sueddeutsche Zeitung, apparemment parce qu’un patriote des Renseignements pensait que le peuple allemand devrait aussi le savoir.

Plus de moutons ?

Si le président du BND, Bruno Kahl, pensait que ses propres analystes allaient suivre leurs homologues américains comme des moutons de Panurge et trouver des preuves – dans le genre Curveball – pour appuyer les allégations américaines, il a été soumis à un rude réveil.

Pendant que l’enquête conjointe suivait son cours et les analystes faisant de leur mieux pour trouver des preuves fiables de la perfidie russe, Kahl s’est comporté comme ses prédécesseurs du BND, répétant tel un perroquet les accusations faites par son homologue de la CIA, c’est-à-dire que les Russes fomentent l’incertitude et l’instabilité en Allemagne, comme ailleurs en Europe.

Dans une rare interview avec Süddeutsche Zeitung, le 28 novembre 2016, Kahl à parlé de ce qu’il pensait probablement être un renseignement sûr, dénonçant une « ingérence » subversive de la part des Russes (« comme ils l’ont fait aux États-Unis »). Il venait de prendre ses fonctions depuis quelques mois et était peut être assez naïf pour considérer que ce que John Brennan dit est vérité d’Évangile. (S’il est si crédule, Kahl n’est pas dans le bon métier.)

Dans l’interview, Kahl a joué la marionnette Charlie McCarthy avec Brennan dans le rôle du ventriloque de Charlie, Edgar Bergen. Kahl a dit à la Süddeutsche qu’il était d’accord avec l’évaluation des services de renseignement américains selon lesquelles le Kremlin était derrière les cyber-attaques visant à influencer les élections américaines.

Il a ajouté : « Nous savons que des cyber-attaques ont lieu et qu’elles n’ont d’autre but que de créer une instabilité politique. […] et pas seulement cela. Les auteurs de ces attaques ont intérêt à délégitimer le processus démocratique lui-même. […] J’ai l’impression que le résultat de l’élection américaine n’a pas suscité de tristesse en Russie jusqu’à présent. […] »

L’Europe est [maintenant] le centre de ces expériences de déstabilisation, et l’Allemagne en particulier. […] La pression sur le discours public et sur la démocratie est inacceptable. »

Pourtant, on peut excuser le président novice du BND de supposer que ses analystes se souviendraient par qui leur pain est beurré et qu’ils suivraient les méthodes du passé en arrivant à des conclusions connues pour être désirées par leurs maîtres à Berlin et à la CIA.

Donc cela a dû être une mauvaise surprise pour Kahl quand il a découvert que, cette fois, les analystes du BND s’en tiendraient aux principes et refuseraient d’être aussi malléables que leurs homologues de Washington. Ses analystes n’ont donc pu trouver aucune preuve que le Kremlin travaillait dur pour miner le processus démocratique en Allemagne, et l’ont annoncé.

Pire encore du point de vue des États-Unis, les deux services de renseignement allemands ont résisté à la pression habituelle de certains hauts dirigeants de Berlin (y compris Kahl lui-même) pour utiliser toute information inoffensive qu’ils puissent trouver et en faire une mosaïque anti-russe, comme à Washington, en une sorte de version cubiste déformée de la réalité.

Et alors on recommence

Alors, que font les hauts fonctionnaires quand la bureaucratie arrive avec des conclusions « incorrectes » ? Ils renvoient les analystes et les enquêteurs au travail jusqu’à ce qu’ils trouvent des réponses « correctes ». Et cela ne fait pas exception. En l’absence de preuve de piratage dirigée par le Kremlin, les Allemands ont maintenant opté pour une approche dans laquelle l’information peut être manipulée plus facilement.

Selon le Süddeutsche« le bureau de la chancelière Merkel a maintenant ordonné une nouvelle enquête. Un groupe d’opérations psychologiques dirigé conjointement par la BND et le BfV examinera en particulier la couverture des agences de presse russes en Allemagne ». On peut s’attendre à ce que tout article qui ne représente pas Vladimir Poutine en costume du diable sera jugé de la « propagande russe ».

Pour les guider, Merkel pourrait bien donner aux nouveaux « enquêteurs » une copie du rapport conjoint  CIA / FBI / NSA intitulé : « Évaluation : une campagne d’influence russe cible les élections présidentielles américaines de 2016. » Publié le 6 janvier dernier, ce rapport a offusqué et embarrassé les professionnels de renseignement les plus sérieux. Les « preuves » présumées présentées, ainsi que toutes les « évaluations » effectuées par les analystes américains, n’ont pu remplir cinq pages. Il fallait quelque chose pour remplir, de préférence quelque chose pouvant ressembler à de l’analyse.

Et donc, sept autres pages ont été ajoutées à l’évaluation de la CIA / FBI / NSA, même si les informations qui y sont présentées n’ont rien à voir avec le fameux piratage russe. Mais aucun problème : les sept pages supplémentaires portaient ce titre de mauvais augure : « Annexe A : Russie – la télévision du Kremlin cherche à influencer la politique, en alimentant des troubles aux États-Unis. »

Les pages supplémentaires, à leur tour, ont ensuite été utilisées pour étayer l’acte d’accusation suivant : « La machine de propagande de l’État russe a contribué à la campagne d’influence en servant de plate-forme aux messages du Kremlin envers le public russe et international. »

Est-ce une fuite venant de l’intérieur des services ?

On ne sait pas comment le quotidien allemand Süddeutsche a récupéré les conclusions de cette enquête commune ou même s’il a eu accès à la copie complète des 50 pages du rapport final. Le journal a toutefois précisé qu’il réalisait maintenant que Kahl les avait menés en bateau avec ses accusations non étayées de novembre dernier.

D’après ce que le journal dit, les analystes semblaient prêts à donner au patron ce qu’il avait déjà déclaré être sa conclusion souhaitée, mais les preuves n’étaient tout simplement pas là. L’article cite un expert de la sécurité disant : « Nous aurions été heureux de donner à la Russie un carton jaune », une métaphore de football se référant à une mauvaise conduite. Une source du cabinet y déplore : « Nous n’avons trouvé aucune pièce à conviction. »

Initialement, la BND et BfV prévoyaient de publier des extraits de leur enquête encore classifiée, a rapporté le Süddeutsche, mais la date de publication ou même l’assurance que le rapport complet soit publié manque toujours.

Le lendemain de l’apparition de l’histoire dans le Süddeutsche, d’autres médias en ont fait rapport, brièvement. Newsweek et Politico en ont tout juste extirpé trois phrases chacun. Ne s’inscrivant pas dans le récit préféré qu’est « la Russie-est-coupable-de-tout », ce rapport a fait long feu dans les médias. Je n’ai trouvé cette histoire mentionnée dans aucun des « grands médias » américains.

Si les Américains ont pris conscience de l’histoire, c’est probablement par Russia Today – la bête noire du rapport CIA / FBI / NSA susmentionné condamnant la « propagande »russe. Cela montre clairement  pourquoi RT America et RT International sont méprisés par le gouvernement américain et les « médias traditionnels ». Beaucoup d’Américains se rendent compte, lentement, qu’ils ne peuvent pas compter sur le réseau américain et la télévision par câble pour avoir des informations objectives et se branchent sur RT pour au moins avoir accès a une autre version de ces importantes histoires.

C’est grâce à un appel matinal de RT International que j’ai appris l’existence du rapport du 7 février du  Süddeutsche Zeitung sur la vaine chasse aux preuves d’ingérence russes de la part de l’Allemagne.

 Ray McGovern

 

Article original en anglais :

Russia_Germany[1]

German Intelligence Clears Russia of “Suspected Subversion”

Traduit par Wayan, relu par Catherine pour le Saker Francophone

Ray McGovern est un ancien officier des renseignements américains ou il a travaillé pendant 30 ans. Il a été un haut officier de la CIA délégué au BND allemand à la fin des années 70.

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L’enjeu pour Trump et nous tous

Publié le par Felli Bernard

L’enjeu pour Trump et nous tous


Par Paul Craig Roberts – Le 18 février 2017

Tu fais comme je te dis … ou sinon !
Gouvernement de l’Ombre

Nous devons comprendre, tout comme le président Trump d’ailleurs, que le canular qu’est la « guerre au terrorisme » a permis de transformer les services du renseignement, dont font partie la NSA et la CIA, et les organismes chargés des enquêtes criminelles, comme le FBI, en services de police secrète de type Gestapo. Trump est aujourd’hui menacé par ces services, parce qu’il rejette le programme néoconservateur préconisant l’hégémonie mondiale des USA, qui prévoit un budget annuel gigantesque octroyé à la défense et à la sécurité.

 

Nos services de police secrète sont occupés à planter dans les merdias presstitués des « renseignements » selon lesquels Trump serait compromis dans une « Russian Connection » et qu’il pose une menace à la sécurité des États-Unis. Le plan consiste à monter un dossier dans les médias, comme cela s’est fait dans le cas du président Nixon, puis de forcer Trump à quitter son poste. S’en prendre aussi ouvertement à un président nouvellement élu est un acte d’une audace extraordinaire qui suppose une énorme confiance, ou un désespoir aussi grand, de la part des services de l’État policier.

Nous voyons de nos yeux vus CNN coopérer ouvertement avec la CIA, en se lançant dans des spéculations outrancières et irresponsables selon lesquelles Trump est sous influence russe, comme s’il s’agissait d’un fait indéniable.

La « preuve » fournie par CNN et la CIA est un « reportage » du New York Times qui, sans doute, a été planté là par la CIA.

C’est tellement gros qu’on en vient à croire que CNN et la CIA considèrent vraiment que la crédulité et la stupidité du peuple étasunien sont sans bornes.

Dans cette vidéo, Glenn Greenwald explique à Amy Goodman que la CIA en veut à Trump pour avoir annoncé son intention de réduire la dangereuse tension avec la Russie, qui entre en contradiction avec la volonté du complexe de la défense et de la sécurité de s’en prendre à un ennemi puissant :

« Bien qu’il n’y a pas de définition précise ou scientifique, l’État profond désigne habituellement les services constituant des factions du pouvoir permanent à Washington. Ces services restent en place et exercent un pouvoir pendant que les élus se succèdent à la présidence. Ils exercent habituellement leur pouvoir en secret, dans l’ombre, ce qui fait qu’ils assument peu ou pas de responsabilités démocratiques. La CIA, la NSA et les autres services du renseignement − qui ont été créés essentiellement pour disséminer de la désinformation, des faussetés et de la propagande − possèdent une longue histoire sur ce chapitre, en plus d’être mêlés depuis aussi longtemps aux pires crimes de guerre, atrocités et opérations d’escadrons de la mort à avoir été commis dans le monde. Outre des gens comme Bill Kristol, de nombreux démocrates font confiance à ces services, cherchent à les renforcer et sont derrière eux, alors qu’ils exercent leur pouvoir indépendamment des responsables politiques à qui ils sont censés être subordonnés (ils s’opposent même à eux en fait).

Il ne s’agit pas seulement de la Russie. Lorsqu’on revient à la campagne électorale, on constate que des chefs de file du milieu du renseignement −  dont Mike Morell, directeur adjoint de la CIA sous le président Obama, et Michael Hayden, qui a dirigé la CIA et la NSA sous George W. Bush − étaient de chauds partisans d’Hillary Clinton. En fait, Michael Morell s’est rendu au New York Times et Michael Hayden au Washington Post pendant la campagne pour vanter les mérites d’Hillary Clinton et pour dire que Donald Trump était devenu une recrue de la Russie. La CIA et le milieu du renseignement étaient profondément en faveur de Clinton et farouchement opposés à Trump dès le départ, tout simplement parce qu’ils préféraient les politiques d’Hillary Clinton à celles de Donald Trump. Une des grandes priorités de la CIA au cours des cinq dernières années a été la guerre par procuration en Syrie, qui visait un changement de régime en faisant tomber Assad. Hillary Clinton était non seulement en faveur de cela, mais reprochait aussi à Obama de ne pas avoir été plus loin et voulait imposer une zone d’exclusion aérienne en Syrie et affronter les Russes. Donald Trump pensait exactement le contraire. Il a dit qu’il se fichait de qui dirigeait la Syrie, que nous devrions laisser le soin aux Russes d’éliminer Daech, al-Qaïda et d’autres groupes en Syrie, voire même les aider s’il le fallait. Le programme que défendait Trump était l’antithèse même de ce que la CIA voulait. Clinton répondait exactement aux vœux de la CIA, d’où son ralliement derrière elle. La CIA a donc tenté de miner la candidature de Trump pendant tous les mois qu’a duré la campagne électorale. Depuis sa victoire, la CIA cherche non seulement à lui nuire par des fuites dans les médias, mais s’emploie activement à le déstabiliser. Il a été rapporté que des renseignements ne lui sont pas transmis, sous prétexte qu’on ne peut les lui confier avec confiance. La CIA se donne le pouvoir de promulguer des politiques.

Je suis d’avis que la présidence de Trump est extrêmement dangereuse. Ce ne sont pas les raisons qui manquent lorsqu’on s’informe. Ils veulent détruire l’environnement. Ils veulent éliminer le filet de sécurité. Ils veulent donner plus de moyens aux milliardaires. Ils veulent adopter des politiques sectaires envers les musulmans, les immigrants et bien d’autres groupes. Il est important de leur résister. Il y a également d’excellents moyens de leur résister, notamment en recourant aux tribunaux pour les freiner et au militantisme citoyen. Mais ce qui importe par-dessus tout, c’est que le parti démocrate fasse son autocritique et se demande comment devenir une force politique plus efficace aux États‑Unis après sa déconfiture généralisée. Mais ce n’est pas le genre de résistance à quoi il s’emploie. Ce qu’il fait à la place, c’est de se tourner du côté de la seule faction encore pire que Donald Trump, c’est-à-dire de l’État profond et de la CIA, qui ont commis tant d’atrocités, en les invitant quasiment à fomenter un coup d’État en douceur, en empêchant le président élu de mettre en œuvre ses politiques. Je crois aussi qu’il est extrêmement dangereux d’agir ainsi. Même si vous croyez comme moi que la CIA et l’État profond d’une part, et la présidence de Trump d’autre part, sont extrêmement dangereux, il y a une énorme différence entre les deux. Trump a été démocratiquement élu et est assujetti à des contrôles démocratiques, comme les tribunaux viennent de le démontrer et comme les médias et les citoyens le prouvent. Pour sa part, la CIA n’est élue par personne. Elle est à peine soumise à des contrôles démocratiques. Supplier la CIA et le milieu du renseignement de prendre les moyens de nuire à des élus au sein du gouvernement, ce n’est rien de moins que de la folie. C’est un signal donné pour détruire la démocratie du jour au lendemain en prétendant la sauver. Mais c’est exactement ce qu’implorent et défendent des tas de gens, non seulement les néocons, mais aussi leurs alliés du parti démocrate. C’est complètement tordu et dangereux de les voir faire pareille chose. »

Les États-Unis vivent actuellement une situation exceptionnelle, où la gauche libérale et progressiste est alliée à l’État profond contre la démocratie. La gauche libérale et progressiste fait du lobbying en faveur de la destitution d’un président qui n’a commis aucune faute impardonnable. Les néoconservateurs ont signalé leur préférence pour un coup d’État contre la démocratie mené par l’État profond. Les médias suivent docilement en diffusant un barrage constant de mensonges, d’insinuations et de désinformation. Le public étasunien, insouciant, reste là à sucer son pouce.

Que peut faire Trump ? Il peut procéder à un nettoyage en règle des services du renseignement et mettre fin à leurs activités inconstitutionnelles autorisées par Bush et Obama. Il peut invoquer la loi antitrust pour briser les conglomérats médiatiques créés avec l’assentiment de Clinton. Si Bush et Obama se sont autorisés le droit de soumettre des citoyens des USA à une détention illimitée sans suivre le processus normal et si Obama a pu assassiner des citoyens des USA suspects sans respecter la procédure prévue par la loi, Trump peut aussi recourir à la loi antitrust pour briser les conglomérats médiatiques qui parlent d’une seule voix contre lui.

En ce moment, Trump n’a guère le choix que de se battre. Il peut faire tomber les services de police secrète et les conglomérats de merdias presstitués, sans quoi ce sont eux qui auront sa peau. Congédier Flynn était la pire chose à faire. Il aurait dû garder Flynn et s’en prendre aux responsables des fuites qui utilisent activement la désinformation contre lui. La NSA devrait savoir qui sont ces gens. Trump devrait faire le ménage parmi les gestionnaires corrompus de la NSA et installer des responsables qui identifieront qui sont à l’origine des fuites. Trump devrait ensuite poursuivre ces personnes dans la pleine mesure permise par la loi.

Aucun président ne peut survivre à des services de la police secrète déterminés à le détruire. Si les conseillers de Trump ne le savent pas, Trump a un urgent besoin de se trouver d’autres conseillers.

Paul Craig Roberts

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Ne nous fachos pas !

Publié le par Felli Bernard

Ne nous fachos pas !

26 Février 2017 , Rédigé par New Dawn

Ne nous fachos pas !

J'ai encore fait cette nuit une expérience d'extra-temporalité... C'était pendant la douceur d'une profonde nuit ... Dieu s'est montré à moi , comme au jour de sa splendeur

somptueusement paré , il n'était point courroucé , mais semblait plutôt rigoler dans sa barbe ... Un rêve ... me devais-je inquiéter d'un rêve , alors qu'il vient souvent , à la brune , me rendre visite pour m'informer des choses de la spiritualité... mais ne soyez pas jaloux , car c'est mon anticléricalisme notoire qui le rassure en moi ... Il n'aime pas les calotins qui parlent en son nom , ni les anges Trompebouffigues qui lui cirent les pompes avec des morceaux des  nuages  sur lesquels ils chevauchent les zéphyrs ... Comme à son habitude , et familièrement , nous avons discuté ensemble ,  tandis que je lui préparais un bol de chocolat avec le lait d'Amalthée qui vient régulièrement brouter le gazon du jardin ... mais je ne puis plus rajouter de sucre car il commence à avoir du diabète et s'il venait à être en manque , j'avoue que je ne sais pas comment le ramener là-haut ... je trouve que c'est vraiment trop tôt pour moi et que je n'ai pas vraiment goûté à tous les plaisirs de la vie , ce qu'il comprend , par ailleurs , parfaitement ... Entre deux gorgées il m'a cependant glissé à l'oreille que Macron n'était qu'un con , et m'a rappelé la célèbre réplique de Lino Ventura qui partage ses soirées avec lui en concoctant des pâtes à l'italienne à se pourlécher la barbe :

" Un con , ça ose tout , c'est même à ça qu'on les reconnait..."

Sans vouloir le vexer , je lui ai à mon tour , cité une formule de Voltaire :

" Un con trouvera toujours un autre con plus con que lui pour l'admirer !"

Il a été enchanté de ce postulat ... mais je lui ai bien souligné que seule son auguste présence avait suscité chez moi un tel dépassement de mon QI intellectuel ... Il a apprécié ... il est parfois un peu cabot ... mais si l'humanité lui doit des échecs encore difficiles à avaler , il est fin , très fin et spirituel à souhait ...

Comme il le pense , Macron n'est qu'un bouffon qui lance des pétards à droite et à gauche , certains font pschitt , mais d'autres lui pètent à la gueule ... Il a osé , en Algérie , le colonialisme comme crime contre l'humanité ... les Algériens se sont tus ... les  medias français ont gueulé comme des veaux  "haro sur le colon !"...Puis s'en est parti en Angleterre répéter la même antienne pour nos petits transfuges , en ignorant à quel point la colonisation anglaise avait été ignoble ... mais le Commonwealth lui paraissait un idéal commercial et financier  , dépourvu qu'il était des droits de productions équitables ... Allez les mômes , au boulot ... l'occident attend vos cueillettes et vous donnera trois cacahuettes et des médicaments périmés  pour nourrir  et soigner votre famille...

Dernière tentative macronesque  ... "je supprime la taxe d'habitation " ... mais qui sert aux communes  à ramasser les ordures , payer les cantines et les ramassages scolaire , entretenir les écoles primaires et la petite voirie , payer le personnel administratif , créer des infrastructures sportives , des associations culturelles pour une vie intelligente  ( c'est vrai que nous n'avons aucune culture , pauvre Bonobos que nous sommes ... en dehors de Paris , rien de valable ... ) la province va mourir dans la dèche noire , et c'est bien fait parce que nous ne valons pas mieux car nous te prenons pour ce que tu es , un dindon qui n'a jamais quitté les jupons de sa vieille poule  ...

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Trump n'assistera pas au dîner des correspondants de la Maison Blanche

Publié le par Felli Bernard

Trump n'assistera pas au dîner des correspondants de la Maison Blanche (tweet)

Washington - Donald Trump a annoncé samedi qu'il ne participerait pas au dîner annuel des correspondants de la Maison Blanche, le 29 avril, une décision qui rompt avec une tradition placée sous le signe de l'humour et un nouvel épisode dans ses relations houleuses avec la presse.

"Je n'assisterai pas au dîner de l'Association des correspondants de la Maison Blanche cette année", a écrit le président américain dans un tweet. "Meilleurs voeux à tous et passez une bonne soirée!".

Ce dîner de gala se déroule chaque année dans un hôtel de Washington et réunit le gratin de la presse, du monde politique américain ainsi que des célébrités. Cette soirée, instituée en 1921, permet au président américain de prononcer un discours teinté d'autodérision et de se moquer de ses adversaires politiques.

En 2011, Donald Trump avait participé au dîner et avait été la cible de moqueries de la part de Barack Obama. Un épisode que des analystes jugent crucial dans la décision du magnat de l'immobilier de se présenter à la présidence.

Et depuis son accession au pouvoir il y a un mois, Donald Trump entretient des relations houleuses avec la presse. Il ne cesse d'attaquer les "médias malhonnêtes" et a même qualifié certains d'entre eux d'"ennemis du peuple". Vendredi, son administration a privé le New York Times et CNN, entre autres, d'accès au briefing quotidien de la Maison Blanche.

Certains s'interrogent d'ailleurs sur l'opportunité de participer eux-mêmes au dîner des correspondants, voire de le maintenir. Cette année, les magazines New Yorker et le Vanity Fair ont chacun annulé leurs fêtes organisées en marge du dîner des correspondants, des événements dans l'agenda mondain de Washington.

©AFP / 25 février 2017 23h48)

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