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Le sommet UE-Canada «toujours possible» malgré le non de la Belgique

Publié le par Felli Bernard

Le sommet UE-Canada «toujours possible» malgré le non de la Belgique

La Belgique est dans l’incapacité de signer le CETA, a reconnu Charles Michel le 24 octobre, mais l’UE et le Canada estiment quant à eux que le sommet de jeudi est « toujours possible ».

« Nous ne sommes pas en position de signer le CETA », a déclaré Charles Michel, Premier ministre belge, après des négociations brèves avec les responsables régionaux qui n’ont débouché sur aucun accord, alors que l’UE avait donné à la Belgique jusqu’à lundi soir pour faire connaître sa position.

« Le gouvernement fédéral, la communauté germanophone et la Flandre ont dit “oui” mais la Wallonie, le gouvernement bruxellois et la communauté linguistique française ont dit “non” », a-t-il rappelé.

Charles Michel a assuré qu’il était toujours ouvert au dialogue avec la région de Wallonie, principal obstacle à l’accord, et qu’il était trop tôt pour enterrer le CETA.

Au vu de la position du parlement wallon et du ministre-président, Paul Magnette, ce n’est pas vraiment une surprise.

>> Lire : La Wallonie demeure inflexible sur le CETA

Ultimatum

La Commission européenne avait déjà signalé qu’elle ne s’attendait pas à une issue positive le 24 octobre. Son porte-parole, Margaritis Schinas, a déclaré que l’exécutif rejetait tout type d’ultimatums ou de délais et appelait à la patience.

Une source proche de l’UE a confirmé que le président du Conseil européen, Donald Tusk, devait appeler Charles Michel pour lui poser une « question simple » : la Belgique sera-t-elle en position de signer l’accord le jeudi 27 octobre quand le Premier ministre Justin Trudeau arrivera pour le sommet UE-Canada ? Une question a bel et bien été interprétée par les autorités belges comme un ultimatum que Paul Magnette a rejeté, le qualifiant d’incompatible avec les pratiques démocratiques.

Sommet toujours envisageable

« On nous a demandé de donner une réponse claire aujourd’hui. La réponse claire à ce stade, c’est non », a asséné Le Premier ministre. Malgré la réponse négative de la Belgique dans l’après-midi, Donald Tusk et Justin Trudeau se sont entretenus au téléphone et ont conclu ensemble que le sommet était toujours possible. « Ensemble avec le Premier ministre Justin Trudeau, nous pensons que le sommet de jeudi est toujours possible », a assuré lundi soir dans un tweet le président du Conseil européen.

« Les dirigeants ont convenu que l’Union européenne et ses pays membres devraient continuer de préparer le sommet de jeudi, où l’Accord économique et commercial global sera signé », a confirmé le bureau de Justin Trudeau.

« J’ai espoir. La balle est maintenant dans le camp de l’Europe », a ajouté lundi la ministre canadienne du Commerce international, Chrystia Freeland.

Inquiétudes encore très présentes

« Nous ne voulons pas que [cet accord] mette en cause les normes sociales, environnementales, la protection des services publics », a expliqué Paul Magnette pour justifier son rejet.

Le parlement wallon a mené une analyse profonde du CETA et exprimé ses inquiétudes sur une longue liste de sujets. Une des plus grandes craintes de la Wallonie concerne le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États. La Commission européenne a rapidement présenté un document de huit pages pour dissiper ces inquiétudes.

>> Lire : La Commission ne parvient pas à rassurer sur le CETA

Ce dernier document n’a cependant pas convaincu les responsables politiques wallons. Paul Magnette considère que son parlement doit revenir sur la question.

Le chef du parlement wallon, André Antoine, estime quant à lui qu’il faut plus de temps pour étudier un projet d’accord hautement complexe et qui comporte « 300 pages de traité et 1 300 pages d’indexe »

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Merci Wikileaks, «nous savons maintenant qui est derrière le TPP!»

Publié le par Felli Bernard

Merci Wikileaks, «nous savons maintenant qui est derrière le TPP!»

© Wikipedia International 18:25 24.10.2016(mis à jour 02:48 25.10.2016) URL courte Dossier: Traité de partenariat transpacifique (TPP) (24) 16114981033
L’une des plus grandes révélations de la dix-septième partie des courriels du directeur de campagne d'Hillary Clinton est un mail du conseiller du fonds Soros Fund Management adressé à M. Podesta pour fixer un rendez-vous afin de discuter du Partenariat Trans-Pacifique (TPP).
Et ce n’était pas le premier, d’après le contexte. Hillary. Courriels et extraits choisis: le plus intéressant sur Wikileaks © REUTERS/ Toby Melville Hillary. Courriels et extraits choisis: le plus intéressant sur Wikileaks
Michael Vachona, le conseiller du fonds Soros Fund Management, qui gère 30 milliards d'actifs pour le compte du financier George Soros, a adressé un mail à John Podesta dans lequel il propose de fixer un rendez-vous pour discuter de ses préoccupations majeures, dont le TPP, la crise ukrainienne et la crise migratoire. « Désolé, il était si difficile pour nous de parler. Tu trouveras ci-joint un mémo sur le TPP et la Malaisie, car il peut arriver que vous voyiez George et Alex.
En général, je pense que George est plus intéressé par la politique que par la campagne en soi… Dans un courriel séparé, je vous enverrai plus tard les pensées de George sur la crise migratoire, il passe beaucoup de temps là-dessus. Son autre grande préoccupation est l'Ukraine…
Les États-Unis ne font pas assez pour empêcher la désintégration politique de son allié le plus important. Je vais vérifier avec Milia pour voir s'il y a un moment, pour se parler avant (la rencontre, ndlr), mais ce n'est pas urgent », écrit Michael Vachona dans le courriel. ​« John Podesta a un rendez-vous avec M. Soros portant, en autres, sur le TPP.
Vous savez maintenant qui se cache derrière le TPP ! », écrivent les internautes. Échec du Ceta: Wallonie rejette l’ultimatum de l'UE © REUTERS/ Eric Vidal Échec du Ceta: la Wallonie rejette l’ultimatum de l'UE
Rappelons au passage que le candidat républicain à la présidence américaine Donald Trump et la candidate démocrate Hillary Clinton se disent tous les deux opposés au TPP, considéré comme bénéfique seulement pour quelques personnes, alors que le président Barack Obama, épaulé par 11 pays asiatiques, cherche à le promulguer. Le TPP a été signé début février 2016 par l'Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis et le Vietnam.
Il prévoit une ouverture substantielle des marchés des produits agricoles pour le Canada, les États-Unis et le Japon, que cela soit pour le sucre, le riz, le fromage ou le bœuf.
manifestation contre CETA et TTIP © AP Photo/ Martin Meissner Ceta: après la Wallonie, au tour de Bruxelles de dire non Pour entrer en vigueur, le TPP doit être ratifié sous deux ans par les parlements nationaux et notamment par le Congrès américain où il suscite une hostilité croissante, spécialement dans cette période de campagne présidentielle.
Plus tôt, le secret principal dévoilé dans la 10e partie de la correspondance de M. Podesta portait sur l'attention qu'Hillary Clinton et son équipe de campagne accordent aux conseils de George Soros.
Un échange d'emails entre Robby Mook, chef de campagne, et Huma Abedin, assistante et conseillère politique d'Hillary Clinton, est consacré à la coopération avec l'organisation America Votes, une fondation politique de George Soros. Robby Mook a promis de coopérer « pour des raisons politiques pour que Soros soit content.
Pour l'instant, nous ne savons pas clairement comment America Votes influera sur la course électorale ». WikiLeaks © Flickr/ Scott Beale Révélation sur les courriels de Podesta: portable perdu et mot de passe à deux balles America Votes se propose comme mission de « promouvoir des décisions politiques progressistes, de remporter les élections et de défendre le droit de vote de chaque Américain ».
Le candidat républicain Donald Trump s'est attiré des critiques après avoir déclaré que l'équipe de campagne d'Hillary Clinton collaborait avec les ONG qui représentent M. Soros.
 
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Powell reconnait l’existence d’un arsenal nucléaire israélien, par Eli Clifton

Publié le par Felli Bernard

Source : Lobe Log, le 14/09/2016

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Publié le 14 septembre 2016 par Eli Clifton

Selon des mails piratés analysés par LobeLog, l’ancien secrétaire d’État Colin Powell a reconnu l’existence de l’arsenal nucléaire d’Israël, un secret connu que les politiques américains et israéliens refusent d’admettre comme faisant partie de la stratégie nucléaire ambigüe d’Israël. Powell a également rejeté les affirmations que l’Iran, à l’époque, n’était qu’à “une année” seulement de disposer d’une arme nucléaire.

Les e-mails, diffusés par le groupe de hackers DCLeaks, révèlent un Powell évoquant le discours controversé du Premier ministre Benjamin Netanuyahu avant une rencontre au Congrès avec son partenaire en affaires, Jeffrey Leeds.

Leeds résume les paroles de Netanyahu en disant “qu’il avait dit tout ce qu’il fallait au sujet du président et tout ce qu’il a fait pour aider Israël. Mais (Leeds) a dit que ce contrat était foireux dès le début, sous-entendu que vous êtes un imbécile de ne pas l’avoir vu.”

Powell a répondu que les négociateurs américains ne peuvent pas obtenir tout ce qu’ils attendent d’une négociation. Mais en faisant écho à un point que de nombreux faucons iraniens ont soulevé, Powell a dit que l’arsenal nucléaire israélien et l’instinct de conservation rationnel rendent très peu probable pour les leaders iraniens le choix de produire et d’essayer une arme nucléaire.

Powell a écrit :

Les négociateurs ne peuvent obtenir ce qu’il souhaite. Cependant, les Iraniens ne pourront pas en utiliser une s’ils arrivent, au final, à en produire une. Les gars à Téhéran savent qu’Israël en compte 200, toutes pointées sur Téhéran, et que nous en avons des milliers. Comme Akmdinijad (sic) (l’a dit), “Que ferons-nous d’une seule bombe, la lustrer ?” J’ai discuté publiquement avec les deux, nK et l’Iran. Nous balayerons la seule chose qui les intéresse, la survie du régime. Où, et comment pourraient-ils en tester une ?

Israël, qui n’est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire, a depuis longtemps maintenu une ambiguïté au sujet de la taille et même de l’existence de son programme d’armes nucléaires.

Plus tard, dans l’échange de mails, Powell a reconnu le droit de l’Iran à enrichir de l’uranium à titre d’énergie nucléaire, disant que les seules sanctions ne seraient pas suffisantes pour “casser” l’Iran, soulignant que l’affirmation selon laquelle l’Iran se précipiterait pour obtenir la bombe et construire une arme nucléaire dans l’année était exagérée.

Powell a écrit :

Ils disent, avec raison, qu’ils ont tous les droits pour enrichir dans un but énergétique. Les Russes les ont aidés à construire un réacteur à Busher. Toutes nos sanctions ne seront pas suffisantes pour les briser. Beaucoup de conneries sur leur avancement. Bibi aime dire “dans un an”, comme nos gars des services secrets. Ils le disent depuis des années. Ce n’est pas si facile à faire.

Powell a finalement approuvé l’accord nucléaire obtenu par l’administration Obama, affirmant, le 6 septembre 2015, lors d’un “Meet the Press” (rencontre avec la presse) que “c’est plutôt un bon accord.” Dans son intervention, Powell a eu des mots durs pour les experts de politique étrangère qui sont restés silencieux ou se sont opposés à l’accord.

Le 30 août 2015, Powell a écrit à Ken Duberstein, l’ancien chef de cabinet du président Ronald Reagan, qui avait suggéré que Powell devrait s’abstenir de saluer l’accord lors d’un entretien télévisé durant lequel il aurait à faire face à des questions concernant les emails d’Hillary Clinton.

Powell a répondu qu’il pourrait gérer les questions politiques, prenant la défense de l’accord face à Duberstein car “c’est un bon accord pour le pays”, se montrant cinglant pour Richard Haass, président du Conseil des Affaires étrangères, et le général à la retraite David Petraeus, pour être publiquement restés tous deux indécis au sujet de cet accord. Powell a dit à Duberstein :

L’accord iranien est bon pour le pays et nos alliés. Les généraux et amiraux retraités ont réagi. J’ai étudié cela de près… J’ai fait des emails avant la télé. On doit s’occuper de l’EI. Haass, Petraeus et les autres ont affirmé être indécis. Des conneries, ils protègent juste leur avenir. Je n’en ai pas et n’en veux pas. Baker, Shultz savent ce qui est bien, comme Henry. Brent a montré qu’il en a.

Mais même Duberstein, qui avait enjoint Powell à éviter une forte approbation du contrat et ne l’a pas évoqué publiquement, n’a pu s’empêcher de partager avec Powell l’affirmation de l’ancien ambassadeur des Nations Unies de l’administration George W. Bush, John Bolton, qui décrit dans un mail l’accord nucléaire comme “la crise la plus importante en terme de sécurité mondiale.”

Duberstein a transmis cet email à Powell, ajoutant ce simple message en en-tête : “Ha ha ! Mais que fume-t-il ?”

Source : Lobe Log, le 14/09/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

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les-brics-doivent-faire-face-a-la-guerre-financiere-des-etats-unis

Publié le par Felli Bernard

http://lesakerfrancophone.fr/les-brics-doivent-faire-face-a-la-guerre-financiere-des-etats-unis

Préambule de l'auteur

Pour faire face à la guerre financière provoquée par les États-Unis, il est urgent que les BRICS renforcent leurs liens de coopération dans les domaines de l'économie et de la finance. La nouvelle banque de développement des BRICS devrait augmenter son volume de prêts, de même que leur fond de réserves. En outre, les BRICS devraient mettre en œuvre dès que possible leur propre agence de notation. Pour intensifier la cohésion économique, la mise en œuvre d'une zone de libre-échange devrait faire tomber les barrières tarifaires et ainsi augmenter sensiblement les échanges entre eux. En bref, si des mesures appropriées ne sont pas prises dans les meilleurs délais, les BRICS courent le risque de sombrer au cours du prochain ouragan financier.

Ariel Noyola Rodriguez

Par Ariel Noyola Rodriguez – Le 5 septembre 2016 – Source Russia Today

Les 15 et 16 octobre a eu lieu dans l’État de Goa (Inde) le huitième sommet du BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. Nous devons reconnaître que la réunion a eu lieu dans le contexte d’une situation profondément critique pour l’économie mondiale. Cependant, les BRICS ont montré, une fois de plus, leur capacité extraordinaire à transformer un mauvais moment en une occasion d’approfondir leurs liens à partir d’un point de vue stratégique.

 

Après que les économies des BRICS ont bénéficié d’un âge d’or, au cours des dernières années, les taux de croissance ont subi un ralentissement drastique. Face à cette situation difficile, les BRICS ont maintenant, plus que jamais, besoin de tirer avantage des institutions financières qu’ils ont présentées au monde il y a quelques années à Fortaleza (Brésil), lors de leur sixième sommet.

En avril dernier, la Nouvelle Banque de développement a fait son premier prêt pour plus de $800 millions et on estime qu’en 2017, les prêts pourraient atteindre $2 500 millions. En outre, en juillet de cette année, l’institution financière a mené à bien une réalisation historique avec l’émission des ‘bonos verdes’obligations vertes – en yuans, pour un montant équivalent à $450 millions. Ces instruments financiers, tout en augmentant l’influence de la monnaie chinoise à l’échelle mondiale, servent à financer de grands projets d’investissement.

Pendant ce temps, le fond de réserve (ARC, pour son sigle en anglais), d’une valeur de $100 milliards, est prêt à ouvrir ses premières lignes de crédit afin de stabiliser la balance des paiements des BRICS, comme l’a annoncé le ministre des Finances indien, Arun Jaitley. Chaque fois que la Réserve fédérale des États-Unis (FED) évoque, comme à l’habitude, la menace d’une augmentation des taux d’intérêt fédéraux, déclenchant ainsi une nouvelle crise financière mondiale, il est urgent que les BRICS augmentent le plus rapidement possible les ressources monétaires de leur fond de stabilisation, sinon ils courent le risque de dommages graves suite aux paris spéculatifs des grandes banques d’investissement.

En même temps, les BRICS ont besoin d’ouvrir de nouveaux fronts pour défier ouvertement l’hégémonie des États-Unis et du dollar dans le système financier international, non seulement en commerçant avec les monnaies locales, mais aussi, par exemple, par le biais de l’accumulation de réserves en yuan dans leurs banques centrales, d’autant plus que la monnaie du peuple – le renminbi en chinois – a officiellement été admise, le 1er octobre dernier, dans le panier des monnaies d’élite soutenant les droits de tirage spéciaux créés par le Fonds monétaire international (FMI) à la fin des années 1960.

En outre, les BRICS ont la capacité d’articuler une alliance financière grâce aux puissants liens géopolitiques entre l’Amérique latine, l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient. Les banques régionales de développement, qui sont façonnées principalement par des pays périphériques, peuvent bien servir cet objectif, qu’il s’agisse de la Banque asiatique pour les investissements dans l’infrastructure (AIIB), de la Banque de l’ALBA (Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique) et même de la Banque du Sud, qui va enfin démarrer avant la fin de cette année.

La mise en œuvre d’une agence de notation propre est également devenue un besoin urgent pour les BRICS, afin de se libérer de l’écrasante domination maintenue par les États-Unis à travers Fitch, Moody et Standard & Poor’s. Ces trois agences de notation, plutôt que de conduire des évaluations à partir de critères techniques, agissent principalement par des impulsions [téléguidées, NdT] de nature politique. Ce mode de fonctionnement en fait une authentique machine de guerre : dégradant les notes des obligations souveraines et augmentant ainsi les coûts d’emprunt dans des pays tels que la Grèce, la Russie ou le Venezuela, de façon spectaculaire.

La cohésion économique est un autre défi majeur, bien qu’il n’y ait aucun doute qu’elle se soit substantiellement développée au cours des dernières années, entre 2001 et 2015, le commerce entre les BRICS en proportion de leur commerce total a doublé, passant 6 à 12%. La Chine est de loin l’économie la plus intégrée avec les autres BRICS. En revanche, les liens entre des pays comme l’Inde et l’Afrique du Sud sont marginaux. La même chose est vraie entre le Brésil et la Russie. Ceci dénote la grande pertinence de la prochaine mise en œuvre d’une zone de libre-échange entre les BRICS. Cependant, en plus d’abattre les barrières commerciales entre eux, les BRICS doivent promouvoir ensemble la construction de chaînes de valeur, par l’intégration de leurs systèmes de production, afin d’encourager l’industrialisation des pays les moins favorisés.

En conclusion, il y a de nombreux défis à l’horizon pour ces cinq puissances émergentes. Je suis convaincu que, pour la suite, le succès des BRICS dépendra de la capacité qu’ils auront à se réinventer, de leur créativité dans l’expression de nouvelles dimensions de la coopération pour atteindre leurs objectifs à plus long terme. Face à la nouvelle guerre financière que prépare l’Amérique, il est à nouveau temps pour les BRICS de revenir à la charge…

Ariel Noyola Rodríguez est économiste, il a fait ses études supérieures à l’Université nationale autonome du Mexique. Contact : noyolara@gmail.com. Twitter:@noyola_ariel.

Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

 

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Hillary et les lobbies : M. Poisson, taisez-vous ! (B. Guigue)

Publié le par Felli Bernard

Hillary et les lobbies : M. Poisson, taisez-vous ! (B. Guigue)

S’il y en a une qui s’y connaît en lobbies, c’est bien Hillary Clinton. Wikileaks nous a appris qu’elle avait sur toutes les questions « une position publique » et « une position privée ». Et si quelqu’un promet d’aligner sa politique étrangère sur les intérêts de l’Etat d’Israël, avec ce que cela implique comme risques de guerres tous azimuts, c’est bien aussi Hillary. L’ouragan de condamnations politico-médiatiques, d’un grotesque achevé, qui s’est abattu sur le pauvre Jean-Frédéric Poisson qui ne faisait pourtant que constater des faits, en dit long sur l’état de déliquescence de nos élites. OD

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« Complotisme, antisémitisme, propos abjects ». Pour condamner les récentes déclarations de Jean-Frédéric Poisson, on n’y va pas avec le dos de la cuillère. Quelles horreurs le député français a-t-il bien pu proférer pour susciter une telle avalanche d’insultes ? Incitation à la haine raciale ? Accusation de meurtre rituel ? Apologie des SS ? Heureusement, rien de tout cela. En fait, il a déclaré que « la soumission de Mme Clinton aux super-financiers de Wall Street et aux lobbies sionistes représentent un danger pour la France et l’Europe ». Bigre. On frémit.

Les super-financiers de Wall Street ? Mme Clinton les aime et ils le lui rendent bien. Lors d’une conférence à 650 000 dollars rémunérée par Goldman Sachs, elle avouait qu’elle se sentait plus proche de son auditoire de banquiers que de la classe moyenne américaine. Il est vrai, confessait-elle ingénument, qu’elle et son mari ont amassé une fortune de plusieurs millions de dollars. Les péquenots qui se lèvent tôt le matin et bossent dur pour rembourser leurs prêts et payer les études de leurs enfants apprécieront.

Mais peu importe. L’important, c’est de dire aux financiers ce qu’ils veulent entendre et de faire ce qu’ils veulent qu’on fasse. Comme le montre l’exemple de Goldman Sachs, la haute finance sait choisir son camp. La banque aux 700 milliards d’encours s’est enrichie durant la crise de 2008 en recyclant des créances pourries et en spéculant contre certains de ses clients. Magnanime, l’administration Obama l’a blanchie comme neige de ses turpitudes passées. Evidemment, un renvoi d’ascenseur s’imposait.

Lors de la campagne pour sa réélection, en 2012, le président-candidat n’a pas lésiné sur les moyens. Les dollars ont coulé à flots. Pour remporter la Maison Blanche, une condition est requise : il faut dépenser davantage que son adversaire. Barack Obama a donc pulvérisé le record historique des dépenses de campagne avec 1,1 milliard de dollars. Résultat : il a été élu. Merci Wall Street ! Cette lune de miel avec des démocrates aussi coopératifs, l’oligarchie financière rêve désormais de la prolonger avec Mme Clinton.

A entendre ses discours martiaux, les affaires du complexe militaro-industriel sont prometteuses si elle est élue. La finance new-yorkaise entend bien en profiter. Elle soutient donc la candidate démocrate, mieux placée que son adversaire un peu obtus pour lui offrir de nouvelles opportunités de profit. Blanchi par Obama, le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, devient alors un supporter enthousiaste d’Hillary Clinton. Il a même interdit à ses 30 000 employés de soutenir Donald Trump. Au club huppé des richissimes supporters d’Hillary, Blankfein rejoint le magnat israélo-américain de la presse Haïm Saban, l’un des principaux bailleurs de fonds de la caisse noire de la candidate, la Fondation Clinton.

Les lobbies sionistes, Hillary Clinton les connaît bien, eux aussi. Elle sait ce qu’ils veulent entendre. Elle prononce les litanies habituelles sur la « sécurité d’Israël » et « Jérusalem capitale éternelle », et les donateurs de l’AIPAC sortent le carnet de chèques. Aux USA, personne ne s’offusque de ce genre de transactions. C’est le pays du marché libre et de la concurrence non faussée. Les votes s’achètent, les dons affluent dans les caisses. Et une fois élus, les dirigeants du pays renvoient l’ascenseur à leurs généreux bienfaiteurs. Contre le soutien des lobbies sionistes, Mme Clinton a souvent fait la guerre. Et elle continuera à la faire, une fois installée à la Maison Blanche, tout simplement parce que ces lobbies l’exigent.

On se souvient qu’Hillary Clinton avouait dans un fameux email les véritables motifs de la guerre contre la Syrie : « La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad ». La guerre contre la Syrie, c’est une guerre pour Israël. A destination des incrédules qui voient partout du « complotisme », c’est écrit noir sur blanc. Comme le souligne M. Poisson, cette « soumission aux lobbies sionistes est un danger pour la France et l’Europe ». En semant le chaos au Moyen-Orient, la politique américaine, en effet, a exposé le Vieux Continent au terrorisme djihadiste. Elle a fait de cette région un trou noir de la géopolitique mondiale, et l’Europe comme la France sont aux premières loges. Allons, M. Poisson, taisez-vous ! »

Bruno Guigue, le 23 octobre 2016

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L’Amérique perd son emprise sur l’Asie du Sud-Est

Publié le par Felli Bernard

L’Amérique perd son emprise sur l’Asie du Sud-Est

America Losing Its Grip on Southeast Asia


Wayne Madsen

Par Wayne Madsen – Le 15 octobre 2016 – Source Strategic Culture

Les développements diplomatiques récents entre les Philippines et les États-Unis sont perçus comme un choc, pour les mordus de politique, au Département d’État américain et au Pentagone, mais pour les observateurs avisés de la politique en Asie du Sud-Est, la décision du président philippin Rodrigo Duterte d’un «pivot» vers la Chine et la Russie a été longue à venir.

 

Depuis la soi-disant «révolution jaune» qui a vu Corazon Aquino remplacer l’autocrate des Philippines, Ferdinand Marcos, la majorité des Philippins ont été baladés d’un président corrompu, béni par les Américains, à un autre. Duterte, l’ancien maire fougueux de Davao City, à Mindanao, a canalisé le dégoût de beaucoup de Philippins, en adoptant une attitude hostile face à une présence militaire américaine renouvelée en Asie du Sud-Est conçue pour contrer la Chine.

En 1986, People Power Revolution, aussi connue comme la Révolution jaune, a été conçue par les États-Unis comme un moyen de soulager le président Ferdinand Marcos du pouvoir. La révolution a eu lieu trois ans après l’assassinat du sénateur Benigno «Ninoy» Aquino, qui a été abattu à sa descente d’avion à l’aéroport international de Manille après son retour d’un exil aux États-Unis. Marcos, qui a été blâmé pour l’assassinat d’Aquino, a été contraint par la pression combinée de l’Église catholique, des Forces armées philippines pro-US, et de la CIA. La veuve de Aquino, Corazon «Cory» Aquino, a succédé à Marcos en tant que présidente et ce qui suivit fut une série de présidents corrompus et pro-US. Le général Fidel Ramos, un globaliste engagé, a succédé à Mme Aquino en tant que président et lui, à son tour, a assuré les présidences de ses deux successeurs, Joseph Estrada et Gloria Macapagal-Arroyo, qui étaient tous deux poursuivis pour des scandales de corruption.

Macapagal-Arroyo était la fille de l’allié de l’Amérique durant la guerre froide, le président Diosdado Macapagal qui a dirigé le pays de 1961-1965, période qui a vu les troupes des Philippines combattre aux côtés des troupes américaines dans la guerre du Vietnam. Au moment de l’intégration des troupes philippines à l’effort de guerre des États-Unis au Sud-Vietnam, l’opposition la plus virulente à cet engagement était l’adversaire politique de Macapagal, Ferdinand Marcos, quelque chose qui n’échappe pas à Duterte au moment où il dirige les Philippines loin du «pivot militaire vers l’Asie» de Barack Obama.

Macapagal-Arroyo a été remplacée par un autre président corrompu, Benigno «Noynoy» Aquino, fils de Ninoy Aquino, assassiné, et de Cory Aquino. Les Philippines ont subi le fléau de présidents provenant des mêmes dynasties, de manière assez semblable à ce que les États-Unis ont vécu au cours des dernières décennies. Macapagal-Arroyo et Estrada ont tous deux été mis en accusation pour corruption, mais seul Estrada a démissionné de ses fonctions. Duterte est le premier visage nouveau à occuper le palais Malacañang depuis un certain temps et l’électorat des Philippines l’apprécie beaucoup pour son franc-parler.

Duterte a décidé que les politiques de ses prédécesseurs, qui ont tous cherché des relations étroites avec Washington, ne sont pas dans le meilleur intérêt des Philippins. Duterte a suivi une politique étrangère indépendante, en invitant la Chine et la Russie à établir des bases aux Philippines, en annulant des exercices militaires américano-philippins dans la région, et en traitant le président Barack Obama de «fils de pute». Duterte a également dit aux États-Unis  : «Ne nous traitez pas comme un paillasson parce que vous serez… Nous ne sommes pas les ‘petits frères bruns de l’Amérique.’»

Le trouble de l’administration Obama avec Duterte a commencé après que l’ambassadeur des États-Unis aux Philippines Philip Goldberg s’est permis d’interférer dans les affaires intérieures des Philippines, y compris l’élection qui a propulsé Duterte à la présidence. Goldberg a un passé consistant à se mêler des affaires des pays où il est affecté et il n’a pas fait exception à cette réputation lors de la campagne électorale aux Philippines, dans laquelle il s’est exprimé contre Duterte. En 2008, le gouvernement bolivien du président Evo Morales a expulsé Goldberg, alors ambassadeur des États-Unis à La Paz, pour avoir alimenté les mouvements sécessionnistes dans quatre provinces boliviennes. En août de cette année, Duterte a qualifié Goldberg de «’bakla’, fils de pute». «Bakla» signifie gay en tagalog.

Avec la nouvelle de la fin du long règne du roi de Thaïlande, Bhumibol Adulyadej, qui est né à Cambridge, Massachusetts, et a assuré qu’aucun gouvernement thaïlandais ne s’éloigne trop loin de l’alliance avec les États-Unis, la Thaïlande pourrait suivre les Philippines dans une politique marquée par l’indépendance à l’égard de Washington.

Le Prince Vajiralongkorn, héritier du trône, est connu pour être proche de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra et de sa sœur Yingluck Shinawatra, elle aussi ancienne Premier ministre, qui ont été tous deux renversés par des coups d’État militaires conçus par la CIA. Thaksin a été renversé en 2006 et Yingluck en 2014. Yingluck, qui a été accusée de corruption par l’Agence thaïlandaise «anti-corruption», a subi essentiellement le même «coup d’État constitutionnel» que celui infligé à la présidente Dilma Rousseff au Brésil, au président hondurien Manuel Zelaya, et au président paraguayen Fernando Lugo. Aujourd’hui, plutôt que d’utiliser des chars d’assaut et des juntes militaires pour renverser les dirigeants qu’elle n’aime pas, la CIA se repose sur une phalange d’avocats et de juges, tous contrôlés par la CIA, pour provoquer des «coups d’État constitutionnels». Cette stratégie a été une caractéristique de l’administration Obama et pourrait être qualifiée de «Doctrine Obama» [rappelons qu’il est professeur de droit constitutionnel, NdT].

Thaksin, qui vit en exil au Cambodge, et Yingluck, continuent de bénéficier d’un large soutien du mouvement des Chemises rouges en grande partie rural. L’héritier du trône, Vajiralongkorn, n’est pas populaire auprès des loyaux sujets de son père. Afin d’obtenir un soutien pour son règne, Vajiralongkorn peut avoir à conclure un pacte non seulement avec Thaksin et Yingluck, mais aussi avec les Chemises rouges, dans les rangs desquels on trouve un certain nombre d’anti-monarchistes. Les Chemises rouges sont également opposées à l’hégémonie américaine sur la Thaïlande et sont soupçonnées de recevoir le soutien de la Chine. Tout comme la doctrine Obama n’a pas été oubliée par Duterte, elle ne le sera pas par le roi Vajiralongkorn.

Comme beaucoup d’anciens présidents philippins, les premiers ministres thaïs, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont été largement approuvés par les courtiers du pouvoir de la CIA à Langley. Bhumibol [qui vient de mourir, NdT] a succédé au trône à la mort de son frère, le roi Ananda Mahidol. À 9h00 le 9 juin 1946, Bhumibol a rendu visite à son frère dans sa chambre au Palais Royal à Bangkok. À 9h20, un coup de feu retentit dans la chambre du roi. Ananda a été retrouvé gisant face vers le haut dans le lit avec une blessure par balle fatale à la tête. La cause a été attribuée à un suicide accidentel causé par le jeune roi jouant avec un pistolet chargé.

L’ambassadeur des États-Unis en Thaïlande était Edwin Stanton, Ironiquement, son homonyme, secrétaire de la guerre Edwin Stanton, continue d’être accusé d’implication dans la conspiration pour assassiner Abraham Lincoln.

L’ambassadeur Stanton a travaillé en étroite collaboration avec le Régent de la Thaïlande, appointé par les Japonais, Pridi Banomyong, qui a gouverné le pays pendant l’exil de Ananda durant la Seconde Guerre mondiale et qui est devenu Premier ministre après la guerre, pour absoudre Bhumibol, les États-Unis et la Grande-Bretagne de toute implication dans la mort du roi Ananda. Le vice-roi britannique des Indes, Lord Mountbatten, pensait que Ananda était une figure «pathétique» et indigne d’être roi. En tout état de cause, après que le maréchal Plaek Pibulsonggram, chef militaire pro-japonais de la Thaïlande pendant la guerre, a renversé le Premier ministre Pridi en 1947, le gouvernement a chargé deux pages royaux de l’assassinat du roi. Les deux pages ont finalement été reconnus coupables après un procès douteux, et exécutés.

Stanton avait réussi à convaincre le Premier ministre Pridi que des communistes déguisés en étudiants, des moines bouddhistes, des journalistes et des universitaires envahissaient la Thaïlande avec l’intention de renverser la monarchie. Les avertissements de Stanton étaient une ruse et aucun des rapports sur l’infiltration de communistes n’était vrai.

Beaucoup de gens en Thaïlande savent que c’est l’OSS, précurseur de la CIA, qui a réalisé l’assassinat de Ananda en 1946 avec la complicité de l’ambassadeur américain Stanton, du chargé d’affaires américain Charles Yost, de l’agence britannique du MI6 à Bangkok, et du chef de l’OSS à Bangkok James Jim Thompson. Après avoir officiellement quitté l’OSS, Thompson a fondé la Société Silk Thai Ltd, qui a contribué à revitaliser l’industrie de la soie en Thaïlande, ravagée par la guerre. Thompson était également un pédophile notoire et les invités de sa maison à Bangkok incluaient toujours un certain nombre d’enfants thaïlandais et birmans. La maison elle-même était ornée d’un certain nombre de statues phalliques. Les auteurs Truman Capote, Somerset Maugham et Margaret Landon, l’auteur d’Anna et le roi de Siam dont le film «Anna et le roi» a été tiré, étaient parmi les invités célèbres de Thompson à Bangkok. En 1967, Thompson, qui savait où beaucoup de squelettes de la CIA étaient enterrés dans toute l’Asie du Sud-Est, a disparu sans laisser de traces dans les Cameron Highlands Pahang, en Malaisie.

Pendant soixante-dix ans, le peuple thaïlandais n’a pu que murmurer au sujet des événements de 1946. Avec la récente mort du roi, la Thaïlande a plusieurs comptes à régler avec les États-Unis, tout comme Duterte actuellement installé décante le passé des Philippines.

Wayne Madsen

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Les fuites de l’Open Society Foundations de Soros. Ingérence et subversion

Publié le par Felli Bernard

Soros Foundations

Les fuites de l’Open Society Foundations de Soros. Ingérence et subversion

 
 
 

André Posokhow, Sciences Po Paris, commissaire aux comptes, essayiste.

♦ Qui est George Soros ?

George Soros, né György Schwartz en 1930 à Budapest, est un financier milliardaire américain d’origine juive.

Il est connu pour ses activités de spéculation sur les devises, notamment la livre anglaise qu’il a mise à genoux en 1992, sur lesquelles il a bâti une fortune immense ainsi que par ses activités d’influence politique. Il est actuellement président de Soros Fund Management, basé à New York, qui gérait, en 2012, 25 milliards de dollars pour lui, sa famille et ses fondations.

Il a fondé et préside l’Open Society Foundations (OSF), dont l’objectif est de promouvoir le « développement de sociétés démocratiques et ouvertes », les sociétés européennes ne l’étant probablement pas assez.


En France c’est un repris de justice. Il fut condamné pour délit d’initiés dans l’affaire de la Société Générale qui avait vu le gouvernement socialiste de la fin des années 1980 fermer les yeux sur la tentative d’OPA menée par Georges Pébereau et Robert Lyon, président de la Caisse des dépôts. Le jugement fut confirmé en cassation et il fut condamné à payer une amende de 940.500 euros. Ayant fait un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme en 2011, il fut débouté.

Selon Wikipédia, Soros utilise une partie de sa fortune à des activités philanthropiques. En réalité ce sont des activités subversives qui s’inscrivent en pointe des objectifs de l’oligarchie mondiale. Par exemple, George Soros a donné un million de dollars pour une proposition qui vise à légaliser la marijuana en Californie. Il a financé à hauteur de 100 millions de dollars Human Rights Watch, sur 10 ans, à partir de septembre 2010.

Il a déclaré à la chaîne de télévision CNN en mai 2014 que sa fondation a pris une part importante dans les événements d’Euromaïdan en Ukraine entre l’automne 2013 et le printemps 2014.

L’Open Society Justice Initiative vise à culpabiliser les nations occidentales

Un moyen d’action privilégié de l’OSF est l’Open Society Justice Initiative (OSJI), programme qui utilise le droit pour pousser et aider des individus et des associations à soutenir les objectifs d’OSF par des moyens juridiques et des recours judiciaires. Ceux-ci sont lancés par des juristes rattachés au programme devant les juridictions nationales et internationales.

Il s’agit de «  responsabiliser », en réalité de culpabiliser, les décideurs et les gouvernants notamment en matière de discrimination raciale, de justice pénale, d’abus supposés liés à la sécurité nationale et à la lutte contre le terrorisme et de promotion de la liberté d’information et d’expression.

L’accès à des documents internes de la fondation Soros

Polémia a eu accès à des « leaks » [des fuites] de documents internes de la fondation Soros qui permettent d’avoir un aperçu des activités de celle-ci dans plusieurs pays comme l’Allemagne, la Russie et plus particulièrement la France.

Ces documents font apparaître les actions entreprises, leurs composantes, leur durée et surtout les montants engagés par Soros en faveur de ses mandataires dans les pays concernés.

La lutte contre les discriminations, prétexte et vecteur d’une stratégie de subversion

Pour ce qui concerne notre pays, la lutte contre les discriminations vise principalement :

-l’interdiction du voile intégral ;
-les contrôles au faciès aussi appelé profilage racial ;
-des actions contre certains articles du Code de procédure criminelle.

En Russie il s’agirait d’expulsions de communautés Roms, de profilage racial et de passages à tabac allégués pour des motifs raciaux.

En Allemagne, «  l’Initiative juridique » de la fondation s’en prend à l’interdiction du port de vêtements religieux orientaux dans les écoles allemandes en Rhénanie-du-Nord-Westphalie qui violerait la législation de l’UE sur l’égalité et la Convention européenne des droits de l’homme. Elle vise également la question de classes séparées pour les étudiants immigrés dans les écoles primaires et secondaires.

Enfin l’OSJI cherche à remettre en cause la constitutionnalité des législations dans le domaine du contrôle des étrangers et des immigrés.

Lutter contre des discriminations entre nationaux est dans l’ordre des choses au nom de l’égalité des droits. Mais est-ce légitime lorsqu’il s’agit d’étrangers ? Une nation n’existe que dans la mesure où il est établi une distinction et non une discrimination, mot de la novlangue, entre les nationaux et ceux qui ne le sont pas. C’est même un principe juridique de la République. C’est à ce titre que les Allemands créent des classes pour les jeunes immigrés afin d’éviter une chute du niveau scolaire de leurs enfants comme c’est malheureusement le cas de la France.

C’est justement ce que refuse Soros et ce que combat sa stratégie de subversion. Son objectif final est la disparition des frontières, enfin presque toutes. C’est dans cet esprit qu’il parraine les « No borders » et leur apporte son appui.

Nos pays affrontent une invasion qui est devenue une submersion migratoire et qui génère une insécurité de plus en plus insupportable, une progression agressive de l’islam et enfin un terrorisme meurtrier. Il est du devoir et de l’avenir de la République de défendre et préserver la nation française et notre civilisation. La stratégie de Soros est d’abaisser les défenses immunitaires de nos pays. L’extension du voile intégral représente une provocation. Céder constituerait un recul de notre société. C’est pourtant ce que veut Soros en attendant l’étape supplémentaire. Et comment combattre l’insécurité et le terrorisme dont on sait bien qui en est à l’origine, si le ciblage des contrôles est fondé sur la sacro-sainte égalité ? Quoi qu’en dise la propagande de la RATP, ce ne sont pas les jeunes de race caucasienne qui fraudent en masse.

Les moyens d’action de la stratégie de subversion de Soros

Les interventions en tant que tierce partie
La France a promulgué en avril 2011 une loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public qui a fait l’objet d’un recours de la part d’une femme musulmane (SAS) auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. L’OSJI s’est constituée tierce partie en produisant des commentaires écrits auprès de cette juridiction et en particulier une étude de Naima Bouteldja qu’elle a subventionnée : « Après l’interdiction. Les expériences du voile intégral de 35 femmes en France ».

Le jugement de la Grande Chambre de la Cour est intéressant : elle rejette les arguments de la France fondés sur la dignité humaine et la menace que fait peser ces masques sur la sécurité publique. Elle a en revanche retenu que le voile intégrale n’était pas compatible avec le « vivre ensemble », concept indissociable du multiculturalisme. Gageons que dans un futur proche la Cour écartera ce dernier obstacle.

Le financement d’études
L’OSJI a contractuellement subventionné en 2009 les travaux de Gwénaële Calvès, professeur de droit public, spécialiste de la discrimination positive que celle-ci conçoit comme une « mission de salut public ».

Elle a financé et publié des rapports sur les contrôles au faciès opérés par la police à Moscou, et à Paris en 2009, en liaison avec le CNRS qui collabore avec Soros à la subversion de notre pays : « Profiling Minorities. A Study of Stop-and-Search Practices in Paris ».

Elle a également financé en 2009 une étude de la société américaine Lamberth Consulting, spécialiste du profilage racial, tendant à démontrer qu’Arabes et Noirs (sic) sont six à huit fois plus contrôlés à Paris que les « Blancs » (sic). Il serait intéressant de savoir quel est le ratio correspondant des délits. La même étude a été réalisée en 2005-06 à Moscou.

Le lancement et le financement d’actions judiciaires
L’OSJI, en liaison avec Human Rights Watch et le Syndicat de la magistrature, a apporté une aide juridique et financé à partir de 2012 Me Belloy du cabinet Beauquier Belloy, Gauvain et Slim Benachour, avocat de 13 plaignants arabes ou africains contre ce qu’ils jugeaient être des contrôles au faciès. La Cour d’appel a donné raison à cinq d’entre eux en juin 2015. Saisie par le gouvernement, la Cour de cassation doit se prononcer le 9 novembre 2016.

Par ailleurs, l’OSJI a lancé, en liaison avec le Syndicat des avocats de France, Me Le Mailloux, le cabinet Bourdon, Voituriez, Burget et le professeur Dominique Rousseau, une action séparée auprès du Conseil d’Etat avant de lancer une Question prioritaire de constitutionnalité contre la réglementation du Code de procédure criminelle en ce domaine. Il apparaît là une ingérence évidente et illégitime contre notre corpus juridique destiné à protéger les Français.

Dons et subventions
L’OSJI accorde des dons et subventions, comme par exemple à un Espace Projets Interassociatifs en France à hauteur de 19.172$ et à un Institut allemand pour la recherche sur les migrations et le racisme.

Conférences et ateliers
En 2003, l’OSJI a organisé un colloque sur la lutte contre les discriminations en Russie et pour mettre sur pied les stratégies à développer par les ONG et les avocats.

Le financement indispensable et généreux de ces actions par Soros

Sur la période 2005-2015, Soros, au travers de l’OSJI, a financé les opérations ci-dessus à hauteur des montants significatifs suivants : 302.889$ pour la Russie (128.339$ pour la seule étude de Lamberth Consulting), 360.173$ concernant l’Allemagne et 214.393$ au titre de la France.

En définitive…

Les actions menées par l’OSJI ne représentent qu’une des facettes de l’exercice du pouvoir d’influence de Soros. Celui-ci, enrichi d’une manière inouïe par ses spéculations financières les plus condamnables sur le marché financier international, au détriment de pays comme le Royaume-Uni et l’Italie, a entrepris, avec les moyens de cette fortune, au nom de la moraline politiquement correcte, d’abolir les frontières et d’abattre les nations en encourageant les migrations pour dissoudre les peuples dans un grand magma mondial

André Posokhow
18/10/2016

André Posokhow, essayiste, Sciences Po Paris, officier supérieur de réserve est expert- comptable diplômé. Au plan professionnel il a animé son propre cabinet de commissariat aux comptes d’une quinzaine de personnes. Consultant chez Polémia, il est spécialiste de l’invasion migratoire, de l’économie et de l’énergie. André Posokhow a livré en 2013 pour Polémia une étude sur le coût de l’immigration pour les finances publiques de la France. Il est administrateur du Carrefour de l’Horloge et d’une fédération d’associations de défense de l’environnement et de lutte contre l’éolien industriel.

Correspondance Polémia – 21/10/2016

Image : Soros Foundations

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Publié le par bernard felli

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Les 7 propositions de Donald Trump que les grands médias nous cachent, par Ignacio Ramonet

Publié le par Felli Bernard

Source : Mémoire des luttes, Ignacio Ramonet, 21-09-2016

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Il y a encore quelques semaines – à plus de deux mois de l’élection présidentielle du 8 novembre prochain aux Etats-Unis –, tous les sondages donnaient Hillary Clinton, la candidate du Parti démocrate, gagnante. Il semblait alors évident que, malgré la masse des préjugés machistes, Mme Clinton serait la première femme à occuper le bureau ovale de la Maison Blanche et à tenir les rênes de la plus grande puissance de notre temps.

Qu’était-il arrivé au candidat du Parti républicain, le médiatique Donald Trump dont l’ascension était considérée comme « irrésistible » ? Pourquoi s’était-il effondré dans les sondages ? Sept Américains sur dix déclaraient alors qu’ils n’en voulaient pas comme président ; et à peine 43 % l’estimaient « qualifié » pour siéger à la Maison Blanche (65 % considérant, en revanche, que Mme Clinton était parfaitement apte à exercer cette tâche).

Rappelons qu’aux Etats-Unis, les élections présidentielles ne sont ni nationales ni directes. Il s’agit plutôt de cinquante élections locales, une par Etat, qui désignent les 538 grands électeurs chargés d’élire à leur tour le (ou la) chef de l’Etat. Ce qui relativise singulièrement les sondages à caractère national.

Face à de si mauvais résultats cependant, le candidat républicain Donald Trump décida, en août dernier, de remanier son équipe et de nommer un nouveau chef de campagne, Steve Bannon, directeur du site ultra conservateur Breitbart News Network. Trump modifia aussi son discours pour s’adresser à deux groupes d’électeurs décisifs : les Afro-américains et les Hispaniques.

Parviendra-t-il pour autant à inverser la tendance et à s’imposer sur la dernière ligne droite de la campagne ? Ce n’est pas impossible. En fait, Trump semble d’ores et déjà avoir, en partie, rattrapé son retard par rapport à Mme Clinton. Personnage atypique, avec ses propositions odieuses, grotesques ou sensationnalistes, Trump a déjà déjoué les pronostics. Face à des poids lourds comme Jeb Bush, Ted Cruz ou Marco Rubio qui, de surcroît, comptaient sur l’appui décidé de l’ensemble de l’establishmentrépublicain, peu d’analystes donnaient Trump gagnant aux primaires du Parti républicain. Et cependant, il a écrabouillé ses adversaires, les réduisant en cendres.

Depuis la crise dévastatrice de 2008 (dont nous ne sommes pas encore sortis), plus rien n’est comme avant nulle part. Les citoyens sont profondément déçus, désenchantés et désorientés. La démocratie elle-même, comme modèle, a perdu une grande part de son attrait et de sa crédibilité. Tous les systèmes politiques ont été secoués jusqu’aux racines. En Europe, par exemple, les séismes électoraux inédits se succèdent, depuis la victoire de l’extrême droite en Autriche jusqu’au Brexit anglais ou la récente défaite de la chancelière allemande Angela Merkel dans son Land de Mecklembourg-Poméranie.

Mais le bouleversement ne se limite pas à l’Europe, il suffit de voir l’écrasante victoire électorale, en mai dernier, de l’inclassable et tonitruant Rodrigo Duterte aux Philippines… Tous les grands partis traditionnels sont en crise. On assiste partout à l’ascension de forces de rupture, soit des partis d’extrême droite (en Autriche, pays nordiques, Allemagne, France), soit des partis populistes et anti-système (Italie, Espagne). Partout, le paysage politique est en voie de transformation radicale.

Cette métamorphose atteint aujourd’hui les Etats-Unis, un pays qui a déjà connu, en 2010, une vague populiste ravageuse, incarnée à l’époque par le Tea Party. L’irruption du milliardaire Donald Trump dans la course à la Maison Blanche prolonge cette vague et constitue une révolution électorale que nul n’avait su prévoir. Même si, apparemment, la vieille bicéphalie entre démocrates et républicains demeure, en réalité la montée d’un candidat aussi atypique que Trump constitue un véritable tremblement de terre. Son style direct, populacier, et son message manichéen et réductionniste, qui sollicite les plus bas instincts de certaines catégories sociales, est fort éloigné du ton habituel des politiciens américains. Aux yeux des couches les plus déçues de la société, son discours autoritaro-identitaire possède un caractère d’authenticité quasi inaugural. Nombre d’électeurs sont, en effet, fort irrités par le « politiquement correct » ; ils estiment qu’on ne peut plus dire ce qu’on pense sous peine d’être accusé de « raciste ». Ils trouvent que Trump dit tout haut ce qu’ils pensent tout bas. Et perçoivent que la « parole libérée » de Trump sur les Hispaniques, les Afro-Américains, les immigrés et les musulmans comme un véritable soulagement.

A cet égard, le candidat républicain a su interpréter, mieux que quiconque, ce qu’on pourrait appeler la « rébellion de la base ». Avant tout le monde, il a perçu la puissante fracture qui sépare désormais, d’un côté les élites politiques, économiques, intellectuelles et médiatiques ; et de l’autre côté, la base populaire de l’électorat conservateur américain. Son discours anti-Washington, anti-Wall Street, anti-immigrés et anti-médias séduit notamment les électeurs blancs peu éduqués mais aussi – et c’est très important –, tous les laissés-pour-compte de la globalisation économique.

Le message de Trump diffère de celui des leaders néofascistes européens. Il n’est pas un ultra droitier conventionnel. Il se définit lui même comme un « conservateur avec du bon sens ». Sur l’échiquier politique traditionnel, il se situerait plutôt à la droite de la droite. Chef d’entreprise milliardaire et star populaire de la téléréalité, Trump n’est ni un militant antisystème ni, évidemment, un révolutionnaire. Il ne critique pas le modèle politique en soi, mais plutôt les responsables qui pilotent ce modèle. Son discours est émotionnel et spontané. Il fait appel aux instincts, « aux tripes », pas à la réflexion ni à la raison. Il s’adresse à cette partie de l’électorat américain gagné par le découragement et le mécontentement, et aux gens lassés de la vieille politique et du système des « privilégiés », des « castes ». À tous ceux qui protestent et qui crient : « Qu’ils s’en aillent tous ! » ou « Tous pourris ! », il promet d’injecter de l’honnêteté dans le système et de renouveler le personnel et les mœurs politiques.

Les grands médias ont beaucoup diffusé certaines de ses déclarations et propositions. Surtout les plus ignobles et les plus odieuses. Rappelons à cet égard, par exemple, ses affirmations à propos des immigrés mexicains illégaux qui seraient, selon lui, « des corrompus, des délinquants et des violeurs ». Ou bien son projet d’expulser quelque 11 millions d’immigrés latinos illégaux qu’il propose d’embarquer de force dans des bus et de les renvoyer au Mexique. Ou sa proposition, inspirée de la série « Le trône de fer » (Game of Thrones), de construire une colossale muraille le long des 3.145 kilomètres de frontière avec le Mexique, qui chevaucherait vallées, montagnes et déserts, pour empêcher l’arrivée de migrants latinos et dont le financement (21 milliards de dollars) serait à la charge du gouvernement mexicain.

Dans le même ordre d’idées, il a annoncé vouloir interdire l’entrée de tous les migrants musulmans, et s’est attaqué avec véhémence aux parents d’un militaire américain de confession musulmane, Humayun Khan, mort au combat en 2004 en Irak. Il a également a affirmé que le mariage traditionnel formé par un homme et une femme constitue « la base d’une société libre » et a critiqué la décision de la Cour suprême de reconnaitre le mariage entre personnes du même sexe comme un droit constitutionnel. Il soutient ce qu’on appelle les « lois de liberté religieuse » promues par les conservateurs dans plusieurs Etats pour refuser des prestations aux personnes LGBT. Il ne faut pas oublier non plus ses déclarations sur le « mensonge » du changement climatique qui serait, selon lui, un concept « inventé par et pour les Chinois pour provoquer la perte de compétitivité du secteur manufacturier américain. »

Un tel catalogue de détestables inepties a été diffusé par les médias dominants non seulement aux Etats-Unis mais partout dans le monde. Au point qu’on se demande comment un personnage avec de si misérables idées peut rencontrer un tel succès chez les électeurs américains qui, évidemment, ne sont pas tous décérébrés ? Quelque chose ne cadre pas.

Pour résoudre cette énigme, il a fallu fendre le mur de l’information et analyser de plus près le programme complet du candidat républicain. On découvre alors sept autres options fondamentales qu’il défend, et que les grands médias passent systématiquement sous silence.

1) En premier lieu, les journalistes ne lui pardonnent pas ses attaques frontales contre le pouvoir médiatique. Ils lui reprochent d’encourager régulièrement son public à huer les médias « malhonnêtes  ». Trump affirme souvent : « Je ne suis pas en compétition avec Hillary Clinton, mais avec les médias corrompus. » Récemment, il a tweeté : « Si les grands médias, répugnants et corrompus, couvraient de manière honnête ma campagne, sans fausses interprétations, je dépasserais Hillary de 20 %. » Il n’a pas hésité à interdire d’accès à ses meetings plusieurs médias importants comme The Washington PostPoliticoHuffington Post et BuzzFeed. Il a même osé attaquer Fox News, la grande chaîne de la droite pamphlétaire, qui pourtant le soutient à fond …

2) Une autre cause des attaques médiatiques contre Trump : sa dénonciation de la globalisation économique qu’il tient pour responsable de la destruction des classes moyennes. Selon lui, l’économie globalisée est une calamité dont le nombre de victimes ne cesse de croître. Il rappelle que plus de 60 000 usines ont dû fermer ces quinze dernières années aux Etats-Unis et qu’environ cinq millions d’emplois industriels ont été détruits.

3) Trump est un fervent protectionniste. Il propose d’augmenter les taxes sur tous les produits importés. Et se dit prêt, s’il arrive au pouvoir, à établir des droits de douanes de 40% sur les produits chinois. « Nous allons récupérer le contrôle du pays et nous ferons en sorte que les Etats-Unis redeviennent un grand pays » affirme-il souvent, en reprenant son slogan de campagne. Partisan du Brexit, il a déclaré que, s’il était élu, il ferait sortir les Etats-Unis de l’Accord de libre échange nord-américain (ALENA). Il s’est également attaqué au Traité Trans-Pacifique (TPP) et a confirmé que, une fois élu, il retirerait les Etats-Unis de l’accord : « Le TPP constituerait un coup mortel pour l’industrie manufacturière des Etats Unis. » Evidemment, s’il est élu, il stopperait aussi les négociations en cours avec l’Union européenne. Il va même plus loin : « Nous allons renégocier ou sortir de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Ces accords commerciaux sont un désastre. » répète-t-il. Dans des régions comme le rust belt, la « ceinture de rouille » du nord-est où les délocalisations et la fermeture d’usines ont fait exploser le chômage et généralisé la pauvreté, ces propos sont reçus avec enthousiasme et font renaître tous les espoirs.

4) Autre option dont les médias parlent peu : son refus des réductions budgétaires néolibérales en matière de sécurité sociale. De nombreux électeurs républicains victimes de la crise économique, et tous ceux qui ont plus de 65 ans, ont besoin de la Social Security (retraite) et du Medicare (assurance maladie) mis en place par le président Barack Obama que les autres dirigeants républicains veulent supprimer. Trump a promis ne pas revenir sur ces avancées sociales. Il a aussi promis de diminuer les prix des médicaments, d’aider à régler les problèmes des « SDF », de réformer la fiscalité des petits contribuables, et de supprimer un impôt fédéral qui touche 73 millions de foyers modestes.

5) Dénonçant l’arrogance de Wall Street, Trump propose également d’augmenter de manière significative les impôts des traders spécialisés dans les hedge funds (fonds spéculatifs) qui gagnent des fortunes. Il promet le rétablissement de la loi Glass-Steagall (votée en 1933 pendant la Dépression et abrogée en 1999 par William Clinton), qui séparait la banque traditionnelle de la banque d’affaires pour éviter que celle-ci puisse mettre en péril l’épargne populaire par des investissements à haut risque. Evidemment, l’ensemble du secteur financier est vent debout contre Trump et s’oppose au rétablissement de cette loi.

6) En matière de politique internationale, Trump s’est fait fort de trouver des terrains d’entente à la fois avec la Russie et avec la Chine. Il veut notamment signer une alliance avec Vladimir Poutine et la Russie pour combattre efficacement l’organisation Etat islamique (Daesh) même si pour l’établir Washington doit accepter l’annexion de la Crimée par Moscou.

7) Enfin, Trump estime qu’avec son énorme dette souveraine, l’Amérique n’a plus les moyens d’une politique étrangère interventionniste tous azimuts. Elle n’a plus vocation à garantir la paix à n’importe quel prix. Contrairement à plusieurs responsables de son parti, et tirant les leçons de la fin de la guerre froide, il veut changer l’OTAN : « Il n’y aura plus – affirme-t-il  de garantie d’une protection automatique des Etats-Unis envers les pays membres de l’OTAN. »

Ces sept propositions n’oblitèrent pas les déclarations odieuses et inacceptables du candidat républicain diffusées en fanfare par les grands médias dominants, mais elles expliquent sans doute un peu mieux les raisons de son succès auprès de larges secteurs de l’électorat américain. L’aideront-ils à l’emporter ? On ne peut l’affirmer mais il est certain que les trois duels télévisés à venir, face à Hillary Clinton, vont être redoutables pour la candidate démocrate. Car les stratèges militaires le savent bien : dans un affrontement entre le fort et le fou, celui-ci, par son imprévisibilité et son irrationalité, l’emporte bien souvent.

En 1980, la victoire inattendue de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis avait fait entrer le monde dans un cycle de quarante ans de néolibéralisme et de globalisation économique. Une éventuelle victoire de Donald Trump le 8 novembre prochain pourrait, cette fois, faire entrer le monde dans un cycle géopolitique nouveau dont la caractéristique idéologique principale, que l’on voit poindre un peu partout et notamment en France, serait : l’autoritarisme identitaire.

 

Traduction : Rosa Gutierrez

Illustration : Tony Webster

Source : Mémoire des luttes, Ignacio Ramonet, 21-09-2016

 

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ONU : la Russie met son veto à la proposition de la France pour un cessez-le-feu à Alep, par AFP

Publié le par Felli Bernard

Observez bien le rendu d’un média puis la vidéo finale, les débats sont surprenants…

Source : France Info, AFP,  

Russes et Occidentaux ont à nouveau étalé leurs divergences sur le dossier syrien samedi 8 octobre à l’ONU. La proposition française pour permettre aux habitants d’Alep de bénéficier d’un cessez-le-feu après quinze jours de pilonnage a été rejetée. La contre-proposition russe n’a pas connu meilleur sort.

Cinquième veto russe sur le dossier syrien

Moscou a d’abord bloqué un texte français qui exigeait la cessation des bombardements qui font rage sur la ville d’Alep où sont pris au piège 250 000 habitants, soumis à une offensive d’envergure du régime de Bachar al-Assad depuis deux semaines.

Le texte français a recueilli l’adhésion de 11 des 15 pays membres du Conseil de Sécurité. Le Vénézuela, comme la Russie, a voté contre. La Chine et l’Angola se sont abstenus.C’est la cinquième fois que la Russie utilise son droit de veto à l’Onu concernant le conflit syrien, qui a déjà fait plus de 300.000 morts en cinq ans.

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Ayrault ne baisse pas les bras

La Russie, principal soutien du régime syrien, a ensuite soumis au vote un texte concurrent, appelant plus généralement “à une cessation des hostilités, notamment à Alep” mais sans évoquer les bombardements. Neuf des 15 pays membres du Conseil de sécurité ont rejeté ce texte, dont la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Ces deux textes concurrents confirment une fois de plus la fracture entre Moscou et les Occidentaux sur la façon de régler le conflit syrien. L’ambassadeur britannique à l’ONU, Matthew Rycroft, n’a pas hésité à parler de “veto solitaire” de la Russie et de vote “cynique”. Jean-Marc Ayrault, qui a fait le déplacement à New York pour ce vote, affirmait sur Twitter que “la France ne se résign[ait] pas. Ma détermination est totale.”

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Source : France Info, AFP,  

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Syrie: le Conseil de sécurité vote sur la résolution de la France et Moscou présente son alternative

Source : Youtube, Russia Today, 08-10-2016

Source : Youtube, Russia Today, 08-10-2016

Vous noterez l’incroyable moment à 1’53’45 où les Occidentaux quittent ostensiblement la réunion au moment où le représentant du gouvernement syrien prend la parole.

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Je rappelle par exemple le récit de l’Opération Timber Sycamore de la CIA et de l’Arabie Saoudite, violant le Droit International…

 

9 réponses à ONU : la Russie met son veto à la proposition de la France pour un cessez-le-feu à Alep, par AFP

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