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CIA, le monstre à double face : farces & menaces

Publié le par Felli Bernard


samedi 7 janvier 2017 00:00
CIA, le monstre à double face : farces & menaces

... Effectivement, le texte du 6 janvier de ZeroHedge.com commence par le constat « La farce est complète ». Il s’agit du commentaire d’introduction concernant le rapport de tous les services de renseignement US enfin réunis en une unanimité émouvante, pour faire un rapport dit “authoritative”, rapport décisif, sans appel, dispensant la lumière finale, présenté jeudi au président-partant Obama, – ému aux larmes suppute-t-on, – puis le lendemain au président-élu Trump, et entretemps “fuité” vers divers organes de la presse-Système. Cela fut à ce point que The-Donald piqua une colère aussitôt transmutée en tweet demandant une enquête officielle des commissions ad hoc du Congrès sur cette question...

« I am asking the chairs of the House and Senate committees to investigate top secret intelligence shared with NBC prior to me seeing it », hurle le président-tweet.

Mais là où la farce est vraiment “complète”, c’est dans ce sens que le fameux rapport de 25 pages dont on aura la semaine prochaine une version répandue publiquement, expurgée de ses secrets d’État (sans doute fera-t-elle 32 pages ?), ne contient strictement aucune preuve de ce qui est affirmé, à savoir le “complot russe” et son train. La “farce est vraiment ‘complète’”, mais elle n’est plus très drôle ; le ridicule n’est pas vraiment producteur d’humour ou d’ironie, mais plutôt d’un mélange de pathétique, d’agacement et de découragement. Voir défiler tous ces pauvres hères, l’épais Brennan de la CIA en tête, qui tentent encore de vendre leur camelote extrêmement faussaire, et que même les applaudissements nourris de leurs nombreux partisans ne parviennent pas à requinquer, tout cela semble bien nous montrer que la farce, le “complot russe”, commence à lasser.

Pour autant, ne nous désintéressons pas de l’affaire elle-même, du fameux rapport de ces 25 pages qui scintillent de toute l’intelligence des 17 agences de renseignement US mises ensemble.

Enfin, comme on voit ci-dessous, dans la présentation résumée que ZeroHedge.com fait du rapport avant de passer au détail, la CIA et le FBI ont un jugement de “high confidence” (degré élevé de confiance) dans les affirmations du rapport, ce qui signifie que “la grande qualité des informations et/ou la nature du jugement posé rend possible un jugement affirmé. Quoi qu’il en soit, cette classification implique la possibilité que le jugement soit faux”. (Concernant le FBI sur ce point, on constatera de plus en plus clairement la politique fluctuante et insaisissable du Bureau dans cette affaire, répondant à des intérêts, des jugements de rapports de force, qui interdisent de porter un jugement sérieux sur sa position.)

Dans ce même rapport, la NSA intervient pour définir son appréciation de jugement sur l’affaire du “complot russe” par l’expression “moderate confidence”, qui implique “des sources en général crédibles et des informations plausibles, mais de qualité insuffisante et sans corroboration décisive pour permettre un jugement de ‘high confidence’”. Bien entendu et d’une façon générale, il n’est pas question de preuves dans ce rapport, il est peu utile d’insister sur une chose déjà tant répétée mais voilà une répétition de plus tout de même et à tout hasard puisque nous sommes dans l’univers de l’IC (Intelligence Community) US “au pays des merveilles”, – IC-Alice si l’on veut...

Le plus remarquable dans ces dernières précisions, c’est l’intervention officielle de la NSA pour la première fois dans cette affaire ; ordre supérieur du président-sortant et divers pressions obligent. Le plus remarquable dans ce “plus remarquable” est que l’agence qui a nécessairement, par sa mission, par ses moyens, etc., toutes les preuves possibles existantes dans ses archives et ses hyper-gigabytes de toutes les écoutes du monde, la NSA donc est celle qui n’a que “moyennement confiance” à la différence des deux autres. C’est une absurdité qui va bien dans l’ensemble bouffe-farce : la NSA étant ce qu’elle est (maîtresse de toutes les communications) et le “complot russe“ affirmée dans le rapport étant fait par le biais de la communication comme l’affirme également le rapport, la NSA est la seule à tout savoir et n’a qu’une alternative de jugement, selon les documents qu’elle a en sa possession : “aucune confiance” (pas de documents-preuves) ou une “confiance absolue” (documents-preuves) dans les affirmations de ce rapport qui portent sur de nombreux points de communication, hacking, cyberguerre, etc. Elle choisit la position intermédiaire (peut-être/peut-être pas), chose impossible pour elle-qui-sait-tout ; est-ce une façon de dire entre les lignes ce qu’elle pense vraiment de tout cela, au risque d’être mal vue dans la partie bouffe-farce (mais who cares ?)...

« The farce is complete.

» One week after a joint FBI/DHS report was released, supposedly meant to prove beyond a reasonable doubt that Russia intervened in the US presidential election, and thus served as a diplomatic basis for Obama's expulsion of 35 diplomats, yet which merely confirmed that a Ukrainian piece of malware which could be purchased by anyone, was responsible for spoofing various email accounts including that of the DNC and John Podesta, moments ago US intelligence agencies released a more “authoritative”, 25-page report, titled "Assessing Russian Activities and Intentions in Recent US Elections", and which not surprisingly only serves to validate the media narrative, by concluding that Russian President Vladimir Putin ‘ordered’ an effort to influence U.S. presidential election.

» Specifically, the report concludes the following:

» We assess Russian President Vladimir Putin ordered an influence campaign in 2016 aimed at the US presidential election. Russia’s goals were to undermine public faith in the US democratic process, denigrate Secretary Clinton, and harm her electability and potential presidency. We further assess Putin and the Russian Government developed a clear preference for President-elect Trump.

» What proof is there? Sadly, again, none. However, as the intelligence agencies state, "We have high confidence in these judgments"... just like they had high confidence that Iraq had weapons of mass destruction.

» And while the report is severely lacking in any evidence, it is rich in judgments, such as the following:

» We assess Russian President Vladimir Putin ordered an influence campaign in 2016 aimed at the US presidential election. Russia’s goals were to undermine public faith in the US democratic process, denigrate Secretary Clinton, and harm her electability and potential presidency. We further assess Putin and the Russian Government developed a clear preference for President-elect Trump. We have high confidence in these judgments.

» We also assess Putin and the Russian Government aspired to help President-elect Trump’s election chances when possible by discrediting Secretary Clinton and publicly contrasting her unfavorably to him. All three agencies agree with this judgment.

» At this point a quick detour, because the intel agencies responsible for drafting the report then explain how “confident” they are: “CIA and FBI have high confidence in this judgment; NSA has moderate confidence.”

» What do these distinctions mean?  

» • High confidence generally indicates judgments based on high-quality information, and/or the nature of the issue makes it possible to render a solid judgment. However, high confidence judgments still carry a risk of being wrong.

» • Moderate confidence generally means credibly sourced and plausible information, but not of sufficient quality or corroboration to warrant a higher level of confidence.

» In other words, while not carrying the infamous DHS disclaimer according to which last week’s entire joint FBI/DHS report is likely garbage, the US intel agencies admit they may well be “wrong.” »  

• Là-dessus, il faut dire un mot sur la rencontre tant attendue, tant annoncée et commentée par avance de Trump et des principaux chefs de renseignement, les mêmes (ou certains d’entre eux) qui témoignaient jeudi devant le Sénat pour affirmer, – du moins ceux qui avaient été soigneusement sélectionnés dans ce sens, – qu’il y avait bien eu un “complot russe” pour interférer sur les élections présidentielles. Le résultat de cette rencontre se trouve dans un communiqué du président-élu Trump après la rencontre, qui semble l’objet d’une sorte d’étrange compromis si l’on se réfère aux invectives et affirmations furieuses que les uns et les autres échangent depuis plusieurs semaines. La rencontre a été “constructive”, dit Trump, qui ajoute que les tentatives de “hacking”, – il y en a tout le temps, et de très nombreux pays, groupes et personnes privés, précise-t-il, – n’ont eu “absolument aucun effet sur le résultat des élections”. Reprenons ici quelques lignes, pour confirmation, d’une source convenable, soit RT-America :

« Hacking “had absolutely no effect” on the outcome of the 2016 US presidential elections, President-elect Donald Trump has announced following a meeting with intelligence officials.

» Having described his meeting with top representatives of the US intelligence community as “constructive,” Trump said on Friday that no cyber hacking from Russia, China or any other country had affected the vote. “While Russia, China, other countries, outside groups and people are consistently trying to break through the cyber infrastructure of our governmental institutions, businesses and organizations including the Democrat National Committee, there was absolutely no effect on the outcome of the election,” Trump said in his statement. “There was no tampering whatsoever with voting machines,” he added. »

Ainsi tout se passe comme si rien ne s’était vraiment mal passé, ce qui indique que personne n’a voulu un affrontement spectaculaire ni quelque développement décisif que ce soit. Les affirmations de Trump, appuyées ironiquement sur le caractère “constructif” de l’entretien, vont toutes contre la version défendue par le duo Brennan-Clapper (CIA-DNI)... Pour mesurer l’abîme séparant les interlocuteurs de cette rencontre, il suffit de comparer la citation confiante d’Assange qu’a faite Trump mercredi et cet échange McCain-Clapper au Sénat un jour plus tard (« – Croyez-vous qu’on puisse accorder quelque crédibilité que ce soit à cet individu [Assange] compte tenu de la documentation qu’il a fuitée et qui ont mis des vies US en danger ? – De mon point de vue, absolument pas. »)

Cette rencontre en forme de jeu de cache-cache dissimule par conséquent une orientation vers des affrontements beaucoup plus rudes à mesure qu’on s’approche du moment décisif où Trump prendra les commandes, placera aussitôt ses hommes, notamment ceux qui, avec Flynn, n’ont pas besoin que leur nomination soit approuvée par le Congrès, et autorisera des actions concrètes immédiates. Ces choses se préparent dans une atmosphère qui va peu à peu nous éloigner de l’aspect bouffe pour une atmosphère plus proche de la tragédie. Nous avions mentionné cette déclaration le 5 janvier : « Du côté de l’administration Obama, l’attitude de Trump vis-à-vis du renseignement US (de la CIA) est l’objet de commentaires officieux extrêmement durs : « “C’est effrayant”, dit une source citée par le WSJ. “Aucun président n’a jamais défié et diffamé de cette façon la CIA , en espérant pouvoir s’en sortir sans encombres.” »

Cette remarque est commentée par Ricky Twisdale le même 5 janvier sur Russia Insider : « But notably, a statement from one anonymous inteviewee appeared to contain a veiled threat against the President-elect: Intelligence officials told the Journal that they are ultimately disgusted with the President-elect’s social media behavior and disapproval of the CIA. “It’s appalling,” one official said. “No president has ever taken on the CIA and come out looking good.”

» This is an incredible statement, and one which was obviously made to the WSJ very deliberately and conscientiously, a paper with which the CIA is known to have strong ties. The neocon rebels in the clandestine services are not happy that Donald Trump has publicly called them out for their warmongering Russophobic lies. Now they are sending him a message: “Don't cross us. Or you won't come out good.”

» Read between the lines of that statement and make of it what you will. »

Cela rejoint l’interprétation que donne PhG, le lendemain, de l’intervention du sénateur démocrate Schumer avec Rachel Maddow : « Schumer, vieille ordure de Wall Street, prend l’air finaud et diabolique qui convient pour dire qu’à continuer comme ça, il va lui arriver des problèmes, à Trump (« Let me tell you: You take on the intelligence community — they have six ways from Sunday at getting back at you »). Et Rachel, lesbienne, progressiste-sociétale, autrefois pourfendeuse talentueuse de GW Bush et de ses guerres épouvantables où la CIA tint son rang, qui boit ça comme du petit lait, l’annonce par la vieille ordure que la CIA pourrait régler son compte au président des États-Unis... »

    Tout cela, bien des signes annonçant les temps à venir où le bouffe de ces rapports abracadabrantesques sur le “complot russe” vont laisser place à la véritable bataille. « Purge the CIA, they’re a threat to the republic », exhorte Justin Raimondo sur Antiwar.com ce 7 janvier. Il est vrai que l’on approche du point où les duels à fleurets mouchetés de communication ne suffisent plus à régler les débats du jour et, dès lors que l’autotrité changera, il faudra en venir à l’affrontement ouvert, celui où les comptes se règlent et où le bouffe le cède à la tragédie.

 

 

http://www.dedefensa.org/rss

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2016, ce qui a fait le buzz, et ce qui aurait pu (dû ?) être médiatisé

Publié le par Felli Bernard

2016, ce qui a fait le buzz, et ce qui aurait pu (dû ?) être médiatisé


Par Fred Deion − Janvier 2017

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Chaque fin d’année, il est de coutume pour les médias de passer en revue les principaux événements qui ont jalonné les douze derniers mois. Ces derniers jours n’ont pas échappé à la tradition de ces rétrospectives, et pour 2016, cela a donné à peu près ceci.

 

1) Fraudes et malversations en tout genre, des Panama papers à la FIFA, jusqu’aux football leaks. Pour rester sur le thème du sport, mentionnons encore les dérapages du hooliganisme (pendant l’Euro) et du dopage (JO). Cette liste est malheureusement loin d’être exhaustive : scandales de corruption au Brésil, en Afrique du Sud et ailleurs, financements de partis politiques, évasion fiscale, etc.

2) Élections et votations qualifiées de « populistes » :  Brexit, Trump, référendum italien… Pas besoin de chercher bien loin les raisons de cette colère citoyenne : le point 1 ci-dessus devrait fournir un début de réponse, mais pas seulement. Les « élites » ne doivent donc pas s’étonner de leur perte de crédibilité auprès d’électeurs qui n’ont plus confiance dans le système, auprès de contribuables qui attendent de l’État qu’ils financent par leurs impôts, qu’il soit à leur service et agisse dans leur intérêt. On en est loin : on a plutôt d’un côté des citoyens laissés pour compte, et d’un autre côté des élites qui font le choix de l’enrichissement personnel, y compris par des moyens illégaux, plutôt que de l’exemplarité, eu égard aux avantages licites dont ils bénéficient déjà. Le verdict des urnes en devient donc d’une haute prévisibilité et la sanction se traduit enfin par des votes de défiance.

3) Guerres en Syrie, Irak, Afghanistan, Libye, pour ne citer que les conflits les plus médiatisés; des dizaines d’autres n’ont en effet pas l’honneur des titres. Au sujet du Proche et Moyen-Orient, on ne rappellera jamais assez que le vide sécuritaire laissé après les interventions militaires illégales occidentales (sous le faux prétexte de trouver des armes de destructions massives inexistantes) ont fait dans ces pays le lit du chaos et de l’anarchie, du djihadisme et de la barbarie, puis de l’immigration massive et incontrôlée vers l’Europe (qui reçoit plus d’un million d’immigré en 2015), et enfin du terrorisme international (les villes les plus régulièrement touchées étant Bagdad, Kaboul, Istanbul, alors que les attentats qui ont eu le plus d’échos en 2016 sont ceux de Bruxelles, Orlando, Nice et Berlin).

Abordons maintenant les sujets qui ne figurent pas à la une des rétrospectives de l’année, alors qu’ils constituent des tendances lourdes qui ne devraient en aucun cas être ignorés :

1) Fragilité du système financier :

  • Les politiques monétaires non conventionnelles (assouplissement quantitatif /QE/rachat de dettes, taux zéros ou négatifs) menées par les banques centrales depuis 2008 sont inefficaces et n’ont relancé ni la consommation, ni la croissance. Leur seul effet a été d’injecter de l’argent dans les circuits financiers et ainsi de doper les cours boursiers, créant la plus grande bulle financière de l’histoire.
  • À l’inverse, ces taux zéro ou négatifs ont des effets déflationnistes et encouragent l’emprunt.
  • L’augmentation des transactions sans cash pose de nombreuses questions. La suppression du cash permettra-t-elle d’imposer des taux négatifs à toute la population (ce qui reviendrait à introduire un impôt sur l’épargne) ? Qu’adviendra-t-il des dépôts en cas de problème informatique ou électrique ? Au vu du manque de confiance cité plus haut, les citoyens accepteront-ils de céder à leurs gouvernants le pouvoir de contrôler, de manipuler, de confisquer leur épargne ?
  • Le surendettement croissant et massif de tous les acteurs économiques (États, entreprises, ménages). Pour prendre l’exemple américain, la dette US sur les cartes de crédit s’élève à $ 1000 milliards, celle sur les  prêts automobiles à $ 1100 milliards, celle sur sur les prêts étudiants à $ 1200 milliards, l’endettement total des ménages se monte à $ 12 290 milliards, la dette US corporate (entreprises) à $ 6 600 milliards, celle de l’État fédéral américain à $ 19 000 milliards… À quand la crise des subprimes, bis ?
  • La problématique des banques trop grosses pour faire faillite toujours pas résolue : voir le récent sauvetage public des banques italiennes, qui coûtera 20 milliards d’euros au contribuable cisalpin.
  • Le développement de la finance de l’ombre (shadow banking), qui n’est solvable que si les taux d’intérêts restent à zéro. S’ils remontent, le krach obligataire est garanti, et les faillites d’entreprises en cascade assurées.
  • Les bulles boursières, spéculatives, de crédit (dette pourrie d’entreprises peu solvables, avec risque élevé de défaut). Si la bulle éclate, on risque un krach avec une menace de contagion à tout le système financier : les craintes de faillites poussent les banques à ne plus se prêter de l’argent entre elles, donc tout le système de crédit se bloque; or l’économie réelle a aussi besoin d’avoir accès au crédit pour commercer, acheter, vivre; donc sans crédit, plus de commerce, et sans commerce, tout s’arrête.

2) Évolutions démographiques, contradictoires en apparence : surpopulation mondiale (qui pèse sur les ressources) et vieillissement des populations dans les pays développés (qui pèse sur les pensions). Mais certains continuent toujours à espérer une baisse de l’âge de le retraite…

3) Corollaire du point précédent, la raréfaction des ressources, couplée à la fragilité de nos systèmes d’approvisionnement qui nous fournissent en eau, alimentation, énergie, soins, l’ensemble étant menacé de pénuries. D’où l’importance de produire et consommer local, de décentraliser nos infrastructures pour qu’elles soient résistantes, durables et résilientes.

Alors, à quand la fin du buzz médiatique qui fait sensation, et la prise de mesures concrètes pour faire face aux vrais enjeux de notre temps ?

Fred Deion

http://actufreddeion.blogspot.ch/

A lire : Ruptures millénairesFred Deion est un auteur suisse. Son livre, Ruptures Millénaires, jette un coup de projecteur sur quelques événements historiques qui ont marqué la vie des hommes. Ces périodes chaotiques ont eu un impact considérable sur les populations qui ont vu leurs destins basculer. Gardons à l’esprit leurs tragiques épreuves, pour mieux faire face aux défis d’aujourd’hui et de demain.

Si l’histoire se répète, le passé indique le futur. Que peut nous dire le passé sur notre XXIe siècle ?

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OTAN va la cruche à l'eau...

Publié le par Felli Bernard

OTAN va la cruche à l'eau...

7 Janvier 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Russie, #Moyen-Orient, #Etats-Unis, #Europe

Ce n'est certes pas la première fois que l'organisation atlantique se retrouve embringuée dans ses contradictions, mais l'accélération à laquelle nous assistons ces dernières années prête à sourire. Nous avions déjà vu que le dossier syrien avait mis ces paradoxes sous la lumière crue du jour : CIA et Pentagone qui se battent par groupes rebelles interposés, farce de la base d'Incirlik d'où décollaient à la fois les avions US pour bombarder (légèrement) l'EI soutenu par la Turquie et les avions turcs pour bombarder les Kurdes soutenus par les Américains...

Les bisbilles américano-erdoganiennes depuis le putschinho de juillet reviennent régulièrement sur le devant de la scène, mettant aux prises les deux premiers contingents de l'OTAN. La chasse aux sorcières du sultan contre tout ce qui peut être güleniste mine l'organisation atlantique : au QG de Bruxelles, les deux tiers des officiers et sous-officiers turcs ont été purgés ; à Norfolk, au second commandement, c'est 36 sur 46. Ils y occupaient souvent des postes-clé et le président du comité militaire de l’Alliance, le général tchèque Petr Pavel, admet que « La vacance signifie que certains de nos projets vont être retardés, car il manque le personnel nécessaire ».

Craignant de rentrer chez eux, ces officiers souhaitent même trouver refuge dans les pays où ils sont en place. Situation ubuesque où les soldats d'un pays de l'OTAN demandent l'asile politique à d'autres membres de l'OTAN ! Décidément, quelque chose ne tourne pas rond dans l'empire du Bien...

Les menaces turques de fermer l'accès de la base d'Incirlik aux alliés américains se répètent régulièrement et c'est à nouveau le cas en ce début d'année. Le ton monte et 2017 commence dans la joie et la bonne humeur. Mais ça pourrait peut-être aller plus loin cette fois. Le torchon semble brûler plus que de coutume et, dans sa difficile campagne contre Al Bab, Ankara a même refusé le soutien aérien américain pour lui substituer le russe, que les Turcs considèrent plus sûr. Résumons : un membre de l'OTAN refuse l'aide de ses associés et demande le soutien de l'adversaire déclaré de l'OTAN ! La confiance règne...

Nous avions déjà abordé la question de ces bombardements russes fin décembre :

Il a même fallu, ô ironie, que les avions russes viennent en aide pour stopper la débandade ASL-turque à l'ouest d'Al Bab. Simple coup sans lendemain afin de sauver la face du sultan ou pièce d'un échafaudage bien plus vaste faisant suite à la rencontre Russie-Iran-Turquie et début d'un règlement du conflit syrien entre les trois boss ? Les Kurdes doivent regarder tout cela avec beaucoup d'attention et un brin d'inquiétude. Quant à la camarilla américano-européo-saoudienne, on ne lui a même pas demandé son avis...

Les Kurdes syriens doivent effectivement voir tout cela d'un mauvais oeil mais Poutine avait pris soin, du temps sa brouille avec le sultan, de les laisser ouvrir une semi-ambassade à Moscou. Encore un atout dans sa manche au moment où s'engageront les négociations finales. Gageons qu'il manoeuvrera habilement pour trouver un terrain d'entente acceptable par tous : un Rojava autonome dans une Syrie fédérale (revendication kurde) mais coupé en deux et non d'un trait (revendication turque a minima). Chose intéressante à relever dans ce contexte de demi-alliance à la fois russo-kurde et américano-kurde : Erdogan ne moufte pas contre Moscou alors qu'il se perd en imprécations contre son allié états-unien.

Comme si l'OTAN n'en avait pas assez, notons encore que les soldats turcs en opération dans le grand nord syrien sont victimes des armes bulgares que Sofia, autre membre euro-atlantique, avait, sur injonction US, généreusement distribuées aux rebelles modérés et immodérés et dont une partie s'est retrouvée aux mains de Daech. Des armes otaniennes qui tuent des soldats d'une armée de l'OTAN, n'en jetez plus !

La question que tout le monde commence à se poser est : mais que fait encore la Turquie dans l'organisation atlantique ? Déchirement difficilement cicatrisable avec les Etats-Unis, rapprochement avec la Russie et l'Iran et même alliance tactique ponctuelle avec ces pays, assagissement de sa politique extérieure (le bataillon turc quittera enfin le nord de l'Irak)...

L'inégal Causeur a publié hier un article globalement ridicule, mais qui comporte un point intéressant et que partagent beaucoup d'observateurs :

Les Russes commencent, aujourd’hui, à nous rendre la monnaie de notre pièce en désarrimant, sous nos yeux, la Turquie de l’OTAN. La Turquie d’Erdogan, notre alliée supposée, qui fait sa guerre et organise la paix en Syrie et au Moyen-Orient, main dans la main avec la Russie et l’Iran ? Poutine, dans ce qui sera peut-être analysé plus tard comme un basculement systémique, renforce ainsi avec pragmatisme et opportunisme la défense sur le terrain des intérêts russes en s’alliant avec les deux autres acteurs qui osent passer résolument à l’acte (en parvenant à passer au-delà de l’opposition d’Erdogan à Bachar Al-Assad, ce qui prouve que les ennemis de mes amis peuvent aussi être un peu mes amis si tout le monde y gagne).

Il introduit en passant un ver mortifère au cœur de l’Alliance Atlantique. Pire encore qu’une possible défection de la Turquie qui quitterait l’OTAN (probablement le scénario idéal si nous avions le courage de le mettre sur la table), nous gardons - avec la bénédiction de Moscou - au sein de cette alliance, un membre envers lequel nous ne pouvons plus avoir confiance. La confiance, cœur nucléaire d’une alliance militaire et stratégique. Poutine ne désarrime pas formellement la Turquie de l’OTAN, il la désarrime effectivement, tout en la laissant théoriquement en faire partie, suffisamment en tout cas pour y propager le ver de la méfiance. L’OTAN pourrira peut-être par la Turquie…

Un quart de siècle après la manipulation de Gorbatchev par Bush père - "L'OTAN n'avancera plus vers l'Est" -, Poutine commence à rendre à l'empire la monnaie de sa pièce.

 

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Général Desportes : «Le manque de moyens des armées augure de graves difficultés dans l’avenir»

Publié le par Felli Bernard

7 janvier 2017

Tribune de Vincent Desportes, Général de l’armée de terre et professeur des universités associé à Sciences Po.

S’il est un domaine de l’action régalienne où la logique de résultat doit l’emporter sur celle des moyens, un domaine où il est dangereux de sacrifier le futur au présent, c’est bien celui de la défense. Et pourtant, c’est aussi celui où ces règles élémentaires ont été ignorées depuis cinq ans, au mépris du premier des principes stratégiques : proportionner les moyens à l’enjeu. L’impossible a été demandé aux armées : elles l’ont fait, mais à quel prix ?

Nos armées ont été engagées sans retenue. A l’étranger, elles l’ont été de manière réactive sans que de ces déploiements – des pays baltes à l’Afrique centrale jusqu’au Moyen-Orient – émerge une stratégie solide. Sans, hélas également, que la France arrive à dépasser ses brillants succès tactiques pour les transformer en succès stratégiques durables.

A l’intérieur, Sentinelle use inutilement nos forces à contre-emploi dans une gabegie capacitaire incapable de prévenir le prochain attentat.
Que les armées soient engagées, c’est normal. Mais qu’elles le soient aujourd’hui au détriment de notre défense de demain, c’est dangereux.

[...]

Il aura fallu attendre les attentats de 2015 pour que le gouvernement se résolve à faire un geste symbolique, laissant d’ailleurs aux successeurs le soin de payer l’addition. La très insuffisante augmentation du budget 2017 (600 millions) est sans rapport avec les réinvestissements indispensables pour rééquilibrer l’équation moyens/missions. Et si chacun se réjouit de l’accroissement de nos exportations de matériels militaires, il n’a aucune retombée directe sur le redressement de ces dernières.

En cause, l’extravagante contradiction entre la surintensité de l’emploi des forces, la surexposition stratégique de la nation et l’absence de mesures à la hauteur de cette démesure. Une faute stratégique et politique que la France paiera longtemps.

Le Monde

via http://www.fdesouche.com/808389-general-desportes-le-manque-de-moyens-des-armees-augure-de-graves-difficultes-dans-lavenir

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L’Europe va confisquer l’or en prétextant combattre le terrorisme

Publié le par Felli Bernard

L’Europe va confisquer l’or en prétextant combattre le terrorisme

or


C’est toujours ainsi, les politiques sécuritaires, économiques… sont modifiées en invoquant l’excuse de la menace terroriste.  La lutte contre le cash s’intensifie, le piège se referme rapidement , et maintenant ça arrive chez nous. Comme je l’ai toujours conseillé : débancarisez . Soldez votre épargne !!


Dans la foulée des restrictions sur les importations d’or en Chine, de la démonétisation et de la confiscation de l’Or en Inde, la Commission européenne suite à l’attaque terroriste qui a frappé Berlin, a proposé de renforcer les contrôles de capitaux au sein de l’Union. Elle souhaite en effet commencer à restreindre les flux entrants d’espèces et de métaux précieux sur son territoire, qu’elle juge susceptibles de financer des attaques terroristes sur le continent européen.

La Chine a déjà commencé à instaurer des restrictions sur les importations d’Or, et comme l’avait très bien détaillé Jayant Bhandari, le 05 décembre dernier, l’ingénieure sociale indienne crée régulièrement de nouveaux décrets, qui sabotent toute création de richesse, confisquent le patrimoine des gens, et tyrannisent ceux qui refusent de se soumettre à ce processus qui consiste à détruire ce qu’est l’épine dorsale de l’économie et de la civilisation. Il ne faut pas être devin pour comprendre rapidement que la possession d’or à des fins d’investissement deviendra illégale. Attendez-vous bientôt à un contrôle des capitaux.



Et maintenant, comme le rapporte Reuters, l’attaque terroriste du lundi 19 décembre 2016 près d’un marché de Noël à Berlin où 12 personnes ont trouvé la mort, a donné comme prétexte à la Commission européenne de resserrer les contrôles de capitaux – en particulier sur l’argent liquide et les métaux précieux – vers et hors de l’Europe.

La crise qui arrive sera pire que l’effondrement de 1929-1932. Les USA saisiront-ils l’Or du peuple ?

Cette proposition entre dans le cadre « d’un plan d’action contre le financement du terrorisme », dévoilé après les attaques de Paris de novembre 2015.

Sur la base des nouvelles propositions, les agents des douanes des états de l’Union Européenne pourront augmenter les vérifications des envois d’argent liquide et de cartes prépayées.

Les autorités pourront également saisir l’argent liquide ou les métaux précieux d’individus suspects entrant dans l’Union Européenne.

Les personnes possédant plus de 10.000 € doivent déjà à ce jour déclarer cet argent lorsqu’ils entrent dans l’Union Européenne. Les nouvelles règles autoriseraient les autorités à saisir de l’argent en dessous de cette limite, « en cas de suspicion d’activités criminelles », a écrit la Commission dans une note.

Les officiels de l’UE ont déclaré que les attaques récentes en Europe ont été perpétrées avec des fonds limités, parfois envoyés depuis l’extérieur de l’Union Européenne via des réseaux criminels.

L’oncle Sam va-t-il encore confisquer l’or de ses citoyens ?

Marc Touati: « Je me dois d’avertir les français sur la confiscation de leur épargne ! »

La Commission considère également l’élaboration d’un plan européen de suivi de l’argent terroriste, sur la base du TFTP entre les États-Unis et l’Europe, contre lequel les politiciens et les défendeurs du respect de la vie privée s’opposent de longue date, car ce plan permet des vérifications à grande échelle des virements bancaires des consommateurs.

Ce plan vient compléter les propositions faites après les attaques de Paris afin de resserrer les contrôles sur les monnaies virtuelles telles que Bitcoin et les cartes prépayées, qui ont été utilisées pour perpétrer les attaques d’après les autorités françaises.

Les états membres ont soutenu ces propositions jeudi. Concernant la base du projet, qui doit encore être validée par le Parlement Européen, les porteurs de cartes prépayées devront fournir une pièce d’identité pour tout paiement supérieur à 150 €. »

Mais dans ce paragraphe, ça devient encore plus intéressant…

La Commission européenne propose également des règles communes au 28 pays de l’UE sur le gel des ressources financières des terroristes et sur la confiscation de leurs avoirs, même de personnes que l’on soupçonne d’activités criminelles.

Du coup, les espèces, les Bitcoins, les métaux précieux, et les cartes prépayées de plus de 150 dollars sont tous considérés comme étant des instruments qu’utilisent les «terroristes» et peuvent être maintenant confisqués si vous êtes une personne suspecte… ce que vous êtes actuellement selon leur rhétorique si vous détenez n’importe lequel de ces actifs.

Source: zerohedge

 

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LA QUOI SERT LA PRIMAIRE À GAUCHE ? A RIEN ! (L’Imprécateur)

Publié le par Felli Bernard

A QUOI SERT LA PRIMAIRE À GAUCHE ?
A RIEN ! (L’Imprécateur)

Aucun socialiste ne veut d’un peuple qui pense.
Et, pour empêcher le peuple de penser, rien de mieux que d’abimer sa langue . « La grammaire est négociable« , a déclaré Najat Vallaud Belkacem dans son inimitable langue de bois. Tout est négociable bien sûr, disent les marchands de tapis, même Pimprenelle, comme la surnommait Hollande qui aimait bien s’afficher avec elle, sa petite beurette de service. Sur le marché aux esclaves de Mossoul elle pourrait être mise à prix dans les 200 dollars, ce qui est beaucoup pour une fille même pas vierge, mais en vantant son physique, ses études et ses yeux noirs, une bonne négociation serait possible…

Elle ne voit toujours pas que le socialisme en est au vide-grenier et l’Education nationale carrément à la déchetterie avec l’explosion des arrêts maladie longue durée, les dépressions, les démissions, les suicides qui déciment le corps enseignant, conséquence directe de la réformite-à-la-con des trois ministres de l’Education qui se sont succédés sous le quinquennat de feu Hollande.

Deux d’entre eux, Vincent Peillon et Benoit Hamon sont justement candidats à la présidence de la République.

La primaire de la gauche aura lieu dans quelques jours. Les augures médiatiques nous annoncent – avec le même aplomb qu’ils eurent pour nous annoncer un duel à mort entre Sarkozy et Juppé devant se terminer par la victoire inluctable de Juppé – que l’affaire se conclura entre Montebourg et Valls. Mais, prudents, ils voient en Peillon le possible « Fillon » de la gauche.

Quoi qu’il en soit, les trois, ou les quatre si l’on veut (pour la symétrie) inclure Hamon dans le combat des gladiateurs, sont comptables du bilan calamiteux de Hollande. Ils s’en défendent en négociant qu’ils ont démissionné, ou ont été démissionnés de leurs ministères, justement parce qu’ils ne trouvaient pas la politique hollandaise suffisamment ancrée à gauche.

Trois débats sont prévus entre le 12 et le 19 janvier et pour ne pas copier la primaire de la droite où le temps de parole était fixé à une minute, chacun disposera d’une minute et demie pour exposer ses articles de foi dont aucun ne dit qu’ils soient négociables.
De la rigolade en perspective, comme le suppute  Nicolas Gauthier dans un article de Boulevard Voltaire qu’il illustre ainsi :

Les candidats du PS à la primaire

Mais qu’ont-ils à dire pour se justifier, ces trois rigolos, à part « L’échec de la gauche, c’est Hollande, c’est pas moi, m’sieurs-dames » ?
Comment vont-ils justifier leurs vies de parasitoïdes* du socialisme ?

Peillon est le fils de Gilles Peillon, banquier communiste qui dirigea la plus grande banque soviétique hors URSS, Eurobank, puis la banque algérienne Union méditerranéenne de banque. Sa mère, une Blum, tout aussi communiste, était physiologiste à l’INSERM.

Manuel Valls est le petit-fils de Magí Valls, fondateur de la « Banco Pons i Valls » à Barcelone qui se rangea du côté franquiste pendant la guerre civile, et le fils de Xavier Valls, artiste peintre renommé (franquiste, lui aussi) et de la suissesse Luisangella Galfetti dont la famille s’est enrichie du trafic de l’or en Afrique.

Arnaud Montebourg est le fils d’un fonctionnaire des impôts et d’une noble berbère, Leila Ould Cadi, dont le grand-père, agha de Frendha (Oran), combattit les arabes aux côtés de l’armée française au moment de la conquête de l’Algérie, ce qui lui valut d’être grand officier de la légion d’honneur.

Benoit Hamon est le fils d’une secrétaire et d’un ingénieur qui a travaillé toute sa vie pour les arsenaux militaires de Brest (DCN). Il fut nommé au Sénégal et ce sont les pères maristes de Dakar qui ont instruit le petit Benoit.

Que du beau monde, comme on le voit. Ils sont tous nés dans la grande bourgeoisie, aucun n’a travaillé en entreprise, et se sont lancés pour faire carrière très jeunes dans le socialisme, après avoir survolé de vagues études.

Quand Peillon déclare « J’ai été poissonnier« , c’est une blague ! Son expérience professionnelle de « poissonnier » se résume à avoir importé frauduleusement du saumon de Norvège, revendu à des comités d’entreprise quand il était stagiaire aux Wagons-lits.

Leurs programmes politiques sont aussi légers que leurs études.

Hamon envisage une « société du temps libre » où chacun vivra d’un « revenu universel » en se shootant au cannabis (qui aura été libéralisé entretemps), et ne travaillera que s’il éprouve de temps en temps le besoin de mettre du beurre dans les épinards.

Valls veut « un revenu décent pour tous les plus de 18 ans« , mesure de gauche, et re-défiscaliser les heures supplémentaires, la mesure emblématique de Sarkozy, une mesure « de droite » à laquelle il ajoute « la sécurité des Français« .
C’est sa façon de draguer du côté de la frange gauche de l’électorat de Fillon, ce qui ferait de lui, espère-t-il, un « socialiste centriste ».

Peillon mise sur l’Europe pour financer (par un emprunt de 100 milliards) de quoi retrouver de la croissance et de l’emploi, ce qui supposerait une harmonisation des salaires, des impôts et des charges sociales sur le modèle français dont aucun pays européen ne veut à l’exception de la Grèce.

Montebourg veut produire français en mettant à contribution la dépense publique.

Aucun ne parle du chômage de masse, mais tous misent sur un chômage ramené à 6 % par leurs projets fantasmagoriques, sur le principe « travailler moins » (la valeur-travail est exclue de leurs programmes), « pour gagner moins ». Mais attention : un « moins » garanti par l’Etat, revenu « universel », « décent » ou autre.

Les quatre reviennent en fait au keynésianisme de base à coup d’économie étatisée qui distribue un revenu maigre mais suffisant pour survivre.
Modèle Sapeur Camember pour le financement : on creuse un déficit pour payer une dépense que l’on comble avec un déficit plus grand creusé ailleurs. Modèle modifié Orwell-1984 pour le style de vie du peuple, solidement encadré par une super-élite socialiste super-riche, qui le mérite bien.

Inutile de leur dire que ce socialisme économique là, « ça ne marche pas » comme l’a déclaré Fidel Castro le 15 juillet 2010 à The Atlantic, et comme l’a découvert Hollande à la fin de sa vie politique (lire Ce qu’un président ne devrait pas dire).
Inutile de le leur dire car ils sont tous les quatre des ayatollahs de la laïcité, que Peillon définit même comme « la religion de la République« .  Anti-chrétiens et pro-islamistesn ces quatre sont pour une France généreuse qui accueillerait toute la misère du monde puisque, ils en sont persuadés, « elle en a les moyens ».

Cela dit, cette primaire risque de ne servir à rien, pour deux raisons essentielles.

La première est fondamentale, et vient de provoquer la chute de Mateo Renzi en Italie, le « brexit » en Angleterre, l’élection de Trump aux Etats-Unis et le retour des frontières en Europe de l’Est…

Cette vague, qualifiée méchamment de « populiste », marque le réveil des peuples occidentaux qui ont fait par leur travail la plus grande des civilisations, la seule dont les solutions économiques libérales ont fait sortir en un siècle plus de quatre milliards d’êtres humains de la misère et rallongé de dix à vingt ans leur durée de vie (sources OMS). Des peuples lassés d’être traités de « vieux blancs racistes, chrétiens, ne pensant qu’à leur travail et à leur famille » **. Lassés aussi de constater que toutes les générosités étatiques vont avec une préférence marquée et revendiquée aux migrants : logements, aides sociales, indulgence judiciaire…

Ce racisme anti-blanc nauséabond de l’Etat socialiste et des médias, qu’ils cachent sous un masque d’humanisme, n’est plus supporté par les peuples occidentaux. Insupporté aussi par une part importante, quelle que soit la couleur de leur peau, des minorités ethniques qui se sentent montrées du doigt et victimisées parce qu’elles se sont intégrées, sont monogames, hétérosexuelles, vivent de leurs activités professionnelles et pratiquent discrètement leur religion, laïcité, bouddhisme, shintoïsme, christianisme ou islam.
Cela explique que bien des Latinos et des Noirs aient voté Trump, que le FN puisse revendiquer des adhérents arabes, vietnamiens et chinois. En misant tout sur le multiculturalisme, les minorités ethniques, religieuses et sexuelles, la gauche commet une énorme erreur stratégique.

La seconde raison de l’échec programmé de la primaire de gauche est que ces quatre candidats ne représentent qu’un petit tiers de la gauche. À l’issue des deux tours, ils auront en face d’eux Macron et Mélenchon.
On peut spéculer au premier tour de la présidentielle sur 17 % pour Macron, 15 % pour Mélenchon et 10 à 12 % pour le candidat du PS.

Question : Montebourg se ralliera-t-il à Mélenchon et Valls à Macron ?
On verra, mais de toute façon le PS n’aura plus qu’à se recycler, comme vient de le faire la minuscule section PS de Nouvelle-Calédonie qui s’est suicidée pour renaitre sous le nom « Les Progressistes« .

Ensuite il y aura le second tour avec, comme l’ont prédit les intervenants unanimes de C dans l’air jeudi soir, Fillon pour la droite et Marine Le Pen pour la gauche ! Pour récupérer des voix à gauche « elle parle comme la CGT » (Bruno Jeudy), « Elle a le programme de Mélenchon, mais avec la préférence nationale » (Roland Cayrol).

L’Imprécateur

*Parasitoïde : « organisme qui se développe sur ou à l’intérieur d’un autre organisme dit « hôte » mais qui tue inévitablement ce dernier au cours de ce développement ou à la fin de ce développement » (cf. Wikipédia ).

** Citations relevées par Le Figaro magazine du 22 déc. : RTL 14 déc. 8 h sur le vote à 16 ans « ça nous permettra d’en finir avec les vieux blancs en costard » ; Le Monde, meeting de Villiers « Une foule blanche, chrétienne et familiale » ; Delphine Ernotte directrice de France-Télévisions « On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, il va falloir que ça change« , etc. Les medias français sont devenus profondément racistes anti-blancs, il va falloir que ça change !

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RT @SPIINGOUINOOS: RT pour ces Français traités...

Publié le par bernard felli

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[Vidéo] A visage découvert Bashar El Assad

Publié le par Felli Bernard

7
Jan
2017

Intéressant de revoir ce documentaire de 2009 du coup…

Source : Youtube, 10-01-2016

Documentaire sur Bachar El Assad “A visage découvert”, réalisé par Ludovic Frossard, diffusé pour la première fois le 22 juin 2009 sur France 5.

Source : Youtube, 10-01-2016

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12 réponses à [Vidéo] A visage découvert Bashar El Assad

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Que pensent les Syriens des futures négociations syro-turques à Astana ?

Publié le par Felli Bernard

atégorie : Nouvelles & Politique

Que pensent les Syriens des futures négociations syro-turques à Astana ?

 
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Le dialogue entre Syriens patriotes n’a pas attendu l’« opération » d’Astana, terme adopté par le quotidien syrien Al-Watan pour désigner les négociations en vue d’un règlement politique de la guerre contre la Syrie, telles que prévues par le plan de cessation des hostilités, garanti par la Russie et la Turquie, entré en vigueur le 29 décembre dernier à minuit, et adopté à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations Unies sous la Résolution 2336 du 31 décembre 2016.

Le dialogue est déjà commencé entre les représentants des différents partis sur les plateaux des télévisions nationales. Pour exemple : l’émission d’Al-Akhbariya TV de ce 3 janvier 2017 où le débat mené par la journaliste Rania al-Zannoun a réuni :

  • Mme Majd Niazi, Secrétaire générale du mouvement « Souriya al-Watan » [Syrie, la Patrie], regroupant 5 partis de l’opposition, 16 organisations civiles et nombre de personnalités indépendantes.
  • M. Fateh Jamous, l’un des dirigeants de la  « Coalition des forces du changement pacifique » ayant conduit une délégation d’opposition parlementaire syrienne à Moscou.
  • Dr. Mahdi Dakhlallah ancien ministre, ancien ambassadeur et membre du parti de la majorité parlementaire, Al-Baath.

débat Syrie

Un débat sans animosité et apparemment sans tabou puisque, tout en reconnaissant l’importance considérable de la base populaire du parti Al-Baath, les représentants de l’opposition l’ont mis devant ses responsabilités quant aux conséquences de son manque de concertation, de son acceptation que la justice soit plus clémente à l’égard des terroristes armés que des contestataires politiques et, aussi, de sa négligence face à la multiplication des écoles religieuses en Syrie avant la crise. Autant de critiques, justifiées ou non selon le Dr Dakhlallah, sur lesquelles nous ne nous étendrons pas, pour saisir l’essentiel de ce que ces trois invités pensent des négociations syro-turques prévues à Astana.

Mme Majd Niazi : 

Nous soutenons toute décision de cessation des combats pour arrêter l’effusion du sang syrien. Cependant, nous pensons que cet accord n’est pas une solution politique et représente, tout au plus, un premier pas vers le processus de désengagement.

Partant du constat que la guerre sur la Syrie est régionale et même, internationale, la solution sera nécessairement régionale et internationale, c’est ainsi ! Et, malgré tout le respect que nous devons à nos alliés qui ont combattu à nos côtés et nous ont soutenus, nous sommes conscients que la politique consiste à ce que chaque État cherche d’abord et avant tout à servir ses propres intérêts. La preuve en est que l’Iran a écarté l’Arabie saoudite et que la Turquie a écarté les Kurdes. Sans oublier que, jusqu’ici, le flou règne quant aux participants à la réunion d’Astana et que tout accord n’est pas nécessairement rendu public.

Concernant l’exigence onusienne d’une « opposition unifiée » qui négocierait avec la délégation du gouvernement syrien, nous refusons absolument et définitivement de nous coordonner avec toute personne inféodée à l’étranger et considérons que, dans ce cas, le terme « opposition » a été galvaudé.

Nous ne nions pas que des opposants patriotes existent à l’étranger. Nous avons participé à tous les congrès qui ont eu lieu à Moscou, à Genève et en Iran et ailleurs. Nous irons donc à Astana, mais il n’est pas question que nous fassions partie d’une délégation unique de l’opposition qui réunirait des gens ayant appelé à frapper la Syrie et notre Armée, des gens touchant leur salaire de l’étranger… Ces gens-là ne peuvent être qualifiés d’opposants politiques. En d’autres termes, nous refusons définitivement de faire partie d’une délégation commune avec ladite « Opposition de Riyad » ou la prétendue « Coalition Nationale Syrienne » [CNS].

Pour finir, nous regrettons que l’État syrien doive consacrer autant d’efforts à négocier avec ces prétendus opposants qu’avec les opposants patriotes de l’intérieur, et souhaitons vivement que le parti Al-Baath se joigne à notre plate-forme à Damas, à celle de Lattaquié dirigée par M. Fateh Jamous et à d’autres, pour préparer le seul dialogue qui compte, entre nous, en Syrie.

M. Fateh Jamous :

Cet accord tripartite n’implique pas des négociations entre le gouvernement syrien et l’ensemble des groupes fascistes en Syrie. Je parle de fascisme, parce que les parties qui refusent absolument tout projet politique ont pour fers de lance Daech, le Front al-Nosra et l’ensemble des fondamentalistes religieux. Le terrorisme n’est pas un fait social qui peut menacer un projet politique, contrairement au fondamentalisme religieux qui est un grand danger car doctrinairement fasciste.

Cet accord, tel qu’il est rédigé et notamment dans le Document V, engage le gouvernement syrien à négocier avec « Les dirigeants des groupes d’opposition armée syriens, ci-après dénommés « l’Opposition » [*], supposés tenus par le régime politique turc.

Le régime turc n’intervient donc pas sous un angle technique, mais sous un angle politique et stratégique pour exploiter l’ensemble de ses méfaits en Syrie jusqu’ici. Certes, on parle de garant turc, mais il s’agit du même courtier qui tente depuis longtemps de réaliser son opération de mainmise des Frères Musulmans sur le pays, les signataires partageant sa doctrine et lui servant de pantins.

Ajoutez à cela que chacune des parties ayant son propre document, le gouvernement syrien n’insiste que sur la résolution 2254 et n’étant tenu qu’à « constituer une délégation… », il « s’emploiera à travailler conjointement avec la délégation de la partie adverse… ». Ce qui confirme, qu’il ne s’agit pas d’un dialogue avec les différents partis de l’opposition syrienne, mais avec les seuls dirigeants des groupes armés.

En ce qui me concerne, cet accord est mineur, fragile et dangereux. Je pense qu’il a été conclu par la Russie pour tenter de contenir la Turquie d’ici l’installation de la nouvelle administration américaine, que la Turquie tente d’en tirer des avantages politiques et stratégiques, tandis que l’Iran a disparu en tant que garant, alors qu’elle a participé à tous les détails et à toutes les étapes de son élaboration.

Ni le passé, ni le présent, ni aucun dieu du ciel ou de la terre, ne sauraient me garantir que la Turquie respectera cet accord. La seule garantie est la méfiance de la Russie et la méfiance du gouvernement syrien, car le rôle turc est de loin le plus dangereux en Syrie.

Et la seule solution exige que les diverses oppositions syriennes de l’intérieur et la société civile, qui comptent sur l’Armée syrienne pour lutter contre le fascisme, s’unissent en un seul mouvement contre le danger du fondamentalisme religieux qui nous menace toujours, et que le gouvernement syrien parraine un dialogue national à Damas sans retourner en arrière pour exercer le monopole du pouvoir et sans fléchir dans sa volonté de combattre la corruption. Les réunions à Genève, à Astana ou ailleurs ne sont qu’une perte de temps !

Dr Mahdi Dakhlallah :

En accord avec ses deux interlocuteurs sur plusieurs points, il a rappelé qu’il s’agissait d’un accord de « Cessation des hostilités » et non d’un Cessez-le-feu, ce qui écarte la possibilité que les lignes de contact entre les différentes forces sur le terrain ne se transforment en frontières pouvant consacrer les projets de partition des uns et des autres, d’autant plus que les termes ont été choisis après de longs débats dès l’été dernier.

Il a aussi rappelé qu’actuellement la priorité des priorités était la lutte contre le terrorisme étant donné qu’il était toujours soutenu par plusieurs États régionaux et occidentaux, tandis que plus de 300 000 mercenaires sont venus déstabiliser la Syrie dont le gouvernement, contrairement à bien de pays démocrates et en pleine guerre, a quand même levé l’état d’urgence, suspendu les tribunaux d’exception, élaboré une nouvelle Constitution inspirée par celles de La France et de la Russie…

Pour lui cet accord serait plutôt le résultat d’un consensus d’intérêts et il n’est pas impossible que les États-Unis ait préféré écarter l’Arabie saoudite, pour s’en remettre au « garant » turc.

Et puis, le lendemain, M. Dakhlallah a résumé la suite de son intervention dans un article du quotidien syrien Al-Watan, intitulé :

Syrie-Turquie… que se passe-t-il ?

Les développements politiques autour de la Syrie aux niveaux local, régional et international paraissent la plupart du temps tellement surréalistes, qu’il faudrait un dictionnaire spécial pour en décrypter les codes secrets. Il n’empêche que nous devrions nous fonder sur une règle, prouvée par l’expérience, qui dit : « Ce qui fait la complexité des choses est le grand nombre de choses élémentaires qui les constituent ».

Par conséquent, pour que ce qui nous paraît surréaliste se transforme en réalité, il nous faut commencer par en appréhender les éléments principaux :

Le 1er élément concerne la négociation en tant que nécessité :

La Turquie est un État agresseur et envahisseur qui a volé les richesses d’Alep et accordé son soutien total aux terroristes, mais est-ce que cela doit nous empêcher de négocier avec elle ?

Nous avons négocié avec Israël pendant de longues années, pourquoi ne négocierions-nous pas avec la Turquie ? Négociations menées avec la médiation des États-Unis, grande puissance alliée de nos ennemis, pourquoi ne négocierions-nous pas avec la Turquie par l’intermédiaire de la Russie, grande puissance et notre alliée ?

Nous avons négocié avec l’entité sioniste, notre ennemi en tous points et en toutes ses composantes, pourquoi ne négocierions-nous pas avec la Turquie, alors que nous avons de nombreux liens avec son peuple malgré l’hostilité de son gouvernement ?

Le 2ème élément concerne les particularités de la négociation :

Toutes proportions gardées, la Syrie est aujourd’hui en meilleure position de négociation que la Turquie : l’équilibre militaire sur le terrain est en sa faveur depuis la libération d’Alep et le moral de l’État syrien est meilleur en raison de sa résistance depuis bientôt six années, alors que celui de l’État turc est en net recul du fait de l’accumulation des crises internes. La Turquie d’aujourd’hui n’est plus la Turquie de 2012. Elle va plus mal. Et la Syrie d’aujourd’hui n’est plus la Syrie de 2012. Elle va mieux.

En revanche, la Turquie dispose de certains avantages étant donné qu’elle occupe une partie de la Syrie et soutient les mercenaires sévissant sur le territoire syrien. Avantages que nous pourrions inverser par une bonne gestion des négociations, car les actions turques sont contraires au droit international.

Ceci en sachant que le recours à la « force » du droit international est important moyennant trois conditions : que vous soyez fort sur le terrain, que votre ennemi soit en situation de crise structurelle à cause de l’agression menée contre vous, que vous sachiez exploiter la situation à votre avantage. Cette troisième condition est primordiale, faute de quoi la situation se retournerait contre vous car le fait accompli peut égaler, sinon dépasser, la force du droit.

Le 3ème  élément concerne la présence de l’allié sur le terrain :

La Russie et l’Iran sont impliqués sur le terrain et ne se contentent pas d’un soutien de l’extérieur. Mais, ici aussi, existent un avantage et des dangers. L’avantage est qu’ils nous offrent une occasion de tirer le meilleur parti de leur « présence » sur notre territoire. Les dangers sont qu’ils risquent d’exercer des pressions pour que nous acceptions certaines solutions.

Donc, là aussi, la situation exige l’art de traiter avec l’allié, tout autant que l’art de négocier avec l’ennemi. Pour cela, je pense qu’il nous faut fixer des lignes rouges indépassables sur lesquelles nous devons nous entendre, par avance, avec l’allié.

Le 4ème élément concerne les bonnes relations entre l’allié et l’adversaire :

Notre relation avec l’adversaire turc souteneur du terrorisme est mauvaise, mais les relations entre nos deux alliés et la Turquie sont bonnes et en constante amélioration. D’où, là encore, un avantage et des dangers. L’avantage est que nos alliés peuvent exercer des pressions sur notre adversaire. Les dangers sont que nos alliés en viennent à conclure, avec notre adversaire, un accord qui pourrait nous nuire.

Ici, la confiance en nos deux alliés semble nécessiter un suivi permanent et une confirmation renouvelée, surtout si leurs intérêts communs avec la Turquie sont importants.

Synthèse proposée par Mouna Alno-Nakhal

05/01/2017

 

Sources :

Al-Ikhbariya TV, 3 janvier 2017

https://www.youtube.com/watch?v=hHr7aC_E2uU

Syrie-Turquie… que se passe-t-il ? Par Dr Mahdi Dakhlallah, 4 janvier 2017

http://alwatan.sy/archives/85801

[*] Les documents de la cessation des hostilités en Syrie.

http://www.voltairenet.org/article194800.ht

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RT @renseignor: Vers un renforcement de la...

Publié le par bernard felli

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