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Comment le système nous a rendus si mous

Publié le par Bernard Felli

Comment le système nous a rendus si mous

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Comment le système nous a rendus si mous

Publié le par Felli Bernard

Nicolas BONNAL
Nicolas BONNAL

Comment le système nous a rendus si mous

La nonchalance avec laquelle nous nous laissons effacer par le Nouvel ordre mondial est fascinante. Mais ce n’est pas la première fois qu’une population se laisse anéantir sans réagir.

Nicolas Bonnal

Ecrivain

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Il faut subjuguer l’ennemi sans lui livrer bataille.

Sun Tzu, 3

PrisonPlanet montre que quand un flic noir tue une petite fille noire, personne ne réagit là-bas. On ne réagit que contre les flics blancs ; Fdesouche montre qu’un policier blanc s’est laissé désarmer et massacrer par un truand black parce qu’il avait peur de passer pour raciste. Enfin Merkel, sans enfants mais adorée par ses retraités, devenue plus molle que jamais, décide de faire entrer 800.000 colibris chassés de leurs terres par ses maîtres américains et de les imposer aux Européens assoupis.

Le tout comme à la parade.

La nonchalance avec laquelle nous nous laissons effacer par le Nouvel ordre mondial est fascinante. Mais ce n’est pas la première fois qu’une population se laisse anéantir sans réagir.

Dans mon inutile Lettre ouverte à la vieille race blanche, j’avais rappelé ce chef-d’œuvre de La Boétie, écrit à seize ans, sur la servitude volontaire : « Une population nourrie sous la tyrannie devient lâche et efféminée », disait sans ciller ce jeune homme épris de république virile.

L’abandon de l’étalon-or (sic), la désindustrialisation aussi nous auront dévirilisés, désoutillés. La société de service est une société de l’esclave cosmopolite, du servus, castrat serviable et gentiment soumis.

Que s’est-il passé d’autre ?
– L’engraissement de notre population, notre vieillissement aussi, redoutés par Rousseau et par Sauvy.
– La montée continue de la consommation via la dette – et du parasitisme collectif.
– La propagande humanitaire et ses idées chrétiennes devenues folles : s’il y a un milliard de pauvres hères sur la Terre, alors ils doivent venir vivre à nos crochets.
– La désinformation absolue reposant sur le pilier télé et sur notre paresse. Bernays disait que la première page du New York Times est en soi un outil de propagande ; car il n’y a pas d’information, il n’y a que de la propagande.
– Les années Internet et smartphone ont accéléré un processus entropique de déshumanisation. La « Jeune Fille » au pif déjà refait et posé sur son téléphone, au short serré sur des fesses bien rembourrées, devient le paradigme globalisé de l’individu isolé et contrôlable, hébété et stérile.
– Enfin, le retournement des élites et la trahison des femmes et hommes politiques vendus pour un plat de lentilles. On ne les a jamais beaucoup estimés depuis notre de Gaulle ou le chancelier Adenauer, mais ils ne nous offrent même plus le minimum syndical pour lequel on les avait payés. C’est qu’ils gagnent mieux ailleurs, avant ou après leur mandat. On ne les nommera pas ; ils sont tous au service de l’OTAN et de ses guerres, de Goldman Sachs et de sa stratégie de liquidation du vieil Occident, des tenanciers de la théorie du chaos qui croient qu’en détruisant tout au passage ils produiront un processus créateur : mais nous les réélisons puisqu’ils passent pour de grands responsables !

Nietzsche s’est trompé : ce qui ne nous tue pas nous rend plus mous.

Nicolas Bonnal

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Invasion de migrants : Sarkozy savait et il a tout...

Publié le par Bernard Felli

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Invasion de migrants : Sarkozy savait et il a tout fait pour
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Invasion de migrants : Sarkozy savait et il a tout fait pour

Publié le par Felli Bernard

Invasion de migrants : Sarkozy savait et il a tout fait pour
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Invasion de migrants : Sarkozy savait et il a tout fait pour

En lançant son offensive sur la Libye, sur les incroyables conseils d'un philosophe semeur de guerre, Nicolas Sarkozy savait qu'il libérerait les tribus de leur allégeance au dictateur, créant ainsi un terrain favorable à une vague migratoire sans précédent.

Floris de Bonneville

Journaliste

Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

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Il est des moments dans la vie d’un homme politique que l’on voudrait passer sous silence. Mais voilà, à l’époque d’Internet, l’oubli, l’amnésie, la mémoire courte sont impossibles à maîtriser, à neutraliser. Et ce que cet homme aurait voulu enterrer à jamais jaillit soudainement de nulle part, retrouvé par un journaliste farfouilleur et indélicat.

C’est ainsi que je suis tombé sur une interview du défunt colonel Kadhafi, l’homme qu’il fallait abattre à tout prix. L’infâme dictateur qui a mis son peuple à genoux, achetant son silence à coups de pétrodollars. Lisez bien ce qu’il déclarait lors d’une interview à une télé turque le 7 mars 2011, huit mois avant sa mort. Ce qu’il dit est prémonitoire puisque depuis quelques semaines, c’est la réalité.

La négligence sur la stabilité de la Libye entraînera l’effondrement de la paix dans le monde via la non-stabilité en mer Méditerranée. Dans le cas où notre pouvoir en Libye devrait s’achever, il y aurait un déversement de millions d’Africains clandestins en Italie, en France, et l’Europe deviendrait noire en peu de temps. C’est notre pouvoir qui bloque l’immigration clandestine. C’est grâce à nous qu’il règne la stabilité en Méditerranée, tout au long des 2.000 km de côtes libyennes. Nous empêchons l’immigration, le développement d’Al-Qaïda. Sauf pour ceux qui se sont faufilés jusqu’à présent. Donc, si la stabilité de la Libye venait à être ébranlée, cela aurait immédiatement des mauvaises répercussions sur l’Europe et en Méditerranée, et sur Israël. Tous seront en danger.

Nicolas Sarkozy, alors président de la République Française, a balayé cette menace d’un revers de main. Huit mois plus tard, le 21 octobre 2011, il faisait exécuter le frère guide et ouvrait la voie à un gigantesque bouleversement politico-tribal dont on connaît aujourd’hui les conséquences locales : la prise de pouvoir par les islamistes les plus radicaux et l’accomplissement des sinistres prévisions énoncées à la télé turque dont il n’ignorait rien.

En lançant son offensive sur la Libye qu’il voulait, soi-disant, libérer, sur les incroyables conseils d’un philosophe à la petite semaine, semeur de guerre, Nicolas Sarkozy savait donc qu’il libérerait les tribus de leur allégeance au dictateur, créant ainsi un terrain favorable à l’implantation des terroristes et à une vague migratoire sans précédent.

Après la lecture de cet interview télévisée du guide de la révolution, la responsabilité de Nicolas Sarkozy est donc accablante. On peut, on doit lui imputer cette invasion prévue par son grand ami – devenu son grand ennemi – Kadhafi. Le guide suprême n’avait-il pas aussi prédit, en juin 2010, que l’Europe serait musulmane : « Il y a des signes qu’Allah va faire triompher l’islam en Europe – sans sabres ni armes ni conquête militaire. Les 50 millions de musulmans vont transformer l’Europe en un continent musulman en quelques décennies. »

Notre ancien président de la République a donc lancé ses avions sur la Libye, avec la complicité des Américains, trop heureux de cette prévisible invasion, en sachant pertinemment que la chute du dictateur entraînerait une immigration incontrôlée à travers la Méditerranée.

Cela devrait être une bonne raison pour qu’il évite de se représenter, quel que soit son adversaire. Un homme politique qui est sourd et qui a une vue à très court terme, sans stratégie de remplacement (autre que le fameux Grand Remplacement que sa courte vue nous amène à l’allure d’un TGV), devrait être éliminé de toute élection. Et dans le cas de Nicolas Sarkozy, il devrait être poursuivi pour mise en danger d’un continent. Mais la République nous a appris que plus nos élus nous conduisent droit dans le mur, plus on les réélit

Floris de Bonneville

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Comment les Etats-Unis espionnent en France......

Publié le par Bernard Felli

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Comment les Etats-Unis espionnent en France... légalement
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Comment les Etats-Unis espionnent en France... légalement

Publié le par Felli Bernard

Comment les Etats-Unis espionnent en France... légalement

Comment les Etats-Unis espionnent en France... légalement

BNP Paris, Alstom... et maintenant Crédit Agricole. Des litiges qui permettent Washington d'espionner légalement de grands groupes français et étrangers, "un espionnage paré des vertus de la légalité", comme l'explique dans son rapport sur le renseignement le député Jean-Jacques Urvoas. Pour le député PS du Finistère, la ficelle est un peu grosse. "La législation américaine, notamment en raison de son caractère extraterritorial, apporte une illustration particulièrement éloquente de cette ambivalence par le biais de la procédure de discovery ainsi que l'existence du deal of justice", explique-t-il dans son rapport publié en décembre 2014.

"La procédure de discovery repose sur un principe fondamental de la common law selon lequel les parties dirigent l'instruction en lieu et place du juge, précise Jean-Jacques Urvoas. Dans cette configuration, le plaignant adresse des demandes de pièces au défendeur afin de cibler son action en justice. Le juge intervient alors uniquement pour valider le refus de communication ou, dans le cas contraire, prononcer des sanctions très lourdes lorsqu'il estime le refus infondé. Or, les demandes s'avèrent bien souvent extraordinairement vastes (d'où leur surnom de fishing expeditions ou parties de pêche) et peuvent procéder d'une volonté de profiter de cette procédure pour se livrer légalement à de l'espionnage économique".

En vertu de ce cadre législatif, les États-Unis s'arrogent le droit d'enquêter sur des agissements à l'étranger lorsqu'une entreprise est cotée sur une place boursière américaine. Jusqu'en 2004, Alstom était coté à Wall Street. S'agissant de BNP Paribas et de Crédit Agricole, ce sont des litiges portant sur des paiements en dollars impliquant des pays faisant l'objet de programmes américains de sanctions (Cuba, Iran, Libye, Soudan, Syrie...). Les États-Unis utilisent ainsi le droit comme une arme "d'une redoutable efficacité, qu'il soit détourné afin par exemple de voler des savoir-faire (notamment à l'occasion de contentieux déclenchés à cette fin) ou qu'il soit au contraire pensé comme un puissant instrument de prédation", assure le député PS du Finistère.

De lourdes amendes pour inciter à coopérer

Dans la plupart des cas de figure, les contentieux débouchent fréquemment sur des transactions dans le cadre de la pratique du "deal of justice", qui découle aussi directement du caractère extraterritorial de la législation états-unienne, notamment dans sa dimension anticorruption. Elle s'appuie principalement sur le Foreign Corrupt Act de 1977 et sur les lois de sanctions économiques contre des pays. Dans les faits, une entreprise se voit incriminée par le Department of Justice (DoJ) pour infraction à la loi états-unienne. Ce qui permet à l'administration d'agiter le spectre de lourdes amendes et de condamnations pénales pour les membres dirigeants de l'entreprise.

"Pour autant, en dépit de la lourdeur des fautes reprochées, elle propose opportunément une transaction avec les autorités administratives compétentes", explique Jean-Jacques Urvoas. L'entreprise doit alors reconnaître sa culpabilité et négocie le montant de l'amende infligée. En contrepartie, le DoJ renonce aux poursuites pour une période de trois ans, période pendant laquelle l'entreprise doit faire preuve d'un comportement exemplaire.

Un cheval de Troie imparable

"Pour prouver sa bonne foi, et là réside le principal problème", l'entreprise "doit accepter la mise en place d'un moniteur en son sein, moniteur qu'elle choisit mais dont la désignation définitive est soumise à l'approbation des États-Unis", souligne le député du Finistère. Ce moniteur a accès à l'intégralité des informations de l'entreprise afin de rédiger un rapport annuel extrêmement détaillé. Une aubaine pour les services de renseignement américain pour connaitre tous les marchés et les transactions d'une entreprise étrangère et de ses clients.

"Grâce au "Foreign intelligence surveillance act", les services de renseignement américains peuvent solliciter toute information nécessaire, y compris les rapports de monitorat. De telle sorte que la communauté du renseignement états-unienne, fort impliquée dans la vie économique du pays (à titre d'exemple, la CIA a créé et gère le fonds d'investissement IN-Q-Tel), dispose potentiellement d'informations concurrentielles précieuses", résume Jean-Jacques Urvoas.

Comment se prémunir contre ces ingérences légales? Pour le député du Finistère, "il est devenu impératif de disposer d'une législation nationale protégeant le secret des affaires conformément aux préconisations de l'article 39 du traité ADPIC issu de la convention de Marrakech de 1994 qui a institué l'Organisation mondiale du commerce".

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Malmström : le TTIP peut être conclu sous...

Publié le par Bernard Felli

Malmström : le TTIP peut être conclu sous...

Malmström : le TTIP peut être conclu sous l’administration Obama
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Malmström : le TTIP peut être conclu sous l’administration Obama

Publié le par Felli Bernard

Cecilia Malmström
Cecilia Malmström

Malmström : le TTIP peut être conclu sous l’administration Obama

Tagesspiegel, | Christopher Ziedler, traduit par Marion Candau,

29 juil 2015 - 09:01 mise à jour : 29 juil 2015 - 10:57

La commissaire européenne en charge du commerce, Cecilia Malmström, est surprise par la virulence des critiques allemandes vis-à-vis du partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (TTIP), alors que le pays est un des plus dépendants aux exportations vers les Etats-Unis. Une interview du Tagesspiegel.

Cecilia Malmström est commissaire européenne au commerce depuis novembre 2014. Avant cela, la social-démocrate suédoise était commissaire aux affaires intérieures. De 1999 à 2006, Cecilia Malmström était membre du Parlement européen et de 2006 à 2010, elle était ministre suédoise des Affaires européennes sous l’administration Reinfeldt.

Madame Malmström, êtes-vous en train de sauter de la poêle à frire pour vous jeter dans le feu ? D’abord commissaire aux affaires intérieures, vous étiez responsable de la crise des réfugiés, désormais, en tant que commissaire en charge du commerce, vous supervisez l’accord très controversé du TTIP.

C’est vrai, les deux sujets représentent de grands défis, sont très controversés et suscitent beaucoup d’émotions. Le commerce est important, mais c’est très différent. Quand des gens se noient dans la Méditerranée, des démons vous poursuivent dans la nuit. Quand des négociations commerciales se passent mal, ce n’est pas bien, mais ça ne me touche pas au plus profond de moi-même.

Parlons de votre travail actuel : le TTIP a récemment reçu un soutien politique. Le Parlement européen a donné son approbation conditionnelle et le Congrès américain a octroyé à Barack Obama un vaste mandat de négociation. Êtes-vous plus optimiste qu’il y a un mois, par exemple ?

En effet, ces évolutions ont été très positives. Le mandat du Congrès permet au gouvernement de conclure le traité transpacifique [TTP] et de progresser avec nous, Européens, sur le TTIP. Après de longues tractations, le Parlement européen a décidé de soutenir ma position. Le TTIP a aussi reçu le soutien des dirigeants du G7 début juin, lors du sommet à Elmau.

Ce soutien vous aide-t-il à atteindre votre objectif plus vite ? Lors du sommet européen, une date butoir a été fixée pour conclure les négociations d’ici à la fin de l’année. Les dirigeants européens se montrent pourtant d’habitude plus prudents.

Le TTIP ne peut pas être conclu d’ici à la fin de l’année. Cela n’a jamais été réalisable. Si nous avons toutes les offres et les demandes sur la table d’ici à la fin de l’année et si nous progressons rapidement, alors l’ossature d’un accord pourra être formée. Dans ce cas, nous aurons de bonnes chances de finaliser les négociations sous l’administration Obama [soit d’ici janvier 2017], ce qui est notre objectif.

Pourquoi tenez-vous tellement à ce que l’accord soit finalisé durant le mandat de Barack Obama ? Certains diraient qu’il serait plus facile de traiter avec les républicains, favorables au libre-échange à la Maison-Blanche.

Ce serait peut-être le cas dans certains domaines, mais nous perdrions beaucoup de temps avec les auditions, les sessions de formation et le temps de se connaitre. Un accord doit être conclu rapidement, afin de doper notre économie.

Les détracteurs vous reprochent de sacrifier les normes européennes pour des chiffres de croissance pas très impressionnants. Des sondages en Allemagne montrent qu’une majorité de la population s’oppose au TTIP. Au Royaume-Uni ou en France, les comportements semblent également évoluer et virer vers une opposition à l’accord.

Il serait absurde de ma part de contester le fait que le débat est houleux dans de nombreux pays. Dans l’UE, il y a une majorité de soutien, mais c’est une majorité silencieuse. Les critiques sont quant à elles très bruyantes. J’ai aussi l’impression que le scepticisme est à la hausse dans certains pays.

Le fait que la plus vive opposition à l’accord commercial se concentre dans le pays qui exporte le plus d’Europe vous surprend-il ?

Je suis consciente qu’il y a toujours eu un mouvement alternatif écologiste fort en Allemagne. D’un autre côté, l’Allemagne pourrait bénéficier du TTIP plus que tout autre pays en Europe. En ce sens, oui, je suis parfois surprise de la sévérité des critiques dans un pays qui dépend largement des exportations et qui est déjà étroitement lié à l’économie américaine.

Comment espérez-vous faire face à la critique ?

Je ne peux que continuer sur la même voie. Depuis que j’occupe mon poste, j’ai créé un niveau de transparence sans précédent. Plus de documents sont en ligne, 400 représentants de la société civile étaient présents lors du dernier cycle [de négociations] à Bruxelles et nous les avons tenus au courant des discussions.

Avec mon équipe, nous avons voyagé à travers toute l’Europe pour parler avec des citoyens, des députés, et des ONG. Toutefois, la responsabilité centrale incombe aux pays au nom desquels je suis en train de négocier. Je ne peux pas convaincre les citoyens allemands. C’est aux responsables politiques allemands que revient cette tâche. Je sais que la chancelière Angela Merkel et le vice-chancelier Sigmar Gabriel sont très engagés, mais ils devraient peut-être agir davantage aux niveaux national, régional et local.

Votre travail pour la transparence est largement reconnu, mais une véritable transparence fait défaut, car le côté américain ne publie pas ses documents pour les mettre à disposition du public. Cela peut-il changer ?

Les Américains ont des habitudes différentes. Ils envoient les documents à un très grand groupe d’environ 5 000 personnes, mais ces documents ne sont pas communiqués au public. Je n’ai pas le pouvoir de divulguer les documents américains, mais je peux m’assurer d’encourager un maximum de transparence. Nous parlons de cela à chaque fois que nous nous rencontrons : comment pouvons-nous instaurer plus de transparence une fois que les négociations sur chaque chapitre de l’accord seront terminées.

Quels sont les points cruciaux des négociations ? Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?

L’agriculture reste un sujet délicat. Les indications géographiques protégées sont très importantes pour nous. Huit États membres de l’UE ont déclaré qu’il n’y aurait pas d’accord sans eux. Les marchés publics sont aussi un sujet épineux, car nous avons beaucoup d’intérêts en jeu, mais, aux États-Unis, ils ont leur clause « achetez américain ».

Jusqu’à présent, Washington a refusé d’impliquer les États américains, dont les règles sont pourtant intéressantes pour les petites et moyennes entreprises européennes.

C’est vrai. En automne, nous entamerons des négociations concrètes sur les marchés publics. À ce moment-là, il ne devrait plus y avoir de tabous. Bien sûr, les deux parties devront finir par faire des concessions.

Les négociations seront-elles intensifiées ?

Oui. Nous avons prévu de mener des négociations en octobre et en décembre. Il y aura probablement des discussions en novembre également.

Autre sujet de discorde : savoir si le TTIP sera un accord mixte, que tous les parlements nationaux devront approuver individuellement, ou s’il sera uniquement validé par le Parlement européen.

Ce sera surement un accord mixte, surtout s’il est aussi complet et ambitieux que nous le souhaitons. Ce sont donc 42 parlements, dont six en Belgique, qui devront voter sur le TTIP. La Commission européenne ne peut toutefois pas communiquer son appréciation juridique tant que l’accord n’est pas conclu.

Parlons du sujet le plus controversé du TTIP : la clause sur le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États, le RDIE [ou ISDS en anglais]. Elle a été retirée de la table des négociations par crainte que les entreprises ne poursuivent les gouvernements nationaux via des tribunaux d’arbitrage internationaux. Quand sera-t-elle de retour dans les négociations ?

En automne. Ma proposition du mois de mai servira de base aux discussions. Le Parlement européen et le Conseil des ministres considèrent maintenant que c’est la bonne direction. En interne, nous travaillons sur une proposition légalement non contraignante sur la manière de l’intégrer au TTIP. Des juges nommés publiquement et indépendants se prononceront de manière transparente, avec une possibilité de recours.

Les États-Unis sont-ils d’accord ?

Je ne sais pas encore. Mais le RDIE est discuté au Congrès. Le monde entier parle de ça. Voilà pourquoi l’UE doit jouer un rôle clé dans la modernisation d’un système obsolète. Les investissements doivent être protégés. Dans les années cinquante, quand le système actuel a été créé, on ne voyait pas le besoin de protéger la souveraineté législative de l’État. En même temps, nous réfléchissons à de nouveaux systèmes multilatéraux - une sorte de tribunal d’investissement de l’ONU - ce qui, bien sûr, prendra plus de temps.

Les critiques voudraient voir le RDIE disparaitre complètement. Pourquoi doit-il toujours exister entre deux systèmes judiciaires performants ? Pour que la Chine ne puisse pas se plaindre d’avoir un moins bon accord que les États-Unis ?

C’est une des raisons. Une autre est que neuf États membres de l’UE ont déjà des accords bilatéraux de protection de l’investissement avec les États-Unis, qui sont beaucoup plus contestables et ne disparaitront pas si on ne les remplace pas par un accord européen. Troisièmement, la protection de l’investissement fait partie de mon mandat de négociation. En dépit de ce que vous pouvez lire, pas un seul des 28 États membres n’a demandé à ce que je mette la protection de l’investissement de côté.

Ce que vous avez en tête pour le TTIP va poser problème pour l’accord avec le Canada. Il contient déjà des clauses réformées, mais elles ne sont pas à la hauteur des nouvelles propositions. Qui est censé donner son accord ?

Bien évidemment, quand la proposition sera présentée au début de l’année prochaine, elle se heurtera à l’opposition du Parlement européen et du Conseil des ministres. Il faut toutefois respecter le fait qu’un accord ait été conclu avec succès, et qui plus est un accord remarquable pour l’économie européenne. Nous discutons actuellement avec les Canadiens pour voir si nous pouvons faire des ajustements spécifiques sur le RDIE. Je suis optimiste. Sinon, il existe la clause de réexamen, qui permet au traité d’être ajusté à une date ultérieure à sa signature.

Les normes communes sont de la plus haute importance pour le TTIP. Il semble logique d’éviter des approbations redondantes pour les machines et les voitures, mais le TTIP prévoit aussi de créer un organe de coopération règlementaire avec l’industrie, qui sera consultée avant que de nouvelles lois soient promulguées. Certains disent que c’est une porte ouverte aux lobbyistes.

Il y a déjà beaucoup de lobbyistes à Bruxelles. Au final, le Parlement européen ou les parlements nationaux des États membres auront le dernier mot. L’organe de coopération règlementaire ne changera pas cela. Il sera ouvert à tout le monde et son travail sera totalement transparent. À l’avenir, nous aurons besoin de nombreuses normes pour les nouvelles technologies, telles que les e-voitures ou dans le domaine de la nanotechnologie. Selon moi, il est judicieux de regrouper les spécialistes de ces industries, mais aussi des groupes de défense de l’environnement, et associations de consommateurs autour de la table des négociations avant qu’une loi soit adoptée. L’avantage est que nous aurons des normes communes de sécurité dans l’UE et aux États-Unis.

La norme transatlantique est destinée à devenir la norme mondiale. Hillary Clinton qualifie le TTIP d’« OTAN économique », qu’en pensez-vous ?

Je ne dirais pas que c’est le cas. Ce ne serait pas la bonne direction à prendre. Mais, malgré les désaccords, nous avons beaucoup de choses en commun avec les Américains. Prenez la protection des consommateurs par exemple, ou le fait que les enfants peuvent jouer avec des jouets sûrs, que, par ailleurs, ils n’ont pas à fabriquer eux-mêmes. Si nous établissons ces normes communes, elles s’appliqueront dans le monde entier. Si nous ratons cette opportunité, d’autres établiront des normes mondiales, mais à des niveaux beaucoup moins élevés.

Tagesspiegel, | Christopher Ziedler, traduit par Marion Candau,

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Commerce & Industrie

Cecilia Malmström

TTIP

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A qui profite le «terrorisme » ?

Publié le par Felli Bernard

A qui profite le «terrorisme » ?

Un ancien résistant aimait à rappeler que, sous l’occupation allemande, les terroristes, c’étaient eux : eux qui faisaient dérailler un train, assassinaient un militaire, participaient à différentes opérations dont le seul but était de harceler l’adversaire, de le déstabiliser en mettant à mal son semblant d’impunité tout en insufflant un sentiment de crainte.

Les effets collatéraux de ces actions furent de créer une ambiance de suspicion mêlée de terreur parmi la population que sut exploiter la propagande nazie.

La riposte fut simple et relativement efficace : rendre chaque coup au centuple, arrêter, exécuter, prendre des otages, impliquer la police politique et les services de renseignement.

Toutefois, cela n’arrêta pas cette forme de guerre, la Résistance ayant l’immense avantage de toujours frapper là où l’on ne l’attendait pas.

Ce qui faisait dire à ce vétéran de la Seconde guerre mondiale que, face à des gens organisés et déterminés, on pouvait mettre beaucoup de moyens, mais qu’on ne pouvait pas grand-chose.

Mais l’autre leçon, c’est que les « terroristes-résistants » étaient devenus une composante des forces militaires alliées qui remportèrent la victoire.

Aujourd’hui, les « terroristes » sont désignés comme des ennemis du monde libre .

S’ils opèrent en Europe ou ailleurs, c’est qu’ils estiment qu’on se mêle des affaires de leurs pays et que leur légitimité est ainsi fondée.

A la différence de la résistance intérieure, ils opèrent aussi directement en dehors de leurs propres pays.

Mondialisation oblige ?

Que l’on s’entende bien : le terrorisme, quel qu’il soit, est inadmissible dès lors que les soldats de l’ombre ne s’en prennent pas exclusivement aux forces armées de l’adversaire ou à ceux qui les commandent.

Dès lors qu’il frappe aveuglément, il devient inexcusable et ne peut être absout.

Ne respectant pas les lois de la guerre, il ne peut prétendre en bénéficier.

Ce qui ne dédouane pas pour autant ceux qui ont joué les pousse- au- crime en offrant sur un plateau le prétexte : l’ingérence dans les affaires intérieures d’autrui.

Car il convient d’appeler un chat un chat , dût-on s’interroger sur des couvertures aussi intouchables que certaines missions humanitaires ou autres activités d’ONG et se défier d’apôtres de la sacro-sainte défense des droits de l’homme.

Combien de victimes à l’actif du livre noir des régimes démocratiques et de leur politique libérale ?

Combien de morts en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Palestine, en Syrie et dans tous ces pays que l’on prétend remettre sur le droit chemin ?

Et ces nobles croisades ne justifient-t-elles pas toutes les prérogatives allant de celle de vie et de mort sur leurs chefs d’Etat à celle de lancer des frappes contre leurs pays et leurs peuples jusqu’à totale destruction ?

************************

En France, où l’idéologie socialiste n’a jamais lâché prise et rallie même ses opposants, quel responsable politique ne se drape dans sa toge de vertu immaculée et orgueilleuse, prétendant à la fois protéger ses concitoyens, défendre les intérêts de la nation et pourfendre ceux qui refusent ses valeurs ?

Le cynisme qui se cache derrière ce genre de posture réside dans la pression exercée sur des populations crédules, informées par les seuls médias officiels ou officieux afin d’affûter un peu plus l’épée de Damoclès qui pèse sur elles.

De broutilles en délits , la répression administrative, policière ou judiciaire est officiellement proclamée. Le Français doit avoir peur de son gendarme.

.

Elle s’exerce à l’encontre de ceux qui ont le malheur de ne pas conduire les yeux fixés sur leur compteur, à l’encontre de ceux qui auraient tendance à commettre des écarts de langage ,à arborer des T-shirts dissidents…

Sans que l’on voie le crime organisé régresser, sans que ceux qui ne respectent pas le code de la route échappent à la vigilance des radars, des policiers et des gendarmes, sans que les terroristes potentiels dûment fichés ne soient inquiétés le moins du monde avant qu’ils ne passent à l’acte.

L’exemple de simples citoyens arrêtant un fou furieux avant qu’il ne commette un massacre est plus qu’exceptionnel. L’exemple de citoyens empêchant un viol qui se déroule sous leurs yeyx, plus que rare .L’exemple de citoyens signalant la conduite dangereuse d’un conducteur d’un engin motorisé est simplement inconcevable.

Pourquoi ?

La déresponsabilisation, l’acceptation des incivilités et violences commises dès l’école sont devenues tellement « normales » qu’il serait de mauvais aloi de s’en étonner.

Pire :

les personnes ayant autorité ne sont plus soutenues par leur hiérarchie : il faut calmer le jeu , ne pas faire de vagues, ne pas amener ceux dont c’est le métier à s’intéresser à ces épiphénomènes noyés dans une gigantesque communication qui est arrivée à un tel point d’infantilisme mental qu’elle contamine ceux qui la subissent, les dissuadant de se poser de graves et vraies questions.

Les débiles ne sont pas les victimes : ce sont ceux qui les présentent comme telles.

Les grossiers stratagèmes des communicants à quatre sous, ces enzymes gloutons, détruisent leurs seuls ennemis réels : l’éducation, la culture et l’information , gages de réflexion et de libre arbitre.

Le bon sens n’a plus droit de cité. Allié à une certaine sagesse, il devient subversif.

Si ceux qui osent faire entendre une voie discordante sont cloués au pilori : communistes, humanistes, catholiques, sont devenus des extrêmistes de droite ou de gauche, des démagogues, des populistes - la liste est sans doute loin d’être close- c’est que la petite musique qu’ils font entendre est insupportable à l’oreille de ceux qui ont écrit une partition dont nul n’est censé s’affranchir.

Une partition qui a tiré un trait d’égalité entre fascistes et communistes en les unissant au sein de la même famille totalitaire, entre catholiques et intégristes renvoyés à leurs croyances d’un autre âge, entre humanistes et réactionnaires confrontés à leurs œillères.

L’extraordinaire consensus au sein de la classe politique, des administrations, des collectivités, bref, de tous ceux qui s’occupent de la res publica est tel que bien malin serait celui qui saurait à quel saint se vouer.

En sapant les fondements d’une civilisation judéo-chrétienne, de la famille, des rapports entre citoyens d’une même nation qui voit ses attributs se réduire comme peau de chagrin (plus de monnaie, des lois supranationales, plus d’armée de conscription , plus d’économie nationale, un français mâtiné d’une langue étrangère conquérante ),c’est une voie royale que l’on offre à la plus grande confusion.

Non, ce n’est pas l’anarchie. Au contraire, plus les repères s’estompent, plus l’autoritarisme s’installe et se mue en dictature.

Ni celle du prolétariat, ni celle de la bourgeoisie, ni celle des classes moyennes mais celle que le totalitarisme supra-idéologique habillé des oripeaux de la démocratie impose à marches forcées.

A qui fera-t-on croire que l’invasion de l’Europe par des migrants est une fatalité, une chose quasi normale et légitime ?

Comment ne pas voir que ce raz de marée « pacifique » est encadré par des hommes de main qui passent à l’acte aveuglément afin de préparer la reddition sans conditions du vieux monde ?

A qui fera-t-on croire qu’il n’y a plus de travail pour les Français de souche et que l’on a les moyens d’entretenir des générations de chômeurs tout en recrutant une main d’œuvre étrangère ?

A qui fera-t-on croire que l’assistanat est un moindre mal pour nos compatriotes victimes des « accidents de la vie » dans tous les sens du terme ?

A qui fera-t-on croire que mieux vaut manger espagnol ou italien que français ?

A qui fera-t-on croire qu’il faut mieux établir des barrage en forme de péages sur les autoroutes que d’autoriser la libre circulation des personnes ?

A qui fera-ton croire que l’on peut demander l’avis du peuple pour ne pas en tenir compte ?

A qui fera-t-on croire que le drapeau européen doive cohabiter en permanence aux côtés des trois couleurs de la France ?

A qui fait-on croire que la parité hommes-femmes est une obligation alors que leur complémentarité a toujours été une richesse ?

Que , dépassé un certain âge, vous n’êtes plus opérationnel, mais devenez une bouche en trop qui nécessite des soins de trop?

Que l’on peut se détourner dès que l’on n’est pas concerné ?

Jusqu’à quand ?

**************

Il se pourrait bien que l’arroseur finisse par devenir l’arrosé, que celui qui joue double jeu se trahisse.

Sans doute la guerre terroriste engagée en Europe se moque des états d’âme et des atermoiements.

Ceux qui sont en train de déstabiliser de vieux pays riches jouent parfaitement de leurs faiblesses et de leurs indécisions.

Eux passent à l’acte quand les dirigeants occidentaux pensent les tenir en laisse ressemblant d’avantage à une longe leur laissant une grande marge de manœuvre.

Laxisme diront certains, grandeur d’âme diront d’autres.

Sauf que l’heure ne semble plus être à une philosophie de comptoir quand la maison brûle, quand se déplacer peut devenir un risque mortel, quand prier dans une église peut conduire au néant.

Des générations entières ont renoncé à faire l’amour sans adjonction artificielle.

Devront-elles renoncer à vivre leur vie sans la peur au ventre.

L’acceptation de sacrifices qui semble être devenue la norme ne peut qu’entraîner des dérèglements physiologiques tels qu’ils mettent la vie humaine en danger.

Mais c’est la guerre dira-t-on.

Alors faisons la :

Sanctuarisons le territoire national, ne nous embarrassons pas de considérations juridiques et éthiques inappropriées face à l’attaque qui nous cible.

Cessons de terroriser nos concitoyens quand nous savons qui sont ceux qui assassinent.

Alors peut-être, fort d’un peuple auquel il fera confiance, l’Etat aura le meilleur allié qui soit.

C’est le seul chemin à emprunter. Il exige de grands serviteurs, de grands hommes de la lignée de ceux qui ont fait la France, de ceux qui ont chanté l’hymne national avec leur cœur, donnant à ses paroles tout leur sens.

C’est le seul chemin qui neutralisera le fanatisme et son corollaire terroriste.

C’est le seul chemin pour rendre caduque l’intitulé de cette réflexion qui renvoie dos à dos ceux qui préfèrent imposer le vaccin obligatoire de la peur que d’améliorer la condition humaine pour de nobles destinées.

Là ou les religions ont échoué, là où les idéologies ont montré leur impuissance ,là où la philosophie s’est faite élitaire, là où l’histoire est triturée, l’Etat laïc reste le recours ultime.

Là où l’idée même de nation est galvaudée, l’Etat de droit reste le recours ultime.

Là où la justice fait payer l’addition des incompétences des dirigeants, son indépendance n’est pas négociable.

Là où les forces de sécurité et les armées n’ont plus les moyens de protéger, leurs missions sont prioritaires..

Là où la santé publique est en jeu, là où l’éducation nationale est vitale, leur marque de fabrique est essentielle.

Là où la continuité du pays et son développement sont remis en cause, l’Etat doit être fort, centralisé pour partir à la reconquête de ses territoires.

« A tous les Français,

la France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre !

Des gouvernements de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude.

Rien n’est perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l’univers libre, des forces immenses n’ont pas encore donné. Un jour ces forces écraseront l’ennemi. Il faut que la France, ce jour-là, soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur.(…)

Notre patrie est en péril de mort. Luttons tous pour la sauver.

Vive la France ! »

Général de Gaulle

Pierre d’Ouralou

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Des millions de barils de brut kurde pour Israël

Publié le par Bernard Felli

Des millions de barils de brut kurde pour Israël

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