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Bitcoin : la blockchain contre l’hégémonie du dollar ?

Publié le par Felli Bernard

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Bitcoin : la blockchain contre l’hégémonie du dollar ?

31 août 2016 207 commentaires Réflexions décousues et Crêpes au sucre

Pendant que la courbe du prix des bitcoins exprimé en dollars ou en euros continue de fluctuer plus ou moins violemment en fonction de l’actualité, la technologie sous-jacente, la Blockchain, poursuit sa douce pénétration de différents marchés, de façon suffisamment discrète pour que seules quelques petites vagues apparaissent à la surface de nos médias.

On découvre par exemple que Bitnet, un acteur influent dans le paiement avec cette monnaie, vient de se faire racheter par Rakuten, géant japonais du commerce en ligne. L’aspect intéressant de cette transaction est que l’acheteur semble tout particulièrement intéressé par la technologie développée par Bitnet pour accéder à la Blockchain, au point de développer un laboratoire spécifique « blockchain » à Belfast.

Bien évidemment, cet engouement (discret mais tenace) d’une partie des firmes technologiques provoque interrogations d’une part de ces médias qui tentent souvent de comprendre ce qui se passe. Reconnaissons que la technologie Blockchain, utilisant cryptographie et informatique distribuée, n’est probablement pas à la portée du premier venu qui risque de facilement sombrer dans un maelström d’approximations et faire du journalimse, quitte à jouer sur les peurs éternelles du méchant terrorisme ou du blanchiment d’argent sale : moyennant l’affirmation (fausse mais si souvent répétée) que les cryptomonnaies permettent des paiements anonymes (pas comme l’euro ou le dollar, hein, mes petits amis), on en vient à expliquer que Bitcoin permettrait le développement de pratiques criminelles, l’extorsion par rançon en premier lieu par exemple.

On comprend la gêne des journalistes, porte-étendards réguliers du Camp du Bien, pris entre l’envie de débiner un peu cette technologie qui aide les méchants et les vilains à conduire leurs transactions (pensez donc, on peut acheter de la drogue et des armes avec Bitcoin ! C’est le Mal !) et celui de comprendre ce qui peut bien motiver des pans entiers d’industries multicentenaires à fourrer leurs nez dedans.

Parce que voyez-vous, la Blockchain intéresse même les banques, au point qu’on voit fleurir régulièrement quelques articles sur les projets plus ou moins fumeux de telle ou telle banque d’utiliser cette technologie en son sein. Dernièrement, c’est BFM qui se fendait d’un petit article pas trop violent pour décrire l’association récente de plusieurs banques (Santander, UBS, Bank of New-York Mellon, Deutsche Bank) dans le but de développer une cryptomonnaie basée sur la blockchain leur permettant des règlements interbancaires.

L’article se contente ici d’étaler quelques faits et se passe de toute analyse, qu’on cherchera d’ailleurs en vain sur l’internet francophone des médias traditionnels. Pourtant, il y a beaucoup à dire devant une telle annonce qui n’a absolument rien d’anodin.

D’une part, l’observateur un peu averti ne pourra s’empêcher de noter la recrudescence des velléités bancaires à vouloir développer ou s’approprier les technologies de la blockchain. Cette attitude des vieilles institutions est pour le moins paradoxale puisqu’il faut se rappeler que la blockchain offre un changement paradigmatique fondamental pour l’échange de valeur en permettant de s’affranchir d’un tiers de confiance. Par construction, la blockchain permet l’échange de propriété privée sans utiliser une troisième entité qui centraliserait et accréditerait la transaction. Fondamentalement, par construction, le motto de Bitcoin est « Be Your Own Bank », soyez vous-même votre propre banque.

Autrement dit, les banques essayent avec ces différentes associations et le développement d’atelier ou de laboratoires « blockchain » de s’approprier une technologie dont le fondement réside dans leur disparition, accréditant l’idée que la blockchain est une idée viable (et pour cause), alimentant clairement ce qui pourrait être l’arme de leur propre destruction.

Mais d’autre part, un autre changement est ici à l’œuvre dont je n’ai pas vu la mention dans les médias français et qui m’apparaît absolument fondamental : développer des techniques de netting interbancaire, ou de règlements interbancaires basés sur la blockchain représente un changement complet de philosophie vis-à-vis … du dollar américain. C’est tout sauf anodin.

Pour toutes les banques internationales, il existe une réalité intangible jusqu’à présent : le dollar américain est la monnaie de compensation systématique et quasiment obligatoire. Oh, bien sûr, une banque internationale peut très bien tenter de compenser ses opérations auprès des autres banques sans passer par la monnaie américaine, mais cela s’avèrera généralement très compliqué, et, pragmatiquement, suicidaire. Au passage, cela explique pourquoi une banque française (BNP Paribas), commerçant avec l’Iran et Cuba, s’est vue infliger une amende de 9 milliards de dollars américains, ayant utilisé cette monnaie pour régler certaines affaires avec ces pays.

Le dollar, de ce point de vue, est un formidable levier, un magnifique outil de puissance américaine puisqu’il s’impose quasiment à tous dans les transactions bancaires mondiales. À neuf milliards de dollar l’amende, on fait vite rentrer dans le rang les aventuriers. Or, si des banques basculent rapidement leurs transactions internes depuis le dollar vers bitcoin ou toute cryptomonnaie de leur choix, elles pourront mécaniquement se passer complètement du dollar et, par voie de conséquence, ne pas se retrouver du mauvais côté du bâton si le gouvernement américain tentait de leur infliger des sanctions.

Cette analyse est d’ailleurs partagée par Simon Black du site Sovereign Man, et je fais miennes les conclusions qu’il tire de celle-ci : la mise en place de techniques de blockchain dans les banques représente la menace la plus sérieuse et la plus profonde au système bancaire actuel qui repose avant tout sur l’hégémonie du dollar.

Or, l’implémentation de ces techniques ne demandera pas des douzaines d’années. La « preuve de concept » existe déjà depuis 2009. Elle est déjà valorisée, à elle seule, 8 milliards d’euros, et a amplement prouvé pouvoir fonctionner dans un cadre concurrentiel. Et avec l’incitation que représente à la fois les montants en jeu (le coût de ces transactions en dollar est estimé à 80 milliards annuellement) et les éventuelles amendes qui tomberaient en cas de changement « impromptu » de telle ou telle législation bancaire américaine (au demeurant minée de toute part), on comprend qu’il ne faudra probablement pas plus d’une petite poignée d’années pour que les banques internationales qui le souhaitent mettent en place des solutions alternatives aux compensations via le dollar. Elles en ont largement les moyens.

Du reste, l’hégémonie américaine dure depuis plus de 70 ans (on peut la faire remonter aux accords de Bretton-Woods en 1944), et un changement majeur après 7 ou 8 décennies ne représente rien d’invraisemblable surtout au regard de l’histoire monétaire depuis six siècles. On peut bien sûr imaginer un retour à l’étalon or, bien qu’en général un tel retour en grâce de la « relique barbare » (!) n’intervienne qu’après des guerres – ce qui n’augurerait rien de bon. Cependant, au vu des récentes manœuvres bancaires, on peut aussi considérer Bitcoin ou, de façon plus générale, les cryptomonnaies, qui constituent une alternative crédible.

Une conclusion s’impose : la blockchain s’installe discrètement, mais les changements qu’elle apporte seront tout sauf discrets.

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La Russie envisage de lancer son propre bitcoin

Publié le par Felli Bernard

La Russie envisage de lancer son propre bitcoin

La Russie envisage de lancer son propre bitcoin

© Flickr/ BTC Keychain

Economie

08:48 27.05.2016(mis à jour 08:49 27.05.2016) URL courte

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Le projet est discuté au sein du ministère des Finances et de la Banque centrale. La circulation de toutes les autres monnaies cryptographiques serait alors interdite.

© Flickr/ BTC Keychain

Et le véritable créateur de la monnaie numérique bitcoin est…

Ainsi, l'activité liée aux "bitcoins russes" sera strictement réglementée: leur émission pourrait être assurée par des organisations financières qui devront obtenir une licence. De ce fait, ces organismes assumeront pleinement leurs responsabilités.

En outre, l'échange de roubles ainsi que d'autres monnaies contre la monnaie cryptographique devra s'effectuer sur des plateformes électroniques, indique Kommersant. Dans ce cas de figure, chaque acheteur nécessitera une identification. Cette procédure permettra de minimiser les virements anonymes, qui pourraient être utilisés pour financer le terrorisme.

Dès que la monnaie cryptographique nationale sera mise en circulation, les autorités russes comptent interdire l'utilisation de ses analogues déjà existants, y compris le bitcoin. La première cause de cette initiative: le manque de clarté lors de l'émission et des transactions impliquant ces monnaies cryptographiques.

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Le bitcoin démarre l'année sur un décrochage

Publié le par Felli Bernard

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Le bitcoin démarre l'année sur un décrochage

AFP Publié le mercredi 14 janvier 2015 à 17h56 - Mis à jour le mercredi 14 janvier 2015 à 17h58

Actualité

Le bitcoin a une nouvelle fois été victime d'une forte baisse de son cours, la monnaie virtuelle ayant perdu près de 30% de sa valeur entre mardi matin et mercredi soir, passant sous la barre symbolique des 200 dollars.

Alors que le bitcoin valait encore 270 dollars hier matin sur la plateforme d'échanges européenne Bitstamp, il cotait mercredi autour de 190 dollars en fin d'après-midi, après une chute à 160 dollars dans la matinée.

Début 2014, la monnaie virtuelle valait près de 1.000 dollars. Fortement volatile, elle a connu depuis plusieurs krachs-éclair mais elle n'avait pas franchi à la baisse la barre des 200 dollars depuis octobre 2013.

Pour expliquer la chute de ces deux derniers jours, les sites spécialisés évoquent une possible manipulation des cours ou une sortie des spéculateurs qui chercheraient à se débarrasser massivement de leurs bitcoins.

Le piratage de la plateforme Bitstamp, qui s'est fait dérober 19.000 bitcoins début janvier (soit l'équivalent de plus de 4,5 millions de dollars au moment des faits) a également pu jouer à la marge.

Bitstamp, l'un des plus importants sites d'échanges, avait dû suspendre provisoirement son activité pour sécuriser son service, relançant le débat sur la fiabilité de la monnaie virtuelle, déjà mise en cause par la faillite au printemps 2014 de la plateforme d'échanges MtGox.

Ce site japonais avait dû cesser ses opérations après une attaque informatique ayant fait disparaître plus de 600.000 bitcoins.

En outre, avec le début mardi du procès du cerveau présumé du site internet Silk Road, qui proposait drogues, faux papiers et produits de contrebande payables en bitcoin, la réputation sulfureuse de la monnaie est revenue sur les devants de la scène, ce qui a pu contribuer à alimenter la nervosité.

Selon le site spécialisé Coindesk, les traders du Nasdaq estiment que la juste valeur de la monnaie se situe autour de 140 dollars.

Sur le même sujet :

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Bercy veut limiter l'utilisation des bitcoins

Publié le par Felli Bernard

Bercy veut limiter l'utilisation des bitcoins

Published: 15/07/2014 - 09:09 | Updated: 15/07/2014 - 10:02

Le Bitcoin est l'une des monnaies virtuelles les plus connues (Credit: [Julia Zakharova]/Shutterstock)

Bercy veut règlementer l’utilisation des monnaies virtuelles comme le Bitcoin pour lutter contre les risques de fraudes ou de blanchiment d’argent. Une initiative soutenue par l’Union européenne.

La cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, Tracfin, a rendu un rapport le 11 juillet proposant de réguler l'utilisation des monnaies virtuelles comme le Bitcoin et rendre leur circulation plus transparente.

Le Bitcoin permet de réaliser des transactions en évitant de passer par le système bancaire, mais favorise le blanchiment d’argent et les transactions illégales, selon ses détracteurs. Pour encadrer ces risques, le rapport propose, entre autres, de limiter les flux et l’anonymat des utilisateurs de monnaie virtuelle, ou encore d’imposer un plafond aux montants utilisés pour effectuer les transactions en monnaies électroniques.

« Il y a des risques pour les consommateurs et pour la sécurité du système financier », a déclaré Jean-Baptiste Carpentier, directeur de Tracfin, puisque le Bitcoin est potentiellement un acteur de fraude et de blanchiment.

En ce qui concerne la fiscalité, Bercy veut taxer les plus-values réalisées au titre des bénéfices commerciaux ou non-commerciaux sur la vente de bitcoin. Le ministère veut également imposer les bénéficiaires de ventes de crypto-monnaies grâce à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Selon le rapport, à l’heure actuelle deux distributeurs de bitcoins fonctionnent en France et d’autres installations sont en projet. Les 2 et 3 juillet dernier, des gendarmes de Midi-Pyrénées ont d’ailleurs interpellé trois personnes suspectées d’être à l’origine d’une plateforme illicite d'échange de Bitcoins. Il s’agit d’une première en France comme en Europe.

La protection des utilisateurs avant tout

Pour le ministre, les monnaies virtuelles sont nées d’un défi technologique et d’une défiance vis-à-vis du secteur financier traditionnel. « Ces monnaies sont rapidement en train de sortir de l’ombre et ne sont plus l’affaire des geeks », affirme Michel Sapin.

Même si le phénomène « bitcoins » est encore modeste sur le plan financier. En effet, la masse du bitcoin oscille selon les jours entre 5 et 8 milliards de dollars. « C’est un volume conséquent dans l’absolu […], mais qui reste minuscule à l’échelle des masses monétaires des grandes devises qui se comptabilisent en milliers de milliards » rappelle le ministre. « Rien qu’en pièces de monnaie et en billets de banque, il y a plus de 900 milliards d’euros en circulation », ajoute-t-il.

En mars dernier, le ministre de l’Économie et des Finances en fonction, Pierre Moscovici avait déjà plaidé en faveur concertation européenne sur la régulation par les États membres des monnaies virtuelles.

Le ministre a mis ainsi en avant deux priorités pour encadrer ces monnaies. Dans un premier temps, il souhaite protéger les utilisateurs de ces monnaies de problèmes financiers ou juridiques. Par ailleurs, il veut lutter contre l’utilisation de ces monnaies à des fins illicites comme la fraude, le blanchiment d’argent ou encore le financement du terrorisme.

L’Union européenne se méfie du phénomène « bitcoin »

Le 4 juillet dernier, l’Autorité bancaire européenne (ABE) a demandé aux établissements financiers européens à ne pas toucher aux monnaies virtuelles tant que celles-ci ne bénéficient pas de règles spécifiques. Selon l’ABE, les risques liés aux monnaies virtuelles dépassent les bénéfices liés à la rapidité des transactions. L’ABE préconise de règlementer les monnaies virtuelles et encourage ainsi la création de structures de gouvernance chargées des monnaies virtuelles et pouvant « être tenue pour responsable de l'intégrité » des devises.

À la suite de cette annonce de l’Autorité bancaire européenne, la Commission a indiqué qu’elle allait maintenant examiner ce qui peut être fait pour éventuellement introduire une réglementation dans ce secteur, en particulier pour faire face aux risques de délinquance financière qui découlent de l'anonymat de nombreuses monnaies virtuelles.

« Il est impératif d'agir rapidement sur ​​cette question. Le potentiel de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme est trop grave pour l'ignorer », a déclaré Chantal Hughes, la porte-parole du commissaire au marché intérieur et aux services, Michel Barnier.

>> A lire aussi : Barnier : l’opposition doit avoir le courage de soutenir les craies réformes

Selon Michel Sapin, les ministres des Finances de l’Union européenne sont d’accord pour se pencher sur le sujet des monnaies virtuelles. « Il y a beaucoup de convergence entre les ministres européens des Finances». Bercy espère notamment parvenir à un accord au niveau européen avant 2015 pour que les monnaies virtuelles, en tant que biens immatériels, ne soient pas soumises à la TVA pour ne pas qu’il y ait de remboursements indus, comme cela a été le cas sur le marché des quotas de CO2 par exemple.

Liens externes:

Tracfin

Anne-Claude Martin I EurActiv France

Le Bitcoin est l'une des monnaies virtuelles les plus connues (Credit: [Julia Zakharova]/Shutterstock)

Le Bitcoin est l'une des monnaies virtuelles les plus connues (Credit: [Julia Zakharova]/Shutterstock)

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Monoprix veut se lancer dans le bitcoin : c'est aussi irréel qu'une salade à 400 dollars

Publié le par Felli Bernard

Monoprix veut se lancer dans le bitcoin : c'est aussi irréel qu'une salade à 400 dollars

Monoprix veut se lancer dans le bitcoin : c'est aussi irréel qu'une salade à 400 dollars

Publié le 10-04-2014 à 14h24 - Modifié à 17h23

4 réactions | 4121 lu

Temps de lecture : 5 minutes

Par Jean-Philippe Louis
Chroniqueur web

LE PLUS. Monoprix aimerait passer au bitcoin. C'est ce qu'a révélé Patrick Oualid, le directeur du e-commerce de la marque, dans une interview au Journal du Net. Le bitcoin est une monnaie virtuelle, sans gouvernance, qui se sert des ordinateurs des échangeurs pour circuler. Son cours est très instable. Pour notre chroniqueur Jean-Philippe Louis, Monoprix cède à une posture.

Édité par Henri Rouillier Auteur parrainé par Louise Auvitu

Plutôt que de chercher à savoir ce que vaut le bitcoin, demandons-nous ce que vaut l’annonce de Monoprix.

Il y a certaines innovations qui valent leur pesant d’or… Sans trop savoir pourquoi, et surtout, à quoi ça sert. Elles peuvent être insondables au départ, mais l’internet et sa promesse de liberté nous a habitué à chérir d’emblée les nouveaux outils, persuadés que, les ignorer, c’est l’assurance de se prendre un retour de bâton en pleine face dans les années à venir.

Deux positionnements s’affrontent alors face à des innovations potentielles : le farouche et raisonnable (apanage la plupart du temps du consommateur), où l’on investit pas dans ce qu’on ne connaît pas ; l’autre, prescripteur… C’est le cas de Monoprix, distributeur français, qui dit vouloir se lancer dans le Bitcoin dès cette année.

Le bitcoin, c'est compliqué (et ce n'est pas moi qui le dit)

Beaucoup ont essayés l’analyse sur les plateaux de télévision, et nombreux s’y sont cassés les dents. À la fin d’un débat de plus de 10 minutes sur BFM Business, même notre grand prophète de la courbe statistique, Stéphane Soumier, disait ne pas avoir tout saisi.

Lancé en 2009, le bitcoin est une monnaie entièrement numérique échangée via réseau peer-to-peer, c’est à dire d’ordinateur à ordinateur. D’autres s’attacheront à le définir comme un protocole informatique complexe répondant à la question fondamentale de l’achat de biens en ligne rapidement et de façon sûre.

Un bitcoin – qui vaut un peu plus de 400 dollars au moment où ce billet est publié – peut être échangé n’importe où sur la planète en quelques secondes et quasi-gratuitement, car sans intermédiaire pour s’octroyer quelques commissions au passage.

Pour les transactions financières, l’outil est révolutionnaire. Il mettrait, à terme, une torgnole au monopole des entreprises financières comme Western Union. Pour le reste, vous l’aurez compris, cette monnaie, si elle en est une, est encore difficile à cerner.

Une annonce à la Amazon

Le plus important dans cette histoire, est l’annonce de Monoprix qui intervient après plusieurs études du gouvernement américain et même du Sénat français, qui ne veut surtout pas être le dernier à évaluer les capacités ou les risques de la "monnaie des geeks".

À vrai dire, cette annonce du directeur e-commerce de l’enseigne de distribution fait penser à celle, six mois plus tôt, du patron de l’enseigne de commerce en ligne, Amazon. Sur la chaîne de télévision CBS, Jeff Bezos dévoilait son projet "Prime Air" visant à livrer nos prochains achats sur la plateforme en ligne via des drones.

Un fabuleux coup de pub pour le site de commerce. Sans même tâcher de savoir si la technologie existait déjà pour mener à bien ce type de projet – trouver le destinataire du colis, s’assurer que c’est bien lui qui récupère le colis, survoler les villes peuplées, frapper à la porte et dire au revoir en partant – certains médias se sont empressés de faire la promotion de ce bel esprit d’initiative. On en avait des étoiles plein les yeux ! Tout le monde parlait d’Amazon à la veille du "Cyber Monday", plus gros pic d’activité de l’année pour les sites de ventes en ligne.

Payer sa salade en bitcoin, c'est facile (ou pas)

L’annonce de Monoprix semble vouée au même dessein. Autant que sa définition est complexe, l’application du bitcoin pour les produits de grande consommation est encore peu tangible. Mais, si l’on se réfère à la technique de communication Amazon, du moment qu’on "pense pouvoir, peut-être, à terme, si possible, sait-on jamais, pouvoir le faire", c’est déjà une avancée. Capitale sympathie et web credibility garanti.

Car pour l’instant, personne ne peut prédire le futur du bitcoin. On ne sait pas comment les gouvernances vont se positionner par rapport à celui-ci. Certains le prennent avec ouverture comme les États-Unis, d’autres avec fermeté à l’instar de la Russie.

On ne sait pas si bientôt, bon gré ou mal gré, elle sera soumise au standard monétaire actuel. De plus, la masse monétaire bitcoin est de 21 millions, c’est à dire qu’on ne peut pas "frapper" – bien qu’on ne frappe pas le bitcoin – plus. Ses mouvements sont erratiques. Une semaine, le bitcoin vaut 200 dollars, l’autre 1000, une autre semaine encore elle redescend sous la barre des 100 dollars et j’aime bien savoir combien j’ai en poche, en l’occurrence dans mon disque dur avant d’acheter une salade en supermarché.

Bitcoin, la monnaie qui fait peur

De plus, son image, surtout en France, est encore à revoir. Elle est vue comme une monnaie souterraine, privilégiée par d'obscurs dealers sur internet. Soumise à aucune gouvernance, elle serait de l’or en barre pour le blanchiment d’argent. En clair, on préfère encore donner les informations de nos comptes bancaires et pouvoir se retourner en cas de litiges auprès de nos banques, plutôt que d’avoir tout en main sans aucune possibilité de recours.

Appelez-ça du conditionnement, de l’infantilisation volontaire, de l’assistanat latent. Peu importe. Monoprix étant une marque de distribution grand public, elle ne pourra s’adonner à ce genre de modèle tant qu’il sera si opaque.

Monoprix et le bitcoin, c'est une posture de com' qui n'engage à rien

Certes, l’essence même du bitcoin réside dans son protocole qui permet de multiples usages comme le micro-paiement ou les preuves d’achat, mais sa trop jeune économie, son risque d’éffondrement permanent et le peu d’acteurs qui investissent pour l’instant le marché freine la confiance. La valeur du bitcoin évolue en fonction de l’offre et de la demande. Le bitcoin ça à l’air bien. Mais prenons le temps d’évaluer toutes les façades de la pièce.

Monoprix ne le fait pas. On pourrait se dire que l’annonce du distributeur est une bonne chose puisqu’elle démontre une volonté d’innover et surtout, l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché. Mais à mon sens, elle ne traduit qu’une volonté de se positionner comme prescripteur pour Monoprix, assigner son désir de repenser le modèle du e-commerce – bitcoin ou non – et s’assurer au passage une bonne couverture médiatique. Pour les médias, c’est facile à écrire, ça fait du clic, et mis au conditionnel, inutile de chercher à savoir si le projet est viable ou pas.

Pour Monoprix le positionnement n’engage à rien. Ils pourront toujours dire plus tard, que le terrain n’était pas propice au projet à la fin de l’année, qu’ils étudient encore – comme Amazon avec ses drones d’ailleurs – et repousser son implantation sur la courbe du bitcoin comme on repousse l’inversion de la courbe du chômage. Et comme à l’arrivée de l’internet, affirmer qu’ils attendent encore la création d’une plateforme bitcoin – ou d’une autre monnaie virtuelle comme le Coinye West – aussi révolutionnaire que Facebook.

Bitcoin et tes ex du collège, même combat

En clair, le contrat de confiance ne peut venir de Monoprix tant que le marché sera embryonnaire. En tant que grand distributeur, on attend d’eux qu’ils évaluent, qu’ils discutent législation, voie de recours, etc. Qu’ils s’engouffrent mais de façon certaine en laissant le soin aux startups de s’y pencher, de créer, que les bons se distinguent et que les mauvais s’y brûlent les ailes.

Attendons que les gouvernances mondiales passe le cap de l’étude pour arriver à la décision à prendre face à cette monnaie libre. L’annonce de Monoprix est pour l’instant à l’image de cette fameuse malédiction collégienne : ce n’est jamais celle ou celui qu’on estime qu’elle/il nous apportera le plus grand bonheur, qui se jette le/la premier-e dans nos bras.

photo : Jean- Philippe Louis

Le bitcoin a été inventé en 2009 pour permettre notamment d'échanger des biens et des services sur internet (R.BOWMER/SIPA)

Le bitcoin a été inventé en 2009 pour permettre notamment d'échanger des biens et des services sur internet (R.BOWMER/SIPA)

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Bitcoin .MtGox se place sous la protection de la loi sur les faillites au Japon

Publié le par Felli Bernard

~~28 février 2014 10h50 | Associated Press | Actualités économiques

Les partisans du bitcoin affirment que sa cryptographie sophistiquée le protège de la fraude et du vol, et ils maintiennent que les problèmes de MtGox sont une situation isolée.

Les partisans du bitcoin affirment que sa cryptographie sophistiquée le protège de la fraude et du vol, et ils maintiennent que les problèmes de MtGox sont une situation isolée.

Tokyo — La plateforme d'échange de bitcoins MtGox s'est placée vendredi sous la protection de la loi sur les faillites au Japon. Son patron, le Français Mark Karpelès, a indiqué que 850 000 bitcoins d'une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars manquent à l'appel.

M. Karpelès s'est présenté devant la télévision japonaise pour s'excuser. Il a expliqué qu'un problème dans les systèmes de l'échange avait entraîné la perte de 750 000 bitcoins appartenant à des usagers et de 100 000 bitcoins propriété de la compagnie elle-même.

Cela correspond à environ 425 millions $US, aux cours récents. La mise hors-ligne de la plateforme plus tôt cette semaine et des allégations de vol massif ont incité les agences réglementaires à s'intéresser à une monnaie créée en 2009 pour faciliter les transactions transfrontalières sans l'intermédiaire de tierces parties comme les banques.

On ne sait pas si les bitcoins manquants ont été volés, annulés par des problèmes technologiques ou une combinaison des deux.

Les partisans du bitcoin affirment que sa cryptographie sophistiquée le protège de la fraude et du vol, et ils maintiennent que les problèmes de MtGox sont une situation isolée.

MtGox avait amassé des dettes de plus de 65 millions $US, un montant supérieur à la valeur de ses actifs. La valeur d'un seul bitcoin a culminé à 1200 $US en décembre avant de redescendre à environ 500 $US au cours des derniers jours.

http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/401423/bitcoin-mtgox-se-place-sous-la-protection-de-la-loi-sur-les-faillites-au-japon

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Le bitcoin gagne du terrain, les banques s'inquiètent

Publié le par Felli Bernard

~~~~Par Jean-Baptiste Le Roux lundi 24 février 2014 16:22

~~Le bitcoin grignote du terrain sur les monnaies classiques, sans toutefois les supplanter.

Aujourd'hui des distributeurs de bitcoins fleurissent dans certaines villes du monde, et de plus en plus de sites Internet acceptent cette monnaie pour les transactions.

Au Nouveau-Mexique par exemple, mais également en Australie, à Helsinki, à Bratislava, Berlin ou Vancouver, les distributeurs à bitcoins commencent à s'implanter. Les distributeurs de bitcoin fleurissent outre-Atlantique De loin, rien ne les distingue d'un distributeur de billets classique.

Pourtant, grâce aux empreintes de la main, individuelle évidemment, on peut y créditer son compte bitcoin, ou bien retirer de l'argent, en monnaie réelle, en débitant sur son compte.

Une société en particulier commence à se tailler la part du lion dans ce secteur. Robocoin, une entreprise américaine, est en effet à l'origine de ce type de bornes. Seulement 120 sites Internet en France acceptent le bitcoin La réussite du bitcoin outre-Atlantique est effective. Elle l'est un peu moins sur le Vieux Continent, où nombre d'enseignes, mais aussi les banques, continuent de se méfier de cette monnaie numérique jugée hypervolatile.

Actuellement, seulement 120 sites Internet français sont répertoriés sur le site bitcoin.fr comme acceptant les transactions avec cette monnaie, très prisée des geeks à l'origine. Les banques méfiantes envers cette monnaie virtuelle Les banques alimentent de plus cette méfiance.

Récemment, c'est la Banque de France qui s'est fendue d'une mise en garde contre l'utilisation de cette monnaie virtuelle.

Certains doutes sont en effet fondés. Le bitcoin n'est pas une monnaie régulée, et pour la Banque de France, une monnaie non régulée représente un risque certain pour les utilisateurs.

Un risque supérieur à l'hyperégulation des banques actuelles ?

~~Par Jean-Baptiste Le Roux lundi 24 février 2014 16:22

~~Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il s'occupe du site Internet. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense.

http://www.economiematin.fr/ecoquick/item/8717-distributeur-bitcoin-banques-argent-internet/?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=NL-2014-02-25

Le bitcoin gagne du terrain, les banques s'inquiètent

Le bitcoin gagne du terrain, les banques s'inquiètent

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La révolution du Bitcoin et des monnaies complémentaires : une solution pour échapper au système bancaire et à l'euro

Publié le par Felli Bernard

~~ La révolution du Bitcoin et des monnaies complémentaires : une solution pour échapper au système bancaire et à l'euro ?

Auteur : Philippe Herlin Descriptif du livre Extrait Rejoignez le débat (0 ) Visionneuse Le premier ouvrage grand public en français consacré au Bitcoin pour répondre aux multiples questions qu'engendre le succès grandissant des monnaies complémentaires Le Bitcoin, c'est cette monnaie électronique complémentaire, décentralisée, accessible à tous et ne dépendant d'aucune institution étatique ou entreprise.

Une monnaie apparue en 2009 sans que personne ne sache de manière certaine qui l'a inventée et devenue l'une des plus emblématiques de cette nouvelle génération des monnaies complémentaires électroniques. A l'heure où les banques centrales tentent d'éteindre l'énorme incendie des dettes souveraines en déversant des torrents de liquidités dans les économies occidentales, les monnaies complémentaires représentent une véritable révolution monétaire en mettant à la portée de tous des modes de paiement ou d'épargne échappant au monopole des États ou des réseaux bancaires traditionnels.

Encore peu connus du grand public, le Bitcoin et les monnaies complémentaires sont pourtant devenus l'un des sujets de conversation favoris de ceux qui se passionnent pour les enjeux économiques de l'ère numérique.

Âgé d'à peine 5 ans le Bitcoin a déjà connu deux bulles dont la plus récente en mars où il a atteint une valeur de 265 dollars pour redescendre en dessous de 100. Des adeptes de la théorie du complot aux geeks exploitant à leur profit les dernières innovations technologiques en passant par les investisseurs misant sur un succès massif à venir, le Bitcoin déchaîne d'ores et déjà les passions.

Alors, idée mathématique de génie? Mode de paiement global de demain ? Outil de sauvetage pour ceux qui ne croient plus à la solidité des banques traditionnelles ou qui craignent pour leur épargne face aux planches à billets étatiques ?

Support de la prochaine bulle financière ? Vecteur de blanchiment d'argent ... ?

Autant de questions auxquelles Philippe Herlin nous aide à trouver des réponses dans ce premier ouvrage français sur le sujet (hormis une référence technique publiée sur lulu.com). 4,99€ J'achète 17 10 3 3 4 228

Read more at http://www.atlantico.fr/editions/books/revolution-bitcoin-et-monnaies-complementaires-solution-pour-echapper-au-systeme-bancaire-et-euro-740126.html#TMCx31gJD96THFST.99

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Et si Bitcoin était un botnet cryptographique créé par la NSA ?

Publié le par Felli Bernard

Et si Bitcoin était un botnet cryptographique créé par la NSA ?

~~ Dans un post anonyme, sur un blog venu de nulle part, un « expert en logiciel » prétend que la main du gouvernement américain se trouve derrière le Bitcoin, nous promenant entre intérêt amusé et interrogation sceptique.

Pierre Fontaine 01net. le 06/02/14 à 18h31

Alors que la NSA a lu cet article bien avant qu’il ne soit en ligne et que l'Agence nous prête à tous une oreille attentive, comme une sorte d’ami de l’ombre, un blogueur facétieux, remonté ou paranoïaque, dont on ne connaît pas l’identité réelle, a pris la peine de se plonger dans l’étude du protocole de Bitcoin (pas de son code) et en a conclu que la NSA est derrière tout cela.

A son sujet, outre son pseudo : Mooveas, tout juste sait-on, parce qu’il le dit, qu’il est « expert en logiciel » mais « pas en cryptographie ».

L’ombre de la NSA « Bitcoin est une Black op », c’est le titre du post en question. Les Black op étant ces opérations secrètes menées par la CIA du temps de la guerre froide.

A croire ce blog sorti de nulle part, derrière le Bitcoin, il y a donc la main du gouvernement américain. Et l’auteur anonyme de lister alors sept raisons plus ou moins techniques, plus ou moins probantes, parfois amusantes, pour autant que notre compréhension du fonctionnement complexe de Bitcoin nous permette de voir juste. Son premier point met en avant que le protocole est confus, à tel point que, selon lui, cela prouve que la « cryptomonnaie » n’était pas son usage premier prévu.

Pour lui, le protocole devait certainement servir à la transmission de messages chiffrés. Satoshi Nakamoto se trouve embringué dans une liaison avec la NSA. Décidément... Bande de bras cassés ? Le second point clame haut et fort que « pas moins de 50 personnes ont travaillé sur le cœur du code de bitcoin quand il a été ‘inventé’ ».

Pourquoi cela ? Parce qu’il y a un manque évident « d’intégration et de cohérence dans la conception et l’implémentation de son protocole », clame-t-il. On le laisse seul responsable de cet avis. Surtout quand il indique en bas de post « que 50 personnes ont écrit le protocole bitcoin, cela a très facilement pu être deux personnes, mais alors seulement les deux personnes les plus stupides sur Terre ».

Une fois encore la verve et le jugement acéré font sourire ; amusent tout en laissant perplexe. Un botnet pour nous espionner à moindre coût Mais c’est bien le sixième point qui nous fait sourire par son ingéniosité qui flirte avec le conspirationnisme.

« Bitcoin est un botnet cryptographique dans lequel chaque transaction de bitcoin peut utiliser toute la puissance de minage du réseau bitcoin comme une attaque en force brute sur n’importe quelle paire de clés publique ou privée ».

Comprenez que les calculs mathématiques que doivent résoudre les « mineurs » pour obtenir des Bitcoin sont des clés que la NSA a besoin de casser… C’est d’ailleurs le point 7. « La NSA a vraisemblablement mis à disposition Bitcoin comme un moyen de sous-traiter des attaques en force brute sur des transmissions chiffrées afin de réduire le coût interne tout en créant un système de récompense/gamification pour les mineurs de bitcoin ».

Voilà qui est dit… Pas sûr en tout cas que cette analyse, fondée ou farfelue, ébranle l’économie qui s’est créée autour de cette cryptomonnaie et de ses sœurs.

Détracteur anonyme. Créateur(s) anonyme(s). Le Bitcoin vient de se voir intronisé par les conspirationnistes. Autant qu’un rejet par une banque nationale, c’est en soi une forme indéniable de reconnaissance… Une preuve supplémentaire que le Bitcoin est là pour rester ?

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Les cyberdouaniers ont arrêté un dealer grâce au bitcoin – 16/01/2014

Bitcoin, la monnaie virtuelle mise en danger par une faille dans son protocole – 07/11/2013

Source : Blog de Mooveas

http://www.01net.com/editorial/613590/et-si-bitcoin-etait-un-botnet-cryptographique-cree-par-la-nsa/#?xtor=EPR-1-[NL-01net-Actus]-20140206

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Cote du bitcoin :30-01-2014 à 11h36

Publié le par Felli Bernard

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source fiatleak.com

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